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DJ Weedim, Aketo & Sidi sid nous parlent de Petits Meurtres Entre Amis (vidéo)

Ma si, touyouls en compagnie dé TupakTV, yé souis allé voil ces yeunes qui font dé la musica
Pourquoi je parle comme ça, moi ?
Enfin bref, va là bas :

http://tupaktv.com/pmea/

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !)

Interview de Shone

On a interviewé Shone avec TupakTV :

http://tupaktv.com/interview-shone/

Ça prépare un gros concert qui idéalement serait amené à n’être que le début d’une longue série de concerts
Ainsi qu’un projet/compilation mystérieux mais qui a l’air très enthousiasmant
Alors clique et va voir l’interview de ce rappeur qui a oublié d’être con et passif

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !)

Interview – Vald (+ special guests qui passaient par là)

A un moment y’a Lino qui vient serrer des mains avant d’aller pisser, et à la fin y’a Tefa qui tape un peu l’incruste, mais on a rien dit parce que c’était chez lui.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 1

Interview : Genono (Captcha Mag) et Teobaldo (Le Blavog)
Photos : Mehdi MK ( TupakTV)
On a uni nos forces comme si on était possédé par l’esprit hip-hop.

Genono : Avant la promo autour de la sortie de NQNT, t’as fait très peu d’interviews. C’était par choix, ou parce que les intervieweurs avaient peur de te rencontrer ?

Vald : C’était un choix, jusqu’ici faire des interviews, ça n’avait pas vraiment d’intérêt. Quand tu sors uniquement des projets gratuits sur internet, t’as pas grand-chose à dire. Si c’est juste pour raconter ta vie, y’a aucun intérêt. Là on a quelque chose à défendre, donc on va parler un peu de nous.

Genono : Tes précédents projets, c’était histoire de faire monter un peu la sauce ?

Vald : Voila, l’idée était de se présenter un peu aux gens, parce que dire « je sais rapper », c’est bien beau, mais si t’as aucun projet …

Genono : Ce matin je lisais les commentaires sur le clip de Shoote un Ministre … J’ai l’impression que ton public de base ne s’y retrouve pas.

Vald : Mon public de base, c’est quoi ?

Genono : Globalement, les gens qui te suivent depuis le début. Je lis beaucoup de commentaires du type « c’est pas le Vald qu’on aime », on est à la limite du « Vald c’était mieux avant », alors que ta carrière a pas encore débuté. C’est un truc que t’as ressenti ?

Vald : C’est un peu comme le premier amour, quand tu le revois quelques années plus tard, bah … il a changé ! Moi je fais le son que j’aime, après, ils suivent ou pas, c’est pas grave. J’irai trouver d’autres gens pour m’écouter.

Genono : Sur les autres extraits, j’ai l’impression qu’il y a d’autres retours, et que ça correspond plus à ce que le public attendait.

Vald : C’est surtout au niveau des prods, je pense. Et puis, il y a une raison simple : sur mes anciens projets, je pouvais pas faire de dirty, parce que je savais pas mixer. Et comme c’est moi qui mixais mes projets, forcément … J’avais envie d’en faire, mais je ne savais pas le faire. Alors maintenant, j’arrive en studio, je me régale.

Genono : Jusqu’ici t’étais vraiment en mode « fait-maison » ?

Vald : Ah ouai, c’était artisanal mon frère ! Y’avait un fumet, t’entendais les portes claquer chez moi, t’entendais ma darone crier … il se passait quelque chose quoi ! Alors que maintenant c’est propre, c’est professionnel.

Genono : Je reviens sur Shoote un Ministre … Y’a pas eu trop de controverse au sujet de la quenelle devant l’assemblée. T’es pas déçu ?

Vald : Déçu, non … c’est logique, on fait pas de vues. C’est normal qu’il y ait pas de controverse.

Genono : Justement, ça aurait pu être le truc qui déclenche un peu la machine.

Vald : En tout cas, moi je l’ai pas fait pour ça. Je l’ai fait parce que ça me faisait rigoler. Après peut-être que de l’autre coté, les mecs étaient là à se dire « ouai, on va faire des vues avec ça » … j’en sais rien. Je pense que si on faisait un million de vues avec une quenelle, on en aurait entendu parler … Mais là, avec 100.000 vues, c’est de la rigolade.

Genono : Il se passe plein de choses dans tes clips, ça fourmille d’idées et de conneries. A quel point t’es impliqué là-dedans ?

Vald : Généralement, je rencontre le réalisateur, je propose des idées, et si on peut, on les met en place. Par exemple, pour Shoote un Ministre, j’avais des idées un peu farfelues, qui n’étaient pas réalisables avec le budget et le temps dont on disposait. Donc on s’est concerté, et c’est Tefa qui a eu l’idée : « et si on promenait un ministre mort sur un fauteuil roulant, c’est génial ! »

Mehdi (manager de Vald) : Enculé, c’est moi qui ai eu cette idée !

Vald : Ah c’était ton idée ? C’est vrai que j’ai tendance à considérer que c’est Tefa le génie, mais Mehdi a un meilleur vocabulaire.

Mehdi : Nan, il faut dire que tout vient de Vald !

Genono : Et donc tu disais qu’il y avait des idées que tu ne peux pas encore mettre en place, faute de budget ?

Vald : Ouai, comme les gamins. Ils ont des idées, ils ont envie de faire des films de fou, mais ils peuvent pas. J’en suis à ce stade. Bientôt, j’aurai le budget pour faire des clips hollywoodiens.

Genono : On espère, parce qu’il y a moyen de bien rigoler avec toi. Rien à voir, mais j’ai lu dans ton interview chez l’Abcdr que tu avais une culture rap très limitée. Elle s’est développée un peu, depuis ?

Vald : C’est vrai, j’ai vraiment une mauvaise culture. Disons que c’est une culture atrophiée. Mais je commence à faire des pompes et des tractions.

Genono : Ce manque de culture, tu vois plutôt ça comme un avantage, dans le sens où t’es pas formaté par ce que t’as écouté avant, ou plutôt comme un handicap ?

Vald : Je vois ça comme un fait, j’essaye de changer là-dessus, mais je sais pas si c’est un avantage ou un désavantage. Le bon coté, comme tu le dis, c’est que je fais les choses sans être influencé par ce qu’ont fait d’autres artistes avant moi. J’ai cru comprendre que ceux qui avaient écouté l’album de Lunatic à l’époque étaient traumatisés et voulaient absolument refaire du Lunatic. Moi je l’ai pas écouté, je sais pas ce qu’il se passe dans cet album ! Mais d’un autre coté, le fait de ne pas avoir de références n’est pas forcément un avantage. En fait, j’ai pas conscience de ce qui est bien ou mal, dans le rap.

Genono : Dans ce qui se fait aujourd’hui, t’écoutes quoi ?

Vald : J’aime beaucoup Young Thug, j’aime beaucoup Lil Wayne … j’ai une affection toute particulière pour Lil Wayne. Après, en français … j’ai du mal avec eux, parce que je comprends ce qu’ils disent. Mais par exemple, Kaaris, il me fascine ! Je le trouve trop marrant.

Genono : Mais musicalement, c’est des artistes qui t’inspirent ? Parce que ta musique ressemble pas à du Kaaris ou du Lil Wayne.

Vald : Je sais pas ce qui m’inspire. Si je dis que je m’inspire d’untel, ça veut dire que je vais essayer de faire la même musique que lui ?

Genono : Pas forcément, ça peut être dans le sens où tu vas juste te nourrir de ça, et en faire ta propre sauce. Ne serait-ce qu’au niveau des sonorités, tu peux avoir envie de tendre vers telle ou telle tendance.

Vald : Peut-être que je me nourris de ce que j’écoute sans trop m’en rendre compte, franchement j’en sais rien. J’ai du mal à comprendre le concept d’influence et d’inspiration. J’écoute des trucs … tu sais, des fois, quand j’écoute un morceau, j’ai envie de taper le rappeur. Peut-être que c’est de cette manière là que je m’inspire finalement, c’est une influence un peu malsaine. Je l’écoute, et j’ai juste envie de le mettre à l’amende, de le défoncer.

Genono : Ta connexion avec Rockin Squat sur L’undaground s’exprime chapitre 6, elle se fait comment ?

Vald : Qu’un rappeur avec des disques d’or et 20 ans de carrière m’appelle, j’ai trouvé ça beau. J’étais un rappeur de chambre, j’avais fait quelques mixtapes, mais personne me connaissait. Je sais même pas comment il m’a découvert … c’est une bonne personne, il m’a même invité à monter sur scène à la Cygale.

Lino, surgit de nulle part : Qu’est ce que c’est que ces interviews qui durent 70 heures ?

Vald : Laisse-nous bosser.

Lino : Je passe juste vous saluer avant d’aller pisser. C’est mieux avant qu’après, nan ?

S’en suivent quelques serrages de main, deux-trois vannes pas piquées des hannetons, puis Lino s’en va pisser et l’interview reprend son cours.

Genono : Tu fais beaucoup d’introspection dans tes textes. Est-ce que c’est un truc qui t’aide à te comprendre toi-même, à avancer, à la Soprano qui prend sa carrière pour une thérapie ?

Vald : Pas du tout. J’écris pas quand je suis triste. Si ça va pas, j’écris pas. Je me trouverais con de me trouver dans une situation alarmante et de me dire « oh putain, il faut que j’écrive un texte, il faut que j’explique ce qu’il m’arrive ! ». J’écris uniquement quand je suis content. Et j’ai même pas l’impression de faire de l’introspection, je trouve ça un peu surprenant.

Genono : Tu racontes quand même des trucs super personnels, même si c’est souvent fait avec humour.

Vald : Comme quand je parle de branlette ?

Teobaldo : Ca c’est intime plus que personnel.

Genono : Y’a des moments où tu te dis « ça c’est trop personnel, je vais le garder pour moi » ?

Vald : Ah oui, y’a beaucoup de choses que je dis pas, parce que je trouve que ça ne regarde que moi. Et puis surtout, ça n’apporte rien. Si ça apportait quelque chose de lâcher une phase très personnelle, en me disant que des gens vont se reconnaitre dans ce que je dis … Mais la plupart du temps, je parle pas de moi. C’est pour ça que ce coté introspection, je vois pas trop … Peut-être sur Journal Perso, ou des vieux morceaux ?

Genono : Même sur NQNT, y’a pas mal de phases super personnelles, même si c’est pas forcément à chaque fois le thème du morceau. C’est quelques phrases disséminées ci et là tout au long du projet, que je trouve très personnelles.

Vald : J’ai pas ce ressenti … mais pour revenir à ta première question, écrire ne m’aide pas du tout. Je ne règle rien avec la musique.

Teobaldo : Du coup, écrire ça t’apporte quoi ?

Vald : C‘est un sentiment d’accomplissement. Quand j’écris, j’ai l’impression que je fais quelque chose de ma vie … alors qu’en fait, nan. Je peux passer une nuit entière sur une seule phrase, en vrai je fais rien du tout, mais j’ai quand même l’impression d’avoir fait un truc. Quand je finis un morceau, j’ai vraiment l’impression d’avoir fait quelque chose de concret, de pas être resté là à attendre que le temps passe, comme un branleur. Alors quand le morceau est validé au studio, j’en peux plus, je l’écoute vingt fois d’affilée, je me dis « ouaah, je suis louuurd », alors que pas du tout, je brasse pas un sou.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 2

Genono : Aujourd’hui t’es rappeur à plein-temps ?

Vald : Plus ou moins …

Genono : T’as prévu un plan B, au cas où ça ne marche pas comme prévu ?

Vald : Bah oui, justement, parce que je viens de me rendre compte de l’économie du rap et … c’est pas flamboyant (rires).

Genono : Y’a pas lontemps t’as publié sur les réseaux sociaux « 5 bonnes raisons de ne pas acheter NQNT » …

Mehdi (manager) : Une idée de génie !

Genono : T’annonces « aucun tube ne sera joué en radio ». Ils font pas trop la gueule chez Barclay ?

Vald : Nan, pas du tout. J’ai pas tellement de contacts avec eux en fait.

Genono : Ils t’ont juste commandé un album, façon « ponds ce que tu veux » ?

Vald : Voila, on leur a donné un album, on a dit « si vous aimez, vous prenez, vous donnez de l’argent, et vous distribuez ».

Genono : Et t’as eu des retours ?

Vald : Ils en sont très contents. Ils me trouvent très particulier, avec un univers … ça fait plaisir.

Genono : Parmi les 5 bonnes raisons, tu dis aussi « pas d’autotune dans le projet ». C’est un truc que t’aimes pas ?

Vald : Au contraire, c’est un truc que j’adore, mais que je contrôle pas encore.

Genono : Donc ça va venir ?

Vald : Ah ça, dès que je sais l’utiliser, vous allez en chier ! Prends garde à toi, Jul ! (rires) J’ai aucune censure là-dessus, dès que je sais le faire, c’est partit !

Genono : T’as l’air plutôt à l’aise sur scène, c’est un truc que tu travailles à l’avance, où t’y vas vraiment en mode freestyle ?

Vald : Ouai, jusqu’ici c’était très freestyle, mais le public est super réactif, sans trop que je sache pourquoi. Bien souvent, il est juste content de voir « son » artiste, donc il fait la fête même si tu pues la merde sur scène. Après, on a essayé de travailler un peu le truc, c’est plus cadré, un peu moins bordélique, même si y’aura toujours une part de bordel. A terme, je pense que ça va devenir très professionnel, l’idée c’est que ça devienne un vrai spectacle. Je pense qu’il nous faut juste des séances en studio pour développer ça … et les séances, faut les payer ! Mais là j’ai l’impression qu’on a trouvé un format qui fonctionne bien, ça fait 6 ou 7 dates que je sens qu’on a quelque chose de professionnel.

Genono : Ce coté trop carré, t’as pas peur que ça déplaise à un certain public, qui aime justement le Vald un peu à l’arrache ?

Vald : Ca peut être à l’arrache … mais carré en même temps. J’ai déjà fait des scènes vraiment à l’arrache, et c’était vraiment trop à l’arrache, tellement à l’arrache que le public n’y comprend plus rien. Donc oui, y’aura toujours une ambiance « fait-maison », un petit fumet, mais le temps est à la professionnalisation.

Genono : La piste 5 de NQNT s’appelle Sullyvan. En écoutant le morceau, j’ai l’impression que ce personnage est une sorte d’alter-égo démoniaque de Vald. J’ai bien compris le concept ?

Vald : Ouai, c’est à peu près ça. C’est partit d’une rime que j’ai fait dans un vieux morceau, avec le nom de Sullyvan, et j’ai développé un peu ça. Mais j’ai pas du tout le complexe du schizophrène, avec une partie sombre qui se dévoile sous un alias. Sur ce morceau, c’est vrai que la prod s’y prêtait bien, j’ai poussé un peu dans cette direction … mais en fait nan (rires). Ca m’a surtout permis de faire un égotrip un peu particulier, de parler de ce personnage comme d’une légende, un mythe.

Genono : C’est un truc qui peut revenir dans les prochains projets, ma suite des aventures de Sullyvan ?

Vald : Ouai, je vais le décliner, c’est certain. Et puis ça nous fait un super morceau pour entrer sur scène, c’est génial.

Genono : Piste 8 (« Horrible »), tu dis « suffit d’une vidéo de Soral pour que l’audimat du JT chute ». Tu penses quoi de ce mec ?

Vald : Je pense qu’il a une grande écoute. Je l’ai beaucoup écouté, maintenant j’ai décroché. Je prends plus rien à cœur, j’en ai plus rien à foutre de quoi que ce soit. Je sais qu’il a beaucoup d’audimat, et qu’il est plus proche de la réalité que les journaux télévisés. C’est moins déformé, et ça a plus d’impact. Lui aussi, il bosse à la maison, il est sur son canapé, il fait ses vidéos … Et je sais que si t’écoutes Soral, t’écoutes pas le JT. Ca n’a pas de sens, d’écouter les deux, ou en tout cas, de croire les deux.

Genono : Dans le même morceau, tu dis « personne m’a donné la foi, je suis lassé de croire en rien ». Quel est ton rapport à la religion ?

Vald : J’aimerais avoir la foi ! Mais je crois en rien, je suis pas dedans. Et j’aimerais bien, parce que je ressens une sérénité chez les gens pieux, c’est quelque chose que j’ai pas. Mais j’ai réussi à trouver la sérénité ailleurs, donc je m’en sors pas trop mal.

Genono : La foi, c’est donc quelque chose que tu recherches ? Ou tu te dis juste « si ça vient, ça vient » ..?

Vald : Voila, je me dis que si un jour je tombe dedans, ce sera super. Sinon, tant pis.

Teobaldo : C’est juste une question de sérénité, d’équilibre ?

Vald : C’est vraiment … un bien-être que je ressens chez les gens qui ont la foi. Mais ceux qui l’ont vraiment, pas les frères muz 2.0. Les vrais frères muz, ils ont sont apaisés, c’est magnifique.

Teobaldo : On sent que t’as développé une grosse réflexion là-dessus.

Vald : Ca me touche personnellement en fait, parce que mon frère est devenu musulman. Je trouve ça beau. Moi, j’arrive à vivre sans, mais si un jour ça vient … incha Allah !

Genono : Ensuite, piste 9, « Aulnay-sous-bois », qui est très critique envers la mentalité de quartier et l’apologie de la rue. Tu sentais le besoin de faire ce morceau ?

Vald : Ouai, c’était vraiment un besoin, parce que personne n’en voulait de ce morceau ! (rires) Je trouvais intéressant de proposer cette vision des choses, j’ai pas l’impression d’avoir déjà entendu un morceau comme celui-là … après j’ai une culture de merde, donc il a peut-être déjà été fait. Je trouvais ça marrant qu’un blanc qui vienne du 93 parle de la cité de cette manière.

Teobaldo : T’as pas peur de te mettre des gens à dos ?

Vald : Je connais personne, donc je peux me mettre personne à dos ! (rires) Après, je dis pas que la street c’est mal … mais revendiquer le fait d’être un mec de tiekar, ça pue la merde. Je vous chie dessus ! Attends, que je me fasse pas mal comprendre, c’est pas parce que t’habites dans un tiekar que je te chie dessus …

Genono : Si si, on va marquer ça. On va faire du buzz, on va titrer « Vald chie sur les mecs de tiekar ».

Vald : Nan, ce que je veux dire, c’est que je te chie dessus si t’es un mec de tiekar et que tu vis là-dessus. Et j’en connais plein, des mecs qui te disent « ouai, moi je suis un mec de quartier, je vais rien faire de ma vie, je vais rester en bas » …

Teobaldo : Pas de vacances pour les vrais gars.

Vald : T’as tout dit.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 3

Genono : T’as quel attente sur la sortie de NQNT ?

Vald : Par rapport aux ventes ? J’en ai aucune idée. J’aimerais bien impressionner les gens de maisons de disques, pour qu’ils me sortent en physique, ces fils de lâches.

Genono : Ah mais il sort pas du tout en physique ?

Vald : Nan, parce qu’ils ont pas confiance en nos chiffres, ces crevards ! Ca me fout un cafard de ouf. Mais j’ai confiance, j’ai l’impression que mon public est deter, qu’il croit en moi.

Teobaldo : Du coup tu vises pas un chiffre précis …

Vald : Nan, je vise juste de pouvoir vivre de ma musique. Tant que j’en vis, les chiffres m’intéressent pas.

Tefa (qui est là aussi, parce que c’est la fête du slip) : Ca dépend comment tu veux vivre.

Vald : Je veux juste vivre, poto ! Je veux partir de chez mes parents, je veux pouvoir payer un loyer et des factures.

Teobaldo : Du coup, tu penses que tout buzz est bon à prendre ?

Vald : Nan, y’a aussi des mauvais buzz. Y’a des buzz desquels tu te relèves pas, y’en a certains qui ne s’en sont jamais remis. Je vais pas citer de noms, on va pas leur faire de la mauvaise pub, mais tu les connais.

Genono : Question « à la Spleenter » : est-ce qu’en tant que rappeur blanc, tu pourrais raconter que tu te faisais racketer au collège, comme Orelsan ?

Vald : Le raconter ? Je sais pas … peut-être le dire en une phrase, mais un morceau complet dessus … c’est dur.

Genono : Bah il en a fait … je vais pas dire une carrière, mais presque.

Vald : Nan, je peux pas capitaliser sur le fait d’être une victime, ça m’intéresse pas. Je peux pas écouter un morceau dont le message serait « je suis une victime ». Meme sans le dire ouvertement, mais y’a des sons, les mecs font que se plaindre de la première à la dernière mesure. Frère, relève la tête, car un jour tout s’arrête.

Moment de flottement dans le studio, tant tout le monde est subjugué par la dernière phrase de Vald.

Teobaldo : C’est pour ça, l’humour ? Aborder des sujets sérieux différemment, que les gens se fassent pas chier …

Vald : Voila, et faut se détendre, le ridicule n’a jamais tué personne.

Genono : Les comparaisons avec Orelsan, c’est un truc qui doit te casser les couilles nan ?

Vald : Oui, forcément, mais si ça vous donne une porte d’entrée, prenez-la. C’est toujours mieux qu’on m’écoute en se disant « c’est un peu comme du Orelsan », plutôt qu’on m’écoute pas. Mais j’ai jamais fait du Orelsan, donc j’ai même pas l’impression de devoir m’en détacher. J’ai un phrasé particulier qu’il n’a pas, et il a un phrasé particulier que je n’ai pas.

Teobaldo : Donc t’as déjà écouté ce qu’il fait ?

Vald : Ah oui, bien sur. Tout ce qui se fait, depuis que j’ai commencé à rapper, j’écoute, je me mets à jour. Le rap, c’est une bataille, donc si je sais pas ce que les autres font, c’est chaud.

Genono : Tu pourrais t’autoproclamer Professeur Punchline comme Seth Gueko ?

Vald : Je fais pas de punchlines, moi. Je déteste le mot « punchline ». Déjà, je déteste les anglicismes. On a une langue tellement riche, tellement belle, utiliser des anglicismes c’est dommage. Et le terme « punchline » … c’est nul, complètement nul. Je fais pas de punchline, je fais du sentiment. J’ai l’impression de développer vraiment un ressenti, pas juste de faire de la phrase. C’est difficile de prendre une phase de mon texte, et de la sortir comme ça.

Genono : C’est aussi du à ton écriture qui est très dense, pas mal basée sur la technique avec des assonances, des multisyllabiques dans tous les sens, des mots qui s’entrechoquent. C’est quelque chose que tu recherches particulièrement ou c’est quelque chose qui te vient naturellement ?

Vald : Ca me vient naturellement, c’est de la performance, et c’est ce qui va me faire écouter ou non un rappeur. Si un rappeur rime mal, je l’écoute pas. Les rimes trop simples, ça m’énerve. Y’a plein de mots dans la langue française, sers-toi-en. Maintenant j’y fais peut-être un peu moins attention, mais j’ai longtemps eu l’impression que c’était une obligation. C’est une question un peu complexe, mais pour moi c’est un devoir. Si t’es rappeur et que tu rimes pas … c’est la misère, gros. Fais autre chose.

Genono : Si tu devais imaginer ta reconversion après le rap, ce serait quoi ? Je te verrais bien au cinéma.

Vald : Ouai, le cinéma ça me plairait bien. J’attends qu’on vienne me contacter, je fais des petits appels subliminaux avec mes vidéos, mais ça marche pas (rires). Et puis, j’ai l’impression que ça paye mieux. Sinon, j’aimerais bien me reconvertir dans la production, prendre des petits rappeurs, leur transmettre mon savoir, mon expérience, et les orienter. Mais il faut de l’oseille.

Mehdi (le manager) : Tefa peut t’expliquer comment ça fonctionne !

Tefa : Bah c’est comme la politique : faut être un enculé.

Vald : J’aime bien aussi le montage vidéo, même si j’ai un niveau de merde. Ca me passionne.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 4

Teobaldo : Le clip de Toutatis, déguisé en flic, qui a eu l’idée ?

Vald : C’est une idée à moi, que j’ai trouvé vraiment super, et j’ai forcé tout le monde à la faire. A la base, je voulais faire un vrai truc de bad cop, avec un keuf crapuleux, ripoux … et au final, on s’est retrouvé en îlotiers super ringards. Mais j’aime bien, c’est drôle, ça a un côté sketch, et puis ça nous fait 3 clips bien construits, qui sont très différents mais qui gardent quand même une certaine ligne directrice.

Teobaldo : J’ai l’impression que pour chaque clip tu vas un peu plus loin. Le prochain tu nous fais quoi, la guerre des étoiles ?

Vald : Le prochain … c’est une surprise. Il sera pas cher, mais drôle.

Teobaldo : Tu commences à monter, à avoir une petite notoriété, y’a forcément un moment où un mec va vouloir te clasher. Comment tu penses réagir ?

Vald : Ca dépend de la notoriété du bonhomme. S’il est en dessous de moi, j’en ai rien à foutre, parce qu’il va rien m’apporter, je vais juste lui donner du buzz. Par contre si c’est un mec qui est au-dessus, et qu’il m’attaque … je vais le ruiner, l’enculer comme un chien, je vais pas le lâcher. Je vais voir l’ouverture et … oh putain, je vais l’enculer.

Teobaldo : T’es prêt pour la guerre.

Vald : Attaquez-moi, je vous en supplie ! Mais faut souligner que ça reste de la musique, je peux clasher le mec et lui serrer la main en studio le lendemain. Après, pour qu’un mec avec plus de notoriété que moi m’attaque, faudrait qu’il soit vraiment con.

Teobaldo : Bah y’a des cons dans le rap français, c’est pas le problème.

Tefa : Nan, y’a pas de cons, c’est pas vrai. C’est qu’une rumeur (rires).

Teobaldo : Est-ce que tu serais prêt à faire de la taule pour gagner en street-crédibilité ?

Vald : Je résisterais pas en taule … faudrait que je tue un violeur pour être respecté là-bas. Mais sinon, je suis un petit blanc, t’as vu mon gabarit ? Je suis dans la merde. Je vais m’en prendre plein la gueule !

Genono : Et pas que la gueule …

Vald : Et pas que la gueule !

Mehdi : Du coup après, tu feras peut-être du rap de victime.

Teobaldo : Est-ce que tu penses pas que tu vendrais plus en faisant du rap de victime ?

Vald : Pas sûr. Ce qui marche, c’est la sincérité. Si on croit en ce que je fais, les gens vont se sentir impliqués. Si je deviens la copie d’une copie, ça va intéresser personne. Faut juste être sincère et spontané.

Genono : Niveau connexions, tu fais pas énormément de featurings, ou en tout cas pas avec des rappeurs très côtés. T’es comme Niro, t’aimes pas te mélanger ?

Vald : Pour faire des feats avec des gens côtés, faudrait que j’aime ce qu’ils font, faudrait que je les contacte, ça me met un peu dans une position bizarre, j’aime pas trop ça. Je préfère faire des feats avec des gens que je connais, que j’aime, et avec qui il n’y a pas de calcul. En fait, y’a personne qui m’attire.

Teobaldo : Le rap français t’intéresse vraiment pas ?

Vald : Ah si, y’a vraiment des artistes que je kiffe, que je survalide. Un mec comme Katana, je suis comme un fou dessus, je l’écoute, j’en peux plus. Y’a aussi un gars de la clique de Kaaris, il s’appelle Solo le Mythe, il est trop fort. Y’en a beaucoup, j’aime bien aussi Docteur Bérize … Hornet La Frappe, il tue sa mère !

Genono : Bah justement, ces gens-là, ça t’intéresse pas d’aller les chercher et de rapper avec eux ?

Vald : Ca peut m’intéresser, mais je sais pas spécialement comment m’y prendre … Et puis je pense qu’un feat, ça se fait en fin de projet. Mon prochain projet, quand il sera fini aux trois quarts, je me dirai peut-être « tiens, il me faut un feat » … J’y penserai à ce moment-là. Et puis, ça va me mettre dans une démarche où je serai obligé d’écrire, et je déteste être obligé d’écrire. Ca me frustre.

Teobaldo : Pourtant t’as l’air productif.

Vald : Je suis productif, mais je suis capricieux. Et si j’appelle quelqu’un, je vais être obligé d’écrire, sinon il va me dire « tu m’appelles pour rien, enculé ! ». J’ai jamais de morceau où j’écris un couplet et ensuite je me dis « tiens, untel sur le deuxième couplet, ça passerait bien ». Déjà, j’ai très peu de chutes de morceaux, et puis … je m’aime trop, je crois. A chaque fois je trouve que mon morceau vaut la peine que j’aille au bout tout seul.

Teobaldo : Y’a des gens que t’aimes bien mais avec qui tu penses que musicalement, ça ne fonctionnerait pas ?

Tefa : Swaggman ?

Vald : Nan, Swaggman ça tuerait sa mère, t’es fou ! Par exemple Maitre Gims, je trouve qu’il est super fort, mais je le vois pas faire un refrain et moi lâcher un couplet derrière. Mais j’aime beaucoup de gens hein, même si vous avez l’air de penser le contraire.

Genono : NQNT, tu comptes le défendre sur une tournée ?

Vald : Je sais pas ce qu’on appelle une tournée. En tout cas on a plein de dates, dans toute la France, plus de trente jusqu’à l’été prochain.

Genono : On peut donc appeler ça une tournée.

Vald : Ouai, mais je les connais mes dates, on va pas se mentir les frères. Y’a des salles de quelques centaines de personnes …

Mehdi : Bah on voulait faire la tournée des Zéniths, mais il a que 20000 fans sur Facebook, c’est chaud.

Vald : Après, je sais pas si on peut dire que je vais « défendre » l’EP pendant cette tournée, mais c’est clair que c’est un excellent prétexte pour monter sur scène.

Mehdi : En langage professionnel, ça s’appelle bien « faire une tournée » et « défendre un projet » (rires).

Vald : Ouai, mais j’ai pas l’impression de défendre quoi que ce soit. Quand je monte sur scène, les gens connaissent déjà les morceaux, je leur donne juste ce qu’ils veulent.

Teobaldo : Le fait d’être entouré, avec des gens qui s’occupent de la production, d’autres de la logistique … ça t’enlève un poids ?

Vald : Ca m’enlève un poids, mais d’un autre côté, je dois toujours leur courir après (rires). Maintenant, je délègue, c’est un autre type de poids, mais au final ça m’avance pas beaucoup.

Genono : Pour conclure, les prochains projets, tu bosses déjà dessus ?

Vald : Ouai, je suis en avance. Les morceaux que vous écoutez en ce moment, ça fait déjà un an que je me branle dessus. La suite arrive.

Genono : Bon, bah on a fait le tour.

Vald : Merci les frères, c’était cool, j’ai bien aimé cette interview. De toutes celles que j’ai fait, c’était la plus dynamique.

Tefa : T’oublieras pas de couper toutes les questions où il dit qu’il est antisémite, homophobe, et encarté au FN.

NQNT dans les bacs le 28 Octobre. Et le produit est très bon, alors faites pas les lâches et mettez un petit billet dessus (ndTeo : ceci est un message de Génono. Moi j’ai pas encore écouté le CD =/)

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The Black Desperado Rises #TBDR

Si on fait le bilan de la dernière saison rap Frinçais, on constate un étrange fait (en fait on en constate 30 000 mais comme d’hab).
Oxmo Puccino serait revenu dans le rap. Trés furtivement, telle une ombre. Pour beaucoup, ce n’est qu’une légende urbaine. Il n’y aurait aucune preuve que le Black desperado ait remis les gants. Mais pourtant, c’est une certitude pour d’autres, le Black Desperado serait de retour. Comment et pourquoi ? Le Blavog n’en sait foutre rien (mais alors vraiment, que dalle), mais vu que c’est l’occasion de faire une parodie stupide, on va quand même tout vous raconter.

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Devant un pavillon trés laid (c’est pas qu’il fasse délabré mais le goût en architecture est très douteux), Grodash des Hall frappe à la porte. Qui s’ouvre. Sur le pas de la porte, on retrouve Le Célèbre Bauza.
Grodash -Je suis venu voir Oxmo Puccino. COUSIN !
Bauza -Je suis désolé, monsieur Puccino ne prends pas de rendez vous imprévu. Même si c’est venant d’un type qui porte des lunettes de soleil en plein jour.
Grodash -Et ta non carrière totale, c’était prévu ça ?
(Alors là vous allez dire que c’est gratuit d’afficher ce pauvre Célèbre Bauza comme ça alors qu’il rappe même plus ou si peu. Mais je vous dirai que c’est pour que son blase ne tombe pas dans l’oubli, bande de petits ingrats)


–On retrouve Grodash assis sur un canapé très moche dans un salon imonde. Un gros type mal réveillé le rejoint alors dans la pièce.
Oxmo -Bonjour, jeune intrépide.
Grodash -Je suis venu pour le feat.
Oxmo -…
Grodash -J’ai besoin de toi. J’ai besoin du Black Desperado.
Oxmo -T’as de l’espoir.
Grodash -On s’est déjà rencontré. En 98. devant les locaux de Skyrock. On était venu avec des potes. Et c’est là que tu es apparu. Sortant de la radio avec un cigare au bec, un stylo plume avec une mine de cristle et un chapeau de mafieux. On a tellement kiffé ! Oxmo Puccino ? De Pucc Fiction ? De Opera Puccino ? On se faisait des films avec les potes ! Des films entre potes… C’est tout ce que c’était… Mais moi je savais que c’était possible. Alors je t’ai demandé un feat et tu m’as donné ta parole.
Oxmo -C’était il y a jadis et naguère, ça. Je fait de la variété, maintenant, moi, mon petit monsieur. Je ne suis plus rappeur… Ça fait des années…
Grodash -J’ai suivi ton parcours depuis ton tournant variet. On te regardait dans les émissions de merde, style Ruquier. Les potes, ils se foutaient bien de ta gueule, mon gros. Mais moi j’ai vu ton regard. Ce regard que je m’entraine à faire chez moi, devant mon miroir. Faire croire au mec qui t’interviewe qu’il te pose des bonnes questions. Mais au fond, tu étais vraiment saoulé. Car tu es un rappeur ! Un vrai rappeur ! Et comme tous les rappeurs, tu détestes les interviews que tu fais à la télé.
Oxmo -…
Grodash -Tu es le Black Desperado. Tu dois remettre ton masque. COUSIN.
Oxmo -…
Grodash -Trés bien. Je m’en vais.
Oxmo -Attends. Pourquoi as tu dis que tu me regardais au passé ? Tu ne me regardes plus à la télé, maintenant ?
Grodash -Tu devrais prendre un peu l’air, te rafraichir les idées et faire gaffe aux détails. Tu réaliserais que tu ne passes déjà presque plus du tout à la télé. Malgré toutes tes tentatives lamentables d’infiltrer durablement la scène Française.
(Grodash s’en va. Laissant Oxmo Puccino. Seul. Perplexe)

Oxmo -Black Bernardo ! Ici mon fidèle copain.
Bauza -Ça te reprend ces conneries ? Faut arrêter de m’appeler comme ça.
Oxmo -Est-ce que c’est vrai que j’ai pas fait tant de télé que ça pour la promo de Roi sans carrosse ?
Bauza -Qu’est-ce que j’en sais ? Y a rien eu de marquant, en tout cas. Mais comme j’en ai plus rien à foutre, j’ai pu rater quelque chose.
Oxmo -Et mes ventes ?
Bauza -C’est pas fantastique.
Oxmo -Impossible, j’ai gagné une victoire de la musique avec cet album.
Bauza -Une victoire de la musique urbaine, oui. Autrement dit, tout le monde s’en contre branle sur la table basse.
Oxmo -Ah bah merde, non. Je suis sensé être un poète qui restera dans les têtes. Et là tout le monde m’oublie ?
Bauza -Il te faut remettre le masque.
Oxmo -Non, je ne peux plus être le Black Desperado. Je dois rester ce poête élégant. C’est comme ça que je ferai de grosses ventes. Comme avant la crise.
Bauza -C’est le déni, ça.
Oxmo -Que nenni, c’est toi le déni.
Bauza -Et si je te disais que tes ventes t’avaient écrit un mot avant de partir ? Un mot dans lequel elles te disaient qu’elles ne reviendraient plus ? Et si je te disais que j’avais brûlé ce mot, pour ne pas te faire de peine…
Oxmo -Nooooon !!! Je vais avoir la réaction d’orgueil la plus constructive et intéressante qui soit : je vais bouder dans ma chamb… Mon repère secret.

Je vois... Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec...

Je vois… Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec…

Oxmo s’enferme alors dans sa cave où il joue avec des vieux posters de lui comme si c’était des figurines. La nostalgie plein son petit coeur.
C’est alors que, sorti de sous terre et en moto, apparait Ol Kainry avec un masque de Luchador sur la figure et une redingote de bucheron.
Oxmo -Ça c’est de l’entrée.
Ol kainry -Ne te demande pas qui je suis. ne te demande pas qui est ce nègre en selle, ce qui importe c’est notre but.
Oxmo -Tu es Ol Kainry… On te reconnait facilement. Mais qu’est-ce que c’est que ce masque ?
Ol Kainry -Un masque au max de la masquance.
Oxmo -Qu’est-ce qui se passe si je l’enlève ?
Ol Kainry -Ça ferait mal.
Oxmo -Comment ça se fait ?
Ol Kainry –J’ai des bails de cheveux coincés dans la zippette, derrière.
Oxmo -Aouch. ah ouais, t’es un gros dur, toi.
Ol Kainry -Pour quelqu’un comme toi, oui.
Oxmo -Et qu’est-ce qui te prend d’arriver en dévastant mon joli carelage saumon de chez point P, jeune vandal ?
Ol Kainry -J’ai appris que tu allais te remettre au bail de rap…
Oxmo -Oui, je l’avais promis à ce jeune qui n’en veut et qui a un nom de lessive. J’ai réussi à reculer l’échéance pendant 16ans mais là je crois qu’il commence à se rendre compte que je le prends pour un con.
Ol Kainry -Si le Black Desperado refait surface, alors il devra rapper pour moi, d’abord. Sur un morceau avec une tite-pe au refrain. Et ensuite tu auras ma permission pour poser sur l’album de Grodash.

Tu n'as pas ma permission de faire caca

Tu n’as pas ma permission de faire caca

Oxmo -Mais où est l’intérêt de me faire à nouveau rapper si c’est pour qu’une inconnue chante très mal au refrain ? Je peux le faire moi même.
Ol Kainry (Il met sa main sur l’épaule d’Oxmo)-Est-ce que tu te sens aux bails de commandes ?
Oxmo -On peut savoir ce que tu fais avec ta main bourrue, petit homme étrange et tout en muscles ?
Ol Kainry -Je te demandes si tu te sens au max de la maxance ?
Oxmo -Et bien…
Ol Kainry -FAUX !!!! C’est moi qui dit qui qui fait quoi et toi tu vas rapper sur mon album et y aura une meuf au refrain !
Oxmo -T’énerve pas. Moi, tu sais, au point où j’en suis, j’en ai plus rien à cirer de que dalle. Les albums dégueulasses plein de trucs sirupeux, j’en ai fait. C’était pour toi que je disais ça. Sur un album d’Ol Kainry, les gens veulent juste que ça rappe. C’est pas Facteur X 3 ou je ne sais quelle horreur.
Ol Kainry -« On demande juste que ça rappe ! Rappe ! Rappe ! Rappe ! » Hey mais c’est pas mal ça ! Ça ça ferait vraiment un bon refrain !
Oxmo -Tu vois !
Ol Kainry -Ce sera parfait pour mon album avec Dany Dan.
Oxmo -Mais pourquoi sur l’album avec Dany Dan ?
Ol Kainry -Parce qu’il faudra bien que je revienne pour ma fan base après les avoir déçu avec « Dyfrey ».
Oxmo -Non mais je veux dire pourquoi pas sur notre duo à nous ? Ce serait pas mal.
Ol Kainry -Je veux pas que ce soit pas mal.
Oxmo -Tu veux que ce soit mal, donc ?
Ol Kainry -Un mal nécessaire.
Oxmo -Mais dans quel but ?
Ol Kainry -L’embrasement arrive.
Oxmo -OK… Cinglé… Et c’est moi qui dit ça…

Ol Kainry -Comme ça je reviens avec des bails de morceaux single pour plaire au plus grand nombre.
Oxmo -Je ne doute pas que ta stratégie sera vraiment payante, mon bon ami, mon comparse, mon complice. Mais si tu veux faire un truc grand public, pourquoi ne pas faire un son acoustique avec des musiciens de jazz ?
Ol Kainry -Ah ! Le bail théâtral ? Les bails de la tromperie. Toujours très impressionnant pour les bougs qui connaissent que dalle au rap. Mais on s’y connait en rap, nous, n’est-ce pas mon boug Oxmo ? On a appris au sein de la rue !
Oxmo -Oh moi, tu sais, la rue…
Ol Kainry -Je sais, mon boug Oxmo. Tu as peut être adopté le rap. Moi, je suis né dans les bails de rap. Modelé par les bails de rap. Je n’ai écouté de la variété qu’une fois à l’âge adulte. Et pour moi ce n’est rien d’autre qu’assourdissant !
Oxmo -Bah alors pourquoi ramener des chanteuses à tour de bras ? C’est pas comme si tu connaissais Olivia Ruiz, en plus.
Ol Kainry -Pour embraser les ventes ! Ventes rises !
Oxmo -C’est pas gagné, vu ta façon d’envisager le chant dans un morceau rap.
Ol Kainry -Bail de point d’interrogation, là ?
Oxmo -Tu amènes tes parties chantées comme les mauvais singles d’il y a 10 ans, mais c’est fini Factor X, mon bon. En plus, ton public est très rap. Ça lui fera très plaisir de me revoir en mode MC, tu es bien cruel de gâcher leur joie, ainsi. Eux qui voulaient me révérer en toute quiétude.
Ol Kainry -C’est pour ça que je sors mon album avec Dany Dan dans la foulée.
Oxmo -Tu veux dire qu’il n’y aura pas de feats de merde dessus ?
Ol Kainry -Ah bah si, pourquoi ?
Oxmo -…

Comme Oxmo en avait marre de tous ces gens fous du 91, il retourne alors les chiffres de 91 et retourne ainsi dans le 19, de ce fait.
Un peu comme Batman qui retourne à Wayne Corp. Sauf que lui il retourne vers Danube et croise un autre rappeur du coin.

Oxmo -Il me faudrait de nouveaux gadgets.
Abis -Euh… Ouais… Pourquoi tu me dis ça à moi ?
Oxmo -Parce que je reprends les affaires. Donc je retourne dans mon fief. Un peu comme Bruce Wayne dans TDKR. T’as pas lu le début du billet ?
Abis -Mais c’est moi qui fait Morgan Freeman dans ta version ? Je suis plus jeune que toi…
Oxmo -Et t’es pas noir non plus, mais on fera avec.
Abis -La couleur c’est pas grave. Le sang est le même pour tous, appelle moi Rachid Sissoko. Mais en vrai c’est moi qui devrait faire Batman.
Oxmo -Comment ça ? Tes paroles sont houleuses, mon jeune ami.
Abis -Bah je suis l’homme du bâtiment, l’homme du bât. Bâtman ! Sous ma cape, je visser des gothiques.
Oxmo -Pas mal. Pas mal… t’es sûrement encore un mec qui va me demander un feat, je le vois venir.
Abis -En fait, je t’ai déjà demandé y a quelques années.
Oxmo -Alors ma réponse sera la même !
Abis -Alors ça tombe bien parce que t’avais dis oui. Par contre tu l’as jamais fait après…
Oxmo -Putain, faut que j’arrête de faire ça. Ça ressemble toujours à une bonne solution sur le coup mais après ça me revient dans la gueule.

Abis -Mais c’est cool que tu reviennes aux affaires. Comme ça tu peux poser sur mon album comme prévu à la base.
Oxmo -Il faut que je vérifie si tu mérites un feat avec moi.
Abis -Tu veux test ?
Oxmo -De fait, je vais te tester. Dis moi, mon petit bonhomme, comment comprends tu cette phase ; « Les gens ivres de bonheur rêvent de revolver » ?
Abis -J’sais pas. Les gens heureux, au fond d’eux dépriment et veulent se supprimer. Ou bien alors que les seuls heureux sont ceux adeptes des armes. Les vendeurs, les trafiquants ou plus simplement ceux qui aiment la guerre.
Oxmo -Tu as vu tout ça dans ma phrase ?
Abis -Oui, pourquoi pas. Tu pensais à quoi, toi ?
Oxmo -Euh… Oui… C’est exactement ce que je voulais dire et même bien plus encore.
Abis -C’est ça le 19ème : c’est la rue avec la plume.
Oxmo -C’est beau ce que tu dis.

Mmmmmmmmmmmmmmm !MMMMMMMMMMMM !MMMMMMMMMMMMM!
Roi sans carrosse sur le périph !!!

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Classé dans cinoche, complots, Parodie

Interview NKLM

En attendant la rentrée officielle du Blavog dans vos m*** (ce qui ne saurait tarder vous qu’Octobre pointe le bout de son zgueg)

Notre bon vieux Teobaldo est parti avec son sac à dos pour TupakTV, à la recherche de personnes aux compétences indéniables, et voici qu’il nous livre donc l’interview du collectif NiKLesMouths (NKLM), un groupe de beatmakers du 91 qui a déjà produit pour Zesau, Juicy P, Hype & Sazamyzy, Zekwe Ramos, Alkpote, Moon’A, Butter Bullet ainsi que tout un tas d’autres gens recommandables comme ça.
Vous allez voir dans cet interview que, comme ils le disent eux même « Les beatmakers ont autant de choses à dire que les rappeurs ».
Et le montage a été assuré par Mehdi Mohatou, le fils caché de Serge Moati.

http://tupaktv.com/interviewtupaktv-collectif-nklm-face-camera-video/

Donc allez-y, cliquez, ça vous fera pas mal au cul.
De toute façon, c’est une interview de moi, donc automatiquement je parle à des gens intéressants (Je serai pas allé là bas, sinon, réfléchis) et donc c’est bien.

et puis partagez aussi, il parait que c’est ça le hip hop, c’est le partage (moi j’aurais plutôt dit que ça s’appelle l’éducation mais à priori c’est ça aussi le hip hop)

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Pedobs

pedokitty
EDIT : on m’a fait remarquer à juste titre que certains passages n’apparaissaient plus dans l’article d’origine sur le site du Nouvel Obs, sans que ces petits filous précisent ce qu’ils ont viré, ni vu ni connu en espérant que ça passe. C’est là qu’interviennent les légendaires (roulements de tambour) captures d’écran de Maître Spleenter. Pour lire l’article en version originale full pedo party time, c’est donc ici :
1
2
3
4 qui entre temps est devenu comme ça, quel dommage c’était le meilleur passage.
5
6
(ça fait beaucoup de pages mais vous verrez que ça se lit très vite. Pour les plus flemmards :
AVANT
obs4
APRES
obs révisé
Il y a une longue tradition en France d’intellectuels et autres hommes de lettres qui, non contents de trouver normal qu’un adulte se farcisse des gamins tous les quatre matins, se sont fixés pour mission d’expliquer au reste du monde que tout cela est parfaitement sain, voire carrément romantique. Et que surtout on n’a pas le droit de les juger.

Dernièrement, un certain François Caviglioli (je connais pas toute l’œuvre de ce joyeux luron mais il a une tête de vainqueur)  s’est lâché dans le Nouvel Observateur (ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/faits-divers/20130522.OBS0184/yasmine-12-ans-et-sa-prof-30-ans-recit-d-une-passion-interdite.html), et putain croyez-moi ça vaut le détour, donc voici pour vous une relecture toute personnelle de la chose, à la demande générale de toi tout seul.

Yasmine, 12 ans, et sa prof, 30 ans : récit d’une passion interdite

Un titre accrocheur et original, accompagné d’un dessin totalement hors-sujet, c’est prometteur

Une enseignante d’un collège de Lille entretenait une relation amoureuse avec une élève de 12 ans.

RT si

Sa liaison de deux ans avec sa professeur d’anglais, Mme Amadéo, a fait d’elle une star.

mouahahahahahahha allez les Chtis, en route pour la gloire.

Un garçon : « Si elle avait voulu faire la même chose avec moi, j’aurais pas dit non. »

lui c’est un bon, si si la jeunesse

Un autre, plus dessalé : « Amadéo est lesbienne, et alors ? Normal pour une prof de langue. »

PROFESSEUR PUNCHLINE

On en a vu d’autres à Louise-Michel, un établissement classé en zone d’éducation prioritaire. En juin 2010, un élève a frappé un de ses camarades au visage avec un couteau de cuisine.

couteau > pédo. dédicace au Collège fou fou fou au passage.

Didier Calonne, le principal : « C’est injuste. Nous avons peut-être connu des problèmes dans le passé, mais nous avons redressé la situation. La preuve, c’est que nous avons 75% de réussite au brevet. »

putain mais c’est un sketch c’est magnifique

[Ses collègues] disent le plus grand bien des qualités professionnelles de cette enseignante de 30 ans, aujourd’hui en perdition. « Elle avait une pédagogie innovante », dit l’un.

c’est vrai que c’est assez original, il marque un point.

pedvolution

« Elle aimait les élèves », ajoute étourdiment une autre qui se mord aussitôt les lèvres et rougit.

je pleure de rire

Le taux de chômage dépasse les 20%. La population est exaspérée par le camp rom installé cité du Broutet

logique de devenir pédo du coup, j’aimerais vous y voir vous aussi.

Le camp est devenu un hypermarché de la drogue, protégé par des guetteurs cagoulés de 11 ans, payés 80 euros par jour.

Putains de délinquants, ils pouvaient pas se faire pointer comme tout le monde, non, fallait qu’ils dealent à la place.

l’entrée du collège est située rue André-Gide, un parrainage topologique qui n’incite guère à l’orthodoxie sexuelle.

HOUSTON WE GOT A FDP

« Elle nous apprenait l’anglais par le rythme et la musique », dit une de ses anciennes élèves. Un beau jour, elle décide de perfectionner sa méthode : elle se met à danser.

Nicolas-Cage-Laugh

Mais quel était le message caché derrière les sept voiles de cette danse initiatique qui parlait sans doute d’autre chose que de verbes irréguliers, de postpositions et d’accent tonique ?

ça se confirme, le mec qui a écrit l’article est un champion certifié

Peut-être évoquait-elle des batailles perdues, des espoirs envolés, des désirs inassouvis.

je penche pour la 3e option Jean-Pierre

On ne saura jamais. Ce sont des secrets qui n’intéressent pas un tribunal.

Mais toi tu t’y intéresses car tu défends les vraies causes, t’es un peu un héros

on peut néanmoins reconstituer l’évolution qui l’a conduite de la tentation au passage à l’acte et au désastre.

sortez les pop corns et mettez une musique d’ambiance pour avoir une BO digne de ce qui va suivre. Personnellement j’ai fait mon choix.

Au début, c’est une danse pédagogique. Elle s’adresse à l’ensemble de ses classes. Mais bientôt, Mme Amadéo ne va plus danser que pour l’élève qu’elle a élue entre toutes. C’est une danse nuptiale.

FILM D’HORREUR. REINE ALIEN. LA MUTANTE 2. POISON IVY DANS BATMAN & ROBIN.

ivy

Elle est destinée à la jeune Yasmine qui ne le sait pas encore : elle a 12 ans.

c’est sympa de le préciser.

Mais elle regarde de tous ses yeux cette chorégraphie qui se fait de jour en jour plus sensuelle.

Putain la salope, quelque part c’est aussi de sa faute.

là je précise qu’on entre dans le paragraphe que le journaliste a élégamment appelé « les appels du désir ». ATTENTION LES YEUX.

Mme Amadéo envoie à Yasmine un premier texto où elle l’assure de son amitié. La jeune élève est d’abord stupéfaite.

comment elle a son phone putain ?

Elle n’a pas l’habitude de telles attentions. C’est une vraie gamine de Lille-Sud. Elle n’habite pas loin du Broutet et du camp des Roms.

les vilains Roms, le retour. Donc Habiter là <<<<<<< se faire minoucher à 12 piges, ça me paraît évident.

Son horizon, ce sont les vieilles bagnoles cabossées, les cabanons de fortune qui tombent en ruine, les poubelles éventrées.

ça se confirme, heureusement que madame Amadeo l’a sauvée de cet environnement hostile.

Elle appartient à une famille modeste aux traditions patriarcales. Elle doute d’elle-même.

et arabe, en plus. Je comprends mieux, c’était la chance de sa vie cette histoire en fait, autant pour moi.

Les SMS de Mme Amadéo lui apportent ce qu’elle n’a jamais connu, une confiance en elle, et la métamorphosent peu à peu.

Sex Intentions ma gueule.

Bientôt ils passent de l’amitié à l’affection. L’enseignante exaltée redécouvre les méandres et la géographie de la carte de Tendre.

celle là on va la refaire au ralenti parce qu’elle le mérite.

L’enseignante exaltée

redécouvre les méandres et la géographie

de la carte de Tendre.

W

T

F

homer crazy

Après l’affection, l’estime, l’inclination pour finir au bout de 2 ans par les appels du désir et tous les désordres de la passion.

cé bô.

britney

Yasmine se laisse aimer et désirer. Elle apprend l’algèbre des sentiments, les exigences et les égarements du corps.

Joli coup Francky, mais même en prenant en compte « l’algèbre des sentiments », quand on calcule son âge elle a toujours 12 ans. Mais tente ta chance au tribunal, ça devrait bien marcher à tous les coups.

Ce qui devait arriver arrive: un saphisme sans violence

c’était pas gagné mais il l’a placé, bravo. Pour les plus incultes on parle donc d’une trentenaire qui bouffe une chatte de 12 ans dans le plus grand des calmes.

wrong

mais aussi un amour condamné, une relation que les deux amantes savent maudite.

et ouais, le mariage pour tous concerne pas les pédos, zut alors. On a encore tant à apprendre.

leur ardeur et leur impatience sensuelle sont telles qu’elles ne craignent pas de se livrer à l’intérieur du collège

WAIT FOR IT …

à des étreintes furtives pimentées par le risque d’être surprises.

et ouais, y’avait de l’exhib, je me disais aussi que ça manquait. Donc en plus de tout le reste madame a eu la brillante idée de faire ça dans son propre collège, on a affaire à un prix nobel.

Leur liaison prend fin brutalement

oh merde, mais genre même pas de « on reste amis » ou quoi. dur.

la mère de Yasmine découvre les textos reçus par sa fille et leur contenu de plus en plus explicite.

heureusement que le daron était pas là, on aurait retrouvé des bouts de la prof aux 4 coins de la France.

Mme Amadéo est convoquée par les services de police, placée quarante-huit heures en garde à vue.

Keyzer Soze is coming

Elle ne cache rien de sa liaison avec sa jeune élève, comme si elle ne pouvait s’empêcher d’en être fière.

say it loud, I’m pedo and proud

Yasmine, elle, reste obstinément silencieuse.

la fierté ne va que dans un sens apparemment, c’est pas de chance putain

Pedobear11

L’enseignante est mise en examen pour atteinte sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans par une personne ayant autorité

et l’amour bordel ?

C’est la formule officielle. La justice applique la loi.

toi tu regrettes que la justice ne soit pas plus romantique, je le vois bien.

On arrive au grand final, I bring to you « un magistrat de Lille », attention ça va très vite mais c’est magique.

« La justice sera peut-être clémente, dit un magistrat. Cette histoire est différente de la pédophilie masculine…

ABSENCE TOTALE DE LIEN ENTRE LES 2 PHRASES

…associée à la violence de la pénétration et qui accable les jeunes garçons abusés. »

je n’ai plus aucun commentaire dans l’immédiat, mais je crois bien que la dernière fois que j’ai entendu un adulte faire cette différence entre pédophilie masculine et féminine c’était dans South Park.

Ah, et soit le magistrat lillois ignore l’existence d’accessoires pour les lesbiennes, soit il pense vraiment que c’est plus doux, plus swag, plus soin de détourner des minots quand t’es une meuf. Ou c’est notre rédacteur de génie qui a savamment tronqué ses propos, va savoir mon con.

Et maintenant le bonus track de la mort qui tue : la « note aux lecteurs » du génie. Parce qu’au bout de quelques jours, sans doute qu’au Nouvel Obs y’a un type qui a dit « dis-donc François, tu t’es un peu laissé aller sur ce coup, ta vie sexuelle te regarde mais ajoute un truc pour nous dédouaner, la joue pas perso ».

C’est parti, fais moi rêver poto.

Chercher à éclairer ce qui s’est passé entre cette collégienne et cette enseignante,

apparemment le pari d’écrire le moins possible les mots « sexe » et « mineure » tient toujours.

tenter d’expliquer la nature d’une relation, même si la loi la réprime, n’est pas faire l’éloge de la pédophilie

ouf, tu me rassures Francky. Non parce qu’avec « les appels du désir », « la carte de Tendre » « l’algèbre des sentiments » et tout ça, on aurait pu croire qu’on parlait pas de se taper une go de 12 ans mais plutôt d’un coup de foudre façon Twilight (ouais parce que ça reste extrêmement mal écrit cette merde, faut pas déconner).

Ceux qui savent encore lire ne me font pas ce reproche.

« c’est çui qui dit qui est bande de cons » y’en a qui s’excusent d’avoir mal écrit, lui il te pardonne d’avoir mal lu, magnanime. Mais il supprimera quand même les phrases les plus litigieuses sans rien dire à personne, car assumer ses propos il laisse ça à d’autres visiblement.

Là je sais ce que l’on pourrait dire « c’est quand même plus sain d’avoir viré ce passage ». Sauf que non, l’article reste consternant, et c’est dommage parce qu’on pourrait presque croire que du coup, Francky n’a jamais écrit ces saloperies et que le Nouvel Obs n’a rien à se reprocher (sans parler du fait qu’il est probable que cette suppression découle simplement du conseil de leur baveux, « apologie d’atteinte sexuelle sur mineure de moins de 15 », c’est moyen comme plan promo). Et ça, c’est comme dans Inglourious Basterds quand le nazi dit je vais quitter l’armée, faut bien trouver un moyen de rappeler à tout le monde que ça reste une sombre merde, sinon c’est trop facile.

inglourious-basterds-inglorious-basterds-19-08-2009-21-08-2009-5-g

Fin de l’interlude.

Et là attention, on part pour le rappel de fin de spectacle, c’est plus fort que lui, prenez des photos ça va être mignon.

Dans ce quartier de Lille-Sud dont les habitants se plaignent d’être abandonnés

attends attends ! laisse moi finir : « on fait avec ce qu’on a », c’est ça ?

dans un collège où il est difficile d’accorder à chaque enfant l’attention qu’il mérite

merde, je retente : « c’est déjà pas mal de se faire minoucher par sa prof »

une jeune élève s’est sentie pour la première fois exister sous le regard d’une enseignante qui ne ressemblait pas aux autres

GÉNIE

slow-clap-o

La suite est l’affaire de la justice, mais je ne suis ni législateur, ni magistrat.

t’es pas non plus un journaliste, a priori.

Je laisse la loi à ceux qui ont pour redoutable mission de la dire et l’appliquer

« redoutable mission » ça fait peur quand même, reparle de pédophilie stp, c’était plus cool.

Ce qui m’intéresse, c’est la singularité irréductible de la personne, cet espace qui existera toujours entre la loi et la vie.

T’es mûr pour faire du slam le tordu

Il ne relève d’aucun tribunal, mais seulement de notre conscience et de notre compassion.

ET CE SERA SON DERNIER MOT

« La justice nique sa fille, le dernier juge que j’ai vu avait plus de vice que le pointeur de ma rue », bientôt les t-shirts.

Bref, je pense que nous avons tous appris une leçon de tolérance aujourd’hui avec cette histoire. Mais encore une fois, jamais 2 sans 3 :

13 Commentaires

Classé dans hors-sujet

cinéfilou 2

Comme le dit si bien le sosie du mec de Bref : « Je sais que vous vous en branlez tous quand je parle cinéma mais je m’en fous »

A la demande générale de toi tout seul, c’est donc le même principe que l’année dernière, avec cette fois des morceaux de l’œil de Madizm et des pensées impures de big paul castellano en renfort. Y’a des cadeaux dans les liens alors vous serez bien gentils de cliquer dessus, la b-a à chaque titre, des extraits pas piqués des hannetons sur le reste, des scènes bonus ou des interviews, même si des fois c’est juste des liens pour d’autres articles à moi car ne nous le cachons pas je suis un être fourbe.
mais surtout, respectez quand même le taf des maniaques génies qui ont fait le montage ci-dessous.

La comic mobb (appellation non contrôlée regroupant le crew Appatow, les gens du SNL, ainsi que la version étendue du Frat Pack)

5 ans de réflexion : Ce terrible moment où un film avec un casting estampillé comic mobb te rappelle une comédie dramatique toute momolle à la française. Maintenant c’est vrai que voir le type de Parks & Recreation engrosser la meuf de Community c’est sympa. Mais c’est pas eux les héros du film, les héros c’est le gros de How I met your mother et la meuf de Jim de The Office dans la vraie vie. #TweetCodé #comicmobb
21 jump street : un des plus beaux caméos surprise de l’année pour Johnny Depp, et ça faisait longtemps qu’une scène de défonce m’avait pas fait rire au ciné. En plus on apprend que Channing Tatum (le nom est marrant) peut être autre chose qu’un GI Joe exhibitionniste, on y reviendra plus bas (c’est pas un jeu de mot).
jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare : l’esprit déjanté de l’équipe mais version dépressive puisqu’à la fin du film, bah c’est la fin du monde.
moi député : le choc des titans Ferrell et Galifianakis c’est très fortiche, mais le vrai boss du film reste Dylan McDermott en chef de campagne fou furieux
baby sitter malgré lui : j’ai juste retenu Sam Rockwell en dealer foldingue, et le gosse latino adopté qui fout le feu partout où il passe.
voisins du 3e type : y’a des moments où ça rappelle le gendarme et les extra-terrestres. On en conclura ce qu’on en voudra.

Elle s’appelle ruby
très décevant de la part des réals de Little Miss Sunshine, puisque même si le point de départ est pas mal (un romancier écrit un perso féminin qui devient réel par la force de la magie de l’amuuur) ça pisse pas plus loin que Code Lisa et c’est pas super bien exploité, à part quand il écrit « là elle se met à se comporter comme un canidé » et que l’actrice y va pas de main morte. Bref, pour citer Big Paul : « un geek taré obtient ce qu’il veut et il décide de créer une pute rousse ? C’est quoi cette merde ? ».

the dictator 
Aladeen, Motherfucker. Bien mieux que Bruno, et y’a le retour des seconds rôles de la comic mobb (John C. Reilly mais surtout Anna Faris dont le duo avec Sacha Baron Cohen fonctionne bien) + un contre emploi pour Ben Kingsley qui donne on l’espère une idée du degré d’idiotie sans complexe qu’il pourrait déployer en Mandarin dans le prochain Iron Man.


the amazing spider-man
c’est pas top, ça a été fait juste pour pas que sony perde les droits, mais faut pas oublier une chose essentielle : ce sera jamais autant de la merde que spider-man 3. J-J-J-J-JAMAIS. Et pis y’a andrew garfield et emma stone, ça pourrait être pire.

High School
pas top, mais cassded aux revenants, Michael Chiklis en proviseur coincé avec une perruque et Adrian Brody en drogué fou furieux. Avec une barbe. Vous pourrez aussi retrouver avec émotion le petit gros de Bad Santa jouer avec ses crottes de nez suite à la consommation répétée et involontaire de space cakes.

le hobbit : un voyage inattendu
bon d’un côté c’est bien plus léger que le SDA (non il ne manque pas de I petit malin), c’est moins intéressant mais c’est logique puisque le bouquin aussi. Donc y’a des gags de merde avec des nains qui chantent, boivent, se cassent la gueule ou qui pensent qu’à bouffer un peu comme des persos secondaires d’un walt disney des années 90. D’ailleurs les nains sont pas du tout développés, en gros t’as juste le chef, le vieux, le sniper et les autres sont des bouche-trous interchangeables. C’était pas super gênant dans le livre mais là ça fait un peu tache. Maintenant les bons côtés bah c’est Peter Jackson donc visuellement ça claque ; Gollum est au max (en même temps il avait pas le droit de se louper).
Sinon ça fait plaisir de voir Martin Freeman en Bilbo quand tu l’as découvert dans Ali G ou The Office, bien moins gay que Elijah Wood, notamment parce qu’il a une tête d’anglais ordinaire et surtout parce qu’il se tape pas un compagnon bi-curieux pendant toute sa quête. Par contre la baston de géants des montagnes on dirait les ancêtres des transformers, heureusement qu’après y’a le roi gobelin (un mélange bizarre de Jabba the hut et Edouard Balladur, très réussi). Donc voilà c’est long et niais mais ça passe (pas de jeu de mot, merci), par contre Smaug ça a pas intérêt d’être une tapette pour la suite.

dark shadows
Même si c’est réjouissant l’espace de 3 secondes de voir Hit Girl faire sa crise d’ado face à Catwoman, soyons sérieux et écoutons un spécialiste : « alors là ça y est, c’est parti. Il se cache même plus Tim Burton, maintenant il filme Johnny Depp maquillé en tarlouze refuser les avances de Eva Green et tuer le drag queen qui lui sert de femme dans la vraie vie (Helena Bonham Carter). L’étape d’après logiquement c’est la sextape en POV avec DSK putain » Pour les fans de Timmy faut donc plutôt se tourner vers Frankenweenie, qui est une reprise toute mimi de son tout premier court métrage d’y’a super longtemps, ce qui est à peu de choses près son seul moyen de faire des bonnes choses à présent.

J. Edgar et La Dame de fer
des personnalités historiques intéressantes pour des biopics tout bonnement à chier, alors qu’avec un metteur en scène russe et un minimum de cocaïne on obtient ça :

abraham lincoln chasseur de vampire
un film qui fera dire à beaucoup « c’était pas le bon jour pour arrêter l’alcool ». Faut savoir que du coup y’a eu aussi Lincoln vs zombies en dtv, m’enfin là apparemment ça pousserait le bouchon un peu trop loin comme Maurice. Prochainement : George bush chasseur de fantômes. Vous noterez le « Tim Burton présente » ce mec a décidément tourné maboule avec l’âge.

Sherlock Holmes 2
c’est la suite du 1, et c’est nul.

Goon
alors logiquement personne n’en a rien à foutre de ce film et personne ne voit non plus ce que c’est exactement. Inutile de raconter l’histoire, disons juste que c’est un truc avec Sean William Scott qui joue au hockey sur glace. Et là tu flippes, c’est bien normal. Mais là où ça devient fascinant, c’est qu’à un moment le héros emménage dans son nouveau chez-lui, un appart qu’il partage avec un joueur de hockey québecois. Là tu te dis que ça devient dégueulasse en plus d’être sans intérêt, mais BIM. La boucle de piano de Morenas retentit et avant que tu comprennes quoi que ce soit le morceau de Lord Kossity envahit la séquence.
Ce son c’est donc un solo de Kossity mais aussi une prod de Madizm (pour ceux qui connaissent pas, c’est un beatmaker frinçais, qui a produit pour NTM, 4 my people, et qui aime bien les cookies), qui aurait dû vous expliquer pourquoi comment et pourquoi ce morceau se retrouve là plus de 11 ans après sa sortie, sauf que non, donc on va improviser.
Voilà ce qui s’est passé : Izm et Kossity ont été contactés par Georges Lucas, qui voulait placer le son sur Star Wars 7 (c’était bien avant le rachat par Mickey qui ne nous le cachons pas s’appelle en réalité Cohen et gère tout un business illégal peu reluisant). Apprenant tout cela, Izm fut révolté, notamment par la contrebande de figolus qui lui a soulevé le cœur (c’est un homme à cookies, voir plus haut), il a donc exigé que figure sur le contrat la clause suivante, en accord avec sa religion et celle de lord kossity : « si on utilise un jour ce morceau, faut que ce soit pendant une scène de baise et que ça parle un minimum français ». Et après une dizaine d’années de bataille juridique, ils ont eu gain de cause. La preuve à 15’47 dans la vidéo ci-dessous.

Je me permets de reprendre la conclusion pleine de sagesse de Madizm « à la base j’en avais rien à foutre, le film je l’ai toujours pas vu, on m’a montré la scène sur youtube et basta, c’était juste un placement faut pas trop me casser les couilles avec ça« .

kill list et Touristes
2 films assez spéciaux de Ben Wheatley. le 1er a fait beaucoup parler suite à certains festivals où il est passé, alors que concrètement c’est bien joué, y’a une ambiance mais par contre y’a rien d’autre. le second personne en a parlé mais c’est pourtant bien mieux puisque ça parle d’un couple de serial killers qui part en vacances.

expendables 2
les apparitions de chuck norris sont un peu le meilleur chuck norris fact qu’on pouvait imaginer.

magic mike
GAYEST. AFFICHE. EVER.
le seul moyen de faire oublier ça rapidement pour un acteur de ce film serait de… oh. bien joué Matthew.

killer joe

en 3 lettres : K F C

des hommes sans loi
c’était pas foufou mais pas dégueu, surtout parce que c’est bien joué, mais ce que j’ai particulièrement apprécié c’est cette fascinante anecdote de Shia Labeouf qui a raconté en interview qu’il avait couché Tom Hardy en une droite lors d’une altercation. Sacré Shia, une imagination débordante inversement proportionnelle à son talent.

looper
Le héros qui se suicide à la fin au lieu de simplement se dégommer la jambe ou le bras pour stopper son moi du futur = PRIX NOBEL DE LA TRISOMIE 21
on salue également les prothèses faciales de Joseph Gordon Levitt pour le faire ressembler à bruce willis jeune. Manque de pot Bruce Willis jeune il était déjà connu, et il ressemblait à tout sauf à ça. #tantpis

hunger games
pas mal pour un truc ciblé ados, et tant mieux vu qu’on est parti pour 4 films apparemment, c’est édulcoré parait-il par rapport aux bouquins, mais ça reste pas trop niais dans l’ensemble. Big up aux fans des livres qui ont tilté sur le changement de couleur d’un perso et qui ont dit en gros « vu qu’elle est noire sa mort sera moins triste ». l’Amérique, tu veux l’avoir, tu l’auras pas.
Après on va pas se mentir le principal atout de cette nouvelle saga c’est qu’elle parle d’autre chose que de vampires gays, de pucelles végétariennes et de loups-garous carnivores (ouf) mais pédophiles (et ouais).

twilight 5
ahahah. ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER

ce qui me permet une transition tout en délicatesse avec

cogan
« arrête de prendre ton anus pour un trésor national ». James Gandolfini, légendaire. En plus il dit ça devant Brad Pitt qui est juste consterné, presque 20 piges après leur court échange dans True Romance où c’était exactement l’inverse. et dans le film y’a 2 autres acteurs des sopranos, c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

les films français où dès le titre tu sais que t’iras pas voir cette bouse, quitte à passer à côté d’un chef d’œuvre mais a priori t’es sûr de toi

nous york

dépression et des potes

du vent dans mes mollets —–> alors celui-là fallait le faire putain

les femmes du bus 678 (en fait c’est un film égyptien, mais je me suis dit que ça comptait quand même)

de l’autre côté du périph

et tant d’autres.

les suites que personne n’attendait, que personne n’espérait, que personne ne voulait tout simplement

ghost rider 2 l’esprit de vengeance : y’a un passage rigolo où Ghost Rider est privé de sa moto alors pour dépanner il transforme une grue en engin de l’enfer, devenant un court instant une sorte de Ghost Grutier. Sinon idris elba donne la réplique à christophe lambert, pour ceux qui aiment la zoophilie.
underworld nouvelle ère : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le scénariste et producteur de la saga mais je tenais à le souligner
rec 3 : bah le 2 était déjà une merde, alors autant miser à fond dans le mongol, big up au zombie qui résiste à la prière grâce à son sonotone, une fin comme on les aime et viva el chorizo.
la vérité si j’mens 3 : des études montrent une recrudescence sans précédent des actes antisémites durant la semaine de sortie de cette chose, qui est quand même bien plus honteuse qu’une série de hashtags sur twitter, mais ça c’est une autre histoire.
silent hill 2 mouahahahahahhah
resident evil retribution : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Milla Jovovich se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner. Pour ceux qui aiment l’univers du jeu y’a eu Resident Evil Damnation, un D.A en images de synthèse qui est déjà bien mieux.
men in black 3 : Will Smith est vieux et ses vannes aussi, mais ça n’a pas empêché l’ex rappeuse B-la de claquer plus d’une quarantaine d’euros pour assister à l’avant-première, parce que quand on aime on sait pas compter.
paranormal activity 4 : BARREZ-VOUS MAINTENANT

Chronicle et Projet X
bah la technique du found footage (la façon de filmer à la projet blair witch, en gros) se marie plutôt bien avec le délire des films (3 jeunes cons ont des pouvoirs de télékinésie/3 jeunes cons organisent une soirée qui dégénère dans les grandes largeurs) puisque du coup tu te retrouves avec des scènes filmées de façon ordinaire mais qui te montrent des trucs qui ne le sont pas. Bon la galère c’est qu’à la fin c’est toujours un peu filmé comme ça alors que plus personne n’est censé tenir la caméra, surtout dans les airs ou sous l’eau donc c’est complètement con. Mais sur le rendu final, pourquoi pas. Sinon ça raconte la même histoire, c’est 3 cons qui veulent s’éclater. Dans Projet X leur remède est un peu extrême puisque la baraque est ruinée par la fiesta, mais c’est mieux que Andrew de Chronicle qui à force d’être puceau finit par vomir sur une meuf mais aussi détruire une partie de la ville et tuer un noir. Le sexe, la drogue et l’alcool, pensez-y les enfants, sinon vous deviendrez comme lui.

American Pie 4
au-delà des gags zizipanpan c’est presque nostalgique voire mélancolique sur le fond par moments : le retour de Stifler à son top niveau a ému un collègue (big paul castellano) jusqu’aux larmes. Moi perso c’était les retrouvailles finales entre les 2 « milf guy » qui repose sur le même principe que la scène « fuck fuck » de The Wire entre McNulty et Bunk. Sauf que là c’est le mot « milf » qui sert à exprimer la surprise, l’émotion, le pardon, et la joie. Avec Stifler qui enchaîne la mère à Pause-caca en hors-champ. SWAG.

le grand soir et Hénaut Président

ça me fait penser que je les ai toujours pas vus, pourtant j’aimais bien le taf des équipes sur canal (respectivement Groland et Fallait pas l’inviter).

blanche neige et le chasseur
bon c’est bien évidemment de la chiasse, mais là où c’est génial c’est que le réal a flashé sur la meuf de twilight qui joue blanche-neige, l’a détournée, et l’a niquée, faisant ainsi de machin Pattinson un sacré petit cocu (veni vidi bitches). Tout en faisant jouer sa mère (à blanche-neige) par sa femme (au réal), ce qui est quand même assez cocasse surtout si t’habites le nord de la france. En plus il a foutu des commentaires audios durant tout un bonus dvd ou je ne sais quoi où il se borne à dire « kristen est particulièrement magnifique dans cette scène, elle est merveilleuse cette actrice » pendant 1h40, probablement à grands renforts de kleenex. Pour ça ET UNIQUEMENT POUR CA ce taré sans honte mérite le respect.

the raid
violence et intensité du début à la fin, et toujours cette question sans réponse : pourquoi ces enculés de cainris n’appellent pas eux aussi des chorégraphes compétents pour leurs scènes de combat ?

Les remakes qui se baladent les fesses à l’air

dans Dredd à un moment Cersei Lannister patate Avon Barksdale. C’est tout ce que j’ai retenu de ce truc qui réussit l’exploit d’être le remake raté d’un film déjà pas glorieux à la base mais aussi le remake inavoué de The Raid en version nulle. Chapeau à l’acteur principal Karl Urban qui n’enlève pas son casque de tout le film, un joli coup qui lui permettra de nier avoir tourné cette merde.
Dans Total Recall y’a la pute à 3 seins et un mini-combat de pouffes entre Jessica et Kate, bravo à elles. Et attention, jamais 2 sans 3, le running gag pas piqué des hannetons que vous attendez tous : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner (oui, c’est le même gars que précédemment, on change pas une équipe qui gagne).
Dans Chiens de paille (oui, avant d’être le nom d’un groupe de rap emo c’était un film de Sam Peckinpah) on ruine absolument tous les bons côtés de son prédécesseur notamment grâce à un casting qui se donne beaucoup de mal pour être exécrable.

Tyrannosaur
Le petit film anglais bien tristounet pour l’hiver. Peter Mullan joue à merveille un type qui a une tendance prononcée pour l’autodestruction totale, tandis que Olivia Colman est une femme normale mais qui se fait battre tous les 4 matins par son mari (Eddie Marsan, habitué des 2nds rôles, bien terrifiant dans ce film). C’est assez glauque mais touchant de voir les destins de ces gens abimés se croiser pour le meilleur et pour le pire.

Detention et John Dies at the end
alors là en gros c’est un peu le même film mais traité différemment. En gros Detention c’est un peu Kick-Ass et John Dies at the end ce serait plus Super. Tu n’as absolument pas compris ce que tu viens de lire ? Pas de souci, je m’y attendais.
Le point commun de ces deux films c’est qu’ils ont une « intrigue » complètement cinglée qui repose sur une accumulation de sous-intrigues (voyage dans le temps, extra-terrestres, serial killer, soirée, drogue, magie) et un ton humoristique, c’est de la comédie fantastique ou parfois d’horreur quoi. Par contre Detention est orienté jeune public avec des références pop assez évidentes que ce soit au niveau musique ou dialogues. John Dies at the end de son côté est un ovni, tout aussi drôle et décalé, mais un peu plus difficile d’accès. Par contre le mélange des genres est là et fonctionne comme jamais, en plus d’un casting très efficace surtout dans les seconds rôles (Paul Giamati, Clancy Brown, et le type qui faisait le maire de Baltimore dans The Wire)
En gros Detention c’est un peu le croisement entre Scott Pilgrim et Retour vers le futur vu par Robert Rodriguez, alors que John Dies at the end bah c’est John Dies at the end.

la taupe
magnifique, et c’est normal vu que c’est le réal de Morse (pour ceux qui savent pas c’est quoi Morse, je citerai ce commentaire youtube « I think every single fan of this movie should shit in a twihard’s mouth« , ou un truc du genre). C’est l’anti James Bond dans le sens où c’est méga classique (intrigue d’espionnage « à l’ancienne », héros qui fait pas de cascades, ce genre là quoi) et ça fait du bien, j’avais presque oublié que ça pouvait exister ce genre de films. Ensuite t’as le casting 5 étoiles où absolument tout le monde est classe, et ça rappellera si y’en a qui en doutaient encore qu’il serait temps de filer une couronne à Gary Oldman.

les kaira
on en a parlé en long et en large là-bas.

New kids nitro

c’est un peu Les Kairas mais en Suède (ou dans un pays par là-bas avec un dialecte obscur, on va pas chipoter), donc fatalement encore plus dégénéré. C’est la suite de New kids turbo, et c’est encore plus n’importe quoi, avec des mises en abyme d’attardés mentaux (les héros se font interrompre durant la scène d’ouverture par un fan qui leur fait remarquer qu’ils recyclent leurs gags, etc). Au bout d’un moment les scénaristes n’avaient plus trop d’idée alors ils ont fait ce que font les artistes dignes de ce nom : ramener des zombies. Du grand art.

Les comédies fantastiques et les films d’horreur crétins

tucker et dale fightent le mal : oubliable, même si les morts du groupe de jeunes sont particulièrement stupides et donc jouissives
La Cabane dans les bois : plus ça avance plus ça devient n’importe quoi, on monte crescendo dans le mongol pour un final bien barré avec en clin d’œil LA mascotte des films de SF.
grabbers : alors là c’est tout simplement génial, pas parce qu’on retrouve le type qui jouait Jeff dans la défunte sitcom Six Sexy mais parce que c’est encore une comédie d’horreur tendance invasion alien, sauf que cette fois les créatures ont un point faible bien particulier : elles sont allergiques à l’alcool, y compris dans le sang des victimes. Du coup le village irlandais (ou écossais, au fond on s’en fout) se réfugie au pub et entreprend de se bourrer la gueule pour repousser les saletés de l’hyper-espace. Du génie. DU GÉNIE.
cockney vs zombies : le retour de Tête de brique (Snatch) contre des zombies, avec un humour à la Shaun of the dead, même si ça arrive jamais au niveau du film d’Edgar Wright. Ah, et à un moment un vieux en déambulateur se fait « courser » par un zombie qui marche lentement, ce qui donne lieu à la poursuite la plus folklo de l’année.

Super Turk
faut savoir que ce truc est réellement sorti en salles le même jour que Avengers.

the secret
Je voulais voir un film d’horreur et je me retrouve avec un film sur l’adoption. Quelle horreur.

Dark knight returns et batman year one
pour tous ceux qui se sont plaints à la sortie de TDKR bah vous pouvez vous précipiter là-dessus au lieu de geindre comme des cancéreux en fin de vie. Ce sont des adaptations en film d’animation de 2 bd classiques  signées Frank Miller, et si tu sais pas qui c’est il est probable que ton arbre généalogique comporte des lignes diagonales assez inquiétantes. Tout comme Red Hood l’année dernière, le ton est résolument adulte (vu les comics d’origine c’est le minimum) parfois sanglant et super sombre. Gotham City Gang.

moonrise kingdom
c’est mimi, mais c’est tout-tout. Le couple de gamins joue très bien, mais on est loin super loin des grands crus de Wes Anderson.

young adult
c’est du mec qui avait fait In the air, sauf que là au lieu d’avoir Clooney qui est riche et a une vie sentimentale misérable ce sera Charlize Theron qui est riche et a une vie sentimentale misérable, avec exactement la même évolution et les mêmes problèmes (elle veut un mec déjà pris) et limite aussi la même fin d’ailleurs. Ensuite le souci c’est qu’on parle quand même de Theron donc la voir se prendre des vents par un type, même sous prétexte qu’il a des gosses et une femme, c’est pas top. Mais si ça a pu faire découvrir Patton Oswalt (un mec qui fait du stand up toute l’année et qui apparaît souvent dans des rôles comiques méga secondaires, le seul atout de ce film en fait) à des gens c’est cool.

Prometheus
Absolument rien n’a de sens dans cette bouse. On t’expliquera ni d’où viennent les aliens, ni d’où viennent les autres grands autistes qu’on appelle « ingénieurs » (non, ça fait pas rêver). Le délire de la meuf qui s’ouvre le bide et se referme ça aurait pu t’impressionner si t’avais pas déjà vu ça dans un film de merde du nom de Repo Men, le délire des mini aliens qui te violent la bouche ça aurait pu être surprenant si y’avait pas déjà eu des aliens qui te surprenaient en te sortant du bide y’a maintenant plus de 30 ans. Ensuite Ridley et son super scénariste damon lindelof (oui, le mec de Lost, ça explique pas mal de choses) font comme si tous les autres films alien n’existaient pas. Du coup niveau incohérence on arrive à un truc qui surpasse les aliens vs predators, ce qui constituerait un sacré exploit si ça ne rendait pas le film si consternant. Surtout que les mecs se la gonflaient en promo à base de « le retour du maître de la saga alien », « c’est pas un prequel, c’est plus subtil que ça », etc. Faut quand même savoir qu’à la base sur la fresque du mur des grands cons Lindelof voulait mettre une allusion à la naissance de Jésus mais heureusement des grandes personnes lui ont dit de se calmer, ici on est dans l’espace et pas sur une île magique de consanguins. Bref pour Scott c’est comme le retour de Romero aux films de zombies, ça fait trop longtemps qu’il y a pas touché, ça se voit, et c’est gênant pour tout le monde un peu comme quand un vieux se rend pas compte qu’il est en train de se pisser dessus en plein repas de Noël. J’en vois dans le fond qui tentent des « visuellement c’est très réussi », ouais, et sûrement que quand tu te tapes ta sœur tu te consoles en te disant « au moins elle est très jolie ».
bref y’a plus d’idées dans ce gif que dans tout le film :
Mais surtout, surtout, la question qui reste sans réponse à la fin du film : Idris Elba se tape Charlize Theron (encore elle) ou pas ? Il paraît qu’ils ont une scène en plus dans la version longue dvd bluray je ne sais quoi, à vous de me le dire.

robot & frank
une histoire d’amour pour vieux sur fond de SF tristounette, j’étais obligé de le mettre pour les quotas.

Savages Traffic à la sauce pulp fiction. Pas mal, mais nul.

God bless america
Croisement inattendu entre Super et Chute Libre. C’est marrant niveau humour de bourrin, après ce qui est beau c’est le fait que le film « dénonce » les travers des cainris (beaufitude, ignorance, intolérance, etc) en utilisant pour ça les mêmes méthodes. C’est à dire que c’est pas subtil pour un sou et concrètement ça te montre du début à la fin 2 personnes qui en tuent plein d’autres parce qu’elles les trouvent stupides. On respecte à fond.
le détail dont tout le monde se fout : l’acteur principal est le frère de Bill Murray
le détail dont tout le monde se contrefout : le réalisateur est Bobcat Goldthwait, aka Zed de Police Academy (le punk motard qui gueule tout le temps)

Ted
Bromance entre un homme et son ours en peluche qui parle. Des fois y’a des concepts, on sait pas comment ils naissent, mais c’est fort de les concrétiser alors que c’est franchement pas gagné. Le caméo de Ryan Reynolds est au max, les vannes et le name dropping frénétiques de Seth McFarlane (monsieur Family Guy, entre autres) fonctionnent bien pendant tout le film, et y’a encore cet état de grâce de certaines scènes où c’est fondamentalement idiot (mark wahlberg pleure en découvrant son ours en peluche blessé) mais filmé comme une scène d’émotion ultra classique. Evidemment c’est quitte ou double, ris ou sois consterné, danse ou rentre chez oit. Une suite est dans les tuyaux.

Mais qui a retué paméla rose
si on enlève tous les gags de mongoliens c’est un peu le chant du cygne de KDO ce truc. Plutôt que de tenter un « vrai » film parodique (genre OSS 117, avec un début et une fin quoi), ils font une révérence à leurs fans, une sorte de rétrospective sur leur carrière de comiques, avec des autoréférences à des sketches qui datent de y’a 10 ans minimum, une auto critique surprenante de Kad sur sa boulimie de tournage, et une bonne louche de nostalgie. Bref, comme dirait l’autre : On aura kiffé, quand même.

Skyfall
Position super délicate pour ce James Bond puisqu’il doit jouer en théorie l’hommage pour les 50 ans d’anniversaire, mais aussi réinventer le truc pour après. Et accessoirement faire oublier la bouse qui l’a précédé. D’après ce que j’ai compris ça a divisé les intégristes (big paul considère que c’est le pire film de l’année, vous vous en doutez). Pour ma part j’en ai juste rien à foutre, le james bond que j’ai le plus saigné c’est Golden Eye sur Nintendo 64, j’ai vraiment apprécié roger moore et sean connery après avoir découvert pierce brosnan alors je vais pas jouer le nostalgique d’une époque que j’ai pas connue,  j’ai vu un bon film bien divertissant et Javier Bardem est pas mal en méchant même si objectivement c’est un mix de plusieurs profils pas franchement inédits (le psychopathe/vengeur/tourmenté), il le joue quand même bien. Vu l’évolution et la fin du film le but était de remettre 007 sur des nouveaux rails et de refoutre les compteurs à zéro. Zéro comme l’utilité de la frinçaise qui joue une des pires james bond girls depuis cette sombre période asiatique dont big paul ne parle qu’avec un verre à la main et des sanglots dans la voix.
Assez marrant de voir aussi la négociation implicite avec les fanatiques genre ok on vous fout un geek en nouveau Q, une renoi en Moneypenny mais au moins on bute la vieille et on remet un bonhomme en M. « Well done, James » (en français ça veut dire Elton John). Par contre le passage vers la fin avec Bond et M en mode Maman j’ai raté l’avion fallait ptêt pas se sentir obligé non plus.

les gangs de wasseypur 1 et 2 : je l’ai pas vu mais j’aurais dû, surtout que ça aurait été mon 1er film de gangsters indiens, chaudement recommandé par damencio alias l’homme qui s’y connaît en mafias des 4 coins du monde vu qu’il a écrit ce truc par là-bas.
les mondes de ralph : pour un truc de commande qui a mis des années à se monter pour cause de droits ou je ne sais quoi, faut reconnaître que c’est fortiche et ça parle à tous les gamers et même les autres.
End of watch : le film de keufs caméra à l’épaule de cette année, et un final fortiche

Argo : « j’ai jamais aimé Ben Affleck mais faut reconnaître qu’il réalise des bons films » Butters Stotch

une dédicace pour les désormais absents

Tsilla Chelton

Michael Clarke Duncan (à 2’00) Je sais, j’aurais pu prendre d’autres extraits mais tout le monde en a déjà fait des tonnes sur son « rôle si touchant de John Coffey » limite en l’assimilant à lui alors que bon ça reste un rôle de renoi fragile qui t’explique tranquillou que c’est cool d’aller à la chaise électrique tout en soignant ses matons à l’occasion. Faut penser Mamadou Traoré, faut penser Adebisi, les mecs. Il avait des connexions avec la comic mobb depuis Une nuit au Roxbury Enfin bref, il a d’ores et déjà été remplacé dans Sin City 2 par Dennis Haysbert (David Palmer dans 24 Heures Chrono), mais j’aurais personnellement aimé le voir faire Thanos dans Avengers 2 et 3. Non il était pas du tout prévu qu’il le fasse, le casting a même pas encore dû commencer, mais bon, le mec il est grand, massif, et il a déjà fait Manute, Le Caïd (Daredevil) et même Balrog (Street Fighter). Ce rôle il était pour lui, mais tant pis.

et bien sûr Tony Scott (en plus de tout le reste, y’a spiros vondas et tony soprano qui se cachent dans cette scène si vous la connaissez pas déjà)

un bel exemple d’amour d’un père pour son fils un peu comme le roi lion mais avec des insultes sur les siciliens.

les plus vifs auront remarqué qu’il y a pas du tout The Dark Knight Rises ni Avengers, mais c’est pour une bonne raison : cet article est déjà 3 fois trop long.

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