Archives de Tag: tom hardy

Promo Promo

Suite au Booska-p Gate d’il y a quelques jours, où le détail des montants exigés par la régie pub ont été balancés sur la toile sans prévenir, Le Blavog décide de jouer la transparence pour éviter d’être victime de ce genre de dénonciation à son insu.

(clique pour agrandir, jimmy)

vous le regretterez pas

Oui, nos tarifs sont élevés, mais la qualité a un prix.

sinon ça c’est l’interview de Teobaldo par un site de catch (mais ça l’empêchera pas de parler de rap toutes les 5 minutes), on peut clairement parler de consécration, voire de l’accomplissement de toute une vie : RAP GAME STACY KEIBLER

et ça c’est la première partie de l’interview du blavog par le site Rap en France, « les cahiers du rap français » comme ils aiment bien s’appeler même si on sait pas bien pourquoi, sans doute qu’un jour le mec était bourré et a trouvé que les cahiers du cinéma ça claquait comme nom. Bref un site qui n’en veut pour les jeunes qui n’en veulent : tu vas cliquer ici et une fenêtre va s’ouvrir comme par magie.

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !), petites annonces

cinéfilou 2

Comme le dit si bien le sosie du mec de Bref : « Je sais que vous vous en branlez tous quand je parle cinéma mais je m’en fous »

A la demande générale de toi tout seul, c’est donc le même principe que l’année dernière, avec cette fois des morceaux de l’œil de Madizm et des pensées impures de big paul castellano en renfort. Y’a des cadeaux dans les liens alors vous serez bien gentils de cliquer dessus, la b-a à chaque titre, des extraits pas piqués des hannetons sur le reste, des scènes bonus ou des interviews, même si des fois c’est juste des liens pour d’autres articles à moi car ne nous le cachons pas je suis un être fourbe.
mais surtout, respectez quand même le taf des maniaques génies qui ont fait le montage ci-dessous.

La comic mobb (appellation non contrôlée regroupant le crew Appatow, les gens du SNL, ainsi que la version étendue du Frat Pack)

5 ans de réflexion : Ce terrible moment où un film avec un casting estampillé comic mobb te rappelle une comédie dramatique toute momolle à la française. Maintenant c’est vrai que voir le type de Parks & Recreation engrosser la meuf de Community c’est sympa. Mais c’est pas eux les héros du film, les héros c’est le gros de How I met your mother et la meuf de Jim de The Office dans la vraie vie. #TweetCodé #comicmobb
21 jump street : un des plus beaux caméos surprise de l’année pour Johnny Depp, et ça faisait longtemps qu’une scène de défonce m’avait pas fait rire au ciné. En plus on apprend que Channing Tatum (le nom est marrant) peut être autre chose qu’un GI Joe exhibitionniste, on y reviendra plus bas (c’est pas un jeu de mot).
jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare : l’esprit déjanté de l’équipe mais version dépressive puisqu’à la fin du film, bah c’est la fin du monde.
moi député : le choc des titans Ferrell et Galifianakis c’est très fortiche, mais le vrai boss du film reste Dylan McDermott en chef de campagne fou furieux
baby sitter malgré lui : j’ai juste retenu Sam Rockwell en dealer foldingue, et le gosse latino adopté qui fout le feu partout où il passe.
voisins du 3e type : y’a des moments où ça rappelle le gendarme et les extra-terrestres. On en conclura ce qu’on en voudra.

Elle s’appelle ruby
très décevant de la part des réals de Little Miss Sunshine, puisque même si le point de départ est pas mal (un romancier écrit un perso féminin qui devient réel par la force de la magie de l’amuuur) ça pisse pas plus loin que Code Lisa et c’est pas super bien exploité, à part quand il écrit « là elle se met à se comporter comme un canidé » et que l’actrice y va pas de main morte. Bref, pour citer Big Paul : « un geek taré obtient ce qu’il veut et il décide de créer une pute rousse ? C’est quoi cette merde ? ».

the dictator 
Aladeen, Motherfucker. Bien mieux que Bruno, et y’a le retour des seconds rôles de la comic mobb (John C. Reilly mais surtout Anna Faris dont le duo avec Sacha Baron Cohen fonctionne bien) + un contre emploi pour Ben Kingsley qui donne on l’espère une idée du degré d’idiotie sans complexe qu’il pourrait déployer en Mandarin dans le prochain Iron Man.


the amazing spider-man
c’est pas top, ça a été fait juste pour pas que sony perde les droits, mais faut pas oublier une chose essentielle : ce sera jamais autant de la merde que spider-man 3. J-J-J-J-JAMAIS. Et pis y’a andrew garfield et emma stone, ça pourrait être pire.

High School
pas top, mais cassded aux revenants, Michael Chiklis en proviseur coincé avec une perruque et Adrian Brody en drogué fou furieux. Avec une barbe. Vous pourrez aussi retrouver avec émotion le petit gros de Bad Santa jouer avec ses crottes de nez suite à la consommation répétée et involontaire de space cakes.

le hobbit : un voyage inattendu
bon d’un côté c’est bien plus léger que le SDA (non il ne manque pas de I petit malin), c’est moins intéressant mais c’est logique puisque le bouquin aussi. Donc y’a des gags de merde avec des nains qui chantent, boivent, se cassent la gueule ou qui pensent qu’à bouffer un peu comme des persos secondaires d’un walt disney des années 90. D’ailleurs les nains sont pas du tout développés, en gros t’as juste le chef, le vieux, le sniper et les autres sont des bouche-trous interchangeables. C’était pas super gênant dans le livre mais là ça fait un peu tache. Maintenant les bons côtés bah c’est Peter Jackson donc visuellement ça claque ; Gollum est au max (en même temps il avait pas le droit de se louper).
Sinon ça fait plaisir de voir Martin Freeman en Bilbo quand tu l’as découvert dans Ali G ou The Office, bien moins gay que Elijah Wood, notamment parce qu’il a une tête d’anglais ordinaire et surtout parce qu’il se tape pas un compagnon bi-curieux pendant toute sa quête. Par contre la baston de géants des montagnes on dirait les ancêtres des transformers, heureusement qu’après y’a le roi gobelin (un mélange bizarre de Jabba the hut et Edouard Balladur, très réussi). Donc voilà c’est long et niais mais ça passe (pas de jeu de mot, merci), par contre Smaug ça a pas intérêt d’être une tapette pour la suite.

dark shadows
Même si c’est réjouissant l’espace de 3 secondes de voir Hit Girl faire sa crise d’ado face à Catwoman, soyons sérieux et écoutons un spécialiste : « alors là ça y est, c’est parti. Il se cache même plus Tim Burton, maintenant il filme Johnny Depp maquillé en tarlouze refuser les avances de Eva Green et tuer le drag queen qui lui sert de femme dans la vraie vie (Helena Bonham Carter). L’étape d’après logiquement c’est la sextape en POV avec DSK putain » Pour les fans de Timmy faut donc plutôt se tourner vers Frankenweenie, qui est une reprise toute mimi de son tout premier court métrage d’y’a super longtemps, ce qui est à peu de choses près son seul moyen de faire des bonnes choses à présent.

J. Edgar et La Dame de fer
des personnalités historiques intéressantes pour des biopics tout bonnement à chier, alors qu’avec un metteur en scène russe et un minimum de cocaïne on obtient ça :

abraham lincoln chasseur de vampire
un film qui fera dire à beaucoup « c’était pas le bon jour pour arrêter l’alcool ». Faut savoir que du coup y’a eu aussi Lincoln vs zombies en dtv, m’enfin là apparemment ça pousserait le bouchon un peu trop loin comme Maurice. Prochainement : George bush chasseur de fantômes. Vous noterez le « Tim Burton présente » ce mec a décidément tourné maboule avec l’âge.

Sherlock Holmes 2
c’est la suite du 1, et c’est nul.

Goon
alors logiquement personne n’en a rien à foutre de ce film et personne ne voit non plus ce que c’est exactement. Inutile de raconter l’histoire, disons juste que c’est un truc avec Sean William Scott qui joue au hockey sur glace. Et là tu flippes, c’est bien normal. Mais là où ça devient fascinant, c’est qu’à un moment le héros emménage dans son nouveau chez-lui, un appart qu’il partage avec un joueur de hockey québecois. Là tu te dis que ça devient dégueulasse en plus d’être sans intérêt, mais BIM. La boucle de piano de Morenas retentit et avant que tu comprennes quoi que ce soit le morceau de Lord Kossity envahit la séquence.
Ce son c’est donc un solo de Kossity mais aussi une prod de Madizm (pour ceux qui connaissent pas, c’est un beatmaker frinçais, qui a produit pour NTM, 4 my people, et qui aime bien les cookies), qui aurait dû vous expliquer pourquoi comment et pourquoi ce morceau se retrouve là plus de 11 ans après sa sortie, sauf que non, donc on va improviser.
Voilà ce qui s’est passé : Izm et Kossity ont été contactés par Georges Lucas, qui voulait placer le son sur Star Wars 7 (c’était bien avant le rachat par Mickey qui ne nous le cachons pas s’appelle en réalité Cohen et gère tout un business illégal peu reluisant). Apprenant tout cela, Izm fut révolté, notamment par la contrebande de figolus qui lui a soulevé le cœur (c’est un homme à cookies, voir plus haut), il a donc exigé que figure sur le contrat la clause suivante, en accord avec sa religion et celle de lord kossity : « si on utilise un jour ce morceau, faut que ce soit pendant une scène de baise et que ça parle un minimum français ». Et après une dizaine d’années de bataille juridique, ils ont eu gain de cause. La preuve à 15’47 dans la vidéo ci-dessous.

Je me permets de reprendre la conclusion pleine de sagesse de Madizm « à la base j’en avais rien à foutre, le film je l’ai toujours pas vu, on m’a montré la scène sur youtube et basta, c’était juste un placement faut pas trop me casser les couilles avec ça« .

kill list et Touristes
2 films assez spéciaux de Ben Wheatley. le 1er a fait beaucoup parler suite à certains festivals où il est passé, alors que concrètement c’est bien joué, y’a une ambiance mais par contre y’a rien d’autre. le second personne en a parlé mais c’est pourtant bien mieux puisque ça parle d’un couple de serial killers qui part en vacances.

expendables 2
les apparitions de chuck norris sont un peu le meilleur chuck norris fact qu’on pouvait imaginer.

magic mike
GAYEST. AFFICHE. EVER.
le seul moyen de faire oublier ça rapidement pour un acteur de ce film serait de… oh. bien joué Matthew.

killer joe

en 3 lettres : K F C

des hommes sans loi
c’était pas foufou mais pas dégueu, surtout parce que c’est bien joué, mais ce que j’ai particulièrement apprécié c’est cette fascinante anecdote de Shia Labeouf qui a raconté en interview qu’il avait couché Tom Hardy en une droite lors d’une altercation. Sacré Shia, une imagination débordante inversement proportionnelle à son talent.

looper
Le héros qui se suicide à la fin au lieu de simplement se dégommer la jambe ou le bras pour stopper son moi du futur = PRIX NOBEL DE LA TRISOMIE 21
on salue également les prothèses faciales de Joseph Gordon Levitt pour le faire ressembler à bruce willis jeune. Manque de pot Bruce Willis jeune il était déjà connu, et il ressemblait à tout sauf à ça. #tantpis

hunger games
pas mal pour un truc ciblé ados, et tant mieux vu qu’on est parti pour 4 films apparemment, c’est édulcoré parait-il par rapport aux bouquins, mais ça reste pas trop niais dans l’ensemble. Big up aux fans des livres qui ont tilté sur le changement de couleur d’un perso et qui ont dit en gros « vu qu’elle est noire sa mort sera moins triste ». l’Amérique, tu veux l’avoir, tu l’auras pas.
Après on va pas se mentir le principal atout de cette nouvelle saga c’est qu’elle parle d’autre chose que de vampires gays, de pucelles végétariennes et de loups-garous carnivores (ouf) mais pédophiles (et ouais).

twilight 5
ahahah. ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER

ce qui me permet une transition tout en délicatesse avec

cogan
« arrête de prendre ton anus pour un trésor national ». James Gandolfini, légendaire. En plus il dit ça devant Brad Pitt qui est juste consterné, presque 20 piges après leur court échange dans True Romance où c’était exactement l’inverse. et dans le film y’a 2 autres acteurs des sopranos, c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

les films français où dès le titre tu sais que t’iras pas voir cette bouse, quitte à passer à côté d’un chef d’œuvre mais a priori t’es sûr de toi

nous york

dépression et des potes

du vent dans mes mollets —–> alors celui-là fallait le faire putain

les femmes du bus 678 (en fait c’est un film égyptien, mais je me suis dit que ça comptait quand même)

de l’autre côté du périph

et tant d’autres.

les suites que personne n’attendait, que personne n’espérait, que personne ne voulait tout simplement

ghost rider 2 l’esprit de vengeance : y’a un passage rigolo où Ghost Rider est privé de sa moto alors pour dépanner il transforme une grue en engin de l’enfer, devenant un court instant une sorte de Ghost Grutier. Sinon idris elba donne la réplique à christophe lambert, pour ceux qui aiment la zoophilie.
underworld nouvelle ère : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le scénariste et producteur de la saga mais je tenais à le souligner
rec 3 : bah le 2 était déjà une merde, alors autant miser à fond dans le mongol, big up au zombie qui résiste à la prière grâce à son sonotone, une fin comme on les aime et viva el chorizo.
la vérité si j’mens 3 : des études montrent une recrudescence sans précédent des actes antisémites durant la semaine de sortie de cette chose, qui est quand même bien plus honteuse qu’une série de hashtags sur twitter, mais ça c’est une autre histoire.
silent hill 2 mouahahahahahhah
resident evil retribution : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Milla Jovovich se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner. Pour ceux qui aiment l’univers du jeu y’a eu Resident Evil Damnation, un D.A en images de synthèse qui est déjà bien mieux.
men in black 3 : Will Smith est vieux et ses vannes aussi, mais ça n’a pas empêché l’ex rappeuse B-la de claquer plus d’une quarantaine d’euros pour assister à l’avant-première, parce que quand on aime on sait pas compter.
paranormal activity 4 : BARREZ-VOUS MAINTENANT

Chronicle et Projet X
bah la technique du found footage (la façon de filmer à la projet blair witch, en gros) se marie plutôt bien avec le délire des films (3 jeunes cons ont des pouvoirs de télékinésie/3 jeunes cons organisent une soirée qui dégénère dans les grandes largeurs) puisque du coup tu te retrouves avec des scènes filmées de façon ordinaire mais qui te montrent des trucs qui ne le sont pas. Bon la galère c’est qu’à la fin c’est toujours un peu filmé comme ça alors que plus personne n’est censé tenir la caméra, surtout dans les airs ou sous l’eau donc c’est complètement con. Mais sur le rendu final, pourquoi pas. Sinon ça raconte la même histoire, c’est 3 cons qui veulent s’éclater. Dans Projet X leur remède est un peu extrême puisque la baraque est ruinée par la fiesta, mais c’est mieux que Andrew de Chronicle qui à force d’être puceau finit par vomir sur une meuf mais aussi détruire une partie de la ville et tuer un noir. Le sexe, la drogue et l’alcool, pensez-y les enfants, sinon vous deviendrez comme lui.

American Pie 4
au-delà des gags zizipanpan c’est presque nostalgique voire mélancolique sur le fond par moments : le retour de Stifler à son top niveau a ému un collègue (big paul castellano) jusqu’aux larmes. Moi perso c’était les retrouvailles finales entre les 2 « milf guy » qui repose sur le même principe que la scène « fuck fuck » de The Wire entre McNulty et Bunk. Sauf que là c’est le mot « milf » qui sert à exprimer la surprise, l’émotion, le pardon, et la joie. Avec Stifler qui enchaîne la mère à Pause-caca en hors-champ. SWAG.

le grand soir et Hénaut Président

ça me fait penser que je les ai toujours pas vus, pourtant j’aimais bien le taf des équipes sur canal (respectivement Groland et Fallait pas l’inviter).

blanche neige et le chasseur
bon c’est bien évidemment de la chiasse, mais là où c’est génial c’est que le réal a flashé sur la meuf de twilight qui joue blanche-neige, l’a détournée, et l’a niquée, faisant ainsi de machin Pattinson un sacré petit cocu (veni vidi bitches). Tout en faisant jouer sa mère (à blanche-neige) par sa femme (au réal), ce qui est quand même assez cocasse surtout si t’habites le nord de la france. En plus il a foutu des commentaires audios durant tout un bonus dvd ou je ne sais quoi où il se borne à dire « kristen est particulièrement magnifique dans cette scène, elle est merveilleuse cette actrice » pendant 1h40, probablement à grands renforts de kleenex. Pour ça ET UNIQUEMENT POUR CA ce taré sans honte mérite le respect.

the raid
violence et intensité du début à la fin, et toujours cette question sans réponse : pourquoi ces enculés de cainris n’appellent pas eux aussi des chorégraphes compétents pour leurs scènes de combat ?

Les remakes qui se baladent les fesses à l’air

dans Dredd à un moment Cersei Lannister patate Avon Barksdale. C’est tout ce que j’ai retenu de ce truc qui réussit l’exploit d’être le remake raté d’un film déjà pas glorieux à la base mais aussi le remake inavoué de The Raid en version nulle. Chapeau à l’acteur principal Karl Urban qui n’enlève pas son casque de tout le film, un joli coup qui lui permettra de nier avoir tourné cette merde.
Dans Total Recall y’a la pute à 3 seins et un mini-combat de pouffes entre Jessica et Kate, bravo à elles. Et attention, jamais 2 sans 3, le running gag pas piqué des hannetons que vous attendez tous : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner (oui, c’est le même gars que précédemment, on change pas une équipe qui gagne).
Dans Chiens de paille (oui, avant d’être le nom d’un groupe de rap emo c’était un film de Sam Peckinpah) on ruine absolument tous les bons côtés de son prédécesseur notamment grâce à un casting qui se donne beaucoup de mal pour être exécrable.

Tyrannosaur
Le petit film anglais bien tristounet pour l’hiver. Peter Mullan joue à merveille un type qui a une tendance prononcée pour l’autodestruction totale, tandis que Olivia Colman est une femme normale mais qui se fait battre tous les 4 matins par son mari (Eddie Marsan, habitué des 2nds rôles, bien terrifiant dans ce film). C’est assez glauque mais touchant de voir les destins de ces gens abimés se croiser pour le meilleur et pour le pire.

Detention et John Dies at the end
alors là en gros c’est un peu le même film mais traité différemment. En gros Detention c’est un peu Kick-Ass et John Dies at the end ce serait plus Super. Tu n’as absolument pas compris ce que tu viens de lire ? Pas de souci, je m’y attendais.
Le point commun de ces deux films c’est qu’ils ont une « intrigue » complètement cinglée qui repose sur une accumulation de sous-intrigues (voyage dans le temps, extra-terrestres, serial killer, soirée, drogue, magie) et un ton humoristique, c’est de la comédie fantastique ou parfois d’horreur quoi. Par contre Detention est orienté jeune public avec des références pop assez évidentes que ce soit au niveau musique ou dialogues. John Dies at the end de son côté est un ovni, tout aussi drôle et décalé, mais un peu plus difficile d’accès. Par contre le mélange des genres est là et fonctionne comme jamais, en plus d’un casting très efficace surtout dans les seconds rôles (Paul Giamati, Clancy Brown, et le type qui faisait le maire de Baltimore dans The Wire)
En gros Detention c’est un peu le croisement entre Scott Pilgrim et Retour vers le futur vu par Robert Rodriguez, alors que John Dies at the end bah c’est John Dies at the end.

la taupe
magnifique, et c’est normal vu que c’est le réal de Morse (pour ceux qui savent pas c’est quoi Morse, je citerai ce commentaire youtube « I think every single fan of this movie should shit in a twihard’s mouth« , ou un truc du genre). C’est l’anti James Bond dans le sens où c’est méga classique (intrigue d’espionnage « à l’ancienne », héros qui fait pas de cascades, ce genre là quoi) et ça fait du bien, j’avais presque oublié que ça pouvait exister ce genre de films. Ensuite t’as le casting 5 étoiles où absolument tout le monde est classe, et ça rappellera si y’en a qui en doutaient encore qu’il serait temps de filer une couronne à Gary Oldman.

les kaira
on en a parlé en long et en large là-bas.

New kids nitro

c’est un peu Les Kairas mais en Suède (ou dans un pays par là-bas avec un dialecte obscur, on va pas chipoter), donc fatalement encore plus dégénéré. C’est la suite de New kids turbo, et c’est encore plus n’importe quoi, avec des mises en abyme d’attardés mentaux (les héros se font interrompre durant la scène d’ouverture par un fan qui leur fait remarquer qu’ils recyclent leurs gags, etc). Au bout d’un moment les scénaristes n’avaient plus trop d’idée alors ils ont fait ce que font les artistes dignes de ce nom : ramener des zombies. Du grand art.

Les comédies fantastiques et les films d’horreur crétins

tucker et dale fightent le mal : oubliable, même si les morts du groupe de jeunes sont particulièrement stupides et donc jouissives
La Cabane dans les bois : plus ça avance plus ça devient n’importe quoi, on monte crescendo dans le mongol pour un final bien barré avec en clin d’œil LA mascotte des films de SF.
grabbers : alors là c’est tout simplement génial, pas parce qu’on retrouve le type qui jouait Jeff dans la défunte sitcom Six Sexy mais parce que c’est encore une comédie d’horreur tendance invasion alien, sauf que cette fois les créatures ont un point faible bien particulier : elles sont allergiques à l’alcool, y compris dans le sang des victimes. Du coup le village irlandais (ou écossais, au fond on s’en fout) se réfugie au pub et entreprend de se bourrer la gueule pour repousser les saletés de l’hyper-espace. Du génie. DU GÉNIE.
cockney vs zombies : le retour de Tête de brique (Snatch) contre des zombies, avec un humour à la Shaun of the dead, même si ça arrive jamais au niveau du film d’Edgar Wright. Ah, et à un moment un vieux en déambulateur se fait « courser » par un zombie qui marche lentement, ce qui donne lieu à la poursuite la plus folklo de l’année.

Super Turk
faut savoir que ce truc est réellement sorti en salles le même jour que Avengers.

the secret
Je voulais voir un film d’horreur et je me retrouve avec un film sur l’adoption. Quelle horreur.

Dark knight returns et batman year one
pour tous ceux qui se sont plaints à la sortie de TDKR bah vous pouvez vous précipiter là-dessus au lieu de geindre comme des cancéreux en fin de vie. Ce sont des adaptations en film d’animation de 2 bd classiques  signées Frank Miller, et si tu sais pas qui c’est il est probable que ton arbre généalogique comporte des lignes diagonales assez inquiétantes. Tout comme Red Hood l’année dernière, le ton est résolument adulte (vu les comics d’origine c’est le minimum) parfois sanglant et super sombre. Gotham City Gang.

moonrise kingdom
c’est mimi, mais c’est tout-tout. Le couple de gamins joue très bien, mais on est loin super loin des grands crus de Wes Anderson.

young adult
c’est du mec qui avait fait In the air, sauf que là au lieu d’avoir Clooney qui est riche et a une vie sentimentale misérable ce sera Charlize Theron qui est riche et a une vie sentimentale misérable, avec exactement la même évolution et les mêmes problèmes (elle veut un mec déjà pris) et limite aussi la même fin d’ailleurs. Ensuite le souci c’est qu’on parle quand même de Theron donc la voir se prendre des vents par un type, même sous prétexte qu’il a des gosses et une femme, c’est pas top. Mais si ça a pu faire découvrir Patton Oswalt (un mec qui fait du stand up toute l’année et qui apparaît souvent dans des rôles comiques méga secondaires, le seul atout de ce film en fait) à des gens c’est cool.

Prometheus
Absolument rien n’a de sens dans cette bouse. On t’expliquera ni d’où viennent les aliens, ni d’où viennent les autres grands autistes qu’on appelle « ingénieurs » (non, ça fait pas rêver). Le délire de la meuf qui s’ouvre le bide et se referme ça aurait pu t’impressionner si t’avais pas déjà vu ça dans un film de merde du nom de Repo Men, le délire des mini aliens qui te violent la bouche ça aurait pu être surprenant si y’avait pas déjà eu des aliens qui te surprenaient en te sortant du bide y’a maintenant plus de 30 ans. Ensuite Ridley et son super scénariste damon lindelof (oui, le mec de Lost, ça explique pas mal de choses) font comme si tous les autres films alien n’existaient pas. Du coup niveau incohérence on arrive à un truc qui surpasse les aliens vs predators, ce qui constituerait un sacré exploit si ça ne rendait pas le film si consternant. Surtout que les mecs se la gonflaient en promo à base de « le retour du maître de la saga alien », « c’est pas un prequel, c’est plus subtil que ça », etc. Faut quand même savoir qu’à la base sur la fresque du mur des grands cons Lindelof voulait mettre une allusion à la naissance de Jésus mais heureusement des grandes personnes lui ont dit de se calmer, ici on est dans l’espace et pas sur une île magique de consanguins. Bref pour Scott c’est comme le retour de Romero aux films de zombies, ça fait trop longtemps qu’il y a pas touché, ça se voit, et c’est gênant pour tout le monde un peu comme quand un vieux se rend pas compte qu’il est en train de se pisser dessus en plein repas de Noël. J’en vois dans le fond qui tentent des « visuellement c’est très réussi », ouais, et sûrement que quand tu te tapes ta sœur tu te consoles en te disant « au moins elle est très jolie ».
bref y’a plus d’idées dans ce gif que dans tout le film :
Mais surtout, surtout, la question qui reste sans réponse à la fin du film : Idris Elba se tape Charlize Theron (encore elle) ou pas ? Il paraît qu’ils ont une scène en plus dans la version longue dvd bluray je ne sais quoi, à vous de me le dire.

robot & frank
une histoire d’amour pour vieux sur fond de SF tristounette, j’étais obligé de le mettre pour les quotas.

Savages Traffic à la sauce pulp fiction. Pas mal, mais nul.

God bless america
Croisement inattendu entre Super et Chute Libre. C’est marrant niveau humour de bourrin, après ce qui est beau c’est le fait que le film « dénonce » les travers des cainris (beaufitude, ignorance, intolérance, etc) en utilisant pour ça les mêmes méthodes. C’est à dire que c’est pas subtil pour un sou et concrètement ça te montre du début à la fin 2 personnes qui en tuent plein d’autres parce qu’elles les trouvent stupides. On respecte à fond.
le détail dont tout le monde se fout : l’acteur principal est le frère de Bill Murray
le détail dont tout le monde se contrefout : le réalisateur est Bobcat Goldthwait, aka Zed de Police Academy (le punk motard qui gueule tout le temps)

Ted
Bromance entre un homme et son ours en peluche qui parle. Des fois y’a des concepts, on sait pas comment ils naissent, mais c’est fort de les concrétiser alors que c’est franchement pas gagné. Le caméo de Ryan Reynolds est au max, les vannes et le name dropping frénétiques de Seth McFarlane (monsieur Family Guy, entre autres) fonctionnent bien pendant tout le film, et y’a encore cet état de grâce de certaines scènes où c’est fondamentalement idiot (mark wahlberg pleure en découvrant son ours en peluche blessé) mais filmé comme une scène d’émotion ultra classique. Evidemment c’est quitte ou double, ris ou sois consterné, danse ou rentre chez oit. Une suite est dans les tuyaux.

Mais qui a retué paméla rose
si on enlève tous les gags de mongoliens c’est un peu le chant du cygne de KDO ce truc. Plutôt que de tenter un « vrai » film parodique (genre OSS 117, avec un début et une fin quoi), ils font une révérence à leurs fans, une sorte de rétrospective sur leur carrière de comiques, avec des autoréférences à des sketches qui datent de y’a 10 ans minimum, une auto critique surprenante de Kad sur sa boulimie de tournage, et une bonne louche de nostalgie. Bref, comme dirait l’autre : On aura kiffé, quand même.

Skyfall
Position super délicate pour ce James Bond puisqu’il doit jouer en théorie l’hommage pour les 50 ans d’anniversaire, mais aussi réinventer le truc pour après. Et accessoirement faire oublier la bouse qui l’a précédé. D’après ce que j’ai compris ça a divisé les intégristes (big paul considère que c’est le pire film de l’année, vous vous en doutez). Pour ma part j’en ai juste rien à foutre, le james bond que j’ai le plus saigné c’est Golden Eye sur Nintendo 64, j’ai vraiment apprécié roger moore et sean connery après avoir découvert pierce brosnan alors je vais pas jouer le nostalgique d’une époque que j’ai pas connue,  j’ai vu un bon film bien divertissant et Javier Bardem est pas mal en méchant même si objectivement c’est un mix de plusieurs profils pas franchement inédits (le psychopathe/vengeur/tourmenté), il le joue quand même bien. Vu l’évolution et la fin du film le but était de remettre 007 sur des nouveaux rails et de refoutre les compteurs à zéro. Zéro comme l’utilité de la frinçaise qui joue une des pires james bond girls depuis cette sombre période asiatique dont big paul ne parle qu’avec un verre à la main et des sanglots dans la voix.
Assez marrant de voir aussi la négociation implicite avec les fanatiques genre ok on vous fout un geek en nouveau Q, une renoi en Moneypenny mais au moins on bute la vieille et on remet un bonhomme en M. « Well done, James » (en français ça veut dire Elton John). Par contre le passage vers la fin avec Bond et M en mode Maman j’ai raté l’avion fallait ptêt pas se sentir obligé non plus.

les gangs de wasseypur 1 et 2 : je l’ai pas vu mais j’aurais dû, surtout que ça aurait été mon 1er film de gangsters indiens, chaudement recommandé par damencio alias l’homme qui s’y connaît en mafias des 4 coins du monde vu qu’il a écrit ce truc par là-bas.
les mondes de ralph : pour un truc de commande qui a mis des années à se monter pour cause de droits ou je ne sais quoi, faut reconnaître que c’est fortiche et ça parle à tous les gamers et même les autres.
End of watch : le film de keufs caméra à l’épaule de cette année, et un final fortiche

Argo : « j’ai jamais aimé Ben Affleck mais faut reconnaître qu’il réalise des bons films » Butters Stotch

une dédicace pour les désormais absents

Tsilla Chelton

Michael Clarke Duncan (à 2’00) Je sais, j’aurais pu prendre d’autres extraits mais tout le monde en a déjà fait des tonnes sur son « rôle si touchant de John Coffey » limite en l’assimilant à lui alors que bon ça reste un rôle de renoi fragile qui t’explique tranquillou que c’est cool d’aller à la chaise électrique tout en soignant ses matons à l’occasion. Faut penser Mamadou Traoré, faut penser Adebisi, les mecs. Il avait des connexions avec la comic mobb depuis Une nuit au Roxbury Enfin bref, il a d’ores et déjà été remplacé dans Sin City 2 par Dennis Haysbert (David Palmer dans 24 Heures Chrono), mais j’aurais personnellement aimé le voir faire Thanos dans Avengers 2 et 3. Non il était pas du tout prévu qu’il le fasse, le casting a même pas encore dû commencer, mais bon, le mec il est grand, massif, et il a déjà fait Manute, Le Caïd (Daredevil) et même Balrog (Street Fighter). Ce rôle il était pour lui, mais tant pis.

et bien sûr Tony Scott (en plus de tout le reste, y’a spiros vondas et tony soprano qui se cachent dans cette scène si vous la connaissez pas déjà)

un bel exemple d’amour d’un père pour son fils un peu comme le roi lion mais avec des insultes sur les siciliens.

les plus vifs auront remarqué qu’il y a pas du tout The Dark Knight Rises ni Avengers, mais c’est pour une bonne raison : cet article est déjà 3 fois trop long.

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Ah ouais c’est du catch des putains de castings (4)

4ème billet sur ce HS spécial catch qui a pour but de faire dire des punchlines de merde aux rappeurs trouver qui pourrait faire Killer Croc au cinéma ou à la télé.

STONE COLD STEVE AUSTIN


What ??!!

« Je peux te botter le cul chez moi ! Je peux te botter le cul chez toi ! Je peux te botter le cul chez n’importe qui présent dans cette salle ce soir !« 

FUCK FEAR ! DRINK BEER !

Ok, Stone Cold fait moins d’1m90, c’est pas à proprement parler quelqu’un de grande taille. Mais d’une, ça reste une montagne de muscles, donc c’est walid. Et de 2, dans Expendables, t’as l’impression qu’il est vraiment grand (magie du ciné, ma gueule).
Et surtout, j’allais pas parler de catch sans parler de ce mec, y’avait juste pas moyen du tout, niquez vous.
Donc, Steve Austin, au cinéma, ça commence à peser un minimum. Au niveau de son jeu, c’est vrai qu’il est minimaliste ; néanmoins, intérioriser ne l’empêche pas de jouer relativement juste ce qu’on lui propose. Après, j’avoue, on lui propose beaucoup de rôles de gros bras qui cause pas trop.
Parait qu’il développe bien son côté connard dans la série Chuck, mais j’ai pas trop suivi cette série (je sais juste que la blonde porte très bien la mini jupe). À noter, cependant, qu’il est au centre de plusieurs sketchs écrits sur mesure pour lui et c’est vraiment des barres comme il parodie son personnage à l’extrême. C’est un peu sa marque de fabrique : le gars dit d’énormes conneries, volontairement, mais avec une gueule vraiment sérieuse. Il est marrant, en vrai, mais t’oserais jamais rire si t’étais seul en face de lui.
Et le Rattle Snake dans un ring ? Ça dit quoi ?
Ça dit que Stunning Steve donne le meilleur de lui et le meilleur de lui c’est vraiment pas de la merde. Capable et coupable de foutre tout un bordel dans chaque arène où il met les pieds et ses pieds il les fout surtout aux culs ! Puis il repartira sous une pluie de bière qu’il aura pris soin de provoquer lui même au préalable en éclatant des pack de 12 du haut de la 3ème corde, sans oublier d’en boire une grande partie, hein. Faut pas déconner. Il a un peu emprunté ça à un autre catcheur, le Sandman, mais qui s’en plaindra ? Il faisait aussi tellement de doigt d’honneur, que ce signe a été rebaptisé le Stone Cold Salute. Ça n’engage que moi mais je trouve aussi que quand il se prend des coups il fait de grands gestes très fluides et très légers.
C’est bien simple, quand les autres se font péta, ils en font des caisses comme un attaquant italien, mais lui on dirait Charlie Chaplin, Buster Keaton ou encore Harold Lloyd. Pourtant, cet ancien camionneur se voyait pas forcément superstar du catch, à la base, et Dieu sait que sa carrière aurait pu être brisée plus d’une fois. Et accessoirement sa vie…
Quand un mec normal reste quelques semaines à l’hosto puis plusieurs mois en convalescence après une grosse saloperie au rein, bah Steve Austin il va se péta le soir même.
Quand un mec normal se brise la nuque très salement, il est paralysé, possiblement à vie et ça c’est dans le cas où il meurt pas sur le cou(p).
Bah Steve Austin, lui, il a eu sa nuque brisée pendant un match face à Owen Hart (RIP) qui a mal tourné et Steve Austin il se relève dans les minutes qui suivent et s’en va en marchant. Bon ok, des arbitres l’aident un peu et il marche pas super droit. Mais merde, toi tu serais mort alors que lui il a quand même trouvé le moyen de se relever et de partir sans oublier de gagner le match (si si).
Parce que ce mec « is a tough son of a bitch ! » pour citer Mike Tyson. Ou « Un dur fils de la plage » pour citer Agius et Chéreau (commentateurs sur NT1 et RTL9, je crois).


Et maintenant, le passage que vous attendiez tous :
« Pourquoi dans l’épisode de Futurama sur le catch, y a des gens qui ont des pancartes « Bender 3 : 16″ ? »
Avant Bender, c’était Austin 3 : 16, tu t’en doutes. Lors d’un tournoi, Stone Cold se blesse donc on pense tous qu’il pourra pas faire le match d’après. Jake « The Snake » Roberts pense fatalement avoir gagné par forfait et cite un passage de la Bible. Saint Jean Chapitre 3, verset 16. Jean 3 : 16 donc. Bien sûr, c’est à ce moment là que t’entends la musique du Texas Rattlesnake (c’est bien foutu !). Austin déboule, pète la gueule au vieux Jaques ‘le serpent’ Robert et conclue en disant en gros :
« Arrêtes tes conneries. Parce que dans l’évangile selon Stone Cold Steve Austin, chapître 3, verset 16, il est écrit que je vais te botter le cul ! Et ce sera le mot de la fin parce que Stone Cold te le dit, pis c’est tout ! »

SKIP SHEFFIELD / RYBACK


Finish him !!!
Ok, la carrière de ce gars est pas bien longue, j’ai pas grand chose à dire sur lui. Mais physiquement, c’est déjà un sosie de Killer Croc dans la version animé de 92 de Batman. Et aussi, au tout début, il arrivait avec la musique de Terminator, parce qu’il a pas le temps. Alors, Skip est arrivé sur les grandes ondes en tant que rookie dans NXT, un programme à mi chemin entre télé réalité et show de catch, où il incarnait une espèce de cow-boy un peu plouc. Ils étaient 8, à la fin, un seul contrat. Mais, finalement, ils ont décidé de s’unir tous les 8 et tout péter dans la compagnie. Mais vraiment tout :
Les catcheurs déjà là, les arbitres, les proches des cacheurs aux abords du ring, le tapis du ring, les cordes du ring, les commentateurs, la table des commentateurs, les responsables en place, des vétérans, le grand patron Vince McMahon lui même et même les voitures dans le parking ! Pourquoi pas… ce groupe s’est fait connaître sous le nom de Nexus et avait une politique assez simple : « You’re either a Nexus or you’re against us. » Ou t’es un Nexus ou tu suces.
Skip y était indéniablement la force de frappe, la baraque de l’équipe, le gars le plus intense. Faut dire que ce mec a une vraie tête de tueur au naturel mais c’est rien du tout en comparaison de la tronche de possédé qu’il fait quand il parechoque violemment le gars d’en face. Et pour te mettre des bons coups de pare-buffle dans le groin, ce gros bébé peut compter sur sa vitesse qui n’est pas en reste.
Ensuite, Skip s’est pété la cheville. Une blessure très grave s’il en est. Et on l’a plus trop revu durant presque 2ans. Dernièrement il est revenu sous le nom de Ryback. Une brute épaisse de la pire espèce annoncée en provenance de Sin City (pourquoi se faire chier). Chaque semaine, un petit gars sorti de nulle part se voit « offrir » la chance de pouvoir se battre contre Ryback. Une fois que Ryback l’a décimé il hurle « Nourrissez moi plus ! » Sacré attardé, ça encore.

J’espère juste que sa cheville est pas trop niquée parce que ce mec promet. Il me faisait déjà un peu penser à Goldberg et visiblement je suis pas le seul puisque la foule chante « Goldberg » en choeur quand Ryback éclate des types. Faut dire que son premier finish, le « Silverback » c’était à peu près le « Jackhammer » de Bill Goldberg, ça aide.
Mais et alors ? Goldberg c’est bien comme référence. C’est mieux qu’être comparé à David Arquette (Ce grand champion de l’histoire du catch)

GOLDBERG


Who’s next ?
Je vais avoir du mal à parler de ce mec parce qu’il m’a jamais enthousiasmé plus que ça.
Il est sympa et tout, mais sa gimmick de mec presque indestructible qui démonte immanquablement la gueule de tout le monde était pas si bandante. C’est même pas genre l’Undertaker qui te fout dans un cercueil et qui commande les forces du mal. Parce que si tu commandes les forces du mal c’est normal que tu finisses par niquer les autres. Mais là non. Goldberg c’est juste un mec super fort et c’est tout. Ça s’arrête un peu là. Parfois ça donnait l’impression que c’était un mec de MMA qui s’était juste trompé de ring. Alors le gars est très bien sur le ring, il tabasse, il démolit, il est clairement dans la destruction. Mais bordel, j’ai jamais réussi à me sentir concerné par ses aventures… Pourtant le gars est arrivé à la WWE en défonçant la gueule de The Rock et est parti en défonçant la gueule de Brock Lesnar. On a vu moins classe comme carrière. De toute façon il a sensiblement défoncé la gueule de tout le monde. Ça m’a toujours donné l’impression que c’était un gros con sans aucun recul.
-Alors, cette semaine, Goldberg, tu vas te faire asperger de merde.
-Non.
-Tu vas perdre un concours de danse.
-Non.
-Tu vas t’embrouiller avec une meuf qui va te mettre une claque et tu resteras tout con.
-Non.
-OK… Mais tu veux faire quoi ?
Démolir un type !!
-… Mais ça tu peux le faire toutes les semaines
-Mais je veux le faire toutes les semaines !

Cela dit, c’est pas vrai. C’est juste une impression. Le gars a de l’humour. Il est pas limité à son rôle qui l’a fait connaître dans Universal Soldier. Ah parce que oui ! J’avais complètement oublié, c’était Billou dans Universal Soldier. Il tente même de faire un spear à JCVD (un spear c’est un plaquage, tout simplement) mais il se mange un mur. Il essaie aussi de lui faire son military press qu’il termine en power slam, quand il porte Van Damme à bout de bras, mais là aussi, on le laissera pas faire. Ça a l’air de rien mais c’est toujours drôle quand un catcheur tente ses finishs sur grand écran et que ça foire lamentablement parce que c’est pas du catch ici.
Il a également donné la réplique à Bugs Bunny, Daffy Duck et leurs potes dans « Les Looney Tunes passent à l’action » et il a surtout joué dans « Santa’s Slay » (Very Bad Santa) où il incarne un père Noel satanique tueur en série. Et dès la 1ère scène de cette comédie d’horreur, on peut pas se tromper. Santa déboule dans une cuisine pendant un réveillon et massacre très brutalement la famille de Fran Drescher. Oui, oui, il s’en prend à une Nounou d’Enfer, t’as bien compris. Et il lui fait du sale. Y’a aussi une scène de baston dans un bar à putes qui est tout bonnement épique (Ho ho hoes !). Je te raconte même pas ce qu’il fait aux keufs. Ce film est fabuleux, c’est un kif de voir Santa Claus relooké en biker-viking massacrer toutes ces petites gens de façon toujours plus inventive aux commandes de son traineau-drakkar tiré par une créature improbable. Autant te dire qu’il retrouve le côté invulnérable de sa gimmick de catcheur, alors ça y va les prises de finitions. Il va placer un spear magnifique à travers un comptoir de boucherie et recaser ses Gorilla Press à tous ces cons. Film de gros gogol qualité supérieure certifiée.
Donc pour moi, c’est un candidat intéressant pour jouer Killer Croc. Et avant de passer à un autre catcheur, y’a au moins un passage de Goldberg qui m’avait tué de rire. Goldberg a une entrée spéciale bien à lui, en gros, lui, tu le vois pas arriver comme les autres. La caméra le suit dès la sortie des vestiaires et pas juste quand il arrive dans la salle. Du coup, Chris Jericho, qui était en pleine rivalité avec Da Monster, avait parodié cette entrée en se perdant d’abord dans les couloirs, en déboulant dans la cantine, etc… Pour finalement arriver sur le ring face à un petit gros du nom de Gildberg. Et Gilbert il se fait mettre en quelques secondes. Sacré Chris, tu me feras toujours marrer.


JESSE « THE BODY » VENTURA

The Governor

Puisqu’on parle d’ancien catcheur installé au cinéma, parlons de lui.
Que vous le vouliez ou non, vous le connaissez presque déjà tous puisqu’il était aux côtés de Schwarzy et de Carl Weathers (Apollo Creed) dans le tout 1er Predator. Si si ! C’est d’ailleurs un peu son propre rôle puisqu’avant le catch, il était dans les forces spéciales de la marine. Mais c’est normal que vous le sachiez pas, ce mec est moins connu pour sa carrière de catcheur que pour sa carrière ciné, ou même à la télé en tant qu’animateur et surtout politique.
C’est pas une faute de frappe. Cet ancien catcheur a bel et bien écrit plusieurs ouvrages politiques et mieux, il a été gouverneur du Minnesota. Rien que ça (Avec Arnold, ça fait quand même 2 futurs gouverneur d’Etat dans Predator). Je vais pas vous faire chier avec la politique d’un autre pays, mais le lascar il est atypique, tu t’en doutes. C’est un des rares qui puissent dire publiquement aux USA que le 11 Septembre c’est que des conneries. Il a ce genre de notoriété. Il vous baise tous.
Pour lui, tout ça c’est un grand complot du gouvernement Américain pour baiser la gueule du monde et surtout des arabes. Et il trouve ça inadmissible et personne l’empêchera de le dire. Ça aurait été dommage de pas parler de lui.
Par contre, je peux pas trop te parler de ses capacités in ring, puisqu’il a arrêté en 85 et que je suis né en 86. Mais on l’a revu à la WWE en 2009 et parce qu’il faut bien rire dans la vie, il a joué de son image de parano intransigeant en disant qu’à la WWE aussi y’avait des conspirations et qu’il allait y mettre fin. Il voulait pas que ce soit toujours les mêmes qui aient toujours tout ; faut laisser croquer les petits jeunes.
Et ainsi commença la belle histoire de Sheamus qui gagna son 1er match de championnat ce même soir.

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Ah ouais c’est du catch Des putains de castings (3)

On continue notre hors série spécial sur « Qui pourrait interpréter Killer Croc à l’écran ? »
Un sujet qui ne vous intéresse pourtant pas, mais c’est comme ça.

Alors on va faire un tour de quelques catcheurs susceptibles à la fois de faire Croc mais aussi de l’être tout court.
Ne cherche pas trop de sens à cette phrase, amigo, et allons y.

DWAYNE « THE ROCK » JOHNSON


The most electrifying man in all sports entertainment
Benjamin Franklin aurait lui même déclaré en voyant The Rock : « Mais baise les cerfs-volants, putain ! Ce mec a inventé l’électricité ! »
J’avoue, ce serait pratique, le gars est déjà comédien, déjà catcheur, déjà grand et balaise. Par contre, faudra totalement remanier la dentition. Et vu qu’un sourire super bright de Dwayne Johnson ça peut se chiffrer à pas mal de thunes, y a sûrement un truc de son contrat qui l’interdit…
Si t’as découvert le petit Rocky au cinéma tu te souviens sûrement de lui dans des films de merde comme le roi scorpion ou perdu dans la jungle. Toujours ce rôle d’armoire à glace constipée et sans humour dont les 3 rares lignes de textes navreront même le plus idiot des spectateurs.
C’est que dernièrement que t’as commencé à le voir faire n’importe quoi dans des rôles de grandes gueules balanceurs de vannes, de fou furieux en roue libre. Mais si tu le connais d’avant, t’as toujours su qu’il était tchatcheur et fédérateur, qu’il peut partir dans des tirades monstrueuses et tenir des stades entiers dans la paume de sa main rien qu’en racontant n’importe quoi pendant 20 minutes d’impro. Rien que quand il arrive, il hurle en parlant de lui à la 3ème personne et se présente comme étant un « Cartonneur de grandes gueules, Pionnier, Mangeur de chattes et releveur de sourcils« .
Ça n’a absolument aucun sens, mais je te jure que si c’est lui qui le dit, ça réveille tout le monde. C’est son petit plus, ça. Là où les autres parlent de t’humilier dans le ring, Dwayne Johnson parle d’éjaculation publique sur ton dos.
Toujours plus loin.
Faut le voir faire chanter des trucs comme « T’as pas d’couilles » ou « Botte lui le cul » à des familles entières en transe sans même qu’il fasse rien. Et si je te dis que ce gars à des ambitions politiques, tu ferais mieux de commencer à flipper sérieusement. Ce gars peut tout !
Imagine le en président des USA, aux commandes d’Air Force One avec les plus grosses roues de Monster Truck jamais inventées pour l’occasion.
Avec lui, c’est sûr, le monde sera détruit. Mais avec un brio spectaculaire inégalable.
Tout ça pour dire que bien dirigé, ce gars est un croisement de Schwarzenegger et Eddy Murphy. Si tu l’a vu faire n’importe quoi dans Fast 5, si tu l’as vu en tueur froid et ultra déter dans Faster tu sais qu’il a quand même une marge de manoeuvre appréciable. Ce mec sera pas ocsacrisable demain, mais il est certainement pas aussi à chier à l’écran que ses débuts le laissent supposer.
Bonus : Dans la série animé Batman de 92, Killer Croc est présenté comme étant un ancien grand champion de catch venu de Miami. Comme The Rock.
Le vrai nom de Killer Croc est Waylon Jhones et l’autre s’appelle Dwayne Johnson, c’est très proche. Et dans un épisode, Killer Croc utilise une espèce de Side Slam lifté* sur Batman pour le niquer, ce qui ressemble énormément au « Rock Bottom » le finish du Rock. Pourtant cette série est antérieure aux débuts de Rocky Mavea dans le catch (son premier nom de lutteur).

*Et ouais, Side Slam lifté, y a même du jargon technique, mon con, ça se lâche complètement !


THE BIG SHOW


The largest athlet walking on earth
Paul « Big Show » Wight fait plus de 2m10 et bien dans les 200 kg, selon la légende il a fallu consrtuire une écluse pour le faire sortir à l’accouchement. C’est Shaquille O’Neal x Chabal le mec. Franchement, je sais pas ce qu’aurait fait ce gars là comme sport si y avait pas eu de catch. Et tant, mieux, y en a. (Cela dit, Show a également eu une petite carrière honorable de boxeur). Big Show est proprement un des géants (sinon le géant) le plus complet de tous les temps. Bien plus vif et agile qu’il n’y parait, que ce soit avec ses poings ou au micro, ce mec envoie du bois.
S’il veut que tout le monde le craigne, c’est facile, il y arrive.
S’il veut que même les bébés l’aiment, c’est facile, il y arrive.
En fait non, c’est pas facile du tout, ça. Mais lui il y arrive à l’aise.
Il est comme ça Big Show, il est facile.
Je vais pas m’étendre sur les capacités physiques du gars, mais il fait des trucs quand même assez étonnants pour un gros gaillard comme lui, surtout qu’il a eu des problèmes liés à son gigantisme. D’ailleurs, quand tu veux faire monter un gars, tu le fais se battre contre Show. Et si le catcheur d’en face est capable de soulever le Big Show, sa carrière peut monter d’un ou plusieurs crans, sans souci.
Et niveau acteur, ça donnerait quoi ?
Bah je l’ai vu dans un film « Knucklehead » une petite comédie familiale sans prétention mais bien rythmée et pas mal drôle. Dedans, Show est un orphelin adulte qui vit encore à l’orphelinat parce que personne l’a jamais choisi. Il connait que chez les bonnes soeurs, mais ça va être rasé alors faut du biff. Et quand il se trouve un manager/ magouilleur suite à un concours de circonstances, ce dernier va lui faire découvrir le monde un peu. Le premier combat clandestin de Show se passe à l’arrière d’une synagogue. Show demande à son mama (manager, magouilleur) :
-T’es sûr que je dois le péta ? Il a l’air sympa.
-Ce type n’aime pas Noël !
-Quoi ? Tu plaisantes ?! Tout le monde aime Noël !!
C’est super con, j’aime beaucoup. C’est aussi l’occasion d’enfin voir Big Show face à un adversaire à sa taille puisqu’il va aussi se battre contre un ours ! Bon sans déconner, c’est surtout l’occasion de voir Show déplacer son jeu de catcheur sur grand écran avec une précision redoutable. Son personnage de gentil destructeur va passer par beaucoup d’émotions et de sentiments divers en découvrant le monde ; même si c’est pas la fiction de l’année, Show y est impeccable. Allant jusqu’à s’autocaricaturer sans complexe (« Mais tu m’as dit de me mettre en slip »).
Et en +, sans déconner, il péta vraiment un ours dans le film !

SHEAMUS


The great white, le rouquin blanc.
Ou encore Chie-Mousse, il chie de la mousse (nan, je déconne, personne l’appelle comme ça. Sauf moi. Et toi, maintenant). Ce gars là a une peau vraiment cheloue, il a pas de pigment, il est vraiment tout blanc, limite gris… À WrestleMania, y a même un mec qui est venu avec une pancarte où on pouvait voir Sheamus en crocodile avec sa grosse barbe/moustache rousse. C’est déjà Killer Croc, mais fusionné avec Willy le Jardinier. Certains vont dire « Willy il est Ecossais et Sheamus il est Irlandais… »
Ouais mais moi je suis Frinçais : j’en ai rien à foutre.
Le guerrier Celte n’est pas spécialement jeune mais sa carrière l’est. Et pourtant, ce gars bazarde déjà tout le monde par la fenêtre. Il a tout compris, il est arrivé en tant que méchant, violent, brutal, lâche, calculateur, sournois, barbare, opportuniste, arriviste, psychopathe, asocial, prétentieux, idiot et très suceptible sur les blagues liées à la couleur de sa peau et de ses cheveux qui le font passer pour un pot de mayonnaise géant ou encore un jumeau maléfique de Ronald MacDonalds. Il s’est pris les pires vannes dans la gueule, il a utilisé les pires ruses, il s’est enfui régulièrement devant plus nombreux que lui et n’hésitera pas à demander de l’aide à ses ennemis sans honte aucune. Mais ça reste un mec qui a défoncé la gueule des catcheurs les plus populaires pour devenir champion du monde seulement 3, 4 mois après ses débuts. #BAWSS !
Puis un jour, y’avait un petit gars sympa qui se faisait emmerder par Mark Henry (on y reviendra), on se demandait vraiment comment il allait s’en sortir le petit vieux. La musique de Sheamus retentit à peine que dés les 1ères secondes tout le public est debout comme un seul homme. Ils avaient déjà compris.
« Regardez, c’est Sheamus ! Il vient aider le petit vieux, c’est pas un enculé !! »
Il avait pas encore foutu un pied dans l’arène qu’il était déjà le favori de tous, lui qui était hué bien comme il faut même pas quelques jours avant. Et vazy que je te mets des gros coups de tatanes dans la gueule à tout le monde !
Au micro, ça dit quoi ?
Archi convaincant en salopard fini, il est un poil plus timide en super gentil de tout premier plan. Faut qu’il trouve ses marques ce qui sera pas le plus dur vu son aisance à s’adresser à des milliers de personnes en face de lui. Il a déjà l’habitude de raconter des bonnes anecdotes de blédard/ bouseux/ lanceurs de troncs d’arbres venu de Dublin. Où le personnage principal de ses anecdotes finit souvent avec sa tête dans son propre cul, ce qui est donc une bonne occasion pour Sheamus de menacer indirectement ses adversaires mais aussi de les comparer à des alcooliques consanguins violeurs d’animaux. Je respecte tellement tellement ça.
Et on finit sur un petit truc sympa qui prouve que le catch c’est vraiment loin et grand dans le n’importe quoi.
De par ses cheveux roux coiffés en piques, Sheamus a souvent été comparé à un muppet. Bah dis toi qu’il a croisé un de ses muppets coiffés comme lui lors d’une émission* et il lui a dit de dire aux autres « Désolé, je peux pas être à la réunion de famille cette année » c’est beau.

*ouais, y a des célebrités qui s’invitent dans le catch, là c’était les muppets

Bonus dans ton cul :

SHAWN MICHAELS


The Heart Break Kid
The Main Event
The Show Stoper
Mr Wrestlemania
Etc…
Là, les plus avertis savent déjà « ce mec ressemble pas du tout à Killer Croc, pourquoi il nous emmerde ? »
Parce que si on parle de catch, je te parle de Jean Michel, c’est tout. Et ouais, je Frinçise même son blase. Il y a très longtemps, j’étais un tout petit morveux de rien du tout. Je savais même pas ce que ça voulait dire être cool, avoir de l’attitude, toutes ces conneries. C’était bien avant le Prince de Bel Air ou même Parker Lewis et les Tortues Ninjas. Autant te dire que c’était l’aube de la création. Je devais même pas avoir 4ans et les seuls souvenirs que j’ai de cette époque c’est moi faisant pipi par terre dans les chiottes de la maternelle et moi regardant Shawn Michaels à la télé avec mon reufré sur Canal+ pendant que les parents mangent, un dimanche soir.
Tous ces rappeurs qui découvrent le « swag » en 2010 jouaient encore avec leur caca que Mr Wrestlemania était déjà tout ce qu’ils ne seront jamais.
Ce mec est le catch.
Un mec qui capte rien au rap peut pas comprendre à quel point Lino d’Ärsenik est fort. Un mec qui capte rien au catch peut pas comprendre à quel point HBK est fort. HBK pour Heart Break Kid, le gamin briseur de cœur, un surnom qu’il conserve encore aujourd’hui, à bientôt la cinquantaine. #BAWSS
Même quand ce mec ne fait que l’arbitre dans le match (ce qui est arrivé quelques fois) il est brillant. Il en fait des caisses, il est des barres ! Je crois qu’il y a qu’après plus de 10 minutes à se prendre des coups dans la gueule dans un ring qu’on peut enfin le voir marcher normalement. Parce qu’il y a qu’en faisant ça que ce mec est réellement chez lui.
Son finish est l’un des plus populaires sinon le plus populaire de tous : un gros coup de santiag dans la mâchoire. Sweet Chin Music ! ou la douce mélodie du menton en frinçais. Maintenant tu sais pourquoi Chuck Norris fait pas de catch, y’avait déjà Shawn Michaels. Et Bender reprendra une variante de ce coup de pied dans Futurama. #Bawss
On peut aussi dire qu’il a eu de gros problèmes de dos qui l’ont écarté des rings pendant près de 6ans. Autant dire que personne pensait son retour possible, mais si. Encore un sacré malade comme il en faudrait plus. D’ailleurs, K-Tana de l’Unité 2 Feu à même sorti une phase qui disait : « Brise coeur, dos et dents comme Shawn Michaels. » Si ça c’est pas la classe.
Peut-être que Katana parlait de Sean Michaels, l’acteur porno, ça marche aussi, mais j’en ai rien à foutre. Par contre, je sais plus dans quel son il le disait, donc vous allez me retrouver ça. Pour finir, on dira quand même que Jean Michel a arrêté le catch désormais et qu’il anime un show sur la chasse où il mange tout ce qu’il tue histoire de prouver qu’il tue pas gratuitement.
Les associations de défense des animaux sont horrifiées par ce mec et le surnomment le cannibale.
#BAWSS !

EDIT (mais pas PIAF) : Il faut toujours tout faire tout seul alors j’ai retrouvé la phase de Katana sur HBK, c’est par ici que ça se passe. Unité 2 Feu – Le ghetto s’exprime : http://www.dailymotion.com/video/xd1o8e_exclu-unite-de-feu-le-ghetto-s-expr_music

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Classé dans hommage, hors-sujet

Ah ouais c’est du catch, des putains de castings (2)

Et nous continuons notre hors série spécial autour de Killer Croc. Même si en fait c’est juste une excuse pour parler de catch.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un peu de vaseline. On va faire un tour des notions importantes pour bien appréhender ce sport. Et vu qu’on parle de catch, tu sais ce que ça implique ? Générique pourri !

LA WWE
La World Wrestling Entertainment, la plus importante compagnie qui s’est imposée aux fils des ans.
C’est la plus connue dans le monde.
Avant elle s’appelait la WWF mais c’est aussi le nom de leur SPA de là bas, donc ils ont dû changer.
Ça génère beaucoup de biff, autant le dire.
Le patron Vince MacMahon aime bien rappeler qu’il est très très riche grâce au catch.
Il invite même Donald Trump de temps en temps à venir faire n’importe quoi avec lui, entre thunés, on se comprend.
Précisons que ce patron ne fait pas ses 60ans et que de temps en temps, il aime bien aussi se taper contre ses employés,
le plus souvent pour perdre. C’est pas en Frince que tu verrais un patron dévoué comme ça qui irait jusqu’à se prendre des coups de pieds de biche pour assurer le spectacle.

La célèbre bataille des millionnaires
LA TNA
Eux, c’est les concurrents directs.
La différence de biff se fait sentir, mais niveau talent ils n’ont rien à envier au gros poisson. J’irai même jusqu’à dire que pour ce qui est des combats par équipe, ils enculent profondément la WWE. et même leur division féminine fait bien meilleure figure.
Depuis quelques temps, c’est le lieu que semble avoir choisi Hulk Hogan pour passer sa petite retraite tranquillou. On peut dire que c’est plus ghetto, avec des poubelles, des barbelés ou même des coups de rappe à fromage dans les parties génitales.
On peut les rapprocher de la ECW.

ECW, WCW, etc…
Citons d’autres compagnies qui ont eu également leurs heures. La WCW était la concurrente de la WWE pendant très longtemps. Allant jusqu’à faire venir David Arquette et en faire leur champion du monde poids lourd lors de la course à l’audience entre la WWE et la WCW.
C’était pas une bonne idée. La compagnie a fermé et a été rachetée par la WWE ensuite.
Le ECW a connu ce sort aussi, mais pour d’autres raisons. Eux c’était vraiment trop hardcore pour s’imposer auprès d’un public suffisament large.
C’est des chaises enflammés qui volent dans tous les sens pendant que le public, bourré, chante plein de conneries.
Quand le public normal chante « You suck » le public de la ECW chante « You swallow » (Tu avales). L’amour du travail bien fait.
Sinon, y a d’autres compagnies encore. Le plus souvent, avec des initiales en 3 lettres (ROH, OVW, FCW). Y avait même une NWA (mais pas N*gger with attitude).
Il n’est pas rare qu’un catcheur change plusieurs fois de compagnie au cour de sa carrière, voire même qu’il quitte une
compagnie, aille chez les rivaux, puis revienne quelques années après.
Mais y a des risques.
Pas mal de catcheurs ont quitté la WWE parce qu’elle leur faisait rien faire, ils sont allé faire leurs armes à la TNA et veulent revenir à la WWE quelques années après pour pouvoir exploser mondialement…
Mais il se peut que la WWE te saque malement dans ce genre de cas (demande à Jeff Hardy, Christian ou R Truth)
Mais de toute façon, ils finiront tous à la RIP.
Comme tout le monde.

L’ALLIANCE
Une fois rachetés par la WWE, tous les mecs de la WCW et de la ECW ont joués le rôle d’envahisseurs venus des compagnies rivales pour tout détruire à la WWE. C’est basique comme idée, mais y a de quoi bien se marrer pour des mois et des mois. C’est là que tu captes qu’ils concilient business et création sans hésiter. Pas de complexe.

LES REGLES
Y a des règles, si si. C’est pas évident mais y en a. Dans un match normal, t’as pas le droit d’utiliser d’armes, par exemple. Ton pote peut pas monter dans le ring pour t’aider. Tu peux pas rester indéfiniment hors du ring. Pas le droit de taper un mec qui touche les cordes. Tu gagnes si tu fais abandonner l’adversaire ou si tu rives ses épaules au sol pendant 3 secondes et des poussières (plus
ou moins grosses selon la propreté de la conscience de celui qui compte).
Etc…
Bien sûr toutes ces règles sont contournables. Assommer l’arbitre est un bon moyen, par exemple.

LES MATCHES
Il existent quand même plusieurs sortes de match. En cage, sans disqualifications, en équipe, mixte, etc…
Quelques exemples

STEEL CAGE MATCH
« C’est pas un match en cage, fiston. C’est une nuit en cellule et tu fais la femme ! » (Matt Morgan)
Tout simplement, on met une cage autour du ring, dont on peut sortir par une porte ou en escaladant les grillages. Une fois que les 2 pieds touchent le sol, c’est gagné. Bien sûr, l’autre en face, il va pas te laisser faire.
On peut aussi gagner en tabassant l’autre, à la régulière.

HELL IN A CELL
Toujours en cage, mais avec une plus grosse cage avec toit fermé qui recouvre le ring et ses environs. Logiquement, t’es pas censé pouvoir en sortir tant que le match est pas fini mais y’a toujours des feintes. Par exemple, on peut éclater un des caméraman resté pour filmer au plus proche de l’action. Et une fois que le gars saigne bien, l’arbitre a plus vraiment le choix, il doit demander à des soigneurs d’entrer dans la cage et donc laisser ouvrir la porte.
C’est un ticket de sortie.
Mais soyons clair, même si tu sors de la cage, le match s’arrête pas. Un grand classique consiste aussi à escalader la cage pour se taper sur le toit. Puis à se faire bazarder du toit pour tomber sur une table ou un camion plein de lisiers (rigole pas c’est déjà arrivé).

IRON MAN MATCH
C’est un match où Tony Stark est l’arbitre spécial et.. Non je déconne. C’est un match qui dure 1h. Si tu fais abandonner ton adversaire, s’il est compté hors ring, s’il te flanque un coup interdit où si tu fais le tomber sur lui 1, 2, 3 et bah t’as gagné un point.
Pendant une heure ça peut faire long donc y’a pas bézef de ces matchs là.

LAST MAN STANDING MATCH
La seule façon de gagner est de tellement déchirer la gueule du mec d’en face qu’il puisse plus se relever avant que l’arbitre compte jusqu’à 10. Et comme la plupart de ces brutes sont très résistantes, faut frapper très fort. Ou être inventif.

TABLES MATCH

« Oh my brother !! TESTIFY !! » (Brother Devon Dudley) Pour gagner, faut faire passer son adversaire à travers une table. Voir une table se péter c’est toujours bien. Mais dés qu’elle se pète c’est fini. dommage.

CHAIRS MATCH
Un match comme les autres, sauf qu’il est légal et recommandé de frapper l’autre à coups de chaise.

LADDER MATCH
Le match de l’échelle. généralement, pour en arriver à un match de l’échelle il faut un véritable enjeu. Genre une ceinture de champion ou même un contrat pour du taf accroché quelques metres au dessus du ring. Faut donc aller chercher une échelle et le 1er qui décroche le prix le garde pour lui. Le ou les opposants laisseront pas faire ça, évidemment.

TLC MATCH
C’est un match sur une scène de concert des TLC et… non je déconne (j’adore l’humour).
C’est Tables Ladder & Chairs Match. Comme dans un match de l’échelle, le but est d’aller chercher un truc là haut. Et on peut se foutre des coups de chaise et passer à travers des tables aussi pour déconner. C’est le petit +.

EXTREME MATCH/ HARDCORE MATCH/ NO HOLDS BARED/ NO DISQUALIFICATION/MONSTER BALLS MATCH
Appelle ça comme tu veux, mais le principe reste le même. Si t’as cru que jusqu’ici c’était déjà bien débile, t’as encore rien vu. Dans ce genre de match TOUT est permis, tout peut arriver. On peut venir avec son sac de punaises à déverser sur le ring pour balancer l’autre dessus, un grand classique ! On peut jeter des barbelés aussi, avoir des massues, ou des massues entourées de barbelés et en feu.
Tu peux te manger toute sortes de choses dans la gueule : des escaliers, des échelles, des tables, des marteaux, des couvercles de poubelles, les poubelles elles mêmes, les chaussettes sales de ton adversaire, la cloche, le micro, la ceinture, des bouteilles en plastique, des bouteilles en verre, des tonneaux, des lits superposés, des guitares, des prothèses d’anciens combattants, des excréments ou des DVDs mais là c’est uniquement dans le cas où la compagnie sponsorise le film. #PRO !

CASKET MATCH
Til the casket drops ! » (The Clipse)
Il y a une 20aines d’année, l’Undertaker faisait déjà sa loi et avait plus beaucoup d’opposition en face. Puis Yokozuna est arrivé, un immense Sumo à culotte rose capable de lever son pied jusque dans la gueule des plus grands. Yokozuna a bien fait chier l’autre, alors le Taker il en a eu marre et il a décidé d’inventer le match du cercueil. On l’a vu pendant plusieurs semaines construire lui même un super cercueil pour le gros cul du sumo (c’est un croque mort en même temps le gars). Puis il est arrivé au bord du ring avec son bel ouvrage pour le montrer à tout le monde et foutre bouboule dedans. Cela dit, c’est Yokozuna qu’a gagné en enfermant le grand dedans, mais ça n’enlève rien, c’est créatif. En plus, ça reste à voir pour la bonne et simple raison que l’arbitre spécial était CHUCK  NORRIS : http://www.youtube.com/watch?v=4z3LGESbOw4&feature=fvst
À noter qu’un catcheur comme le Big Show est suffisamment imposant pour soulever le cercueil et te l’envoyer à la tronche
si besoin est. Un peu comme Killer Croc dans Gotham Knight (on est raccord).

BATAILLE ROYALE
Plein de monde dans le ring, dès qu’un type passe par dessus la 3ème corde et finit les 2 pieds au sol, hors du ring, il a perdu. Avec des règles aussi évasives, il existe toutes sortes de moyens de faire tout et n’importe quoi.

LES GONZESSES
Y en a. Souvent, les meufs servent à accompagner un gars pour que les gens s’intéressent en peu à lui. Parfois ça marche pas.
Mais il y a aussi des matchs féminins. Nettement moins, mais y en a. On va pas se mentir, beaucoup sont choisies pour leur physique, leur plastique, etc… Et y en a aussi de vraiment bonnes.

EN ÉQUIPE
C’est un match où il faut taper dans la main de son pote resté dans un coin prédéterminé avant le match pour qu’il puisse
rentrer. Et vers la fin, ça devient un gros foutoir où tout le monde rentre comme dans un moulin ou un bordel Allemand. Ce qui arrive souvent aussi, c’est que quand une équipe se sépare, y en a un qui devient une méga star et l’autre retourne faire de la merde jusqu’à ce qu’on l’oublie. C’est rare que 2 catcheurs qui se sont fait connaître en équipe percent tous les 2 en solo ensuite. Si ça se produit, ça veut dire qu’ils étaient vraiment très forts.

LES SHOWS
Le plus souvent, une émission de catch ça dure entre 45 minutes et 1h30 et c’est toutes les semaines à la télé. C’est là que les embrouilles se font. À mi chemin entre le théâtre et la boxe (ou maintenant le MMA) des gens vont et viennent dans le ring, pas uniquement pour se mettre sur la gueule mais aussi pour raconter leur vie, insulter des gens, faire des bastons de regards, faire sa promo, perdre un concours de danse et même parfois se marier.

PPV
Paye Pour Voir. Une fois par mois, y a un gros show de 3h où là c’est surtout de la tape. Logiquement, faut payer pour celui là, il est pas gratos. Après, internet, hein ? Tu connais. C’est là que les embrouilles se règlent ou s’enveniment durablement, c’est selon. Ce qui empêche pas un mec ou 2 de venir emmerder le public avec ses histoires. Faut bien souffler.

WRESTLEMANIA
Depuis près de 3 décennies, Wrestlemania est LE PPV, LE point d’orgue, le Superbowl du catch. Le gros évènement annuel.
Évidemment, si t’es pas à la WWE, t’y seras pas, mon lossa. Et depuis maintenant plus de 20ans, cet évènement est dominé par l’Undertaker. Un croque-mort de 2m10 de haut tout droit sorti d’un western démoniaque. 20 fois qu’il vient et 20 fois qu’il gagne. Personne ne peut battre ce monstre à Wrestlemania.

LE PUBLIC
Le nerf de la guerre, si t’as aucune réaction du public, je te cache pas que c’est chaud pour ta pomme. Le plus simple pour obtenir une réaction c’est encore d’être un « méchant » et de tous les insulter. Ça marche assez bien. On peut aussi tabasser des femmes, des vieux ou des nains, c’est bien détestable. La foule chantera « You suck ! » Mais si tu fais un vrai truc de ouf, elle chantera « Holy shit ! » par exemple.
On va pas se mentir, les Mexicains et les Anglais restent les boss en public !

NAISSANCE D’UN CHANT
Un exemple d’un chant récent : « YES ! » Là c’est très simple, un petit mec du nom de Daniel Bryan arrête pas de gueuler ça. En ce moment, D Bryan est méchant et il joue le jeu à fond. Une véritable petite teigne insupportable depuis qu’il était devenu champion du monde poids lourd (on passera sur les détails de ce « sacre »).
Lâche, vaniteux, manipulateur, macho, il se cache derrière sa petite amie et ne reculera devant aucune combine pour gagner ses matchs. Ensuite il crie « Yes » plusieurs fois comme un connard. Même quand c’est sa meuf qui a un match, il se démerde pour tricher, la faire gagner et s’attribuer tous les mérites en célebrant à la place de sa copine. En hurlant « Yes yes yes » du haut de la 3ème corde. Au dernier Wrestlemania, quand il est arrivé, toute la foule hurlait déjà « Yes ! Yes ! yes ! » Ensuite, le challenger numéro 1, Sheamus, a profité d’une faute d’inattention de Bryan et lui a dévissé la tête en un coup de pied dans la face et gagne le titre en seulement 18 secondes.
Là, le public hurla YES comme jamais.

LES COMMENTATEURS
Si les commentateurs puent la merde, je te cache pas que tu vas souffrir. C’est super important que les gars soient au taquet, parce que si ils sont pas dans le truc, t’y croiras jamais. Si y a un mec qui intervient et en frappe un autre et qu’ils sont pas foutus de te dire pourquoi, c’est balot. C’est bien aussi quand ils s’envoient des fions entre eux. Parce que bon, ça reste une grosse connerie qu’on est en train de regarder, si c’est trop sérieux, je me barre. En fait il faut des gros fous furieux, à ce poste aussi.

Le mieux c’est bien sûr de guetter ça en VO vu que les gars sont parfois directement impliqués (c’est pas parce que t’es
en costard que tu te prendras pas une botte dans la gueule). Mais mention spéciale quand même à Christophe Agius et Philippe Chereau parce que eux ils me font bien marrer. Ils se sont créés de vrais personnages avec le temps, un véritable duo comique à la complicité évidente. Un coup dans les couilles est ainsi rebaptisé le « Chereau shot » tandis qu’Agius détourne des phrases célebres de la série
Malcolm, des punchlines de rap frinçais et des vannes de Dieudonné. #BAWSS
Sans compter moultes autres références à des chansons d’antan, des bon navets du cinéma d’action et des insultes aux
fans. Sans parler non plus de tous leurs amis imaginaires comme Michel le pilier de bar et Papy l’ancien collabo.  Elle est belle la Frince ! __Les rumeurs veulent que le duo prenne fin sous peu. Et tout cas, chapeau bas, messieurs.

LE MICRO
Et oui, le catch c’est pas du rap frinçais, si t’es nul au crom’, tu dégages.
Faut savoir s’adresser à des salles et des stades remplis. Si t’es pas à l’aise, ça va se sentir, ça va devenir très fastidieux, tu vas calter. Trouve une bonne phrase qui accroche les gens, une catch phrase, et matraque la. Le but, c’est qu’à chaque fois que tu mets un pied dans l’arène et que ta musique d’entrée se fait entendre ça devienne un gros bordel.

INRING
Après, faut quand même assurer dans le ring. Mais comme partout, si t’es déjà super populaire, ça aide. Y a des petits mecs en devenir qui feront des trucs monstrueux et la foule sera pas forcément des plus réceptives. Mais un mec déjà installé qui pète dans une casserole, ça on peut t’en parler pendant 3 mois… C’est un peu comme dans le rap frinçais, de ce côté là.

LES ENTRÉES
Faut savoir que dès que tu ramènes ta gueule, y’a ta musique à toi et tes lumières à toi qui se mettent en marche. Et aussi tes feux d’artifices si t’en as. Et plus t’es côté à l’argus plus tu peux bien prendre ton temps. C’est toujours sympa pour interrompre un connard qui raconte sa vie dans le ring. Une bonne entrée de catcheur ça vaut bien 3 clips de rap frinçais. Et je ne m’appuie sur absolument rien pour sortir ces chiffres.

FACE ET HEEL
Y a les gentils et les méchants, les mecs que la foule acclame et ceux qu’elle hue.
C’est aussi simple que dans Bioman revu par les Inconnus. Les gentils sont appelés Face et les méchants Heel. Quand un mec bien pète un câble et tabasse ses potes puis crache sur le public, on peut dire qu’il fait un Heel turn. L’inverse est fréquent aussi. y’a très peu de catcheurs qui changent jamais tout au long de leur carrière. D’ailleurs, si t’arrives en tant que gentil, t’es juste un héros neutre, une espèce de boyscout. Par contre, en méchant, tu peux te lâcher complètement. Le truc c’est d’être un gros enculé vraiment haï de tous puis devenir gentil. Là, les gens savent déjà que t’es pas irréprochable. Du coup, même si t’es gentil, tu peux insulter salement tes ennemis ou même frapper l’arbitre pendant un match. Les gens vont kiffer quand même.

L’ARBITRE
L’arbitre, il est acteur à part entière du match. Faisant souvent semblant d’être distrait et de pas voir les gens tricher et les interventions d’autres mecs qu’ont rien à
faire là. Et parfois même, il se prend de bonnes grosse baffes dans sa gueule, parce que faut pas déconner. C’est un peu la raison qui fait que malgré des règles établies, tout et n’importe quoi peut arriver.

GIMMICK
Une bonne gimmick, c’est important aussi. Parce que si tout le monde disait « je suis le meilleur athlète, venez on se tape dans un esprit de compétition » ce serait vite chiant. Alors c’est mieux si y’a des gars qui se prennent pour des rappeurs, des pompiers, des chefs indiens, des inspecteurs des impots, des réincarnations du Diable, des cowboys, des communistes, des Cheikh du désert, des monstres de l’opéra, des jetsetteurs, des super héros masqués, des reptiliens, etc… et de mélanger tous ces gens dans de grosses rivalités qui n’ont aucun sens.
« Vous êtes un démon, OK… Mais ça ne vous exempte pas de taxe d’habitation, monsieur ! »
Précisons qu’il y avait une équipe de terroristes arabes à une époque, mais depuis le 11 Septembre on en a plus trop entendu parler, c’est bizarre la vie parfois. Y a aussi eu « La Resistence » des Québécois qui venaient sur le ring au son de La Marseillaise en feignant d’être frinçais et contre la guerre en Irak… Qu’est-ce qu’on se marre.

Y avait aussi le Spirit Squad : des pom pom boys. Des pom pom girls avec des pantalons, quoi… Bah eux, pour moi, c’est un peu l’Entourage, une belle équipe de Heels. Puis ils ont viré Guizmo de manière un peu cavalière. Du coup, Guizmo a fait un face turn et est devenu un favori de la foule. Ça c’était pour faire semblant de parler de rap, un peu.

SHOOT
On peut pas parler de tout non plus, alors on finira là dessus.
Un shoot, c’est quand le catcheur sort volontairement de sa gimmick pour dire un truc qu’il devrait pas. Un exemple connu, c’est quand The American Dream Dusty Rhodes avait été relooké en personnage dont je me souviens déjà plus du nom. Il est arrivé, a pris le micro et à dit avec son franc parlé et sa jovialité coutumière : « Non mais regarde moi ça, je ressemble à l’Oncle Fétide de la Famille Adams… »
Là, il a tué le gimmick. En même temps, Dusty Rhodes, c’est pas n’importe qui, il pouvait se le permettre.
Mais un shoot peut avoir des répercussions bien plus grandes, tu verras ça quand je te parlerai de CM Punk (un bon malade).

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La phrase débile de la semaine 2

il faut bien l’admettre, on en a rien à carrer des élections et vous non plus, alors une nouvelle fois on va choisir une rime au pif ou presque et la décortiquer selon des critères arbitraires mais surtout complètement idiots.

« I NEED MONEY ! man on arrive et tout saigne, on casse la gueule à Bruce Wayne » (Sofiane, I need money)

Cette phrase pose problème à de nombreux niveaux. Il arrive que les rappeurs dérapent en egotrip, mais là ça va beaucoup trop loin. C’est dégueulasse de parler de Bruce Wayne comme ça. Non seulement il passe ses journées dans une cave à s’entraîner alors qu’il pourrait baiser de la pute de luxe en pagaille, mais en plus c’est un super héros. Ajoutons que c’est d’ailleurs le premier et le seul à avoir recruté un banlieusard rebeu de clichy-sous-bois comme acolyte. Il est cool Bruce. Mais c’est apparemment pas assez pour Sofiane et ses amis, qu’on imagine tous surentraînés et dotés de super pouvoirs, parce que sinon Batman tu le niques pas comme ça.

A MOINS QUE le fait qu’il l’appelle par son nom et prénom indique que le need money gang arrive dans une soirée mondaine, trouve Wayne en civil et le tape. Pour préserver son identité, il peut forcément pas montrer ses aptitudes de fighter, donc il se laisse faire. Le fait que le chœur hurle en début de phrase « i need money » peut aussi faire penser qu’il jalouse la fortune du milliardaire, et qu’il organise une vengeance.

Le contresens à ne pas faire : penser que « tout saigne » fait référence aux règles, ce qui pourrait signifier que quand il dit « on arrive et tout saigne » Sofiane se compare lui et ses potes à des menstruations. Ça n’a pas de sens, ce n’est pas flatteur et ce serait stupide.

notre hypothèse : comme beaucoup d’autres avant lui, Sofiane ne doit pas savoir que Bruce Wayne est en fait Batman, ce qui explique qu’il le prenne pour un bolos pété de thunes facile à défoncer.

l’idée bonus : se démerder pour foutre un name dropping de Bane, vu que ça rime aussi. Bane qui restera dans l’histoire comme le seul gars à avoir réellement cassé la gueule (et le dos) à Bruce Wayne, mais que personne ne connaît dans le grand public. Il y a fort à parier que les rappeurs frinçais attendront tous la sortie de batman 3 cet été pour commencer à faire des rimes dessus.

l’idée super bonus : dire « man on arrive et tout saigne, on casse la gueule à Lil Wayne », parce que
1) c’est plus réaliste et ça demande moins d’effort
2) ça fait appel à un antiaméricanisme primaire qui marche toujours très bien auprès du public frinçais
3) même si on aime bien Weezy, c’est quand même très drôle d’imaginer la scène, personnellement je visualise un lancer de nain comme bouquet final.

L’idée maxi bonus de la mort qui tue : se démerder pour citer Bane tout en gardant l’idée de tabasser Lil Wayne. Un combat qui serait sans doute le plus court de toute l’histoire de l’humanité puisque ça donnerait

ça :

contre ça :

Et comme tout combat inégal, c’est toujours très drôle à regarder.

Et ça c’est cadeau, ça me fait plaisir, c’est Sofiane et ses sbires qui capturent Fif dans leur repère secret de super-vilains. On voit que y’a un vrai potentiel niveau bd là, jusque dans la description de Booska-p en dessous de la vidéo : « univers sombre et mystérieux », on respecte à fond.

et ça ça prouve qu’on ne choisit vraiment pas ses homonymes :

A la semaine prochaine pour de nouvelles nanalyses croustillantes et inspirées.

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Ah ouais c’est du catch, des putains de casting (1)

Aujourd’hui je vais vous parler d’un méchant de Batman que j’aime bien.
Déjà je l’aime bien parce qu’il est né d’une façon complètement débile.
A la base Gotham City s’inspire de grandes villes de la côte Est des États-Unis comme Boston mais surtout New York.
Et tu connais la légende urbaine, y aurait des crocos dans les égouts.
Et hop : Killer Croc est là.
Mi homme mi crocodile, il péta Batman dans les égouts.

D’ailleurs vous connaissez tous son background ou à peu près, en vrai.
Tu vois le Pingouin dans Batman le défi ?
Abandonné à la naissance par ses parents parce que trop moche et trop chelou.
Son couffin jeté dans les égouts où il grandira un temps, puis il est recueilli comme animal de foire dans un cirque.
Bah tout ça, en fait, c’est juste pas le pingouin à l’origine.
Ça c’est parce que Timmy (Tim Burton pour les pète-sec) il aime les monstros, les freaks, les trucs de foire et toutes ces conneries.
Pour lui Elephant Man c’est un magazine pour adulte.

Mais à l’origine le Pingounet c’est juste un thug avec un parapluie, hein.
Un peu comme jay Z dans le clip d’Umbrella, sauf que lui c’est plutôt un chameau mais là on s’écarte du sujet.
Donc le côté phénomène de cirque et manouche qu’a très bien retranscrit le petit Timmy ça colle parfaitement au côté forain de Killer Croc.
Seth Gueko et 25G auraient pu faire leurs clips dans le Gotham de 1992, y a pas de souci là dessus.
Mais par contre, à mon grand désarroi, pour sa version du Pingouin Timmy Tim n’a heureusement pas repris un des aspect que j’affectionne tout particulièrement chez Crocky :
Ce mec est aussi un ancien catcheur !

Donc normal que De Vito ait pas intégré ça dans son smoking de pingouin. C’était pas la peine.
Mais du coup, si Killer Croc était porté sur grand écran un jour, qui qui c’est qui nous faudrait pour l’interpréter ?
On va pas se mentir, les catcheurs puent la merde au cinéma, mais c’est quand même d’eux que je vais parler.
Parce que ces saloperies de catch à la con, c’est aussi une de mes nombreuses passions de merde et ça fait longtemps que ça me gratte de tous vous faire chier avec ça.

Mais j’ai fait semblant de faire un effort avec ce petit montage :

J’en vois 2 ou 3 moins cons que les autres qui m’interrogent du regard…
Alors déjà vous allez baisser les yeux, je suis pas ton pote.
Ensuite, je vous répondrai que non, effectivement, ça n’a aucun rapport avec le rap Frinçais. J’en ai rien à secouer et si vous êtes pas contents, allez vous mettre la merguez sur le grill. En vous remerciant.
Y en a qui se disent « Il déconne, en vrai il va pas parler de catch »
Je t’assure que si.
Alors je sais, pour beaucoup d’entre vous, le catch, c’est de la merde, c’est juste un truc de gros cons totalement dégénérés.
Et c’est parfaitement fondé comme opinion,  quelque part c’est ça qui rend ce sport si noble dans sa profonde débilité.
Faut dire que le catch ça nous passe totalement au dessus, à nous, les céfran.
Tu penses bien, c’est du divertissement pour du divertissement, on sait pas faire ça. Chez nous, on aime te prendre la tête avec tout et n’importe quoi. Faut toujours l’excuse « On apprend des choses » « Y a un message » etc.

Et sous couvert de cette très mauvaise excuse, on nous inonde de saloperies pompeuses où l’instinctif et l’impulsif vital à toute création est sacrifiée sur l’autel de la sacro sainte bienpensance (ce passage fait pompeux aussi mais c’est pas pour défendre le  catch, c’est pour attaquer la frince).

Des trucs qui sont juste là pour te détendre, pour te faire décompresser, c’est tout de suite considéré comme étant quelque chose de négatif… On sait pas trop pourquoi.

D’ailleurs, c’est marrant, je pense exactement la même chose des trous du cul qui m’emmerdent avec leurs conneries de « vrai » rap Frinçais je sais pas quoi.
Des abrutis qui sucent encore New York sans raison, qui tiennent des discours dépassés genre « Nique le rock et la variété » Ouais… c’est bien.
Moi c’est les haricots verts que j’aime pas, tu vas en faire un album ? Non ? Bah ferme-la.

Pour te dire, l’une des plus grandes star du catch a avoir jamais foulé un ring, c’est Andre The Giant.
Ou plutôt André Le Géant !
Un mec de Grenoble ! Un fils d’immigrés parti tenter sa chance aux Etats Unis et qui a tout niqué ! Je sais pas toi, mais moi, ça me parle.
Et à la mort de ce gars là, ça a laissé un tel vide (il était gros, faut dire) qu’il a fallu inaugurer un hall of fame du catch (comme dans d’autres sports comme la boxe, notamment).
Et ouais mon pote !
Un putain de Frinçais qui a braqué la postérité et même si on t’en parlera jamais ici, ce mec est respecté aux USA, au Canada, au Mexique, à Portorico, au Royaume Uni, en Iran, au Japon, dans les îles Samoa ou je ne sais où encore (est-ce que je sais si les inuits guettent du catch?).
Et bin ce mec là, tout le monde s’en contre branle sur la table basse en Frince. Nul n’est prophète en son pays et chacun sa merde, j’imagine.

« Mais c’est même pas un vrai sport ! »
Qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Nan, sérieux ? Je vois bien que ça en chagrine certains, mais je sais même pas pourquoi. OK, c’est pas du vrai, ils savent à l’avance ce qu’il va se passer… Et alors ? Y’a plein de cons qui sont allés voir Titanic tout en sachant que le bateau coule à la fin.
Tu peux même aller le revoir en 3D si tu veux, c’est ta vie. A l’inverse, dans un match de ping pong, les résultats sont pas connus à l’avance, c’est pas pour ça que tu vas remplir des stades avec cette merde.

J’aime bien le catch parce que c’est un vrai truc de gros bousillés de la gueule.
Ces mecs peuvent se foutre des coups de chaises dans la tronche, sauter d’une échelle de 3 mètres pour écraser l’autre, le fouetter avec des câbles de batterie, se foutre des essuies-glaces dans les trous de nez et les mettre en marche, finir avec la gueule de leur pote dans les fesses (littéralement) s’éclater les couilles sur une planche pleine de barbelés et le plus souvent pour ne même pas gagner le match.
Là, quand tu sais que c’est prévu à l’avance et que le mec y va quand même… Quelque part c’est encore plus magnifique dans le désespoir.
J’ai envie de dire que ça force le respect.
Mais je le dirai pas.
Tout ça pour la joie de petits et grands venus assister à une bonne bagarre en famille ! Ces mecs doivent vraiment souffrir de carences affectives monstrueuses qu’ils compensent à coups de traumatismes crâniens.
Un exemple flagrant, c’est Chris Benoit, connu pour 2 raisons :
Il se prend un sharpshooter de Bret Hart dans le générique de Malcolm.
Et à force de faire son finish qui était une descente de la tête de la 3ème corde (c’est à dire qu’il se laisse tomber du plus haut possible pour que sa tête choque la tête de son adversaire, déjà au sol) il en a développé des lésions au cerveau très importantes qui expliqueraient qu’un jour il a pété les plombs et massacré sa famille avant de se donner la mort.
Ouais… C’est bien… Mais c’est dans le ring qu’il fallait faire ça ! Pas dans ta cuisine !
T’as pas pensé aux fans, Chris, t’as déconné…
Blague à part, j’espère que là où t’es tu as trouvé la paix que tu ne mérites peut-être pas mais dont tu as grand besoin, RIP.

« Por que si no fuera un payaso seria un asesino »
Si je n’étais pas un clown, je serais un assassin. Dixit un des personnages principaux de « Balada Triste » un film de Alex De La Iglesia (si tu sais pas qui c’est, pour le situer : c’est un mec qui peut faire kiffer le public d’Almodovar et de Tarantino EN MÊME TEMPS).

Parce qu’en vrai, pour vouloir faire catcheur, faut déjà avoir de drôles de pulsions à la base.
Et c’est pas moi qui te jugerais pour ça, des trucs bizarres, des réflexes à la con et des envies d’autodestructions sordides, franchement, on est beaucoup à en avoir. Si t’as ce genre de saloperies, je préfère que t’ailles faire le clown sur un ring si c’est ton truc.
Et je dis même pas clown comme une insulte.
Je te parle du vrai clown, celui qui va piocher au plus profond de sa personnalité, de ses anomalies, de ce qui fait qu’il est ce qu’il est, sans honte, juste pour divertir les gens.
Alors, c’est sûr, t’y laisses des plumes, c’est ça aussi être écorché vif. Crois pas que ce soient juste des cons, ils savent peut-être ce qu’ils font. Peut-être que c’est leur choix de mettre leur vie en danger pour ça. Peut-être qu’ils sont au courant de tout ça.
Mais faut bien faire quelque chose de sa vie.
Et s’ils meurent, au moins ils le feront en faisant ce qu’ils aiment : se mettre en slip devant plein d’enfants !

Dans notre prochain hors sujet, on brossera le portrait de sympathiques gaillards qui aiment les slip en latex et les cordes (ouais, ça me fait marrer) qui seraient susceptible d’interpréter Killer Croc au cinéma . Et ce, que vous en ayez quelque chose à secouer ou non.

Et ça c’est bonus :

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Cinéfilou

A la demande générale de toi tout seul, voilà ce que je retiens. Ce n’est pas un top, c’est encore moins un bilan et surtout pas une analyse. Certains films sont là parce qu’ils le méritent, d’autres c’est l’inverse, et d’autres je les ai juste oubliés.

Warrior
Pour la prestation de Tom Hardy, essentiellement. Totalement bestial, avec une violence contenue qui peut péter à tout moment, et des fêlures sur la conscience qui le parasitent jour après jour. Après c’est un peu le même syndrome que The Fighter, c’est pas tant un film de sport de combat, c’est surtout un drame familial avec ça en toile de fond. Mais contrairement à The Fighter, ça n’empêchera nullement le film de devenir totalement sauvage sur les 45 minutes de fin, où le tournoi a finalement lieu. Alors là n’étant pas trop spécialiste du MMA je peux pas dire si la façon de filmer les combats est réaliste ou fantaisiste, mais ce qui est sûr c’est que la brutalité est transmise à l’écran. C’est pas de l’escrime, c’est je te fonce dessus et si tu lèves ta main tu dis au-revoir à ton épaule. Toutes les scènes de Hardy avec Nick Nolte (son père & entraîneur, ex alcoolique) sont évidemment tristes et belles, Joël Edgerton se fait d’ailleurs un peu éclipser, mais il ne démérite pas. Et y’a bien sûr le combat final, sur une musique appropriée.
Et l’habitude de Hardy pour clôturer ses combats est juste magique : il couche son adversaire en moins de 2 minutes, le met K.O en s’acharnant sur lui au sol, et fout un chassé dans la porte de la cage avant même que l’arbitre ait fini le décompte, en se barrant sans saluer le public. Un gimmick à l’image du mental du perso : il a pas le temps pour vos conneries. Cela présage du très très bon pour le prochain Batman où il incarnera le légendaire bad guy Bane.

Drive
C’est très rare que je kiffe un film juste pour son ambiance, et pourtant ça doit bien faire 5 ans que j’ai pas vu un seul long-métrage en étant sobre. Mais là, c’est vraiment ça. Y’a des plans magnifiques, des ralentis qui normalement me ferait atrocement chier mais qui m’ont scotché, bref, c’est l’anti fast & furious, et après tout pourquoi pas. C’est juste dommage que beaucoup d’attardés se soient pignolés dans la presse en disant « chef d’œuvre de l’année », parce que c’est pas le cas et ça a déçu pas mal de gens du coup. C’est juste un film noir très stylisé, avec des acteurs classes dedans. Concernant le principal, Ryan Gosling, bah pour un mec qui a si peu de répliques ça passe crème, t’as même l’impression de voir un film de Kitano à certains moments, sauf que la marche à pied fait place à la conduite.
Le petit bonus : si t’as vu le reportage « Caïds des cités, le nouveau visage du grand banditisme » tu pourras t’amuser à comparer la course-poursuite du voleur de voiture Renard avec la scène d’intro du film où le driver se retrouve exactement dans la même position (débouler juste en face d’une voiture de keufs et taper l’esquive avec brio)

Thor et Captain America
deux des pires films de super héros qu’il m’ait été donné de voir ces derniers temps. Le premier aligne des gags dignes de Godefroy de Montmirail (thor découvre le coca, thor se prend une seringue dans le cul, thor découvre le taser, thor se prend deux fois de suite un camion dans la gueule) avec pour grand méchant un type qui semble être élie semoun avec un casque cornu sur la tête. Le second a un passage de comédie musicale, et une fin tellement mal écrite qu’involontairement, on nous présente un héros qui sort de son hibernation en 2011 et qui est toujours puceau, puisque comme il le dit lui-même, avant sa transformation, les femmes ne lui parlaient pas, et après, bah il a pas le temps, c’est la guerre. Chapeau les mecs.

crazy stupid love
le « feel-good-movie » de l’année, comme on dit en Papouasie. Gosling qui joue les Hitch avec Steve Carell c’est très bien, le côté American Beauty version comédie légère passe crème, en gros c’est une famille totalement névrosée (père, mère, fils et baby-sitter compris), où tu sais jamais qui est le plus à l’ouest, mais filmé avec tendresse, sans cynisme. Très vaudeville à certains moments, avec en plus une petite surprise à la fin qui est amenée suffisamment discrètement pour que tu te dises « ah mais ouais bien vu putain ». Un film qui met de bonne humeur, c’est pas tous les jours que ça arrive.

tintin
alors je pourrais dire que Hergé est un génie avec un côté taquin en citant tintin au congo, mais on a tous passé l’âge et il est probable qu’il fut également antisémite, non pas que ça rattrape quoique ce soit, mais si ça a pas empêché Spielberg de kiffer sa race (no jeu de mot) en filmant ses fantasmes en motion capture, pourquoi pas. Je n’ai pas vu ce film et je n’ai pas vu avatar non plus, ça ne m’empêchera pas de penser que c’est indéniablement de la merde faite par et pour des gens qui confondent ciné et parc d’attraction. Barrez vous au futuroscope et laissez les grandes personnes bosser bande de cons.

hugo cabret
Scorsese qui fait un film pour enfants en 3d, ça laisse dubitatif. Sauf que c’est pas vraiment pour les gosses, c’est juste que les héros sont des enfants, nuance, et la 3d est, ô miracle, utilisée à bon escient pour embellir certaines scènes. Après si tu attends le Scorsese des Affranchis, Casino ou Taxi Driver et Raging Bull, il est clair que tu rendras ton déjeuner dès le premier quart d’heure. Mais quand le perso joué par Ben Kingsley se révèle être Georges Méliès, alias monsieur papa du ciné ou presque, on comprend où Martin a voulu nous emmener. C’est juste un cinéaste qui vieillit et qui nous dit voilà, à la base, ça c’est la raison pour laquelle j’ai voulu faire ce métier, pour faire rêver. Hugo qui a des étoiles dans les yeux devant Kingsley, c’est Scorsese lui-même. Bon en plus y’a Chloe Moretz, alias Hit-Girl de Kick-Ass, elle a un passe droit à vie ici (et dans les fantasmes malsains d’un pote à nous, mais c’est pas le sujet). Un film qui repose sur un principe simple, le cinéma, c’est aussi retrouver son âme de gosse attardé qui est ébloui par des trucs qui lui en mettent plein la vue. Si tu as perdu ton âme d’enfant, tu peux te bourrer la gueule et te droguer devant le film, ça marche aussi.
En tout cas c’est déjà bien mieux que son remake du mythe d’Oedipe à Atlantic City dans sa série de merde. Parce que jusqu’à preuve du contraire, Scorsese qui veut retrouver son mojo période mafieuse, ça fait dix ans que ça foire, et qu’il est contraint d’avoir les mêmes rapports avec DiCaprio que ceux de Tim Burton avec Johnny Depp. Même rôle, dans tous ses films, tout le temps. Ce n’est pas sale, mais presque.

super
comme son nom l’indique. le chef d’œuvre de l’année (oui, là j’ai le droit de le dire) qui n’est bien sûr jamais sorti en salle dans notre beau pays. Pour faire simple, c’est Kick-Ass version série Z, avec un cinglé qui croit que Dieu lui a dit de devenir un super-héros (joué par Rainn Wilson alias Dwight de The Office), et comme side-kick Ellen Page (Juno, Hard Candy) une petite foldingue vendeuse de comics qui s’avère être un danger public doublé d’une prédatrice sexuelle (probablement à l’origine de LA scène qui provoquera le refus du visa d’exploitation). Kevin Bacon fait son retour en méchant un peu roublard et sans honte (piquer la femme de quelqu’un et demander au mari de lui préparer des œufs brouillés, what else) et Liv Tyler joue la femme en détresse constamment sous drogue. C’est gore, crétin et évidemment hilarant.

Scream 4
C’était pas du tout gagné de revenir avec sa saga d’il y a dix ans (déjà…) pour le père Craven. Il a donc fait ce qu’il fallait pour pas se rater : reprendre la recette du tout premier (parce que les deux autres, c’était clairement du guano) et l’actualiser. On avait des tueurs qui se référençaient aux classiques de l’horreur ? Bah en 2011 ce sera les remakes et les tueurs qui se filment eux-mêmes, puisque c’est la mode. Et ça marche, c’est à la fois drôle et complètement con, mais assumé.

Super 8
Réussi sur la forme, mais qu’est-ce que c’est niais putain. Le côté remake inavoué d’E.T (sauf qu’au lieu de téléphoner maison il fait sa crise d’ado et casse des trucs quoi) est atroce, la fin est très J.J. Abrams, c’est à dire on t’explique rien et on étale des bons sentiments sur la moquette en priant pour que ça cache le trou noir monstrueux du scénario.

Paul
Ah bah là c’est déjà bien mieux, et l’extraterrestre est un petit rigolo doublé par Seth Rogen qui donne la réplique aux deux fous furieux Simon Pegg et Nick Frost (duo gagnant de de Shaun of the dead et Hot Fuzz). On aura donc de la bonne punchline, une apparition clin d’oeil de LA boss des films d’alien, et des seconds rôles joués uniquement par des membres de la comic mobb (appellation non homologuée regroupant les types du Frat Pack, du crew Appatow et du Saturday Night Live)

La planète des singes : les origines
Surprise intégrale. Un film qui suit la mode des prequels, et qui s’attaque à une saga ultra datée, et, soyons clair, assez ringarde. Moi quand j’étais petit et que j’ai vu le tout premier film, je m’attendais à ce qu’un type hurle à tout moment « OMO EST LA ET CRAPOTO BASTA ». Et pourtant, ce nouveau film réussit son pari. Non seulement c’est bon en soit, la performance capture est pour une fois utilisée à bon escient, mais en plus ça arrive à te caser des scènes d’émotions alors que ça reste un putain de singe de merde (« joué » en performance capture par Andy Serkis, qui entre ça, Gollum et King Kong, devient un expert du genre). La genèse réécrite du soulèvement des primates, avec César qui devient une sorte de Che Guevarra macaque totalement improbable (la scène où il stoppe un gardien qui veut le frapper en lui hurlant « noooooooooooo » est au top de ce mélange, poignant ou mongol, quitte ou double, pour moi c’est les deux), l’origine de la disparition de la race humaine, les clins d’œil nombreux mais assez subtils aux précédents films de la saga (le nom de césar, la cage où le nom Cordélia est inscrit, la réplique « ne me touche pas sale macaque » qui est la première que criait Charlton Heston, la navette spatiale dont on a plus de nouvelles, les colliers utilisés pour garder les singes en captivité qui sont les mêmes que ceux dont les singes se servent pour entraver les humains dans la saga…), tout ça contribue à la qualité du truc.

Fighter
Oscar du second rôle amplement mérité pour Christian Bale, juste parfait en camé totalement perdu qui aime son frère à sa drôle de façon. Sinon bah y’a eu Rocky, là y’a The Fighter, pas grand-chose à dire d’autres, Melissa Leo est très bien aussi en mère à la ramasse, et Amy Adams sort les griffes en petite amie combattive, assez inattendu pour ceux qui l’ont connu via la « comic mobb » (elle a fait ses premières armes dans Ricky Bobby et The Office). Le parcours du combattant du héros, d’abord loser du ring qui se hisse au plus haut niveau, fait plaisir à voir, d’autant que c’est une histoire vraie.
Le bonus : la toute dernière scène qui convoque les vrais frères qui ont inspiré le film, où tu t’aperçois que Bale et Wahlberg ont juste collé à la réalité. L’un est super exubérant, fait des blagues de merde, taquine tout le monde, tandis que l’autre, le champion, reste super réservé et timide, presque effacé. Sympa. Par contre y’a une suite dans les tuyaux, là j’attends de voir, le film se suffisait à lui-même, mais bon.

Bon à tirer vs Very bad trip 2
A ma gauche, le retour de l’ancienne école, les frères Farelly (Mary à tout prix, Dumb and dumber, etc), qui à part du renouveau côté acteurs, continuent d’appliquer leur recette de toujours. A ma droite, l’équipe du moment, qui elle se contente de pratiquer l’auto-remake (c’est exactement le premier film mais transporté à Bangkok) de manière totalement décomplexée.
Au final, deux films amusants, avec un bon rythme de chaque côté, et qui finissent par se rejoindre sur quelques aspects : les quadras lâchés dans la nature qui font des folies mais n’assument pas et veulent surtout rentrer à la maison, les gags cracra, les cuites qui font faire des conneries, la drogue… Le côté miroir est aussi accentué par l’itinéraire des héros : ceux de Very Bad voudraient se poser mais se foutent dans des emmerdes malgré eux/ceux de B.A.T font tout pour qu’il leur arrive des trucs de ouf mais n’y parviennent pas.
A noter que les séquences les plus trash n’apparaissent que dans le générique de fin de Very Bad Trip 2, tandis que chez les Farelly, elles sont bien là pendant le film (pet foireux, gros plan sur une bite, tout ça) et c’est un personnage secondaire qui anime la dernière séquence pré-générique avec son imagination débordante.

Balada triste
Parce que l’Espagne, parce que le cirque, parce que les clowns cinglés ça reste une valeur sûre depuis le Joker et Il est revenu.

The Murderer
La magie des films noirs coréens : aligner plusieurs dizaines de meurtres en gros plan, sans jamais utiliser d’armes à feu (le seul qui en use, c’est un keuf et il tire par accident sur son collègue, bravo à lui). Ça taffe au schlass, au marteau, à la hache, et même à l’os de gigot d’agneau (si si). Sauvagerie hors-norme et pourtant belle à l’écran. Sans oublier le cynisme ultime de la scène post-générique.

Jack et Julie
sans doute la pire bande-annonce que j’ai vue depuis 10 ans, facile

Une soirée d’enfer
Un film sur des jeunes, de la tise, de la drogue, du cul, et une soirée qui part en couilles. Vu et revu, mais c’est sympa de retrouver l’acteur de that’s 70’s show Topher Grace. D’autant que ça se passe dans les années 80, t’as vraiment l’impression que c’est le même personnage mais quelques années plus tard. C’est aussi la confirmation d’une chose : les années 80 ça craint un max. C’était tellement de la merde qu’en ce temps là, les gens les plus cools étaient des gothiques, c’est dire le niveau.

Sucker punch
Zack Snyder est très fort pour faire des trucs graphiquement impressionnants, et nul à chier pour à peu près tout le reste. Il nous l’a prouvé dans 300, où tous ses ajouts par rapport à la bd de base sont à chier, et il s’est attaqué à Watchmen, comics inadaptable qui a logiquement donné un film improbable et pour certains incompréhensible. Autant dire qu’écrire des scénarios à partir de rien, c’est pas pour Zack. Mais pourtant il tente ici l’expérience. Et c’est magique, il se rend absolument pas compte mais du coup, il se sert de références déjà existantes, il pille totalement des films, livres, bd (mangas et comics) et même jeux vidéos. Globalement, Snyder qui écrit le script de Sucker Punch, c’est un type qui rentre dans un restau, lit attentivement la carte, et commande à peu près tous les plats les plus chers. Puis il les mélange dans une grande assiette et décrète que ce plat final, et bien c’est lui qui l’a cuisiné. T’auras donc pelle-mêle des samouraïs designés façon Jin-Roh, des orques du seigneur des anneaux, un dragon, des cyborgs, des soldats nazis-zombies, le tout sur une trame vue et revue de rêve dans le rêve qui sans doute symbolise la réalité blablabla j’ai pas d’idée mais je fais semblant. Même la bo, c’est des reprises de sons style where is my mind et sweet dreams (c’est subtil hein) en version rallongée et encore plus pop. C’est une sorte de merde stratosphérique mais qui vaut le coup d’œil dans le sens où tu sais jamais jusqu’où ça va se permettre d’aller dans la connerie. La fin du film nous confirme que Snyder est un homme qui aime repousser les limites. J’imagine même pas ce qu’il est en train de faire pour le prochain Superman, parce que oui, c’est bien lui qui a hérité du projet.

Intouchables
Énième confirmation sur un état des lieux formidable : en France, les plus gros succès du box-office sont des téléfilms. Et pourtant je souhaite à celui-là de dépasser le score de Bienvenue chez les Chtis, sincèrement. Parce qu’un noir ex-taulard et un tétraplégique >>>>>>>>>>>>>>> n’importe quel projet de Dany Boon impliquant un usage répété de l’expression « biloute ». Cela n’empêche que les deux ont déjà des remakes prévus outre-atlantique, mais Intouchables a un petit bonus : la réaction outrée d’un critique américain qui trouve le film totalement raciste. Priceless. Intégration ratée vs communautarisme golmon : COMBAT D’INFIRMES

L’Irlandais
le ptit film british de fin d’année qui fait plaisir, comédie policière avec un perso décalé parfaitement incarné par Brendan Gleeson, secondé par Don Cheadle. Sans oublier Mark Strong qui reprend un peu son rôle dans Kick-Ass, l’accent italien en moins. En gros il passera tout le film à être consterné par à peu près tous ceux qui lui adressent la parole.

Black swan
dans la catégorie « on fait style que va y avoir des trucs de ouf dans une ambiance mystérieuse mais en fait non et tout le monde a deviné la fin dès le premier ¼ d’heure », Black Swan se pose là. C’est de la merde, il se passe rien, même la scène de minouchage entre Portman et Kunis ne vaut pas le coup, le gâchis de l’année.
Respect malgré tout à Aronofsky pour filmer un gugusse déguisé en cygne à taille humaine en train de taper dans les fesses de Mila Kunis. De la zoophilie de luxe que tout le monde prendra pour une métaphore onirique d’on ne sait trop quoi, bravo à tous.

Tree of life

parce que même moi je prendrai jamais assez de drogue pour apprécier ce genre de bouse contemplative intersidérale de 6 heures qui pète largement plus haut que son cul, surtout que Sean Penn explique lui-même ne rien entraver au résultat final.

X-men first class
Extrêmement décevant de la part du réal de Kick-Ass, d’autant que maintenant il est coincé sur cette nouvelle saga. Hormis les deux acteurs principaux excellents et l’apparition clin d’oeil de Wolverine,  on a droit à une sorte de Harry Potter à l’école des mutants avec des gags de merde et des amourettes gerbantes. Après, Mystique qui dit solennellement « mutant and proud » façon black and proud c’est sympa mais ça fait pas un film.

Ceux qui sont cool mais dont je vais pas parler, soit parce que je les ai pas vus, soit parce que je les ai vus mais que je m’en rappelle pas, soit parce que je veux juste pas en parler :

l’ange du mal : un cran en-dessous de l’excellent Romanzo Criminale, mais de bonne facture, comme on dit à la poste
Un jour : le quota romance
Restless : le film agréablement chelou
De bon matin : le drame frinçais sans pitié
The artist : parce que c’est vrai que faire du muet noir et blanc en 2011, fallait oser
We need to talk about kevin : huis-clos bien étouffant
Carnage : sacrés dialogues
Shame : Fassbender au top

Deux répliques géniales dans des films à chier

« Eat my shit », La Couleur des sentiments

Années 60, l’histoire d’une gentille blanche du sud des states qui aide des noires encore plus gentilles à s’émanciper gentiment. Ça aurait pu s’appeler la couleur des bons sentiments et avoir Zazie au générique de fin que ça changeait pas grand-chose. MAIS une scène rattrape presque toute la guimauve environnante. Au début du film, une domestique commet l’affront de pisser non pas dans le cabanon dehors (sous la tempête, ça c’est le petit bonus) mais dans les mêmes chiottes que sa maîtresse, blanche, raciste, cacaboudin. Celle-ci, maniaque de l’hygiène qui ne veut en aucun cas avoir de contact avec le peuple couleur Nesquik, s’empresse de la virer. Par la suite la domestique évoque une certaine vengeance de sa part, mais n’en dit pas plus. Et vers la toute fin, tu as ce génial flash-back : la renoi revient voir son ex-patronne, pour s’excuser de son attitude inqualifiable. En bonne cuisinière, elle sait comment l’amadouer, elle lui a donc amené un gâteau. Mais ça suffit pas pour l’autre, qui lui explique qu’elle fera en sorte que plus personne ne prenne la renoi à son service comme bonne, parce que vous comprenez, certaines limites, dépasser, il ne faut pas. Cela ne l’empêche pas de se goinfrer avec le gâteau. Entre deux bouchées elle relève la tête et dit « bon bah on a plus rien à se dire, vous connaissez le chemin, non ? » et l’autre la regarde dans les yeux fixement en disant si, j’ai un dernier truc à vous dire, je vous emmerde. Et chez les cainris, le verbe emmerder existe pas vraiment, l’équivalent est plus littéral, ça donne donc en vo : « Eat my shit ». Tout ça en regardant la bourge, puis le gâteau, avec des yeux joyeusement sadiques. Je te fais pas un dessin, mais t’as compris qu’on est pas chez Maïté ou Jean-Pierre Coffe. Le comble étant la daronne de la blanche qui entre deux éclats de rire lui fait « et en plus t’en as pris DEUX parts ».

et comme ça nous permet une merveilleuse transition toute en finesse, voici

« I cannot believe i’m here auditionning for a Quentin Tarantino’s film ! », The Human Centipede 2 : Full Sequence

Là c’est très important de contextualiser. La meuf qui dit cette réplique est en fait une des actrices du premier film Human Centipede, et elle est venue jusqu’à Londres parce qu’un débile mental obsédé par le film l’a attirée en lui faisant croire qu’elle venait passer le casting du prochain Tarantino. La conne a donc toute une tirade où elle fait sa star en pensant candidement qu’elle est en route pour la gloire. Une langue arrachée et un anus en confettis plus tard, elle comprend que ce sera un peu plus compliqué que ça. Bienvenue dans la grande famille du cinéma, princesse.

Quant au véritable et indétrônable grand gagnant de cette année cinéma 2011, cela restera bien évidemment, comme tout le monde pouvait s’en douter, roulements de tambour, tintintin :

The Dark Knight Rises

et ouais, il déboulera en salles seulement à l’été 2012 mais c’est comme ça. la bande-annonce, sortie pourtant tardivement, est déjà la plus vue de l’année, et, comme son prédécesseur, un prologue de 6 minutes a été diffusé dans certaines salles américaines. 6 minutes qui enterrent bien entendu l’intégralité des sorties ciné de 2011. Nous y reviendrons plus tard, parce que j’en ai marre d’écrire là. En attendant, matez de bons films, ou des mauvais, mais ne matez aucun Twilight. Jamais.

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HousnInception (intro)

Au sommet d’un building (ça c’est la classe), un homme est pensif. Il scrute un écran d’ordinateur. Après avoir parcouru certains comptes twitter et facebook, regardé certains clips et écouté certains sons, il pousse un long soupir. Puis il appuie sur un bouton d’interphone.

Le type – Suzanne, j’ai pris ma décision. appelez-moi l’équipe de choc.
Interphone – écoutez, pour la dernière fois, moi je suis le gardien du parking, et je n’ai aucune idée de quoi vous parlez.
Le type – ah merde. Autant pour moi.

Quelques heures après qu’il ait lui-même composé le numéro sur son téléphone (parce qu’on n’est jamais mieux servi que par sa main, ou ptêt parce que cet homme est profondément cinglé et que Suzanne n’a jamais existé), deux hommes, à l’allure patibulaire mais presque, entrent dans l’immense bureau. Parce que si t’es au sommet d’un building, c’est pour avoir un immense bureau, pas un studio de 25m2 avec des fientes de pigeons sur les rebords de fenêtre.

Le type – bonjour messieurs. Je vous ai fait venir parce qu’il y a une certaine affaire que je souhaite que vous preniez en main.
Kertra – faut tuer un pitbull ?
Le type – Hein ? Mais non.
Kertra – non parce que moi ça me pose pas de problème, simplement faut le dire maintenant quoi.
Weedy – nous prévenez pas à la dernière minute
Le type – Ecoutez, personne n’aura besoin de tuer qui que ce soit, encore moins un chien…
Kertra – un pitbull.
Le type – non mais de toute façon…
Kertra – Je m’attaquerai jamais à un caniche ou un chihuahua J’ai une réputation quand même.
Le type – Bref. J’ai besoin de vos services pour une mission très spéciale. Vous allez devoir implanter une idée dans le cerveau de quelqu’un. En vous infiltrant dedans ses rêves dedans sa tête.
Kertra – …
Weedy – …
Le type – Mais ne vous inquiétez pas, c’est un procédé qui est possible scientifiquement. En fait, on va injecter un produit à notre cible, puis on va vous injecter le même produit, et…
Kertra – ça a l’air laborieux et chiant. Vous avez qu’à dire que c’est de la magie ou une connerie du genre.
Le type – Ben… oui mais bon… la magie ça fait pas sérieux ni crédible
Weedy – on a dépassé ce stade depuis longtemps je pense. Surtout que vous avez un masque de Mickey sur la tronche.
Le type – C’est pour l’anonymat ça. Bon. Voici la cible. (il sort une photo)
Kertra – mais ?
Weedy – c’est ?


Le type – ça va, c’est Rohff, on va pas faire comme si y’avait du suspens non plus, c’est dans le titre de toute façon. Vous le connaissez bien, c’est un peu vous et vos potes qui lui avez mis le pied à l’étrier dans le rap, vous l’aimez bien et c’est réciproque, vous êtes donc les hommes de la situation.
Weedy – vous voulez qu’on lui fasse quoi ?
Le type – je veux que vous le fassiez redevenir comme avant.
Kertra – facile, ça. On lui pète sa dent et le tour est joué.
Le type – non, non, non. Je veux dire comme avant, comme il était avant. Avant d’accuser la météo quand son album vend pas, avant le feat avec Jena Lee, avant de clasher Booba tous les 4 matins sans jamais dire son nom, avant d’insulter la terre entière sur les réseaux sociaux. C’est le Rohff d’avant tout ça que je veux retrouver.
Weedy – ah ouais quand même.
Kertra – c’est vrai que c’est plus que tendu. Surtout si on fait face à des pitbulls surentraînés.
Le type – c’est pour ça que vous allez être aidés par un expert. D’ailleurs le voilà qui entre.
Orelsan – heu… salut les gens.
Weedy – c’est qui lui ?
Orelsan – en fait moi c’est orelsan. Vous m’avez pas reconnu sans doute parce que j’ai laissé pousser mes cheveux.
Kertra – et aussi parce qu’on sait pas qui t’es.
Weedy – en quoi il va nous aider dans la tête d’Housni ?
Le type – c’est un expert de tout ce qui est rêves et tout ça.
Orelsan – ah non pas du tout.
Le type – mais si. Les histoires de rêves imbriqués et de trucs complexes et cools c’est des trucs de geeks, et t’es le roi des geeks. En plus t’aimes les super héros, genre batman tout ça.
Orelsan – ouais mais je vois pas le rapport.
Le type – Batman a été réalisé par Christopher Nolan. Qui a aussi réalisé Inception.
Orelsan – …
Kertra – en fait vous avez juste appelé un type au hasard quoi.
Le type – possible, mais j’ai pas le temps d’en chercher un autre plus compétent, en plus j’ai déjà dépassé le budget.
Weedy – comment vous avez fait ? Parce que vous avez pas spécialement parlé de nous payer jusqu’ici.
Le type – Hé ho ! Vous avez vu où on est ? Le building ? La taille du bureau ? La fontaine à l’entrée ? C’est pas gratuit tout ça hein. Maintenant, partez, un hélico vous amènera à la cible.
Kertra – un hélico ? Mais rohff je sais où il crèche, c’est à deux rues d’ici.
Le type – écoutez, j’ai acheté un hélico juste pour l’occasion, alors faut quand même le rentabiliser un minimum.

Sur le chemin de chez Rohff. La Hous’House comme on dit dans le jargon.

Weedy – faudrait pas que ça nous prenne la journée non plus
Kertra – grave, on a notre dernier brako à préparer, j’espère que ce sera vite expédié cette histoire
Orelsan – ouais, j’ai pas envie de louper la rediff de Full metal alchemist.
Weedy – n’ouvre pas la bouche quand tu m’adresses la parole.
Kertra – moi je pense à un truc. Imagine que dans le rêve de Rohff où on va, à un moment, sans prévenir, tac ! On tombe sur un pitbull. Parce que le type a dit qu’on aurait pas à tuer de pit. Mais dans ce cas, est-ce qu’on doit…
Weedy – faut vraiment que t’arrêtes avec ça.
Orelsan – en tout cas il a bien changé Mickey Mouse, je trouve, surtout au niveau de la voix.
Kertra – …
Weedy – …

on the road again.

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