Archives de Tag: Sales blancs

DJ Weedim, Aketo & Sidi sid nous parlent de Petits Meurtres Entre Amis (vidéo)

Ma si, touyouls en compagnie dé TupakTV, yé souis allé voil ces yeunes qui font dé la musica
Pourquoi je parle comme ça, moi ?
Enfin bref, va là bas :

http://tupaktv.com/pmea/

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !)

Interview de Shone

On a interviewé Shone avec TupakTV :

http://tupaktv.com/interview-shone/

Ça prépare un gros concert qui idéalement serait amené à n’être que le début d’une longue série de concerts
Ainsi qu’un projet/compilation mystérieux mais qui a l’air très enthousiasmant
Alors clique et va voir l’interview de ce rappeur qui a oublié d’être con et passif

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !)

Interview – Vald (+ special guests qui passaient par là)

A un moment y’a Lino qui vient serrer des mains avant d’aller pisser, et à la fin y’a Tefa qui tape un peu l’incruste, mais on a rien dit parce que c’était chez lui.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 1

Interview : Genono (Captcha Mag) et Teobaldo (Le Blavog)
Photos : Mehdi MK ( TupakTV)
On a uni nos forces comme si on était possédé par l’esprit hip-hop.

Genono : Avant la promo autour de la sortie de NQNT, t’as fait très peu d’interviews. C’était par choix, ou parce que les intervieweurs avaient peur de te rencontrer ?

Vald : C’était un choix, jusqu’ici faire des interviews, ça n’avait pas vraiment d’intérêt. Quand tu sors uniquement des projets gratuits sur internet, t’as pas grand-chose à dire. Si c’est juste pour raconter ta vie, y’a aucun intérêt. Là on a quelque chose à défendre, donc on va parler un peu de nous.

Genono : Tes précédents projets, c’était histoire de faire monter un peu la sauce ?

Vald : Voila, l’idée était de se présenter un peu aux gens, parce que dire « je sais rapper », c’est bien beau, mais si t’as aucun projet …

Genono : Ce matin je lisais les commentaires sur le clip de Shoote un Ministre … J’ai l’impression que ton public de base ne s’y retrouve pas.

Vald : Mon public de base, c’est quoi ?

Genono : Globalement, les gens qui te suivent depuis le début. Je lis beaucoup de commentaires du type « c’est pas le Vald qu’on aime », on est à la limite du « Vald c’était mieux avant », alors que ta carrière a pas encore débuté. C’est un truc que t’as ressenti ?

Vald : C’est un peu comme le premier amour, quand tu le revois quelques années plus tard, bah … il a changé ! Moi je fais le son que j’aime, après, ils suivent ou pas, c’est pas grave. J’irai trouver d’autres gens pour m’écouter.

Genono : Sur les autres extraits, j’ai l’impression qu’il y a d’autres retours, et que ça correspond plus à ce que le public attendait.

Vald : C’est surtout au niveau des prods, je pense. Et puis, il y a une raison simple : sur mes anciens projets, je pouvais pas faire de dirty, parce que je savais pas mixer. Et comme c’est moi qui mixais mes projets, forcément … J’avais envie d’en faire, mais je ne savais pas le faire. Alors maintenant, j’arrive en studio, je me régale.

Genono : Jusqu’ici t’étais vraiment en mode « fait-maison » ?

Vald : Ah ouai, c’était artisanal mon frère ! Y’avait un fumet, t’entendais les portes claquer chez moi, t’entendais ma darone crier … il se passait quelque chose quoi ! Alors que maintenant c’est propre, c’est professionnel.

Genono : Je reviens sur Shoote un Ministre … Y’a pas eu trop de controverse au sujet de la quenelle devant l’assemblée. T’es pas déçu ?

Vald : Déçu, non … c’est logique, on fait pas de vues. C’est normal qu’il y ait pas de controverse.

Genono : Justement, ça aurait pu être le truc qui déclenche un peu la machine.

Vald : En tout cas, moi je l’ai pas fait pour ça. Je l’ai fait parce que ça me faisait rigoler. Après peut-être que de l’autre coté, les mecs étaient là à se dire « ouai, on va faire des vues avec ça » … j’en sais rien. Je pense que si on faisait un million de vues avec une quenelle, on en aurait entendu parler … Mais là, avec 100.000 vues, c’est de la rigolade.

Genono : Il se passe plein de choses dans tes clips, ça fourmille d’idées et de conneries. A quel point t’es impliqué là-dedans ?

Vald : Généralement, je rencontre le réalisateur, je propose des idées, et si on peut, on les met en place. Par exemple, pour Shoote un Ministre, j’avais des idées un peu farfelues, qui n’étaient pas réalisables avec le budget et le temps dont on disposait. Donc on s’est concerté, et c’est Tefa qui a eu l’idée : « et si on promenait un ministre mort sur un fauteuil roulant, c’est génial ! »

Mehdi (manager de Vald) : Enculé, c’est moi qui ai eu cette idée !

Vald : Ah c’était ton idée ? C’est vrai que j’ai tendance à considérer que c’est Tefa le génie, mais Mehdi a un meilleur vocabulaire.

Mehdi : Nan, il faut dire que tout vient de Vald !

Genono : Et donc tu disais qu’il y avait des idées que tu ne peux pas encore mettre en place, faute de budget ?

Vald : Ouai, comme les gamins. Ils ont des idées, ils ont envie de faire des films de fou, mais ils peuvent pas. J’en suis à ce stade. Bientôt, j’aurai le budget pour faire des clips hollywoodiens.

Genono : On espère, parce qu’il y a moyen de bien rigoler avec toi. Rien à voir, mais j’ai lu dans ton interview chez l’Abcdr que tu avais une culture rap très limitée. Elle s’est développée un peu, depuis ?

Vald : C’est vrai, j’ai vraiment une mauvaise culture. Disons que c’est une culture atrophiée. Mais je commence à faire des pompes et des tractions.

Genono : Ce manque de culture, tu vois plutôt ça comme un avantage, dans le sens où t’es pas formaté par ce que t’as écouté avant, ou plutôt comme un handicap ?

Vald : Je vois ça comme un fait, j’essaye de changer là-dessus, mais je sais pas si c’est un avantage ou un désavantage. Le bon coté, comme tu le dis, c’est que je fais les choses sans être influencé par ce qu’ont fait d’autres artistes avant moi. J’ai cru comprendre que ceux qui avaient écouté l’album de Lunatic à l’époque étaient traumatisés et voulaient absolument refaire du Lunatic. Moi je l’ai pas écouté, je sais pas ce qu’il se passe dans cet album ! Mais d’un autre coté, le fait de ne pas avoir de références n’est pas forcément un avantage. En fait, j’ai pas conscience de ce qui est bien ou mal, dans le rap.

Genono : Dans ce qui se fait aujourd’hui, t’écoutes quoi ?

Vald : J’aime beaucoup Young Thug, j’aime beaucoup Lil Wayne … j’ai une affection toute particulière pour Lil Wayne. Après, en français … j’ai du mal avec eux, parce que je comprends ce qu’ils disent. Mais par exemple, Kaaris, il me fascine ! Je le trouve trop marrant.

Genono : Mais musicalement, c’est des artistes qui t’inspirent ? Parce que ta musique ressemble pas à du Kaaris ou du Lil Wayne.

Vald : Je sais pas ce qui m’inspire. Si je dis que je m’inspire d’untel, ça veut dire que je vais essayer de faire la même musique que lui ?

Genono : Pas forcément, ça peut être dans le sens où tu vas juste te nourrir de ça, et en faire ta propre sauce. Ne serait-ce qu’au niveau des sonorités, tu peux avoir envie de tendre vers telle ou telle tendance.

Vald : Peut-être que je me nourris de ce que j’écoute sans trop m’en rendre compte, franchement j’en sais rien. J’ai du mal à comprendre le concept d’influence et d’inspiration. J’écoute des trucs … tu sais, des fois, quand j’écoute un morceau, j’ai envie de taper le rappeur. Peut-être que c’est de cette manière là que je m’inspire finalement, c’est une influence un peu malsaine. Je l’écoute, et j’ai juste envie de le mettre à l’amende, de le défoncer.

Genono : Ta connexion avec Rockin Squat sur L’undaground s’exprime chapitre 6, elle se fait comment ?

Vald : Qu’un rappeur avec des disques d’or et 20 ans de carrière m’appelle, j’ai trouvé ça beau. J’étais un rappeur de chambre, j’avais fait quelques mixtapes, mais personne me connaissait. Je sais même pas comment il m’a découvert … c’est une bonne personne, il m’a même invité à monter sur scène à la Cygale.

Lino, surgit de nulle part : Qu’est ce que c’est que ces interviews qui durent 70 heures ?

Vald : Laisse-nous bosser.

Lino : Je passe juste vous saluer avant d’aller pisser. C’est mieux avant qu’après, nan ?

S’en suivent quelques serrages de main, deux-trois vannes pas piquées des hannetons, puis Lino s’en va pisser et l’interview reprend son cours.

Genono : Tu fais beaucoup d’introspection dans tes textes. Est-ce que c’est un truc qui t’aide à te comprendre toi-même, à avancer, à la Soprano qui prend sa carrière pour une thérapie ?

Vald : Pas du tout. J’écris pas quand je suis triste. Si ça va pas, j’écris pas. Je me trouverais con de me trouver dans une situation alarmante et de me dire « oh putain, il faut que j’écrive un texte, il faut que j’explique ce qu’il m’arrive ! ». J’écris uniquement quand je suis content. Et j’ai même pas l’impression de faire de l’introspection, je trouve ça un peu surprenant.

Genono : Tu racontes quand même des trucs super personnels, même si c’est souvent fait avec humour.

Vald : Comme quand je parle de branlette ?

Teobaldo : Ca c’est intime plus que personnel.

Genono : Y’a des moments où tu te dis « ça c’est trop personnel, je vais le garder pour moi » ?

Vald : Ah oui, y’a beaucoup de choses que je dis pas, parce que je trouve que ça ne regarde que moi. Et puis surtout, ça n’apporte rien. Si ça apportait quelque chose de lâcher une phase très personnelle, en me disant que des gens vont se reconnaitre dans ce que je dis … Mais la plupart du temps, je parle pas de moi. C’est pour ça que ce coté introspection, je vois pas trop … Peut-être sur Journal Perso, ou des vieux morceaux ?

Genono : Même sur NQNT, y’a pas mal de phases super personnelles, même si c’est pas forcément à chaque fois le thème du morceau. C’est quelques phrases disséminées ci et là tout au long du projet, que je trouve très personnelles.

Vald : J’ai pas ce ressenti … mais pour revenir à ta première question, écrire ne m’aide pas du tout. Je ne règle rien avec la musique.

Teobaldo : Du coup, écrire ça t’apporte quoi ?

Vald : C‘est un sentiment d’accomplissement. Quand j’écris, j’ai l’impression que je fais quelque chose de ma vie … alors qu’en fait, nan. Je peux passer une nuit entière sur une seule phrase, en vrai je fais rien du tout, mais j’ai quand même l’impression d’avoir fait un truc. Quand je finis un morceau, j’ai vraiment l’impression d’avoir fait quelque chose de concret, de pas être resté là à attendre que le temps passe, comme un branleur. Alors quand le morceau est validé au studio, j’en peux plus, je l’écoute vingt fois d’affilée, je me dis « ouaah, je suis louuurd », alors que pas du tout, je brasse pas un sou.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 2

Genono : Aujourd’hui t’es rappeur à plein-temps ?

Vald : Plus ou moins …

Genono : T’as prévu un plan B, au cas où ça ne marche pas comme prévu ?

Vald : Bah oui, justement, parce que je viens de me rendre compte de l’économie du rap et … c’est pas flamboyant (rires).

Genono : Y’a pas lontemps t’as publié sur les réseaux sociaux « 5 bonnes raisons de ne pas acheter NQNT » …

Mehdi (manager) : Une idée de génie !

Genono : T’annonces « aucun tube ne sera joué en radio ». Ils font pas trop la gueule chez Barclay ?

Vald : Nan, pas du tout. J’ai pas tellement de contacts avec eux en fait.

Genono : Ils t’ont juste commandé un album, façon « ponds ce que tu veux » ?

Vald : Voila, on leur a donné un album, on a dit « si vous aimez, vous prenez, vous donnez de l’argent, et vous distribuez ».

Genono : Et t’as eu des retours ?

Vald : Ils en sont très contents. Ils me trouvent très particulier, avec un univers … ça fait plaisir.

Genono : Parmi les 5 bonnes raisons, tu dis aussi « pas d’autotune dans le projet ». C’est un truc que t’aimes pas ?

Vald : Au contraire, c’est un truc que j’adore, mais que je contrôle pas encore.

Genono : Donc ça va venir ?

Vald : Ah ça, dès que je sais l’utiliser, vous allez en chier ! Prends garde à toi, Jul ! (rires) J’ai aucune censure là-dessus, dès que je sais le faire, c’est partit !

Genono : T’as l’air plutôt à l’aise sur scène, c’est un truc que tu travailles à l’avance, où t’y vas vraiment en mode freestyle ?

Vald : Ouai, jusqu’ici c’était très freestyle, mais le public est super réactif, sans trop que je sache pourquoi. Bien souvent, il est juste content de voir « son » artiste, donc il fait la fête même si tu pues la merde sur scène. Après, on a essayé de travailler un peu le truc, c’est plus cadré, un peu moins bordélique, même si y’aura toujours une part de bordel. A terme, je pense que ça va devenir très professionnel, l’idée c’est que ça devienne un vrai spectacle. Je pense qu’il nous faut juste des séances en studio pour développer ça … et les séances, faut les payer ! Mais là j’ai l’impression qu’on a trouvé un format qui fonctionne bien, ça fait 6 ou 7 dates que je sens qu’on a quelque chose de professionnel.

Genono : Ce coté trop carré, t’as pas peur que ça déplaise à un certain public, qui aime justement le Vald un peu à l’arrache ?

Vald : Ca peut être à l’arrache … mais carré en même temps. J’ai déjà fait des scènes vraiment à l’arrache, et c’était vraiment trop à l’arrache, tellement à l’arrache que le public n’y comprend plus rien. Donc oui, y’aura toujours une ambiance « fait-maison », un petit fumet, mais le temps est à la professionnalisation.

Genono : La piste 5 de NQNT s’appelle Sullyvan. En écoutant le morceau, j’ai l’impression que ce personnage est une sorte d’alter-égo démoniaque de Vald. J’ai bien compris le concept ?

Vald : Ouai, c’est à peu près ça. C’est partit d’une rime que j’ai fait dans un vieux morceau, avec le nom de Sullyvan, et j’ai développé un peu ça. Mais j’ai pas du tout le complexe du schizophrène, avec une partie sombre qui se dévoile sous un alias. Sur ce morceau, c’est vrai que la prod s’y prêtait bien, j’ai poussé un peu dans cette direction … mais en fait nan (rires). Ca m’a surtout permis de faire un égotrip un peu particulier, de parler de ce personnage comme d’une légende, un mythe.

Genono : C’est un truc qui peut revenir dans les prochains projets, ma suite des aventures de Sullyvan ?

Vald : Ouai, je vais le décliner, c’est certain. Et puis ça nous fait un super morceau pour entrer sur scène, c’est génial.

Genono : Piste 8 (« Horrible »), tu dis « suffit d’une vidéo de Soral pour que l’audimat du JT chute ». Tu penses quoi de ce mec ?

Vald : Je pense qu’il a une grande écoute. Je l’ai beaucoup écouté, maintenant j’ai décroché. Je prends plus rien à cœur, j’en ai plus rien à foutre de quoi que ce soit. Je sais qu’il a beaucoup d’audimat, et qu’il est plus proche de la réalité que les journaux télévisés. C’est moins déformé, et ça a plus d’impact. Lui aussi, il bosse à la maison, il est sur son canapé, il fait ses vidéos … Et je sais que si t’écoutes Soral, t’écoutes pas le JT. Ca n’a pas de sens, d’écouter les deux, ou en tout cas, de croire les deux.

Genono : Dans le même morceau, tu dis « personne m’a donné la foi, je suis lassé de croire en rien ». Quel est ton rapport à la religion ?

Vald : J’aimerais avoir la foi ! Mais je crois en rien, je suis pas dedans. Et j’aimerais bien, parce que je ressens une sérénité chez les gens pieux, c’est quelque chose que j’ai pas. Mais j’ai réussi à trouver la sérénité ailleurs, donc je m’en sors pas trop mal.

Genono : La foi, c’est donc quelque chose que tu recherches ? Ou tu te dis juste « si ça vient, ça vient » ..?

Vald : Voila, je me dis que si un jour je tombe dedans, ce sera super. Sinon, tant pis.

Teobaldo : C’est juste une question de sérénité, d’équilibre ?

Vald : C’est vraiment … un bien-être que je ressens chez les gens qui ont la foi. Mais ceux qui l’ont vraiment, pas les frères muz 2.0. Les vrais frères muz, ils ont sont apaisés, c’est magnifique.

Teobaldo : On sent que t’as développé une grosse réflexion là-dessus.

Vald : Ca me touche personnellement en fait, parce que mon frère est devenu musulman. Je trouve ça beau. Moi, j’arrive à vivre sans, mais si un jour ça vient … incha Allah !

Genono : Ensuite, piste 9, « Aulnay-sous-bois », qui est très critique envers la mentalité de quartier et l’apologie de la rue. Tu sentais le besoin de faire ce morceau ?

Vald : Ouai, c’était vraiment un besoin, parce que personne n’en voulait de ce morceau ! (rires) Je trouvais intéressant de proposer cette vision des choses, j’ai pas l’impression d’avoir déjà entendu un morceau comme celui-là … après j’ai une culture de merde, donc il a peut-être déjà été fait. Je trouvais ça marrant qu’un blanc qui vienne du 93 parle de la cité de cette manière.

Teobaldo : T’as pas peur de te mettre des gens à dos ?

Vald : Je connais personne, donc je peux me mettre personne à dos ! (rires) Après, je dis pas que la street c’est mal … mais revendiquer le fait d’être un mec de tiekar, ça pue la merde. Je vous chie dessus ! Attends, que je me fasse pas mal comprendre, c’est pas parce que t’habites dans un tiekar que je te chie dessus …

Genono : Si si, on va marquer ça. On va faire du buzz, on va titrer « Vald chie sur les mecs de tiekar ».

Vald : Nan, ce que je veux dire, c’est que je te chie dessus si t’es un mec de tiekar et que tu vis là-dessus. Et j’en connais plein, des mecs qui te disent « ouai, moi je suis un mec de quartier, je vais rien faire de ma vie, je vais rester en bas » …

Teobaldo : Pas de vacances pour les vrais gars.

Vald : T’as tout dit.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 3

Genono : T’as quel attente sur la sortie de NQNT ?

Vald : Par rapport aux ventes ? J’en ai aucune idée. J’aimerais bien impressionner les gens de maisons de disques, pour qu’ils me sortent en physique, ces fils de lâches.

Genono : Ah mais il sort pas du tout en physique ?

Vald : Nan, parce qu’ils ont pas confiance en nos chiffres, ces crevards ! Ca me fout un cafard de ouf. Mais j’ai confiance, j’ai l’impression que mon public est deter, qu’il croit en moi.

Teobaldo : Du coup tu vises pas un chiffre précis …

Vald : Nan, je vise juste de pouvoir vivre de ma musique. Tant que j’en vis, les chiffres m’intéressent pas.

Tefa (qui est là aussi, parce que c’est la fête du slip) : Ca dépend comment tu veux vivre.

Vald : Je veux juste vivre, poto ! Je veux partir de chez mes parents, je veux pouvoir payer un loyer et des factures.

Teobaldo : Du coup, tu penses que tout buzz est bon à prendre ?

Vald : Nan, y’a aussi des mauvais buzz. Y’a des buzz desquels tu te relèves pas, y’en a certains qui ne s’en sont jamais remis. Je vais pas citer de noms, on va pas leur faire de la mauvaise pub, mais tu les connais.

Genono : Question « à la Spleenter » : est-ce qu’en tant que rappeur blanc, tu pourrais raconter que tu te faisais racketer au collège, comme Orelsan ?

Vald : Le raconter ? Je sais pas … peut-être le dire en une phrase, mais un morceau complet dessus … c’est dur.

Genono : Bah il en a fait … je vais pas dire une carrière, mais presque.

Vald : Nan, je peux pas capitaliser sur le fait d’être une victime, ça m’intéresse pas. Je peux pas écouter un morceau dont le message serait « je suis une victime ». Meme sans le dire ouvertement, mais y’a des sons, les mecs font que se plaindre de la première à la dernière mesure. Frère, relève la tête, car un jour tout s’arrête.

Moment de flottement dans le studio, tant tout le monde est subjugué par la dernière phrase de Vald.

Teobaldo : C’est pour ça, l’humour ? Aborder des sujets sérieux différemment, que les gens se fassent pas chier …

Vald : Voila, et faut se détendre, le ridicule n’a jamais tué personne.

Genono : Les comparaisons avec Orelsan, c’est un truc qui doit te casser les couilles nan ?

Vald : Oui, forcément, mais si ça vous donne une porte d’entrée, prenez-la. C’est toujours mieux qu’on m’écoute en se disant « c’est un peu comme du Orelsan », plutôt qu’on m’écoute pas. Mais j’ai jamais fait du Orelsan, donc j’ai même pas l’impression de devoir m’en détacher. J’ai un phrasé particulier qu’il n’a pas, et il a un phrasé particulier que je n’ai pas.

Teobaldo : Donc t’as déjà écouté ce qu’il fait ?

Vald : Ah oui, bien sur. Tout ce qui se fait, depuis que j’ai commencé à rapper, j’écoute, je me mets à jour. Le rap, c’est une bataille, donc si je sais pas ce que les autres font, c’est chaud.

Genono : Tu pourrais t’autoproclamer Professeur Punchline comme Seth Gueko ?

Vald : Je fais pas de punchlines, moi. Je déteste le mot « punchline ». Déjà, je déteste les anglicismes. On a une langue tellement riche, tellement belle, utiliser des anglicismes c’est dommage. Et le terme « punchline » … c’est nul, complètement nul. Je fais pas de punchline, je fais du sentiment. J’ai l’impression de développer vraiment un ressenti, pas juste de faire de la phrase. C’est difficile de prendre une phase de mon texte, et de la sortir comme ça.

Genono : C’est aussi du à ton écriture qui est très dense, pas mal basée sur la technique avec des assonances, des multisyllabiques dans tous les sens, des mots qui s’entrechoquent. C’est quelque chose que tu recherches particulièrement ou c’est quelque chose qui te vient naturellement ?

Vald : Ca me vient naturellement, c’est de la performance, et c’est ce qui va me faire écouter ou non un rappeur. Si un rappeur rime mal, je l’écoute pas. Les rimes trop simples, ça m’énerve. Y’a plein de mots dans la langue française, sers-toi-en. Maintenant j’y fais peut-être un peu moins attention, mais j’ai longtemps eu l’impression que c’était une obligation. C’est une question un peu complexe, mais pour moi c’est un devoir. Si t’es rappeur et que tu rimes pas … c’est la misère, gros. Fais autre chose.

Genono : Si tu devais imaginer ta reconversion après le rap, ce serait quoi ? Je te verrais bien au cinéma.

Vald : Ouai, le cinéma ça me plairait bien. J’attends qu’on vienne me contacter, je fais des petits appels subliminaux avec mes vidéos, mais ça marche pas (rires). Et puis, j’ai l’impression que ça paye mieux. Sinon, j’aimerais bien me reconvertir dans la production, prendre des petits rappeurs, leur transmettre mon savoir, mon expérience, et les orienter. Mais il faut de l’oseille.

Mehdi (le manager) : Tefa peut t’expliquer comment ça fonctionne !

Tefa : Bah c’est comme la politique : faut être un enculé.

Vald : J’aime bien aussi le montage vidéo, même si j’ai un niveau de merde. Ca me passionne.

Vald Captcha Mag x Tupak TV 4

Teobaldo : Le clip de Toutatis, déguisé en flic, qui a eu l’idée ?

Vald : C’est une idée à moi, que j’ai trouvé vraiment super, et j’ai forcé tout le monde à la faire. A la base, je voulais faire un vrai truc de bad cop, avec un keuf crapuleux, ripoux … et au final, on s’est retrouvé en îlotiers super ringards. Mais j’aime bien, c’est drôle, ça a un côté sketch, et puis ça nous fait 3 clips bien construits, qui sont très différents mais qui gardent quand même une certaine ligne directrice.

Teobaldo : J’ai l’impression que pour chaque clip tu vas un peu plus loin. Le prochain tu nous fais quoi, la guerre des étoiles ?

Vald : Le prochain … c’est une surprise. Il sera pas cher, mais drôle.

Teobaldo : Tu commences à monter, à avoir une petite notoriété, y’a forcément un moment où un mec va vouloir te clasher. Comment tu penses réagir ?

Vald : Ca dépend de la notoriété du bonhomme. S’il est en dessous de moi, j’en ai rien à foutre, parce qu’il va rien m’apporter, je vais juste lui donner du buzz. Par contre si c’est un mec qui est au-dessus, et qu’il m’attaque … je vais le ruiner, l’enculer comme un chien, je vais pas le lâcher. Je vais voir l’ouverture et … oh putain, je vais l’enculer.

Teobaldo : T’es prêt pour la guerre.

Vald : Attaquez-moi, je vous en supplie ! Mais faut souligner que ça reste de la musique, je peux clasher le mec et lui serrer la main en studio le lendemain. Après, pour qu’un mec avec plus de notoriété que moi m’attaque, faudrait qu’il soit vraiment con.

Teobaldo : Bah y’a des cons dans le rap français, c’est pas le problème.

Tefa : Nan, y’a pas de cons, c’est pas vrai. C’est qu’une rumeur (rires).

Teobaldo : Est-ce que tu serais prêt à faire de la taule pour gagner en street-crédibilité ?

Vald : Je résisterais pas en taule … faudrait que je tue un violeur pour être respecté là-bas. Mais sinon, je suis un petit blanc, t’as vu mon gabarit ? Je suis dans la merde. Je vais m’en prendre plein la gueule !

Genono : Et pas que la gueule …

Vald : Et pas que la gueule !

Mehdi : Du coup après, tu feras peut-être du rap de victime.

Teobaldo : Est-ce que tu penses pas que tu vendrais plus en faisant du rap de victime ?

Vald : Pas sûr. Ce qui marche, c’est la sincérité. Si on croit en ce que je fais, les gens vont se sentir impliqués. Si je deviens la copie d’une copie, ça va intéresser personne. Faut juste être sincère et spontané.

Genono : Niveau connexions, tu fais pas énormément de featurings, ou en tout cas pas avec des rappeurs très côtés. T’es comme Niro, t’aimes pas te mélanger ?

Vald : Pour faire des feats avec des gens côtés, faudrait que j’aime ce qu’ils font, faudrait que je les contacte, ça me met un peu dans une position bizarre, j’aime pas trop ça. Je préfère faire des feats avec des gens que je connais, que j’aime, et avec qui il n’y a pas de calcul. En fait, y’a personne qui m’attire.

Teobaldo : Le rap français t’intéresse vraiment pas ?

Vald : Ah si, y’a vraiment des artistes que je kiffe, que je survalide. Un mec comme Katana, je suis comme un fou dessus, je l’écoute, j’en peux plus. Y’a aussi un gars de la clique de Kaaris, il s’appelle Solo le Mythe, il est trop fort. Y’en a beaucoup, j’aime bien aussi Docteur Bérize … Hornet La Frappe, il tue sa mère !

Genono : Bah justement, ces gens-là, ça t’intéresse pas d’aller les chercher et de rapper avec eux ?

Vald : Ca peut m’intéresser, mais je sais pas spécialement comment m’y prendre … Et puis je pense qu’un feat, ça se fait en fin de projet. Mon prochain projet, quand il sera fini aux trois quarts, je me dirai peut-être « tiens, il me faut un feat » … J’y penserai à ce moment-là. Et puis, ça va me mettre dans une démarche où je serai obligé d’écrire, et je déteste être obligé d’écrire. Ca me frustre.

Teobaldo : Pourtant t’as l’air productif.

Vald : Je suis productif, mais je suis capricieux. Et si j’appelle quelqu’un, je vais être obligé d’écrire, sinon il va me dire « tu m’appelles pour rien, enculé ! ». J’ai jamais de morceau où j’écris un couplet et ensuite je me dis « tiens, untel sur le deuxième couplet, ça passerait bien ». Déjà, j’ai très peu de chutes de morceaux, et puis … je m’aime trop, je crois. A chaque fois je trouve que mon morceau vaut la peine que j’aille au bout tout seul.

Teobaldo : Y’a des gens que t’aimes bien mais avec qui tu penses que musicalement, ça ne fonctionnerait pas ?

Tefa : Swaggman ?

Vald : Nan, Swaggman ça tuerait sa mère, t’es fou ! Par exemple Maitre Gims, je trouve qu’il est super fort, mais je le vois pas faire un refrain et moi lâcher un couplet derrière. Mais j’aime beaucoup de gens hein, même si vous avez l’air de penser le contraire.

Genono : NQNT, tu comptes le défendre sur une tournée ?

Vald : Je sais pas ce qu’on appelle une tournée. En tout cas on a plein de dates, dans toute la France, plus de trente jusqu’à l’été prochain.

Genono : On peut donc appeler ça une tournée.

Vald : Ouai, mais je les connais mes dates, on va pas se mentir les frères. Y’a des salles de quelques centaines de personnes …

Mehdi : Bah on voulait faire la tournée des Zéniths, mais il a que 20000 fans sur Facebook, c’est chaud.

Vald : Après, je sais pas si on peut dire que je vais « défendre » l’EP pendant cette tournée, mais c’est clair que c’est un excellent prétexte pour monter sur scène.

Mehdi : En langage professionnel, ça s’appelle bien « faire une tournée » et « défendre un projet » (rires).

Vald : Ouai, mais j’ai pas l’impression de défendre quoi que ce soit. Quand je monte sur scène, les gens connaissent déjà les morceaux, je leur donne juste ce qu’ils veulent.

Teobaldo : Le fait d’être entouré, avec des gens qui s’occupent de la production, d’autres de la logistique … ça t’enlève un poids ?

Vald : Ca m’enlève un poids, mais d’un autre côté, je dois toujours leur courir après (rires). Maintenant, je délègue, c’est un autre type de poids, mais au final ça m’avance pas beaucoup.

Genono : Pour conclure, les prochains projets, tu bosses déjà dessus ?

Vald : Ouai, je suis en avance. Les morceaux que vous écoutez en ce moment, ça fait déjà un an que je me branle dessus. La suite arrive.

Genono : Bon, bah on a fait le tour.

Vald : Merci les frères, c’était cool, j’ai bien aimé cette interview. De toutes celles que j’ai fait, c’était la plus dynamique.

Tefa : T’oublieras pas de couper toutes les questions où il dit qu’il est antisémite, homophobe, et encarté au FN.

NQNT dans les bacs le 28 Octobre. Et le produit est très bon, alors faites pas les lâches et mettez un petit billet dessus (ndTeo : ceci est un message de Génono. Moi j’ai pas encore écouté le CD =/)

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The Black Desperado Rises #TBDR

Si on fait le bilan de la dernière saison rap Frinçais, on constate un étrange fait (en fait on en constate 30 000 mais comme d’hab).
Oxmo Puccino serait revenu dans le rap. Trés furtivement, telle une ombre. Pour beaucoup, ce n’est qu’une légende urbaine. Il n’y aurait aucune preuve que le Black desperado ait remis les gants. Mais pourtant, c’est une certitude pour d’autres, le Black Desperado serait de retour. Comment et pourquoi ? Le Blavog n’en sait foutre rien (mais alors vraiment, que dalle), mais vu que c’est l’occasion de faire une parodie stupide, on va quand même tout vous raconter.

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Devant un pavillon trés laid (c’est pas qu’il fasse délabré mais le goût en architecture est très douteux), Grodash des Hall frappe à la porte. Qui s’ouvre. Sur le pas de la porte, on retrouve Le Célèbre Bauza.
Grodash -Je suis venu voir Oxmo Puccino. COUSIN !
Bauza -Je suis désolé, monsieur Puccino ne prends pas de rendez vous imprévu. Même si c’est venant d’un type qui porte des lunettes de soleil en plein jour.
Grodash -Et ta non carrière totale, c’était prévu ça ?
(Alors là vous allez dire que c’est gratuit d’afficher ce pauvre Célèbre Bauza comme ça alors qu’il rappe même plus ou si peu. Mais je vous dirai que c’est pour que son blase ne tombe pas dans l’oubli, bande de petits ingrats)


–On retrouve Grodash assis sur un canapé très moche dans un salon imonde. Un gros type mal réveillé le rejoint alors dans la pièce.
Oxmo -Bonjour, jeune intrépide.
Grodash -Je suis venu pour le feat.
Oxmo -…
Grodash -J’ai besoin de toi. J’ai besoin du Black Desperado.
Oxmo -T’as de l’espoir.
Grodash -On s’est déjà rencontré. En 98. devant les locaux de Skyrock. On était venu avec des potes. Et c’est là que tu es apparu. Sortant de la radio avec un cigare au bec, un stylo plume avec une mine de cristle et un chapeau de mafieux. On a tellement kiffé ! Oxmo Puccino ? De Pucc Fiction ? De Opera Puccino ? On se faisait des films avec les potes ! Des films entre potes… C’est tout ce que c’était… Mais moi je savais que c’était possible. Alors je t’ai demandé un feat et tu m’as donné ta parole.
Oxmo -C’était il y a jadis et naguère, ça. Je fait de la variété, maintenant, moi, mon petit monsieur. Je ne suis plus rappeur… Ça fait des années…
Grodash -J’ai suivi ton parcours depuis ton tournant variet. On te regardait dans les émissions de merde, style Ruquier. Les potes, ils se foutaient bien de ta gueule, mon gros. Mais moi j’ai vu ton regard. Ce regard que je m’entraine à faire chez moi, devant mon miroir. Faire croire au mec qui t’interviewe qu’il te pose des bonnes questions. Mais au fond, tu étais vraiment saoulé. Car tu es un rappeur ! Un vrai rappeur ! Et comme tous les rappeurs, tu détestes les interviews que tu fais à la télé.
Oxmo -…
Grodash -Tu es le Black Desperado. Tu dois remettre ton masque. COUSIN.
Oxmo -…
Grodash -Trés bien. Je m’en vais.
Oxmo -Attends. Pourquoi as tu dis que tu me regardais au passé ? Tu ne me regardes plus à la télé, maintenant ?
Grodash -Tu devrais prendre un peu l’air, te rafraichir les idées et faire gaffe aux détails. Tu réaliserais que tu ne passes déjà presque plus du tout à la télé. Malgré toutes tes tentatives lamentables d’infiltrer durablement la scène Française.
(Grodash s’en va. Laissant Oxmo Puccino. Seul. Perplexe)

Oxmo -Black Bernardo ! Ici mon fidèle copain.
Bauza -Ça te reprend ces conneries ? Faut arrêter de m’appeler comme ça.
Oxmo -Est-ce que c’est vrai que j’ai pas fait tant de télé que ça pour la promo de Roi sans carrosse ?
Bauza -Qu’est-ce que j’en sais ? Y a rien eu de marquant, en tout cas. Mais comme j’en ai plus rien à foutre, j’ai pu rater quelque chose.
Oxmo -Et mes ventes ?
Bauza -C’est pas fantastique.
Oxmo -Impossible, j’ai gagné une victoire de la musique avec cet album.
Bauza -Une victoire de la musique urbaine, oui. Autrement dit, tout le monde s’en contre branle sur la table basse.
Oxmo -Ah bah merde, non. Je suis sensé être un poète qui restera dans les têtes. Et là tout le monde m’oublie ?
Bauza -Il te faut remettre le masque.
Oxmo -Non, je ne peux plus être le Black Desperado. Je dois rester ce poête élégant. C’est comme ça que je ferai de grosses ventes. Comme avant la crise.
Bauza -C’est le déni, ça.
Oxmo -Que nenni, c’est toi le déni.
Bauza -Et si je te disais que tes ventes t’avaient écrit un mot avant de partir ? Un mot dans lequel elles te disaient qu’elles ne reviendraient plus ? Et si je te disais que j’avais brûlé ce mot, pour ne pas te faire de peine…
Oxmo -Nooooon !!! Je vais avoir la réaction d’orgueil la plus constructive et intéressante qui soit : je vais bouder dans ma chamb… Mon repère secret.

Je vois... Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec...

Je vois… Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec…

Oxmo s’enferme alors dans sa cave où il joue avec des vieux posters de lui comme si c’était des figurines. La nostalgie plein son petit coeur.
C’est alors que, sorti de sous terre et en moto, apparait Ol Kainry avec un masque de Luchador sur la figure et une redingote de bucheron.
Oxmo -Ça c’est de l’entrée.
Ol kainry -Ne te demande pas qui je suis. ne te demande pas qui est ce nègre en selle, ce qui importe c’est notre but.
Oxmo -Tu es Ol Kainry… On te reconnait facilement. Mais qu’est-ce que c’est que ce masque ?
Ol Kainry -Un masque au max de la masquance.
Oxmo -Qu’est-ce qui se passe si je l’enlève ?
Ol Kainry -Ça ferait mal.
Oxmo -Comment ça se fait ?
Ol Kainry –J’ai des bails de cheveux coincés dans la zippette, derrière.
Oxmo -Aouch. ah ouais, t’es un gros dur, toi.
Ol Kainry -Pour quelqu’un comme toi, oui.
Oxmo -Et qu’est-ce qui te prend d’arriver en dévastant mon joli carelage saumon de chez point P, jeune vandal ?
Ol Kainry -J’ai appris que tu allais te remettre au bail de rap…
Oxmo -Oui, je l’avais promis à ce jeune qui n’en veut et qui a un nom de lessive. J’ai réussi à reculer l’échéance pendant 16ans mais là je crois qu’il commence à se rendre compte que je le prends pour un con.
Ol Kainry -Si le Black Desperado refait surface, alors il devra rapper pour moi, d’abord. Sur un morceau avec une tite-pe au refrain. Et ensuite tu auras ma permission pour poser sur l’album de Grodash.

Tu n'as pas ma permission de faire caca

Tu n’as pas ma permission de faire caca

Oxmo -Mais où est l’intérêt de me faire à nouveau rapper si c’est pour qu’une inconnue chante très mal au refrain ? Je peux le faire moi même.
Ol Kainry (Il met sa main sur l’épaule d’Oxmo)-Est-ce que tu te sens aux bails de commandes ?
Oxmo -On peut savoir ce que tu fais avec ta main bourrue, petit homme étrange et tout en muscles ?
Ol Kainry -Je te demandes si tu te sens au max de la maxance ?
Oxmo -Et bien…
Ol Kainry -FAUX !!!! C’est moi qui dit qui qui fait quoi et toi tu vas rapper sur mon album et y aura une meuf au refrain !
Oxmo -T’énerve pas. Moi, tu sais, au point où j’en suis, j’en ai plus rien à cirer de que dalle. Les albums dégueulasses plein de trucs sirupeux, j’en ai fait. C’était pour toi que je disais ça. Sur un album d’Ol Kainry, les gens veulent juste que ça rappe. C’est pas Facteur X 3 ou je ne sais quelle horreur.
Ol Kainry -« On demande juste que ça rappe ! Rappe ! Rappe ! Rappe ! » Hey mais c’est pas mal ça ! Ça ça ferait vraiment un bon refrain !
Oxmo -Tu vois !
Ol Kainry -Ce sera parfait pour mon album avec Dany Dan.
Oxmo -Mais pourquoi sur l’album avec Dany Dan ?
Ol Kainry -Parce qu’il faudra bien que je revienne pour ma fan base après les avoir déçu avec « Dyfrey ».
Oxmo -Non mais je veux dire pourquoi pas sur notre duo à nous ? Ce serait pas mal.
Ol Kainry -Je veux pas que ce soit pas mal.
Oxmo -Tu veux que ce soit mal, donc ?
Ol Kainry -Un mal nécessaire.
Oxmo -Mais dans quel but ?
Ol Kainry -L’embrasement arrive.
Oxmo -OK… Cinglé… Et c’est moi qui dit ça…

Ol Kainry -Comme ça je reviens avec des bails de morceaux single pour plaire au plus grand nombre.
Oxmo -Je ne doute pas que ta stratégie sera vraiment payante, mon bon ami, mon comparse, mon complice. Mais si tu veux faire un truc grand public, pourquoi ne pas faire un son acoustique avec des musiciens de jazz ?
Ol Kainry -Ah ! Le bail théâtral ? Les bails de la tromperie. Toujours très impressionnant pour les bougs qui connaissent que dalle au rap. Mais on s’y connait en rap, nous, n’est-ce pas mon boug Oxmo ? On a appris au sein de la rue !
Oxmo -Oh moi, tu sais, la rue…
Ol Kainry -Je sais, mon boug Oxmo. Tu as peut être adopté le rap. Moi, je suis né dans les bails de rap. Modelé par les bails de rap. Je n’ai écouté de la variété qu’une fois à l’âge adulte. Et pour moi ce n’est rien d’autre qu’assourdissant !
Oxmo -Bah alors pourquoi ramener des chanteuses à tour de bras ? C’est pas comme si tu connaissais Olivia Ruiz, en plus.
Ol Kainry -Pour embraser les ventes ! Ventes rises !
Oxmo -C’est pas gagné, vu ta façon d’envisager le chant dans un morceau rap.
Ol Kainry -Bail de point d’interrogation, là ?
Oxmo -Tu amènes tes parties chantées comme les mauvais singles d’il y a 10 ans, mais c’est fini Factor X, mon bon. En plus, ton public est très rap. Ça lui fera très plaisir de me revoir en mode MC, tu es bien cruel de gâcher leur joie, ainsi. Eux qui voulaient me révérer en toute quiétude.
Ol Kainry -C’est pour ça que je sors mon album avec Dany Dan dans la foulée.
Oxmo -Tu veux dire qu’il n’y aura pas de feats de merde dessus ?
Ol Kainry -Ah bah si, pourquoi ?
Oxmo -…

Comme Oxmo en avait marre de tous ces gens fous du 91, il retourne alors les chiffres de 91 et retourne ainsi dans le 19, de ce fait.
Un peu comme Batman qui retourne à Wayne Corp. Sauf que lui il retourne vers Danube et croise un autre rappeur du coin.

Oxmo -Il me faudrait de nouveaux gadgets.
Abis -Euh… Ouais… Pourquoi tu me dis ça à moi ?
Oxmo -Parce que je reprends les affaires. Donc je retourne dans mon fief. Un peu comme Bruce Wayne dans TDKR. T’as pas lu le début du billet ?
Abis -Mais c’est moi qui fait Morgan Freeman dans ta version ? Je suis plus jeune que toi…
Oxmo -Et t’es pas noir non plus, mais on fera avec.
Abis -La couleur c’est pas grave. Le sang est le même pour tous, appelle moi Rachid Sissoko. Mais en vrai c’est moi qui devrait faire Batman.
Oxmo -Comment ça ? Tes paroles sont houleuses, mon jeune ami.
Abis -Bah je suis l’homme du bâtiment, l’homme du bât. Bâtman ! Sous ma cape, je visser des gothiques.
Oxmo -Pas mal. Pas mal… t’es sûrement encore un mec qui va me demander un feat, je le vois venir.
Abis -En fait, je t’ai déjà demandé y a quelques années.
Oxmo -Alors ma réponse sera la même !
Abis -Alors ça tombe bien parce que t’avais dis oui. Par contre tu l’as jamais fait après…
Oxmo -Putain, faut que j’arrête de faire ça. Ça ressemble toujours à une bonne solution sur le coup mais après ça me revient dans la gueule.

Abis -Mais c’est cool que tu reviennes aux affaires. Comme ça tu peux poser sur mon album comme prévu à la base.
Oxmo -Il faut que je vérifie si tu mérites un feat avec moi.
Abis -Tu veux test ?
Oxmo -De fait, je vais te tester. Dis moi, mon petit bonhomme, comment comprends tu cette phase ; « Les gens ivres de bonheur rêvent de revolver » ?
Abis -J’sais pas. Les gens heureux, au fond d’eux dépriment et veulent se supprimer. Ou bien alors que les seuls heureux sont ceux adeptes des armes. Les vendeurs, les trafiquants ou plus simplement ceux qui aiment la guerre.
Oxmo -Tu as vu tout ça dans ma phrase ?
Abis -Oui, pourquoi pas. Tu pensais à quoi, toi ?
Oxmo -Euh… Oui… C’est exactement ce que je voulais dire et même bien plus encore.
Abis -C’est ça le 19ème : c’est la rue avec la plume.
Oxmo -C’est beau ce que tu dis.

Mmmmmmmmmmmmmmm !MMMMMMMMMMMM !MMMMMMMMMMMMM!
Roi sans carrosse sur le périph !!!

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Classé dans cinoche, complots, Parodie

Interview NKLM

En attendant la rentrée officielle du Blavog dans vos m*** (ce qui ne saurait tarder vous qu’Octobre pointe le bout de son zgueg)

Notre bon vieux Teobaldo est parti avec son sac à dos pour TupakTV, à la recherche de personnes aux compétences indéniables, et voici qu’il nous livre donc l’interview du collectif NiKLesMouths (NKLM), un groupe de beatmakers du 91 qui a déjà produit pour Zesau, Juicy P, Hype & Sazamyzy, Zekwe Ramos, Alkpote, Moon’A, Butter Bullet ainsi que tout un tas d’autres gens recommandables comme ça.
Vous allez voir dans cet interview que, comme ils le disent eux même « Les beatmakers ont autant de choses à dire que les rappeurs ».
Et le montage a été assuré par Mehdi Mohatou, le fils caché de Serge Moati.

http://tupaktv.com/interviewtupaktv-collectif-nklm-face-camera-video/

Donc allez-y, cliquez, ça vous fera pas mal au cul.
De toute façon, c’est une interview de moi, donc automatiquement je parle à des gens intéressants (Je serai pas allé là bas, sinon, réfléchis) et donc c’est bien.

et puis partagez aussi, il parait que c’est ça le hip hop, c’est le partage (moi j’aurais plutôt dit que ça s’appelle l’éducation mais à priori c’est ça aussi le hip hop)

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !)

Seno en solo

Parce que si vous le savez pas forcément, y’a un type qui s’appelle Seno (si, si) et qui rappe (oh !) depuis maintenant pas mal de temps (wouhou) et qu’a sorti un EP gratuit sur le net. et aussi une tape. et un autre EP qu’il était pas au courant mais en fait si, c’est aussi sorti. autant dire que c’est pas con de rappeler qu’il fait aussi partie d’un groupe, d’un ensemble, d’une entité, comme on dit dans le futur. Et pas n’importe quel crew (ouais, on peut dire crew aussi) puisque c’est Les Sales Blancs. Des westeux indécrottables et sympathiques. Comment réagissent-ils à l’évolution de leur compadre (on part ici du principe que les westeux aiment l’amérique latine) ?

On retrouve Seno dans son quotidien qui, contrairement à son crâne, reste peu reluisant.  Après une dure journée de labeur où lap dance et drive-by n’auront pas été au rendez-vous, il range des cartons de comics dans son grenier, quand soudain, une lampe torche l’éclaire. De manière soudaine, subite et impromptue. tout en étant surprenante.
Le Foulala – on a des choses à se dire
Manol – et pas qu’un peu
Seno – mais vous faites quoi ici ?
Tombokarnage – assieds-toi
GG – on a des choses à se dire
Seno – Le Fou, là, a déjà dit ça
Tombokarnage – tu veux dire que Le Foulala l’a déjà dit ?
Seno – non, je veux dire, Le Fou, qui est là, l’a déjà dit
Manol – peut-être qu’il veut parler de foulard ? Genre bandana ?
Le Foulala – ça n’a aucun sens
Seno – on tourne en rond, là. On va pas répéter la même chose dix fois.
GG – écoute, on est 5 dans le groupe au total, c’est normal qu’on se répète de temps à autres
Seno – ça me dit pas ce que vous venez foutre ici. C’est sympa, hein, mais si vous aviez prévenu, j’aurais préparé le barbecue, la tise, les low-riders, les meufs et surtout le beau temps. Là on est quand même en pleine grisaille.
Le Foulala – m’en parle pas, j’ai mis deux paires de lunettes de soleil pour ne pas voir ça.
Tombokarnage – le fait est qu’on est là pour une affaire grave
Manol – t’imagines bien qu’on a pas fait le trajet jusqu’au bled pour rien
Seno – le bled ?
GG – Évreux, quoi
Tombokarnage – joue pas sur les mots non plus
Seno – mais vous voulez quoi pour débarquer en pleine nuit comme ça. Pour l’effraction, je dis rien c’est westeux.
Tous – WESTEUX !
Seno – mais sinon je comprends pas bien le but
Le Fou – le but c’est de mettre les points sur les i
Tombo – tu nous a fait un enfant dans le dos
Seno – écoutez, on va pas remettre Lil Thug sur la table, maintenant il va faire du K-pop, de toute façon
Manol – du quoi ?
Seno – du K-pop. En fait c’est une abréviation pour musique populaire coréenne, et c’est plutôt…
GG – bref. Revenons au principal. Westeux ?
Tous – WESTEUX !
GG – donc le truc c’est qu’on a vu que là tu trahissais totalement l’esprit du groupe.
Seno – hein ?
Tombo – ton projet solo là. Ça n’a plus rien à voir avec nous.

Seno – non mais ok, au niveau de la forme, ça change un peu, mais sinon ça reste dans la lignée je trouve.
Le Fou – nous on trouve pas. Tu nous as tourné le dos pour embrasser une nouvelle carrière
Seno – pas du tout, je m’éloigne de la west niveau instru mais j’ai même un son « parole de sale blanc » pour rappeler le nom du groupe, ça remet rien en cause, et en plus, c’est un ep virtuel, c’est téléchargeable gratos et…
Manol – ah mais c’est pas l’orientation de la musique le problème
GG – c’est que ça nous a fait réaliser un truc par rapport à toi
Tombo – un truc grave par rapport à l’image du groupe
Seno – sérieux ? Genre quoi ?
Le Fou – t’as des origines juives. Tu nous avais caché ça quand on a formé le groupe.
Seno – hein ?
Tombo – on s’appelle Les Sales Blancs, bordel de merde. Ça te dit quelque chose ?
GG – et c’est déjà pas facile à porter. On va pas changer ça pour « Les Sales Blancs et Le Sale Juif », surtout maintenant
Seno – mais vous connaissiez mon prénom et mon nom, donc vous pouviez quand même savoir que…
Manol – les mots on leur fait dire ce qu’on veut
Seno – non, ça c’est les chiffres
Manol – t’as aussi triché sur ta date de naissance ? Et bah putain !
Le Fou – du coup tu comprends qu’on doit t’exclure temporairement du groupe, pour trouver une solution
Seno – je ne comprends pas
GG – pour te parler en westeux : imagine une chatte. Elle a ses règles. Et tu seras exclu temporairement du coup.
Seno – oui mais on peut toujours…
Manol – ne complique pas les choses.
Seno – mais vous captez bien qu’à la base les sons style rabbi jacob ou les références juifs/argent c’est avant tout pour faire des punchlines marrantes ?
Tombo – rabbi jacob on te l’a peut-être pas dit mais mc solaar l’a fait avant toi

Seno – mais y’a pas que ça, maintenant je me lâche un peu plus niveau name-dropping, avec des persos de fiction, des héros de comics notamment, ça c’est pas feuj du tout !
GG – exact. Par contre c’est des références de petit blanc ça, du coup.
Manol – et « Les Sales Petits Blancs », non merci.
Le Fou – même « Les Sales Blancs et Le Sale Petit Blanc », tu vois bien que ça ne marche pas.
Seno – mais attendez là, quand GG a posé avec un roux vous avez rien fait
GG – je vois pas de quoi tu parles
Seno – le feat avec Cuizinier de TTC. C’était à la foix sale roux et sale petit blanc comme délire.
GG – je me souviens pas
Le Fou – on lui a fait faire une cure après ça
Manol – et il l’a banni de sa mémoire. on déconne pas avec ça.
Tombo – mais pour toi, c’est allé trop loin. on va être obligés de reprendre ton badge et ton arme de service
Seno – tu veux dire mon bandana et mon micro ?
GG – appelle ça comme tu veux
Seno – très bien, si vous le prenez comme ça
Manol – et aussi le micro que tu as à la cheville
Seno – c’est dans les films, ça
Le Fou – tu devras également te faire enlever certains tatouages qui font encore trop penser à nous
Tombo – mais comme on est pas des ingrats, on oublie pas le bon vieux temps passé ensemble
Manol – les albums…
GG – les freestyles…
Le Fou – les barbecues au soleil…
Seno – ah bah quand même
Tombo – c’est pour ça qu’on t’offre ce pin’s en souvenir
Seno – … c’est un pin’s. Et en forme d’étoile jaune.
Tombo – une étoile de Sheraf.
Manol – on a pensé que ce serait approprié
GG – on t’a pré-payé un tatouage « Seno Le Sale Juif » également
Le Fou – on s’est dit que ça te ferait plaisir
Manol – pour ton nouveau départ en solo
Seno – je sais pas comment vous remercier, là
Tombo – ta joie est la plus belle des récompenses. mais peut-être que tu devrais aussi te laisser pousser les cheveux.

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Classé dans saturday night bâtard

Interview B-La (3/3)

Spleenter – une question de notre pote Suisse, qui est aussi notre expert porno : « T’étais mineure au moment du premier clip ? »

B La -Non. J’avais 18ans.

Teo -Et c’est lequel ton premier ?

B La -Je peux dead.

(en fait, non. B-La finira par avouer sous la torture qu’y a une vidéo antérieure à ça, où elle avait 16ans)

Spleenter -Putain, mais t’avais 16 ans ? C’est exactement la question de Big P :  « Demande lui si elle avait pas 16 ans ? »

Teo -Dis toi que si t’as enfermé ce clip dans un coffre fort d’une banque Suisse, Big P l’a retrouvé.

B La -Il est jamais sorti. Ça en aurait été terminé de moi. Déjà faut savoir qu’à 16 ans, j’étais au lycée et…

Spleenter – « Et je m’appelais Diam’s ! »

B La -C’était presque ça, en plus… J’avais des peaux de pêches bleu ciel et des casquettes américaines rose bonbon.

Spleenter -Wow…

B La -Une visière, avec des couettes comme ça. Et même, faut savoir qu’un jour je m’étais acheté un… comment ça s’appelle ?

Spleenter -Un pantalon ?

B La -Alors c’était un pantalon ! Exactement… Un pantalon rouge ! C’était un pantalon de ski ! En fait, mon kiff c’était Tupac ! Et je m’étais mis un (elle rigole toute seule)…

Spleenter – Le bandana ?! (là il dit vraiment ça comme on dirait « pose ce flingue, Jimmy ! » à un gamin)

B La -À l’envers ! Tu vois ? Le nœud au dessus du front. Avec ce pantalon rouge de ski. C’était génial !

Teo -Si tu veux pas ressortir d’album de rap, sors tes albums photos !

Spleenter -Et personne avait pris de photo de ça ?

B La -Non. Non, non… Mais y’avait un clip comme ça ! Il existe un clip ! Dans mon disque dur.

Teo -Y’a beaucoup de choses dans ton disque dur… Va falloir monter une équipe de cambrioleurs.

(alors, ce qu’il faut savoir, c’est que Teobaldo ne rigole absolument pas. Si vous pensez avoir des aptitudes et êtes prêts pour cette mission, contactez nous !)

B La – D’ailleurs j’avais appelé des « danseurs hip hop » pour faire des roues par terre, en face de moi.

Spleenter -‘Tain ! C’est de pire en pire à chaque phrase !

B La -Ah ouais ?!

Teo -Chaque phrase est un coup de pelle qui t’enfonce un peu plus.

B La -Et on avait même un gimmick ! Au refrain.

(Elle mime une chorégraphie. Vous ne saurez jamais quelle chance vous avez de ne pas avoir vu ça)

Spleenter -Bon. Par rapport à Poison Ivy, il faut que : D’une part, une dédicace pour le Blavog. D’autre part, ton avis sur le personnage. Et ensuite, une rime sur le Blavog. Dans n’importe quel ordre, tout le monde s’en fout (oui parce que l’interview était filmée à la base, et la vidéo est toujours séquestrée sur un disque dur, une de plus)

B La -Un rime sur le Blavog ? Mais ça veut dire quoi ?

Spleenter -Non. « Une » rime.

B La -Ouais, bref… Hé ! Vous voyez comment vous êtes trop nazes ! Là où vous êtes trop trop nazes, franchement, c’est que vous avez même pas capté la putain de fautes que j’ai faite, de grammaire.

Spleenter -Bah… un rime ?!

B La -Non. Dans mon album.

Spleenter -Y’en a plusieurs…

B La -Non, y’en a pas plusieurs !

Teo -« Alors je me repente« .

(silence de mort)

Spleenter -Oh putain, c’est encore pire que ce que j’imaginais.

B La -J’ai pas dit ça ?

Teo -Si !

Spleenter -« Je me repente » ?! Sérieux ?!

B La -Non mais c’est pas celle là, merde ! C’est une autre !

Teo -De toute façon, depuis le début de l’interview t’as dit beaucoup de « Si j’aurais », « Si je serais »… On en est plus à ça près. C’est bon, lâche toi ! « Ouais, si j’avons y étais ! Et j’ai triste ! »

Spleenter -Surprends nous. On a pas découvert ta grosse faute. Dis nous.

B La -Non, j’veux pas. Vous trouverez tous seuls.

Teo -Ouais mais tu sais bien qu’on est trop nazes.

B La -Ouais ! Au moins autant que moi, en tout cas ! Au moins ! Mais c’est quoi en fait, rime, blavog, je sais pas quoi ?

Teo -Bah le Blavog c’est nous…

B La -Et tu veux un rime…

Spleenter -Non ! Une !

Teo -Une rime.

B La -Putain mais j’y arrive pas aujourd’hui… « UNE » !

Spleenter -Elle est nulle…

Teo -Qu’est-ce qui se passe ? Tu es nouvelle en france ? As tu tes papiers ?

Spleenter -Ah si ! une vraie question qui peut te permettre de respirer. Qu’on a posée à Seno et qui peut valoir le coup : « Est-ce que, en gros, tu te prends pour une latina parce que t’as compris que tu serais jamais noire ? »

B La -C’est méchant de lui avoir demandé ça.

(Spleenter se racle la gorge, Teobaldo soupire bruyamment)

B La -Non mais moi je me prends pas pour une latina du tout.

Spleenter -Et tout le délire « mera mera » colombienne tout ça ? C’était quoi ? C’était pour faire joli ?

B La -Mais c’est parce que je suis d’origine latine. Chez moi, dans ma famille maternelle, on parle espagnol et pour moi c’est normal.

Spleenter -T’aimes bien Rocca ?

B La -Euh… Ouais, j’aime bien Rocca. C’est un bon rappeur. Mais pour « La Colombienne » c’est un parallèle avec les origines latines que j’ai, c’est tout.

Spleenter -Mais les origines latines, du coup, c’est la Colombie ?

B La -Oui. Tout à fait.

Teo -Parce que t’avais des doutes, toi ?

Spleenter -Non mais c’est parce qu’en fait, y’avait des commentaires sur La Colombienne, c’était…

B La -« C’est même pas une Colombienne ! »

Spleenter -Ouais. C’était : « je la connais, c’est une portugaise, une ritale ou je sais pas quoi »

Teo -Mais donc t’es pas espagnole, pas championne du monde, pas championne d’Europe.

B La -Espagnole aussi. En fait, dans ma famille…

Spleenter -Teo, coupe. On va se faire chier.

Teo -Non. Je peux pas couper si on parle de l’Espagne.

B La -J’ai de la famille qui vient d’Espagne aussi. J’ai pris mes origines Latines pour la Colombienne, en quelque sorte, c’était sympa. Tu dis Colombienne, le gens pensent pas à 36 choses.

Teo -D’ailleurs, si ! Ils peuvent penser au café ! Et du coup, on aurait pu rater ça…

B La -Qu’est-ce que tu vas dire ?

Teo -Tu vas nous expliquer comment tu t’es retrouvé dans l’émission de Jacky du Club Dorothée. Parce que ça ! C’est vraiment important !

B La -Ah merde ! T’avais pas zappé ?

Teo -Mais comment ça c’est passé ?

B La -En fait, y avait une période où je faisais pas mal d’émissions de merde comme ça. J’ai pas le câble du tout chez moi et je regardais encore moins ces émissions de merde.

Spleenter -Ça ressemble beaucoup à une excuse de merde. On a pas le câble non plus, c’est pas pour ça qu’on va aller chez Jacky.

B La -Non mais je savais pas ! je connaissais pas l’émission. Franchement, je savais même pas qu’elle existait, je te jure ! Je suis arrivé et, franchement, quand t’arrives c’est super classe ! « Oui, bonjour, j’ai rendez-vous, nanana » ! Et je vois le mec… Alors déjà c’est le mec de chez Dorothée…  je suis là j’y crois pas. Je le vois arriver en jaune, tu vois ? Et il commence à venir et tout : « Booooonjoooouuurreuh ! » Alors faut savoir que c’est un gros pervers ce mec ! (elle chuchote en disant ça, le traumatisme n’est pas encore refoulé)

Teo -Ça se voyait bien, je te rassure.

B La – Là, encore, devant la caméra, ça allait ! Mais quand on attendait… mais horrible ! Horrible ! Le mec te fait du renre dedans, il a de la coke plein le nez ! (elle imite une espèce de cochon, a priori…) C’est grave. Je suis arrivée au plateau et j’ai vu des pubs par terre… Ok… J’ai fait « merde »

Spleenter -« Je suis trop haut pour sauter par la fenêtre. »

B La -Je peux plus sortir, c’était fini.

Teo -Est-ce que tu as pensé à attenter à ta vie après coup ?

B La -Franchement, sur le coup j’ai pas réalisé. je me suis dit : « Ça va pas donner comme moi je le vois. À la télé. Le plateau est petit mais les plateaux sont petits. » J’ai assisté a des émissions et les plateaux c’est souvent ça. Et je vois des mecs passer. « Non, on les voit pas ! » La caméra je la voyais en haut. « Donc non, ça se voit pas… » Putain, mais je l’ai vu arriver avec sa tête de cochon. Et j’ai dit : « Là je suis foutue, putain… » Et je te jure, j’étais pas bien.

Teo -T’avais un contrat ?

B La -Non. Je pouvais partir, mais je me suis dit dans ma tête : « Mais non ! Ça peut vraiment pas être aussi pourri que ça en a l’air ! C’est pas possible, quoi » Et je t’ai dit, je connaissais pas l’émission donc je pouvais pas m’imaginer ça. Il m’a dit que la semaine d’avant, y avait eu Baala.

Spleenter -Baala ?

Teo -Il avait fait un feat avec Ekoué.

B La -Un mec du 92.

Spleenter -Ah ! Baala !? (petit temps pour que tout se mette en place dans sa tête. Il voit désormais Baala, bodybuildé et torse nu, comme sur sa pochette, à côté de Jacky du Club Dorothée vêtu de jaune et au masque de cochon…) PUTAIN !

B La -Je te jure qu’il m’a dit ça. Donc bon, bah…

Spleenter -Ça venait de Satellite ?

B La -C’est ça. Moi je savais pas. Je te jure, je savais pas… J’y suis pour rien, putain.

Teo -en tout cas : Merci. Quand j’ai vu ce truc, je l’ai regardé 3 fois de suite tellement j’y croyais pas. Et j’ai vu ça, mais il devait être 2 heures du matin, c’est déjà bien. Et je crois que j’ai rigolé jusqu’à 5 heures du matin. On a beau écrire des conneries, nous, mais j’aurais jamais imaginé un truc comme ça !!…

B La -Mais vous avez vu les questions ? Quand il arrive avec son masque. J’étais là « Mais merde ! » J’étais chamboulée, je savais plus…

Teo -Au moment où un pote a vu ça, quand l’autre arrive avec son masque. « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc mystique ??!! » Il était en bad !

(dédicace à Dammm, on espère que tu vas bien vieux fou)

Spleenter -Et t’as le truc : « C’est une tradition, à la fin de l’émission on appelle toujours Sarkozy. » Et le mec tombe sur le répondeur de l’Elysée, ça doit faire 30 émissions. C’était n’importe quoi de A à Z.

B La -J’ai mis du temps à m’en remettre… Beaucoup de temps…

Teo -Bon, on va arriver sur le mot de la fin.

B La -Qu’est-ce que je peux dire ? Je peux faire de la pub ?

Teo -Tu peux insulter des gens aussi, si tu veux.

Spleenter -De toute façon, personne ne lira ça, on va pas se mentir.

Teo – c’est comme Jacky. Si t’espères qu’après ça rendra mieux… non !

Spleenter – Attends 2 secondes ! Parce que t’as dit que t’allais parler de Poison Ivy.

B La -Qu’est-ce que tu veux que je dise, tu connais pas son histoire ?

Spleenter -je la connais par cœur, j’ai même des images imprimées dans ma tête.

B La -Ouais… Des images avec Harley Quinn ?

Spleenter -Non. Même pas. Hey, tu sais que Krem a laissé un commentaire ?

Teo -Ouais, j’ai vu ça tout à l’heure.

(Pour une raison inconnue, Spleenter et Teobaldo partent dans une conversation entre eux et B La s’emmerdera au point de jouer avec son Black Berry)

Spleenter -T’avais suivi The wire ?

(Ça c’est de la transition !)

B La -Non. Je connais pas. Je suis pas trop les séries. J’attends que toutes les saisons sortent. Y a plus de saisons, là ? Ah ouais, bah d’accord, je vais m’y mettre. Mais j’ai du mal si je les ai pas tous en DVD. Moi je viens de finir Scrubs. Ça n’a rien à voir. J’ai pas vu la dernière saison où JD fait que 3, 4 épisodes. J’ai vu jusqu’à la 9, je crois.

Spleenter -Ouais mais ça, ça sert à rien. la 9, c’est la vraie dernière saison.

Teo – et Y’a que le concierge qui sauve le truc.

B La -Mais l’humour de Scrubs, par exemple, moi je kiffe ! C’est trop con !

Teo -C’est encore plus drôle quand tu connais bien les hôpitaux. Y a plein de conneries à faire, des courses en fauteuils roulants, voler des uniformes, se déguiser en interne…

(On a finalement réussi à aller jusqu’au mot de la fin)

B La -Faut savoir qu’il s’est passé près de 3 heures depuis le début. On a fumé, on a bu, mais surtout lui. Pour tous les gens qui savent pas si je continue à rapper, ou qui savent mais qui continue à me faire CHIER sur facebook à m’envoyer des messages : « Tu veux faire un feat ? » Mais je rappe plus de toutes manières ! (fizzle, si tu nous regardes) Déjà, quand je rappais, je faisais pas de feat, donc là j’en fais encore moins, forcément…

Teo -Et si Booba t’appelle pour faire sa vaisselle ? Vu qu’apparemment, une colombienne fait sa vaisselle… Selon le tarif ?

B La -Franchement, si c’est à Miami… Si il me paye le voyage ? Ouais ! Sauf que je laverai pas sa vaisselle. Je reste à l’aéroport, je prends un taxi et je vais autre part. En tout cas, si je refais un clip, je me mettrai à poil, comme ça je suis sûre d’avoir du buzz. Non, je rigole ! Si je fais un clip, je pense que je bosserai grave sur le concept. Je sais pas ce que je ferais mais…

Teo -Si tu veux faire un clip, déjà faut que tu ressortes un son.

B La -Si je fais un clip, c’est pour ressortir un son. Mais je sortirai pas le son avant d’avoir fait un clip. Il sortira avec le son.

Teo -Donc c’est pas complètement mort.

B La -Franchement, là c’est pas d’actualité. Là, je me suis lancé dans un truc, faut que j’aille jusqu’au bout.

Spleenter -Ouais, pas comme avec le rap.

B La -Mais depuis que je suis petite, que je fais du rap, mon rêve c’était de sortir un album. J’ai sorti mon album, je suis contente, c’est tout. Puis en même temps, quand t’as rien à dire : pourquoi continuer à faire du rap ? J’ai pas envie de me retrouver à 30 ou 40ans à continuer à faire du rap, putain !!…

Teo -Non, pas à 30 ou 40ans, c’est peut-être pour ça qu’il faudrait que tu refasses ton truc maintenant.

B La -Mais je l’ai fait mon truc ! À 35 piges, je serai ailleurs. Du moins, je l’espère.

Spleenter -Tu seras peut-être chauve, comme Kool Shen.

B La -Peut-être. Je serai peut-être mariée.

Spleenter -Comme Kool Shen…

B La -10 enfants.

Spleenter -Comme Kool Shen !

B La -Grosse. Laide.

Spleenter -Comme Kool Shen.

B La -‘tain, vous avez intérêt à couper des trucs. Parce qu’elle n’a aucun sens cette interview, vous êtes au courant ? Merci pour toute cette merde ! C’est bon ? Je peux me casser ?

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !)

Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

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Samedi Soifard

Cette semaine, tout ceux qui disent « Pourquoi Seno invite pas de westeux sur ses Samedis Bâtards » vont fermer leur gueule.
Parce que Seno utilise la feinte ultime pour rappeler qu’il vient de la West :
Il a invité Aelpeacha.
Ça marche bien en général.
-Regardez c’est machin ! Il a featé Aelpeacha, c’est un westeux !


Seno -Salut le A.
Le A -Salut le S.
Seno -Personne ne m’appelle le S…
Le A -T’es sûr ? Bon, si tu le dis. Tiens, écoute la prod que j’ai prévue.
Seno -Mais t’avais pas besoin d’apporter de prod.
Le A -Comment ça ? Je ne comprends pas…
Seno -Le principe c’est qu’on remix des gros hit us.
Le A -Mais je fais des gros hits us, non ?!
Seno -Oui, non mais si, mais pas là, OK ? Faut reprendre un hit où y avait des gens qui parlaient anglais dessus, ok ?
Le A -OK…
Sobre -Et si on en prenait une de Ciara ? Elle est bonne Ciara !
Seno -On en a déjà parlé…
Sobre -Ah bon ? Me souviens pas…
Seno -Mais quand est-ce que t’es arrivé, d’ailleurs, toi ?
Sobre -Arrivé où ?
Seno -Bah ici.
Sobre -…
Seno -T’es jamais parti, c’est ça ?
Sobre -Je ne sais plus, je viens de me réveiller. On est où d’ailleurs ?
Seno -C’est pas « où » l’important, mais « quand ? »
Le A -Ah bon ? On est quand ?
Seno -Bah on est samedi. Et le samedi, c’est Samedi Bâtard !!
Sobre -On est samedi ? Alors ça fait 4 jours que je suis là… Ou 11… ou 18…


Seno -Bon ? Qui pose son couplet en premier ?
Le A -Moi je veux bien, mais tu m’as pas encore dit ce que tu pensais de mon instru.
Seno -Quel instru ? Je t’ai dis que c’était pas la peine…
Le A -Ouais, vu que t’aimais pas la première, j’en ai ramené une autre.
Seno -Mais j’ai jamais dit ça ?! J’ai dit qu’on poserait sur une face B cainry.
Le A -En fait t’as jamais aimé mes prods, c’est ça ?
Seno -Quoi ?!
Sobre -Elle arrive quand Ciara ?
Seno -Hein ?! Quoi ?! Mais non putain ! Pourquoi personne ne comprend jamais le principe des Samedis Bâtards ?
Le A -C’est quoi les Samedis Bâtards, exactement ?
Seno -Sobre, explique lui.
Sobre -Expliquez quoi ? À qui ?
Seno -Le principe des Samedis Bâtards !
Sobre -Les quoi ?
Seno -Mais bon Dieu ! T’as déjà posé dessus !
Sobre -?
Seno -« Sans les mains« , ça te dit rien ?
Sobre -Ah mais si ! Bon, écoute Le A : Le principe c’est qu’il faut que tu rappes sans les mains.
Seno -Alors, non. Déjà, c’est pas le principe du tout et, ensuite, c’est pas moi Aelpeacha, moi je suis le mec qui te parle depuis le début.
Sobre -… ?
Seno -Je suis Seno !
Sobre -Ah OK.

Finalement, Seno, Aelpeacha et Sobre posent leur couplet.
Seno -Putain, Sobre ! C’est du génie. Tu fais rimer fesses potelées avec Jeff Buckley.
Sobre -Vous pourrez pas le prouver !
Seno -Bah si puisque tu l’as dit dans une cabine d’enregistrement…
Sobre -Très bien. Alors ma mission ici est terminée.
Le A -N’empêche que je comprends pas pourquoi t’as choisi cette prod. Tu la trouves vraiment mieux que les miennes ?
Seno -Mais pas du tout, mais le principe, en fait, c’est que…
Le A -C’est qu’on pose plus sur mes prods, j’ai compris.
Seno -Non, mais c’est pas ça…
Le A -Je vois très bien où tu veux en venir et laisse moi te dire une bonne chose : je ne te remercierai pas dans les crédits de mon album « Val II Marne Rider 2 », et toc !


Seno -J’ai bien aimé la phase sur la planche à capote, belle métaphore.
Le A-Belle quoi ?
Seno -Bah c’est une métaphore, non ?
Le A -Ah non. Regarde, ça c’est une video de moi en train de rider sur une vague avec ma planche à capote.
Seno -Mais qui voudrait de ça ?
Sobre -Wah ! Trop classe, il m’en faut une !

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Interview de Seno (des Sales Blancs) – Partie 3/3

C’est la dernière partie de l’interview. Vous vous demandez tous « Pourquoi Seno ne fuit-il pas tant que Spleenter est aux chiottes ? »
C’est très simple, il avait très envie de rerépondre à une question qu’on lui a déjà posé 2 fois…

Seno -Donc, SENO, réalisé entièrement par Aelpeacha. C’est écrit très vite. En Septembre l’année dernière, je crois, je le balance sur le net.
Je reviens de vacances, je me dis « Allez, je vais faire plaisir au public. » Je prends le skeud, je fais un lien partage facile ou je sais pas quoi. Hop ! Je balance l’album gratos et je reçois pas mal de retours : « L’album est lourd. » « On kiffe. » « C’est mon préféré. » « On aimerait bien l’avoir en original, pour la collec. » Donc je me tate un peu, je regarde le nombre de préco. J’ai vu que je risquais rien.

Teo -Y a un retour sur investissement.

Seno -Voilà, le but c’était juste de pas perdre d’argent. Donc je l’ai pressé, je l’ai sorti et je l’ai vendu.

(Le téléphone de Seno sonne encore. Et quand il raccroche, on en revient au morceau « Libérez Dominique »)

Seno -Je suis d’accord sur l’idée, pour faire un remix. Mais maintenant, il faut que ce soit fait dans le même état d’esprit, c’est un truc marant, second degré. Moi, ça m’intéresse pas un mec qui vient et qui dit : « Fais toi enculer sous la douche, Dominique ! » Ça m’intéresse pas quoi…

Teo -Oh si !

Seno -Ouais, bon, si.

Teo -Même moi je le dirais. C’est même le 1er truc qui me viendrait, je pense.

Seno -Ouais mais ça c’est nul. Ça sert à rien. C’est pas marrant, c’est pas intéressant.

Spleenter -Non, ça c’est pas nul. Alain Chabat c’est nul.

Seno -On m’a dit que je faisais du second degré intelligent.

Teo -Attention ! C’est ta nouvelle fan-base, ça. Attention !

Spleenter -Mais qui te dit ça ?

Seno -C’est quelqu’un sur internet, qu’a écouté le morceau et qui m’a dit ça.

Spleenter -Ah d’accord… C’est Lil Thug, quoi.

Seno -Mais non. On m’a dit que je faisais du second degré intelligent. Je sais pas trop ce que c’est du second degré intelligent…

Teo -Bravo.

Spleenter -Du second degré intelligent, c’est comme quand tu te fous de la gueule de la pote que la meuf hyper bonne, qu’est blonde, a ramené chez toi. Et tu lui dis « Ouais… pfff… t’es quand même moche. » Ça c’est du second degré intelligent.

Seno -Mais t’es pas obligé de dire « intelligent. » C’est du second degré tout court.

Spleenter -Non, ça c’est juste parce qu’ils ont peur de se faire taper. Ils pensent pas que t’habites pas en Île de France.

Seno -Mais si on fait un remix allstar, faut que ça soit une grosse marrade.

Spleenter -Bah évidement.

Seno -J’aimerais bien faire une version coupée décalée. Avec de l’autotune.

Spleenter -Non, parce que ça impliquerait Mokobe.

Seno -Non, t’es fou ! Colonel Reyel !

Teo -Rhoooo non !

Seno -Est-ce que vous avez écouté sa version de…

Teo -Non !

Seno -Sa version skyrock.

Teo -Non !

Seno -Dis la vérité, t’as écouté ou pas ?

Teo -Non.

Seno -Tu vois sa chanson ?

Spleenter -Je la vois sur youtube mais je clique pas dessus.

Seno -Non, mais la vérité : il a fait un truc, moi je l’ai écouté parce que c’est énormissime. Ça me tue ! C’est dingue ce qu’il a fait. Ecoute le mec. Il reprend sa chanson, tu sais ? Le truc qui tourne partout. Il change les paroles : « Tous les matins, je me réveille avec elle, skyrock, ma radio préférée, blablabla. »

Spleenter -Donc il fait l’amour à skyrock ?

Seno -Voilà ! C’est quand même un grand moment de musique !

Teo -Alors je vais te dire…

Seno -C’est moi je vais te dire.

Teo -Tu te calmes bien.

Seno -maintenant je parle à Spleenter, c’est lui qui compte ! Tu m’as menti. C’est lui le patron.

Teo -Hé ho ! C’est qui le blanc ?

Seno -Putain, je voulais dire un truc super con. J’ai oublié…

Teo -Ouais, bah moi je vais te dire une bonne chose : Moi, j’ai eu la gangrène, il a fallu m’opérer en urgence pour me faire une ablation totale de la vésicule biliaire. Et j’ai survécu à la gangrène ! Mais je pense que je ne survivrai pas à Colonel Reyel.

Spleenter -T’as eu la gangrène dans le cul ? C’est ça que t’es en train de dire ?

Seno -Bah moi, je l’ai écouté. C’est Lil Thug qui m’a dit « Faut que t’écoutes une dinguerie, c’est incroyable. Tu vas pas le croire ! »

Spleenter -Mais c’est vraiment de la merde à ce point là ?

Seno -C’est horrible ! C’est super horrible. C’est à un autre niveau de langue coincée dans l’anus de Laurent Bouneau.

Teo -Je me rends pas compte. Par rapport à Hiro Nakamura de Soprano, c’est pire ? Vraiment ?

Seno -Ah non mais si je dois choisir, je mets un poster de Hiro Nakamura dans ma chambre. Cette chanson qu’il a fait, c’est un truc de dingue ! Y a pas… Faire plus, tu peux pas.

Teo -Je suis choqué et calmé.

Seno -Pour faire plus, faut que t’aies couché avec Bellanger de skyrock. Faut avoir des rapports sexuels avec.

Spleenter -En même temps, c’est pas dur, apparemment…

Teo -Pierre Bellanger il tape un peu dans tout ce qui bouge, hein bon… Dés que ça a un peu plus de 14ans… Paf !

Spleenter -C’est 16ans la majorité sexuelle. « Attention ! J’ai peut-être 47ans, mais je sais me tenir, moi, monsieur ! »

Teo -« Je suis Pierre Bellanger, moi ! Je peux rester 16 jours dans mon bureau et pleurer ! »

Seno -« Skyrock sans le haut ! »

Spleenter -« Sur skyrock, on ne coupe pas les disques ! »

Teo -« Mais on coupe les couilles de ton rappeur préféré. »

Seno -Ouais mais après, les rappeurs… Ouais, enfin, on va pas rentrer dans le discours skyrock. On va pas refaire le débat…

Teo -C’est fait, c’est fait…

Seno -Ils le font ! Mais on est d’accord aussi que si y avait moins de rappeurs pour aller à skyrock le froc baissé en marche arrière, ça serait tout aussi bien…

Spleenter -Ouais, je sais pas. Moi j’étais jeune encore, donc je vois le résultat final mais j’étais trop petit pour comprendre le début de tout ça.

Seno -C’est peut-être utopique, complètement con et gnan gnan ce que je vais te dire mais si demain, tous les rappeurs disent : « On arrête de faire de la merde calibrée pour sky, on fait que ce qu’on aime vraiment. » Moi je pense que si skyrock, si ils sont vraiment, comme ils le disent, numéro 1 sur le rap, ils vont quand même passer du rap.

Spleenter -Pour moi, c’est limite l’inverse, parce qu’avant skyrock passait quand même du Express D.

Teo -Ouais mais c’était 98 ça. C’était les débuts.

Seno -Ouais mais ils passent aussi ce que les rappeurs font. Je le défends pas, mais faut arrêter de croire que Laurent Bouneau il est dans les studios derrière tout le monde. Que c’est un grand spectre qui dit : « Non ! Plus de refrains ! » Enfin bref, on s’en fout…

Teo -Si tu passes à skyrock, tu passes à skyrock, bon bah voilà… Tout le monde a déjà baisé une moche…

Seno -D’un autre côté, si je peux y aller, j’y vais. Tant que j’assume mon morceau, j’ai pas de souci.

Spleenter -tes morceaux, même en étant les pires intervieweurs, je vois pas bien quoi te dire de mettre ou pas mettre pour les salir.

Seno -Non mais c’est même pas ça. On parle de Colonel Reyel, mais c’est son problème. Si lui il assume ça. C’est sa connerie à lui, tu vois ? C’était le moment morale, les enfants. Je fais la morale… T’as pas encore des questions rigolotes, là ?

Spleenter -Si, bien sûr.

Teo -Le suisse !

Seno -Le suisse !

Teo -Enculé, le suisse !

Seno -Mais c’est des vraies questions ?

les 2 -Ouais, ouais…

Spleenter -Ah oui !!… Celle là c’est les miennes (de questions) : tu vois Adebisi dans Oz ?

Seno -Oui, oui.

Spleenter -T’es un peu la version blanche.

Seno -Ouais ?! Je vois pas bien, mais si tu le dis…

Spleenter -C’est pas un peu tendancieux pour Lil Thug ? Parce qu’on voit jamais vraiment Adebisi enculer Kenny Wangler.

Teo -On sait pas si il le fait.

Spleenter -Si, on le sait plus ou moins. Dans l’épisode où Augustus Hill parle des super héros, tu vois Adebisi en Bruce Wayne en costard et wangler est en dick grayson et il commence à le caresser.

Seno -C’est bizarre.

Teo -C’est tendancieux.

Spleenter -C’est très tendancieux.

Teo -Magnifique question. En as tu d’autres ?

Spleenter -Oui. J’ai un pote qui s’appelle Hype.

Seno -Je crois que je le connais.

Teo -Peut-être…

Spleenter –Je pense aussi. Et il demande des techniques, des méthodes, par rapport à la perte de poids.
La muscu, tout…

(Là, ça devient le moment diététique. Parce qu’on vise un lectorat féminin, nous. Et vu qu’on sait que vous êtes grosses, mesdames, surtout toi. Voici pour vous)

Seno -Tout ? Ouais j’ai perdu du poids.

Spleenter -Va falloir chiffrer là.

Seno -J’ai perdu presque 50 kilos.

Spleenter -Wahou ! T’étais un gros porc !!

Seno -Ouais.

Spleenter -Putain ! (Là, Spleenter éclate de rire. On l’a perdu pendant plusieurs longues minutes)

Seno -Tu vois ? J’étais dans les 120 kilos, quelque chose comme ça.

Spleenter -Et alors ? La technique ?

Seno -Tu manges plus de trucs dégueulasses. Tu bois plus de coca, de fanta, de… En fait, tu vois une vie nulle ? Tu vois tout ce que t’aimes ? Tu l’enlèves !

Spleenter -Ray Liotta dans la scène des Affranchis « je commande des spaghettis et j’ai juste des pâtes ?! »

Seno -Même pas les pâtes !

Spleenter -Oh mon Dieu !

Seno -Tém, téma : Ray Liotta qui ouvre sa porte et qui a une assiette vide. Faut réapprendre à manger équilibré, t’enlèves tout ce qu’est gazeux, les cocas, les merdes. T’arrêtes de bouffer au kebab, t’arrêtes de bouffer au mac do. Enfin, quand je te dis « t’arrêtes », tu te limites, tu y vas qu’une fois. Parce que je trouve que se priver, c’est le meilleur moyen de craquer. Ce que j’ai fait c’est que du Lundi au Vendredi. J’ai eu des problèmes de santé qui font que. Il a fallu que je perdes du poids.

Spleenter -Tu pouvais plus rentrer dans des pièces.

Seno -C’était ça. c’est pour ça que j’ai mis 2ans à faire Paradis Artificiel, parce que je pouvais pas sortir de chez moi. Et mon fils il voulait pas m’aider : « Tu te démerdes ! » Je suis bon client, les mecs, putain !

Spleenter -Totalement.

Teo -T’es engagé.

Seno -Mais faut manger, hein. De toute façon, se priver, c’est pas la solution. Ce qu’il faut faire, c’est se bouger. Moi je me bougeais pas trop, je reste chez moi, je lis des bouquins, je regarde la télé, je me gratte les couilles, je relis des bouquins, je reregarde la télé, je suis sur mon ordi. Je vais de là à là. Quand j’ai besoin d’aller dehors, j’ouvre la fenêtre. Je respire un coup, ça y est j’ai étais dehors. Tu vois ? C’est comme ça que ça se passe… Un peu geek sur les bords. Totalement, même… Donc tu fais attention à ce que tu bouffes. Tu manges les mêmes choses mais t’en manges moins, forcément. Tu fais attention. Et j’ai fait du sport, tous les jours, quand j’étais dans cette phase là, je faisais un régime, c’est comme ça que ça s’appelle. On va appeler un chat, un chat. Je voulais que ça aille vite, moi. Je voulais pas faire ça sur 3ans, 4ans.

Spleenter -4ans, c’est déjà beaucoup.

Seno -Mais c’est ce qui faut. Quand t’as beaucoup de poids à perdre, c’est ce qu’il faut faire.

Spleenter -Quand t’es obèse, ouais.

Seno -Ce que je voulais, c’est que ça aille super vite, genre en 6 mois. Et j’ai perdu ça en 6 mois. Je perdais 7, 8 kilos par mois, tu vois ? Un truc comme ça. Donc moi, tous les matins, je me levais, j’allais courir, après j’allais à la piscine, puis je rentrais chez moi et je faisais du sons, des conneries, Après, je fais du BMX aussi, donc l’après midi je prends mon vélo. Ça me réussit pas trop, parce que je me suis pété la cheville et le poignet.

Spleenter -Ah carrément ?

Seno -Ouais, ouais. Là, tu vois, je sors juste du kiné. Je viens juste de finir le kiné pour le poignet.

Spleenter -Mais comment tu peux te péter le poignet en vélo ?

Teo -En tombant dessus…

Spleenter -Mais il faut déjà se péter la gueule sur soi et sur son propre poignet, non ?

Seno -Ou en faisant un saut. Enfin bon, je me suis biché la gueule. C’est surtout ça qu’il faut retenir.

Teo -C’est ce que les manuels d’Histoire retiendront. Quand on parlera de DSK, on dira Seno s’est pété la gueule en vélo.

Seno -Mais c’est pathétique d’être un grand fan de BMX, de kiffer plein de trucs et d’être une merde.

Teo -Tu n’es pas seul dans le rap français. Armeni Blanco kiffe le BMX, aussi.

Spleenter – et ses mollets sont une légende à Queens.

Seno -À la base, j’aime bien le délire bi-cross, c’est cool. Y a pas de vitesses, y a rien. Tu peux même virer les freins, tu t’en bats les couilles.
Tu roules tranquille (il siffle) C’est des trucs rattachés à l’enfance, un peu. Le côté vélo, quoi.

Spleenter -Je vois très bien. Sauf que quand je me pétais la gueule en vélo, je le rattachais pas à un générique de dessin animé… J’essayais de l’oublier très vite.
Je remontais chez moi :
-Regarde ce que je me suis fait.
-Mais oui. C’est rien. (donc là spleenter admet se parler tout seul depuis ses 8 ans, pourquoi pas).

Seno -C’est ce que j’ai fait. J’ai pris mon poignet, comme ça. Je suis rentré chez moi. J’ai dit à ma meuf : « T’as 5 minutes, là ? Pour m’emmener à la clinique ? Parce que c’est cassé… » Voilà. On en fait pas toute une histoire. Donc voilà, j’ai bougé mon cul. Un peu de muscu aussi. et puis après, ça fond. Mais moi j’ai fait ça en 6 mois parce que je voulais que ça aille super vite.

Spleenter -Mais par rapport à Hype ? Un mec qui est à peu près aussi grand que toi, il me semble…

Seno -Non, Hype il est plus grand que moi !

Teo -Il est de ta taille, à peu près.

Spleenter -De ma taille à moi ??

Teo -Un poil plus petit.

Seno -Je fais 1m73, je suis pas très grand. Hype il mesure combien ?

Spleenter -Moi je fais dans les 1m95.

Teo -Il doit faire dans les 1m86, par là.

Spleenter -Mais donc : méthode de régime express ?

Seno -Ce que je viens de te dire. Pareil. J’en sais rien moi… J’ai l’impression d’être le docteur Dukan…

Spleenter -Non, mais c’est lui qui m’a demandé, sincèrement.

Seno -Dans ce cas, tout dépend de lui. Comme on dit, y a des gens qui sont sucrés, y a des gens qui sont salés.

Spleenter -Ouais, bah lui, il veut surtout un régime.

Seno -C’est vachement dur pour les gens qui aiment bien les gateaux, les bonbons, les merdes. Moi j’aime pas trop les trucs comme ça, les yaourts, les machins… C’est des trucs de meufs, les desserts. Donne moi un demi kilo de viande ! Mais au lieu de manger un demi kilo, t’en manges la moitié…C’est pas plus compliqué. Je l’ai fait pour ma santé.

Spleenter -et si t’avais un conseil à donner ?

Seno -C’est la rigueur. Moi je faisais mes trucs du Lundi au Samedi, je fais du sport, je me défonce à ça et je fais attention à ce que je mange. Le Dimanche, ou parfois le week-end entier, c’était souvent le week-end entier, je m’en bats les couilles. Je fais pas de sport, je reprends ma vie de merde, à bouffer que de la merde et voilà. Mais dés le Lundi, tu repars dans ton cycle. Tu refais ta muscu, tu refais ton vélo, tu vas à la piscine, tu vas courir… Faut avoir le temps, moi j’étais au chômage donc j’avais le temps.

Teo -RSA rider.

Seno -J’ai fait ça et ça a été vite. Parce que j’ai été rigoureux. Je pense que les gens qui font des régimes qui marchent pas, c’est parce qu’ils le font le Lundi, le Mardi ils font pas, le Mercredi ils font parce qu’ils ont des remords, ils refont pas le Jeudi, Vendredi mais « c’est pas grave, je reprends Lundi. » Et c’est comme ça… Quand je fais un truc, généralement j’aime bien aller au bout, que ce soit sérieux ou pas sérieux. Une connerie ou pas une connerie. C’est comme ça, j’aime bien aller au bout de ma connerie. J’aime bien aller au bout du truc, si je me trompe c’est pas grave. Faut vivre des expériences. Voilà, tu diras à Hype d’être rigoureux et de faire attention.

(Donc voilà. On ne saura jamais si Hype a réellement demandé à Spleenter de poser cette question à Seno, mais ça nous a permis de faire le tour (du ventre) de la question)

Seno -T’as d’autres question magnifiques comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Sur les séries.

Seno -Sur les séries ? Vas-y !

Spleenter -c’est quoi que t’aimes bien comme série ?

Seno -Entourage. Entourage j’ai trouvé ça cool.

Spleenter -Rien à foutre. Le reste ?

Teo -On a jamais regardé, donc bon…

Seno -Ça commence un peu à dater mais on en parlait tout à l’heure : The shield. J’ai trouvé ça cool. Ce que j’aimais bien c’est que, parfois même dans le même épisode, les étalonnages sont différents. Ça je trouve ça cool.

Spleenter -Il va falloir que tu t’identifies à un personnage dans chaque série.

Seno -Alors, dans Entourage : « Turtle. »

Spleenter -Ouais. Mais tout le monde s’en fout.

Teo -Nous, on sait pas c’est qui.

Spleenter -Et ouais, ça devient plus dur tout de suite. Et le reste ?

Seno -Le reste de quoi ?

Teo -Je peux pas t’aider, je découvre cette interview en même temps que toi.

Spleenter -Le reste des séries !

Seno -Ah ! Dans The Shield : Vic Mackey. C’est facile. Y quoi d’autres comme séries ? J’aimais bien Sons Of Anarchy. J’aimais bien au début, mais après j’ai trouvé que c’était gnangnan.

Teo -Il se passe rien, surtout. Enfin, c’est pas qu’il se passe rien mais.

Seno -C’est mou du fion.

Teo -Voilà.

Seno -Mais tu vois son pote, l’autre là, le barbu ?

Teo -Ils sont tous barbus.

Seno -Celui dont la femme se fait tuer et…

Spleenter – Dieudonné ?

Seno -Ouais, voilà. En bykers blanc. On s’est compris. J’aimais bien aussi, Nip Tuck.

Spleenter -Nip Tuck ?

Seno -Ouais.

Spleenter -Attends 2 secondes.

(Là, c’est un gros merdier, je sais plus bien ce qui se passe. Plus personne ne sait en fait. Puis ça refinit sur Batman, comme d’hab)

Seno -Si, y a une série que j’aime bien, c’est Mad men.

Spleenter -J’ai pas encore regardé. Mais tout le monde dit que c’est très très bien et tout.

Seno -Ce que j’aime bien dans cette série là c’est qu’ils te montrent comment c’était dans les années 50. Genre la femme c’était vraiment « Va laver mon slip la femme ! » C’était « Ferme ta gueule la femme », limite droit de cuissage. Mais tu sais quoi ? Strauss Kahn il a dû trop regarder Mad men. Il a dû regarder Mad men à mort. Parce que c’était vraiment ça : droit de cuissage dans les bureaux. Comme ça, normal. C’est normal une partouze au bureau… C’est assez cool comme série. Breaking Bad aussi c’est cool.

Teo -Avec l’acteur qui faisait le père dans Malcolm  ?

Seno -Ouais. En tant qu’acteur, il fait un bon truc dedans, je trouve. Parce que tu l’attends pas sur ce terrain là. Et c’est pas mal. C’est pas mal ! Et la fin de la saison 3, elle est dingue aussi.

(Et là, Spleenter envoie « Pauvre Laura »)

Seno -Ah ! Pauvre Laura.

Teo -C’est un hymne pour Pierre Bellanger.

(Là c’est la pause, ça écoute un peu de son et ça parle de chaussures)

Seno -On était sur quoi ? Ah oui. SENO qui est sorti. (On en était plus du tout là depuis longtemps)

Teo -Y a eu le truc avec Gizo aussi.

Seno -On a fait un album avec Gizo. C’était… C’était quoi d’ailleurs ?

Teo -« Mi ange mi démon. » (en fait c’est « Ange ou Démon » mais c’est déjà beau de pouvoir encore articuler des mots à ce stade de la soirée)

Seno -Ah ouais. Je reprenais des morceaux de « Même les anges pleurent », je reprenais mes couplets, Gizo venait dessus. À l’époque, Gizo était déjà parti plusieurs fois là bas, il avait une connection. Avec le label Underworld, les mecs de San Diego. Et les mecs sont venus, ils ont ramené tous leurs artistes. C’est sorti chez Baby Latina. Et ça a bien marché. Là bas ça a bien marché. On a voulu le sortir en France, mais on l’a pas sorti. J’aime pas surfer sur des trucs. Ça y est, c’est fait, on l’a sorti. C’est comme « Libérez Dominique » ça y est, c’est fait. Je fais plus attention. J’aime pas exploiter.

Spleenter -Mais pourquoi c’est pas sorti ?

Seno -Parce qu’on voulait pas.

Teo -Aucun de vous 2 ?

Seno -Non, aucun de nous 2. C’est sorti là bas ! Les mecs de france qui le veulent, ils peuvent le trouver sur internet. On a pas voulu se prendre plus la tête que ça. Lui, il avait déjà ses projets en route, moi j’avais les miens.

Teo -Et sur Edition Collector, y a des chutes de ça. C’est des chutes d’albums.

Seno -Ouais. C’est des chuttes mais même d’avant ça. Avant, avant. Du premier album aussi. Enfin, une partie des chutes du 1er album.

Teo -Et qu’est-ce qui fait que tu t’es dit que ces sons tu les mettais pas sur l’album et que plus tard tu les remets ?

Seno -Parce que c’est des sons que j’avais trop écouté. Pour le 1er album c’est toujours comme ça, tu sais… Tu veux toujours en faire de trop. Tu veux faire trop bien alors t’écoutes tes sons 10 000 fois et quand ton album sort, t’es écoeuré, t’en as marre. C’est une espèce de gâteau avec trop de crème.

Teo -C’est pour ça que si je faisais de la musique, j’en ferais que quand je suis totalement bourré. Là tu t’en fous.

Seno -C’est là que c’est le mieux. Le lendemain, quand tu réécoutes, c’est moins bien… J’ai écrit des trucs super la nuit ; le lendemain matin, je sais pas, ça sonne pas pareil. Ça sonne carrément moins bien. Donc j’ai un peu arrêté d’écrire bourré. Tu fais le boulot, puis après bon…

Teo -En récompense, un peu comme Servietsky ?

Seno -Ouais, voilà. J’aurais bien aimé être Servietsky.

Teo -C’est hardcore, parce qu’il finit quand même très mal… Il finit à sucer des vieux pour du crack, le mec…

Seno -Non mais Servietsky, je trouve que c’est magnifique. Tu te rends compte que South Park… Ah bah voilà ! C’est une série que j’aime bien South Park ! La liberté qu’ils ont ! « On va faire une serviette qui parle et qui est toxico. » Ça c’est bien, tu vois ! En France, on fait pas un dessin animé comme ça…

Spleenter -On fait pas de dessin animé…

Teo -Et Celestin ?! Le fantôme qui fait la sécurité routière ?! Patrimoine français, les mecs !

Seno -Non, je suis pas d’accord.

Teo -On leur fait la nique aux Etats Unis. Ils sont là, ils nous regardent, ils chient mou ! Ils ont les commissions dans le filet !

Seno -Servietsky, c’est cool.

Teo -Bon, c’est vrai qu’on peut pas vraiment lutter contre une serviette qui fume du shit…

Seno -La suite c’était quoi ? Donc y a l’album avec les chutes… On a fini le SENO qui est sorti l’année dernière, au mois de Décembre là… (Oui, ça fait 4 fois qu’il le dit, mais tout à l’heure il a dit Septembre) Il y a bien 5 mois… Et après ! À partir du mois de Janvier, je commençais déjà à avoir envie de faire autre chose. J’ai commencé à bosser avec « l’agent des stars » : Fizzle. L’homme de l’ombre. Mon impresario, comme on dit dans le milieu. On est tombé assez d’accord sur ce qu’il fallait faire, tu vois ? Il m’a dit « Si je bosse avec toi, on fait ça, etc. » J’ai capté sa vision du truc donc on est parti là dessus. C’est lui qui a eu l’idée de faire les Samedis Bâtards, donc on est parti sur ce truc là. Entre temps, je venais de finir un album. Normalement, il devrait s’appeler « Gangsta Funk. »

Teo -Et sur les Samedis Bâtards, le choix des faces b tu le fais comment ?

Seno -Tu sais quoi ? Presque toutes les faces B, c’est Fizzle qui les a choisi. Si je choisis les faces B moi même, forcément je vais choisir des faces B qui sont dans mes ambiances à moi. Le but c’est pas ça ! Le but c’est d’aller vers autre chose et de tenter des trucs. Alors parfois tu te casses la gueule… Ça marche ou ça marche pas. Mais Fizzle a capté le truc. Il écoute des sons qui sont dans l’air du temps aussi. C’était un peu impératif de prendre des trucs du moments. Et les trucs du moment qui ont des covers ! Pour qu’on puisse détourner les covers, c’est Erko qui les détourne. Alors, autant parfois on fait des covers qui sont assez cools, mais on en a une qui est magnifique. Elle est d’un niveau de kitsch, à mort ! Elle va bientôt arriver.

(Teobaldo mime un geste obcène)

Seno -Ah tu l’as vu celle là ?! Elle est superbe ! J’ai encore mon plâtre, ma résine.

Teo -Avec une meuf et une capuche.

Seno -Avec la fourrure…

Spleenter -Je vois très bien le visuel, mais je vois plus les featurings.

Seno -C’est avec Sobre et Aelpeacha.

Teo -On l’a celui là. (parce que oui, on a les samedis bâtards bien avant tout le monde. Donc quand on sort un billet en retard, on a vraiment aucune excuse)

Seno -La pochette de celle là, c’est là qu’on voit qu’on est bien golmon. Avec une meuf qui a été découpée dans un truc et poséE à côté. Parce qu’on est pas foutu de ramener une meuf qui veuille le faire.

Teo -Ça, ce sera dit de l’interview.

Seno -Bah attends ! Tu vas faire quoi ? Tu vas aller voir une copine à toi et lui dire : « S’il te plait, tu pourrais pas te mettre en culotte de dos, pour faire une photo ? Pour les Samedis Bâtards… S’te plait ?! » On va un peu galérer avant de trouver la meuf qui veut bien, qui va vouloir le faire.

Teo -Ça se paye…

Seno -Ouais. Mais l’idée des samedis Bâtards c’est qu’on paie rien. Tout est gratuit. On paye rien du tout.

Teo -Vrai concept de chômeurs. On peut tous en prendre de la graine.

Seno -Donc on est parti sur ça. on a fait tous les morceaux. Ils sont tous faits. Ce que je voulais absolument, c’est que tous les vendredis à mi-nuit : Bam ! On met le son ! C’est pas : « Ce samedi là, on va pas mettre de son parce que je vais à la pizzeria. » Et puis le samedi d’après : « Là, j’en ai fait un, mais il manque l’invité. Il est pas venu. » Non. On voulait faire tous les morceaux, on a tout mis en boîte. On a 4 mois de Samedis Bâtards de prêt.

Teo -4 mois ?!

Seno -Ouais. Ça fait que 16 semaines.

Teo -Ça fait pas mal d’avance.

Seno -Bah là on est à la moitié. J’ouvre ma gueule mais on va être en retard là… (ça se passe un vendredi soir, c’est pour ça) Mais bon, c’est pas dramatique. L’idée c’est ça. Si t’en mets un de temps en temps, que tu loupes des week-end, pour les gens c’est pas sérieux. L’idée c’est d’amener un concept où là, je me lache ! Je me fais plaisir.

Spleenter -Dans les Samedis Bâtards, t’as jamais posé sur un truc vraiment West. Ça vient de là ?

Seno -Mais je veux pas poser sur des trucs West dans les Samedis Bâtards.

Spleenter -Ouais, je comprends, mais parfois t’as des hits qui sont issus de là bas, mais tu les prends pas.

Seno -Ouais, mais je veux pas. Je veux poser sur des trucs que je connais pas.

Spleenter -D’accord.

Teo -Et t’as pas peur qu’en « retaffant » ton image, tu perdes un peu ta fan-base ?

Seno -C’est pas la perdre. C’est évoluer. C’est fusionner !

Teo -Mais t’as pas peur que…

Seno -Peur de quoi ? J’ai pas peur moi ! Bagarre !

Teo -Bagarre !

Seno -Est-ce que j’ai peur de perdre ma fan-base ?

Teo -Ouais. Par exemple, moi je te connais depuis longtemps, je me demande quand est-ce qu’y aura un bon son, un bon hymne gangsta bien West avec beaucoup de bons cas sociaux. Mais ça va, hein. Y’a le truc avec Myssa et Joe Lucazz, ça peut rentrer là dedans, sans problème.

Seno -Mais après, quand tu me parles de fan-base, moi je fais pas de la musique pour une fan-base. Je fais de la musique pour moi, déjà. Donc si demain je décide de faire un truc et que ma fan-base me dit : « C’est nul ce qu’il a fait ! » Mais c’est pas grave, parce que moi je le fais pour moi. Le vrai truc : J’ai pas peur de perdre ma fan-base. Ce qui serait grave c’est que je me perde, moi. Tu vois le délire ? Faire des trucs comme on parlait ; à la Colonel Reyel ou je sais pas quoi. Là je me perds ! Et là, la fan-base a des raisons de m’en vouloir. Mais si je perds ma fan-base, ma vie continue… Même là, je fais le truc sur DSK ; on sait très bien qu’il faut en profiter maintenant. Moi, je m’amuse ! J’en rigole tous les jours. Parce que dans quelques jours c’est fini. faut pas se blaguer. Je veux même pas surfer sur la vague. Parce que c’est plus marrant ! C’est pour ça que je te dis que pour faire un allstar, faut qu’il soit génial le allstar. Pour le diffuser faut qu’il soit génial.
Je suis d’accord pour le faire, mais est-ce qu’on le diffuse ou pas ? ou alors on se le passe qu’en cassette audio… Un truc, les gens savent qu’il existe mais ils l’écoutent pas.

(Là, Spleenter décide qu’il est temps de parler d’OJ Simpson, ça suffit les conneries)

Seno -Moi, franchement, je fais la musique que j’ai envie de faire. (Là, vous pouvez être admiratifs parce que Seno ne se laisse pas déstabiliser, même par les pires intervieweurs du monde entier) Si ma fan-base me suit, bah je suis content !Je suis content, c’est cool. Si elle me suit pas, bah tu veux que je te dises quoi ? Je vais pas les forcer à me suivre, non plus. D’un autre côté, si je fais autre choses, y a d’autres personnes qui vont accrocher. Je vais peut-être montrer d’autres facettes de ma personnalité ; je vais faire des trucs où je me lache plus. Des trucs complètement mongols ! C’est ce qui me plait. Parce que je me suis rendu compte que pendant longtemps, j’ai fait du rap en étant sérieux dans ce que je faisais.

Seno -Et en fait, ça a pas payé plus que ça, tu vois ?… Et si t’écris une chanson en une heure, tu la mets sur internet, t’écris des trucs de mongols et… Alors après, faut pas généraliser. Je dis pas que la facilité c’est forcément la clef de la réussite. Mais j’ai moins envie de me prendre la tête. Je prends la musique pour ce que c’est : de la musique. Je fais des morceaux qui me font marer, parce qu’aujourd’hui j’ai envie de me marrer. Je veux que ça soit cool. Et même si je vais faire des trucs gangstas, véners ou des trucs comme ça, je vais le faire d’une façon décalée. J’ai envie que ce soit comme ça maintenant, que ce soit marrant, même si j’aborde des thèmes sérieux, j’essayerai toujours d’amener des références de ma vie à moi, de trucs de comics, faire en sorte qu’y ait mes repères à moi, dedans. Voilà, mon truc c’est ça. J’ai envie d’évoluer ! J’ai envie qu’y ait plus de personnes qui écoutent ma musique. Je trouve que c’est normal aussi à un moment donné. C’est bien beau de faire le puriste, le mec qui te dit : « Non, moi je vends mes 500 disques et ça suffit. Je veux pas que d’autres mecs écoutent ma musique ! » Mais c’est pas vrai ça, c’est des conneries. C’est parce que t’arrives pas à vendre plus de 500 disques. Point barre ! Demande pas à un mec si il veut vendre des disques !!… C’est mon point de vu, tu vois, ça n’engage que moi. Mais faut pas se mentir.
C’est comme les mecs qui disent : « Mon album ? Non ça a pas marché. Mais c’était un succés d’estime. »

Teo -Y en a pour qui c’est vrai, quand même.

Seno -Ça a pas marché parce que ça a pas marché. J’ai un pote qui m’a dit un jour, au quartier : « J’étais chez cette meuf là. Putain c’était chaud ! J’ai passé une soirée de ouf ! J’ai presque baisé ! » Presque baiser… ça veut dire quoi ? Presque, c’est quand même raté ! J’ai presque réussi, c’est quand même raté.

Spleenter -Il a dit « J’ai presque baisé » ? (Spleenter prononce cet assemblage de mots comme une langue étrangère)

Seno -Ouais ! Mais ça veut rien dire !

Teo -Tu baises ou tu baises pas…

Seno -Donc je vais pas te dire que je fais des albums que pour ma fan-base. Non. C’est pas vrai. J’ai envie de vendre des disques, c’est normal. Demande à un mec qui fait de la musique s’il a envie d’aller travailler, d’être fonctionnaire ou de faire un boulot de je sais pas quoi. Et demande lui si il a pas envie de rester chez lui à laisser sa créativité s’exprimer. S’il a pas envie d’être un artiste. C’est normal. Si t’es vraiment un mec qui aime la musique, si t’es vraiment un artiste, c’est ce que tu veux. Tu veux faire que ça, tu veux vivre de ton art. Après, y a vivre de son art et vivre de son art. Je demande pas de vendre des centaines de milliards de disques mais si je les vends je serai content quand même, faut pas se blaguer. Mais bon, on est loin. Les poules auront des couilles, comme on dit.

Teo – Mais quand tu parles d’évoluer, qu’est-ce que t’entends par là ? Parce qu’y en a qui évolue dans le rap, par exemple Oxmo Puccino… Il fait ce qu’il veut, hein ?! Apparemment il a un public… Mais ça rappe plus.

(On parle d’Oxmo et, comme par magie, Spleenter s’endort. Réflexe)

Seno -Je vais te dire, on parlait tout à l’heure des trucs cainrys où j’accroche pas, pour Oxmo, je reconnais que c’est un bon rappeur. Je serais de mauvaise foi de dire qu’Oxmo c’est pas un bon rappeur, mais moi j’arrive pas…

Teo -Pareil. Donc tu comptes quand même garder un aspect rap ! Un aspect flow ! Quoi qu’il arrive ?

Seno -Ouais. Quoi qu’il arrive. Aujourd’hui, si je fais un morceau où je fais des roulements, je vais faire un morceau qui va tuer sa mère ! Dans l’album, je vais peut-être t’en faire qu’un, mais ça va être LE morceau. Mais y a des rappeurs comme ça où j’y arrive pas, j’y arrive pas. Faut pas m’en vouloir. Mais en France c’est comme ça : si t’aimes pas untel, holàlà ! « Tu connais pas tes classiques ! Holàlà ! »

Teo -Ici, c’est admis, t’es un peu chez les connards. Parce que nous, on n’écoute plus Oxmo Puccino et on aime bien Alpha 5.20. Donc, automatiquement, on nous classe parmi les trous du cul.

Seno -Alpha 5.20, j’aime bien. C’est bien Alpha 5.20. C’est marrant Alpha 5.20. Mais tout dépend comment tu le prends.

Seno -Moi, aujourd’hui, je veux faire du rap avec un côté second degré, décompléxé, libéré un peu. Je veux que ce soit cool, tu vois ?
Ce qui est bien avec le DSK, c’est qu’en 3, 4 jours on a réussi à amener cette image là. « Le mec il est cool, le morceau il est drôle, c’est du second degré, y a de l’humour, y a quand même un côté véner et un côté vulgos qui est magnifique. » On a fait tout ce qu’on voulait, quoi. Et peut-être même que dans toute ma carrière, c’est ça mon tube, tu vois ?

Teo -Niveau positionnement, ouais.

Seno -On a quand même eu un papier sur les inrocks.

Spleenter -les inrock, Elle, closer, 24h je sais pas quoi…

Seno -On est partout, quoi !

Spleenter -Même les mecs qui se basaient sur Wat-TV : « Clip choc ! »

Seno -Clip choc !

Teo -Ouais, j’ai vu ça tout à l’heure. Je vais le mettre sur mon CV : « Je fais des clips chocs… »

Seno -Si des fois ça t’intéresse un petit clip choc ?

Teo -C’est bien, ça fait nom de glace, un peu. C’est l’Eté, tu vas vendre des clips chocs aux gens sur les plages.

Seno -Ou une drogue, un peu.

Spleenter -I want clip choc !

Teo -C’est ce que tu disais tout à l’heure ; en 3, 4 jours, c’est le boulot d’un an.

Seno -Bah ouais, si on avait voulu amener tout ça, si ça se trouve, pendant un an, il aurait fallu qu’on bosse sur les Samedis Bâtards, sur d’autres trucs. Là, en 3 jours c’est fait. Donc c’est bien. Sur ce truc là, y a pas d’argent à faire, tu vois ? Mais au moins, on a fait le boulot. Le truc est fait, on a pu avancer. Même des gens qui me connaissent pas : bah voilà ! À partir de ce morceau là, je peux faire tout ce que je veux.
Vu qu’on a été un peu dans l’extrême de la déconnade et du décalage. Et puis c’est de la chance aussi ! C’est de la chance ! Fizzle aurait très bien pu ne pas m’en parler, j’aurais très bien pu zapper le week-end, ne pas regarder ce truc là comme je loupe la plupart de ce qui se passe…

Spleenter -D’ailleurs, justement, sur ce truc là… Une question qui n’a rien à voir. Quand West Coast La a fermé, par rapport à « On est les Sales Blancs » tout ça. Qu’est-ce qui s’est passé ? (même complètement défait, à la frontière du sommeil et ne captant plus rien à ce qui se passe autour de lui, le Spleenter a la faculté de poser de bonnes questions. Mouche toi le cul, le journalisme frinçais. Le Blavog rappelle que le Spleenter est interdit aux mineurs. Herbe et bouteille de rhum vendus séparément)

Seno -En fait, ce qui s’est passé, c’est que sur le forum du CSA, y a des gens qui ont réagi direct en disant que sur l’émission de skyrock blablabla… Qu’y avait un groupe de noirs qu’avaient fait un morceau qui s’appelait « Les Sales Blancs » et qui insultait les blancs… Et tout de suite, tu t’es pris un niveau de fascisme !!… C’est genre, le mec, avant d’aller sur son ordi, il a mis sa petite chemise catchy, il s’est refait la raie : « Attention le forum !  J’arrive ! » Il a mis ses gants en cuir, c’est parti.

Teo -(il imite l’accent Allemand, en tout cas c’est ce qu’il croit) Ch’ai une egzclucifité !
Che détient informations nouvelles ! Là où c’est fabuleux : Le CSA, à un moment, ils sont obligés de valider, plus ou moins. Faut bien qu’y ait quelqu’un qui vérifie à un moment !? Avant de prendre acte et de dire « Hop ! Supression de l’émission, supression de l’antenne ! » Y a personne qui a vérifié et qui a vu qu’effectivement « Les Sales Blancs » c’était pas le nom du morceau mais le nom du groupe et que vous étiez blancs ?

Seno -Bah non…

Teo -C’est consternant…

Seno -Mais je crois qu’à l’époque, skyrock aussi avait un peu Stomy dans le pif, tu vois ?

Teo -Ils voulaient supprimer les émissions spés.

Seno -Ça a été le prétexte, la petite goutte qui fout le bordel. Donc on en est là… Tiens ?! Je vais appeler mon fils…

(Seno appelle donc son fils. Qu’il nous passera d’ailleurs. Mais seul Lil Thug serait en mesure de vous dire ce qu’on lui a dit. Parce que nous, on s’en souvient plus)

Spleenter -Mais les samedis Bâtards, c’est parti de quoi, à la base ?

Seno -De Fizzle !

Spleenter -pour repartir sur le délire de Kanye qui a été repris par beaucoup de rappeurs français aussi, Black kent et d’autres. Donc tu fais ton truc tous les samedis : tu reprends un hit ricain, tu reposes dessus en invitant quelqu’un à chaque fois. Comment t’as sélectionné tes invités ?

Seno -Faut que la connection soit un peu improbable. On en parle avec Fizzle et on se dit « On verrait qui sur cette connerie ? » On veut des gens qui soient ouverts aussi. Faire des Samedis Bâtards avec que des mecs de la West, c’est pas le but non plus.

Spleenter -En même temps, t’as fait l’inverse, du coup.

Seno -J’ai fait les Samedis Bâtards avec des gens qui sont pas dans mon univers. Des gens que je connais pas. Enfin si, j’en ai fait un avec Aelpeacha, Sobre que je connais depuis peu, Myssa aussi je le connaissais. Joe Lucazz je le connaissais pas, je connaissais sa musique, mais pas lui. Sidi je le connaissais pas. Bunk je le connaissais pas… Y a qui d’autres ?

Teo -Les Mallrats.

Seno -Les Mallrats, c’est des gens que je connaissais de nom, mais je les connaissais pas. J’étais pas connecté avec ces gens là, tu vois ? Et FIzzle a fait en sorte que je sois connecté avec tous ces gens là. Ça a été super vite, parce qu’on se prend pas la tête. On contacte les gens : « Tu veux ? Oui. » « Tu veux pas ? Pas grave. » Y a pas de « Peut-être. » Tu le fais ou tu le fais pas mais si tu le fais, faut que ce soit très rapide, faut qu’y ait une réactivité. Parce que quand tu commences à dire « On t’envoie le morceau et quand t’as le temps, tu le fais. » ça va s’appeler les années bâtardes. On va en mettre un par an. C’était pas le but. Le but c’est d’aller vite, d’être là, dans le coup du moment.

Teo -sinon, pour le reste de ton actualité, y a un EP qui va sortir pendant les Samedis Bâtards ?

Seno -Ouais. Parce que j’avais des prods de Venom.

Teo –Venom et Sovan qui avaient fait « 15ans de retard. »

Seno -Voilà. Et en fait, il m’a filé des prods qui étaient cool, donc j’ai enregistré 5 ou 6 morceaux. Je les avais mis de côté ; je savais pas trop pour quoi ça allait être. Ça date du mois d’Octobre, Novembre, un truc comme ça.

(Lil Thug rappelle Seno, mais il demandera expressément à ne plus jamais nous reparler de toute sa vie)

Teo -Donc on parlait du EP.

Seno -Ouais, du coup on s’est dit : on va le faire. j’ai envoyé ça au mix. Toutes les voix sont déjà envoyées à Venom et il va mixer le truc. Y a un track où il veut aussi ramener du monde donc il va ramener du monde dessus. Je pense que c’est un truc qu’on va balancer gratos. On va mettre les gens bien. Je pense que quand tu fais de la musique comme ça, faut pas dire « Je veux de l’argent ! » C’est pas rien quand même de vendre sa musique ! Je trouve que c’est quelque chose, quand même. Donc quand tu vends un truc, faut que t’en sois fier ! Attention, c’est pas parce que les Samedis Bâtards c’est gratuit, que j’en suis pas fier. Faut donner des bons trucs, pour vendre des trucs encore mieux. Il faut passer par ce stade là, je crois. Tu peux pas toujours tout vendre. À la fin, on va regrouper tous les Samedis Bâtards et rajouter 2, 3 inédits. Là c’est pareil. Je pense que c’est un truc qu’on va donner. On va pas le vendre ! Les gens seront contents. En juillet, on leur filera les sons.

Teo -Pour les vacances.

Seno -cet Eté, ils auront les Samedis Bâtards à s’écouter.
Et puis bon… Ça en fait des conneries à s’écouter d’affilée !!…

Teo -Le prochain album, tu disais que c’était un truc super G Funk, avec des sirènes, de la talk-box, etc… Pour boucler la boucle ?

Seno -Ouais ! Je l’ai attaqué vers le milieu de l’année dernière. C’est Bianksta qui fait les prods et j’ai 2 prods de Makiavelik aussi. Bianksta m’a fait écouter des prods, elles étaient complètement dingues ! Franchement, j’étais presque obligé de le faire. Et franchement, au moins, je trouve que l’album est très très lourd.Honnêtement, il est super lourd. Dans le délire Westeux, à l’ancienne, très G-Funk, je veux finir sur ça. Après tu peux faire des trucs West, mais plus dans la New West à la The Game. C’est pas obligé qu’y ait une sirène dans chaque son que je fais.

Teo -Là, prochainement, on va t’entendre sur Grand Banditisme volume & de Hype et Sazamyzy. Le son tourne déjà. Y’a d’autres gros trucs qui arrivent ?

Seno -Ouais, y a pas mal de trucs qui arrivent.Là, demain, je suis en studio avec 13K de Oussen et 13K.C’est pareil, c’est un mec qui est venu sur les Samedis Bâtards, on s’est bien entendu, le feeling est bien passé.En retour, le mec m’invite sur 2 projets différends qu’il va sortir par la suite. Avec Sidi et Alkpote, y a des trucs en route. On continue, tu vois. On continue ! On s’arrête pas à DSK.On se repositionne pas. Je veux pas ressembler à ce mec qui a fait qu’une chanson…

Teo -Et qui essaie de la refaire.

Seno -Voilà. T’as eu ton truc, c’était cool. C’est pour ça que je me mare le plus possible ces jours ci. J’en profite, on fait les cons.

Teo -On va arriver au mot de la fin, je pense.

Seno -Ouais, je pense. Bah écoute, Spleenter n’entendra pas le mot de la fin… Dans les bras de Morphée.

Teo -Il n’est de bonne compagnie qui ne se cuite.

Seno -Je voudrais vous remercier pour la réactivité. Parce que vous avez été sur le coup des Samedis Bâtards déjà dés le début. Ça été très vite à chaque fois. On s’est bien marrer en lisant vos trucs. Je lisais déjà vos conneries avant, je connaissais déjà. Je me disais « Mais ils sont complètement fous ?!! »

Teo -Tu peux constater.

Seno -Je constate que c’est le cas.

Seno -J’avais bien aimé les dead Buzz Walking. Avec Lil Thug. C’était excellent. C’est une consecration pour moi.

Teo -AHAHA ! Salaud ! Spleenter n’entendra pas ça, parce qu’il dort !

Seno -Et puis, au niveau mongol.

Teo -Je pense qu’on se pose là.

Seno -Et on est pas mal aussi. Je pense qu’y a une vraie team qui est en train de se monter là. Ça va être du lourd. Ça va être de la quenelle bling-bling. Donc merci pour la réactivité. Le Same’Diksa dés le Lundi. Le montage dans la foulée. Dis nous ce qu’il faut faire pour qu’un montage soit pris pour un clip vidéo dans les médias ?

Teo -Ah bah ça ! Je sais pas ce qui leur a pris.

Seno -Un clip choc ! Je pense qu’on va s’arrêter là.

Teo -Je pense que clip choc, c’est le mot qui définit cette interview.

quelques minutes plus tard, Spleenter se réveillera et réalisera avec horreur qu’il n’a pas posé la seule et unique question qui valait le coup : « mais si vous aviez été de confession hébraïque, vous vous seriez appelés les sales juifs  ? »

that’s

all

folks.

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