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The Roots

Il repart alors que tout le monde l’acclame, il revient quand personne n’en veut : vous l’aurez compris, il était plus que temps d’accueillir une nouvelle intervention de notre collègue helvétique, j’ai nommé Big Paul Castellano*

Autrement dit les racines, ici je ne vous parlerai pas de Kunta Kinté ainsi que des nombreuses générations qui suivirent la naissance de cet enfant ordinaire né sous un ciel étoilé.

Non, nous parlerons du but de ce parcours semé d’embûches, d’Afrique aux Amériques, qui aura couté la vie à des millions d’êtres humains. La solution finale, le plan ultime de l’homme blanc, la volonté inébranlable du dépassement de ses propres limites afin de détrôner l’homme noir dans les deux seuls domaines où il se sent en supériorité. J’ai nommé le sport et la chanson (la danse étant pour les homosexuels et le blavog étant un site homophobe, nous n’en parlerons pas).

Même si certains artistes (Elvis Presley : chanteur) ou sportifs (Larry Bird : basketteur) qui, ne nous le cachons pas, ont du sang noir, arrivent à égaler voire surpasser les leaders du secteur, l’homme blanc n’a toujours pas trouvé de solution à ce problème majeur.

Je pourrais faire une liste des différents sous domaines dans lesquels nous excellons (en gros tous les autres) mais concentrons nous sur la chanson, plus particulièrement le rap. Depuis 1970 nous n’avons jamais eu de titre, malgré les nombreux efforts entrepris c’est le statu quo et pas Stat Quo le rappeur noir je te vois venir petit malin.

En voici les raisons principales.

A. LE VÉCU

Pour faire du rap, il faut tout d’abord avoir quelque chose à dire, que ce soit de simples cris ou des textes à rimes plus ou moins engagées sur un sujet plus ou moins précis.

Même si aujourd’hui cela ne veut plus rien dire et que l’on peut très bien travailler pour l’univers carcéral tout en étant un rappeur adulé par ses semblables (Rick Ross), un blanc sera toujours confronté à son vécu.

D’un autre côté, on vous avait averti que l’entertainment était dans l’âme de toute flicaille. La preuve, cette vidéo filmée en caméra cachée :

Un blanc ne peut atteindre le statut de noir que si son vécu est à 100% un désastre. À ce moment là, s’il se sent une veine artistique, deux choix se présentent à lui :

  • Devenir un punk ou un rockeur dégénéré, parler de sa tentative de suicide, de ses problèmes familiaux, de la mort de son animal de compagnie (parfois un hamster, souvent un chien, et toujours pour problèmes d’hygiène) et de son obsession pour la drogue.

  • Devenir rappeur et donc évoluer dans une insécurité totale qui le poussera à commettre de nombreuses erreurs fatales. Rappelons qu’il pourra aussi se droguer.

À partir de ce constat on peut facilement comprendre que le rap n’a jamais été envahi par nos jolies têtes blondes.

Toutefois, nous avons quelques réussites dont nous sommes évidemment très fiers :

R.A. The Rugged Man : un père victime de l’agent orange durant la guerre du Vietnam qui donnera naissance à un fils handicapé et aveugle ainsi qu’à une fille elle aussi handicapée, incapable de marcher ou de parler. Quand je vous disais qu’il fallait qu’un blanc soit définitivement cramé pour se tourner vers le rap, je ne vous avais pas menti.

Necro et Ill Bill ; une mère absente, un oncle défoncé au crack et une passion prononcée pour le hardcore. Necro a d’ailleurs réussi le but ultime de tout rappeur blanc hardcore, c’est-à-dire faire un album en duo avec Kool G Rap (ancien proxénète reconverti dans le rap qui séquestrait ses gagneuses dans son sous-sol pour des séances de fellations interminables).

En bonus, le clip White Slavery où toute la famille est rassemblée (l’oncle, les deux frangins et leur petite amie de l’époque) :

Eminem ; naître pauvre à Detroit dans une roulotte et décider de ne pas faire de la techno.

3rd Bass ; la combinaison entre l’esprit d’entertainment juif (MC Serch), le fait de donner le rôle du DJ au seul noir du groupe (DJ Richie Rich) et un spécialiste de la langue anglaise qui trouve la parade à l’incapacité blanche à la danse en utilisant une canne (Pete Nice). Bien que ce groupe ne réponde à aucun critère d’obtention du statut de rappeur noir, ils sont pour moi le seul groupe de rap à avoir pu passer outre leur couleur de peau à la façon du groupe de soul/funk écossais des années 70, Average White Band (AWB), capable de chanter comme les Isley Brothers.

B. LA RELATION AVEC LES HANDICAPÉS

L’artiste se doit d’avoir des relations intimes avec ses fans qui lui sont dévoués, mais cela peut rapidement mal tourner. En effet, les premiers fans du rappeur blanc seront forcément des personnes handicapées physiquement et mentalement. Ces fans des premiers instants lui seront fidèles à vie, ils seront de tous les concerts, suivant leur idole comme des apôtres.

Je vois rapidement vos têtes blondes exaspérées et déconcertées par ces affirmations calomnieuses, nous nous devons donc de pousser l’analyse jusqu’au bout en apportant des preuves écrites et vidéo-ludiques.

Année 1995

Akhenaton (France/Marseille) dans le morceau « Je Ne Suis Pas A Plaindre »

Le leader des rappeurs blancs en France rend hommage à ce public très spécial dans le troisième morceau de son album « Métèque et Mat ». Montrant une fois de plus qu’il ne serait pas là où il est en ce moment (c’est-à-dire pouvoir enfin faire le design du nouveau maillot de l’Olympique de Marseille) sans ses fidèles supporters qui ne sont heureusement plus là pour voir la déchéance morbide de leur artiste préféré.

Année 2010

Sinik (France/Paris) dans le clip « La Cité des Anges »

Nous nous devions de parler de Sinik qui a lui aussi rendu hommage aux enfants handicapés, bloqués dans les hôpitaux français lors de la sortie de son album. On y voit le jeune Fayçal, 8 ans, apparemment très mal en point, demander à sa mère et son père d’appeler Sinik afin de lui remonter le moral (on ne rit pas bordel de merde) mais aussi pour demander à l’artiste pourquoi ses potes l’ont poussé dans les escaliers après qu’il leur ait dit qu’il était son rappeur préféré.

Année 2011

Machine Gun Kelly (États-Unis/Cleveland) dans le live « I will never forget the power of our music »

La vidéo ci-dessous devrait normalement activer votre filtre parental sur youtube, vu la violence visuelle et le dégoût qui vous sera transmis durant ces trois longues minutes.

Vous y verrez une personne handicapée qui sous l’impulsion de MGK va pouvoir se libérer de sa chaise roulante, marcher quelques pas pour ensuite avoir sa première relation sexuelle avec des filles du public.

Je finirai ce chapitre avec les derniers mots d’amour que nous transmet MGK sur sa relation avec les handicapés « A CULT », « A MOVEMENT », « THIS IS FAMILY », « NO ONE CAN TAKE THIS FROM US ».

C. LE RESPECT DES ANCIENS

Quand tu commences à faire du rap tu peux avoir tes propres influences, que tu pourras ensuite faire partager à ton public, quand tu seras connu et quand on viendra t’interviewer. Encore mieux les gens le déduiront d’eux-mêmes quand ils t’écouteront rapper.

Le problème avec le rappeur blanc est qu’il pense que citer les « piliers », les « anciens » lui donnera une crédibilité au sein de ses pairs, or ce n’est pas le cas. On peut encore citer MGK qui dans son single Wild Boy s’applique comme un bon élève à name dropper frénétiquement missy elliott, diddy et the clipse, pendant que Waka Flocka se bornera à expliquer qu’il est bourré et que tu dois désormais l’appeler Goku tout en suçant ses dragon balls : deux mondes se croisent, et ne se comprennent pas.

Il ne suffit malheureusement pas de parler de Rakim à tout bout de champ pour pouvoir obtenir une quelconque crédibilité, contrairement à une personne comme Alpha 5-20 qui peut simplement citer tous les rappeurs qu’il écoute à la fin d’un de ses morceaux pour que l’on te demande gentiment de jeter ton cadeau de noël contenant la discographie de Mac Miller.

D. L’APPARÂT

Les rappeurs sont des entertainers, il y a les habits, les bijoux, les tatouages, les accessoires, il va falloir trouver un moyen de se démarquer.

Le rappeur blanc part avec 10km de retard car tout ce qu’il pourra porter le rendra systématiquement ridicule. Le premier réflexe est le tatouage, il lui permet de couvrir sa peau blanche de dessins de couleur noire. Là encore cela le fera ressembler automatiquement à un biker, mais vu que le rappeur blanc a déjà le crâne rasé depuis longtemps il ressemblera plus à un néo-nazi qui aurait passé des moments inoubliables dans les bras du premier Vern Schillinger venu.

D’un autre côté, ce moment béni lui permettra d’allier l’utile à l’agréable, c’est-à-dire qu’il pourra remplacer son tatouage dragon qu’il arbore depuis bien trop longtemps sur son bras avec en lettre elfique le nom de sa mère et sa sœur pour le remplacer par une feuille de cannabis.

La New Era est bien évidemment à proscrire, ainsi que toute réalisation de la marque Air Jordan. Il ne te reste donc plus de choix, il te faut porter un masque d’anonymous et te taire à jamais.

E. LES TERMES INTERDITS

Tout le monde ne part pas avec les mêmes chances dans la vie, mais le comble pour l’homme blanc est de ne pas pouvoir utiliser tous les mots de son dictionnaire.

Vous allez me dire, « je ne vois vraiment pas de quoi tu parles » et tu auras bien raison, mais sache que pour le jeune rappeur blanc c’est un calvaire quotidien. Il est très facile de s’emporter, on peut lui trouver de multiples excuses, mais une fois qu’il sera à l’aise, pensant que cela n’allait jamais lui arriver, c’est là qu’il commet la bourde du débutant : prononcer le « N word ».

Évidemment cela ne va pas l’empêcher de continuer comme Billy le Kid devant la chatte d’une squaw, mais il va devoir dire au revoir à la rime facile, aux hymnes de dégénéré et c’est inévitablement à ce moment là qu’il deviendra un rappeur « technique » ce qui l’enfoncera encore plus dans la médiocrité.

Dans le rap français, le jeune aryen a d’autre choix, il va pouvoir utiliser des mots que personne ne comprend. Pour cela il va devoir venir de Marseille, mais nous n’en parlerons pas dans ce blog pour des raisons de pudeur.

Il peut aussi venir de Grigny, mais entre nous le seul blanc qui habite sur place est une petite fille blonde de 8 ans que tu as déjà aperçue dans le clip de « Requiem pour un Keuf » et probablement le maire de la ville. Toutefois, si vous me trouvez un blanc qui habite là-bas et qui ne fait pas partie d’un groupe de rap ou d’une opération d’infiltration policière, vous pouvez lui dire qu’il a clairement raté sa vie.

F. LA NATIONALITE POUR ALIBI

Une petite moustache, une voix rauque, une casquette baissée très bas, jouant avec les jeux de lumière, oui tu as bien reconnu le rappeur blanc sud-américain.

La partie non-extrémiste de notre être aura tendance à accorder un passe droit à ce specimen, rare mais présent comme un albinos, mais soyons sérieux il ne trompe personne. Certains se débrouillent mieux que la plupart des blancs, mais je sais ce qui te gêne, tu penses à ce grand humaniste qui fait la tournée des favelas avec ses bibles et ses vaccins.

FINALITÉ

Nous n’allons pas terminer ce sujet sur un message de paix du genre « cet article a été écrit par une équipe multiculturelle de croyances et de confessions diverses », non, nous allons clore cet affreux chapitre de l’histoire par une vidéo à la fois tragique et consternante.

Elle montre un extrait du film « WhiteBoys », où le héros du film face à sa glace se voit déjà en superstar noire du rap. Notons par la même occasion le miroir : un sacré truc de blanc un peu comme De Niro dans Taxi Driver (non nous ne parlerons pas de toi vilain Crochon).

Dans ce même film une scène est criante de vérité. Ce même personnage va dans un ghetto et croise Slick Rick et ses 50kg de chaîne en or, de rappeur vêtu il lui fait un signe de tête « what’s up », Rick le regarde de haut en bas et lui sort simplement « morning’ officer ». Merci à tous de votre attention.

HORS CATÉGORIE

Le rappeur blanc qui est noir

il s’agit de cette infime poignée de rappeurs blancs à qui personne n’a jamais osé dire qu’ils l’étaient (blancs). Souvent parce qu’ils sont vraiment très moches mais toujours très sympas, et surtout parce que cette information ne changerait absolument rien à leur vie, le meilleur exemple étant Paul Wall, et d’autres types par là-bas au fond.

Le rappeur noir qui est blanc

On arrive ici sur une curiosité de la nature qu’il est toujours amusant d’observer. Le rappeur noir qui est blanc commence comme un rappeur noir classique, mais est happé par un vortex créé par l’homme blanc dans le seul but de se l’approprier, généralement parce qu’on le trouve légèrement moins con que les autres, ou plus rarement car il est le seul au milieu d’un groupe de blancs (s’il porte des lunettes et un sac à dos, je te cache pas que c’est un plus). Cela commence très souvent avec les médias, puis ça continue avec le public, et tôt ou tard il faut reconnaître l’abominable vérité. Face à ça, le rappeur aura deux choix très simples.

option 1 : se fondre dans le moule qu’on lui a préfabriqué, ce qui ne veut pas dire se mettre à agir comme un vrai rappeur blanc, oh que non. il perdrait instantanément toutes les faveurs de son nouveau public si singulier qui l’aime avant tout pour sa différence et ses chants primitifs. Au contraire, il faut qu’il mette le paquet sur le côté hey-regardez-je-suis-moins-pire-que-les-autres-et-en-plus-je-sais-lire-les-mecs. Mais tout en sachant connaître ses limites : il est préférable d’appeler son album « à chaque frère » plutôt que « négritude », trop agressif. Et qu’est-ce qu’on déteste ? Les noirs agressifs, bingo Mamadou tu auras un pin’s au goûter.

option 2 : refuser, s’acharner, sortir un album concept centré sur son bled, faire un flop, feater Yannick Noah, revenir avec un album de rap conchiant mais pas trop, regarder amélie poulain, arrêter le rap, tenter une carrière dans le rock, faire un flop, revenir dans le rap, et ENFIN se décider à retourner à l’option 1.

Les batailles de blancs

comme toute minorité souhaitant s’imposer dans un milieu hostile, les rappeurs blancs se retrouvent souvent comparés, mis en compétition, et fatalement opposés, tels ces femmes enceintes à poil qui font du free fight dans certains films pour adultes (on ne juge pas). Comme chacun le sait, les blancs ne sont pas une communauté solidaire, car les blancs ne sont pas une communauté tout court. Les réactions des rappeurs vont donc du comique au pathétique, on peut citer cette interview de Yelawolf où il s’en prend à MGK (l’anorexique porté sur la sexualité des handicapés, souvenez-vous on en parle plus haut) sans que PERSONNE ne sache exactement d’où lui vient cette haine. Nous on sait. Il a flairé un rival, il lui a reniflé le cul, il a gratté le sol avec ses griffes en grognant. C’est comme quand tu fous deux chats dans une poubelle et que tu leur pisses dessus : ils peuvent pas t’atteindre mais ils peuvent s’entretuer. Ajoutons que le système américain permet l’émergence d’une superstar blanche du rap une fois par génération et une fois seulement, le reste de la masse pouvant juste espérer un jour de feater avec le boss. Sauf que comme beaucoup ont pu le constater, c’est pas parce qu’Eminem t’a tapé dans la main trois fois que tu vas être autre chose qu’un simple freestyle d’un soir.

En France le phénomène reste marginal, et heureusement parce que c’est ridicule à chaque fois. Et quand on dit « à chaque fois », ça concerne uniquement Orelsan. Ce brave petit normand était à peine sorti de son trou (au sens propre, les Caennais le savent très bien) que déjà Fuzati (me demande pas qui c’est, putain) hurlait au pompage, Seth Gueko lançait des piques subliminales en interview, Charly Greane sortait une rime de petit filou sur un feat, Kennedy faisait pareil mais 1 an après, Al K-pote le traitait de petit vicieux adepte de concurrence déloyale, bref rien que de très normal. Le mot d’ordre général est clair : IL NOUS VOLE NOT’ TRAVAIL.

Les plus observateurs d’entre vous noteront que plusieurs membres de cette coalition anti aurélien ne sont absolument pas blancs. C’est normal, c’est la Frince, et chacun tente de s’intégrer selon ses moyens.

Depuis, Al K a semble-t-il oublié jusqu’à l’existence de cette interview, Charly Greane s’est subitement rappelé qu’il était arabe et Seth appelle désormais orel affectueusement son « scriboulex de l’espace » (ou un truc comme ça). Quant à Kennedy et Fuzati, je crois que j’ai déjà oublié ce qu’ils foutaient là au départ. Happy Ending.

Dans un souci d’équité, finissons tout de même sur une note positive qui mettra du baume au cœur de tous ceux que cet article a pu offenser :

*avec la participation amicale et désintéressée de Spleenter, mais de toute façon tu sauras jamais qui a écrit quoi, t’es bien feinté.

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Seno en solo

Parce que si vous le savez pas forcément, y’a un type qui s’appelle Seno (si, si) et qui rappe (oh !) depuis maintenant pas mal de temps (wouhou) et qu’a sorti un EP gratuit sur le net. et aussi une tape. et un autre EP qu’il était pas au courant mais en fait si, c’est aussi sorti. autant dire que c’est pas con de rappeler qu’il fait aussi partie d’un groupe, d’un ensemble, d’une entité, comme on dit dans le futur. Et pas n’importe quel crew (ouais, on peut dire crew aussi) puisque c’est Les Sales Blancs. Des westeux indécrottables et sympathiques. Comment réagissent-ils à l’évolution de leur compadre (on part ici du principe que les westeux aiment l’amérique latine) ?

On retrouve Seno dans son quotidien qui, contrairement à son crâne, reste peu reluisant.  Après une dure journée de labeur où lap dance et drive-by n’auront pas été au rendez-vous, il range des cartons de comics dans son grenier, quand soudain, une lampe torche l’éclaire. De manière soudaine, subite et impromptue. tout en étant surprenante.
Le Foulala – on a des choses à se dire
Manol – et pas qu’un peu
Seno – mais vous faites quoi ici ?
Tombokarnage – assieds-toi
GG – on a des choses à se dire
Seno – Le Fou, là, a déjà dit ça
Tombokarnage – tu veux dire que Le Foulala l’a déjà dit ?
Seno – non, je veux dire, Le Fou, qui est là, l’a déjà dit
Manol – peut-être qu’il veut parler de foulard ? Genre bandana ?
Le Foulala – ça n’a aucun sens
Seno – on tourne en rond, là. On va pas répéter la même chose dix fois.
GG – écoute, on est 5 dans le groupe au total, c’est normal qu’on se répète de temps à autres
Seno – ça me dit pas ce que vous venez foutre ici. C’est sympa, hein, mais si vous aviez prévenu, j’aurais préparé le barbecue, la tise, les low-riders, les meufs et surtout le beau temps. Là on est quand même en pleine grisaille.
Le Foulala – m’en parle pas, j’ai mis deux paires de lunettes de soleil pour ne pas voir ça.
Tombokarnage – le fait est qu’on est là pour une affaire grave
Manol – t’imagines bien qu’on a pas fait le trajet jusqu’au bled pour rien
Seno – le bled ?
GG – Évreux, quoi
Tombokarnage – joue pas sur les mots non plus
Seno – mais vous voulez quoi pour débarquer en pleine nuit comme ça. Pour l’effraction, je dis rien c’est westeux.
Tous – WESTEUX !
Seno – mais sinon je comprends pas bien le but
Le Fou – le but c’est de mettre les points sur les i
Tombo – tu nous a fait un enfant dans le dos
Seno – écoutez, on va pas remettre Lil Thug sur la table, maintenant il va faire du K-pop, de toute façon
Manol – du quoi ?
Seno – du K-pop. En fait c’est une abréviation pour musique populaire coréenne, et c’est plutôt…
GG – bref. Revenons au principal. Westeux ?
Tous – WESTEUX !
GG – donc le truc c’est qu’on a vu que là tu trahissais totalement l’esprit du groupe.
Seno – hein ?
Tombo – ton projet solo là. Ça n’a plus rien à voir avec nous.

Seno – non mais ok, au niveau de la forme, ça change un peu, mais sinon ça reste dans la lignée je trouve.
Le Fou – nous on trouve pas. Tu nous as tourné le dos pour embrasser une nouvelle carrière
Seno – pas du tout, je m’éloigne de la west niveau instru mais j’ai même un son « parole de sale blanc » pour rappeler le nom du groupe, ça remet rien en cause, et en plus, c’est un ep virtuel, c’est téléchargeable gratos et…
Manol – ah mais c’est pas l’orientation de la musique le problème
GG – c’est que ça nous a fait réaliser un truc par rapport à toi
Tombo – un truc grave par rapport à l’image du groupe
Seno – sérieux ? Genre quoi ?
Le Fou – t’as des origines juives. Tu nous avais caché ça quand on a formé le groupe.
Seno – hein ?
Tombo – on s’appelle Les Sales Blancs, bordel de merde. Ça te dit quelque chose ?
GG – et c’est déjà pas facile à porter. On va pas changer ça pour « Les Sales Blancs et Le Sale Juif », surtout maintenant
Seno – mais vous connaissiez mon prénom et mon nom, donc vous pouviez quand même savoir que…
Manol – les mots on leur fait dire ce qu’on veut
Seno – non, ça c’est les chiffres
Manol – t’as aussi triché sur ta date de naissance ? Et bah putain !
Le Fou – du coup tu comprends qu’on doit t’exclure temporairement du groupe, pour trouver une solution
Seno – je ne comprends pas
GG – pour te parler en westeux : imagine une chatte. Elle a ses règles. Et tu seras exclu temporairement du coup.
Seno – oui mais on peut toujours…
Manol – ne complique pas les choses.
Seno – mais vous captez bien qu’à la base les sons style rabbi jacob ou les références juifs/argent c’est avant tout pour faire des punchlines marrantes ?
Tombo – rabbi jacob on te l’a peut-être pas dit mais mc solaar l’a fait avant toi

Seno – mais y’a pas que ça, maintenant je me lâche un peu plus niveau name-dropping, avec des persos de fiction, des héros de comics notamment, ça c’est pas feuj du tout !
GG – exact. Par contre c’est des références de petit blanc ça, du coup.
Manol – et « Les Sales Petits Blancs », non merci.
Le Fou – même « Les Sales Blancs et Le Sale Petit Blanc », tu vois bien que ça ne marche pas.
Seno – mais attendez là, quand GG a posé avec un roux vous avez rien fait
GG – je vois pas de quoi tu parles
Seno – le feat avec Cuizinier de TTC. C’était à la foix sale roux et sale petit blanc comme délire.
GG – je me souviens pas
Le Fou – on lui a fait faire une cure après ça
Manol – et il l’a banni de sa mémoire. on déconne pas avec ça.
Tombo – mais pour toi, c’est allé trop loin. on va être obligés de reprendre ton badge et ton arme de service
Seno – tu veux dire mon bandana et mon micro ?
GG – appelle ça comme tu veux
Seno – très bien, si vous le prenez comme ça
Manol – et aussi le micro que tu as à la cheville
Seno – c’est dans les films, ça
Le Fou – tu devras également te faire enlever certains tatouages qui font encore trop penser à nous
Tombo – mais comme on est pas des ingrats, on oublie pas le bon vieux temps passé ensemble
Manol – les albums…
GG – les freestyles…
Le Fou – les barbecues au soleil…
Seno – ah bah quand même
Tombo – c’est pour ça qu’on t’offre ce pin’s en souvenir
Seno – … c’est un pin’s. Et en forme d’étoile jaune.
Tombo – une étoile de Sheraf.
Manol – on a pensé que ce serait approprié
GG – on t’a pré-payé un tatouage « Seno Le Sale Juif » également
Le Fou – on s’est dit que ça te ferait plaisir
Manol – pour ton nouveau départ en solo
Seno – je sais pas comment vous remercier, là
Tombo – ta joie est la plus belle des récompenses. mais peut-être que tu devrais aussi te laisser pousser les cheveux.

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Classé dans saturday night bâtard

Interview B-La (3/3)

Spleenter – une question de notre pote Suisse, qui est aussi notre expert porno : « T’étais mineure au moment du premier clip ? »

B La -Non. J’avais 18ans.

Teo -Et c’est lequel ton premier ?

B La -Je peux dead.

(en fait, non. B-La finira par avouer sous la torture qu’y a une vidéo antérieure à ça, où elle avait 16ans)

Spleenter -Putain, mais t’avais 16 ans ? C’est exactement la question de Big P :  « Demande lui si elle avait pas 16 ans ? »

Teo -Dis toi que si t’as enfermé ce clip dans un coffre fort d’une banque Suisse, Big P l’a retrouvé.

B La -Il est jamais sorti. Ça en aurait été terminé de moi. Déjà faut savoir qu’à 16 ans, j’étais au lycée et…

Spleenter – « Et je m’appelais Diam’s ! »

B La -C’était presque ça, en plus… J’avais des peaux de pêches bleu ciel et des casquettes américaines rose bonbon.

Spleenter -Wow…

B La -Une visière, avec des couettes comme ça. Et même, faut savoir qu’un jour je m’étais acheté un… comment ça s’appelle ?

Spleenter -Un pantalon ?

B La -Alors c’était un pantalon ! Exactement… Un pantalon rouge ! C’était un pantalon de ski ! En fait, mon kiff c’était Tupac ! Et je m’étais mis un (elle rigole toute seule)…

Spleenter – Le bandana ?! (là il dit vraiment ça comme on dirait « pose ce flingue, Jimmy ! » à un gamin)

B La -À l’envers ! Tu vois ? Le nœud au dessus du front. Avec ce pantalon rouge de ski. C’était génial !

Teo -Si tu veux pas ressortir d’album de rap, sors tes albums photos !

Spleenter -Et personne avait pris de photo de ça ?

B La -Non. Non, non… Mais y’avait un clip comme ça ! Il existe un clip ! Dans mon disque dur.

Teo -Y’a beaucoup de choses dans ton disque dur… Va falloir monter une équipe de cambrioleurs.

(alors, ce qu’il faut savoir, c’est que Teobaldo ne rigole absolument pas. Si vous pensez avoir des aptitudes et êtes prêts pour cette mission, contactez nous !)

B La – D’ailleurs j’avais appelé des « danseurs hip hop » pour faire des roues par terre, en face de moi.

Spleenter -‘Tain ! C’est de pire en pire à chaque phrase !

B La -Ah ouais ?!

Teo -Chaque phrase est un coup de pelle qui t’enfonce un peu plus.

B La -Et on avait même un gimmick ! Au refrain.

(Elle mime une chorégraphie. Vous ne saurez jamais quelle chance vous avez de ne pas avoir vu ça)

Spleenter -Bon. Par rapport à Poison Ivy, il faut que : D’une part, une dédicace pour le Blavog. D’autre part, ton avis sur le personnage. Et ensuite, une rime sur le Blavog. Dans n’importe quel ordre, tout le monde s’en fout (oui parce que l’interview était filmée à la base, et la vidéo est toujours séquestrée sur un disque dur, une de plus)

B La -Un rime sur le Blavog ? Mais ça veut dire quoi ?

Spleenter -Non. « Une » rime.

B La -Ouais, bref… Hé ! Vous voyez comment vous êtes trop nazes ! Là où vous êtes trop trop nazes, franchement, c’est que vous avez même pas capté la putain de fautes que j’ai faite, de grammaire.

Spleenter -Bah… un rime ?!

B La -Non. Dans mon album.

Spleenter -Y’en a plusieurs…

B La -Non, y’en a pas plusieurs !

Teo -« Alors je me repente« .

(silence de mort)

Spleenter -Oh putain, c’est encore pire que ce que j’imaginais.

B La -J’ai pas dit ça ?

Teo -Si !

Spleenter -« Je me repente » ?! Sérieux ?!

B La -Non mais c’est pas celle là, merde ! C’est une autre !

Teo -De toute façon, depuis le début de l’interview t’as dit beaucoup de « Si j’aurais », « Si je serais »… On en est plus à ça près. C’est bon, lâche toi ! « Ouais, si j’avons y étais ! Et j’ai triste ! »

Spleenter -Surprends nous. On a pas découvert ta grosse faute. Dis nous.

B La -Non, j’veux pas. Vous trouverez tous seuls.

Teo -Ouais mais tu sais bien qu’on est trop nazes.

B La -Ouais ! Au moins autant que moi, en tout cas ! Au moins ! Mais c’est quoi en fait, rime, blavog, je sais pas quoi ?

Teo -Bah le Blavog c’est nous…

B La -Et tu veux un rime…

Spleenter -Non ! Une !

Teo -Une rime.

B La -Putain mais j’y arrive pas aujourd’hui… « UNE » !

Spleenter -Elle est nulle…

Teo -Qu’est-ce qui se passe ? Tu es nouvelle en france ? As tu tes papiers ?

Spleenter -Ah si ! une vraie question qui peut te permettre de respirer. Qu’on a posée à Seno et qui peut valoir le coup : « Est-ce que, en gros, tu te prends pour une latina parce que t’as compris que tu serais jamais noire ? »

B La -C’est méchant de lui avoir demandé ça.

(Spleenter se racle la gorge, Teobaldo soupire bruyamment)

B La -Non mais moi je me prends pas pour une latina du tout.

Spleenter -Et tout le délire « mera mera » colombienne tout ça ? C’était quoi ? C’était pour faire joli ?

B La -Mais c’est parce que je suis d’origine latine. Chez moi, dans ma famille maternelle, on parle espagnol et pour moi c’est normal.

Spleenter -T’aimes bien Rocca ?

B La -Euh… Ouais, j’aime bien Rocca. C’est un bon rappeur. Mais pour « La Colombienne » c’est un parallèle avec les origines latines que j’ai, c’est tout.

Spleenter -Mais les origines latines, du coup, c’est la Colombie ?

B La -Oui. Tout à fait.

Teo -Parce que t’avais des doutes, toi ?

Spleenter -Non mais c’est parce qu’en fait, y’avait des commentaires sur La Colombienne, c’était…

B La -« C’est même pas une Colombienne ! »

Spleenter -Ouais. C’était : « je la connais, c’est une portugaise, une ritale ou je sais pas quoi »

Teo -Mais donc t’es pas espagnole, pas championne du monde, pas championne d’Europe.

B La -Espagnole aussi. En fait, dans ma famille…

Spleenter -Teo, coupe. On va se faire chier.

Teo -Non. Je peux pas couper si on parle de l’Espagne.

B La -J’ai de la famille qui vient d’Espagne aussi. J’ai pris mes origines Latines pour la Colombienne, en quelque sorte, c’était sympa. Tu dis Colombienne, le gens pensent pas à 36 choses.

Teo -D’ailleurs, si ! Ils peuvent penser au café ! Et du coup, on aurait pu rater ça…

B La -Qu’est-ce que tu vas dire ?

Teo -Tu vas nous expliquer comment tu t’es retrouvé dans l’émission de Jacky du Club Dorothée. Parce que ça ! C’est vraiment important !

B La -Ah merde ! T’avais pas zappé ?

Teo -Mais comment ça c’est passé ?

B La -En fait, y avait une période où je faisais pas mal d’émissions de merde comme ça. J’ai pas le câble du tout chez moi et je regardais encore moins ces émissions de merde.

Spleenter -Ça ressemble beaucoup à une excuse de merde. On a pas le câble non plus, c’est pas pour ça qu’on va aller chez Jacky.

B La -Non mais je savais pas ! je connaissais pas l’émission. Franchement, je savais même pas qu’elle existait, je te jure ! Je suis arrivé et, franchement, quand t’arrives c’est super classe ! « Oui, bonjour, j’ai rendez-vous, nanana » ! Et je vois le mec… Alors déjà c’est le mec de chez Dorothée…  je suis là j’y crois pas. Je le vois arriver en jaune, tu vois ? Et il commence à venir et tout : « Booooonjoooouuurreuh ! » Alors faut savoir que c’est un gros pervers ce mec ! (elle chuchote en disant ça, le traumatisme n’est pas encore refoulé)

Teo -Ça se voyait bien, je te rassure.

B La – Là, encore, devant la caméra, ça allait ! Mais quand on attendait… mais horrible ! Horrible ! Le mec te fait du renre dedans, il a de la coke plein le nez ! (elle imite une espèce de cochon, a priori…) C’est grave. Je suis arrivée au plateau et j’ai vu des pubs par terre… Ok… J’ai fait « merde »

Spleenter -« Je suis trop haut pour sauter par la fenêtre. »

B La -Je peux plus sortir, c’était fini.

Teo -Est-ce que tu as pensé à attenter à ta vie après coup ?

B La -Franchement, sur le coup j’ai pas réalisé. je me suis dit : « Ça va pas donner comme moi je le vois. À la télé. Le plateau est petit mais les plateaux sont petits. » J’ai assisté a des émissions et les plateaux c’est souvent ça. Et je vois des mecs passer. « Non, on les voit pas ! » La caméra je la voyais en haut. « Donc non, ça se voit pas… » Putain, mais je l’ai vu arriver avec sa tête de cochon. Et j’ai dit : « Là je suis foutue, putain… » Et je te jure, j’étais pas bien.

Teo -T’avais un contrat ?

B La -Non. Je pouvais partir, mais je me suis dit dans ma tête : « Mais non ! Ça peut vraiment pas être aussi pourri que ça en a l’air ! C’est pas possible, quoi » Et je t’ai dit, je connaissais pas l’émission donc je pouvais pas m’imaginer ça. Il m’a dit que la semaine d’avant, y avait eu Baala.

Spleenter -Baala ?

Teo -Il avait fait un feat avec Ekoué.

B La -Un mec du 92.

Spleenter -Ah ! Baala !? (petit temps pour que tout se mette en place dans sa tête. Il voit désormais Baala, bodybuildé et torse nu, comme sur sa pochette, à côté de Jacky du Club Dorothée vêtu de jaune et au masque de cochon…) PUTAIN !

B La -Je te jure qu’il m’a dit ça. Donc bon, bah…

Spleenter -Ça venait de Satellite ?

B La -C’est ça. Moi je savais pas. Je te jure, je savais pas… J’y suis pour rien, putain.

Teo -en tout cas : Merci. Quand j’ai vu ce truc, je l’ai regardé 3 fois de suite tellement j’y croyais pas. Et j’ai vu ça, mais il devait être 2 heures du matin, c’est déjà bien. Et je crois que j’ai rigolé jusqu’à 5 heures du matin. On a beau écrire des conneries, nous, mais j’aurais jamais imaginé un truc comme ça !!…

B La -Mais vous avez vu les questions ? Quand il arrive avec son masque. J’étais là « Mais merde ! » J’étais chamboulée, je savais plus…

Teo -Au moment où un pote a vu ça, quand l’autre arrive avec son masque. « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc mystique ??!! » Il était en bad !

(dédicace à Dammm, on espère que tu vas bien vieux fou)

Spleenter -Et t’as le truc : « C’est une tradition, à la fin de l’émission on appelle toujours Sarkozy. » Et le mec tombe sur le répondeur de l’Elysée, ça doit faire 30 émissions. C’était n’importe quoi de A à Z.

B La -J’ai mis du temps à m’en remettre… Beaucoup de temps…

Teo -Bon, on va arriver sur le mot de la fin.

B La -Qu’est-ce que je peux dire ? Je peux faire de la pub ?

Teo -Tu peux insulter des gens aussi, si tu veux.

Spleenter -De toute façon, personne ne lira ça, on va pas se mentir.

Teo – c’est comme Jacky. Si t’espères qu’après ça rendra mieux… non !

Spleenter – Attends 2 secondes ! Parce que t’as dit que t’allais parler de Poison Ivy.

B La -Qu’est-ce que tu veux que je dise, tu connais pas son histoire ?

Spleenter -je la connais par cœur, j’ai même des images imprimées dans ma tête.

B La -Ouais… Des images avec Harley Quinn ?

Spleenter -Non. Même pas. Hey, tu sais que Krem a laissé un commentaire ?

Teo -Ouais, j’ai vu ça tout à l’heure.

(Pour une raison inconnue, Spleenter et Teobaldo partent dans une conversation entre eux et B La s’emmerdera au point de jouer avec son Black Berry)

Spleenter -T’avais suivi The wire ?

(Ça c’est de la transition !)

B La -Non. Je connais pas. Je suis pas trop les séries. J’attends que toutes les saisons sortent. Y a plus de saisons, là ? Ah ouais, bah d’accord, je vais m’y mettre. Mais j’ai du mal si je les ai pas tous en DVD. Moi je viens de finir Scrubs. Ça n’a rien à voir. J’ai pas vu la dernière saison où JD fait que 3, 4 épisodes. J’ai vu jusqu’à la 9, je crois.

Spleenter -Ouais mais ça, ça sert à rien. la 9, c’est la vraie dernière saison.

Teo – et Y’a que le concierge qui sauve le truc.

B La -Mais l’humour de Scrubs, par exemple, moi je kiffe ! C’est trop con !

Teo -C’est encore plus drôle quand tu connais bien les hôpitaux. Y a plein de conneries à faire, des courses en fauteuils roulants, voler des uniformes, se déguiser en interne…

(On a finalement réussi à aller jusqu’au mot de la fin)

B La -Faut savoir qu’il s’est passé près de 3 heures depuis le début. On a fumé, on a bu, mais surtout lui. Pour tous les gens qui savent pas si je continue à rapper, ou qui savent mais qui continue à me faire CHIER sur facebook à m’envoyer des messages : « Tu veux faire un feat ? » Mais je rappe plus de toutes manières ! (fizzle, si tu nous regardes) Déjà, quand je rappais, je faisais pas de feat, donc là j’en fais encore moins, forcément…

Teo -Et si Booba t’appelle pour faire sa vaisselle ? Vu qu’apparemment, une colombienne fait sa vaisselle… Selon le tarif ?

B La -Franchement, si c’est à Miami… Si il me paye le voyage ? Ouais ! Sauf que je laverai pas sa vaisselle. Je reste à l’aéroport, je prends un taxi et je vais autre part. En tout cas, si je refais un clip, je me mettrai à poil, comme ça je suis sûre d’avoir du buzz. Non, je rigole ! Si je fais un clip, je pense que je bosserai grave sur le concept. Je sais pas ce que je ferais mais…

Teo -Si tu veux faire un clip, déjà faut que tu ressortes un son.

B La -Si je fais un clip, c’est pour ressortir un son. Mais je sortirai pas le son avant d’avoir fait un clip. Il sortira avec le son.

Teo -Donc c’est pas complètement mort.

B La -Franchement, là c’est pas d’actualité. Là, je me suis lancé dans un truc, faut que j’aille jusqu’au bout.

Spleenter -Ouais, pas comme avec le rap.

B La -Mais depuis que je suis petite, que je fais du rap, mon rêve c’était de sortir un album. J’ai sorti mon album, je suis contente, c’est tout. Puis en même temps, quand t’as rien à dire : pourquoi continuer à faire du rap ? J’ai pas envie de me retrouver à 30 ou 40ans à continuer à faire du rap, putain !!…

Teo -Non, pas à 30 ou 40ans, c’est peut-être pour ça qu’il faudrait que tu refasses ton truc maintenant.

B La -Mais je l’ai fait mon truc ! À 35 piges, je serai ailleurs. Du moins, je l’espère.

Spleenter -Tu seras peut-être chauve, comme Kool Shen.

B La -Peut-être. Je serai peut-être mariée.

Spleenter -Comme Kool Shen…

B La -10 enfants.

Spleenter -Comme Kool Shen !

B La -Grosse. Laide.

Spleenter -Comme Kool Shen.

B La -‘tain, vous avez intérêt à couper des trucs. Parce qu’elle n’a aucun sens cette interview, vous êtes au courant ? Merci pour toute cette merde ! C’est bon ? Je peux me casser ?

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !)

Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !), soirée entre filles

La Cuenta (3)

La Fouine -Hé ! Regardez qui j’ai trouvé dans une boite de nuit à Toulouse.
The Game -Where the fuck are we ?
Rohff -Game ? Qu’est-ce qu’il fout là et c’est quoi cette dégaine de clodo ?
Ikbal -Ses tatouages sur la gueule ont l’air encore plus dégueulasse… pas green quoi…
La Fouine -C’est rien ça. Moi aussi sans l’Islam j’aurais autant de tatouages que Lil Wayne.
The Game -What the fuck did you say ?
Rohff -En tout cas, bienvenue à toi mon ami américain célèbre de toujours.
The Game -Who the fuck are you ?
Rohff -But it’s me ! Tchicky R.O.H. two F ! Rohff the capi-chief ! Best french rapper, tu valiiiiiiiiides.
The Game -Who’s this creepy mother fucker ?
La Fouine -T’es sûr que vous êtes potes ?
Rohff -But yes. Mais oui. On a même fait un son ensemble. Poto jusqu’à la mort. Même snoop et Game ont kiffé, va te faire enculer. Allez tous vous faire enculer !
La Fouine -Et vous vous êtes croisés en studio ?
Rohff -Non, pourquoi ?
La Fouine -Bah cherche pas. Il sait pas qui t’es.
Rohff -Parce qu’en plus, fallait qu’il soit là ? Bordel…
The Game – I don’t give a fuck, I will sing in french.
La Fouine – t’aimes le rap français ? c’est cool, merci.
The Game – And I will hide my head at the beginning. Nobody must know it’s me.
La Fouine – et t’inquiète, je vais faire une grosse promo pour annoncer ce feat. le monde entier saura qu’on a rappé ensemble.
The Game – Fuck my life.

D’un coup, ça sonne.

Ikbal -Housni, c’est Snoop aaaauuuu phooooone. Il te demande si tu veux faire le remix officiel de gangsta luv.
Rohff -Demande lui si il sera en studio
Ikbal -Il dit que non.
Rohff -Alors envoie le se faire foutre… Non ! Attends ! Pire ! Dis lui que tu vas remixer Gangsta Luv, toi. Ils sauront ce qu’il en coûte de s’en prendre à Rohff !
Ikbal -Criminel !

La Fouine -Je vais faire un teaser de mon futur duo avec Game. et je vais remettre Jacques Brel par dessus des images en studio.
Rohff -Pourquoi quand Jacques Brel fait des fautes comme « Bien que ça soyent » ça reste un grand poète. et pourquoi quand c’est nous on nous traite de sous culture d’analphabètes ?
La Fouine -Parce qu’il est belge ?
Rohff -Non ! Parce que ce sont des sales rageux de merde !!
La Fouine -Mais qui ça ?
Rohff -TOUS !!
Ikbal -Tousni !
La Fouine -…

Rohff -Tu vas avoir The Game sur ton album et l’autre enculé qui a P Diddy… Moi aussi il me faut un feat américain.
La Fouine -Bah t’es pas super pote avec Flo Rida ? Demande lui.
Rohff -La dernière fois il m’a juste refilé une chanteuse sur « Magnifique »…
La Fouine -Mais je croyais qu’il avait trop kiffé La grande classe et qu’une grosse surprise allait arriver suite à ça…
Rohff -Oui, c’est Cassandra sur Magnifique la grosse surprise…
La Fouine -…
Rohff -Je sais c’est minable…
La Fouine -Réessaie quand même. Si il te dit reste en chien, au moins t’auras essayé. Tu vas pas prendre du ferme ferme ferme pour ça.
Rohff -Ikbal ! Passe moi le téléphone !
Ikbal -Toi aussi tu passes la moitié de ton temps aaauuu phooone ?
Rohff -Tu veux passer tout ton temps sous terre ?

La Fouine -Alors ? lors ? lors ?
Rohff -Il m’a encore refilé une de ses chanteuses, Wynter Gordon. Il se fout de moi. Je ne suis pas respecté.
La Fouine -Tu vas faire quoi ?
Rohff -Un jour, c’est lui qui me demandera un feat !
La Fouine -Mais bien sûr…
Rohff -Et ce jour là, je lui refilerai moi aussi une meuf avec qui j’ai déjà fait un feat.
La Fouine -Je peux te filer le numéro de Zaho si tu veux. J’ai déjà fait un feat avec elle.
Rohff -Gère ! gé gé gère !
La Fouine -Je disais ça pour déconner, hein ?!
Rohff -Appelle la quand même.
La Fouine -Ça t’a pas suffit de passer après moi avec Amel Bent ?
Rohff -Appelle !!!! Sinon la pelle !!!!

Zaho -Ah mais c’est Housni.
Rohff -Ah mais c’est Zaho. Ah mais, Ça sent le feat !
Zaho -Bah c’est pour ça que tu m’as appelé non ?
Rohff -Ta gueule ! Tu gâches tout là ! Ça doit être un moment magique. On va feater ensemble, toi et moi.
Zaho -Euh… oui…
Rohff -Je vais te feater comme jamais on t’a featée.
Zaho -Euh… d’accord…
Rohff -Comme ça quand Flo Rida passera après, il sera nul.
Zaho -Quoi ?
Rohff -Rien, ta gueule ! Laisse toi feater maintenant, viens on va en cabine.
Zaho -Fais doucement.
Rohff -Ta gueule ! Dans tes yeux ! Rrrreeaaaahhh !

Mais Zaho est également la coéquipière infiltrée et aux pouvoirs surnaturels de l’inspecteur Kamel.
Kamelancien -Inspecteur Kamel. Haut les mains en l’air. Tchiky.
Rohff -Mais d’où tu sors toi ? Je t’ai pas entendu arriver.
Kamelancien -Je marche comme un serpent.
Rohff -Mais ça marche pas les serpents…
Kamelancien -C’est ce que je dis. Marche comme un serpent, vole comme un paon. Je suis le lion du désert.
Rohff -Mais y a pas de lions dans le désert.
Kamelancien -C’est ce que je dis.
Rohff -…
La Fouine -Pourquoi il est là, lui aussi ?
Kamelancien -Je te parle pas à toi. Tu te prends pour Snoop Dogg.
La Fouine -Je te répondrai pas, saucisse. C’est comme si Jay Z clashait Will Smith.
Kamelancien -Et maintenant tu te prends pour Will Smith…
La Fouine -Mais non. Je suis Jay Z moi. Et par là je veux dire que je suis pas Snoop.
Rohff -Si t’étais Snoop, je t’enverrai te faire foutre, je suis pas respecté.
Kamelancien -Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?
Rohff -Je refuse de faire un remix de Snoop parce que je veux un feat cainri d’envergure.
Kamelancien -Cette déposition n’a aucun sens. C’est une affaire pour l’inspecteur Kamel. Je m’en charge, gogo kamelo patins à roulettes !

Cachin -Ô Rohff, Housni le warior de ton prénom, qu’a prévu le légendaire guerrier linguistique pour la suite de cet album ?
Rohff -Je vais inviter Jena Lee.
Alkpote -Ça c’est bien salope !
Rohff -Mais pourquoi vous partez pas, vous ?
Alkpote -C’est bien de feater Jena Lee, perso je le ferai pas même si je fourre des laiderons avec la tête ronde, mais ça pique le boulot d’Orelsan. Ce petit con qui nous vole notre job.
Rohff -Ouais, je voulais faire un son pop comme Eminem et Rihanna.
Alkpote -…
Katana -…
Mister You -…
La Fouine -…
Ernesto -…
Cachin -…
Ikbal -… green ?
Rohff -Bon en vrai, c’est ma mère qui m’a dit d’arrêter mes conneries et de pardonner à mon frère… Et de me remettre une dent aussi… Alors j’ai décidé de pardonner à mon frère mais sur une chanson avec Jena Lee au refrain, pour bien le faire chier !
Ikbal -T’as pardonné à S’Co de t’avoir envoyé en prison ?
Rohff -Hachek ! Non ! C’est à toi que je pardonne, sale con.
Ikbal -Mais qu’est-ce que j’ai fait moi ?
Rohff -De la musique de drogué !
Ikbal -Mais c’est toi qui m’a refilé toutes les musiques techno qui étaient pour ton album à la base.
Rohff -Ta gueule, putain ! Et toi note pas ça !
Cachin -Très bien Warior, Rohff le Housni de ton prénom.

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