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la phrase débile de la semaine 3

again & again.

« il est toujours utile de garder des marseillais dans ses contacts, cette espèce est véritablement fascinante. mais le fait qu’ils puissent un jour se développer et devenir comme nous m’effraie. imagine, des marseillais qui sauraient parler, penser, et qui envahiraient le reste du monde : la planète des marseillais » et le pire c’est que c’est un normand qui dit ça. on aura tout vu.

on va pas se mythonner, vous avez tenté pour la 3e fois d’écouter l’album de shurik’n « tous m’appellent chou » et ça vous a pas réussi, alors vous vous êtes rappelé cette phase étrange de cette rappeuse, là, c’est quoi son nom déjà, la meuf d’Aix en Provence…

« Si j’avais des couilles, je les porterais dans une brouette »
Ladea (je sais plus le nom du morceau, celui qui trouve il gagne une boîte de mousse de canard au porto, ou alors il a qu’à prendre ses mixtapes gratos sur son site)

il est à noter que bien qu’elle bafouille dans son couplet, dès qu’elle lâche cette phase, elle remporte totalement l’adhésion de ses collègues, en particulier Abis que ça fait bien marrer. Et ça, c’est la plus belle des récompenses.

le bon point c’est que si des rappeurs se sont déjà imaginés en femmes (ce n’est pas sale), aucun n’est allé jusque là dans le cracra, et pourtant y’en a eu des gratinés : si j’étais une feumeu, je serais une salope matérialiste (Booba), j’aurais pas de eins et j’aurais de la moustache (Seth Gueko, qui avait aussi dit qu’il portait ses couilles avec une brouette dans Bad Cowboy, coïncidence ? JE NE PENSE PAS). C’est pas mal les gars mais Ladea elle a pas le temps pour ce genre de conneries, avec elle c’est droit au but comme le club dont on ne parlera pas. Et c’est bien le problème, du coup on ne sait pas si elle veut dire « si j’étais un homme j’aurais des grosses couilles » ou « si j’avais des couilles elles seraient énormes ». C’est pas la même chose. Du coup c’est pas clair du tout : dans la seconde option, Ladea sous-entend que si un jour, elle décidait, comme ça, de s’acheter, par exemple, des couilles de taureaux à la boucherie de son quartier, elle en prendrait des très très grosses, ce qui l’obligerait à les ramener chez elle dans une brouette. L’autre solution ce serait qu’elle achète non pas une paire de couilles, mais plein, une centaine, et du coup, pas le choix —> brouette. Ça se tient. Y’a sans doute deux ou trois ignares qui se demandent depuis tout à l’heure mais pourquoi acheter des couilles de taureaux dans une boucherie ? Ça j’en sais rien, la cuisine du sud de la Frince regorge de secrets que je tiens pas à connaître plus que ça. De toute façon la jeune rappeuse aime semer la confusion, puisqu’elle lançait aux plus sceptiques sur son remix de Bafana bafana : « Je fais pas de la zic de bonhomme, je rappe comme un bonhomme ». Mystère et suspens comme dirait son pote Luciano.

Le contresens à ne pas faire : penser que « la brouette » fait référence à la position de baise du même nom, aussi appelée « Union du loup » (on en apprend des choses ce soir, ça moi je pensais que c’était le cri de ralliement de superhéros de manga à la base). En effet dans ce cas de figure, celui qui a des couilles doit tenir sa partenaire par le bas des jambes, OR il ne peut pas à la fois porter ses couilles ET porter sa partenaire, ou alors c’est plus la brouette. Faut être logique 2 secondes.

l’idée bonus : transformer la phase en utilisant le supa dupa flow.
Interlude éducative : le supa dupa flow est une technique consistant à faire une comparaison où seul un petit silence va séparer les éléments comparés, exemple : I fill her up… Balloons ! (Ludacris, My chick bad). Ça permet des associations d’idées surprenantes mais en gros en français suffit d’enlever « comme » et le tour est joué, alors ça donnera des trucs du style : « tu deviens insupportable… Justin Bieber » (Guizmo, Banlieue dégueulasse).
Certains peuvent penser que c’est La Fouine ou peut-être les mecs de Rap Contenders qui ont ramené ça, mais ils l’ont probablement repris à Drake, qui l’a lui-même repris à Big Sean, qui l’avait pompé sur Ludacris, qui a été obligé de calmer tous ces gens dans un son parce que ça va bien les conneries maintenant. Ou un truc comme ça.
Alors, quel supa dupa flow conviendrait à cette rime ? C’est évidemment « Si j’avais des couilles, je les porterais dans une brouette… Gilles GrosPaquet ! »
et si tu connais pas Gilles GrosPaquet, tu vas très vite comprendre le rapprochement.

Merci de votre attention, et à la semaine prochaine.

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Booscata’4 : les recalés

Demi-portion – les gars, y’a un type chelou qui vient d’arriver
Mister You – booska’taga !
BKP – mais c’est pas vrai…
Mister You – je viens vous filer mon son pour la booska’tape
BKP – comme c’est gentil. Seulement voilà, tu n’es PAS dessus. Ça sert à rien de revenir tous les jours putain.
Mister You – mais… je suis jeune… j’ai du buzz, alors pourquoi pas ?
BKP – ah mais oui, tu as du buzz, du succès, et tout. Mais tout le monde te déteste maintenant que ton album est sorti et a cartonné. Fallait rester en cavale et faire des mixtapes.
Fababy – Et pas s’afficher avec Colonel Reyel
Sultan –  ni se faire défoncer par deux meufs chez Laurent Ruquier
Abis – désolé frérot, avant t’étais cool, mais là c’est plus possible.
Mister You – et merde… j’ai plus qu’à racketter les 5 types devant le studio.
BKP – voilà. Attends ! 5 mecs, tu dis ? Mais alors ça ne peut être que…


1995 – salut les gens !
BKP – qu’est-ce que vous branlez ici ?
Nekfeu – on vient vous filer le titre pour votre tape comme on avait dit.
Sofiane – comment il a trop de cheveux lui
Abis – c’est vrai que niveau dégaines vous êtes durs, surtout tina arena et keufmachin
Alpha Wann – areno jaz et nekfeu ?
Abis – si tu veux
BKP – mais vous avez pas eu mon mail ? On a plus besoin de vous maintenant. On a la Sexion d’assaut.
Sneazzy – c’est de la triche, ils sont déjà triple platine eux, comment vous pouvez les mettre dans un truc censé présenter des gens qui ont pas encore bien percé ?
H magnum – c’est simple, techniquement c’est mon titre, et eux sont en feat. Malin, non ?
Alpha Wann – mais nous on pourrait vous apporter une autre couleur sur votre mixtape. Surtout que le public de la Sexion c’est des collégiens
H magnum – en même temps quand on voit la gueule du vôtre c’est pas glorieux non plus.
BKP – voilà, techniquement, vous êtes des rappeurs très corrects. C’est pas vraiment vous le problème, c’est plus vos fans
Nekfeu – bah ils ont quoi nos fans ?
Scylla – disons que ça fait toujours bizarre de voir des gens qui ont la moitié de ton âge et qui écoute du rap depuis une semaine t’expliquer que vous êtes les seuls qui ramènent le « vrai hiphop »
Abis – et ça donne envie de leur sauter sur les couilles à pieds joints
Alpha Wann – mais attendez, ça on y peut rien nous. vous devriez le savoir, tonton marcel
BKP – plus jamais tu m’appelles comme ça. JAMAIS. et si, quand même. Vous appelez votre EP « la source », vous posez que sur des instrus ambiance à l’ancienne…
Fonky Flav – ça c’est parce qu’on y est accrocs. Mais depuis un mois, on essaie de se sevrer, on met des patch.
Sneazzy – en plus on fait des efforts, regardez, moi j’ai posé avec la fouine sur une instru dirty
Fababy – c’est marrant, parce que sur un son avant tu disais « fuck le dirty » du coup tu passes un peu pour un con.

Nekfeu – et notre remix de The Motto ? Ah ! Vous voyez qu’on tente des trucs !
BKP – tu dois parler de ce truc où vous pompez littéralement les placements de Drake, Lil Wayne et Tyga sur plus de 3 minutes.
Alpha Wann – ouais non mais bon, nous
BKP – bah ? Tu finis pas ta phrase
Alpha Wann – j’ai oublié mon texte, ça m’arrive souvent
Sultan – en plus pendant tout le clip on voit Sneazzy tiser du champomy
Sneazzy – mais c’était pour le fun, ça
Sultan – je te rassure, on a tous beaucoup ri en te voyant.
Areno Jaz – vous pouvez quand même reconnaître qu’on ranime la flamme de l’esprit hiphop alors qu’elle s’était éteinte depuis longtemps
Amy – vous en avez pas marre de parler tout le temps du hiphop comme si c’était votre daron ?
Niro – surtout que l’esprit hiphop c’est comme le père Noël. Ça fait rêver mais à partir d’un certain âge faut passer à autre chose les mecs.
Fonky Flav – comme quoi ?
Leck – comme les meufs par exemple
Sneazzy – moi je peux pas, je me préserve pour le mariage, je l’ai dit plusieurs fois sur twitter
BKP – et les autres, c’est quoi votre excuse ?
Nekfeu – ah non, mais nous on a des meufs
Areno Jaz – plein !
BKP – bien sûr, bien sûr. Ça ne change rien au fait que vous ne pouvez pas être sur la booska’tape
Alpha Wann – et vous les autres, ça vous dirait pas de nous défendre un peu non ?
Ladea – on aimerait bien mais on voit pas bien qui vous êtes exactement
Nekfeu – vous voulez dire qu’aucun d’entre vous n’a saigné nos sons ?
Sofiane – Est-ce que j’ai la gueule d’un connard qui a grandi dans les Pyrénées ?

Kertra – excusez-moi. Je me permets d’intervenir ici parce que j’ai l’impression qu’on s’fout un peu de ma gueule.
Abis – oh !
Leck – Kertra !
Sneazzy – qui ça ?
Sadek – c’est normal que ça te dise rien, c’est le père spirituel de tous les rebeux hardcore dans le rap.
Sneazzy – je suis marocain
Sadek – haha ! T’es con.
BKP – mais qu’est-ce que tu fous là ? Parce que si c’est pour qu’on fasse la promo du prochain Express D, faut d’abord passer par la régie pub.
Kertra – la quoi ? De toute façon moi je suis là pour Sofiane
Sofiane – ah ?
Kertra – ouais. Ta rime là. Sur les connards des Pyrénées. Pourquoi tu dis ça ?
Sofiane – bah j’en sais rien, j’ai pas réfléchi 10 ans non plus, c’est une phase marrante alors j’ai pris un nom de région qui rimait et c’est tout.
Kertra – parce que moi je suis né à Pau, donc dans les Pyrénées.
Sofiane – mais non, t’es de Mantes, comme ton groupe
Still Fresh – tout le monde sait ça
Kertra – non, je suis né à Pau, et j’ai bougé dans le 78 quand j’avais 1 an. Regardez ma carte
(silence choqué de toute la salle)
Kertra – je vois pas ce qu’il y a de si incroyable
Spri Noir – bah t’es un provincial ! Comme Niro !
MOH –  et comme moi !
Abis – non, comme Niro seulement, faut pas abuser non plus.
Niro – vous voyez qu’on peut venir de province et être plus hardcore que les parisiens maintenant. On les entend moins vos grandes gueules là.
Kertra – en tout cas Sofiane, faut bien réfléchir quand tu dis des trucs comme ça. Moi quand je dis du mal des gens, je le pense vraiment. Quand je dis « celui qui dit qu’on vient de Paris je m’occupe de lui et de sa reumé » faut savoir que je me visualise en train de défoncer la vieille mère de cette personne. Toujours focus !
Sofiane – ok
Kertra – quand t’insultes des gens comme ça, n’oublie jamais l’homme. Allez salut les ptits gars.

Sneazzy – Les mecs vous allez pas le croire mais j’ai l’impression que mes couilles sont plus grosses !
Guizmo – mets ton froc à l’endroit, ça passera
Sneazzy – ah ouais ? Bah t’es viré mon pote !
Guizmo – hein ?
Alpha Wann – ça allait finir par se voir que t’étais pas des beaux quartiers, que t’étais pas un vrai. le real hiphop c’est fait par des petits bourgeois pour des petits bourgeois.
Sneazzy – surtout que Guizmo n’a jamais fait partie de 1995, mais juste de L’Entourage, même s’il était proche du S-crew
Ladea – dites, c’est une manie chez vous, les noms de groupes qui puent la merde ?
Nekfeu – …et nous nous sommes réunis à la pleine lune, nous avons invoqué l’esprit ancestral du hiphop et il nous a dit que Guizmo devait être exclu.
Fonky Flav – Guizmo, vous êtes le maillon faible
Alpha Wann – tu vas nous rendre ton insigne et ton mic.
Guizmo – sérieux ?
Nekfeu – Oui. On a voté à l’unanimité et de toute façon on a déjà fait un communiqué qu’on a diffusé massivement sur le net
Guizmo – ah. Bon bah dans ce cas, pas de souci. Du coup moi je vais devoir envoyer un clash dans vos mères.
Alpha Wann – Hein ? Mais c’est pas du jeu, ça ! Chez nous on ne se clash que par communiqué
Sneazzy – et on dit « big up à nos souteneurs » à la fin.
Guizmo – peut-être que comme ça vous allez arrêter de confondre communiqué et protège-slip. De toute façon vous deviez vous y attendre, j’ai même fait une vidéo où j’explique à quel point faut pas m’emmerder
Leck – elle est bizarre cette vidéo d’ailleurs
Guizmo – comment ça ?
Leck – bah t’es torse nu, t’as des nanas avec toi, de la tise et du shit, et une caméra. A priori y’avait plein de trucs sympas à faire. Mais non.
Guizmo – ah mais moi c’est juste qu’à un moment je me suis dit « hé, faut que mes détracteurs voient ça ! » alors je sors la caméra, bon les meufs étaient contentes, jusqu’à ce qu’elles comprennent que non, car moi j’ai le sens des priorités. Si je sors la cam’ c’est principalement pour insulter tous ces clampins qui me chient dans les bottes. Je vous baise !
Demi-portion – ah ouais, quand même…
Guizmo – en plus j’ai été très patient, j’ai même rien dit pour cette vidéo étrange, malsaine et dérangeante où Sneazzy se met à caresser la main d’Areno Jaz en pleine interview
Sneazz – je croyais qu’il voulait me passer le micro ! Vous faites chier à la fin !
Abis – ah, c’est donc pour ça que Jeez a des trucs si étranges autour de la bouche
Guizmo – ouais, tu comprendrais si tu voyais les couilles de Sneazzy.
MOH – j’aimerais bien voir ça
les autres – …
Guizmo – alors achète un microscope
Areno Jaz – gnagnagna ! Ça suffit, on vous emmerde et on rentre à notre maison.
Amy – mais tu vas être bien embêté pour tes textes, non ? Vu que t’arrêtais pas de balancer l’entourage par ci, ou carrément des cassded avec les noms des mc’s à tout bout de champ
Guizmo – c’est pas grave, je remplacerai des mots. Par exemple, dans « Normal », j’aurais qu’à dire «tu connais les bails, du rhum et des tasses, et Nekfeu a p’têtre niqué SA frangine »
Nekfeu – ah bah bravo, c’est fin.
Guizmo – la taille de ton sexe ne regarde que toi.

Nakk – salut, je viens faire mes emplettes pour mon prochain son, je cherche des petits jeunes qui n’en veulent. Pour un morceau qui s’appelle les 4 fantastiques. Hmm… je prends Niro, Sofiane et j’ai déjà Kevin Ramos.
Leck – cool, on pose quand ?
Nakk – hein ? Mais non, j’ai juste invité Niro, Sofiane et Zekwe Ramos. D’ailleurs tu vois bien : on est 4 au total, d’où le titre les 4 fantastiques
Sofiane – les 4 fantastiks c’est un groupe de blanc-mesnil
Nakk – c’est surtout des héros de comics
Leck – bah alors vous avez qu’à changer le titre et l’appeler les 5 fantastiques
Niro – c’est complètement con comme idée
Leck – trop tard ! J’ai déjà posé.
Nakk – déjà ?! Mais comment c’est humainement possible ?
BKP – personne ne sait comment il fait ça. Comment tu crois qu’il a eu 2 titres au lieu d’un seul sur la booska’tape ?
Nakk – ah ouais, vu comme ça…

Et, sur le chemin du retour vers le futur du passé du hiphop :

Sneazzy – hé les mecs, je me demandais… ce que j’ai fait avec ma main dans la vidéo là
Nekfeu – ouais ?
Sneazzy – C’est peut-être ça ce que les gens appellent « devenir un homme »
Nekfeu – heu… je sais pas, là
Sneazzy – Tu penses que je devrais m’acheter un test de grossesse ?
Nekfeu – Je pense que tu devrais d’abord faire un communiqué, c’est plus sûr.

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Booscata’ 3

Retour à Paris, et derniers conseils pour la promo

BKP – bon, maintenant que vous êtes tous là et que vous avez posé on va pouvoir bosser la promo, et notamment comment mettre en avant chacun, avec un style différent à chaque fois.
Ladea – perso je suis une lyriciste de haut niveau. La preuve, j’ai fait une apparition dans un clip de Nakk
BKP – ça ne veut rien dire, Sofiane aussi était dans ce clip
Sofiane – hé !
Ladea – ah oui tu marques un point
Demi-portion – moi ce serait plutôt rap à l’ancienne
Leck – moi j’ai une crête
BKP – …
MOH – moi c’est plus, au niveau du style, un peu…
BKP – et n’oubliez pas, donnez le meilleur de vous-mêmes, comme dans une compet’
Niro – vous voulez qu’on se tape ?
BKP – Hein ? Mais non. Je veux une compétition saine et positive entre vous
Guizmo – Ah, je vois. Vous voulez qu’on se clashe
BKP – non plus. Faut juste que tout le monde soit au top. Comme à la belle époque des grands freestyles, les time bomb, etc.
Sultan – c’est gentil de nous comparer à time bomb
BKP – personne n’a dit ça. Il va vous falloir des gimmicks qui accrochent l’auditeur aussi, histoire de pas se retrouver comme des cons entre deux couplets avec des moments de silence, ça fait pas pro
Guizmo – ça y’a pas de problème, on en a tous un
BKP – comme quoi par exemple ?
Ladea – Qui veut-qui veut !
BKP – Je ne comprends pas. Qui veut quoi ?
Ladea – Non mais c’est tout. Si c’était une question complète ça marcherait pas
BKP – ça marche déjà moyen. les autres c’est quoi ?
Fababy – baby! Baby !
Sadek – N-n-n-n-n-n-n-ium !
Leck -Yougo !
Sofiane – I need m…
BKP – te fatigue pas va, je crois que j’imagine la suite. Bon on va oublier les gimmicks pour le moment.
Leck – attends moi j’en ai un deuxième
BKP – et c’est ?
Leck -Youguette !
BKP – pardon ?
Leck – Parce que yougo, youguette !
les autres – …
Leck – c’est le féminin, quoi
les autres – …
Leck – et… heu… oui, non continuez, désolé.


Guizmo – Villeneuve-la-Garenne ! Les immeubles, la galère !
BKP – ça par contre c’est une rime, pas un gimmick
Guizmo – ça m’empêchera pas de le dire tout le temps !
BKP – si tu veux, si tu veux. Mais vous en avez pas des plus simples ? Qui rentrent dans la tête des gens ? Comme le tchtch de Lino ?
Lino – je pense que vous vous méprenez sur la fonction d’un gimmick, les jeunes.
Still Fresh – ah ! Y’a un fantôme dans le studio !
Spri noir – non, lui c’est Lino
Still Fresh – y’a le fantôme de Lino !
Spri noir – Laisse tomber.
BKP – mais qu’est-ce que tu fous là ?
Lino – je dormais dans le studio, dans la pièce à côté, et j’ai entendu votre concours de qui a le pire gimmick
Demi-portion – tu dormais au studio ? Tu prépares ton nouveau solo en bossant non-stop dis donc
Lino – non, c’est juste qu’hier soir j’étais bourré et j’ai perdu mes clés.
Demi-portion – forcément.
Lino – et je trouve que vous vous forcez trop pour vos gimmicks. Vous savez pourquoi je dis « tchtch » à la base ?
MOH – Pour faire genre « chut, chut, je vais parler » ?
Lino – toi tu dois être l’intello du groupe. J’ai trouvé ce gimmick juste pour pas imiter les cainris et dire « yo » toutes les 4 mesures. Et c’est tout. Vous devriez arrêter de vous prendre la tête et juste être naturels.
Leck – merci pour vos conseils monsieur… qui que vous soyez.
Lino – c’est ça. À la revoyure les jeunes.
Amy – So-so, pourquoi tu lui a pas dit que c’est ton rappeur préféré ?
Sofiane – mais tais-toi, merde ! Il pourrait encore t’entendre.
Amy – bah quoi ?
Sofiane – bah on est des rappeurs français. Ça ne se dit pas ce genre de choses, c’est obscène. Quand on apprécie un autre rappeur, on se contente de hocher la tete tout au fond de la salle dans ses concerts, discrètement. Et tu m’appelles plus jamais so-so, y’a que moi qui fais ça, et seulement sur mes morceaux.
Sultan – moi je vais faire un truc bonne ambiance, de toute façon c’était déjà le cas avec « Ce soir je ken »
Sadek – et des cainris ont répondu à ton clash
Sultan – mais c’était pas du tout un clash
Sadek – ça les empêche pas d’avoir répondu
Sultan – répondu à quoi ?
Fababy – t’as fait un son où tu dis que tu vas peut-être niquer, eux ils ont fait un son où ils disent qu’ils ont niqué, et y’a jessica alba et d’autres en guest. Et c’est pas des rappeurs, c’est des comiques
Sultan – j’me suis fait keeeeeeeeeeeeeen !

Niro, Unité 2 feu, RCP, Tige la rafale, Sidi Sid – Bandes de putains remix (ça n’a rien à voir avec le reste mais on aime bien ce son)

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Booscata’ 2

Demi-portion – salut
BKP – bonj… attends deux secondes. C’est quoi cet accent ? T’es sûr que tu fais partie des parisiens ?
Demi-portion – à la base je suis de Sète, mais je suis sur Paris en ce moment, je taffe avec Yonea.
Leck – c’est marrant, il vient de Sète, et il taffe avec Yonea.
Demi-portion – je vois pas bien ce qu’il y a de drôle
Leck – bah Sète, Sète… Gueko ! Avec Yonea, tout ça.
(silence consterné de toute la pièce)
Demi-portion – vous êtes tous comme ça en Île-de-France ?
BKP – non, rassure-toi. Où j’en étais ? Ah oui. Le truc c’est qu’il faut, en plus du reste, arriver à satisfaire un max de labels. Par exemple nous on aurait adoré avoir la Sexion, mais ça sert à rien, ils ont fait triple platine. Alors du coup on a pris H magnum, histoire de toujours avoir du Wati B
H magnum – vous m’avez aussi pris pour mon talent, non ?
BKP – Ton ?
H magnum – TALENT
BKP – je ne vois pas bien de quoi tu parles. Quant à Amy elle est là pour Foolek
Fababy – mais vous en avez pas besoin, vous filmez rohff souvent quand même
BKP – oui mais là c’est un problème au niveau de la base de données
Abis – la base de données ? C’est quel quartier ça ?
BKP – Non, c’est un truc du site. À chaque vidéo de rohff, y’a une avalanche d’attardés qui font 10 000 commentaires, une partie pour dire que c’est un enculé, une autre pour dire que c’est le meilleur, jusqu’à ce qu’un petit génie fasse une comparaison foireuse avec booba, et là c’est la porte ouverte à tout un troupeau de cinglés qui s’insultent pendant des jours. Ça prend trop de place ces conneries. Alors qu’avec Amy, c’est plus simple, étant donné que tout le monde s’en fout. Ne le prends pas mal surtout.
Amy – ça va, je suis une rappeuse, j’ai l’habitude*
Sofiane – c’est pas pour faire chier mais pourquoi y’a personne du label de Booba ?
BKP – parce qu’il n’y a personne sur le label de Booba, einstein. Il est le seul artiste. Bon, je vous laisse, je dois recruter les provinciaux.


Et évidemment il fait la connerie de laisser tout ce beau monde seul. Parce que les rappeurs, c’est comme les auvergnats, quand y’en a un, ça va, c’est quand y’en a plusieurs que les problèmes commencent (dédicace à brice de pute, un mec qui n’en est plus à une connerie près, en plus d’être roux)
Sofiane – moi je serai dans le registre arabe vénèr, comme si j’étais le nouveau Demon One un peu
Fababy – c’est pour ça que tu vas plus chez le dentiste ?
Sofiane – En attendant j’ai pas un alien qui essaie de sortir de mon crâne. Le prends pas mal, Niro
Niro – ça va, j’ai l’habitude
Still Fresh – et toi, gros ?
Sadek – m’appelle pas gros, petit
Still Fresh – je suis pas ton petit, bouboule
Sadek – ça suffit les attaques sur le physique ! C’est dégueulasse !
Spri noir – Non mais il disait gros comme une façon de parler
Sultan – c’est pas comme s’il t’avait dit que t’es le Tekilatex du 93
Fababy – ou qu’entre ce que tu transpires et ce que tu postillonnes à chaque freestyle, on tient la solution de la sécheresse en Afrique
Sadek – ouais, ouais. En attendant comme disait un grand rappeur français «le rap c’est le seul genre musical ou on en a rien à foutre de ta gueule : Biggie pesait plus de 100kg, il était laid comme pas possible, mais il tuait, donc on s’en foutait »
Niro – C’est pas con du tout, ça, c’est de qui ?
Sadek – Casey
Demi-portion – forcément

———A Marseille (ça va très vite, on a qu’à dire que BKP voyage en booska’tapulte)——–

Ladea – pourquoi je suis la seule à qui vous avez demandé une photo, une pièce d’identité et un prélèvement sanguin ?
BKP – parce que t’es une rappeuse consciente du Sud
Ladea – et alors ?
BKP – et alors on devait, avant toute chose, s’assurer que t’étais pas Keny Arkana.
Ladea – et pourquoi vous invitez pas mon pote Luciano ? Il est pas assez mis en avant et c’est un tueur.
BKP – oui mais non. Le principe c’est de faire croquer des petits, des tous jeunes
RedK – ahem !
BKP – … ou des quasi-trentenaires qui n’ont jamais percé, c’est vrai. Vous êtes qui, vous quatre ?
Les 4 – on est Révolution Urbaine !
BKP – Attendez, c’est le nom de votre groupe ? Ça sonne comme une association ou un parti politique de hippies. Et c’est quoi vos blases à chacun sinon ?
Makiavel – Zino, La Meche, lui c’est Briganter et moi c’est Makiavel
BKP – …
les autres – …
BKP – vous vous foutez d’ma gueule ? C’est quoi ces noms de merde ? On dirait des méchants de dessin animé japonais à chier
Makiavel – en fait, Makiavel vient de Machiavel, qui était…
BKP – JE SAIS QUI C’EST. C’est justement le problème. Mais passons, de toute façon vous êtes des rappeurs marseillais, c’est pas comme si vous étiez réputés pour vos blases de génie non plus. Par contre, vous pourrez pas tous monter sur Paris pour la promo à Sky.
Briganter – Oh ? Vous pouvez pas tous nous payer de billets de train ?
BKP – Pour faire court : non. Pour faire moins court : on ne paiera les billets de personne. C’est juste que vous allez pas tous venir.
Zino – Comment vous allez choisir qui vient ou pas ?
BKP – C’est très simple, tu vas voir. Ladea et MOH ! Vous venez. Les autres, vous restez sur place.
Les autres – Pourquoi ?
BKP – Ladea c’est le quota fille. Et MOH c’est… mmh… y’a pas trop de raison en fait, mais on allait pas prendre un groupe. Désolé.
RedK – comme par hasard
BKP – en même temps, vous êtes des rappeurs du sud de la France. Pour vous donner une proportion, vos chances dans le rap game sont les mêmes que celles d’un noir dans un film d’horreur des années 90.

*il est à noter que l’auteur de cet article n’a même pas pris la peine d’expliquer quand ni comment Amy se retrouve dans cette scène alors qu’elle n’était pas là avant, mais aucun lecteur ne l’a remarqué, c’est dire à quel point tout le monde s’en fout

Aretha Franklin – Respect

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Interview B-La (2/3)

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ? comment ça se fait qu’y avait plus Ol Kainry, plus personne ? juste Alexi kantrall (le Roumain) et Balastik Dogg.

B La -Et Sahar, la chanteuse. Je voulais pas de featuring sur mon album. Et avec le Roumain à la base, on devait pas taffer un album. On devait faire un 4 titres. Juste sortir 4 titres, comme ça. Sauf que ça a super bien fonctionné en studio ; on a travaillé, genre, à la cainri. Je chantais a capella et il faisait du son par dessus. Ça c’était un kif ! Je sais que c’est un peu pour ça aussi que j’ai perdu le goût d’enregistrer sur un son en studio. C’est différend, un truc de fou. Tu ressens vraiment de la création artistique. Alors que quand t’envoies un beat et t’enregistres juste… c’est moins intéressant. Enfin, moi, je kiffe moins.

Teo -Ça dépend pas du type de morceau aussi ?

B La -Ouais, bien sûr ! C’est sûr que c’est plus « rap » de rapper sur un beat et de kicker ! Seulement, kicker c’est bien mais j’avais envie de faire autre chose. Donc la collab avec le Roumain, c’était parfait à ce moment là. On a travaillé sur 4 titres puis on en a fait 5, 6, 7. On est allé jusqu’à 14 et on s’est dit : « Pourquoi pas ? » Balastik Dogg c’est un artiste que j’avais vraiment envie de mettre sur mon album parce que je kiffe comment il rappe.

Spleenter -Vous vous connaissiez pas avant ?

B La -On s’était croisés en studio. On s’était bien entendu et depuis on était restés en contact. Je l’ai appelé il était super opé.

Spleenter -Et tu l’as forcé à faire un morceau conscient, et triste en plus. Parce que je me rappelle que j’espérais vraiment. J’avais vu une interview où tu disais que t’avais pris Balastik Dogg parce que c’est le boss des roulements en france.

B La -Non, j’ai rien forcé du tout. Balastik, tu ressens beaucoup beaucoup l’influence Bone Thugs. Ça ressort vraiment beaucoup. Il a fait le refrain en premier et du coup on a fait le reste du morceau surtout en fonction du refrain.

Spleenter -Donc c’est lui le responsable  en fait ?

B La -Non. Il avait l’air pour le refrain et les paroles c’est beaucoup Diomay qui nous a aidé. Y’avait Diomay ce jour là…

Spleenter – Ah d’accord. Comme quoi, ce mec a fait beaucoup de mal au rap français.

(Et maintenant, Teobaldo va chier gratuitement sur Diomay, parce qu’il aime bien faire ça)

Teo – tu t’es fais connaitre sur un morceau comme « Je peux dead« , puis des sons comme « quand je passe au hardcore » mais sur l’album y a que 2 sons comme ça, La Colombienne et Money over boys.

Spleenter -C’était plus tristounet.

B La – Ouais. C’est parce que jusqu’à l’album, j’avais fait que des morceaux type « Je peux dead », que des morceaux tu kickes, c’est que de l’égotrip. J’avais envie, aussi, de montrer l’autre côté de B La. Quand je faisais du rap, je le faisais pas que pour kicker ou que pour dire des conneries.

Spleenter -Mais c’est marrant aussi.

B La -Après, chacun aime ou aime pas. Y en a qui me préfèrent sur Je peux dead. Y en a qui disent que je suis une pute et qui me préfèrent sur Pourquoi tu pleures.

Spleenter -Et y en a même qui disent que t’es une pute mais qui te préfèrent sur Je peux dead.

Teo – Dans le rap français, des rappeuses, y en a pas des masses qui étaient vraiment intéressantes et qui ont réussi à sortir des projets aboutis. Sur l’album « Pourquoi tu pleures » d’un coup, t’avais ce côté pleurnichard que t’avais évité sur tes morceaux d’avant.

B La -En même temps, dans l’album y a 14 morceaux. C’est vrai que pour la plupart, ils sont plutôt triste, un peu conscient. Par exemple, j’ai fait exprès de me retrouver dans plusieurs cas de figure concernant l’amour. Parce que comme je te disais, moi je suis une meuf, je suis une poufiasse qui a un coeur tendre, tu vois ? Donc c’est quelque chose que je pouvais pas retirer de moi même. Au bout d’un moment, forcément, quand j’écris, tu ressens la meuf que je suis à l’intérieur. Je suis pas que la meuf « akakakak » qui kicke, etc… J’ai aussi envie de dire d’autres trucs. Moi, ça m’a fait du bien de m’extirper de tout ça. J’ai voulu parler en tant que femme blessée, en tant que maitresse, en tant que la personne qui trompe son mec, en tant que la personne qui se fait tromper. Tu vois ? C’est toujours concernant l’amour mais j’ai trouvé ça intéressant d’être un peu l’ange et le démon dans le même album. Donc j’ai sorti ça sur les morceaux et puis y a quand même 1 ou 2 morceaux qui sont plus militants, un autre morceau Money over boys qui est plus club et egotrip. Après, la majorité de l’album c’est des morceaux où je me suis pris la tête. Par exemple, un morceau que j’aime bien textuellement parlant c’est « Ma prière. » C’est un concept que j’ai vraiment bossé.

Teo -Tu penses que quand t’as un vrai texte à défendre, c’est mieux d’amener quelque chose de plus doux, plus calme que des roulements ou des gros sons ?

B La -Moi, personnellement, de toutes les années où j’ai rappé, j’ai jamais réussi à vraiment allier texte travaillé et flow travaillé. Franchement, j’ai jamais réussi à le faire. C’est super chaud d’écrire un texte où tu vas te prendre la tête sur les rimes, la façon de les faire, expliquer la chose comme tu le veux vraiment etc… et en même temps faire des roulements sur le beat, faire des mélodies pour que ça aille. Franchement c’est super chaud et la vérité c’est qu’en France je connais personne qui a réussi à le faire.

(Après un aparté sur qui qui fait des bons roulements en frince, on en revient à ce fameux public rap frinçais)

Teo -Quand le clip de Je peux dead est sorti, sur plein de forums t’avais des mecs qui disaient « Hé mais je la connais ! Elle est comme ci, elle est comme ça, blablabla… »

B La -Tout le monde me connaissait, ça c’était ouf…

Teo -Surtout qu’y a un mec, dans tous ses messages il disait qu’il venait du 19ème. Depuis le début il venait du 19ème et d’un coup « Je la connais, elle traine avec des gars du 91. »

Spleenter -Ah bah ouais, il a inversé les chiffres.

B La -le problème aussi, c’est que j’ai jamais été avec la même équipe. J’ai commencé, j’étais solo, ensuite j’ai été dans un label dans le 19ème ou dans le 18ème, je sais plus. Donc après j’ai fait la rencontre d’Ol Kainry, j’ai commencé avec lui.

Spleenter -D’ailleurs, tu l’as rencontré comment en fait ? À la base ?

B La -Non attends, d’abord j’ai… c’était… (là elle cherche, mais on comprend pas trop quoi)

Teo -Le premier truc c’était sur les Sales Blancs.

Spleenter -Avec Tige La Rafale aussi ! (Spleenter aime faire chier les gens en leur parlant de Tige La Rafale)

B La -Non. Je rappais déjà. À 15ans, j’ai été dans un label qui s’appelait DMG Records. Je suis resté 1 an ou 2 avec eux. Après ça j’ai rencontré les gars de Grigny qui m’ont appris tout ce qui était roulements. Keto, c’était mon prof de roulements. Mais vraiment genre entraînement « 1-2-3-4-5 » et tout. Là j’ai commencé à avoir des influences West Coast. Déjà, dans le label DMG, je commençais à avoir des influences cainris.

Spleenter -le label DMG ça a débouché sur quoi ?

B La -sur rien, en fait ! C’est juste que je bossais, j’avais un studio à disposition. Ça me permettait de faire mes maquettes, de m’entrainer un peu. Donc après j’ai bossé avec eux un peu, j’ai eu d’autres influences, encore. J’ai enregistré quelques morceaux, toujours dans le studio qu’il y avait. Et après, y a eu le taff que j’ai fait avec Freddy (Ol Kainry). D’ailleurs j’ai commencé à bosser un album avec Freddy qui est jamais sorti.

Spleenter -Mais les morceaux existent ? Ils sont où ?

B La -Dans mon PC, bien au chaud. Et ça en sortira jamais !

Spleenter -Est-ce que tu pourrais pas juste sortir 1 ou 2 sons, les meilleurs, et nous les donner ?

B La -Non mais attends, ça date. C’est des morceaux qui datent de 5ans, maintenant.

Spleenter -C’est pour ça que j’ai dit les meilleurs.

Teo -Et « Seule » c’était pour cet album là ou pas ? Et « C’est la merde dans le club » C’est 2 sons, je les ai, mais je sais pas d’où ils viennent.

B La -C’était des morceaux que j’avais mis sur myspace. C’était des maquettes, un peu, des morceaux que j’ai sorti comme ça. Et puis je les avais bien kiffé et je les avais foutu sur le net.

Spleenter -moi, je reviens sur le truc d’avant. Tu peux pas prendre le meilleur de ces sons, genre « c’est mon cadeau d’adieu. »

B La -Non. Y a pas de meilleur. Je pourrais pas te dire c’est lequel le meilleur, déjà. Et en plus, ils sont pas mixés. Je vais pas sortir un truc comme ça, ça n’a aucun sens.

Spleenter -Non, pas le sortir, juste nous le donner et on le met.

B La -Non mais je vais pas le sortir sur internet, personne va l’écouter.

Spleenter -Mais personne lit notre blog, non plus !

Teo -Sérieusement, quand t’étais dans le visuel, que tu taffais sur les clips des autres, ça te grattait pas ? Ça te chatouille pas « comment je ferais mon clip, moi ? »

B La -Franchement, à mort, bien sûr !

Teo -Bah alors ??!! (il gueule ça comme un savant fou : « she is alive !!« )

B La -En plus, moi je kiffe être devant la caméra. Être derrière, devant, franchement je kiffe.

Spleenter -Ce qui est bien, c’est qu’entre le moment où tu dis ça et au début quand tu disais « l’important c’est que le client soit satisfait« …

Teo – …On pourrait vraiment faire un montage d’enfoiré.

B La -Pour faire quel montage ? Pour faire quoi ?

Teo -Moi je comprends ce qu’il veut faire. « L’essentiel c’est que le client soit satisfait. Être devant… »

B La -« Être devant, derrière… » Ouais bon, ça va ! Vous allez bien vous éclater, ça va être chanmé.

Spleenter -Bon, on va parler de choses sérieuses maintenant. T’avais dit que t’étais fan, plus ou moins, de comics et de super héros ? parce qu’on avait fait un truc : et si les rappeurs frinçais étaient des personnages de comics.

B La -Alors je suis qui moi ? Je suis un zombie ? (sic)

Spleenter – …

Teo – non, t’es Poison Ivy.

B La -Putain, ouais ! Trop bien, je la kiffe.

Spleenter -Sérieux ?

B La -Mais je la surkiffe ! Mais j’ai fait une séance photo en Poison Ivy, en fait !

Spleenter -Je les avais pas. Du coup j’ai remis une photo de toi sur le canapé avec le petit chat. Et tout le monde a cliqué dessus, donc ça c’est quand même inquiétant.

B La -Tout le monde a cliqué dessus, c’est à dire ?

Spleenter – tu peux comptabiliser le nombre de clics, et un clic sur une photo ça sert à l’agrandir, donc voilà.

B La -Cette photo, elle a du succès faut dire.

Spleenter -Ouais, ouais, ouais, mais le chat ? Pourquoi le chat ?

B La -c’est mon chat. C’est mignon. C’est le truc mignon de la photo, on va dire. Mais pour en revenir à Poison Ivy, je suis fan. En fait, je suis fan de super héroïne, de type amazone. Et j’ai vraiment des références bien particulières à ce niveau là.

Spleenter -Comme Wonderwoman ? Ce genre de choses ?

B La -Non, pas du tout. Wonderwoman, je l’aime pas ! Mais par contre je sais pas si tu connais Red Sonja ?
(Spleenter fait une moue qui lui permet de ne pas dire « non »)
Bon d’accord…

Teo -Houlà ! Non, non, non ! Tu viens de lui sortir un nom de comics de je sais pas quoi là, qu’il ne connaît pas ! Et ça, moi, je veux que tout le monde le sache.

B La -Il m’a regardé genre « Salope ! »

Teo -Mais c’est ça ! Il était là genre « Je vais faire le mec qui connait pas, normal. » Mais dans sa tête il était là : « Putain c’est qui ? Mais merde ! »

Spleenter -Dégagez de chez moi !

B La -Il est véner.

Spleenter -Non, franchement je vois pas. Elle connait des gens connus ?

B La -Oui, elle est dans les première BD de Conan.

Spleenter -C’est la meuf de Conan ?

B La -Non, c’est pas sa meuf.

Spleenter -C’est la meuf de qui ?

B La -C’est la meuf de personne.

Spleenter -Bah c’est pour ça…

B La -C’est une guerrière amazone. Et d’ailleurs y a un film qui devait sortir l’année dernière, qu’est pas sorti. Mais même par rapport à Poison Ivy, ce que je kiffe c’est surtout leur histoire. Dans les comics, elles ont des putains d’histoire si tu regardes leur historique. Pourquoi elles deviennent comme ça, pourquoi la plupart de celles que je kiffe sont des méchantes. Mais tu lis leur histoire et tu vois que les mecs qui ont écrit ça sont trop forts. « Witchblade » aussi je kiffe.

Spleenter -Ouais, ça je connais.

B La -Bah Lara Croft, hein ?! C’est normal, j’ai pas eu de grande sœur donc…

Spleenter -Pour moi, Lara Croft, c’était surtout le jeu où je me prenais un mur dans la gueule toutes les 2 secondes.

B La -Ouais mais justement. C’est ça qu’est bon, putain ! Tomb Raider c’est toute mon enfance.

Teo -Moi je tombais dans un fossé. Je sauvegardais juste avant un fossé. Du coup, tu tombes. Tu reprends ta partie, tu retombes, etc.

B La – Du coup, faut que tu recommences après. Non mais Tomb Raider, niveau jeux vidéo. Voilà !

Teo -Quand on reçoit un de tes mails, y a marqué « Lara Croft ».

B La -Si vous avez l’occase vous regarderez l’historique de ces meufs là. De toute façon, tout ce qui est guerrière amazone, ce genre, je kiffe. La force de la femme !

Spleenter -Non. Ça a aucun rapport, ça… Tu vois ce que c’est « Kick Ass » ou pas du tout ?

B La -Bien sûr. Je suis fan. J’ai lu la BD.

Spleenter -OK. Enfin un rappeur intéressant.

B La -J’ai lu la BD juste avant d’aller voir le film, en fait. Et ça va, j’ai pas du tout été déçue par le film. Personnellement, j’ai kiffé. Je trouve que les acteurs déchirent.

Teo -T’aurais aimé être Hitgirl ? Que ton père soit un fou qui te tire dessus avec un gilet pare-balle ?

B La -Non mais je trouve qu’à chaque fois, les histoires, niveau BD, elles sont oufs ! À chaque fois ! C’est super original. Moi je me retrouve vachement ; métaphoriquement, attention. Je me dis pas « Je me vois dans la peau de Red Sonja en mini bikini en train de tuer des mecs par millions. » Mais ça, c’est une belle métaphore je trouve. Je trouve ça sympa et c’est pareil pour toutes les BDs. Je suis une grande fan de jeux video aussi, tout ce qui est zombie aussi j’aime bien. J’ai fait une photo, vous l’avez pas vu la photo zombie ? J’ai fait une séance photo où le mec m’a tout refait en zombie. Elle déchire, un peu, je la kiffe.

Spleenter -Bah faudra que tu nous la files.

B La -Tu la mettras avec l’interview.

Spleenter – Et donc le 2ème truc c’était les films d’horreurs.

B La -Ouais…
(silence)
Bah quoi les films d’horreur ?

Spleenter -Si t’as des références, des trucs.

B La -Non… Pas vraiment. J’aime bien les films d’horreur comique. Par exemple, un film que je kiffe c’est Shaun of the dead. Ça c’est MA référence de films d’horreur comique. C’est bien gore et c’est bien marrant. Et ça je kiffe.

Spleenter -Et Chucky ?

B La -Chucky, je vais kiffer parce que la poupée meuf déchire.

Spleenter -Ça c’est dans les tous derniers.

B La -Ouais, je sais mais bon, voilà.

(ensuite ça part sur Paranormal activity qui sera défini comme le film le plus pourri de ces dernières années)
B La -Comme quoi, c’est ce que je disais au début : faut juste avoir l’idée. Les mecs ont pris 1 000 € de matos et ils ont fait mais ils ont fait des millions d’€ parce qu’ils ont eu l’idée.

Spleenter -Mouais… Toi, en plus tu parles espagnol, tu vois Rec ?

B La -Ouais. Bah c’est la même chose !!…

Spleenter -C’est le même délire. Sauf que c’est bien.

B La -C’est quoi le premier film qui a été fait comme ça ?

Teo -Blair witch.

Spleenter -Mais c’est pourri en vrai.

B La -Ouais mais, y a eu l’idée. C’est comme ce film que j’ai trouvé pourri ! Pareil, filmé à la première personne, avec des extraterrestres qui tombent sur Terre. Comment il s’appelle ce film ?

Spleenter -Cloverfield ?

B La -Ouais, Cloverfield… S’te plait, quoi ?! T’attends… Je supporte pas les films d’horreur où tout le long du film, t’attends de voir les montres, ou les extraterrestres, ou les esprits et tu les vois pas ! Ça m’énerve !

Spleenter -C’est pour ça que Rec c’était bien : T’avais le côté caméra à l’épaule mais il se passait des trucs. Le gosse du plafond, qui tombe sur la caméra. Ça faisait peut-être 10 ans que j’avais pas sursauté dans une salle.

B La -C’est quoi, vous, le film d’horreur qui vous a fait peur ? Mais vraiment peur ?

Spleenter -Moi, c’est un téléfilm, c’est « Ça » le clown, à l’ancienne.

B La -Les 3 épisodes, qui durent 2 heures chacun ?

Spleenter -Ouais. Mais ça valait le coup.

B La -Et toi ? C’est quoi ?

(cette question s’adressait à Teobaldo, mais il ne répondra jamais. Il était déjà à moitié en train de somnoler et ne comprendra jamais qu’on puisse lui poser une telle question. Pour lui, mater un film d’horreur ça veut dire bedav, pillav, grailler et pioncer en attendant que la meuf avec qui il est ait super peur et là il peut se foutre de sa gueule. Sinon c’est quoi l’intérêt ? Regarder un film d’horreur sans meuf à côté de soi ? Jamais !)

B La -Moi, franchement, y en a un qui m’a fait flipper, et j’ai regardé plein de films d’horreur pourtant, mais y en a un, je sais pas pourquoi…

Spleenter – Titanic !

B La -C’est The ring, mais version jap.

Teo -Yes ! (donc là tu sais que Teo a serré grâce à ce film… ça n’a rien de rassurant)

B La -Vous l’avez vu, vous ?

Spleenter -Ouais, mais c’est récent.

Teo -« c’est récent », non. Ça commence à faire 4, 5ans.

(là, un nouveau débat sur ce qu’on peut qualifier de récent ou non. On nous fera remarquer qu’il faut prendre en compte dans l’équation le fait que B La est une « petite » puisqu’elle a près de 2 ans de moins que nous. Vraiment toute petite, donc. Microscopique)

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