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Interview B-La (2/3)

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ? comment ça se fait qu’y avait plus Ol Kainry, plus personne ? juste Alexi kantrall (le Roumain) et Balastik Dogg.

B La -Et Sahar, la chanteuse. Je voulais pas de featuring sur mon album. Et avec le Roumain à la base, on devait pas taffer un album. On devait faire un 4 titres. Juste sortir 4 titres, comme ça. Sauf que ça a super bien fonctionné en studio ; on a travaillé, genre, à la cainri. Je chantais a capella et il faisait du son par dessus. Ça c’était un kif ! Je sais que c’est un peu pour ça aussi que j’ai perdu le goût d’enregistrer sur un son en studio. C’est différend, un truc de fou. Tu ressens vraiment de la création artistique. Alors que quand t’envoies un beat et t’enregistres juste… c’est moins intéressant. Enfin, moi, je kiffe moins.

Teo -Ça dépend pas du type de morceau aussi ?

B La -Ouais, bien sûr ! C’est sûr que c’est plus « rap » de rapper sur un beat et de kicker ! Seulement, kicker c’est bien mais j’avais envie de faire autre chose. Donc la collab avec le Roumain, c’était parfait à ce moment là. On a travaillé sur 4 titres puis on en a fait 5, 6, 7. On est allé jusqu’à 14 et on s’est dit : « Pourquoi pas ? » Balastik Dogg c’est un artiste que j’avais vraiment envie de mettre sur mon album parce que je kiffe comment il rappe.

Spleenter -Vous vous connaissiez pas avant ?

B La -On s’était croisés en studio. On s’était bien entendu et depuis on était restés en contact. Je l’ai appelé il était super opé.

Spleenter -Et tu l’as forcé à faire un morceau conscient, et triste en plus. Parce que je me rappelle que j’espérais vraiment. J’avais vu une interview où tu disais que t’avais pris Balastik Dogg parce que c’est le boss des roulements en france.

B La -Non, j’ai rien forcé du tout. Balastik, tu ressens beaucoup beaucoup l’influence Bone Thugs. Ça ressort vraiment beaucoup. Il a fait le refrain en premier et du coup on a fait le reste du morceau surtout en fonction du refrain.

Spleenter -Donc c’est lui le responsable  en fait ?

B La -Non. Il avait l’air pour le refrain et les paroles c’est beaucoup Diomay qui nous a aidé. Y’avait Diomay ce jour là…

Spleenter – Ah d’accord. Comme quoi, ce mec a fait beaucoup de mal au rap français.

(Et maintenant, Teobaldo va chier gratuitement sur Diomay, parce qu’il aime bien faire ça)

Teo – tu t’es fais connaitre sur un morceau comme « Je peux dead« , puis des sons comme « quand je passe au hardcore » mais sur l’album y a que 2 sons comme ça, La Colombienne et Money over boys.

Spleenter -C’était plus tristounet.

B La – Ouais. C’est parce que jusqu’à l’album, j’avais fait que des morceaux type « Je peux dead », que des morceaux tu kickes, c’est que de l’égotrip. J’avais envie, aussi, de montrer l’autre côté de B La. Quand je faisais du rap, je le faisais pas que pour kicker ou que pour dire des conneries.

Spleenter -Mais c’est marrant aussi.

B La -Après, chacun aime ou aime pas. Y en a qui me préfèrent sur Je peux dead. Y en a qui disent que je suis une pute et qui me préfèrent sur Pourquoi tu pleures.

Spleenter -Et y en a même qui disent que t’es une pute mais qui te préfèrent sur Je peux dead.

Teo – Dans le rap français, des rappeuses, y en a pas des masses qui étaient vraiment intéressantes et qui ont réussi à sortir des projets aboutis. Sur l’album « Pourquoi tu pleures » d’un coup, t’avais ce côté pleurnichard que t’avais évité sur tes morceaux d’avant.

B La -En même temps, dans l’album y a 14 morceaux. C’est vrai que pour la plupart, ils sont plutôt triste, un peu conscient. Par exemple, j’ai fait exprès de me retrouver dans plusieurs cas de figure concernant l’amour. Parce que comme je te disais, moi je suis une meuf, je suis une poufiasse qui a un coeur tendre, tu vois ? Donc c’est quelque chose que je pouvais pas retirer de moi même. Au bout d’un moment, forcément, quand j’écris, tu ressens la meuf que je suis à l’intérieur. Je suis pas que la meuf « akakakak » qui kicke, etc… J’ai aussi envie de dire d’autres trucs. Moi, ça m’a fait du bien de m’extirper de tout ça. J’ai voulu parler en tant que femme blessée, en tant que maitresse, en tant que la personne qui trompe son mec, en tant que la personne qui se fait tromper. Tu vois ? C’est toujours concernant l’amour mais j’ai trouvé ça intéressant d’être un peu l’ange et le démon dans le même album. Donc j’ai sorti ça sur les morceaux et puis y a quand même 1 ou 2 morceaux qui sont plus militants, un autre morceau Money over boys qui est plus club et egotrip. Après, la majorité de l’album c’est des morceaux où je me suis pris la tête. Par exemple, un morceau que j’aime bien textuellement parlant c’est « Ma prière. » C’est un concept que j’ai vraiment bossé.

Teo -Tu penses que quand t’as un vrai texte à défendre, c’est mieux d’amener quelque chose de plus doux, plus calme que des roulements ou des gros sons ?

B La -Moi, personnellement, de toutes les années où j’ai rappé, j’ai jamais réussi à vraiment allier texte travaillé et flow travaillé. Franchement, j’ai jamais réussi à le faire. C’est super chaud d’écrire un texte où tu vas te prendre la tête sur les rimes, la façon de les faire, expliquer la chose comme tu le veux vraiment etc… et en même temps faire des roulements sur le beat, faire des mélodies pour que ça aille. Franchement c’est super chaud et la vérité c’est qu’en France je connais personne qui a réussi à le faire.

(Après un aparté sur qui qui fait des bons roulements en frince, on en revient à ce fameux public rap frinçais)

Teo -Quand le clip de Je peux dead est sorti, sur plein de forums t’avais des mecs qui disaient « Hé mais je la connais ! Elle est comme ci, elle est comme ça, blablabla… »

B La -Tout le monde me connaissait, ça c’était ouf…

Teo -Surtout qu’y a un mec, dans tous ses messages il disait qu’il venait du 19ème. Depuis le début il venait du 19ème et d’un coup « Je la connais, elle traine avec des gars du 91. »

Spleenter -Ah bah ouais, il a inversé les chiffres.

B La -le problème aussi, c’est que j’ai jamais été avec la même équipe. J’ai commencé, j’étais solo, ensuite j’ai été dans un label dans le 19ème ou dans le 18ème, je sais plus. Donc après j’ai fait la rencontre d’Ol Kainry, j’ai commencé avec lui.

Spleenter -D’ailleurs, tu l’as rencontré comment en fait ? À la base ?

B La -Non attends, d’abord j’ai… c’était… (là elle cherche, mais on comprend pas trop quoi)

Teo -Le premier truc c’était sur les Sales Blancs.

Spleenter -Avec Tige La Rafale aussi ! (Spleenter aime faire chier les gens en leur parlant de Tige La Rafale)

B La -Non. Je rappais déjà. À 15ans, j’ai été dans un label qui s’appelait DMG Records. Je suis resté 1 an ou 2 avec eux. Après ça j’ai rencontré les gars de Grigny qui m’ont appris tout ce qui était roulements. Keto, c’était mon prof de roulements. Mais vraiment genre entraînement « 1-2-3-4-5 » et tout. Là j’ai commencé à avoir des influences West Coast. Déjà, dans le label DMG, je commençais à avoir des influences cainris.

Spleenter -le label DMG ça a débouché sur quoi ?

B La -sur rien, en fait ! C’est juste que je bossais, j’avais un studio à disposition. Ça me permettait de faire mes maquettes, de m’entrainer un peu. Donc après j’ai bossé avec eux un peu, j’ai eu d’autres influences, encore. J’ai enregistré quelques morceaux, toujours dans le studio qu’il y avait. Et après, y a eu le taff que j’ai fait avec Freddy (Ol Kainry). D’ailleurs j’ai commencé à bosser un album avec Freddy qui est jamais sorti.

Spleenter -Mais les morceaux existent ? Ils sont où ?

B La -Dans mon PC, bien au chaud. Et ça en sortira jamais !

Spleenter -Est-ce que tu pourrais pas juste sortir 1 ou 2 sons, les meilleurs, et nous les donner ?

B La -Non mais attends, ça date. C’est des morceaux qui datent de 5ans, maintenant.

Spleenter -C’est pour ça que j’ai dit les meilleurs.

Teo -Et « Seule » c’était pour cet album là ou pas ? Et « C’est la merde dans le club » C’est 2 sons, je les ai, mais je sais pas d’où ils viennent.

B La -C’était des morceaux que j’avais mis sur myspace. C’était des maquettes, un peu, des morceaux que j’ai sorti comme ça. Et puis je les avais bien kiffé et je les avais foutu sur le net.

Spleenter -moi, je reviens sur le truc d’avant. Tu peux pas prendre le meilleur de ces sons, genre « c’est mon cadeau d’adieu. »

B La -Non. Y a pas de meilleur. Je pourrais pas te dire c’est lequel le meilleur, déjà. Et en plus, ils sont pas mixés. Je vais pas sortir un truc comme ça, ça n’a aucun sens.

Spleenter -Non, pas le sortir, juste nous le donner et on le met.

B La -Non mais je vais pas le sortir sur internet, personne va l’écouter.

Spleenter -Mais personne lit notre blog, non plus !

Teo -Sérieusement, quand t’étais dans le visuel, que tu taffais sur les clips des autres, ça te grattait pas ? Ça te chatouille pas « comment je ferais mon clip, moi ? »

B La -Franchement, à mort, bien sûr !

Teo -Bah alors ??!! (il gueule ça comme un savant fou : « she is alive !!« )

B La -En plus, moi je kiffe être devant la caméra. Être derrière, devant, franchement je kiffe.

Spleenter -Ce qui est bien, c’est qu’entre le moment où tu dis ça et au début quand tu disais « l’important c’est que le client soit satisfait« …

Teo – …On pourrait vraiment faire un montage d’enfoiré.

B La -Pour faire quel montage ? Pour faire quoi ?

Teo -Moi je comprends ce qu’il veut faire. « L’essentiel c’est que le client soit satisfait. Être devant… »

B La -« Être devant, derrière… » Ouais bon, ça va ! Vous allez bien vous éclater, ça va être chanmé.

Spleenter -Bon, on va parler de choses sérieuses maintenant. T’avais dit que t’étais fan, plus ou moins, de comics et de super héros ? parce qu’on avait fait un truc : et si les rappeurs frinçais étaient des personnages de comics.

B La -Alors je suis qui moi ? Je suis un zombie ? (sic)

Spleenter – …

Teo – non, t’es Poison Ivy.

B La -Putain, ouais ! Trop bien, je la kiffe.

Spleenter -Sérieux ?

B La -Mais je la surkiffe ! Mais j’ai fait une séance photo en Poison Ivy, en fait !

Spleenter -Je les avais pas. Du coup j’ai remis une photo de toi sur le canapé avec le petit chat. Et tout le monde a cliqué dessus, donc ça c’est quand même inquiétant.

B La -Tout le monde a cliqué dessus, c’est à dire ?

Spleenter – tu peux comptabiliser le nombre de clics, et un clic sur une photo ça sert à l’agrandir, donc voilà.

B La -Cette photo, elle a du succès faut dire.

Spleenter -Ouais, ouais, ouais, mais le chat ? Pourquoi le chat ?

B La -c’est mon chat. C’est mignon. C’est le truc mignon de la photo, on va dire. Mais pour en revenir à Poison Ivy, je suis fan. En fait, je suis fan de super héroïne, de type amazone. Et j’ai vraiment des références bien particulières à ce niveau là.

Spleenter -Comme Wonderwoman ? Ce genre de choses ?

B La -Non, pas du tout. Wonderwoman, je l’aime pas ! Mais par contre je sais pas si tu connais Red Sonja ?
(Spleenter fait une moue qui lui permet de ne pas dire « non »)
Bon d’accord…

Teo -Houlà ! Non, non, non ! Tu viens de lui sortir un nom de comics de je sais pas quoi là, qu’il ne connaît pas ! Et ça, moi, je veux que tout le monde le sache.

B La -Il m’a regardé genre « Salope ! »

Teo -Mais c’est ça ! Il était là genre « Je vais faire le mec qui connait pas, normal. » Mais dans sa tête il était là : « Putain c’est qui ? Mais merde ! »

Spleenter -Dégagez de chez moi !

B La -Il est véner.

Spleenter -Non, franchement je vois pas. Elle connait des gens connus ?

B La -Oui, elle est dans les première BD de Conan.

Spleenter -C’est la meuf de Conan ?

B La -Non, c’est pas sa meuf.

Spleenter -C’est la meuf de qui ?

B La -C’est la meuf de personne.

Spleenter -Bah c’est pour ça…

B La -C’est une guerrière amazone. Et d’ailleurs y a un film qui devait sortir l’année dernière, qu’est pas sorti. Mais même par rapport à Poison Ivy, ce que je kiffe c’est surtout leur histoire. Dans les comics, elles ont des putains d’histoire si tu regardes leur historique. Pourquoi elles deviennent comme ça, pourquoi la plupart de celles que je kiffe sont des méchantes. Mais tu lis leur histoire et tu vois que les mecs qui ont écrit ça sont trop forts. « Witchblade » aussi je kiffe.

Spleenter -Ouais, ça je connais.

B La -Bah Lara Croft, hein ?! C’est normal, j’ai pas eu de grande sœur donc…

Spleenter -Pour moi, Lara Croft, c’était surtout le jeu où je me prenais un mur dans la gueule toutes les 2 secondes.

B La -Ouais mais justement. C’est ça qu’est bon, putain ! Tomb Raider c’est toute mon enfance.

Teo -Moi je tombais dans un fossé. Je sauvegardais juste avant un fossé. Du coup, tu tombes. Tu reprends ta partie, tu retombes, etc.

B La – Du coup, faut que tu recommences après. Non mais Tomb Raider, niveau jeux vidéo. Voilà !

Teo -Quand on reçoit un de tes mails, y a marqué « Lara Croft ».

B La -Si vous avez l’occase vous regarderez l’historique de ces meufs là. De toute façon, tout ce qui est guerrière amazone, ce genre, je kiffe. La force de la femme !

Spleenter -Non. Ça a aucun rapport, ça… Tu vois ce que c’est « Kick Ass » ou pas du tout ?

B La -Bien sûr. Je suis fan. J’ai lu la BD.

Spleenter -OK. Enfin un rappeur intéressant.

B La -J’ai lu la BD juste avant d’aller voir le film, en fait. Et ça va, j’ai pas du tout été déçue par le film. Personnellement, j’ai kiffé. Je trouve que les acteurs déchirent.

Teo -T’aurais aimé être Hitgirl ? Que ton père soit un fou qui te tire dessus avec un gilet pare-balle ?

B La -Non mais je trouve qu’à chaque fois, les histoires, niveau BD, elles sont oufs ! À chaque fois ! C’est super original. Moi je me retrouve vachement ; métaphoriquement, attention. Je me dis pas « Je me vois dans la peau de Red Sonja en mini bikini en train de tuer des mecs par millions. » Mais ça, c’est une belle métaphore je trouve. Je trouve ça sympa et c’est pareil pour toutes les BDs. Je suis une grande fan de jeux video aussi, tout ce qui est zombie aussi j’aime bien. J’ai fait une photo, vous l’avez pas vu la photo zombie ? J’ai fait une séance photo où le mec m’a tout refait en zombie. Elle déchire, un peu, je la kiffe.

Spleenter -Bah faudra que tu nous la files.

B La -Tu la mettras avec l’interview.

Spleenter – Et donc le 2ème truc c’était les films d’horreurs.

B La -Ouais…
(silence)
Bah quoi les films d’horreur ?

Spleenter -Si t’as des références, des trucs.

B La -Non… Pas vraiment. J’aime bien les films d’horreur comique. Par exemple, un film que je kiffe c’est Shaun of the dead. Ça c’est MA référence de films d’horreur comique. C’est bien gore et c’est bien marrant. Et ça je kiffe.

Spleenter -Et Chucky ?

B La -Chucky, je vais kiffer parce que la poupée meuf déchire.

Spleenter -Ça c’est dans les tous derniers.

B La -Ouais, je sais mais bon, voilà.

(ensuite ça part sur Paranormal activity qui sera défini comme le film le plus pourri de ces dernières années)
B La -Comme quoi, c’est ce que je disais au début : faut juste avoir l’idée. Les mecs ont pris 1 000 € de matos et ils ont fait mais ils ont fait des millions d’€ parce qu’ils ont eu l’idée.

Spleenter -Mouais… Toi, en plus tu parles espagnol, tu vois Rec ?

B La -Ouais. Bah c’est la même chose !!…

Spleenter -C’est le même délire. Sauf que c’est bien.

B La -C’est quoi le premier film qui a été fait comme ça ?

Teo -Blair witch.

Spleenter -Mais c’est pourri en vrai.

B La -Ouais mais, y a eu l’idée. C’est comme ce film que j’ai trouvé pourri ! Pareil, filmé à la première personne, avec des extraterrestres qui tombent sur Terre. Comment il s’appelle ce film ?

Spleenter -Cloverfield ?

B La -Ouais, Cloverfield… S’te plait, quoi ?! T’attends… Je supporte pas les films d’horreur où tout le long du film, t’attends de voir les montres, ou les extraterrestres, ou les esprits et tu les vois pas ! Ça m’énerve !

Spleenter -C’est pour ça que Rec c’était bien : T’avais le côté caméra à l’épaule mais il se passait des trucs. Le gosse du plafond, qui tombe sur la caméra. Ça faisait peut-être 10 ans que j’avais pas sursauté dans une salle.

B La -C’est quoi, vous, le film d’horreur qui vous a fait peur ? Mais vraiment peur ?

Spleenter -Moi, c’est un téléfilm, c’est « Ça » le clown, à l’ancienne.

B La -Les 3 épisodes, qui durent 2 heures chacun ?

Spleenter -Ouais. Mais ça valait le coup.

B La -Et toi ? C’est quoi ?

(cette question s’adressait à Teobaldo, mais il ne répondra jamais. Il était déjà à moitié en train de somnoler et ne comprendra jamais qu’on puisse lui poser une telle question. Pour lui, mater un film d’horreur ça veut dire bedav, pillav, grailler et pioncer en attendant que la meuf avec qui il est ait super peur et là il peut se foutre de sa gueule. Sinon c’est quoi l’intérêt ? Regarder un film d’horreur sans meuf à côté de soi ? Jamais !)

B La -Moi, franchement, y en a un qui m’a fait flipper, et j’ai regardé plein de films d’horreur pourtant, mais y en a un, je sais pas pourquoi…

Spleenter – Titanic !

B La -C’est The ring, mais version jap.

Teo -Yes ! (donc là tu sais que Teo a serré grâce à ce film… ça n’a rien de rassurant)

B La -Vous l’avez vu, vous ?

Spleenter -Ouais, mais c’est récent.

Teo -« c’est récent », non. Ça commence à faire 4, 5ans.

(là, un nouveau débat sur ce qu’on peut qualifier de récent ou non. On nous fera remarquer qu’il faut prendre en compte dans l’équation le fait que B La est une « petite » puisqu’elle a près de 2 ans de moins que nous. Vraiment toute petite, donc. Microscopique)

7 Commentaires

Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !)

Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

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Nouvelles blagues (3) Ghetto Youss FM inné

13Or de l’SKdrille, qui s’est transformé en Ghetto Youss après avoir mangé après minuit, a un nouveau plan pour faire buzzer son projet : inviter presque tout le monde sur un super freestyle collectif. Un plan à priori sans faille…

13Or -Donc c’est pour ça que j’aimerais que tu sois sur mon Ghetto Youss FM.
Alpha 5.20 -T’inquiète, mon negro. Je suis pas comme tous ces negros qui oublie la famille une fois qu’ils sont montés.
13Or -Merci Alpha, c’est du sale.
Alpha 5.20 -Par contre, je vais bientôt arrêter ma carrière, donc j’aimerais que ton projet sorte avant mon dernier solo, si tu vois ce que je veux dire, mon frère ?
13Or -Pas de problème, mon projet devrait sortir assez vite, je suis quand même 13Or de l’SKdrille, à la base. Tah sa !
Alpha 5.20 -À la base, mon frère ?
13Or -maintenant je suis Ghetto Youss !
Alpha 5.20 -…


13Or -Si j’ai fait appel à vous, c’est parce que vous habitez pas loin, c’est pratique.
M.A.S. -OK.
Chabodo -Cha’OK.
Gued’1 -OK masta. ça fait plaisir, on représente les Yvelines ! Mecs de Trappes !!
13Or -Ouais, c’est du sale ! Mais je suis de Saint Cyr, moi. D’ailleurs à quelle heure il faut que je vous ramène à Trappes ? J’ai promis à La Fouine que vous seriez de retour pour le goûter. Paraît que vous avez des albums à enregistrer.
M.A.S. -Banlieue Sale music !
13Or -Peut-être qu’un jour, vous aurez la chance, comme moi, de sortir un projet personnel.
Gued’1 -Justement, masta. Moi je veux pas sortir sur Banlieue Sale. je veux pas être connu comme le petit de La Fouine.
Chabodo -Mais si tu cha’rentres pas avec cha’nous, La cha’Fouine va nous faire la cha’peau.
Gued’1 -Il vous fera des chapeaux, si il veut. Mais moi je rentre pas. Et vous devriez faire comme moi. Réfléchissez…
M.A.S. -Non.
Chabodo -Cha’non.
Gued’1 -Attendez, mastas, j’ai encore rien dit. Vous voulez vraiment sortir sur le label de La Fouine ? OK, vous avez plus de chance d’avoir du buzz. OK, vous aurez de meilleures conditions pour travailler et sortir vos projets. OK, vous pourrez vendre plus… Mais réfléchissez : est-ce que c’est bien ce que vous voulez ?
M.A.S. -Faut vraiment réfléchir ?
Gued’1 -Moi je préfère taffer avec 13Or, c’est ça être un vrai. Galérer pendant près de 15 ans et n’avoir toujours aucune notoriété ! Un truc de vrais !
M.A.S. -…
Chabodo -Cha’…
13Or -… et moi ? Je peux prendre ta place chez Banlieue Sale ? Ça a l’air pas mal…


13Or -Il me faudrait des mecs d’un peu toute l’île de Frince. Et c’est très important que Paris même soit bien représenté. C’est la capitale quand même. Je vais donc faire appel aux meilleurs ! Des mecs de Panam ! Allo ?
Simsky –Mais grosse putain ! Allo ?
13Or -Je prépare un gros truc et il me faut les meilleurs. Et vous, Ghetto Diplomats, vous êtes les meilleurs !
Celsius -Y a eu les gnomes voleurs de slips, Minus & Cortex, les zinzins de l’espace et maintenant y a la
Kamal –FAMILLE HAUSSMANN !!
Simsky -Mais grosse putain, qui est à l’appareil ?
13Or -C’est moi. Ghetto Youss.
Kamal -Bateau mouche ?
13Or -Non, c’est Ghet…
Celsius -On connait aucun « Bateau Mouche » mec ! Qui es tu ? Qui t’envoies ?
13Or -Non, mais…
Simsky -Attendez ? C’est peut-être un message en code…
Kamal -Oh oui ! Un code ! J’aime bien les codes secrets, moi.
13Or -Quoi ?
Simsky -Et qu’est-ce qu’on sait sur les codes, mes amis ?
Celsius -Que c’est des trucs qui veulent dire d’autres trucs.
13Or -Allo ? Vous êtes toujours là ? Allo ?
Simsky -Voilà ! C’est dire quelque chose sans que les autres comprennent !
Kamal -Un peu comme les punchlines de Celsius.
Celsius -Hé !! C’est pas ma faute si personne ne capte la force d’une phase comme « Les negros sont à la mode depuis que je leur sappe le moral »
Kamal -A Haussmann !
Simsky -Il y a des bateaux mouches près de l’île de la cité, je pense que c’est là bas que nous trouverons notre premier indice, mes amis.
Kamal -Si on y allait déguisé pour pas que le FBI et les hommes de Sosa nous repèrent ?
Simsky -Excellente idée, frère Haussmannien.
Celsius -Je pourrai mettre un foulard rose de vieille mémé ?
Simsky -Si tu veux. Allons y, mes amis, notre contact doit nous attendre près d’un stand de hot dog, à l’heure qu’il est.
Kamal -C’est plus que certain !
Celsius -A Haussmann !

Et les braves Ghet Diip partent en laissant le téléphone sur la table.
13Or -Allo ? Allo ?! Répondez moi, bon Dieu ! C’est pire que la hotline de Free. Bon bah… Je vais appeler Gaye Sissoko de Rédemption puisque c’est comme ça. Avec lui, au moins, c’est le gros buzz assuré.
 

Malgré tout, Ghetto Youss arrive à recruter des MCs.
13Or -Ah, Despo ! T’as trouvé facilement ?
Despo -Un peut trrrop facilement… Y avait même pas de mot de passe à la porrrte.
13Or -Un mot de passe ? qu’est-ce que vous avez tous aujourd’hui ?
Despo -L’expérrrience prrrouve que sans mot de passe, le loup rrrentrrrerrra plus facilement dans la berrrgerrrie.
13Or -Si tu le dis.. T’es prêt à kicker ?
Despo -Je vais kicker tellement forrrt, tu peux chier de l’orrr !
13Or -Ah, Sultan ! Ça va ?
Sultan -Ouais, ce soir je ken !
13Or -Hype ! Bien, gros ?
Hype -Je suis pas gros, j’ai une ossature lourde !
13Or -Non mais je disais pas ça par rapport à…
Hype -Respecte mon autorité !
13Or -Euh… Ok… c’est du sale… Ah ! Kennedy ! Sinik !
Kennedy –Kennedy dans la maison ! ! Le futur dans la maison ! Et la maison dans le futur ! Et nique sa mère, gros !
Hype -Ta gueule Kenny !!! Je suis pas gros, je suis balaise !!!
Kennedy -Mais je disais pas ça pour toi…
Hype –Balaise !!!!
Despo -L’expérrrience prrrouve que le gorrrille peut épelucher la banane des 2 côtés !
13Or -Mais qu’est-ce que ça veut dire ?
Hype -Est-ce que t’écoutes la musique ou est-ce que tu passes à travers ?
Kennedy -Hé mais ! C’est pas une réplique de Cartman, c’est une phase de Jay Z, ça…
Hype -Ta gueule Kenny !!


Sinik -Moi faut que j’aille faire un S I N I Caca.
13Or -Bah vas-y, hein… Mais non, c’est pas les chiottes ça, c’est la cabine d’enregistrement.
Sinik -Bah c’est toujours là que je lâche mes merdes, moi.
Kennedy -Vous avez entendu ? Il a fait un jeu de mot avec le K à la fin de son blase. C’est moi qui lui ai dit de faire ça.
Chabodo -Al K-Cha’Pote l’a déjà fait, avant.
Kennedy -Quoi ?
Chabodo -Bah cha’ouais, Al K-tastrophe, Al K-tapulte, cha’etc…
Kennedy -L’enfoiré. Il pompe mes idées.
Chabodo -Mais il l’a cha’fait avant.
Kennedy -Personne ne cha’pompe mes idées !
Chabodo -Hé oh ! C’est mon cha’truc de m’être des cha’ partout.
Kennedy -Il me cha’semble que je le cha’saurais si c’était le cha’cas. Vous cha’pompez tous mes idées. J’ai tous les cha’flow gros ! C’est moi le Sylar du cha’rap frinçais !
Hype -Hey !! Je suis pas gros, je suis balaise ! T’es qu’un sale enfoiré qui nique son oncle !
Kennedy -Mais c’est la faute de Chabodo…
Hype -Alors faut lui dire : Vilain le Cha ! Méchant le Cha ! Respecte mon autorité !
Chabodo -Mais c’est cha’pas moi. Alors Hype t’insulte et tu dis cha’rien ?
Kennedy -Je vais pas m’en prendre à Hype, il est plus petit que moi…
Chabodo -Il est cha’pas du tout plus cha’petit que cha’toi. Il est même cha’carrément plus massif.
Kennedy -C’est une autre bonne raison…
Hype -Balaise !!!!
Kennedy -Il est plus petit et plus grand que moi EN MÊME TEMPS !
Chabodo -Bon, cha suffit. Cha’coup de boule ! Boum Chakalaka !!
Kennedy -Putain merde. T’es con. Ça fait mal. Maintenant il me manque les dents de devant, j’ai l’air trop con.
Chabodo -Cha’bien fait pour ta cha’gueule.
Kennedy -Je sais ! Je vais dire que c’est le charme du ghetto ! Que c’est classe d’avoir les dents de devant en moins ! Et je fais aller à Miami tourner dans un clip tout pourri de Ace Hood ! Ma carrière est chez les grands ! J’ai pas le temps pour vos trucs, moi…
Hype -Tu nous emmerdes et tu rentres à ta maison ?
Kennedy -La maison dans la maison !!!!
13Or -Ouais enfin, t’emballe pas trop. C’est comme la fois où Booba t’a invité sur son album. Après t’as cru que tu faisais partie du 92I pendant 3ans… Jusqu’à ce que tu sortes un 1er album tout pété.
Kennedy -Très drôle ! je sais très bien que je fais pas parti du 92I, d’abord. Seulement, ça aurait été bien de me le dire en 2006… Parce qu’avec Mac Tyer on avait déjà cousu nos T-Shirts Ünkut, on s’y croyait…
13Or -À propos de Tyer, je vais l’appeler. Allo.
Mac Tyer -Ouais ouais ouais.
13Or -C’est 13Or. Ça te dit de poser sur mon projet solo ?
Mac Tyer –Quoi ? D’où je viens on parle pas comme ça au portable !


James Izmad pose son couplet en cabine, les autres attendent dans l’autre partie du studio.
Izmad -C’était bon ?
13Or -Je sais pas, j’ai pas écouté. Mais on la garde.
Izmad -OK… Tiens ? La porte de la cabine s’ouvre… Mais ? Mais ?
13Or -Qu’est-ce qui se passe ?
Izmad -Je ne sais pas, la porte s’est ouverte et quelqu’un est rentré… On dirait… Oh non ! Noooooooon !!!!
13Or -Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui se passe ?
Izmad -C’est Lord Kossity ! C’est Lord Kossity !!
Lord Ko -Woaï ! Hou hou hou !! Yeah !
Izmad -Oh mon Dieu ! Il me feat ! Il me feat !! Et ça fait mal !!!
13Or -Reste calme.
Sultan -Mais comment tu peux lui dire ça ? Il est en cabine avec un véritable satyre…
Dry –Belleck ! Belleck ! ici satyre ! Ici satyre !!
Lord Ko -OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!! GHETTO YOUSS FM !! Wouh ! Wouh !
13Or -Je vous dis que ce n’est pas grave…
Six Coups MC -Mais il chante ! il chante !!
13or -Bah oui. C’est du sale !
Despo -C’est toi qui l’a fait venirrr ?
Hype -T’es qu’un sale enfoiré de merde !
Mister You – je regrette ma cellule…
Shone – ce refrain ne me plaît pas, khey !
Tunisiano – pareil.
Shone – arrête de répéter ce que je dis, abruti.
13Or -Mais avec Lord Kossity, je peux attirer plus de public. C’est comme ça qu’on fait dans le rap, non ?
Gued’1 -Qu’est-ce que j’ai bien fait de quitter Banlieue Sale Music. Je sens qu’en suivant l’exemple de 13Or, j’irai très loin…

Et le making of pour les anglophones

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Interview de Cassidy des X-Men (Une vraie de vraie, et ouais) 1ère partie

Si vous vous souvenez bien, y a environ un an, on avait fait une fausse interview des X-Men. Et bien le vrai Cassidy est tombé dessus. Surpris, il s’est demandé ce que tous les rappeurs se demandent en nous lisant : « Qui sont ces gens ? », « Que veulent-ils ? » ou bien encore, le classique « Sont ils aussi laids et cons qu’on le prétend ? »  Et de fil en aiguille, on en arrive à une vraie interview de Cassidy des X-Men sur le Blavog (on est aussi surpris que vous). Cass’ face à face avec Teobaldo et Spleenter (Et aussi Hichem qui était là pour l’occasion, parce que c’est un bon pote et qu’il habite pas loin, c’est pratique) c’est parti !

Teo -Bah avant tout présente toi, pourquoi Cassidy ? pourquoi ce blase ? Par exemple.

Cass -Bah voilà, Cassidy, issu du groupe X-Men. Pourquoi Cassidy ? Bah vu qu’à la base on est partis sur le nom X-Men pour tout ce qui concerne l’histoire des mutants et de toutes ces histoires qu’on a lues petits, il se trouve que le seul renoi que j’ai trouvé dans toute la clique c’était Black Tom Cassidy. Quand j’ai regardé le bouquin j’ai dit « Tiens ça va être lui, ça me parle. » C’est parti de ça. D’ailleurs mon 1er nom c’était Black Tom Cassidy. Puis après on a viré et gardé Cassidy.

Teo -C’était le nom dans les crédits de « J’attaque du mike. »

Cass -Exact.

Teo -Sinon, y’avait eu aussi Cassi-Dinero.

Cass -Sur « Retour aux pyramides. » En fait on était partis sur un délire avec Oxmo où on était sur les déclinaisons de Cassidy, où je cherchais à faire des petites fantaisies et ça m’est venu comme ça. Ça a été un blase de circonstances mais voilà ça reste Cassidy.

Teo -Tes débuts, t’as commencé quand ?

Cass -Alors débuts… 95 avec le premier morceau qui était sorti, c’était « J’attaque du mike. »

Teo -Mais avant, t’avais commencé depuis longtemps ?

Cass -Allez, ça fait peut-être 2ans maximum qu’on avait commencé à prendre la plume. Ça a été rencontre avec Ill au collège, puis un peu plus tard Hifi aussi dans la street et les soirées du côté de Pigalle. Et voilà, le truc s’est fait, on a tripé, on a commencé à freestyler ensemble, on s’est dit on va faire des petites maquettes, la sauce a prise et voilà, les X-Men sont nés. Mais c’est vrai qu’avant « J’attaque du mike » on avait une année, peut-être 2 ans de rap dans les pattes.

Teo -Hifi faisait partie du groupe à la base ou ça a toujours été clair qu’il était solo ?

Cass – C’était clair, dés le début. En fait Ill et moi on se connaît aussi parce qu’y avait la géographie qui faisait qu’on était du même coin, le XXe. Donc on était amenés à se fréquenter assez régulièrement et Hifi est venu se greffer à l’ambiance ; même si ça reste un très bon soss, il savait d’entrée qu’il allait faire ses trucs solo. Donc on s’est dit voilà on se lance à 3 en tant qu’X-Men mais c’est vite devenu X-Men & Hifi en guest en fait.

(Subitement, Spleenter se réveille)

Spleenter -Mais t’es au courant que Black Tom Cassidy c’est pas un renoi dans la BD ?

Cass -Bah ils m’ont baisé dans la BD que j’ai eu parce qu’il était bien renoi, ou alors je suis daltonien !

Spleenter -C’est possible, mais c’est pas un renoi.

Cass -À vérifier alors. Je te ramènerai le bouquin parce que je l’ai gardé au cas où on émettrait des doutes.

Spleenter -Mais c’est un Irlandais.

Cass -Non mais ça je suis d’accord mais il est représenté renoi dans la BD. Après je sais pas, t’as peut-être raison, mais tu sais il peut y avoir des Irlandais renois aussi.

Spleenter -T’as aussi le délire Al Simmons, non ?

Cass -Ouais, ça c’est un autre côté que j’exploiterai plus tard justement, mais tu fais bien d’en parler parce qu’il existe, en effet.

Teo -La partie homme seul dans l’ombre

Cass -C’est ça.

Teo -Après « J’attaque du mike » y a toute la période Time Bomb, ça tout le monde connait à peu près. Par contre dernièrement, y a un truc qui est sorti, une compil de DJ Sek. Dessus y avait 2 inéditss des X. Y a beaucoup de sons comme ça qui traînent en réserve ?

Cass -J’espère pas en fait… Normalement on aurait du les récupérer ou au moins être au courant quand tout ça se met en place (rires)

Teo -Vous l’avez su qu’au moment où c’est sorti ?

Cass -Non, pas au moment où c’est sorti. Mais disons qu’on en a eu vent parce qu’en fait c’était des maquettes qu’on avait faites à l’époque juste avant « J’attaque du mike » où on devait signer avec le label Source. Donc on était en processus de maquettes. 4, 5 morceaux dont ceux qui réapparaissent dans la compil de Sek. Nous on pensait que ces morceaux avaient plus ou moins disparus jusqu’au jour où un pote me dit « écoute, y a un pote à moi qui a retrouvé ces bandes là » et il s’avère qu’au même moment Sek a retrouvé ces bandes là et à décidé de les sortir. Donc voilà…

Teo -C’est l’Arche perdu votre truc là.

Cass -Ouais c’était un peu ça. C’est marrant parce que c’est des morceaux qui ont été faits de manière spontanée, pas écrits à l’avance. On a écrit sur place en studio puis ça a donné ces morceaux avec des couplets que j’avais repris plus tard dans « On reste humble. » Je sais plus. C’était peut-être « un garçon discret… » que j’avais posé sur Sad Hill.

Teo -Non, non, attends… c’était sur… « La corde au cou » !?

Cass -Ouais exact !

Teo -Un truc genre « Loin devant au volant de ma hip-hop-mobile… »

Cass -« …Profil type des gars qui escroquent pour de gros deals » exactement.

Teo -Mais vous avez aucun droit sur ces sons là ?

Cass – on a des droits mais en tant qu’auteurs, interprètes et pas en tant que producteurs. Mais voilà, tu sais c’est un peu comme tout, on a fait ça à une époque où l’argent c’était pas le sujet donc ce qui fait que sur le papier, sur le contrat, ça a pas été géré de manière carrée. Allez, on va dire que c’est passé à l’as, quoi.

Teo -Après on arrive assez rapidement au 1er album. Là y a beaucoup de rumeurs qui circulent, on sait pas trop ce qui est vrai. Comme quoi y avait eu un procès avec Marvel par rapport au nom des X-Men. Que vous aviez arrêté le rap. Que le truc a été enregistré en 3 semaines seulement.

Cass -Pour reprendre dans l’ordre : Non. Pour l’histoire, on a été le 1er groupe de rap français signé chez Universal et vu qu’on arrivait avec le nom X-Men, forcément en tant que major, ils voulaient pas prendre le moindre risque en mettant dans les bacs le groupe X-Men, sachant que ça appartenait à Marvel. Donc on a juste anticipé pour éviter un procès, justement. Après, pour ce qui est des 3 semaines pour enregistrer l’album, c’est la vérité. Ça veut dire qu’avant de rentrer en studio, on savait pas ce qu’on allait poser. On arrivait le matin « Ok on part là dessus », on écrivait chaque jour un texte. Donc en 3 semaines. Et enfin, non. On a jamais arrêté le rap, c’est juste que tu prends un peu de recul à un moment donné, tu regardes un peu la scène, mais on a jamais arrêté, on écrit tous les jours. C’est notre gymnastique quoi.

Teo -les reproches qui sont faits sur cet album, comme quoi c’était pas forcément au niveau, que les flows étaient un peu fatigués etc…

Cass -Ouais. Ouais. Mais tout ça… Je peux le comprendre mais en même temps, quand on se retourne, c’est un album qui me donne le plus de satisfaction. Dans le sens où c’est un truc instinctif, tout ce qu’on dit dedans c’est vérifiable, c’est la réalité. Parce qu’on avait pas le temps de cogiter à 1 000 choses. on prenait les journées qui se passaient et on les a plaquées sur l’album. C’est clair qu’y a quelques erreurs de flow, on va pas mentir dessus. Mais ça fait presque partie du projet. On a aussi fait une réédition qui s’est bien passé.

Teo -Pourtant, peu de gens ont été au courant.

Cass -On est d’accord qu’au niveau de la promo, c’était pas super. On espère pouvoir rebalancer la sauce avec des vinyles. Et pour en revenir à l’album, j’te dis, c’est une expérience qui m’a marquée parce qu’elle a aura été formatrice dans le sens où écrire un album en 3 semaines en studio c’était pas évident. À la fin on est quand même contents du résultat.

Teo -Et maintenant une question à la con. Sur l’intro, à la fin, on entend bien une balle de ping pong ?

Cass -T’as tout compris, au moment où on faisait l’intro on jouait au ping pong (rires) C’est exactement ça parce que c’était une grande pièce de studio. Au studio Davoust.

Teo -Ça me hantait depuis longtemps…

Cass -C’est marrant parce que t’es le premier qui le soulève. On s’est dit ‘peut-être que les gens vont capter‘ mais finalement ça a mis le temps. Mais ouais, on faisait une partie de ping pong et je sais plus qui menait d’ailleurs. Mais c’est ça, dans la cabine.

Teo -C’est vraiment la meilleure intro du monde.

Cass -En plus, tu remarqueras que c’est synchro. La balle rebondit au bon moment, ça passe dans le rythme donc parfait. Génial. Niquel.

Teo -T’as des questions toi ?

Spleenter -Je les ai marquées sur une feuille, là. Passe la moi.

Teo -Tiens.

Spleenter -Alors, première question : « Spawn ? »

Teo -C’est pas une question ça…

Cass -OK. Section comics. Normal. Vas-y !

Spleenter -Alors pourquoi Spawn ? Tout connement. (Al Simmons étant le vrai nom de Spawn)

Cass -Bah tu sais quoi, quand j’ai vu ce film là, parce que je connaissais pas à la base…

Spleenter -C’est parti du film ?

Cass -Ouais c’est parti du film.

Spleenter -Mais il est à chier.

Cass -Ouais, selon toi. Moi j’ai kiffé en tout cas. Perso, j’ai aimé la description du personnage de Al Simmons. À savoir, un mec qui était engagé à un moment pour une mission du mossad. Plus ou moins forcé de le faire par les circonstances et du coup il bascule du mauvais côté, mais malgré tout avec un fond noble et sain. C’est un peu ce mix là qui m’a interpelé parce que je me définis un peu comme ça. Je suis double facette. Ça peut être le jour et la nuit. Beau temps et tempête. Mon côté homme seul dans l’ombre ; mon côté « Dexter » si tu veux.

Spleenter -Les films X-Men puent la merde, tu as une explication ? Tu l’as vécu comment ?

Cass -Ouais ça je suis d’accord, mais tu sais c’est comme tous les sujets qui, au delà du divertissement, traitent de vraies choses, à savoir le Viet-Nam et toute cette époque avec des revendications de mutations génétiques, Stan Lee etc… Et ils te passent ça en grand divertissement, donc forcément c’est toujours kitsh. Mais les BDs sont bien mieux, je conseille aux gens qui connaissent pas X-Men de se pencher sur les comics à l’ancienne et pas de se référer aux films sortis récemment. Ça reste du divertissement pur et dur, sans plus.

Spleenter -T’as participé au concert ‘Retour aux sources’ et heureusement on t’as pas encore vu, contrairement à ton collègue, porter un t-shirt « Le rap c’était mieux avant. » Tu penses quoi de ce slogan ?

Cass -Je l’ai déjà porté ce t-shirt, parce qu’à un moment donné j’étais là à me dire ‘Ouais c’est un peu chiant ce qui se fait, à l’époque on était unis, on était soudés, c’était génial, super, nanani nanana…‘ Mais les choses ont évolué, faut vivre avec son temps. Tu vois, je roule pas avec des 4L même si je trouve ça joli ou que ça a son charme. Ça commence un petit peu à s’essouffler mais je vais pas cracher sur les mecs qui pensent que le rap c’était mieux avant. Moi je suis acteur du rap, pas spectateur, donc à moi de faire une came solide pour que les gens disent « Ah ouais le rap c’est pas mal maintenant aussi » ou « c’est aussi bien« . Après, chacun pense ce qu’il veut, je suis pas défenseur des morales ou quoi…

Une serpillère est demandée à l'accueil

Spleenter -Après, quand tu dis « on était tous soudés etc… »

Cass -C’était le discours récurrent mais je suis sorti de ça. Je l’ai pensé à un moment, forcément y a un peu de nostalgie. Mais y a un moment donné où tu te réveilles, on est en 2011, faut faire les choses. On y est.

Spleenter -Ouais mais même à l’époque, quand Time Bomb a…

Cass –Explosé ?

Spleenter -Ouais, on va dire ça comme ça. On pouvait déjà dire qu’il y avait beaucoup de potentiel pour faire des choses.

Cass -Ouais mais c’était encore trop chaud pour nous, on était encore dans le feu de l’action. Même si Time Bomb venait d’exploser, malgré tout on restait pas isolés. C’était le nom Time Bomb qui était parti en éclat mais on continuait à voir les Lunatic, les Ghetto Diplomats, Oxmo. Le truc continuait. Ça a pas été aussi clair qu’une vraie rupture. On était tous encore dans la même sphère. Donc ça a mis du temps avant qu’on se dise que c’était une certaine époque.

(là faut préciser que Spleenter bataille pour formuler 2 mots mais personne ne saura jamais ce qu’il a bien pu vouloir nous dire)

Teo -Donc après l’album y a eu « Bing Bang » avec les Ghetto Diplomats. Volume 1.

Cass -Ouais. Y aurait du avoir mais y aura pas de 2. C’est pas prévu. Tu sais, c’est comme tout à l’époque, quand on a fait ce projet on pensait que ce serait bien de faire un deuxième mais la vie à fait que chacun a fait son parcours. Des directions artistiques un peu différentes pour certains. Qui sait ? Peut-être un jour, mais franchement c’est pas dans les projets à venir.

Teo -Dommage. Je le trouve vraiment frais ce truc là.

Cass -Pareil.

Teo -Le truc sonne vraiment bien, y a un gros mix dessus.

Cass -C’est un projet qu’on a fait dans un esprit famille dans le sens où on était régulièrement ensemble. Donc ça a pu se faire à ce moment là et ça a donné cette ambiance là parce qu’on était tout le temps ensemble et je pense qu’aujourd’hui ça donnerait pas la même chose.

Teo -Il a reçu quel accueil ?

Cass -C’était un projet indépendant, donc en tant qu’indépendant c’était satisfaisant. Mais niveau médiation, c’était pas plus que ça. Ça tournait pas en radio mais dans la street ça tournait.

Teo -Donc pas de volume 2… ?

Cass -Et non, dommage.

Teo -Et pourtant y a des sons qui ont été enregistrés et qui ne sont pas sur le projet final. Y a un son qui s’est retrouvé sur une mixtape des Ghett Diip « Ce  monde ne tourne pas rond. »

Spleenter -Y a même déjà DJ Battle qui gueule, c’est marrant.

Teo -C’est pas DJ Battle…

Spleenter -Je sais mais il gueule.

Teo -Le couplet de Simsky ça doit être le même qu’il a sorti sur « Poing levé tête baissée. »

Cass -C’est des morceaux qu’ont pas forcément été retenus tout de suite. Mais en effet, je me souviens de cette maquette là.

Teo -Donc y en avait d’autres.

Cass -Ouais.

Teo -Je peux les avoir ?

Cass -Non. On avait un petit stock de morceaux de côté mais c’est comme tout. Moi en fait, je pense que ce qui serait bien c’est qu’avec tous ceux de cette époque là, on se réunisse et qu’on fasse un vrai truc plutôt que de tous les sortir les uns après les autres. Ce serait bien de faire un truc cohérent, je suis d’accord. Donc avis à la population, à ceux qui se sentent concernés et à ceux qui se reconnaissent. (hein ?!)

Spleenter -D’ailleurs y en a combien des morceaux enfouis comme ça ?

Cass -Y en a pas tant que ça. Mais je dirais une dizaine de morceaux. Je pense.

Teo -Avec toutes ces périodes, Time Bomb, Universal, Bing Bang, etc… on a l’impression que vous avez fait plus de morceaux pas sortis que de morceaux sortis.

Cass -Ouais mais c’est tout à fait possible, parce que tu sais, on est des serials maquetteurs. Enfin on était des serials maquetteurs, un peu moins maintenant parce qu’on sait où on veut aller quand on pose des morceaux mais c’est vrai qu’y a plein de trucs posés, des freestyles, des 16 mesures, des refrains, des idées de morceaux qui sont en chantier, qui sont de côté, qui sont pas sortis.

Teo -D’ailleurs à cet époque là, on vous a entendu sur le EP des Bass Click. Kuizto vous a refait un son pour « Ghettosuperesta » (sur Bing bang vol. 1) et y avait aussi l’outro « Pour mes gars autour » qui était très laid back, californien un peu.

Cass -Produit par Jimenez.

Teo -Et dernièrement, on t’a vu reprendre un sample de je sais plus qui.

Cass -Bobby caldwell.

Teo -Ça reste très typé West Coast tout ça.

Cass -À fond.

Teo -Est-ce que t’as pensé à bosser avec les mecs de la ‘scène westcoast en France’ (les westeux quoi) ?

Cass -En fait, mon futur projet qui est prévu pour cette année tourne un petit peu autour de ça. Je reviens à ce que j’aimais vraiment, à savoir la musique, les accords, les trucs un peu west coast. Même si j’ai une culture plus New York… enfin non, d’ailleurs, c’est aussi bien Est que Ouest. Donc je vais revenir à des trucs plus basiques, on va dire. À base de samples. Et vu que là j’ai eu la chance de m’associer avec des musiciens pour pouvoir jouer les morceaux live, sur scène ça va donner une autre dimension qui se rapprochera un peu plus de Bing Bang. Donc je suis tout à fait dans le sujet en ce moment. Je reviens à mes premières amours.

Teo -Le prochain projet c’est un solo ou il y a celui en commun avec Atto qui arrive ?

Cass -Oui, y a le projet avec Atto « Visionnaire » qui est censé arriver bientôt. Mais tu sais, la musique c’est pas toujours comme on l’espère. Y a des décalages de temps, mais en tout cas le projet est en cours de préparation. Y a déjà la quasi totalité des morceaux. En fait hier, Atto était en mix sur un son. Le projet sortira cette année. Je sais pas si il sortira avant ou après moi. Mais en ce moment, je suis concentré sur la phase studio, travail avec les musiciens, pour sortir un projet carré à la rentrée 2011. Si tout se passe bien.

Teo -Atto qui fait partie des 2 LUX avec qui tu poses souvent. Y a aussi Suspects (Youssou et Stephen) avec qui tu poses régulièrement. C’est ton équipe , c’est des gens que t’aimerais pousser en avant ?

Cass -En fait, c’est les affinités que j’ai dans le quartier. artistiquement ça passe bien, humainement aussi. Et c’est un peu le but de « Métronome Concept » à terme. C’est de produire des groupes. Si c’est pas Suspects ou Atto ce sera d’autres personnes, parce qu’ils auront sûrement fait leurs trucs entre temps. Mais en tout cas j’ai vocation et j’aime donner la chance à des gens qui, pour moi, le méritent. Les jeunes talents de quartier, aussi bien chanteur, chanteuse, graphiste. Peu importe.

Teo -À ce propos, y a un son avec une rappeuse, Clara Pops, sur Menilcity 2, qui a un flow et un débit assez vif. Et c’est la première fois que je t’entends faire des roulements.

Cass -C’est bien possible.

Teo -C’est un peu sadique pour elle. C’est de la compétition ?

Cass -Ouais, elle m’a fait aller dans son délire, donc j’y suis allé volontiers. Elle m’a dit que c’était un morceau un peu up tempo, roulements. bah vaz-y je te suis, c’est pas un souci. Et voilà ça a donné « Vroum Vroum » qui est un peu surprenant, parce qu’on m’attendait pas forcément là dessus. mais ça fait parti de mes skills comme on dit.

Spleenter -D’ailleurs, comment on peut définir le style X-Men ? Parce que les Sages Po, par exemple, on voit bien, ils ont donné une école (Beat 2 Boul) mais vous pas vraiment…

Cass -Le truc c’est qu’on est durs à imiter. C’est à dire qu’y a plein de trucs… Enfin, c’est pas le discours que j’ai d’habitude, mais c’est à force de l’entendre ; il paraît qu’on a été parmi les premiers à faire du name droping, de citer des trucs, de faire des métaphores, avec retour aux pyramides, etc… Les petits qu’on a fait ils sont métis, ils sont pas facilement identifiables. Apparemment y a eu un avant et un après X-Men dans la manière d’amener le rap et de balancer son parlé.

Teo -Après, pour certains, les Jedis c’étaient les petits des X-Men…

Cass -Ouais exact. Je pensais même pas à eux mais ouais, forcément, on les a un peu influencés.

Teo –Joe & Cross, si on veut…

Cass -Ouais aussi, ils sont un peu dans la même vibes.

Teo -Elle était à chier ta question, en fait, Spleenter…

Spleenter -C’est la magie du direct.

Cass -Non mais je suis d’accord. C’est pas des trucs flagrants. Mais pour les citer, justement, je sais qu’à l’époque le groupe qui m’avait le plus choqué en terme de ressemblance c’était… attends que je dise pas de bêtises… la clique avec le beatmaker Drixxxé…

Teo –Triptik.

Cass -Ouais, surtout par rapport à Ill où y avait quelques rimes qui ressemblaient je crois. Avec les banana, nanana… (ce passage rend pas super bien à l’écrit) une manière de dire les trucs. Mais c’est pareil, je me dis « Et si c’est le cas ? Bah tant mieux. On aura inspiré des gens… »

Spleenter -Et ta rencontre avec Joe et Cross ?

Cass -Joe et Cross, pareil. C’est une histoire de quartier, tu sais, proximité XXème. Je pense que Ill les a cotoyé un peu avant moi puisqu’ils se sont captés en soirée. À un moment on s’est retrouvé dans la même pièce. Les mecs avaient du talent et des plumes, on a commencé à écrire puis à délirer et ça a donné une amitié solide, on va dire.

Teo -Et t’as pas eu envie de faire partie de l’aventure « So Parano » ? (projet réunissant Ill des X-Men, Joe Lucazz, Cross et Work).

Cass -Bah justement, pendant toute cette période, moi j’étais dans mon côté Al Simmons. C’est à dire que Ill était chez 45 scientific, enfin il en sortait plutôt, c’était un peu après, mais je sais que Ill, Cross et Joe se voyaient régulièrement. Moi j’étais vraiment dans mes projets persos, concentré sur mon rap et ce qui fait que je ne suis pas intervenu dans ce projet, non.

Spleenter -Et ça t’a jamais saoulé d’être un peu… comment dire ? Le Calbo des X-Men ? Qu’à chaque fois on te parle de Ill tout le temps ?

Cass -Je vais t’expliquer, c’est marrant parce qu’on m’en parle souvent et je le comprends parce que je vois aussi la même chose chez les autres groupes. Comme tu dis, le Calbo, le Lino dans le groupe. Le Ali, le Booba. Mais le truc c’est que moi je viens d’une formation qui est le sport, ça veut dire que c’est le terrain. C’est à dire que ce sont des choses que je comprends tout à fait et c’est normal, parce que si Ill a ce statut, y a une raison. On est venu à l’écriture ensemble et il avait certaine facilité à l’époque, il avait une langue en plus, il avait l’anglais, ce qui ouvre les oreilles, pour ceux qui capteront. Et ça ne m’a poussé qu’à bosser pour qu’aujourd’hui, si on ressort un album X-Men, les gens se poseront la question et verront eux même. C’est une compétition qu’on a entre lui et moi qui est saine. On s’est encore vus y’a pas longtemps et on se dose à base de rap parce que je sais qu’il a un certain « standing » mais j’arrive méchant. Voilà. J’arrive énervé.

Spleenter -Donc t’as parlé d’un nouvel album des X-Men, là ?

Cass -Ouais parce qu’on se voit régulièrement, on discute de choses et d’autres et notamment de ce fameux album, mais ça passe par des projets solo bien aboutis. C’est à dire moi avec un solo carré, une bonne promotion avec une bonne exposition. Lui, pareil, parce que ça fait longtemps. Et après on pourra faire un album X-Men.

Teo -D’ailleurs comment ça se fait que ça prenne autant de temps ? Parce que le dernier projet X-Men c’était Bing Bang, y a près de 10 ans.

Cass -Le dernier truc c’était « Retiens mon nom » sur la compil Mesrine, mais ça c’était qu’un morceau. Mais parce qu’on sait tous les 2 que pour faire un bon album, on a besoin d’énergie et de temps. On veut pas faire un album à distance, à savoir : j’ai fait un couplet, je te l’envoie, wesh qu’est-ce qui se passe ? Non. Pour nous, la vie va avec la musique donc on a besoin de vivre des choses ensemble, de partager les mêmes délires. En ce moment c’est pas le cas parce qu’il est concentré sur ces trucs, moi sur les miens. Une fois qu’on va mettre la machine en route et qu’on va se dire qu’on fait l’album, là vous serez au courant et ce sera du lourd de toutes façons mais on y est pas encore.

Spleenter -Puisque tu parles de la BO de « Mesrine », ça me fait penser à celle de « Ma 6-T va crack-er ». Y avait eu un truc comme quoi, vous aviez déjà posé le morceau et vous avez vu le film en disant « En fait c’est pas vraiment pour nous. »

Cass -Ouais, ouais, exact. On a été un peu surpris, parce que, comme tu dis, on a d’abord fait le morceau et après vu le film. À l’époque, quand c’est sorti, c’était un peu dans le sillage de « La haine », si je dis pas de connerie, et forcément l’impact était moindre. On s’attendait à un truc hypra-patate, même si ça reste ter-ter. Un truc qui reste la photo d’une époque. Mais c’est clair qu’à l’époque, ça nous a pas bouleversés plus que ça. c’était un bon doc, on va dire, sur ce qui se passait à ce moment là mais ça reste pas comme le film marquant pour moi.

Spleenter -Et vous aviez pas dit en gros ‘on veut pas être dessus’ ?

Cass -Non, non, pas du tout. Parce que malgré tout ça restait un beau projet avec les personnes dessus et le fait d’apparaitre sur une BO pour nous, à l’époque, c’était une chance. Donc non, on a foncé direct et sans regrets. D’autant plus que la séquence musicale de notre instru, c’est la scène d’émeute dans le film qui est une scène forte où ça tire dans tous les sens, donc non, c’était plutôt bien.

Teo -Et ce son, vous aviez pas conscience à l’époque de faire quelque chose qui allait rester, apparemment.

Cass -Pas du tout. Au contraire, on est sortis du studio, on était peut-être même un peu déçus. On était pas super satisfaits du truc. Enfin, tu sais, t’as pas forcément un avis objectif. On avait la tête dedans.

Teo -Tu les réécoutes tes anciens sons, en te demandant ce que les gens ont pu aimer en particulier ?

Cass -Ouais et non, je réécoute ces sons parce qu’ils sont dans mon téléphone mais j’arrive pas à capter forcément pourquoi. Parce que c’est un truc qui est encore chaud. Quand on réécoute les lyrics, pour nous y’a rien d’exceptionnel en soi. C’est une succession d’images, je veux pas enlever la valeur du morceau mais juste pour dire que pour nous c’était l’instinct. C’était un truc instinctif et sur le moment on est pas rentrés en studio avec une idée précise avant. On a écouté la musique, on a écrit directement dessus et c’est une part de nous qui est restée et qui fait que les gens ont accroché, je pense.

Spleenter -Et c’était ce morceau là que vous avez posé assis, non ?

Cass -Exact.

Spleenter -Mais c’est parti de quoi ?

Cass -C’est parti de quoi ? Bah on voulait être à l’aise. Dans de bonnes conditions. On s’est dit « Viens on va sortir des trucs classiques où il faut être debout, je sais pas quoi. On va s’asseoir. » On a demandé aux ingés si au niveau du son c’était bien. Ils ont dit OK. Et voilà c’est parti, on a posé le morceau comme ça.

Spleenter -Après c’était la question de merde bateau sur Paris qui revient, mais c’était à l’époque où j’aimais bien la Sexion d’Assaut. (sacré Spleenter, toujours le mot pour rire, celui là)

Cass -Moi j’étais comme toi, ça m’a fait plaisir que le rap Parisien soit de nouveau devant. Chauvinisme 100% mais j’étais content.

Teo -En parlant de rap Parisien y avait l’album de la Famille Haussmann (Ghetto Diplomats) qu’avait pas mal de choses pour fonctionner. Des gros feats, de bons clips, etc… et ça a pas spécialement buzzé.

Cass -Perso, j’ai pas accroché plus que ça à ce projet. Après, chacun se fait son avis mais j’ai pas particulièrement accroché.

Teo -On revient sur tes débuts en solo. Pendant toute la période où Ill est chez 45, toi on te voit pas trop. Puis tu reviens vers 2005 (à peu près) avec « Cass’Story » sur « Le journal du 20 », t’es sur les « Niroshima » aussi. Comment ça se fait qu’à un moment t’aies disparu puis que tu reviennes très lentement pour finalement enchainer une net tape puis plusieurs projets ?

Cass -C’est la réalité du terrain. Parce qu’on a beau être en France, pendant tout ce moment là où j’étais un peu dans ma période Al Simmons, j’essaie un peu de voir comment marche l’industrie du disque, voir par moi même vu que les gens ne font pas de cadeaux. Dans le sens où si t’arrives pour demander quoi que ce soit, faut que tu sois en mesure de tes attentes* pour pouvoir livrer des lyrics frais, une musique patate. Et j’étais pas forcément impliqué au maximum, ce qui fait que j’ai pris mon temps pour, justement, partir sur de nouveaux projets, écrire de nouveaux morceaux, reprendre le truc à zéro. Ça demande du temps, forcément. Plutôt que de faire des morceaux par ci, par là, je me suis dis je vais me poser, savoir ce que je veux, et voilà je suis reparti dans l’écriture et sur de nouveaux projets et ça a donné ‘Métronome Concept.’

*(alors, sur le coup, personne n’a percuté, mais il semblerait que « être en mesure de ses attentes » ça veut pas dire grand chose. Mais on le laisse parce que c’est rigolo)

Teo -Le reproche qui est souvent fait à cette net-tape c’est qu’y avait pas de tracklist, ni rien, ça faisait très anarchique.

Cass -C’est ça. Je suis d’accord, mais c’était même un parti pris quand on est parti sur la mixtape. On veut faire une plage entière pour que les gens l’écoutent d’un trait, mais en fait c’était une connerie. Je pense que les gens veulent sélectionner leurs morceaux et c’est tout aussi bien comme ça. Mais c’était des erreurs de stratégie à l’époque, ça arrive. Le truc c’est de pas les reproduire aujourd’hui. Et ça n’enlève rien à la qualité du son. Mais quand je me suis mis en mode auditeur et écouté mon propre projet, ça m’a fait chier aussi. Le fait de chercher une plage comme à l’époque du walkman et faire avance rapide… ça a son charme mais c’est dépassé.

Teo -Après on arrive à Menilcity 1 où y avait une partie des sons de Métronome Concept qui se retrouvent dessus. Et une autre partie sur X-Story. X-Story qu’on sait pas trop bien ce que c’est, d’où ça sort ?

Cass -Je vais tout vous expliquer.

Spleenter -Vous étiez signés sur Menace Records en tant que X-Men ?

Cass -En fait,à l’époque on croise Bayes qui voulait nous signer pour un album X-Men. On lui avait expliqué à l’époque « Si tu nous signes pour un album X-Men, c’est sous certaines conditions ; à savoir qu’on a besoin d’être cadré. » C’est à dire qu’on lui demande. On a besoin d’être cadrés, d’avoir un planning organisé et en fait le temps à passé, tout ça ne s’est pas mis en place et finalement ça n’a mené nulle part. Un projet qui est tombé à l’eau. On a peut-être posé 1 ou 2 morceaux en tant que maquette mais c’est pas allé plus loin… Et vu qu’y avait un « contrat » avec Menace Records, pour partir de manière « classe », le projet X-story a servi de monnaie d’échange. Vu que Bayes fonctionne en manière street, on s’est adapté à ses méthodes.

Teo -Il est marrant ce projet. Par exemple, y a Poing levé tête baissée qui a été coupé avant la fin…

Cass -Ça, vous demanderez à Bayes. Voilà, vous l’appelez, vous lui demandez pourquoi tout ça. D’ailleurs j’aimerais bien le capter pour lui parler de ce projet, donc si vous avez son contact au cas où, je veux bien. On pourra discuter de tout ça, ce serait sympa. Mais je le croiserai bien à un moment, y a pas de souci.

                —Donc le blavog passe cet appel à témoin, Bayes, si tu nous lis—

Teo -Alors, Menilcity. On sait pas trop si c’est un album, un street album, un machin.

Cass -J’avoue, y a eu beaucoup de branlette dessus. En fait, moi ce qui m’a perdu à un moment, c’est les définitions que tu devais donner aux projets. C’est à dire qu’un projet, au début c’est une mixtape, un street album… Pour moi, ça reste un album, mais aussi une compilation dans le sens où y a des morceaux qui étaient déjà sortis et des morceaux que j’ai faits pour ce projet. Donc pour moi c’est une sorte de compilation ou d’album concept. mais parler de street album ou de mixtape, c’était à peu près la même chose. La seule différence qui est importante pour moi, c’est la différence avec un album. Et ce que j’amène, le prochain, ça ressemblera pas à ce que j’ai fait avant parce que ce sera un projet cohérent du début à la fin, que des inédits. Pour moi un album c’est ça, c’est un concept pensé de A à Z.

Teo -Durant cette période, t’as pas mal de sons avec des Hollandais.

Cass -Exact. C’était ma période Hollande. En fait c’est parti du beatmaker qui a fait « Des guns et des roses » (Raheem) sur Menilcity et qui est une personne qui intervenait aussi sur le projet en tant que producteur et il s’avère qu’on a fait 1 ou 2 mouv du côté de la Hollande, on a rencontré quelques MCs tels que les Pan Africans. À un moment donné on passait, disons, allez, 2 à 3 fois par mois pour développer le business.

Spleenter (il a entendu business et Hollande dans la même phrase) -Uniquement pour la musique ?

Cass -Ben ouais, par rapport à la musique, plans, connections, concerts, radios et content de l’avoir fait parce qu’aujourd’hui, je connais quelqu’un qui s’est installé là bas ce qui est pratique pour faire des concerts, avoir des dates. ce qui m’a surpris en fait, c’est que les Hollandais connaissaient le rap français. Enfin y a un DJ qui m’a sorti des skeuds de l’époque « c’est justifiable », « retour aux pyramides » etc… Et vu qu’en plus j’aime bien bédav, ça tombe bien, c’est en Hollande, tout tombait pile poile. Un bon 360.

Teo -Sur « des guns et des roses » c’est marqué ‘feat sundance’ mais il fait quoi dessus ?

Cass -Il fait des petites interventions dans le refrain. Il y tenait. C’est des choeurs, des backs au refrain, ils font partie du truc. C’est vrai qu’on les entend pas super bien, mais ils ont leur importance.

Teo -Dans ce projet t’avais pas mal d’instrus syncopées, « Je demande pas la Lune » avec Octobre Rouge, « Joue pas » avec Logan, « Le cash » avec Sundance. Des rythmes limite électro, je saurai pas trop définir en fait (et oui, Teobaldo il y connait rien en vrai)

Cass -Je te dirais que c’était ma vibe du moment. J’étais dans cet état d’esprit là et ça a donné ça.

Teo -Et tu calcules ou pas les tendances ? Tu prends ce qui arrive ?

Cass -En même temps, ça se fait dans une certaine époque, donc les sons qui m’arrivent sont faits par des mecs qui écoutent un peu ce qui se fait à ce moment là. Mais je te dirais que non, y’a pas de calculs par rapport à ça. Si la musique me plaît et que ça me botte tout de suite, c’est parti.

Teo -Et tu donnes des indications sur ce que tu veux aux beatmakers ou tu prends vraiment ce que les gens te ramènent ?

Cass -Non, c’est pas exactement ça. Disons qu’y a des trucs que j’aime pas, ça c’est essentiel de le savoir, donc ça fait que je vais pas dessus. Pour ce qui est des choix des instrus de Menilcity 1, je te dirais que c’est allé vraiment au kiff. J’ai eu quelques commandes en fait. Parce que je savais exactement ce que je voulais pour un son comme ‘des guns et des roses’ mais sinon, pour le reste, les gens me connaissent et ils me font des propositions par rapport à mes goûts.

Spleenter -Mais t’as pas une orientation style, pour faire cliché, plus NY, plus LA, plus south ?

Cass -On va dire que mon prochain album sera plus orienté soul, funk, jazz… Enfin non, pas jazz. Plus soul, funk. Ça c’est pour mon solo. Plus dans l’esprit Chaka Khan avec J’attaque du mike, des gros samples, des trucs rejoués. Ça je pense que c’est ce qui me définit le mieux en fait. Parce qu’après tout ce temps, on finit par savoir vraiment et là je pense que c’est la came qui me parle vraiment. Après ça peut évoluer mais pour l’instant c’est ça.

Spleenter -T’anticipes comment la réaction des gens ? Par exemple, Nakk a gardé un certain flow, un certain esprit et des fans de la première heure ont mal accueilli son album, dernièrement. De même, y a sûrement des mecs qui vont dire « ouais mais cassidy qui revient en solo en 2011, ce sera jamais aussi bien qu’avant. »

Cass -Comme je dis, je viens du terrain, donc la musique va parler et le projet que je suis en train de mettre en place, j’ai confiance à 1000%, en tout cas en ce que j’ai fait et ce qui se prépare. Les gens jugeront, je peux pas me mettre à leur place mais je sais que je vais livrer un truc de qualité.

Spleenter -Ça t’a jamais emmerdé, en gros ?

Cass -Tu sais, si je devais m’inquiéter de tout ce que j’entends à chaque fois, vu qu’on est là depuis un moment, je pense que j’aurais beaucoup de cheveux blancs. Je me rase le crâne, soit, mais quand même. Je me protège un peu de tout ça. J’avance. C’est important de se remettre en question, je le fais parce que j’ai mon entourage qui est là pour me dire quand ça déconne, mais au delà de ça j’écoute pas tout ce qui se dit sur mon rap et tout ça. Je suis moi même, tous les jours, à la recherche de progrès dans ce que je fais. Là je suis satisfait de ce qui se passe, donc on verra avec ça.

Teo -2 ans après, y a Menilcity 2 qui arrive sans trop de promo, y a pas mal de sons qu’on connaît déjà. Peu d’inédits. C’était voulu comme ça dés le départ ?

Cass -En fait, Menilcity 2 c’était une manière de boucler la boucle avec toutes ces histoires de mixtape et de street album, justement. Un condensé de ce qui, pour moi, ces dernières années, m’avait marqué. Y a « des guns et des roses » qui revient dedans, le morceau avec JP. Quelque exclus, le morceau avec Gak et toute la clique, Aketo, Veust Lyricist, etc… C’est une manière de boucler la boucle et de dire que pour ce qui est des mixtapes, je vais mettre un point à tout ça pour, justement, me retirer, préparer un album, prendre le temps et balancer que des fraicheurs. que des fraicheurs. Que des fraicheurs.

Teo -T’as une question con, toi ?

Spleenter -Non, c’est juste par rapport à l’avenir des X-Men. Même si y a pas de dates et d’échéances au truc… est-ce que tu pourrais malgré tout donner une date et une échéance ?

Cass – (rires) Ça arrivera un jour, ça c’est sûr. Ça arrivera un jour. Je peux pas te donner de date, parce que ça ce serait des conneries. Mais c’est un truc qui me trotte dans la tête.

Spleenter -C’est pas comme le prochain album d’Express D.

Cass -Pourquoi ?

Spleenter -Parce qu’y en aura pas. (Référence aux propos de Weeedy au concert Retour aux sources)

S’en suit une conversation où on apprend qu’une réédition de « Guet-apens » pourrait voir le jour, avec quelques inédits de l’époque.

Teo -J’ai une question qui me tient à coeur. Y a une rumeur qui a l’air assez vraie quand même comme quoi t’aurais fait un son avec Dany Dan qui n’est jamais sorti nulle part.

Cass -Ah oui, je vois, exact. Mais au moment où vous parliez de ça (référence au billet « Les X-Men : bande d’enfoirés ! ») ça n’avait jamais eu lieu. Je crois qu’on s’était croisés avec Dany Dan mais on avait pas fait de morceau ni studio ni rien du tout. Par contre, récemment, pour l’album d’Hifi on a maquetté un morceau, justement, avec Hifi, Dany Dan et moi mais ça, ça date de l’année dernière. Mais pas au moment où vous faisiez l’article.

Daphnée -La rumeur c’était Hifi et Dany Dan. Et ça c’était pour le projet de Dany Dan.

(Daphnée en fait c’est la manageuse de Cassidy. On l’a pas présentée dès le début parce qu’on pensait pas qu’elle parlerait. Professionnel)

Spleenter -C’est sur « À la régulière », ouais.

Daphnée -Et la rumeur a été déformée. les gens parlaient de Cass, mais c’était pas ça.

Cass -J’étais pas au courant. C’est pour ça que j’ai pas compris, en lisant ce passage. J’ai fait « non, non. »

Note : à ce jour, le blavog n’a toujours pas reçu de preuve que Black Tom Cassidy eut été représenté noir un jour…

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Classé dans Cassidy (X-Men), Interview (et ouais mon pote !), X-Men bande d'enfoirés !

you can take a dick off a woman but you can’t take a woman off a dick (2)

Le combo des secrétaires

Audrey Bitoni

on dirait pas comme ça, mais en fait si

Buitoni comme la sauce, mais elle, elle préfère la blanche. Elle a bouffé trop de pâtes, c’est une grosse cochonne.

Carmella Bing

sarah palin

La secrétaire parfaite que chaque PDG doit posséder dans son bureau, si tu l’as pas t’es un fils de pute. Elle a les meilleurs seins refaits de toute l’industrie.

Les jeunes retardées

Ce sont forcément des jeunes qui sont là depuis quelques mois ou quelques semaines, qui jouent les attardées ou qui le sont vraiment et qui pour certaines arrivent même à cumuler avec une dentition totalement défoncée. Elles ne feront jamais carrière mais elles méritent qu’on leur tende la main. ou autre chose.

Haley Sweet

n'guéééééééééé

L’attardée en puissance, elle ne sait absolument pas ce qu’elle fait là, elle attend que le caméraman lui donne le signe de la baise, elle s’exprime correctement ce qui est dans un sens rassurant.

Nicole Ray

si ta petite soeur ressemble à ça c'est que quelque part t'as un peu râté ta vie

On a affaire ici à une attardée qui pourrait facilement sourire à Emile Louis. Elle ne recule devant rien et s’amuse avec à peu près tout ce qui lui tombe sur la main un peu comme le ferait un trisomique.

Amia Moretti

ça ou la canicule, le choix est vite fait

Amia tourne beaucoup de scène avec des types du troisième âge, je pense qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter à cette information.

Les jeunes prometteuses

C’est la section des futures stars, mais en fait c’est juste de jeunes putes qui ne sont pas attardées ou moins que celle de la section juste au-dessus. Pour citer quelques noms on a Hannah West, Christine Alexis, Stephanie Sage et Riley Ray. Mais il faut bien choisir alors je vous présente le podium des jeunes salopes.

Tanner Mayes

la chieuse

Très performante au niveau buccal, elle se prend déjà pour une star, elle insulte le producteur et s’affiche avec toute sa famille (grand-mère comprise) sur sa page myspace. Dans la plupart de ses dvd elle se fait baiser au moins trois fois, pas trois fois d’affilée non, ses scènes sont entrecoupées par d’autres starlettes sans envergure pour montrer sa supériorité, on voit déjà qu’elle a compris quelques rouages du système.

Eden Adams

donnez lui des sucettes

Miss Halloween, la blonde que tu détestes mais que tu veux baiser.

Natasha Nice

la fuite des culs vers l'amérique, ça ça fait peur

Une des seules françaises qui a décidé de commencer sa carrière aux États-Unis, on peut donc facilement dire que c’est une maligne, elle impose même son français dans certaines scènes, tu entendras donc le mot « miche » si tu regardes une de ses scènes, elle adore les noirs et affirme fermement que en France y en a mais qu’ils assurent pas.

Les Européennes

Je pourrais vous présenter plein d’actrices que Pierre Woodman a désanussées, des putes de l’est qui pour certaines sont devenues célèbres comme Angel Dark, mais ici on va rester classique, on va rester dans la vraie Europe sans tous ces roumains qui n’ont pas d’âme.

Sofia Gucci

al dente !

La prostituée italienne dans toute sa splendeur, d’abord stripteaseuse elle se tourne logiquement vers l’industrie pornographique pour s’acheter des sacs Gucci. Elle pourrait être la mère de Gucci Mane qui est lui-même né dans un stripclub de l’Alabama à même la scène.

Julia Channel, Tabatha Cash, Clara Morgane

french teuch

Parce qu’on oublie vite qu’avoir une vie après le porno, c’est inacceptable, surtout quand on essaie de faire croire qu’on a commencé par la météo. C’est les souvenirs d’enfance, les premiers gros noms qu’on a entendus, qu’on a appris à connaître, on reste nostalgique mais on ne respecte pas pour autant.

The Queen of the bal

Jenna Jameson

la boss de fin

Que dire si ce n’est que c’est la pornostar la plus bandante et la plus connue de toute la planète, si tu ne la connais pas demande à ton père.

En bonus les blondes, les vaches à lait, parce que t’en as toujours besoin pour manger tes céréales. On a de gauche à droite Kagney Linn Karter, Tanya James et Hanna Hilton.

vraie ou fausse blonde, la vérité est tailleur

Toi aussi tu as remarqué que toutes les photos restent très pudiques, tout cela répond évidemment à un ultime but : celui de pouvoir être vu facilement par tes enfants, garçons et filles, pour qu’ils puissent ensuite utiliser au mieux leur outil de recherche. et leurs autres outils.

Et finalement dis toi bien que s’il n’y a pas d’asiatique dans ce top c’est que c’est pour une bonne raison et que si tu cherches un peu tu la trouveras rapidement.

PS : vous pouvez cliquer sur le nom de l’actrice qui vous plaît le plus et notre partenariat avec Tube8 s’occupera du reste.

Aelpeacha, J’l’tismé, Ryu, Msj, Supa John – Y’a pas qu’la chatte

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