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Un sapin, des cadeaux, de la neige et du couscous – 2013

Salut les parasites,
en cette occasion spéciale de l’année, j’aimerais avant tout avoir une pensée pour ceux qui réveillonnent tous seuls et leur dire ceci :
ce sera sans doute pire au jour de l’an.

Sinon, on a quelques cadeaux pour vous, ci-dessous.

une mini-interview de la mort qui tue : Cinéfilou hors série

un retour vers le back to the future : Kaaris, rap et proctologie II

et ça c’est des golmontages que vous avez pas encore (ou pas assez) vus.

« OUIOUICHEYOUEUHMAIRIEKRISSMEUSS »

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Classé dans joyeux noël bande de putains

Cinéfilou – hors-série – MandElba

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Parce que bon, hein.

Autant se faire plaisir quand on peut.

donc ça va d’une comparaison Stringer/Mandela à une question golmon sur Pacific Rim, en passant par James Bond, Green Lantern et un super clash avec Morgan Freeman (non, pas du tout), sans oublier la « question qui tue » à la fin. Tout ça en moins de 10 minutes. That’s what she said.

et pour ceux qui se demanderaient, ça a bien eu lieu le 02/12, donc exactement 3 jours avant la mort de Nelson. Chacun en conclura ce qu’il en voudra.

lachédékom si vous kiffez le uc’ à Spleenter

et ça c’est pour les fans de The Wire :

ici

et là-bas

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Classé dans cinoche, hors-sujet, Interview (et ouais mon pote !), série

Les origines du mal(entendu) 2

attention ce n’est pas la suite du 1 (de ça). Non non non. C’est juste une excuse pour un nouveau super montage crétin.

voilà, merci à tous et n’hésitez pas à revenir si vous avez des questions.

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Classé dans booba & rohff sont sur un bateau, hasard ou réalité scientifique, hors-sujet, sliphop

Radio Biture

Vous vous souvenez de Bayes ?
Le chef de Menace Records et aussi des sorties controversées.
Il avait, entre autres, sorti “X Story” un soit disant album des X Men fait avec tout et n’importe quoi.
Cerise sur le gâteau, il avait même collé des stickers “Les nouveaux Lunatic”… Pourquoi pas.
En fait, Bayes c’est tout simplement un méchant de films du début des années 90 : il veut l’argent de la banque mais il piétinera d’abord le château de sable de ton gosse sur la plage et pissera sur ton parasol dès que tu vas te baigner.
Il est comme ça Bayes : vilain.
On pourrait l’imaginer au sommet d’un gratte ciel regarder la ville avec un rire diabolique, mais t’es en frince ici, alors t’auras une cave en Seine Saint Denis.

Bayes -Mouahahahahah ! J’adore être mauvais. La seule chose qui est mieux qu’être méchant, c’est compter tout l’argent que j’ai gagné en étant méchant ! (on vous avait dit qu’il était vilain)

Au même moment, quelques étages au-dessus.
Serveur – bonjour monsieur, qu’est-ce que ce sera ?
Lino – trouve moi de l’essence et un alibi
serveur – heu… c’est un bar ici, pas une station service. Mais pour l’autre chose on peut s’arranger. Alibi ! Y’a quelqu’un pour toi !
Lino – mais qu’est-ce que…
Alibi – ah salut Lino, ça faisait longtemps.
Lino – ça dépend pour qui.
Alibi – oh, ça va. Une connexion Lino/Alibi Montana, ça fait toujours du bien.
Lino – ça dépend pour qui.

Soudain, un être qui semble flotter dans les airs fait son apparition. Il porte un costume ringard des années 80 et a des traces blanches sous le nez.

Tony – pourquoi tou portes mon nom, coño ?
Alibi – ah ! Qu’est-ce que c’est que ça ?!
Lino – tiens, tu peux le voir toi aussi ? Je croyais que j’étais le seul, ou que c’était le délirium tremens
Alibi – mais qu’est-ce qu’il veut ?!
Tony – le monde, chico ! Et tout ce qu’il y a dédans. Mais pour l’instant yé veux youste qué tou té casses, hors dé ma vue.
Lino – voilà, barre-toi.
Alibi – à la base si j’ai pris ce blase c’est…
Lino – mais on s’en fout !
Alibi – …en hommage à ton parcours tu vois, parce que ça me rappelle le mien.
Tony – yé né comprends pas. Toi aussi tou es oune millionnaire ?
Alibi – non, mais bon, j’ai fait de la prison, j’ai fait du biz
Tony – y’ai yamais fait dé prison, y’avais pas lé temps pour cette merde
Alibi – j’ai fait du biz aussi j’ai dit !
Tony – yé souis oune traficante international, coño
Alibi – j’ai été pris dans une fusillade et je suis tombé pour tentative de meurtre du coup
Tony – yé souis mort dans oune fusillade après avoir toué oune cinquantaine de coños.
Alibi – mais on est presque voisins, je suis haïtien à la base.
Tony – yé souis cubain, et yé té pisse à la raie. Maintenant fous moi lé camp.
Lino – pas trop tôt.
Tony – bon ! Qu’est-ce qu’on fout là, chico ?
Lino – « on » ne fout rien. T’es juste un chieur qui me suit partout sans que je lui ai rien demandé.
Tony – yé t’arrête tout dé suite. Si yé souis là c’est uniquement parce que tou m’as invoqué grâce à ton truc de sorcier africain.
Lino – le sample de ta voix ?
Tony – mé sors pas ton dialecte dé bamboula.
Lino – t’as de la chance que mes coups de poings passent à travers toi.
Tony – sans ça yé n’aurais pas pu inspecter les sous-sols et découvrir que c’est là que se cache célui qué tou cherches, coño
Lino – encore heureux que tu serves à quelque chose.

Ils descendent les escaliers en 4e vitesse, et ça fait un peu de bruit. (ça c’est de la narration)

Bayes -Vos gueules dehors ! Je m’entends plus être méchant !
Lino -Tch tch !
Bayes -Mais par où t’es rentré (je t’ai pas vu sortir) ? Comment as tu passé tous mes gardes ? Gardes !
Lino -C’est une fiction, tu sais. Donc j’ai un sabre laser.
Tony -Ma c’est lui Bayes ? Regarde le, il a pas la classe, le look !
Lino -Ah ouais, et y’a le fantôme de Tony Montana qui m’accompagne.
Bayes – une petite minute là. Tony est un personnage de fiction qui n’existe que le temps d’un film…
Tony – qu’est-ce qué ça peut té foutre d’où yé viens ? Yé meurs à la fin !
Bayes – tu es sûr que tu n’es pas le fantôme d’Al Pacino plutôt ? Il est vieux, c’est possible que…
Tony – yé n’ai rien à voir avec cette fiotte dé rital dé mes couilles !
Bayes – et à supposer que les fantômes existent, ça n’a déjà aucun sens. Mais en plus les fantômes n’existent pas, donc là ça devient vraiment le bordel. En plus tu parles même pas anglais ou espagnol.
Tony – ça c’est votre faute, à vous tous les rappeurs français. Vous m’avez fait revenir en vf à chaqué poutain dé fois. Y’ai cru qué vous alliez passer à autré chose, yé pensais qué vous m’échangeriez contré Zé Pequeño, mais il a fallu qué cé coño dé Lino fasse tout un morceau en passé-passé avec moi, puta madre !
Lino – et du coup on est 2 dans la combine : Bors et mon enfoiré de Colombie
Tony – yé souis cubain ! Et y’aime pas ces poutains de colombiens
Lino – et nous on est frinçais, donc on s’en fout.
Bayes -Quel merdier…
Lino -Le merdier c’est la sortie de “Radio Bitume” sans me prévenir !
Bayes – toutes mes excuses, j’ai dû confondre avec Alino
Lino – c’est vraiment ton excuse ? T’en as tellement rien à foutre que t’as pas voulu trouver mieux que ça ?
Bayes -Bah quoi ? regarde aux USA, Dre il a fait un hologramme Tupac. ça a fait plaisir aux fans de revoir Tupac. Bah là c’est pareil, ça leur a fait plaisir de te revoir.
Lino -Mais je suis pas mort, moi !
Bayes -Rhooo, tu chipotes sur du détail là.
Lino -Ah tu veux que je chipote sur du détail ? Fuck it ! Même la cover pue la merde. C’est des photos de 2005 !
Bayes -Et ?
Lino -Et donc je suis pas mort ! Je peux encore faire des photos !
Bayes -Mais j’en ai rien à branler que tu fasses des photos, moi. Tout le monde peut faire des photos, vas-y si ça te chante.
Tony -Ma, votré histoire d’hologramme, ça m’a l’air intéréssanté ces nouvelles technolorhia, coño !
Lino -Toi ta gueule.
Bayes -Par contre, quand tu seras plus trop occupé à te prendre sous ton meilleur profil, je veux bien que tu fasses des morceaux aussi, puisqu’il paraît que t’es pas mort.
Lino -Tch Tch ?
Bayes -Parce qu’en vrai ça fait un bon moment que tu me dois un album fini, mais ça, bien sûr, tu préfères pas en parler.
Lino -Oui, un album fini. Pas une espèce de maquette. C’est pas comme ça que je travaille.
Bayes -Et tu travailles comment ? On peut te demander ça ? Tu travailles en te sauçant avec une avance et en rendant jamais rien ? C’est ça que t’appelles travailler ?


Tony -Ahaha ! Ese coño ! C’est vraiment oune salopard. Il investit de l’aryent et il veut le récoupérer. Màtalo !
Lino – matelot ?
Bayes – matelas ?
Lino – il a sans doute voulu dire « matons-le », ou « mouton lent » ou peut-être « mythonnons » voire même « nutella »
Bayes – toi on t’arrête pas quand t’es lancé, c’est technique
Lino – c’est comme ça que je trouve mes rimes, je me rappelle jamais de la première mais après c’est parti.
Tony – …
Lino -Mais mes morceaux étaient même pas finis, par contre ! Fuck it !
Bayes – ahahah ! Si tu savais ce que j’ai fait aux X Men. Sois encore heureux que j’ai pas eu le temps de foutre un gros sticker « le nouveau Booba » sur ta pochette.
Tony – Booba ?
Bayes – tu dois pas connaître, même s’il a fait une chanson à ton nom.
Tony – oune hommage ? Ça doit être bien, c’est oune rappeur gangster comme vous dites, no ?
Lino – si on veut. La chanson parle d’une meuf dont il est tombé amoureux, et il rappe pas, il chante sous autotune.
Tony – COÑO ! Yé souis pas oune tapette !
Bayes – en attendant t’es comme Ill, un sacré branleur.
Tony -Ah ! Des insoultes ! Ça mé plait ça ! Il veut jouer à la vache !
Lino – une vache ?
Bayes -Radio Bitume a pas eu l’air de choquer plus que ça tes auditeurs. Faut dire que depuis le temps qu’ils attendent…
Lino -Ils attendront le temps que je leur dis.
Bayes -Mais attendre quoi ?
Lino -Que l’album soit au niveau de mes attentes et que j’estime qu’on peut le sortir, dugland.
Bayes -Comme Paradis Assassiné ? Tu voulais encore ramener tous tes potes relous sur un posse cut interminable ? Tu voulais Janik pour massacrer un de tes morceaux les mieux écrits ? Et il aurait fallu attendre plus de 7 ans pour ça ?! Tu veux retenter les singles merdiques avec Wallen qui rappe aussi ?
Lino – c’est pas moi, ça c’est Rohff.
Bayes – je t’assure que c’est toi aussi. Mais c’était tellement pas glorieux que t’as préféré refouler ce souvenir.
Rohff – exact, même Lino pompe mes concepts ! Il est comme les autres rageux de merde !
Bayes – qu’est-ce que tu fous là, toi ? Et comment ça se fait que vous passez tous la sécurité comme ça ?!
Rohff – C’est Alibi qui m’a prévenu que mon pote était ici. Tony, mon ami, mon frère ! Je t’ai cherché partout.
Lino – tu le connais ?!
Tony – c’est oune cinglé qui me suit partout dès que j’apparais. Alors qu’on sé connaît même pas.
Rohff – mais je t’ai sauvé la vie dans le jeu
Tony – yé souis mort connard ! et c’est oun yeu pour toi ?
Rohff – oui, non… en fait c’était un clip animé comme un jeu vidéo
Tony – décidément vous aimez bien vous branler sour mon dos, ici !
Lino – on va pas s’en sortir, là…
Rohff – c’est pas ça, moi ça fait longtemps que je m’identifie plus à toi, je suis adulte, mais c’est toujours bien pour se mettre dans l’ambiance avant de rapper
Tony – t’as besoin du personnage principal d’un film des années 80 pour avoir de l’inspi ? Ma vous êtes tous givrés ou qué ?!
Bayes – mais tous les rappeurs ne pensent pas ça, Despo par exemple quand il parle de toi…
Lino – mais ta gueule, t’es con ou quoi ?
Bayes – ça donne ça ou encore ça
Tony – Mierda ! Alors soit vous m’idolâtrez commé des pétits coños soit vous me traitez de schlag et dé hijo de puta ? Si c’est comme ça, yé mé casse !
Rohff – non, attends ! (il lui court après)


Lino – pas trop tôt. En tout cas je boycotte cette sortie.
Tony – c’est yentil. Moi aussi yé pense que y’aurais dû rester dans la pièce.
Lino – mais pas ta sortie à toi abruti, celle de mon projet. C’est pas comme ça que je travaille ! Je valide pas.
Bayes -Et tes supporters ? Tes fans ? Tes auditeurs ? Eux, tu leur as demandé s’ils validaient ?
Lino -?
Tony -Pero que ?
Bayes – rien à foutre de ton perroquet. Ils ont l’air de bien aimer. En tout cas les retours sont meilleurs que pour Noyau dur, hein ?
Tony -Lé fourbe, il tape là où ça fait mal !
Bayes -Et puis ça leur fera sûrement bien plus plaisir que le Bisso Na Bisso 2, hein ?
Tony -Lé mauvais garçon !
Bayes -La grande vérité c’est que t’es comme ce gros glandeur de Ill des X-Men, tu te prendras jamais en main.
Lino -Tu vas voir où tu vas te la prendre ma main.
Tony -Ah ça y est ? Tou parles toi ?! Vas-y, réplique ! Rentré loui dédans !
Lino – Qui c’est, Louis ?
Tony – Loui qui ?
Bayes – Tu as besoin d’ordures et de directeurs artistiques derrière toi !
Tony – oune ordure derrière loui ? Ma y’a qu’à démander, yé souis là !
Bayes -Tu as besoin qu’on te pousse au cul et qu’on force ton talent !
Lino -Fuck it ! C’est bien gentil tes conneries, mais ton blabla passera pas devant un juge quand les mecs des Choristes se rendront compte que t’as refoutu un sample refusé en 2005.
Bayes -Mais ils s’en rendront jamais compte. Personne ne vérifiera jamais un truc sorti à l’arrache n’importe comment. C’est ma combine perso, ça.
Black Kent – j’t’ai vu, man !
Bayes -Qu’est-ce que tu veux toi, qu’est-ce que tu fous là avec… Oh putain ?!
Tony -Joder ! Coño !
Lino -Je me rends plus compte si je suis vraiment bourré ou si Jay Z se tient devant moi.
Black Kent -Oui, c’est Jay Z.
Lino -Qu’est-ce qu’il fout là ?
Black Kent -Jay Z il dit qu’il y a un sample qui lui appartient sur ton album.
Lino -C’est pas le mien, démerdez vous avec Bayes.
Bayes -Hein ?! Quoi ?! Mais non…
Black Kent -Jay Z il dit que le sample de Mâle dominant et ben en fait c’est “Umbrella” de Rihanna et lui et que tu dois déclarer ce sample.
Bayes -Bah c’est à dire qu’en fait…
Black Kent -Jay z il dit qu’il va estimer le montant que tu lui dois et…
Lino -Attends, tch tch ! Personne ne m’a encore expliqué ce que tu foutais là, toi, tch tch !
Black Kent – non, Chichi c’est le prénom de la femme de Sangoku, et depuis le début de ta carrière tu le prononces très mal. d’ailleurs tu prononces aussi très mal « George Jung », mais c’est pas le sujet. Moi c’est Black kent, ton boy black, blacky pour les intimes. En fait ma nouvelle super major me fait rattraper mes mauvaises ventes en me faisant faire des petits boulots. Là je fais interprète pour rappeurs Américains…
Bayes -Mais je peux parler biz directement avec Jay Z, moi, je suis réglo.
Lino -Bah voyons…
Bayes -Dis lui que je parle Anglais.
Black Kent -Jay Z il dit que c’est ton droit, mais qu’il parle pas avec toi quand même.

et ça c’est une vidéo live de Chuck Brown, qui vient de décéder. Vous vous demandez sans doute quel est le rapport avec Lino, et bien avancez la vidéo à 3’25 et vous verrez le lien.

RIP

et ça c’est pour les plus jeunes, ou les plus vieux remarque, on est pas racistes.

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Dossehlai Lama

Une fois n’est pas coutume, derrière ce titre de billet peu inspiré se cache un petit hors-série dans la rubrique la phrase débile de la semaine, ainsi qu’une excuse pour vous faire profiter des photos trafiquées par les soins de @Asura__   Si vous suivez un peu le blavog, vous devez savoir qu’on apprécie pas mal Dosseh. Et si vous suivez pas le blavog bah vous le savez quand même puisque je viens de vous le dire.

En l’an de grâce 2009, sortait la mixtape Autopsie 3 de Booba, avec sa palette d’invités au niveau hétéroclite. Parmi eux, Dosseh, avec le morceau Non-stop, qui ne sera jamais clippé, faudra donc se contenter de ce superbe montage bâclé et amateur :

Venons-en maintenant à ce qui nous intéresse. A la fin du titre (vers 2’47), on peut entendre dans la tirade de Dosseh qui sert d’outro au son (il fait souvent ça Dosseh, il aime bien, y’en a qui vont réécouter leur couplet après avoir posé, lui il reste en cabine et il parle à un public imaginaire, c’est son truc) :

« On se nique la santé pour essayer de trouver de l’argent, plus tard on niquera de l’argent pour retrouver la santé. On vit dans l’excès comme si on allait jamais crever, puis un beau jour on crève, comme si on avait jamais vécu. »

C’est joliment dit, et c’est sympa comme conclusion, tout ça. Le problème c’est qu’un homme a déjà tenu presque exactement ces propos. En effet, lorsqu’on lui a demandé « Qu’est ce qui vous surprend le plus dans l’humanité ? », un certain Tenzin Gyatso a répondu :

« Les hommes… parce qu’ils perdent la santé pour accumuler de l’argent, ensuite ils perdent de l’argent pour retrouver la santé… et  penser anxieusement au futur, ils oublient le présent de telle sorte qu’ils finissent par ne vivre ni le présent ni le futur… ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir et meurent comme s’ils n’avaient jamais vécu. »

Tenzin Gyatso, c’était anciennement Lhamo Dhondup (on ne se moque pas) mais il est désormais plus connu sous son blase de mc « le Dalai Lama » qui lui a permis de faire son buzz un peu partout dans le monde.

On entend déjà les plus malfaisants d’entre vous commenter « ah bah bravo, Pit Baccardi reprenait le slogan d’Adidas à son époque, au moins son petit frère il innove » ou « après Coluche, les punchlines des rappeurs cainris et les répliques de film, le rap français va toujours plus loin dans la reprise éhontée de lyrics », etc. D’autant plus que Dosseh La Famine a déjà utilisé des références assez folklo dans ses rimes.

Mais là je dis stop. C’est un peu facile quand même et ça repose sur des préjugés. Rien n’indique que c’est pas le Dalai Lama qui a lui-même pompé le rappeur d’Orléans en premier lieu. Quoi, parce que le mec est né en 1935, se fait appeler « sa sainteté » (un a.k.a pas super original je trouve) et a écrit des bouquins (rarement seul, il se fait ghostwriter à mort le gars), c’est impossible d’imaginer ça ? Réfléchissez deux secondes :

il se rase la tête depuis qu’il est en âge d’avoir des cheveux

il a pas de meuf mais vit avec un crew de mecs qui portent des sapes larges

il a des fans prêts à s’immoler pour lui

il a un discours de victime mais un public de bourges

il se plaint constamment du boycott de la Chine alors qu’il peut crécher dans n’importe quel autre pays, notamment les pays développés.

Ce mec a tout du rappeur hardcore en manque de buzz. On l’imagine très bien aux fourneaux, en train de cuisiner du crack, dispenser à ses bougs du Tibet quelques doctrines essentielles telles « soit t’es un homme soit t’es une pomme » ou encore « on va tous caner un jour, debout sur nos pattes ou à genoux comme des fiottes ». Sans parler de tous les égarés qui s’interrogent sur les conséquences de leurs actes et à qui il répond systématiquement, même à ceux en sandales « tant pis si les mains sont sales tant que les nike air sont propres ».  Alors qu’à la base c’est Dosseh qui a écrit tout ça. C’est vraiment dégueulasse.

Et on espère bien qu’un jour, Dosseh saura réclamer ce qui lui revient de droit.

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journée de la femme (ou un truc comme ça)

bien que vous soyez des auditeurs de rap, donc a priori des gros cons, vous n’êtes pas sans savoir que y’a à peu près une semaine, c’était la journée de la femme. plus exactement la journée de défense des droits des femmes, paraît-il. A cette occasion, le site 187 prod a démarré une joyeuse série de portraits de rappeuses ricaines. Alors on s’est dit « pourquoi on ferait pas pareil avec des frinçaises ? » et juste après on s’est répondu « parce que personne n’en a rien à foutre ». Sans compter que les rappeuses d’ici qui ont du talent, ça pousse pas dans les arbres non plus. Du coup, on a fait deux montages merdiques à la place. Des vidéos qui honorent, chacune à leur façon, l’idéal de la Femme éternelle dans toute sa splendeur.

et ça c’est pas vraiment de nous, (on peut même dire pas du tout), mais j’aime bien ce remix de DJ Xtreme et il était devenu chiant à trouver sans qu’il soit bloqué dans certains pays pour des questions de droit ou je ne sais quelle merde dont seul youtube a le secret. on notera que le couplet de R. Kelly a fortement influencé la fin du morceau sexy legging & louboutin de Ol Kainry.

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LE GRAND SONDAGE 2 (avec un vrai sondage dedans)

et tout de suite, la suite. Présentons tout de même brièvement nos 2 protagonistes.

D’un côté, Dry qui est loin d’être un inconnu au bataillon rap Frinçais mais peut-être déjà un peu plus pour le grand public, surtout chez la jeune génération.
Alors commençons par dire qu’il a beaucoup contribué au succès de la Sexion d’Assaut. C’est déjà pas rien d’aller dénicher un des groupes qui restera certainement l’un des plus marquants de son époque. Il y a fort à parier que dans encore plus de dix ans on entendra toujours les refrains populaires de la Sexion lors de fêtes de village familiales et pluvieuses qui sentent bon la bouse de vache et la choucroute, où les vieilles dansent collé serré sous le regard dépité des ânes et des poules au milieu d’un champ servant de cimetière de fortune pour quelques tracteurs désossés, ce que l’on appelle aussi plus communément « place de la mairie. » Un mauvais DJ local du futur aura pris soin de caler « Désolé » entre « Le petit bonhomme en mousse » et « La digue du cul. »
Mais Dry c’est bien plus que ça.
Plus d’une quinzaine d’années de bons et loyaux services dans le rap frinçais où il a notamment officié au sein de son groupe : Intouchable. L’histoire d’Intouchable n’aura peut être pas inspiré le flim du même nom mais elle reste mouvementée puisque plus de la moitié des membres du groupe sont décédés et/ou disparus…
Alors même si c’est pas le sujet, rendons hommage à LAS Montana, MS et Mamad.
Du coup Intouchable ça restera surtout le binôme Dry et Démon One. Pour faire court, ils étaient là depuis le début.  Déjà sur le classique Le Combat continue avec L’amour nous a rayé mais aussi en 99 avec Hold Up, l’un des plus gros succès de l’époque avec leur partenaires en rimes : le 113. A travers le temps ils ont été là sur tous les gros titres de la Mafia K1 Fry de ‘Pour ceux‘ à ‘Guerre‘ en passant par ‘Balance‘, ‘Rusé‘, ‘Tu vois‘, ‘Invasion‘ ou encore ‘Le bitume chante‘ et surtout ‘La cerise sur le ghetto‘ où le duo livrera un de ses classiques qui donnera son nom au 1er album du collectif, seulement épaulé par Rohff pour l’outro (tiens donc) qui disait déjà à l’époque « C’est pas des voyous de studio ! » en parlant de l’Intouchable Clique.
Si tu demandes à quelqu’un ce qui caractérise Intouchable, il te dira souvent que c’était vraiment hardcore. Mais y’a autre chose qu’on dit moins souvent, c’est que même en cherchant bien, y a très peu de rimes ouvertement misogynes dans leur discographie… C’est étonnant quand on y pense. Trouve un autre groupe qui a atteint le statut d’icône du  rap de rue hardcore sans jamais le faire sur le dos des femmes ?
Y en a très peu. C’est un peu un signe de puissance et de grande classe en vrai. Et si on veut parler de Dry en lui même, faut quand même préciser qu’au début il rappait un peu comme tout le monde dans la Mafia K1 Fry mais qu’au fur et à mesure son flow a évolué et s’adapte à absolument tout en variant entre accélérations, roulements et intonations à la fois trainantes et énergiques (ah ouais quand même !?) le tout avec une aisance et un naturel qui le font glisser sur n’importe quel instru. Très peu de gars ont autant progressé dans toute leur carrière et rien que pour ça, Dry restera un des artistes les plus intéressants de ce foutu rap game.

De l’autre côté, Rohff c’est pas mal du tout non plus.
On ne le présente plus, le gars s’est forgé une solide carrière entre ses nombreux classiques pour la rue et ses innombrables tubes pour le grand public.
Parce que oui, perso, je fais la différence entre ses tubes et ses classiques. C’est pas pareil. Je jette pas la pierre à Rohff, hein. Il a fait ce qu’il fallait pour se faire connaître et lui ouvrir les portes des radios à une époque où y’avait pas vraiment de rap aussi rentre-dedans en rotation sur les grandes ondes.
Mais des singles soûlants comme « 5.9.1. » ou « Qui est l’exemple » ce sont des tubes. Des tubes ! pas des classiques ! Parce qu’il en a des classiques. Seulement faut pas tout mélanger.
Et à l’époque, le 2e album de Rohff enfonce les portes des grosses radios, oui. Il vend énormément de singles, oui. Mais il n’a pas convaincu tout le monde pour autant. Pour les fans de la 1ère heure, ça passait difficilement, avec un arrière goût curieux. Mais R.O.H.2 F sait aussi faire ravaler leur venin à ses détracteurs à grand coup de freestyles racailleux.
Et c’est l’album de la Mafia K1 Fry La cerise sur le ghetto, où Housni de son prénom frôlera plus d’une fois l’état de grâce sur quasiment tous ses couplets, qui l’assiéra sur les plus hautes marches du podium. Là où il est toujours après tant d’années malgré tout.
On va pas retracer en détail les exploits du rappeur de Vitry au micro ou non. C’est pas que ce soit pas drôle, mais entre les embrouilles avec son ex-futur-ex-crew, les disques d’or, les menaces par vidéo et pelle interposées, son incarcération, ses aventures aux sports d’hiver, sa maladie génétique extrêmement rare qui l’empêche de prononcer le nom « Booba », ses déboires privés ou même ses aller-retour chez le dentiste… Y en a trop… Beaucoup trop…
Tout devient un événement avec Rohff, qu’il aille en vacances avec Benzema ou qu’il soit en photo en short à Miami, tout le monde lui demande toujours des comptes, on sait pas trop pourquoi… laissez cet homme se reposer aussi un peu de temps en temps.
Au final, Rohff est sûrement bien plus aimé et apprécié qu’il semble le croire. Parce que ces dernières années ne lui auront définitivement pas fait que des cadeaux. Ni à sa carrière d’ailleurs, mais il revient toujours. Malgré les flops répétitifs de single avorté comme « Salamoualikoum« , « Animal » ou encore « Rends les fous » il est toujours l’un des rappeurs les plus attendus.
Malgré les ventes en dessous de ses résultats habituels pour son dernier album et la suite de ses projets qui tarde à venir.
Malgré le nombre de contradictions évidentes qui émaillent ses morceaux et ses apparitions publiques révélant un très mauvais caractère parfois proche de la mauvaise foi.
Oui, malgré tout ça, on l’aime bien Rohff.
Et on est parfois un peu triste de voir que son succès, mérité, ne le rend pas heureux. Parce que Rohff de bonne humeur, c’est un type marrant et tout.

Et pour finir là dessus, on voit bien que les 2 laisseront une trace de leur passage dans la musique, d’une manière ou d’une autre. Ainsi que le fait que la Mafia K1 Fry est indissociable de leur histoire.
Et s’il te faut une preuve je dirai juste que pour Rohff « La cerise sur le ghetto » était une confirmation et pour Dry une révélation.
Sans cet album, tout aurait pu être différent pour eux.
La Mafia K1 Fry, ce collectif qui a su résister à l’érosion et à de nombreux drames.
Une pièce maitresse du rap dans le 94, mais aussi de toute la frince.

Mais après, je sais pas trop si c’est vraiment Rohff qui donnait sa force à la Mafia, si c’est la Mafia qui donnait la force à Rohff, si en scred Renaud a écrit le meilleur texte du Padre du rap game, si c’est un peu des 2 ou si la réponse est Obiwan Kenobi.

A venir : qu’est devenu AKH sans sa moustache ?

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