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The Roots

Il repart alors que tout le monde l’acclame, il revient quand personne n’en veut : vous l’aurez compris, il était plus que temps d’accueillir une nouvelle intervention de notre collègue helvétique, j’ai nommé Big Paul Castellano*

Autrement dit les racines, ici je ne vous parlerai pas de Kunta Kinté ainsi que des nombreuses générations qui suivirent la naissance de cet enfant ordinaire né sous un ciel étoilé.

Non, nous parlerons du but de ce parcours semé d’embûches, d’Afrique aux Amériques, qui aura couté la vie à des millions d’êtres humains. La solution finale, le plan ultime de l’homme blanc, la volonté inébranlable du dépassement de ses propres limites afin de détrôner l’homme noir dans les deux seuls domaines où il se sent en supériorité. J’ai nommé le sport et la chanson (la danse étant pour les homosexuels et le blavog étant un site homophobe, nous n’en parlerons pas).

Même si certains artistes (Elvis Presley : chanteur) ou sportifs (Larry Bird : basketteur) qui, ne nous le cachons pas, ont du sang noir, arrivent à égaler voire surpasser les leaders du secteur, l’homme blanc n’a toujours pas trouvé de solution à ce problème majeur.

Je pourrais faire une liste des différents sous domaines dans lesquels nous excellons (en gros tous les autres) mais concentrons nous sur la chanson, plus particulièrement le rap. Depuis 1970 nous n’avons jamais eu de titre, malgré les nombreux efforts entrepris c’est le statu quo et pas Stat Quo le rappeur noir je te vois venir petit malin.

En voici les raisons principales.

A. LE VÉCU

Pour faire du rap, il faut tout d’abord avoir quelque chose à dire, que ce soit de simples cris ou des textes à rimes plus ou moins engagées sur un sujet plus ou moins précis.

Même si aujourd’hui cela ne veut plus rien dire et que l’on peut très bien travailler pour l’univers carcéral tout en étant un rappeur adulé par ses semblables (Rick Ross), un blanc sera toujours confronté à son vécu.

D’un autre côté, on vous avait averti que l’entertainment était dans l’âme de toute flicaille. La preuve, cette vidéo filmée en caméra cachée :

Un blanc ne peut atteindre le statut de noir que si son vécu est à 100% un désastre. À ce moment là, s’il se sent une veine artistique, deux choix se présentent à lui :

  • Devenir un punk ou un rockeur dégénéré, parler de sa tentative de suicide, de ses problèmes familiaux, de la mort de son animal de compagnie (parfois un hamster, souvent un chien, et toujours pour problèmes d’hygiène) et de son obsession pour la drogue.

  • Devenir rappeur et donc évoluer dans une insécurité totale qui le poussera à commettre de nombreuses erreurs fatales. Rappelons qu’il pourra aussi se droguer.

À partir de ce constat on peut facilement comprendre que le rap n’a jamais été envahi par nos jolies têtes blondes.

Toutefois, nous avons quelques réussites dont nous sommes évidemment très fiers :

R.A. The Rugged Man : un père victime de l’agent orange durant la guerre du Vietnam qui donnera naissance à un fils handicapé et aveugle ainsi qu’à une fille elle aussi handicapée, incapable de marcher ou de parler. Quand je vous disais qu’il fallait qu’un blanc soit définitivement cramé pour se tourner vers le rap, je ne vous avais pas menti.

Necro et Ill Bill ; une mère absente, un oncle défoncé au crack et une passion prononcée pour le hardcore. Necro a d’ailleurs réussi le but ultime de tout rappeur blanc hardcore, c’est-à-dire faire un album en duo avec Kool G Rap (ancien proxénète reconverti dans le rap qui séquestrait ses gagneuses dans son sous-sol pour des séances de fellations interminables).

En bonus, le clip White Slavery où toute la famille est rassemblée (l’oncle, les deux frangins et leur petite amie de l’époque) :

Eminem ; naître pauvre à Detroit dans une roulotte et décider de ne pas faire de la techno.

3rd Bass ; la combinaison entre l’esprit d’entertainment juif (MC Serch), le fait de donner le rôle du DJ au seul noir du groupe (DJ Richie Rich) et un spécialiste de la langue anglaise qui trouve la parade à l’incapacité blanche à la danse en utilisant une canne (Pete Nice). Bien que ce groupe ne réponde à aucun critère d’obtention du statut de rappeur noir, ils sont pour moi le seul groupe de rap à avoir pu passer outre leur couleur de peau à la façon du groupe de soul/funk écossais des années 70, Average White Band (AWB), capable de chanter comme les Isley Brothers.

B. LA RELATION AVEC LES HANDICAPÉS

L’artiste se doit d’avoir des relations intimes avec ses fans qui lui sont dévoués, mais cela peut rapidement mal tourner. En effet, les premiers fans du rappeur blanc seront forcément des personnes handicapées physiquement et mentalement. Ces fans des premiers instants lui seront fidèles à vie, ils seront de tous les concerts, suivant leur idole comme des apôtres.

Je vois rapidement vos têtes blondes exaspérées et déconcertées par ces affirmations calomnieuses, nous nous devons donc de pousser l’analyse jusqu’au bout en apportant des preuves écrites et vidéo-ludiques.

Année 1995

Akhenaton (France/Marseille) dans le morceau « Je Ne Suis Pas A Plaindre »

Le leader des rappeurs blancs en France rend hommage à ce public très spécial dans le troisième morceau de son album « Métèque et Mat ». Montrant une fois de plus qu’il ne serait pas là où il est en ce moment (c’est-à-dire pouvoir enfin faire le design du nouveau maillot de l’Olympique de Marseille) sans ses fidèles supporters qui ne sont heureusement plus là pour voir la déchéance morbide de leur artiste préféré.

Année 2010

Sinik (France/Paris) dans le clip « La Cité des Anges »

Nous nous devions de parler de Sinik qui a lui aussi rendu hommage aux enfants handicapés, bloqués dans les hôpitaux français lors de la sortie de son album. On y voit le jeune Fayçal, 8 ans, apparemment très mal en point, demander à sa mère et son père d’appeler Sinik afin de lui remonter le moral (on ne rit pas bordel de merde) mais aussi pour demander à l’artiste pourquoi ses potes l’ont poussé dans les escaliers après qu’il leur ait dit qu’il était son rappeur préféré.

Année 2011

Machine Gun Kelly (États-Unis/Cleveland) dans le live « I will never forget the power of our music »

La vidéo ci-dessous devrait normalement activer votre filtre parental sur youtube, vu la violence visuelle et le dégoût qui vous sera transmis durant ces trois longues minutes.

Vous y verrez une personne handicapée qui sous l’impulsion de MGK va pouvoir se libérer de sa chaise roulante, marcher quelques pas pour ensuite avoir sa première relation sexuelle avec des filles du public.

Je finirai ce chapitre avec les derniers mots d’amour que nous transmet MGK sur sa relation avec les handicapés « A CULT », « A MOVEMENT », « THIS IS FAMILY », « NO ONE CAN TAKE THIS FROM US ».

C. LE RESPECT DES ANCIENS

Quand tu commences à faire du rap tu peux avoir tes propres influences, que tu pourras ensuite faire partager à ton public, quand tu seras connu et quand on viendra t’interviewer. Encore mieux les gens le déduiront d’eux-mêmes quand ils t’écouteront rapper.

Le problème avec le rappeur blanc est qu’il pense que citer les « piliers », les « anciens » lui donnera une crédibilité au sein de ses pairs, or ce n’est pas le cas. On peut encore citer MGK qui dans son single Wild Boy s’applique comme un bon élève à name dropper frénétiquement missy elliott, diddy et the clipse, pendant que Waka Flocka se bornera à expliquer qu’il est bourré et que tu dois désormais l’appeler Goku tout en suçant ses dragon balls : deux mondes se croisent, et ne se comprennent pas.

Il ne suffit malheureusement pas de parler de Rakim à tout bout de champ pour pouvoir obtenir une quelconque crédibilité, contrairement à une personne comme Alpha 5-20 qui peut simplement citer tous les rappeurs qu’il écoute à la fin d’un de ses morceaux pour que l’on te demande gentiment de jeter ton cadeau de noël contenant la discographie de Mac Miller.

D. L’APPARÂT

Les rappeurs sont des entertainers, il y a les habits, les bijoux, les tatouages, les accessoires, il va falloir trouver un moyen de se démarquer.

Le rappeur blanc part avec 10km de retard car tout ce qu’il pourra porter le rendra systématiquement ridicule. Le premier réflexe est le tatouage, il lui permet de couvrir sa peau blanche de dessins de couleur noire. Là encore cela le fera ressembler automatiquement à un biker, mais vu que le rappeur blanc a déjà le crâne rasé depuis longtemps il ressemblera plus à un néo-nazi qui aurait passé des moments inoubliables dans les bras du premier Vern Schillinger venu.

D’un autre côté, ce moment béni lui permettra d’allier l’utile à l’agréable, c’est-à-dire qu’il pourra remplacer son tatouage dragon qu’il arbore depuis bien trop longtemps sur son bras avec en lettre elfique le nom de sa mère et sa sœur pour le remplacer par une feuille de cannabis.

La New Era est bien évidemment à proscrire, ainsi que toute réalisation de la marque Air Jordan. Il ne te reste donc plus de choix, il te faut porter un masque d’anonymous et te taire à jamais.

E. LES TERMES INTERDITS

Tout le monde ne part pas avec les mêmes chances dans la vie, mais le comble pour l’homme blanc est de ne pas pouvoir utiliser tous les mots de son dictionnaire.

Vous allez me dire, « je ne vois vraiment pas de quoi tu parles » et tu auras bien raison, mais sache que pour le jeune rappeur blanc c’est un calvaire quotidien. Il est très facile de s’emporter, on peut lui trouver de multiples excuses, mais une fois qu’il sera à l’aise, pensant que cela n’allait jamais lui arriver, c’est là qu’il commet la bourde du débutant : prononcer le « N word ».

Évidemment cela ne va pas l’empêcher de continuer comme Billy le Kid devant la chatte d’une squaw, mais il va devoir dire au revoir à la rime facile, aux hymnes de dégénéré et c’est inévitablement à ce moment là qu’il deviendra un rappeur « technique » ce qui l’enfoncera encore plus dans la médiocrité.

Dans le rap français, le jeune aryen a d’autre choix, il va pouvoir utiliser des mots que personne ne comprend. Pour cela il va devoir venir de Marseille, mais nous n’en parlerons pas dans ce blog pour des raisons de pudeur.

Il peut aussi venir de Grigny, mais entre nous le seul blanc qui habite sur place est une petite fille blonde de 8 ans que tu as déjà aperçue dans le clip de « Requiem pour un Keuf » et probablement le maire de la ville. Toutefois, si vous me trouvez un blanc qui habite là-bas et qui ne fait pas partie d’un groupe de rap ou d’une opération d’infiltration policière, vous pouvez lui dire qu’il a clairement raté sa vie.

F. LA NATIONALITE POUR ALIBI

Une petite moustache, une voix rauque, une casquette baissée très bas, jouant avec les jeux de lumière, oui tu as bien reconnu le rappeur blanc sud-américain.

La partie non-extrémiste de notre être aura tendance à accorder un passe droit à ce specimen, rare mais présent comme un albinos, mais soyons sérieux il ne trompe personne. Certains se débrouillent mieux que la plupart des blancs, mais je sais ce qui te gêne, tu penses à ce grand humaniste qui fait la tournée des favelas avec ses bibles et ses vaccins.

FINALITÉ

Nous n’allons pas terminer ce sujet sur un message de paix du genre « cet article a été écrit par une équipe multiculturelle de croyances et de confessions diverses », non, nous allons clore cet affreux chapitre de l’histoire par une vidéo à la fois tragique et consternante.

Elle montre un extrait du film « WhiteBoys », où le héros du film face à sa glace se voit déjà en superstar noire du rap. Notons par la même occasion le miroir : un sacré truc de blanc un peu comme De Niro dans Taxi Driver (non nous ne parlerons pas de toi vilain Crochon).

Dans ce même film une scène est criante de vérité. Ce même personnage va dans un ghetto et croise Slick Rick et ses 50kg de chaîne en or, de rappeur vêtu il lui fait un signe de tête « what’s up », Rick le regarde de haut en bas et lui sort simplement « morning’ officer ». Merci à tous de votre attention.

HORS CATÉGORIE

Le rappeur blanc qui est noir

il s’agit de cette infime poignée de rappeurs blancs à qui personne n’a jamais osé dire qu’ils l’étaient (blancs). Souvent parce qu’ils sont vraiment très moches mais toujours très sympas, et surtout parce que cette information ne changerait absolument rien à leur vie, le meilleur exemple étant Paul Wall, et d’autres types par là-bas au fond.

Le rappeur noir qui est blanc

On arrive ici sur une curiosité de la nature qu’il est toujours amusant d’observer. Le rappeur noir qui est blanc commence comme un rappeur noir classique, mais est happé par un vortex créé par l’homme blanc dans le seul but de se l’approprier, généralement parce qu’on le trouve légèrement moins con que les autres, ou plus rarement car il est le seul au milieu d’un groupe de blancs (s’il porte des lunettes et un sac à dos, je te cache pas que c’est un plus). Cela commence très souvent avec les médias, puis ça continue avec le public, et tôt ou tard il faut reconnaître l’abominable vérité. Face à ça, le rappeur aura deux choix très simples.

option 1 : se fondre dans le moule qu’on lui a préfabriqué, ce qui ne veut pas dire se mettre à agir comme un vrai rappeur blanc, oh que non. il perdrait instantanément toutes les faveurs de son nouveau public si singulier qui l’aime avant tout pour sa différence et ses chants primitifs. Au contraire, il faut qu’il mette le paquet sur le côté hey-regardez-je-suis-moins-pire-que-les-autres-et-en-plus-je-sais-lire-les-mecs. Mais tout en sachant connaître ses limites : il est préférable d’appeler son album « à chaque frère » plutôt que « négritude », trop agressif. Et qu’est-ce qu’on déteste ? Les noirs agressifs, bingo Mamadou tu auras un pin’s au goûter.

option 2 : refuser, s’acharner, sortir un album concept centré sur son bled, faire un flop, feater Yannick Noah, revenir avec un album de rap conchiant mais pas trop, regarder amélie poulain, arrêter le rap, tenter une carrière dans le rock, faire un flop, revenir dans le rap, et ENFIN se décider à retourner à l’option 1.

Les batailles de blancs

comme toute minorité souhaitant s’imposer dans un milieu hostile, les rappeurs blancs se retrouvent souvent comparés, mis en compétition, et fatalement opposés, tels ces femmes enceintes à poil qui font du free fight dans certains films pour adultes (on ne juge pas). Comme chacun le sait, les blancs ne sont pas une communauté solidaire, car les blancs ne sont pas une communauté tout court. Les réactions des rappeurs vont donc du comique au pathétique, on peut citer cette interview de Yelawolf où il s’en prend à MGK (l’anorexique porté sur la sexualité des handicapés, souvenez-vous on en parle plus haut) sans que PERSONNE ne sache exactement d’où lui vient cette haine. Nous on sait. Il a flairé un rival, il lui a reniflé le cul, il a gratté le sol avec ses griffes en grognant. C’est comme quand tu fous deux chats dans une poubelle et que tu leur pisses dessus : ils peuvent pas t’atteindre mais ils peuvent s’entretuer. Ajoutons que le système américain permet l’émergence d’une superstar blanche du rap une fois par génération et une fois seulement, le reste de la masse pouvant juste espérer un jour de feater avec le boss. Sauf que comme beaucoup ont pu le constater, c’est pas parce qu’Eminem t’a tapé dans la main trois fois que tu vas être autre chose qu’un simple freestyle d’un soir.

En France le phénomène reste marginal, et heureusement parce que c’est ridicule à chaque fois. Et quand on dit « à chaque fois », ça concerne uniquement Orelsan. Ce brave petit normand était à peine sorti de son trou (au sens propre, les Caennais le savent très bien) que déjà Fuzati (me demande pas qui c’est, putain) hurlait au pompage, Seth Gueko lançait des piques subliminales en interview, Charly Greane sortait une rime de petit filou sur un feat, Kennedy faisait pareil mais 1 an après, Al K-pote le traitait de petit vicieux adepte de concurrence déloyale, bref rien que de très normal. Le mot d’ordre général est clair : IL NOUS VOLE NOT’ TRAVAIL.

Les plus observateurs d’entre vous noteront que plusieurs membres de cette coalition anti aurélien ne sont absolument pas blancs. C’est normal, c’est la Frince, et chacun tente de s’intégrer selon ses moyens.

Depuis, Al K a semble-t-il oublié jusqu’à l’existence de cette interview, Charly Greane s’est subitement rappelé qu’il était arabe et Seth appelle désormais orel affectueusement son « scriboulex de l’espace » (ou un truc comme ça). Quant à Kennedy et Fuzati, je crois que j’ai déjà oublié ce qu’ils foutaient là au départ. Happy Ending.

Dans un souci d’équité, finissons tout de même sur une note positive qui mettra du baume au cœur de tous ceux que cet article a pu offenser :

*avec la participation amicale et désintéressée de Spleenter, mais de toute façon tu sauras jamais qui a écrit quoi, t’es bien feinté.

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Sylar, jamais 203

Youssoupha, le nouveau Sylar du rap, retourne dans les locaux de son label Bomaye Musique. Là il y retrouve Black Barbie qui finalise son album.

Youssoupha – Salut B.B.
Black Barbie – Salut bébé. Hé bébé ? pourquoi t’as des bleus sur la gueule ? C’est un truc de gonzesse ça.
Youssoupha – C’est Lino qui m’a frappé quand je lui ai dit que je voulais une fille.
Black Barbie – Ah oui, tu méritais, bébé.
Youssoupha – T’en as bien une de fille.
Black Barbie – ça veut pas dire que j’en voulais. Même si depuis je suis contente qu’elle soit là. Comme je l’explique dans une de mes chansons. Mais parfois c’est pas facile.
Youssoupha – Tu parles d’élever une fille seule ?
Black Barbie – C’est ça ! c’est ça ! Parfois il faut être très sévère avec sa fille. par exemple là je lui ai donné un truc à dire sur l’intro de mon album mais elle lit mal, la petite conne.
Youssoupha – Pas simple.
Black Barbie – En plus, va trouver un flingue à sa taille pour lui coller sur la tempe. Faut les forcer les gamins parfois. Ils savent moins bien que nous ce qui est bon pour eux.
Youssoupha – Wahou. ça a l’air super compliqué d’élever un môme.j’avais pas pensé à tout ça.
Black Barbie – ça ira. t’as la fibre maternelle toi.
Youssoupha – C’est vrai ?
Black Barbie – Tu te prends déjà des tartes dans la gueule. c’est ça qu’il faut pour faire une bonne mère.
Youssoupha – D’après toi je ferai une bonne mère ?
Black Barbie – Mais oui. Et puis si tu trouves ça dur, tu pourras toujours trouver tous les bons conseils sur mon site. pour toutes les indépendantes ladies. Les Black ewé ewé Barbie. Blanche barbie, Beur barbie, Asian Barbie, Lanny Barbie etc…
Youssoupha – Y’aura quoi sur ton site ?
Black Barbie – Tout ce qu’il faut pour que toutes les soeurs du monde entier s’élèvent. Parce qu’on est des femmes fières ! Remballe ta monnaie ! Je veux pas de tes billets !! Mais si t’as un million et que tu pouvais me passer au moins un dixième ça m’intéresse aussi.
Youssoupha – C’est plein de bon sens. Mais concrètement y aura quoi sur le site ?
Black Barbie – Des recettes de cuisine.
Youssoupha – …

Black Barbie – Ewé ! Ewe ! Black barbie !! AKA Calamity Bang Bang !!! La reine du neuf trois ! C’est ça ! C’est ça, gros !! On aura plus jamais besoin de bonhomme pour nous faire la cuisine ! On est indépendante, autonome !!
Youssoupha – Ouais c’est bien ma soeur !
Black Barbie – Par contre j’ai dépassé le budget pour mon album.
Youssoupha – mais t’as jamais eu de budget pour ton album.
Black Barbie – voilà. Donc si tu pouvais me passer un peu de blé…
Youssoupha – T’as dépassé de beaucoup ?
Black Barbie – Bah… Disons le prix pour un voyage au Brésil. Aller-retour. Et là bas je me suis fait opérer pour changer de sexe, 2 fois.
Youssoupha – Quoi ??? T’es allée au Brésil pour devenir un homme et redevenir une femme ensuite ?? Mais pourquoi ?
Black Barbie – J’avais besoin pour un titre de mon album. « Si j’étais un lascar » pour rapper le premier couplet avec une voix d’homme. pour bien que tous ces connards d’auditeurs de merde se rendent bien compte qu’en vrai je rappe ewé ! ewé ! trop bien. Avec trop de floooooooooow. Et que s’ils aiment pas c’est uniquement parce que je suis une femme et absolument rien d’autre du tout. Et que si j’étais un homme ils banderaient sur moi. Enculés d’auditeurs de merde !
Youssoupha – Laisse dire. Ils avaient jamais entendu de meuf rapper. Enfin… Sauf Casey, Diams, Princess Anies, Roll K, Bams, Lorea, Saliha, Sté et toutes celles qui étaient là avant toi.
Black Barbie – Ouais mais elles sont pas assez féminines d’abord ! Pas assez de sensibilités, c’est des sans coeurs. Surtout Casey.

Lino – Mais pourquoi t’as pas utilisé un logiciel comme de l’autotune ou une merde comme ça pour trafiquer ta voix ?
Black Barbie – On peut faire ça ?
Lino – Quelle conne…
Youssoupha – Ah ! Lino ! Qu’est-ce que tu fais ici ?
Lino – Malgré le peu que la morale m’autorise, je me suis dit que c’était mal de t’avoir mis des coups de poings.
Youssoupha – Pas grave mon frère. On se check de l’épaule et c’est bon.
Lino – J’aurais aussi du te mettre des coups de lattes ! maintenant j’en suis sûr.
Youssoupha – Ecoute, tu vas être fier de moi.
Lino – Je pense pas non.
Youssoupha – J’élèverai super bien ma fille quand j’en aurai une. Grâce au conseils de Black Barbie.
Lino – … Black barbie, c’est la zoukeuse là ?
Black Barbie – Ewé ewé ! Black Barbie ! Je donne des conseils à Youssoupha pour apprendre à élever sa fille seul quand il en aura une. Etant donné que c’est ce qui m’est arrivé vu que le père de ma fille s’est barré.
Lino – Attendez ! Attendez ! Résumons nous là. Donc toi tu voudrais élever une fille ?
Youssoupha – Oui !
Lino – Et toi tu trouves ça dur d’élever une fille seule et t’aurais aimé avoir quelqu’un avec toi ?
Black Barbie – Euh ouais ! Euh ouais ! Black Barbie !
Lino – … heureusement que vous êtes trop cons pour comprendre où je veux en venir. Parce que vos gosses seraient monstrueux avec des neuneus pareils comme parents…
Youssoupha – Ah ouais… ? Et ben euh… Et ben euh… c’est pas gentil !!!
Black Barbie – Ouais ! Et même que c’est méchant ! Toi aussi t’es un sans coeur ! Comme Casey ! J’imagine pas non plus les enfants que vous auriez ensemble. ce serait un sale névrosé violent et sadique…
Lino – C’est pas très gentil pour Escobar Macson ce que tu dis là.
 

 
En fin de compte, on dira ce qu’on voudra, Casey est peut-être pas la plus féminine mais elle au moins elle se plaint pas tout le temps d’être une faible femme. Elle assume totalement ce qu’elle est et elle vous emmerde tous. En fait c’est la seule à faire vraiment ce que les autres disent qu’elles font.
Casey le boss.
Casey le patron.

casey – apprends à t’taire
black barbie et sa fille, instant tendresse
black barbie en homme, moment nutella

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Classé dans Le Sylar du rap Français

Sylar 2.0

Youssoupha est le nouveau Sylar, sa mission devant les hommes et de trouver ceux qui ont pompé son style et de leur dire « c’est pas bien » afin qu’ils ne recommencent plus jamais.
Il va maintenant s’attaquer à Papillon, cet infâme rustre bridé et bandané qui a osé s’appeler Papillon depuis des années alors que Youssoupha vient juste de sortir un son du nom de « L’effet papillon. »
Quelque part ça prouve bien que ce westeux adepte de G-Funk, de substances illicites et de putes est un imposteur.
En tout cas il en faut pas plus à Youssoupha, l’autoproclamé Morphéus au mic.

Youssoupha -Dis donc l’ami. Je sais que tu as depuis longtemps prévu un album qui s’appelle l’effet papillon.
Papillon – Tu m’apprends un truc, là.
Youssoupha – Et je tenais à te dire que j’ai déjà sorti un son de ce nom récemment donc tu es un copiteur et c’est mal, m’voyez ?
Papillon -Burbs ! Hic ! (oui, il est bourré) Attends t’es qui toi ? lâchez moi l’bandana !
Youssoupha -Youssoupha AKA Morpheus au Mic.
Papillon – … On va dire que je t’ai pas posé cette question et que t’as pas répondu. Alors écoute mon gars. Papillon, c’est mon blase. Depuis des lustres*. Je faisais un top single plein de gros mots et d’obcénités vendus à des milliers d’exemplaires avec Eddy Barclay dans mon clip quand toi t’avais même pas encore posé sur une compil de merde comme « Sachons dire non » ou que sais-je…
Youssoupha -Mais l’effet papillon c’est mon morceau, alors tu refais pas comme moi, copieur, c’est mal.
Papillon -Ouais mais moi c’est mon blase Papillon. Donc je l’écris avec un P majuscule dans mon titre « L’effet Papillon » et là t’es bien feinté. en plus l’effet papillon c’est déjà un titre de Benabar, et c’est aussi une émission sur Canal +. donc l’un dans l’autre, tu l’as dans le cul.

Youssoupha -Les rappeurs lancent des clashs pour s’égayer, mais dans le freestyle Hostile 2006, c’est pas Médine qui bégayait !
Papillon -Quoi ? C’est quoi le rapport ?
Youssoupha -C’est dans mon son « L’effet papillon » donc tu vois un peu le niveau. Si tu t’entêtes à garder le même nom que moi faudra être à la hauteur.
Papillon -Petit a°/ Il y a trop de gay dans ta phase. Petit b°/ Tu reproches à un rappeur d’en clasher un autre en envoyant aussi le même genre de pique de merde. Petit c°/ dans la version album de ton son tu censures toi même le nom de Kemi Seba que tu prononçais avec fierté dans la version qui tournait avant. Petit d°/ Si t’as fini de dire de la merde faut j’aille me saouler la gueule au Soleil et j’y vais en vélib parce que mon low-bike il est cassé.
Youssoupha – un low-bike ? c’est une abréviation pour stylo bic ? moi aussi ça me saoule quand ils se pètent, en plus t’as de l’encre partout et…
Papillon – toi je devrais te prêter mon dickies pour que t’aies du style. mais je suis pas sûr que ça suffise.
Youssoupha – j’ai déjà mon t-shirt « le rap c’est mieux maintenant », en combinant les deux ça va le faire.
Papillon – ah ouais ben non du coup. rends le dickies, il a pas mérité ça. Comment s’appelle ton album au fait ?
Youssoupha – Sur le chemin du retour.
Papillon – OK, bah le mien ce sera Destination ailleurs. Parce que si tu reviens je me casse.
Youssoupha -Ils seraient prêts à reconnaître la môme de Rachida Dati pour avoir des fafs !
Papillon -C’est de toi ça ?
Youssoupha -Ouaip !
Papillon -Putain de merde !
Youssoupha -C’est pas bien, c’est ça ? C’est ce que je me disais…
Papillon -Au contraire grosse tête. C’est vachement bien. C’est la preuve qu’en plus t’en es capable. T’es capable de faire de vraies punchlines, c’est donc toi qui décide sciemment de faire du vieux rap conscient.
Youssoupha -Le rap c’est pour éduquer…
Papillon – bon ben je vais être forcé de te demander de foutre le camp. Putain… Il a changé Youss de l’S-Kadrille…

Youssoupha -Pourquoi vous m’avez pas pris pour faire Bisso Na Bisso 2 ?
Passi -Parce qu’on a pris les mêmes que dans le 1 à part Mystik et que t’étais pas dans le 1 à la base.
Youssoupha -Oui mais moi je te parle du 2 à la base.
Lino -Mais nous on te parlait pas du tout à la base. On fait pas toujours ce qu’on veut.
Passi -Pourquoi on t’aurait pris ?
Youssoupha -Parce que je suis du Zaïre aussi et que…
Lino -Attends, ta gueule. Tcht ! je veux dire Chut ! Si on t’avait pris il aurait fallu prendre aussi tous les autres rappeurs Congolais qui sont meilleurs que toi. et crois moi y en a une chiée. Despo Rutti, Escobar Macson, Dry d’Intouchable, Maître Gims et j’en passe.
Passi -Et puis nous c’est plutôt le Congo de Brazzaville et toi t’es de Kinshasa.
Lino -Ouais enfin bon, si tu dois retenir qu’une seule raion, c’est surtout que t’es nul.
Youssoupha -Mais pourtant j’ai trop l’esprit Bisso. J’ai tout un tas de putes qui font des choeurs de merde dans mes refrains pour donner un côté africanisant tout ça dans mon nouvel album.
Lino -Mais qu’est-ce que ça à voir avec l’esprit Bisso ça ? L’esprit Bisso c’est juste qu’il faut niquer tout le monde !
Youssoupha -Qui ça ?
Lino -Mais tout le monde, bordel ! On a pas le temps de se poser des questions pareilles. Faut tous les détester !
Passi -Oui enfin non… Pas vraiment. À vrai dire le petit est plus proche de l’esprit de départ.
Lino -Tiens, bah commence par détester Passi. ça devrait être facile, même pour toi. Tout le monde déteste Passi.
Passi -Mais toi tu me détestes pas, t’es mon ami.
Lino -Je vois pas le rapport. T’as quand même fait la Star Ac.
Youssoupha -Moi j’ai fait Popstar !
Lino -Oh putain…

Youssoupha -J’ai fait un morceau où je parle à ma future fille que j’ai pas encore.
Lino -Ta meuf est en cloque et vous attendez une gnarde ? Pas de bol. Je connais ça moi aussi, je voulais un bonhomme mais j’ai eu une fille. Alors pour me consoler je hais mon futur gendre, ça aide.
Youssoupha -Non, non, moi c’est pas ça. Moi je parle à la fille imaginaire que je rêve d’avoir. Si je dois être papa je veux une fille.

Lino lui met une tarte dans la gueule.

Youssoupha -Mais t’en fais pas, pour mon futur gendre je sais déjà qui ce sera. Ce sera mon pote S-Pi. C’est mon rêve qu’il épouse ma fille.
Lino -C’est encore un ami imaginaire ce merdeux ?
Youssoupha -Non, c’est potentiellement le plus grand rappeur français de sa génération.
S-Pi -Au lit je suis un X-Man comme ill et cass. Illégal style de fille, tous les styles de bites, il régale !
Youssoupha -Avec un mec comme ça, ma fille sera entre de bonnes mains.
ILL –Mais ?!! Pourquoi il reprend une de mes phrases pour dire de la merde ? Qu’est-ce que je lui ai fait bordel ?!
Lino -Ah bah t’es là toi ?
ILL -Dés qu’y a une guerre et qu’on m’appelle, comme Machiavel j’acours. c’est ILL, la ville m’appelle !
Lino -Ouais… Et si on t’appelle pour un concert tu cours aussi ?
Youssoupha -Wahou ! C’est ILL ! ILL devant moi, c’est merveilleux. Je te kiffais trop à l’ancienne. Bien sûr t’étais pas aussi fort que Diable Rouge qu’était le mec le plus buzzé de Time Bomb mais t’étais fort aussi.
ILL -Oh putain ! C’est qui lui ?
Lino -Maintenant tu regrettes d’être venu.

Youssoupha -Le rap c’est novateur !
Lino -Ton rap c’est nos waters ? Pas faux…
Youssoupha -Non c’est pas ce que j’ai…
Lino -Mais ta gueule. c’est à cause de ton cheveux sur la langue, on comprend pas bien.
Youssoupha -Mais mon cheveux il fait pas mal prononcer les V ?
ILL -Faut fermer ta gueule quand même, par mesure de prévention.
Youssoupha -Mais toi aussi t’as un cheveux sur la langue.
Lino -Oui mais lui il peut se permettre de pas aller à un concert événementiel où tout le monde a payé pour le voir alors qu’il avait aucune actu et que ça lui aurait fait un buzz de ouf. Quelque part il peut tout se permettre.
Youssoupha -Tu veux savoir pourquoi j’ai un cheveux sur la langue ? Demande à ta pine-co !
Lino -Attends, bouge pas, je l’appelle. Allo ? Madame Bors ? Ouais c’est moi… Non mais je m’en fous de ça… Attend, tais toi j’ai une question… Quoi ? Non tu peux pas toucher à la réserve d’alcool du garage, c’est au cas où les Chinois nous attaque, ça. C’est des réserves ! Quoi ? Mais je m’en fous qu’il y ait plus de place pour la voiture, gare là dans le hall. Oui, j’ai une question. Pourquoi Youssoupha a un cheveux sur la langue ? Ah bah voilà ! On est d’accord ! Faut qu’il ferme sa gueule !!
ILL -Mouahahahaha ! Les cheveux sur la langue c’est comme le rap : c’était mieux avant.
Lino -Le rap c’était mieux avant ? Tu veux dire quand t’en faisais ? Quand tu te sortais les doigts du cul et que t’allais au concert où t’es sensé te produire ? Ouais c’était mieux, mais je la ramènerai pas à ta place. Tcht ! Tcht !

*Pour ceux qui voient pas qui est Papillon exactement, bande d’attardés, c’est le mec de Playa (c’est plage en Espagnol ça vient pas de player, faut tout te dire à toi, sale assisté de merde).
Si tu vois toujours pas qui c’est (c’est que déjà t’es un connard) c’est une espèce de vietnamien qui ressemblerait à n’importe quel vietnamien s’il était pas sappé en latinos.
C’est la preuve qu’en y mettant les moyens et avec un peu de goût, un asiatique peut s’acheter une âme sans forcément faire des TIG de plusieurs siecles en tant que Lutin du Père Noel après sa mort pour gagner le Paradis.
Un exemple pour tous. Mais faut pas que ça vous incite à faire pareil non plus.
Résumons nous pour les attardataires.
Latinos > Asiatiques
Et je ne m’appuie sur absolument rien.

Papillon – qui m’aime me suive
youssoupha feat S.pi – check de l’épaule
youssoupha – l’effet papillon
Bandana music feat OG Auteuil
si quelqu’un pouvait trouver de quel making off de film c’est tiré, il gagne un flamby.

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La revanche de Sylar

C’est la saison 2, on prend les mêmes et on fait pire. C’est le retour du Sylar du rap Frinçais, celui qui as tous les flows gros, en gros ou en détails.
Aujourd’hui, Patrice Kennedy visite quelques uns de ses illustres collègues qu’il soupçonne d’avoir pompé ses phases.

Kennedy -Kennedy dans la maison ! Le neuf quatre dans la maison !!
Rohff -Qui qui est dans la plazza ?
Kennedy -On m’appelle Kennedy ou future, parce que j’ai trop d’avance !
Rohff -T’as vraiment trop d’avance parce que le 94 c’est encore moi, sale taré.
Kennedy – mc, je sais que t’apprécies ce que je fais, mais faut que t’arrêtes vite de pomper le cahier de rimes refré.
Rohff – Qué qué passa ?
Kennedy -Non parce que toi tu fais rimer « surhumain » avec « des pompes sur une main » dans « Pour ceux » mais seulement voilà je l’ai déjà faite cette rime là.
Rohff -Hachek ! Mais de quoi tu parles ?
Kennedy – A tes souhaits. Ben je dis juste qu’en 2003 t’as pompé une rime que j’ai déjà faite en 2008…
Rohff -Houlàlà mais c’est quoi ça ? T’es un sale rageux de merde ? t’essayes de lancer des rumeurs sur moi sale jaloux de merde ? Tu vas encore dire qu’on m’a volé mon Cayenne ?
Kennedy -Non moi je dis juste que même si je sais que t’apprécies ce que je fais, faut que t’arrêtes vite de pomper le cahier de rimes refré.
Rohff -Tu sais à qui tu parles ?
Kennedy -Je pense bien, t’es Six Coups MC de Rappeur d’1stinct non ?
Rohff -Quoi ? Quoi ? Quoi ?
Kennedy -T’es Ikbal ?
Rohff -Mais t’es sûr d’être green dans ta tête toi ?
Kennedy -Ah mais non excuse moi, t’es le grand frère de Ikbal.
Rohff -Tu te rattrapes bien.
Kennedy -T’es S’Co !
Rohff -Bouge pas, je vais chercher ma pelle. Je suis Rohff ! Rohff ! Putain ! Tchicky R.O. Tchicky H 2 F !! Rohff le capi’chef !! Quand je me promène le gens bloquent et disent « Oh c’est Rohff ! » ils me le rappellent quand j’oublie. mais toi t’as pas intérêt à oublier ! Jamais ! J-J-J-J-J-Jamais !!!!
Kennedy -Celle là aussi, c’est une phase à moi. Quand je me balade les jeunes disent « Téma c’est Kennedy ! »
Rohff -Quoi ? Cesse de te prendre pour moi, idiot !

Dans une hutte perdue en Malaisie, d’après la légende, vivait Ali.
Ali, ex-Lunatic de son état. Ecoeuré du rap game il coulait des jours paisibles et des bronzes bien durs à force de bouffer du riz. Parce que là bas on bouffe que ça, du riz.
Il se pensait loin de tout, mais un jour, un mystérieux voyageur arrive aux abords de sa demeure isolée.

Kennedy -Kennedy dans la maison ! Le neuf quatre dans la maison ! Enfin dans la hutte quoi. D’ailleurs je voudrais une pizza fromage, oignons, pommes de terre avec un supplément anchois.
Ali -Déjà 1, je fais pas de pizzas, je prépare mon nouvel album pour 2010. Et de 2, si je devais faire des pizzas je ferais pas des pizzas dégueulasses comme celles que tu commandes. Qui es tu mon frère et que me veux tu ?
Kennedy – mc je sais que t’apprécies ce que je fais, mais faut que t’arrêtes vite de pomper le cahier de rimes reufré.
Ali -De quoi est-il question ici bas ?
Kennedy -T’as pompé une de mes rimes. La fois où t’as dit « Parfois les mains tendues sont des poignards. »
Ali -Je me souviens avoir dit ça en effet.
Kennedy -Donc tu ne le nie pas, faut dire que c’est un peu gros comme phrase, pour la ressortir telle quelle faut vraiment être un enfoiré.
Ali -Oui. Un être peu scrupuleux et dénué de toute honnêteté intellectuelle.
Kennedy -Bah ouais gros.
Ali -Ceci étant, et maintenant que nous nous accordons sur ce point. Est-ce que je peux enfin savoir qui tu es ?
Kennedy- Je suis Kennedy, le rappeur préféré de ton rappeur préféré.
Ali -Explicite toi de manière plus claire, petit scarabée.
Kennedy -Dans ton album t’as repris une phase de mon album sorti en 2009 ! Et là tu dis plus rien, t’es bien feinté !
Ali -… C’est la consternation. Es tu bien conscient que mon album est sorti en 2005 ? Soit 4 ans avant le tien ? et que d’ailleurs j’avais déjà fait un son classique : Le code de la rue. et loin de moi l’idée de porter des jugements de valeur, mais il me semble que le tien qui s’appelle pareil, et bien c’est même pas du loukoum à côté.
Kennedy -… Disons que tu t’en tires bien… Bon bah je vais te laisser… Ah au fait je suis avec toi cousin ! Nique le jambon !
Ali -Quoi ?

Kennedy – eh toi là bas !
Black kent – yeah ?
Kennedy – il paraît que tu vas appeler ton album Yes I Kent
Black kent – c’est ton boy black.
Kennedy – ouais ?
Black kent – mais tu peux m’appeler kent. j’te vois mec !
Kennedy – mais moi aussi j’te vois, je suis juste en face de toi bordel.
Black kent – non mais c’est comme les cainris qui disent tout le temps « i see ya » tu peux pas comprendre si t’es pas anglophone.
Kennedy – bah ce que je comprends c’est que t’as pompé un titre à moi.
Black kent – hein ?
Kennedy – non mais ho ! me prends pas pour un con non plus. j’ai fait un son dans mon album qui s’appelle « yes we can ». alors ? hein ? t’as pas l’impression de pousser le bouchon un peu loin maurice ?
Black kent – je m’appelle pas maurice.
Kennedy – je vois pas le rapport.
Black kent – non mais moi l’album s’appelle Yes I KENT. comme mon nom, black kent, qui vient de clark kent tu vois. C’est un jeu de mot.
Kennedy – un quoi ?
Black kent – c’est un calembour quoi. une astuce.
Kennedy – écoute je suis pas anglophone alors parle moi français bordel.
Black kent – mon album s’appelle Yes I Kent en référence à mon nom.
Kennedy – mais ça veut rien dire, yes i can’t ça fait oui je peux pas. c’est super con.
Black kent – non mais c’est pas can’t, c’est kent.
Kennedy – bah oui, c’est bien ce que je dis.
Black kent – bordel…
Kennedy – et ouais mon gars ! faut y penser à ça, sinon ça te suit toute ta carrière.
Black kent – mais tu sais que c’est pas ta phrase à la base, c’est d’Obama. c’était son slogan pendant toute sa campagne. tu es au courant de ça quand même.
Kennedy – ah oui, je vais devoir lui demander des comptes à lui aussi, ce sale copieur de merde.

Kennedy, A.K.A. Sylar, se rend désormais chez celui qui a pompé toutes ses phases. Celui qui s’est fait tant d’argent sur son dos.

Kennedy -Je suis le rappeur préféré de ton rappeur préféré. et vu que ton rappeur préféré c’est déjà moi, je suis donc mon rappeur préféré !
Booba -Salut, salam, shalom. T’es qui wesh ?
Kennedy -ben c’est moi. Kennedy, le neuf quatre, la maison, futur tout ça, quoi…
Booba -Bon, on va dire que je me souviens on va gagner du temps, et le temps c’est du… du biff ! C’est nous qui la vendons, c’est toi qui la sniffe. et tu kiffes. Et tout ça.
Kennedy -En tout cas, tu vas me rendre mon appart ou mon pav’tar de bâtard avec un garage pour coffrer Porsh et 4×4.
Booba -Le seul porche que t’auras c’est celui de ton batiment, sale assisté de merde. Au nom de quoi je devrais te filer du… du biff !
Kennedy –Parce que tu me pompes mes phases. Par exemple tu dis que t’es le bitume avec une plume et moi ensuite je dis que je suis le bitume avec une paire de nike air et un flow de bâtard. Quand tu dis qu’on se paye pas de villa en taffant au mac do et moi je dis qu’on deviens pas millionnaire en taffant au mac do. C’est un peu gros quand même ?
Booba -Gros comme ton QI, non ?
Kennedy -Ouais ! Je vais aller chez Ruquier pour le montrer, mon gros QI.
Booba -T’es un bon, toi. En attendant tu restes un foutu attardé comme rappeur du futur. Parce que là t’arrives trop tard. Fallait les dire avant tes phases à la con. Avant que je les fasse en fait. Mais il aurait fallu que tu les trouves tout seul comme un grand.
Kennedy -Mais pourtant, c’est mon heure… Allez vas-y demande moi l’heure qu’il est.
Booba -Je suis trop en avance pour te demander l’heure, manant.
Kennedy- Allez euh ! Azy fais le s’te plait !! Fais le !!
Booba -Excuse moi, quelle heure il est steu plait ?
Kennedy -C’est mon heure ! je suis là pour…
Booba -Ouais mais, non. on est passé à l’heure d’Hiver, on a reculé, repasse plus tard.

Kennedy était donc rentré chez lui comptant les minutes qui le séparaient encore de son heure pourtant proche.
Lorsque tout à coup, on sonne à sa porte. Il va ouvrir et tombe nez à nez avec un individu doté d’une étrange tête.
Youssoupha -Salut Kennedy, il va falloir que t’arrêtes de me pomper.
Kennedy- Quoi ?
Youssoupha – Non mais ho ! Quand tu dis « je suis le rappeur préféré de ton rappeur préféré » moi je dis « Je suis peut-être le rappeur préféré de ton rappeur préféré » dans mon album qui vient de sortir là.
Kennedy – oh merde…
Youssoupha – et ouais mon gars !

Sylar s’était fait à son tour voler ses pouvoirs.

kennedy – nique sa mère
black kent feat bishop lamont – pass that
Comment photocopier son cul

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