Archives de Tag: poison ivy

scènes cultes x golmontages

parce qu’on est évidemment pas les seuls à faire des idioties, notamment sur youtube, petite sélection thématique de trucs que j’ai bien appréciés, et donc, fatalement, que vous aussi vous allez aimer, parce que c’est comme ça.

TRANSFORMATION

le mastercrétin en action

TRANSFORMATION

et mon préféré, the boss

TRANSFORMATION

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Interview B-La (3/3)

Spleenter – une question de notre pote Suisse, qui est aussi notre expert porno : « T’étais mineure au moment du premier clip ? »

B La -Non. J’avais 18ans.

Teo -Et c’est lequel ton premier ?

B La -Je peux dead.

(en fait, non. B-La finira par avouer sous la torture qu’y a une vidéo antérieure à ça, où elle avait 16ans)

Spleenter -Putain, mais t’avais 16 ans ? C’est exactement la question de Big P :  « Demande lui si elle avait pas 16 ans ? »

Teo -Dis toi que si t’as enfermé ce clip dans un coffre fort d’une banque Suisse, Big P l’a retrouvé.

B La -Il est jamais sorti. Ça en aurait été terminé de moi. Déjà faut savoir qu’à 16 ans, j’étais au lycée et…

Spleenter – « Et je m’appelais Diam’s ! »

B La -C’était presque ça, en plus… J’avais des peaux de pêches bleu ciel et des casquettes américaines rose bonbon.

Spleenter -Wow…

B La -Une visière, avec des couettes comme ça. Et même, faut savoir qu’un jour je m’étais acheté un… comment ça s’appelle ?

Spleenter -Un pantalon ?

B La -Alors c’était un pantalon ! Exactement… Un pantalon rouge ! C’était un pantalon de ski ! En fait, mon kiff c’était Tupac ! Et je m’étais mis un (elle rigole toute seule)…

Spleenter – Le bandana ?! (là il dit vraiment ça comme on dirait « pose ce flingue, Jimmy ! » à un gamin)

B La -À l’envers ! Tu vois ? Le nœud au dessus du front. Avec ce pantalon rouge de ski. C’était génial !

Teo -Si tu veux pas ressortir d’album de rap, sors tes albums photos !

Spleenter -Et personne avait pris de photo de ça ?

B La -Non. Non, non… Mais y’avait un clip comme ça ! Il existe un clip ! Dans mon disque dur.

Teo -Y’a beaucoup de choses dans ton disque dur… Va falloir monter une équipe de cambrioleurs.

(alors, ce qu’il faut savoir, c’est que Teobaldo ne rigole absolument pas. Si vous pensez avoir des aptitudes et êtes prêts pour cette mission, contactez nous !)

B La – D’ailleurs j’avais appelé des « danseurs hip hop » pour faire des roues par terre, en face de moi.

Spleenter -‘Tain ! C’est de pire en pire à chaque phrase !

B La -Ah ouais ?!

Teo -Chaque phrase est un coup de pelle qui t’enfonce un peu plus.

B La -Et on avait même un gimmick ! Au refrain.

(Elle mime une chorégraphie. Vous ne saurez jamais quelle chance vous avez de ne pas avoir vu ça)

Spleenter -Bon. Par rapport à Poison Ivy, il faut que : D’une part, une dédicace pour le Blavog. D’autre part, ton avis sur le personnage. Et ensuite, une rime sur le Blavog. Dans n’importe quel ordre, tout le monde s’en fout (oui parce que l’interview était filmée à la base, et la vidéo est toujours séquestrée sur un disque dur, une de plus)

B La -Un rime sur le Blavog ? Mais ça veut dire quoi ?

Spleenter -Non. « Une » rime.

B La -Ouais, bref… Hé ! Vous voyez comment vous êtes trop nazes ! Là où vous êtes trop trop nazes, franchement, c’est que vous avez même pas capté la putain de fautes que j’ai faite, de grammaire.

Spleenter -Bah… un rime ?!

B La -Non. Dans mon album.

Spleenter -Y’en a plusieurs…

B La -Non, y’en a pas plusieurs !

Teo -« Alors je me repente« .

(silence de mort)

Spleenter -Oh putain, c’est encore pire que ce que j’imaginais.

B La -J’ai pas dit ça ?

Teo -Si !

Spleenter -« Je me repente » ?! Sérieux ?!

B La -Non mais c’est pas celle là, merde ! C’est une autre !

Teo -De toute façon, depuis le début de l’interview t’as dit beaucoup de « Si j’aurais », « Si je serais »… On en est plus à ça près. C’est bon, lâche toi ! « Ouais, si j’avons y étais ! Et j’ai triste ! »

Spleenter -Surprends nous. On a pas découvert ta grosse faute. Dis nous.

B La -Non, j’veux pas. Vous trouverez tous seuls.

Teo -Ouais mais tu sais bien qu’on est trop nazes.

B La -Ouais ! Au moins autant que moi, en tout cas ! Au moins ! Mais c’est quoi en fait, rime, blavog, je sais pas quoi ?

Teo -Bah le Blavog c’est nous…

B La -Et tu veux un rime…

Spleenter -Non ! Une !

Teo -Une rime.

B La -Putain mais j’y arrive pas aujourd’hui… « UNE » !

Spleenter -Elle est nulle…

Teo -Qu’est-ce qui se passe ? Tu es nouvelle en france ? As tu tes papiers ?

Spleenter -Ah si ! une vraie question qui peut te permettre de respirer. Qu’on a posée à Seno et qui peut valoir le coup : « Est-ce que, en gros, tu te prends pour une latina parce que t’as compris que tu serais jamais noire ? »

B La -C’est méchant de lui avoir demandé ça.

(Spleenter se racle la gorge, Teobaldo soupire bruyamment)

B La -Non mais moi je me prends pas pour une latina du tout.

Spleenter -Et tout le délire « mera mera » colombienne tout ça ? C’était quoi ? C’était pour faire joli ?

B La -Mais c’est parce que je suis d’origine latine. Chez moi, dans ma famille maternelle, on parle espagnol et pour moi c’est normal.

Spleenter -T’aimes bien Rocca ?

B La -Euh… Ouais, j’aime bien Rocca. C’est un bon rappeur. Mais pour « La Colombienne » c’est un parallèle avec les origines latines que j’ai, c’est tout.

Spleenter -Mais les origines latines, du coup, c’est la Colombie ?

B La -Oui. Tout à fait.

Teo -Parce que t’avais des doutes, toi ?

Spleenter -Non mais c’est parce qu’en fait, y’avait des commentaires sur La Colombienne, c’était…

B La -« C’est même pas une Colombienne ! »

Spleenter -Ouais. C’était : « je la connais, c’est une portugaise, une ritale ou je sais pas quoi »

Teo -Mais donc t’es pas espagnole, pas championne du monde, pas championne d’Europe.

B La -Espagnole aussi. En fait, dans ma famille…

Spleenter -Teo, coupe. On va se faire chier.

Teo -Non. Je peux pas couper si on parle de l’Espagne.

B La -J’ai de la famille qui vient d’Espagne aussi. J’ai pris mes origines Latines pour la Colombienne, en quelque sorte, c’était sympa. Tu dis Colombienne, le gens pensent pas à 36 choses.

Teo -D’ailleurs, si ! Ils peuvent penser au café ! Et du coup, on aurait pu rater ça…

B La -Qu’est-ce que tu vas dire ?

Teo -Tu vas nous expliquer comment tu t’es retrouvé dans l’émission de Jacky du Club Dorothée. Parce que ça ! C’est vraiment important !

B La -Ah merde ! T’avais pas zappé ?

Teo -Mais comment ça c’est passé ?

B La -En fait, y avait une période où je faisais pas mal d’émissions de merde comme ça. J’ai pas le câble du tout chez moi et je regardais encore moins ces émissions de merde.

Spleenter -Ça ressemble beaucoup à une excuse de merde. On a pas le câble non plus, c’est pas pour ça qu’on va aller chez Jacky.

B La -Non mais je savais pas ! je connaissais pas l’émission. Franchement, je savais même pas qu’elle existait, je te jure ! Je suis arrivé et, franchement, quand t’arrives c’est super classe ! « Oui, bonjour, j’ai rendez-vous, nanana » ! Et je vois le mec… Alors déjà c’est le mec de chez Dorothée…  je suis là j’y crois pas. Je le vois arriver en jaune, tu vois ? Et il commence à venir et tout : « Booooonjoooouuurreuh ! » Alors faut savoir que c’est un gros pervers ce mec ! (elle chuchote en disant ça, le traumatisme n’est pas encore refoulé)

Teo -Ça se voyait bien, je te rassure.

B La – Là, encore, devant la caméra, ça allait ! Mais quand on attendait… mais horrible ! Horrible ! Le mec te fait du renre dedans, il a de la coke plein le nez ! (elle imite une espèce de cochon, a priori…) C’est grave. Je suis arrivée au plateau et j’ai vu des pubs par terre… Ok… J’ai fait « merde »

Spleenter -« Je suis trop haut pour sauter par la fenêtre. »

B La -Je peux plus sortir, c’était fini.

Teo -Est-ce que tu as pensé à attenter à ta vie après coup ?

B La -Franchement, sur le coup j’ai pas réalisé. je me suis dit : « Ça va pas donner comme moi je le vois. À la télé. Le plateau est petit mais les plateaux sont petits. » J’ai assisté a des émissions et les plateaux c’est souvent ça. Et je vois des mecs passer. « Non, on les voit pas ! » La caméra je la voyais en haut. « Donc non, ça se voit pas… » Putain, mais je l’ai vu arriver avec sa tête de cochon. Et j’ai dit : « Là je suis foutue, putain… » Et je te jure, j’étais pas bien.

Teo -T’avais un contrat ?

B La -Non. Je pouvais partir, mais je me suis dit dans ma tête : « Mais non ! Ça peut vraiment pas être aussi pourri que ça en a l’air ! C’est pas possible, quoi » Et je t’ai dit, je connaissais pas l’émission donc je pouvais pas m’imaginer ça. Il m’a dit que la semaine d’avant, y avait eu Baala.

Spleenter -Baala ?

Teo -Il avait fait un feat avec Ekoué.

B La -Un mec du 92.

Spleenter -Ah ! Baala !? (petit temps pour que tout se mette en place dans sa tête. Il voit désormais Baala, bodybuildé et torse nu, comme sur sa pochette, à côté de Jacky du Club Dorothée vêtu de jaune et au masque de cochon…) PUTAIN !

B La -Je te jure qu’il m’a dit ça. Donc bon, bah…

Spleenter -Ça venait de Satellite ?

B La -C’est ça. Moi je savais pas. Je te jure, je savais pas… J’y suis pour rien, putain.

Teo -en tout cas : Merci. Quand j’ai vu ce truc, je l’ai regardé 3 fois de suite tellement j’y croyais pas. Et j’ai vu ça, mais il devait être 2 heures du matin, c’est déjà bien. Et je crois que j’ai rigolé jusqu’à 5 heures du matin. On a beau écrire des conneries, nous, mais j’aurais jamais imaginé un truc comme ça !!…

B La -Mais vous avez vu les questions ? Quand il arrive avec son masque. J’étais là « Mais merde ! » J’étais chamboulée, je savais plus…

Teo -Au moment où un pote a vu ça, quand l’autre arrive avec son masque. « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc mystique ??!! » Il était en bad !

(dédicace à Dammm, on espère que tu vas bien vieux fou)

Spleenter -Et t’as le truc : « C’est une tradition, à la fin de l’émission on appelle toujours Sarkozy. » Et le mec tombe sur le répondeur de l’Elysée, ça doit faire 30 émissions. C’était n’importe quoi de A à Z.

B La -J’ai mis du temps à m’en remettre… Beaucoup de temps…

Teo -Bon, on va arriver sur le mot de la fin.

B La -Qu’est-ce que je peux dire ? Je peux faire de la pub ?

Teo -Tu peux insulter des gens aussi, si tu veux.

Spleenter -De toute façon, personne ne lira ça, on va pas se mentir.

Teo – c’est comme Jacky. Si t’espères qu’après ça rendra mieux… non !

Spleenter – Attends 2 secondes ! Parce que t’as dit que t’allais parler de Poison Ivy.

B La -Qu’est-ce que tu veux que je dise, tu connais pas son histoire ?

Spleenter -je la connais par cœur, j’ai même des images imprimées dans ma tête.

B La -Ouais… Des images avec Harley Quinn ?

Spleenter -Non. Même pas. Hey, tu sais que Krem a laissé un commentaire ?

Teo -Ouais, j’ai vu ça tout à l’heure.

(Pour une raison inconnue, Spleenter et Teobaldo partent dans une conversation entre eux et B La s’emmerdera au point de jouer avec son Black Berry)

Spleenter -T’avais suivi The wire ?

(Ça c’est de la transition !)

B La -Non. Je connais pas. Je suis pas trop les séries. J’attends que toutes les saisons sortent. Y a plus de saisons, là ? Ah ouais, bah d’accord, je vais m’y mettre. Mais j’ai du mal si je les ai pas tous en DVD. Moi je viens de finir Scrubs. Ça n’a rien à voir. J’ai pas vu la dernière saison où JD fait que 3, 4 épisodes. J’ai vu jusqu’à la 9, je crois.

Spleenter -Ouais mais ça, ça sert à rien. la 9, c’est la vraie dernière saison.

Teo – et Y’a que le concierge qui sauve le truc.

B La -Mais l’humour de Scrubs, par exemple, moi je kiffe ! C’est trop con !

Teo -C’est encore plus drôle quand tu connais bien les hôpitaux. Y a plein de conneries à faire, des courses en fauteuils roulants, voler des uniformes, se déguiser en interne…

(On a finalement réussi à aller jusqu’au mot de la fin)

B La -Faut savoir qu’il s’est passé près de 3 heures depuis le début. On a fumé, on a bu, mais surtout lui. Pour tous les gens qui savent pas si je continue à rapper, ou qui savent mais qui continue à me faire CHIER sur facebook à m’envoyer des messages : « Tu veux faire un feat ? » Mais je rappe plus de toutes manières ! (fizzle, si tu nous regardes) Déjà, quand je rappais, je faisais pas de feat, donc là j’en fais encore moins, forcément…

Teo -Et si Booba t’appelle pour faire sa vaisselle ? Vu qu’apparemment, une colombienne fait sa vaisselle… Selon le tarif ?

B La -Franchement, si c’est à Miami… Si il me paye le voyage ? Ouais ! Sauf que je laverai pas sa vaisselle. Je reste à l’aéroport, je prends un taxi et je vais autre part. En tout cas, si je refais un clip, je me mettrai à poil, comme ça je suis sûre d’avoir du buzz. Non, je rigole ! Si je fais un clip, je pense que je bosserai grave sur le concept. Je sais pas ce que je ferais mais…

Teo -Si tu veux faire un clip, déjà faut que tu ressortes un son.

B La -Si je fais un clip, c’est pour ressortir un son. Mais je sortirai pas le son avant d’avoir fait un clip. Il sortira avec le son.

Teo -Donc c’est pas complètement mort.

B La -Franchement, là c’est pas d’actualité. Là, je me suis lancé dans un truc, faut que j’aille jusqu’au bout.

Spleenter -Ouais, pas comme avec le rap.

B La -Mais depuis que je suis petite, que je fais du rap, mon rêve c’était de sortir un album. J’ai sorti mon album, je suis contente, c’est tout. Puis en même temps, quand t’as rien à dire : pourquoi continuer à faire du rap ? J’ai pas envie de me retrouver à 30 ou 40ans à continuer à faire du rap, putain !!…

Teo -Non, pas à 30 ou 40ans, c’est peut-être pour ça qu’il faudrait que tu refasses ton truc maintenant.

B La -Mais je l’ai fait mon truc ! À 35 piges, je serai ailleurs. Du moins, je l’espère.

Spleenter -Tu seras peut-être chauve, comme Kool Shen.

B La -Peut-être. Je serai peut-être mariée.

Spleenter -Comme Kool Shen…

B La -10 enfants.

Spleenter -Comme Kool Shen !

B La -Grosse. Laide.

Spleenter -Comme Kool Shen.

B La -‘tain, vous avez intérêt à couper des trucs. Parce qu’elle n’a aucun sens cette interview, vous êtes au courant ? Merci pour toute cette merde ! C’est bon ? Je peux me casser ?

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !)

Interview B-La (2/3)

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ? comment ça se fait qu’y avait plus Ol Kainry, plus personne ? juste Alexi kantrall (le Roumain) et Balastik Dogg.

B La -Et Sahar, la chanteuse. Je voulais pas de featuring sur mon album. Et avec le Roumain à la base, on devait pas taffer un album. On devait faire un 4 titres. Juste sortir 4 titres, comme ça. Sauf que ça a super bien fonctionné en studio ; on a travaillé, genre, à la cainri. Je chantais a capella et il faisait du son par dessus. Ça c’était un kif ! Je sais que c’est un peu pour ça aussi que j’ai perdu le goût d’enregistrer sur un son en studio. C’est différend, un truc de fou. Tu ressens vraiment de la création artistique. Alors que quand t’envoies un beat et t’enregistres juste… c’est moins intéressant. Enfin, moi, je kiffe moins.

Teo -Ça dépend pas du type de morceau aussi ?

B La -Ouais, bien sûr ! C’est sûr que c’est plus « rap » de rapper sur un beat et de kicker ! Seulement, kicker c’est bien mais j’avais envie de faire autre chose. Donc la collab avec le Roumain, c’était parfait à ce moment là. On a travaillé sur 4 titres puis on en a fait 5, 6, 7. On est allé jusqu’à 14 et on s’est dit : « Pourquoi pas ? » Balastik Dogg c’est un artiste que j’avais vraiment envie de mettre sur mon album parce que je kiffe comment il rappe.

Spleenter -Vous vous connaissiez pas avant ?

B La -On s’était croisés en studio. On s’était bien entendu et depuis on était restés en contact. Je l’ai appelé il était super opé.

Spleenter -Et tu l’as forcé à faire un morceau conscient, et triste en plus. Parce que je me rappelle que j’espérais vraiment. J’avais vu une interview où tu disais que t’avais pris Balastik Dogg parce que c’est le boss des roulements en france.

B La -Non, j’ai rien forcé du tout. Balastik, tu ressens beaucoup beaucoup l’influence Bone Thugs. Ça ressort vraiment beaucoup. Il a fait le refrain en premier et du coup on a fait le reste du morceau surtout en fonction du refrain.

Spleenter -Donc c’est lui le responsable  en fait ?

B La -Non. Il avait l’air pour le refrain et les paroles c’est beaucoup Diomay qui nous a aidé. Y’avait Diomay ce jour là…

Spleenter – Ah d’accord. Comme quoi, ce mec a fait beaucoup de mal au rap français.

(Et maintenant, Teobaldo va chier gratuitement sur Diomay, parce qu’il aime bien faire ça)

Teo – tu t’es fais connaitre sur un morceau comme « Je peux dead« , puis des sons comme « quand je passe au hardcore » mais sur l’album y a que 2 sons comme ça, La Colombienne et Money over boys.

Spleenter -C’était plus tristounet.

B La – Ouais. C’est parce que jusqu’à l’album, j’avais fait que des morceaux type « Je peux dead », que des morceaux tu kickes, c’est que de l’égotrip. J’avais envie, aussi, de montrer l’autre côté de B La. Quand je faisais du rap, je le faisais pas que pour kicker ou que pour dire des conneries.

Spleenter -Mais c’est marrant aussi.

B La -Après, chacun aime ou aime pas. Y en a qui me préfèrent sur Je peux dead. Y en a qui disent que je suis une pute et qui me préfèrent sur Pourquoi tu pleures.

Spleenter -Et y en a même qui disent que t’es une pute mais qui te préfèrent sur Je peux dead.

Teo – Dans le rap français, des rappeuses, y en a pas des masses qui étaient vraiment intéressantes et qui ont réussi à sortir des projets aboutis. Sur l’album « Pourquoi tu pleures » d’un coup, t’avais ce côté pleurnichard que t’avais évité sur tes morceaux d’avant.

B La -En même temps, dans l’album y a 14 morceaux. C’est vrai que pour la plupart, ils sont plutôt triste, un peu conscient. Par exemple, j’ai fait exprès de me retrouver dans plusieurs cas de figure concernant l’amour. Parce que comme je te disais, moi je suis une meuf, je suis une poufiasse qui a un coeur tendre, tu vois ? Donc c’est quelque chose que je pouvais pas retirer de moi même. Au bout d’un moment, forcément, quand j’écris, tu ressens la meuf que je suis à l’intérieur. Je suis pas que la meuf « akakakak » qui kicke, etc… J’ai aussi envie de dire d’autres trucs. Moi, ça m’a fait du bien de m’extirper de tout ça. J’ai voulu parler en tant que femme blessée, en tant que maitresse, en tant que la personne qui trompe son mec, en tant que la personne qui se fait tromper. Tu vois ? C’est toujours concernant l’amour mais j’ai trouvé ça intéressant d’être un peu l’ange et le démon dans le même album. Donc j’ai sorti ça sur les morceaux et puis y a quand même 1 ou 2 morceaux qui sont plus militants, un autre morceau Money over boys qui est plus club et egotrip. Après, la majorité de l’album c’est des morceaux où je me suis pris la tête. Par exemple, un morceau que j’aime bien textuellement parlant c’est « Ma prière. » C’est un concept que j’ai vraiment bossé.

Teo -Tu penses que quand t’as un vrai texte à défendre, c’est mieux d’amener quelque chose de plus doux, plus calme que des roulements ou des gros sons ?

B La -Moi, personnellement, de toutes les années où j’ai rappé, j’ai jamais réussi à vraiment allier texte travaillé et flow travaillé. Franchement, j’ai jamais réussi à le faire. C’est super chaud d’écrire un texte où tu vas te prendre la tête sur les rimes, la façon de les faire, expliquer la chose comme tu le veux vraiment etc… et en même temps faire des roulements sur le beat, faire des mélodies pour que ça aille. Franchement c’est super chaud et la vérité c’est qu’en France je connais personne qui a réussi à le faire.

(Après un aparté sur qui qui fait des bons roulements en frince, on en revient à ce fameux public rap frinçais)

Teo -Quand le clip de Je peux dead est sorti, sur plein de forums t’avais des mecs qui disaient « Hé mais je la connais ! Elle est comme ci, elle est comme ça, blablabla… »

B La -Tout le monde me connaissait, ça c’était ouf…

Teo -Surtout qu’y a un mec, dans tous ses messages il disait qu’il venait du 19ème. Depuis le début il venait du 19ème et d’un coup « Je la connais, elle traine avec des gars du 91. »

Spleenter -Ah bah ouais, il a inversé les chiffres.

B La -le problème aussi, c’est que j’ai jamais été avec la même équipe. J’ai commencé, j’étais solo, ensuite j’ai été dans un label dans le 19ème ou dans le 18ème, je sais plus. Donc après j’ai fait la rencontre d’Ol Kainry, j’ai commencé avec lui.

Spleenter -D’ailleurs, tu l’as rencontré comment en fait ? À la base ?

B La -Non attends, d’abord j’ai… c’était… (là elle cherche, mais on comprend pas trop quoi)

Teo -Le premier truc c’était sur les Sales Blancs.

Spleenter -Avec Tige La Rafale aussi ! (Spleenter aime faire chier les gens en leur parlant de Tige La Rafale)

B La -Non. Je rappais déjà. À 15ans, j’ai été dans un label qui s’appelait DMG Records. Je suis resté 1 an ou 2 avec eux. Après ça j’ai rencontré les gars de Grigny qui m’ont appris tout ce qui était roulements. Keto, c’était mon prof de roulements. Mais vraiment genre entraînement « 1-2-3-4-5 » et tout. Là j’ai commencé à avoir des influences West Coast. Déjà, dans le label DMG, je commençais à avoir des influences cainris.

Spleenter -le label DMG ça a débouché sur quoi ?

B La -sur rien, en fait ! C’est juste que je bossais, j’avais un studio à disposition. Ça me permettait de faire mes maquettes, de m’entrainer un peu. Donc après j’ai bossé avec eux un peu, j’ai eu d’autres influences, encore. J’ai enregistré quelques morceaux, toujours dans le studio qu’il y avait. Et après, y a eu le taff que j’ai fait avec Freddy (Ol Kainry). D’ailleurs j’ai commencé à bosser un album avec Freddy qui est jamais sorti.

Spleenter -Mais les morceaux existent ? Ils sont où ?

B La -Dans mon PC, bien au chaud. Et ça en sortira jamais !

Spleenter -Est-ce que tu pourrais pas juste sortir 1 ou 2 sons, les meilleurs, et nous les donner ?

B La -Non mais attends, ça date. C’est des morceaux qui datent de 5ans, maintenant.

Spleenter -C’est pour ça que j’ai dit les meilleurs.

Teo -Et « Seule » c’était pour cet album là ou pas ? Et « C’est la merde dans le club » C’est 2 sons, je les ai, mais je sais pas d’où ils viennent.

B La -C’était des morceaux que j’avais mis sur myspace. C’était des maquettes, un peu, des morceaux que j’ai sorti comme ça. Et puis je les avais bien kiffé et je les avais foutu sur le net.

Spleenter -moi, je reviens sur le truc d’avant. Tu peux pas prendre le meilleur de ces sons, genre « c’est mon cadeau d’adieu. »

B La -Non. Y a pas de meilleur. Je pourrais pas te dire c’est lequel le meilleur, déjà. Et en plus, ils sont pas mixés. Je vais pas sortir un truc comme ça, ça n’a aucun sens.

Spleenter -Non, pas le sortir, juste nous le donner et on le met.

B La -Non mais je vais pas le sortir sur internet, personne va l’écouter.

Spleenter -Mais personne lit notre blog, non plus !

Teo -Sérieusement, quand t’étais dans le visuel, que tu taffais sur les clips des autres, ça te grattait pas ? Ça te chatouille pas « comment je ferais mon clip, moi ? »

B La -Franchement, à mort, bien sûr !

Teo -Bah alors ??!! (il gueule ça comme un savant fou : « she is alive !!« )

B La -En plus, moi je kiffe être devant la caméra. Être derrière, devant, franchement je kiffe.

Spleenter -Ce qui est bien, c’est qu’entre le moment où tu dis ça et au début quand tu disais « l’important c’est que le client soit satisfait« …

Teo – …On pourrait vraiment faire un montage d’enfoiré.

B La -Pour faire quel montage ? Pour faire quoi ?

Teo -Moi je comprends ce qu’il veut faire. « L’essentiel c’est que le client soit satisfait. Être devant… »

B La -« Être devant, derrière… » Ouais bon, ça va ! Vous allez bien vous éclater, ça va être chanmé.

Spleenter -Bon, on va parler de choses sérieuses maintenant. T’avais dit que t’étais fan, plus ou moins, de comics et de super héros ? parce qu’on avait fait un truc : et si les rappeurs frinçais étaient des personnages de comics.

B La -Alors je suis qui moi ? Je suis un zombie ? (sic)

Spleenter – …

Teo – non, t’es Poison Ivy.

B La -Putain, ouais ! Trop bien, je la kiffe.

Spleenter -Sérieux ?

B La -Mais je la surkiffe ! Mais j’ai fait une séance photo en Poison Ivy, en fait !

Spleenter -Je les avais pas. Du coup j’ai remis une photo de toi sur le canapé avec le petit chat. Et tout le monde a cliqué dessus, donc ça c’est quand même inquiétant.

B La -Tout le monde a cliqué dessus, c’est à dire ?

Spleenter – tu peux comptabiliser le nombre de clics, et un clic sur une photo ça sert à l’agrandir, donc voilà.

B La -Cette photo, elle a du succès faut dire.

Spleenter -Ouais, ouais, ouais, mais le chat ? Pourquoi le chat ?

B La -c’est mon chat. C’est mignon. C’est le truc mignon de la photo, on va dire. Mais pour en revenir à Poison Ivy, je suis fan. En fait, je suis fan de super héroïne, de type amazone. Et j’ai vraiment des références bien particulières à ce niveau là.

Spleenter -Comme Wonderwoman ? Ce genre de choses ?

B La -Non, pas du tout. Wonderwoman, je l’aime pas ! Mais par contre je sais pas si tu connais Red Sonja ?
(Spleenter fait une moue qui lui permet de ne pas dire « non »)
Bon d’accord…

Teo -Houlà ! Non, non, non ! Tu viens de lui sortir un nom de comics de je sais pas quoi là, qu’il ne connaît pas ! Et ça, moi, je veux que tout le monde le sache.

B La -Il m’a regardé genre « Salope ! »

Teo -Mais c’est ça ! Il était là genre « Je vais faire le mec qui connait pas, normal. » Mais dans sa tête il était là : « Putain c’est qui ? Mais merde ! »

Spleenter -Dégagez de chez moi !

B La -Il est véner.

Spleenter -Non, franchement je vois pas. Elle connait des gens connus ?

B La -Oui, elle est dans les première BD de Conan.

Spleenter -C’est la meuf de Conan ?

B La -Non, c’est pas sa meuf.

Spleenter -C’est la meuf de qui ?

B La -C’est la meuf de personne.

Spleenter -Bah c’est pour ça…

B La -C’est une guerrière amazone. Et d’ailleurs y a un film qui devait sortir l’année dernière, qu’est pas sorti. Mais même par rapport à Poison Ivy, ce que je kiffe c’est surtout leur histoire. Dans les comics, elles ont des putains d’histoire si tu regardes leur historique. Pourquoi elles deviennent comme ça, pourquoi la plupart de celles que je kiffe sont des méchantes. Mais tu lis leur histoire et tu vois que les mecs qui ont écrit ça sont trop forts. « Witchblade » aussi je kiffe.

Spleenter -Ouais, ça je connais.

B La -Bah Lara Croft, hein ?! C’est normal, j’ai pas eu de grande sœur donc…

Spleenter -Pour moi, Lara Croft, c’était surtout le jeu où je me prenais un mur dans la gueule toutes les 2 secondes.

B La -Ouais mais justement. C’est ça qu’est bon, putain ! Tomb Raider c’est toute mon enfance.

Teo -Moi je tombais dans un fossé. Je sauvegardais juste avant un fossé. Du coup, tu tombes. Tu reprends ta partie, tu retombes, etc.

B La – Du coup, faut que tu recommences après. Non mais Tomb Raider, niveau jeux vidéo. Voilà !

Teo -Quand on reçoit un de tes mails, y a marqué « Lara Croft ».

B La -Si vous avez l’occase vous regarderez l’historique de ces meufs là. De toute façon, tout ce qui est guerrière amazone, ce genre, je kiffe. La force de la femme !

Spleenter -Non. Ça a aucun rapport, ça… Tu vois ce que c’est « Kick Ass » ou pas du tout ?

B La -Bien sûr. Je suis fan. J’ai lu la BD.

Spleenter -OK. Enfin un rappeur intéressant.

B La -J’ai lu la BD juste avant d’aller voir le film, en fait. Et ça va, j’ai pas du tout été déçue par le film. Personnellement, j’ai kiffé. Je trouve que les acteurs déchirent.

Teo -T’aurais aimé être Hitgirl ? Que ton père soit un fou qui te tire dessus avec un gilet pare-balle ?

B La -Non mais je trouve qu’à chaque fois, les histoires, niveau BD, elles sont oufs ! À chaque fois ! C’est super original. Moi je me retrouve vachement ; métaphoriquement, attention. Je me dis pas « Je me vois dans la peau de Red Sonja en mini bikini en train de tuer des mecs par millions. » Mais ça, c’est une belle métaphore je trouve. Je trouve ça sympa et c’est pareil pour toutes les BDs. Je suis une grande fan de jeux video aussi, tout ce qui est zombie aussi j’aime bien. J’ai fait une photo, vous l’avez pas vu la photo zombie ? J’ai fait une séance photo où le mec m’a tout refait en zombie. Elle déchire, un peu, je la kiffe.

Spleenter -Bah faudra que tu nous la files.

B La -Tu la mettras avec l’interview.

Spleenter – Et donc le 2ème truc c’était les films d’horreurs.

B La -Ouais…
(silence)
Bah quoi les films d’horreur ?

Spleenter -Si t’as des références, des trucs.

B La -Non… Pas vraiment. J’aime bien les films d’horreur comique. Par exemple, un film que je kiffe c’est Shaun of the dead. Ça c’est MA référence de films d’horreur comique. C’est bien gore et c’est bien marrant. Et ça je kiffe.

Spleenter -Et Chucky ?

B La -Chucky, je vais kiffer parce que la poupée meuf déchire.

Spleenter -Ça c’est dans les tous derniers.

B La -Ouais, je sais mais bon, voilà.

(ensuite ça part sur Paranormal activity qui sera défini comme le film le plus pourri de ces dernières années)
B La -Comme quoi, c’est ce que je disais au début : faut juste avoir l’idée. Les mecs ont pris 1 000 € de matos et ils ont fait mais ils ont fait des millions d’€ parce qu’ils ont eu l’idée.

Spleenter -Mouais… Toi, en plus tu parles espagnol, tu vois Rec ?

B La -Ouais. Bah c’est la même chose !!…

Spleenter -C’est le même délire. Sauf que c’est bien.

B La -C’est quoi le premier film qui a été fait comme ça ?

Teo -Blair witch.

Spleenter -Mais c’est pourri en vrai.

B La -Ouais mais, y a eu l’idée. C’est comme ce film que j’ai trouvé pourri ! Pareil, filmé à la première personne, avec des extraterrestres qui tombent sur Terre. Comment il s’appelle ce film ?

Spleenter -Cloverfield ?

B La -Ouais, Cloverfield… S’te plait, quoi ?! T’attends… Je supporte pas les films d’horreur où tout le long du film, t’attends de voir les montres, ou les extraterrestres, ou les esprits et tu les vois pas ! Ça m’énerve !

Spleenter -C’est pour ça que Rec c’était bien : T’avais le côté caméra à l’épaule mais il se passait des trucs. Le gosse du plafond, qui tombe sur la caméra. Ça faisait peut-être 10 ans que j’avais pas sursauté dans une salle.

B La -C’est quoi, vous, le film d’horreur qui vous a fait peur ? Mais vraiment peur ?

Spleenter -Moi, c’est un téléfilm, c’est « Ça » le clown, à l’ancienne.

B La -Les 3 épisodes, qui durent 2 heures chacun ?

Spleenter -Ouais. Mais ça valait le coup.

B La -Et toi ? C’est quoi ?

(cette question s’adressait à Teobaldo, mais il ne répondra jamais. Il était déjà à moitié en train de somnoler et ne comprendra jamais qu’on puisse lui poser une telle question. Pour lui, mater un film d’horreur ça veut dire bedav, pillav, grailler et pioncer en attendant que la meuf avec qui il est ait super peur et là il peut se foutre de sa gueule. Sinon c’est quoi l’intérêt ? Regarder un film d’horreur sans meuf à côté de soi ? Jamais !)

B La -Moi, franchement, y en a un qui m’a fait flipper, et j’ai regardé plein de films d’horreur pourtant, mais y en a un, je sais pas pourquoi…

Spleenter – Titanic !

B La -C’est The ring, mais version jap.

Teo -Yes ! (donc là tu sais que Teo a serré grâce à ce film… ça n’a rien de rassurant)

B La -Vous l’avez vu, vous ?

Spleenter -Ouais, mais c’est récent.

Teo -« c’est récent », non. Ça commence à faire 4, 5ans.

(là, un nouveau débat sur ce qu’on peut qualifier de récent ou non. On nous fera remarquer qu’il faut prendre en compte dans l’équation le fait que B La est une « petite » puisqu’elle a près de 2 ans de moins que nous. Vraiment toute petite, donc. Microscopique)

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !)

Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

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Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !), soirée entre filles

Esther…

… était assez bien comme film. D’une part parce que le retour des enfants tueurs et des enfants maltraités au ciné s’est fait attendre plus de 10 ans (traumatiser une chiarde sourde-muette, respect à Esther), mais surtout, surtout, pasque Esther était le plus bel hommage/pompage qu’on puisse faire à un personnage oublié de tous, en particulier toi là-bas.
BABY-DOLL.
la méchante la plus pathétique et glauque de tous les épisodes de Batman. tu te rappelles pas qui c’est, bah mate ça, tu comprendras le rapport avec Esther.


Si tu captes pas, c’est probablement que tu n’as pas vu Esther, que tu n’as pas fait le rapprochement avec Baby-Doll, voire que tu n’as pas vu l’épisode à l’époque et que par conséquent tu mérites de crever.
Comme j’ai bien fait gaffe d’attendre la fin de la durée officielle d’espérance de vie d’un twist final (4 mois, selon une étude scientifique infaillible), j’ai maintenant le droit de parler plus précisément sans qu’on vienne me faire chier.
Esther c’est un peu ce qu’aurait donné Baby-Doll dans une adaptation ciné qui aurait eu des couilles en quelque sorte la famille : une femme coincée dans un corps de merdeuse de 11 ans à cause d’une anomalie de croissance, que ça fait trop chier de pas pouvoir vivre normalement (et donc, fatalement, de pas pouvoir niquer) et qui opte pour la seule solution possible, c’est à dire devenir une cinglée de première.

pasque y’a pas que le rap dans la vie, y’a batman aussi.

Esther – scènes coupées + fin alternative
Baby-Doll – breathe me

Ces sacrés petits enfoirés ont même repris le truc de la glace déformée/déformante qui lui donne des airs de daronne. it’s all part of the plan.

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Classé dans cinoche, série

THE DARK KNIGHT (le lil wayne du cinéma, best movie alive)

vous le savez tous, je suis un grand fan de TDK aka The Dark Knight aka la meilleure adaptation de comic de tous les temps. et vous le savez pas, vous êtes probablement un loser roux puceau gay fan de Indiana Jones 4. et de Twillight. et de Harry Potter.

 

Alors déjà, faut savoir que ce film je l’attendais un an avant qu’il sorte, voire 4 à 6 ans, vu la fin de batman begins (aka la meilleure scène du film bande de ploucs), qui était décevant au possible (l’épouvantail aka j’ai un sac à patates sur la gueule au lieu d’un costume classe, ras sale gueule qui aurait pu s’appeler john smith avec l’acteur qui rejoue comme si c’était un maître jedi, katie holmes la salope, etc).

 

ensuite, l’annonce de heath ledger en tant que joker.

alors bon.

j’ai jamais été fan de films de cowboys pédés qui bouffent du pudding, mais ce petit blondinet était dans à l’ombre de la haine, pas longtemps, mais assez pour prouver qu’il en a dans le ventre. et face à billy bob thornton c’était pas gagné.

et puis, après une attente ponctuée de trailers tous plus appétissants les uns que les autres (trailers récoltés sur allociné grâce à des putains de geeks ricains qui planquaient des portables dans leur cul pour filmer les exclus en scred après des chasses au trésor organisés par la warner), j’ai fini par le voir.

le lendemain de sa sortie ricaine (dédicace à mininova) en compagnie d’un pote lui aussi fan mais malheureusement pas anglophone. donc, pause tous les 1/4 d’heure pour expliquer ce qu’il venait de se passer. tout ça avec une qualité audio & image totalement désastreuse.

et puis ensuite, vacances forcées à nanterre, maison d’arrêt des hauts de seine, bâtiment A (long story), où on m’a forcé à revisionner batman & robin de joel schumacher. épisode traumatisant s’il en est.

puis, sortie, et quelques salles parisiennes le repassaient, par chance inespérée.

 

DONC.

 

c’est génial. c’est beau. c’est magique. c’est magnifique.

batman en lui-même : on s’en branle. c’est batman bande de putes.

l’histoire d’harvey dent est poignante, prenante, le mec prend cher tout au long de sa misérable existence. c’est le meilleur d’entre nous & il devient le pire. il est beau il devient moche, sa pute devient morte, et en plus le joker vient se foutre ouvertement de sa gueule à l’hosto, ce qui le rendra complètement cinglé. devenu two-face, bon ben c’est pas seulement la vengeance, c’est la folie, la grande, la vraie, la totale, qui pardonne pas. pasque se venger des mafieux, oui, mais buter le chauffeur & frôler la mort, braquer le fils gordon, etc etc c’est juste taré.

 

le joker. on le sentait dès le 1er trailer, il est génial.

l’acteur tu le reconnais plus, il est juste le joker. par respect pour Nicholson je ne dirais pas que Ledger le baise. c’est 2 persos traités différemment. la gestuelle : au cas où tu l’aurais pas remarqué (et si tu viens sur ce blog c’est que t’es un demeuré, donc tu l’as forcément pas remarqué), il s’est inspiré d’un chien. c’est pour ça que dans la caisse de keufs il secoue la tête à l’extérieur. les coups de langue, pareil. a dog chasing cars.

les différentes histoires de ses cicatrices : du pur génie. façon implicite de dire qu’il est probable qu’il se soit fait ça tout seul, ou pire encore, que c’est un trauma que ce taré s’est approprié.

niveau physique, zappons le débat « oué mais le vrai joker porte pas de maquillage, il est naturellement tout blanc » pasque bon, on s’en branle. le mec est sapé en violet, il a les veuch verts, il est crado, c’est tout ce qu’on lui demande.

niveau attitude et répliques, le mec est un mélange de sid vicious, old dirty, le tueur de seven, tyler durden et tant d’autres. distributeur automatique de punchlines « j’ai tué combien de tes potes ? 6 ? whoa, ça fait beaucoup ça » et ce qui est bien, c’est que t’es forcé de rigoler. sans respect.

niveau inspi, Ledger a clamé s’être enfermé 3 mois à l’hôtel et fait une liste de choses que le perso trouverait drôle. parmi elles : le sida, et jack l’éventreur. une méthode comme une autre.

 

l’histoire. bon ben les 2heures sont justifiées totalement, on s’emmerde pas une seule seconde, sauf les gros cons qui se sont plantés de salle & croyaient voir kungfu panda. c’est complexe mais pas compliquée, bruce wayne (quel nom de pédé quand même) déguste, il sombre pendant tout le film. le final est super bien amené, la 1ère scène (le braquage) éclate tous les courts métrages passés & à venir.

 

le casting. juste parfait. la marque des grands films c’est se payer des boss même pour apparaître 2 secondes, comme Morgan Freeman ou Cilian Murphy.

Bale est toujours bien, Michael Caine aussi, on peut en dire autant de tout le monde. Même Eric Roberts le bouseux est crédible en mafieux.

les petit plus : très louable pour un film « grand public » d’oser la menace sur un mineur de moins de 12 piges, le non happy end parfait, le méchant qui gagne symboliquement, le héros qui perd tout à la fin, la meuf idéale qui crève lamentablement et SURTOUT, le nombre de connards canés par le joker.

amuse toi à les compter, t’arrives à la trentaine. compare avec les films d’action grand public de d’habitude. étonnant non ?

et aussi : le « ce film est dédié à heath ledger » à la fin. classe.

 

les petits moins : y’en a pas bande d’enfoirés.

la meilleure scène : selon le réalisateur, les acteurs, les critiques, et surtout moi, l’interrogatoire face à face du Joker par Batman au comico.

 

les incohérences et autres mongoleries : la vision « chauve souris » de batsy par lucius fox. ça sert à rien, c’est incompréhensible & c’’est complètement con. surtout que dans la baston avec le J, batou se retrouve comme un con à un moment « il est où ? » ben enlève ta vision chelou ducon il est juste en face.

la naissance « physique » de two-face aka tête cramée. le mec se vautre comme une buse dans l’essence comme un grand, il a pas besoin d’aide, baty le sauve mais le laisse tomber dans les flammes & ne prend pas la peine de l’éteindre.

le joker qui monte dans le bus après l’hosto, et le bus qui démarre normal. sérieux personne le reconnaît ? mais ils sont tous cons les gothamiens ou quoi.

 

les grand perdants : Indiana Jones, Hulk, Iron man, mais surtout l’épouvantail. le perso méritait mieux, l’acteur méritait mieux, mais bon. tu portes un sac à patates sur la gueule, t’en assumes les conséquences.

 

l’échange réussi : Maggie Gyllenhal à la place de Katie Holmes la salope.

 

la grande absente : HARLEY QUINN bordel de merde. on la verra jamais sur grand écran cette petite folle.

le bonus : à partir de dorénavant, les films pop corn superhéros mes couilles sur la table, ben ça va être DARK. grâce au succès commercial de TDK. y’a qu’à voir le prochain watchmen ou la ba de wolverine. la sombritude pèse dans ce game désormais.

 

RIP HEATH LEDGER LE BOSS.

tiens on va imiter un blog de vieux con & faire un concours bande de tâches.

le 1er qui trouve qui sera le prochain voire les prochains méchants du dernier volet de la trilogie gagnera un flamby. par contre le temps que le film sorte et qu’on puisse confirmer qui a raison ou tort, le flamby sera sûrement périmé. tant pis pour vous.

alors qui ? hein ? qui ?

le retour d’un merdeux (l’épouvantail, ras) la reconversion d’un mec classe en brand new bad boy (l’ex gérant de wayne enterprises, il a d’assez bonnes raisons d’avoir le seum contre wayne & les moyens de savoir que c’est batman) ou l’apparition d’un ptit nouveau ?

ahhahahahahahahaahhahahahahah

 

ps : si y’en a encore qui pense que « mister reese » va devenir l’homme mystère, ben je peux rien pour eux. ce type a autant de charisme qu’une boîte de cassoulet en promo, nolan ne fera pas ça.

et pour bien faire chier tout le monde, les scénaristes ont dit « mais d’façon plein de méchants ont pas encore été adaptés au ciné, on a un choix infini ». les sales petits enfoirés.

joker tribute http://www.youtube.com/watch?v=n3SVivncSbQ

joel schumacher s’excuse d’avoir tourné batman & robin auprès des fans (si, si) http://www.youtube.com/watch?v=r6epsGrcuTs

c’est sympa jojo mais fallait pas le faire ce film, et c’est tout.

golden globe décerné à Heath Ledger à titre posthume http://www.youtube.com/watch?v=ujhWTHizZqk (on attend l’oscar maintenant)

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