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FLYNT – Interview Rétrographie

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1. J’ai l’impression qu’il y a un petit côté « best-of » dans cette mixtape. Est-ce que c’est quelque chose de voulu ? Qu’est ce qui t’a motivé à sortir Retrographie ?

Oui c’est voulu puisqu’il n’y a pas de titres inédits crées pour l’occasion. Rétrographie c’est la contraction de Rétrospective et de Discographie, c’est une compilation de tracks et de couplets rares ou moins rares apparus à droite à gauche depuis 1998 et de quelques titres phares extraits de mes 2 albums. Un des points forts de Rétrographie c’est que tout est enchaîné et mixé comme si c’était un mix radio ou comme ce que l’on pouvait trouver en K7 il y a quelques années. Ce qui m’a poussé à sortir Rétrographie c’est l’envie de sortir un nouveau disque, de réunir des titres éparpillés sur un même support et d’avoir une actualité pour remettre un peu de lumière sur Itinéraire bis et pour aller chercher de nouvelles dates de concerts notamment. Après plus de 15 ans de rap et 2 albums il m’a semblé que c’était le bon moment pour le faire.

2. Tu as utilisé pas mal de scratchs en conclusion des morceaux. Ca se fait plus du tout en 2013, c’est pour donner une couleur « à l’ancienne » ? Pareil pour la cover, avec les polices d’écriture un peu old school ?

Je n’ai pas voulu donner de couleur à l’ancienne en particulier, c’est juste que mettre des titres bout-à-bout ne me semblait pas avoir grand intérêt. Là c’est un mix original et inédit, c’est vivant, il y a des versions des titres qu’on ne trouve nulle part ailleurs. C’est une véritable valeur ajoutée et c’est bien plus agréable à écouter comme ça.

3. Pourquoi avoir remixé « Haut la main » ou « 1 pour la plume » ? Je trouve ça intéressant, parce que c’étaient des morceaux très énergiques, qui du coup changent complètement de rythme et de couleur musicale.

Parce que ce sont les premiers extraits de mes albums. Ce sont les morceaux que j’avais choisi pour être des locomotives. 1 pour la plume pour annoncer J’éclaire ma ville et Haut la main pour lancer Itinéraire bis. C’était plus intéressant de proposer des versions nouvelles. J’ai toujours laissé la porte ouverte aux remixs en rendant disponibles certains acapellas. Il y a eu des dizaines de remix de 1 pour la plume par exemple car j’avais sorti le titre en maxi à l’époque. C’est assez difficile de réussir un remix, les deux remixs présents sur Rétrographie sont très réussis je trouve.

4. Y’a-t-il eu d’autres remixs que tu n’as finalement pas gardé dans le tracklisting final ?

Oui un paquet !

5. DJ Safe et Nodey ont fait un gros boulot de dépoussiérage de tes vieux sons. Tu leur as donné des indications ou tu les as laissé opérer seuls ? Pareil pour le choix de la tracklist, tu l’as fait seul, ou en collaboration avec tes DJ ?

C’est DJ Safe qui a tout dépoussiéré et enchaîné et c’est Reptile qui a fait les mises à niveau, on a fait plus ou moins la sélection ensemble avec Safe mais il avait carte blanche, il a fait sa sélection en fonction de la pertinence des enchaînements, de la musicalité et des thèmes abordés. Au fur et à mesure qu’il avançait il me demandait certains acapella, certains instrus… Ca a pris du temps pour tout boucler et pour qu’on soit content du résultat. Ca fait 1 an qu’on est dessus, bon on n’a pas bossé dessus tous les jours hein, on bossait à distance car il habite au Havre, c’est pas du tout évident à distance. DJ Blaiz’, mon DJ sur scène, nous a beaucoup aidé aussi, quant à Nodey il a fait l’intro uniquement, mais quelle intro ! Il y a beaucoup de couplets qui ont été laissé sur le côté parce que musicalement ou pour d’autres raisons ça ne rentrait pas dans l’ensemble. Il a fallu se séparer de certains couplets et c’était pas forcément facile de prendre ces décisions. C’est un travail collaboratif dans tous les cas.

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6. Tu fais encore une fois appel à Nodey … Est-ce parce qu’en tant qu’asiatique, il est champion de ping-pong, une qualité non-négligeable dans le rap jeu en 2013 ?

On a fait une vidéo où on joue au ping-pong lui et moi, on voulait la sortir pour promotionner la mixtape mais il y a eu une autre vidéo sur le thème du ping-pong qui est sortie juste quand on allait la balancer donc on a dû changer nos plans.. Dégoûtés mais pas vaincus, on planche sur une vidéo où on nous voit jouer aux cartes là.

7. Un de tes fans m’a dit « quand tu as suivi Flynt depuis le début, cette mixtape n’a aucun intérêt ». Qu’est ce que tu peux lui répondre ?

D’abord je lui demanderais si il l’a écoutée… Et puis je le remercierai de me suivre depuis le début mais non, je ne suis pas d’accord avec lui et d’après les retours que j’ai eu d’auditeurs qui me suivent et qui ont écouté la mixtape, ils l’ont tous aimée parce que c’est bien réalisé, parce que tout est réuni sur un même support et parce que même ceux qui me suivent depuis des années ne connaissaient pas tous les couplets ou tous les titres. Je lui répondrais donc que je suis totalement en désaccord avec lui.

8. Tu as mis le live de J’éclaire ma ville. D’après ce que tu avais dit en interview, c’est un live qui t’avait particulièrement marqué, et on comprend que tu aies voulu qu’il apparaisse sur cette mixtape. Est-ce que tu n’as pas eu peur que la qualité sonore de l’enregistrement ne rebute certains ? Pourquoi ne pas avoir inséré plus de morceaux live ?

C’est un extrait du concert au New Morning à Paris en fait, enregistré en février 2012. Ce moment du concert était très fort. Toute la salle qui backe le couplet, et à la fin du couplet le public en transe se met spontanément à scander et à chanter « Ici c’est Paris, Paris c’est nous, Paris c’est nous… » tous en chœur. C’était beau. Là où je n’ai pas eu de chance c’est que l’enregistrement audio de ce concert a complétement foiré, inutilisable ! Du coup on a extrait le son caméra pour récupérer un bout un peu audible de ce concert. La qualité n’est pas top mais ça ne me dérange pas ça fait partie du truc, le son est crade et ça rend le moment encore plus authentique. A la base je voulais mettre beaucoup plus de passages de live mais l’enregistrement ayant foiré… J’ai mis ce passage à la fin parce que le live est important dans mon parcours et c’est un gros big up au public aussi. La plus belle récompense pour mes textes c’est d’aller sur scène, c’est ce que j’ai voulu signifier en mettant ce passage de live mythique à mes yeux pour conclure la mixtape.

9. Quels sont tes prochains projets ? Les retours (que j’estime positifs dans l’ensemble) sur Itinéraire Bis t’encouragent-ils à envisager un troisième album ?

Mes principaux projets sont des projets familiaux et professionnels actuellement. Côté musique, je dois écrire pour l’album de mon pote Nodey et pour la compilation de mon pote DJ Blaiz’ « Appelle moi MC 2 » notamment. J’ai un peu de mal à me remettre à écrire là. J’ai fait un track avec Lil Dap, PMD et AKH qui doit sortir sur la compilation du beatmaker Crown début février. Quant au 3ème album, j’ai hâte, ce que je vis avec Itinéraire bis depuis plus d’un an c’est génial. On a fait plus de 30 dates avec Blaiz’ et Nasme, on a joué au Bataclan, à l’Olympia, j’ai chanté au Zénith de Caen, on a fait des gros concerts à Lyon, à Brest, à Nantes, à Bruxelles, à Angers et j’en passe. Je récolte les fruits de mon travail, à mon niveau je profite de ce que la musique a de mieux à apporter alors forcément le 3ème album, j’en ai très envie. Itinéraire bis m’a fait beaucoup de bien, c’est pour moi le meilleur de mes 2 albums, j’espère faire encore mieux au prochain.

10. « C’est le rap de celui qui a dit non et va te faire enculer » est-ce que cette phase est celle qui résume le mieux ton style pour toi ? Et peux tu la développer ? Non à quoi ? Et qui doit se faire enculer ? Et pour quel motif ?

Non ce n’est pas la phrase qui résume le mieux mon style. Celle qui résume assez bien mon style c’est 1 pour la plume ex-aequo avec le gros son. Ce non, c’est le non au rap fast food et aux guignoleries du rap game, non à la soumission aux majors et au diktat de quelques radios, non à la réussite à tout prix. La phrase à laquelle tu fais référence je l’ai écrit il y a 5 ans pour un titre avec Le Rat Luciano et Gino qui n’est jamais sorti.

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11. Je pense aussi que « Moi je rap comme ce que j’aurais dit » te correspond bien. Tu penses que s’inventer un personnage est un piège trop fréquent dans le rap ?

Aujourd’hui je m’en tape de qui s’invente une vie ou non. Je pense quand même que c’est dangereux de s’inventer une vie dans le rap et de se créer un personnage que tu n’es pas réellement dans la vraie vie. Certains semblent prisonniers de leur image effectivement. Mais je vais te dire, même quand tu ne joues pas un personnage et que tu rappes qui tu es, tu peux te retrouver prisonnier de cette image aussi.

12. « Ma plume ferait du fric en faisant rimer là où j’habite avec ma bite » Tu n’as jamais été tenté de faire des mille et des cent avec ta musique ou bien tu y as renoncé avec le temps vu ton rap ?

Ca n’a jamais été ma motivation première. Et c’est vrai qu’avec le style de rap que j’ai, la gamberge que j’ai et la façon dont je suis organisé, c’est plus compliqué. Vu aussi les médias qu’on a en France et ce qui plaît au public et vu que je n’ai pas une major, un éditeur ou un label qui bosse derrière pour pousser mes titres au max… Par contre je n’ai aucun complexe à faire de l’argent avec mon rap, j’en fais et c’est bien normal, j’aimerais en faire plus même. Mes disques je les vends, mes concerts et mes t-shirts aussi donc il n’y a pas de renoncement, on bosse, on s’organise pour faire plaisir à ceux qui nous suivent et pour gagner de l’argent et ce par nos propres moyens. Il y a de l’argent pour tous dans la musique, il faut bosser et s’organiser comme partout. Il faut trouver son public c’est ça le plus important.

13. Sur ce projet, il y a des morceaux que tu aurais voulu mettre aussi mais que tu n’as pas mis pour certaines raisons ? si oui, lesquels ?

Je n’ai pas mis la majorité de mes premiers couplets apparus sur K7 à la fin des années 90 et début 2000, ça ne collait pas avec l’ensemble. Ca faisait pourtant partie du projet au départ, j’aurais voulu les mettre pour montrer l’évolution de mon rap et parce qu’ils font partie de ma discographie mais ils étaient compliqués à enchaîner avec les reste des tracks, du coup j’ai abandonné l’idée, ça fait une bonne vingtaine d’anciens couplets qui n’y figurent pas.

14. À l’inverse, y a-t-il des morceaux dont on reparle beaucoup dont toi tu n’es pas satisfait ?

Je ne suis pas fan de mon couplet sur le morceau Compte à rebours, que j’ai fait avec Ekoué, je ne l’ai jamais beaucoup aimé ce couplet, je le trouve plutôt faible. Sinon j’aime tous les couplets qui sont dans Rétrographie et dans mes albums.

15. Sur ce projet, on peut réentendre des vieux freestyles issus de mixtape (comme Splifflife, par exemple). C’est devenu plus rare de t’entendre sur ce genre d’exercice plus spontané (même si on t’a entendu sur Marche Arrière, dernièrement). Comment l’expliques tu ? Perfectionnisme ? Ou le fait qu’il y ait moins de mixtapes/ compilations de qualité qu’avant dans le rap ?

C’est une question de temps, on me propose beaucoup de projets et moi je suis le moins productif de France donc forcément ça coince. Pour le temps que je passe à faire du rap, je privilégie la création de mes albums, préparer mes concerts et faire des concerts. Tout ça ça prend du temps. Combien de mecs tu pourrais citer qui ont fait beaucoup de mixtapes et compilations et qui ne font presque jamais de concerts et qui n’ont pas d’albums ? Y en a plein. Moi si j’avais accepté tous les projets qu’on me proposait, j’aurais jamais sorti 2 albums. On parlait d’argent et de plaisir tout à l’heure, c’est avec un album que tu prends des sous et que tu te fais vraiment plaisir dans mon cas, pas sur les compilations ou les projets des autres à quelques exceptions près si tu poses sur l’album d’un mec qui vends des dizaines de milliers de disques. Pourtant je ne néglige pas les propositions qu’on me fait ni ceux qui me les font, c’est juste impossible de tout faire, c’est pas une question d’argent c’est une question de temps et de priorités. J’aimerais pouvoir croiser le mic avec d’autres MC’s plus souvent mais bon, j’ai déjà beaucoup de travail et c’est dur de m’en rajouter.

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16. Il y a 2 choses assez récurrentes qui s’opposent souvent dans tes textes tout en restant très cohérent : l’envie de voyager, de connaître une autre vie mais aussi le fait d’être très attaché à Paris et à ton contexte. Comment perçois-tu cette dualité ?

Voyager ça fait partie de ce que la vie offre de plus plaisant. Quand tu voyages tu te sens vivre. Et quand tu voyages ta ville te manque forcément, tes proches, ton train-train, ton quotidien. Pour moi ça ne s’oppose pas, ça se complète, j’ai besoin des 2 dans ma vie, les voyages et mes racines.

17. « Je ne suis pas bon qu’à pera, mais je suis là car je pense que le bon son manque dans mon pays, comme le Rat » ? le Rat Luciano est-il une de tes références ? As tu tout simplement des références en France ?

Oui le Rat et la FF, je les écoutais beaucoup quand j’étais plus jeune. Des références j’en ai beaucoup, mais pas toutes pour les mêmes raisons. Il y a des MC que je respecte pour leurs couplets, leur parcours et/ou leur vision, leur concept, et d’autres qui sont des références négatives. Ca dépend ce que tu entends par « références ». Dans un couplet je dis : « On m’demande quel est l’style que j’aime j’ai des références par centaine, dans l’authentique ou le clownesque, le rap faible ou le terrible, le réfléchi, l’immature, le mythomane, le crédible, celui qui pète le score ou pas plus haut qu’une naine, je puise dans toutes les disciplines de la culture urbaine… » Si ta question est de savoir qui j’aime bien écouter, je te répondrais spontanément Sidi O, Mac Tyer, Casey, Joe Lucazz, Orelsan, Nasme, Dino, C.Sen, Mapaula… Parmi les MC’s que j’ai découvert plus récemment j’aime bien S.Pri Noir et Volts Face. Bon j’en oublie, j’aime pas trop répondre à ce type de question parce que j’en oublie forcément.

18. Tu sembles beaucoup fonctionner à l’humain : tu collabores souvent avec les mêmes artistes qui reviennent (Nasme, Sidi Omar, etc…). Dernièrement on t’as entendu avec Orelsan. D’autres collaborations sont elles à prévoir ?

Oui mais à part le track avec AKH sur la compilation dont je parlais tout à l’heure parce qu’il va sortir et qu’il est enregistré, je préfère ne pas en parler parce que rien n’est fait encore sur les compilations de Blaiz’ et Nodey, on cherche toujours la direction du truc. A part ça je n’ai pas beaucoup d’autres projets à part attaquer un 3ème album puisque j’évite de m’engager dans des collaborations alors que je sais que je ne pourrai pas suivre par manque de temps.

19. « Sur mon album, moi j’aurais bien invité Nelson Mandela ? » Tu penses qu’il a un bon flow, Nelson ? Pourrait on dire qu’il fait du Dirty South Africa ? (ça c’est de la question)

Haha t’es con !

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20. « Si t’as pas de bons conseils, garde les, j’ai pas besoin d’eux. La raison est mon maître et je me domine du haut de mon mètre 82 » Beaucoup de gens t’ont donné de mauvais conseils dans ta carrière ? (C’était aussi pour le plaisir de ressortir cette phase que j’aime beaucoup)

J’me souviens pas des mauvais conseils. Et peut-être qu’on m’en a donné des bons que je n’ai pas suivi.

Super Bonus. La question raciste de Spleenter : Que penses tu du retour merdique d’Eminem ?

Eminem, je ne le suis plus depuis quelques années. J’ai lâché. Niveau instrus, je m’y retrouve pas aujourd’hui. On m’avait filé des places pour son concert au Stade de France et j’y suis allé. J’ai été plutôt déçu. Les concerts dans les stades je suis pas fan déjà mais j’ai trouvé qu’au-delà de sa performance qui reste celle d’un MC hors-norme, son filage, son intro, son rappel, sa sortie, certains choix… tout ça m’a laissé perplexe. Je n’ai ressenti ni magie, ni frisson. C’est pas bien c’que j’vais dire mais j’préférais son rap quand il se droguait et quand ça partait en couille dans sa vie.

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Promo Promo

Suite au Booska-p Gate d’il y a quelques jours, où le détail des montants exigés par la régie pub ont été balancés sur la toile sans prévenir, Le Blavog décide de jouer la transparence pour éviter d’être victime de ce genre de dénonciation à son insu.

(clique pour agrandir, jimmy)

vous le regretterez pas

Oui, nos tarifs sont élevés, mais la qualité a un prix.

sinon ça c’est l’interview de Teobaldo par un site de catch (mais ça l’empêchera pas de parler de rap toutes les 5 minutes), on peut clairement parler de consécration, voire de l’accomplissement de toute une vie : RAP GAME STACY KEIBLER

et ça c’est la première partie de l’interview du blavog par le site Rap en France, « les cahiers du rap français » comme ils aiment bien s’appeler même si on sait pas bien pourquoi, sans doute qu’un jour le mec était bourré et a trouvé que les cahiers du cinéma ça claquait comme nom. Bref un site qui n’en veut pour les jeunes qui n’en veulent : tu vas cliquer ici et une fenêtre va s’ouvrir comme par magie.

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Fête de la zizic

Je me suis dit que ce serait bien de partager avec vous ma fête de la musique du 21 juin dernier. Pour ceux que ça intéresse, c’est juste en-dessous.

20h : On arrive à la block party de Noir Fluo, au skate park à côté de Bercy.

(par la suite je n’ai pas spécialement fait gaffe à l’heure tout au long de cette trépidante soirée, les horaires précis seront donc remplacés systématiquement par ça :

.

Merci de votre compréhension.)

. Peu de trucs à dire, y’a à peu près tous les Noir Fluo au complet, du son, et bientôt arrive le moment que tout le monde attendait depuis le début : le barbeuk de merguez. Par une sorte d’enchaînement de circonstances, à un moment les mecs qui s’occupaient du grill se barrent et je me retrouve à m’en charger et à servir les gens en en bouffant au passage parce que c’est quand même pour ça que je suis là (« c’est toi qui as fait le barbecue ? – non, moi je suis là pour les merguez et je dépanne le temps que les autres reviennent – ah pardon. On t’a déjà dit que tu ressembles au fils de Yannick Noah ? », etc).

. Test dit rapidement quand je lui parle d’un feat avec Joe Lucazz (je fais souvent ça quand je m’emmerde) que « ça va se faire ». Express fait le morceau Express est back en live, des badauds s’agglutinent au dessus du skate park pour profiter du spectacle, d’autres plus jeunes balancent des pétards.

. Vexé de n’avoir eu aucune merguez, Teo décide de rentrer chez lui comme un prince pour se sustenter, probablement avec des princes de LU et du magret de canard.

. Ça se confirme, Waslo est déjà parti et le morceau « ma Volvo » sera donc joué en live mais sans lui, au grand désespoir de Kicket.

. Je rejoins Daphné croisée par hasard, elle est avec Hifi, Cassidy, et Ill (c’est un peu leur manageuse et je dis « un peu » uniquement pour qu’on m’emmerde pas avec les détails et les appellations). 1er choc : Ill a des cheveux blancs, et n’est donc pas immortel. Cass a des grosses lunettes de soleil (détail crucial pour la suite).

. « Ill n’imite pas Dieudonné, c’est Dieudonné qui lui a tout piqué » Hifi

. Daphné explique à Hifi le concept du blavog, il a du mal à imaginer ce que ça peut donner concrètement alors je lui parle du billet assez vieux sur Time Bomb et Pit Baccardi, ce qui lui fait dire avec un demi-sourire : « mais c’est dangereux les trucs comme ça ».

. on va au Rex où y’a « une soirée de Dabaaz ». Hasard total, on croise Melopheelo devant l’entrée, qui du coup vient aussi avec ses potes.

. Devant le Rex, moment de flottement où personne dit trop rien. Pris d’une impulsion de crétin, je dis à Cassidy que c’était très sympa de s’être prêté pour de vrai au jeu de l’interview parce que du coup c’était la 1ère qu’on avait publiée sur le blavog. Sa réponse est édifiante :

mais tu m’as pas interviewé.
– …
– …
ah pardon je t’ai confondu avec Cassidy
pas de problème.

Cet instant sera mon grand moment de solitude de la soirée et me traumatisera durablement. Je ne sais pas vraiment si Cassidy je l’ai perdu de vue, ou s’il n’a simplement jamais été présent ce soir là.

. Une bande de gars reconnaît Ill et il reste avec eux 10 bonnes minutes. En revenant il m’explique (non pas spécialement que c’est à moi qu’il voulait parler, seulement y’avait que moi) être complètement las de ce genre de choses. Et là c’est vraiment un truc sans doute difficile à intégrer quand t’es un gros fan mais Ill sort ce qu’on appellera désormais « le théorème Lino ». C’est à dire qu’évidemment c’est super flatteur d’avoir tous ces gens qui viennent le féliciter, mais qu’en gros ils lui parlent d’une période de sa vie qui est révolue et qui date de plus de dix ans maintenant, du coup c’est gentil mais sur la longueur c’est limite déprimant. Je lui cite la phase de Lino « bors refais nous quelques gouttes » et il dit c’est exactement ça. Si vous aussi vous êtes rappeur, ne claquez pas vos thunes chez un psy, appelez-moi.

. Ill et Clément d’Animalsons font connaissance, Clément lui rappelle qu’il a travaillé sur l’album de Booba période 45, ce que Ill semble ignorer totalement. #rapfrinçais

. On me présente ensuite à Clément, ce qui donnera lieu au dialogue suivant
T’as produit pour Guizmo récemment, et ce qui m’étonne c’est…
c’est que je produise pour lui.

je réalise subitement que je porte
a) un sac à dos
b) un bonnet
Clément a donc logiquement dû me prendre pour une sorte d’immonde chieur extrémiste le-rap-c’était-mieux-lavande probablement révolté à l’idée qu’il produise pour Guizmo. Je lui explique que je suis simplement surpris qu’il travaille avec un jeune rappeur émergent. Pragmatique, Clément détaille un peu le processus : il a produit des sons qui dans ce cas précis passent en rotation radio, donc les royalties sont au rdv, donc tout va bien. Je lui demande s’il connaît le blavog, mais non. Je lui explique le concept, il éclate de rire et parle d’un délire de lui et Jim Profit (autre producteur) à l’époque de la rime de Booba sur Makelele : « on avait imaginé un casting avec des types qui se font mesurer la queue pour pouvoir entrer dans le 92i ». Vraisemblablement il parle du texte le mâle aimé de Olivier Catin. Curieux de savoir ce que devient l’autre moitié d’Animalson (Marc) je lui demande de ses nouvelles.
il fait ses affaires
en Jamaïque ?
c’est possible.
Voilà. Tels les deux milf guys de la saga American Pie, le duo de producteurs semble avoir appris à ses dépens que « l’amitié est une route à deux trottoirs » (non, ça ne veut pas dire grand-chose mais dans le dernier film c’est rigolo).

. Un type arrive, remarque qu’il y a quand même beaucoup de rappeurs au mètre carré, et décide de, roulements de tambour, faire une photo. Je m’écarte illico, mais Clément, qui était définitivement très gentil, ou très fatigué, me rappelle en disant « ah bah si, le blavog, sur la photo ». Je commence à me dire que finalement, cette soirée pourrait s’avérer plus intéressante que regarder un film tout seul chez moi.

. Dans un moment où apparemment personne n’avait rien d’intéressant à dire, Daphné explique à Ill le concept du blavog (il faut se rendre à l’évidence, elle explique tout ça bien mieux que moi, probablement qu’on la prendra en manageuse quand on sera riches et célèbres). Ill dit qu’il voit à peu près le principe et que ça lui rappelle une fausse interview des X-men qu’on lui avait fait lire à une époque. Bah oui, c’est ça, c’était nous l’interview. La moitié des X me regarde, choqué et calmé, puis fait à peu près le meilleur compliment qu’on puisse entendre quand on tient un blog de merde avec des faux dialogues entre rappeurs français dedans :
« mais… c’est spécial, parce que d’un côté c’est complètement abusé et d’un côté c’est un peu moi quand même. Du coup je comprenais pas, ça m’a surpris, parce que comme tout le monde je me considère comme quelqu’un d’unique, et là je vois un double imaginaire qui me ressemble un peu. Mes potes disaient que c’était bien, ça nous mettait en valeur moi et Cass, mais moi j’étais surtout très surpris, ça me ressemble pas mal alors que vous aviez aucun moyen de me connaître »
L’anecdote sur la réaction de Joe et Cross qui ont d’abord pensé qu’un de leur pote voire leur ingé son avait écrit le billet So Parano lui fait taper une barre, et s’ensuit un échange où j’explique d’où vient sa caricature à lui, que c’était aussi par rapport à son rap mais aussi ses fans, le côté « jay-z frinçais » (là faut savoir que ça le choque absolument pas) et le paradoxe avec le fait qu’il n’ait concrètement toujours rien sorti. Bref un bon moment, qui se conclura par un exercice de style pas piqué des hannetons :
mais si là tout de suite tu devais écrire un truc sur moi tu ferais quoi ?
Tout de suite ?! Ouais mais non, faut…
ah si ! C’est comme moi, les gens ils sont là  »fais un freestyle, fais un freestyle », à ton tour
ok (petit moment de silence et effort de concentration, mon ki augmente sans doute ostensiblement.) alors tu vois je ferais…
putain, déjà ?! Mais tu blagues pas toi !
En fait je te mettrais dans un truc où t’es au milieu de nouveaux rappeurs, tous ceux qu’on appelle « la relève », ils seraient tous là à dire ouais t’es une inspiration, sauf que toi tu les traiterais plus ou moins comme des merdes, et ce serait ça le gag
– …
– …
pas mal.

. Quelques temps plus tard, vaguement désœuvré, je décide de m’activer, ce qui chez moi consiste à rester bloqué devant une fille debout sur un siège en train de donner toute sa vie dans un bootyshake de bonne facture. Je ne suis pas seul, un type encore plus déterminé que moi a sorti son portable ou son appareil photo et la filme carrément. Une fois qu’il estime avoir filmé suffisamment il se tourne vers moi et on se check en riant : c’était Ekoué.
ça va finir dans un clip, ça !
Hahaha. J’ai écouté le dernier lp…
Il tue !!
ensuite j’essaie de glaner des infos sur leur projet de film, mais soit je n’entends pas ses réponses soit je ne les retiens pas (toujours pro).

. Une semaine plus tard (oui, je fais aussi des bonds dans le temps dans cet article, sortez les lunettes 3d) je découvre qu’Ekoué ne rigolait pas du tout : on peut voir cette jeune demoiselle se déhancher dans le clip Un soir comme un autre.

. Ekoué tombe par hasard sur Ill, les deux font les pitres comme des gamins en se reconnaissant et se pincent la joue en éclatant de rire (NO HOMO).

. Moment wtf : à la sortie, une meuf bien belle semble un peu paumée, et un peu désireuse de se faire voir aussi, bref elle sait pas trop où elle va, elle fait deux pas en avant, trois en arrière, manque de se casser la gueule et du coup s’accroche vite fait aux épaules de Ill (en train de parler) avant de partir en disant oups pardon, sans que PERSONNE ne remarque rien
J’étais le seul témoin mais les faits sont là : Ill avait séduit une femme en étant de dos.

. Melopheelo lui aussi se barre de là, mais il a #unevoiture et confirmera sa réputation de mec extracool en nous raccompagnant. Je sais plus bien où on était censé aller parce qu’on a remarqué 2 minutes après qu’on avait faim et Melo nous a gentiment déposé à côté d’une crêperie.

. Dans la crêperie, où y’avait Trace tv sur un écran derrière moi (détail de la plus haute importance). Ill fait éclater de rire les deux cuistots en sortant des blagues d’entrée de jeu.

. le côté baby-sitter (ou manager, dans le rap c’est un peu la même chose) de Daphné se met en marche, attention ça va très vite :

ce serait bien que tu taffes avec Clément
ouais je lui ai bien parlé… par contre j’ai pas pris son numéro
je l’ai pris.
Cool.
Et demain c’est séance photo pour Snatch.
ok.

#managementfrinçais

. ill évoque booba période Time Bomb et parle d’un long trajet dans le métro, avec l’ourson qui le raccompagne jusqu’à chez lui. Problème : Gilles Boulanger ne comprend que très peu de choses quand Elie Yaffa lui parle, il n’est pas habitué à son style d’argot et reste assez sidéré par son vocabulaire. Fin de l’anecdote.

. En revenant sur ses collègues de Time Bomb, Ill reconnaît évidemment le sens de la punchline de Booba et admet avoir eu une petite pression la première fois qu’il a écouté les Lunatic. Idem pour Oxmo qu’il décrit comme ayant vraiment une intelligence dans l’écriture et un sens de la formule de dingue.

. Ill confirme qu’en plus d’avoir des vues sur Lunatic, Kenzy est venu proposer aux X, à l’époque, de signer chez Secteur Ä, sauf que les 2 rappeurs venaient de quitter Time Bomb « donc c’était pas pour signer derrière avec un mec de notre âge, il allait pas devenir notre daron tu vois« . Là tu déduis qu’entre ça et Booba qui prend un RTT carcéral imprévu, Kenzy a dû légèrement maudire les ex-Time Bomb. Et se contenter de Pit Baccardi, mais ça, cela ne nous regarde pas.

. Parce qu’un peu d’humour ne fait jamais de mal, je lui demande également s’il connaît pas par hasard un groupe nommé 1995.
« c’est un groupe ? ça me dit rien, pour moi c’est une date. » Merci à tous.

. Lors d’un moment de silence où tout le monde mange (parce qu’il est impoli de parler la bouche pleine bande de malpropres), Ill lève la tête, regarde la télé et lâche : « je le trouve vraiment bizarre le rebeu de leur groupe, là. Il a une tête étrange quand même. » Je me retourne : c’était un clip de la Sexion d’Assaut et il parlait de Maska.

. Ensuite arrive un clip de Pitbull : « mais vous avez vu la vidéo où il cogne le mec qui le faisait chier dans le public ? Moi je pense que ce gars là, il est pas latino du tout. Il est d’Europe de l’Est. Tu vois les mercenaires sans âmes qui viennent de ce genre de pays, bah c’est ça. »

. Quand j’explique ce que je fais pour gagner ma vie, Ill a une définition qui lui vient immédiatement à l’esprit : « en fait ton métier c’est de réfléchir à la prochaine quenelle que tu vas glisser, et comment tu vas la glisser aux gens ». Une bonne définition du journalisme ma foi. La preuve, tu viens de lire un truc à peine mieux rédigé qu’un journal intime d’adolescente américaine qui vient d’avoir ses 1ers ragnagnas mais t’es content quand même.

y’a aussi eu un moment où ça parlait d’un concert en Suisse ou je ne sais où et j’ai pas pu résister à la question qui tue :  mais pourquoi pas Paris ? « parce que je dois m’entraîner avant de me produire à la maison, pour être sûr que ce soit bon« . Et il a pas menti, puisque le 4 juillet dernier y’a eu ça :

mais nous on y était pas, on matait American Pie 4.

THAT’S ALL FOLKS.

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Ah ouais c’est du catch des putains de castings (4)

4ème billet sur ce HS spécial catch qui a pour but de faire dire des punchlines de merde aux rappeurs trouver qui pourrait faire Killer Croc au cinéma ou à la télé.

STONE COLD STEVE AUSTIN


What ??!!

« Je peux te botter le cul chez moi ! Je peux te botter le cul chez toi ! Je peux te botter le cul chez n’importe qui présent dans cette salle ce soir !« 

FUCK FEAR ! DRINK BEER !

Ok, Stone Cold fait moins d’1m90, c’est pas à proprement parler quelqu’un de grande taille. Mais d’une, ça reste une montagne de muscles, donc c’est walid. Et de 2, dans Expendables, t’as l’impression qu’il est vraiment grand (magie du ciné, ma gueule).
Et surtout, j’allais pas parler de catch sans parler de ce mec, y’avait juste pas moyen du tout, niquez vous.
Donc, Steve Austin, au cinéma, ça commence à peser un minimum. Au niveau de son jeu, c’est vrai qu’il est minimaliste ; néanmoins, intérioriser ne l’empêche pas de jouer relativement juste ce qu’on lui propose. Après, j’avoue, on lui propose beaucoup de rôles de gros bras qui cause pas trop.
Parait qu’il développe bien son côté connard dans la série Chuck, mais j’ai pas trop suivi cette série (je sais juste que la blonde porte très bien la mini jupe). À noter, cependant, qu’il est au centre de plusieurs sketchs écrits sur mesure pour lui et c’est vraiment des barres comme il parodie son personnage à l’extrême. C’est un peu sa marque de fabrique : le gars dit d’énormes conneries, volontairement, mais avec une gueule vraiment sérieuse. Il est marrant, en vrai, mais t’oserais jamais rire si t’étais seul en face de lui.
Et le Rattle Snake dans un ring ? Ça dit quoi ?
Ça dit que Stunning Steve donne le meilleur de lui et le meilleur de lui c’est vraiment pas de la merde. Capable et coupable de foutre tout un bordel dans chaque arène où il met les pieds et ses pieds il les fout surtout aux culs ! Puis il repartira sous une pluie de bière qu’il aura pris soin de provoquer lui même au préalable en éclatant des pack de 12 du haut de la 3ème corde, sans oublier d’en boire une grande partie, hein. Faut pas déconner. Il a un peu emprunté ça à un autre catcheur, le Sandman, mais qui s’en plaindra ? Il faisait aussi tellement de doigt d’honneur, que ce signe a été rebaptisé le Stone Cold Salute. Ça n’engage que moi mais je trouve aussi que quand il se prend des coups il fait de grands gestes très fluides et très légers.
C’est bien simple, quand les autres se font péta, ils en font des caisses comme un attaquant italien, mais lui on dirait Charlie Chaplin, Buster Keaton ou encore Harold Lloyd. Pourtant, cet ancien camionneur se voyait pas forcément superstar du catch, à la base, et Dieu sait que sa carrière aurait pu être brisée plus d’une fois. Et accessoirement sa vie…
Quand un mec normal reste quelques semaines à l’hosto puis plusieurs mois en convalescence après une grosse saloperie au rein, bah Steve Austin il va se péta le soir même.
Quand un mec normal se brise la nuque très salement, il est paralysé, possiblement à vie et ça c’est dans le cas où il meurt pas sur le cou(p).
Bah Steve Austin, lui, il a eu sa nuque brisée pendant un match face à Owen Hart (RIP) qui a mal tourné et Steve Austin il se relève dans les minutes qui suivent et s’en va en marchant. Bon ok, des arbitres l’aident un peu et il marche pas super droit. Mais merde, toi tu serais mort alors que lui il a quand même trouvé le moyen de se relever et de partir sans oublier de gagner le match (si si).
Parce que ce mec « is a tough son of a bitch ! » pour citer Mike Tyson. Ou « Un dur fils de la plage » pour citer Agius et Chéreau (commentateurs sur NT1 et RTL9, je crois).


Et maintenant, le passage que vous attendiez tous :
« Pourquoi dans l’épisode de Futurama sur le catch, y a des gens qui ont des pancartes « Bender 3 : 16″ ? »
Avant Bender, c’était Austin 3 : 16, tu t’en doutes. Lors d’un tournoi, Stone Cold se blesse donc on pense tous qu’il pourra pas faire le match d’après. Jake « The Snake » Roberts pense fatalement avoir gagné par forfait et cite un passage de la Bible. Saint Jean Chapitre 3, verset 16. Jean 3 : 16 donc. Bien sûr, c’est à ce moment là que t’entends la musique du Texas Rattlesnake (c’est bien foutu !). Austin déboule, pète la gueule au vieux Jaques ‘le serpent’ Robert et conclue en disant en gros :
« Arrêtes tes conneries. Parce que dans l’évangile selon Stone Cold Steve Austin, chapître 3, verset 16, il est écrit que je vais te botter le cul ! Et ce sera le mot de la fin parce que Stone Cold te le dit, pis c’est tout ! »

SKIP SHEFFIELD / RYBACK


Finish him !!!
Ok, la carrière de ce gars est pas bien longue, j’ai pas grand chose à dire sur lui. Mais physiquement, c’est déjà un sosie de Killer Croc dans la version animé de 92 de Batman. Et aussi, au tout début, il arrivait avec la musique de Terminator, parce qu’il a pas le temps. Alors, Skip est arrivé sur les grandes ondes en tant que rookie dans NXT, un programme à mi chemin entre télé réalité et show de catch, où il incarnait une espèce de cow-boy un peu plouc. Ils étaient 8, à la fin, un seul contrat. Mais, finalement, ils ont décidé de s’unir tous les 8 et tout péter dans la compagnie. Mais vraiment tout :
Les catcheurs déjà là, les arbitres, les proches des cacheurs aux abords du ring, le tapis du ring, les cordes du ring, les commentateurs, la table des commentateurs, les responsables en place, des vétérans, le grand patron Vince McMahon lui même et même les voitures dans le parking ! Pourquoi pas… ce groupe s’est fait connaître sous le nom de Nexus et avait une politique assez simple : « You’re either a Nexus or you’re against us. » Ou t’es un Nexus ou tu suces.
Skip y était indéniablement la force de frappe, la baraque de l’équipe, le gars le plus intense. Faut dire que ce mec a une vraie tête de tueur au naturel mais c’est rien du tout en comparaison de la tronche de possédé qu’il fait quand il parechoque violemment le gars d’en face. Et pour te mettre des bons coups de pare-buffle dans le groin, ce gros bébé peut compter sur sa vitesse qui n’est pas en reste.
Ensuite, Skip s’est pété la cheville. Une blessure très grave s’il en est. Et on l’a plus trop revu durant presque 2ans. Dernièrement il est revenu sous le nom de Ryback. Une brute épaisse de la pire espèce annoncée en provenance de Sin City (pourquoi se faire chier). Chaque semaine, un petit gars sorti de nulle part se voit « offrir » la chance de pouvoir se battre contre Ryback. Une fois que Ryback l’a décimé il hurle « Nourrissez moi plus ! » Sacré attardé, ça encore.

J’espère juste que sa cheville est pas trop niquée parce que ce mec promet. Il me faisait déjà un peu penser à Goldberg et visiblement je suis pas le seul puisque la foule chante « Goldberg » en choeur quand Ryback éclate des types. Faut dire que son premier finish, le « Silverback » c’était à peu près le « Jackhammer » de Bill Goldberg, ça aide.
Mais et alors ? Goldberg c’est bien comme référence. C’est mieux qu’être comparé à David Arquette (Ce grand champion de l’histoire du catch)

GOLDBERG


Who’s next ?
Je vais avoir du mal à parler de ce mec parce qu’il m’a jamais enthousiasmé plus que ça.
Il est sympa et tout, mais sa gimmick de mec presque indestructible qui démonte immanquablement la gueule de tout le monde était pas si bandante. C’est même pas genre l’Undertaker qui te fout dans un cercueil et qui commande les forces du mal. Parce que si tu commandes les forces du mal c’est normal que tu finisses par niquer les autres. Mais là non. Goldberg c’est juste un mec super fort et c’est tout. Ça s’arrête un peu là. Parfois ça donnait l’impression que c’était un mec de MMA qui s’était juste trompé de ring. Alors le gars est très bien sur le ring, il tabasse, il démolit, il est clairement dans la destruction. Mais bordel, j’ai jamais réussi à me sentir concerné par ses aventures… Pourtant le gars est arrivé à la WWE en défonçant la gueule de The Rock et est parti en défonçant la gueule de Brock Lesnar. On a vu moins classe comme carrière. De toute façon il a sensiblement défoncé la gueule de tout le monde. Ça m’a toujours donné l’impression que c’était un gros con sans aucun recul.
-Alors, cette semaine, Goldberg, tu vas te faire asperger de merde.
-Non.
-Tu vas perdre un concours de danse.
-Non.
-Tu vas t’embrouiller avec une meuf qui va te mettre une claque et tu resteras tout con.
-Non.
-OK… Mais tu veux faire quoi ?
Démolir un type !!
-… Mais ça tu peux le faire toutes les semaines
-Mais je veux le faire toutes les semaines !

Cela dit, c’est pas vrai. C’est juste une impression. Le gars a de l’humour. Il est pas limité à son rôle qui l’a fait connaître dans Universal Soldier. Ah parce que oui ! J’avais complètement oublié, c’était Billou dans Universal Soldier. Il tente même de faire un spear à JCVD (un spear c’est un plaquage, tout simplement) mais il se mange un mur. Il essaie aussi de lui faire son military press qu’il termine en power slam, quand il porte Van Damme à bout de bras, mais là aussi, on le laissera pas faire. Ça a l’air de rien mais c’est toujours drôle quand un catcheur tente ses finishs sur grand écran et que ça foire lamentablement parce que c’est pas du catch ici.
Il a également donné la réplique à Bugs Bunny, Daffy Duck et leurs potes dans « Les Looney Tunes passent à l’action » et il a surtout joué dans « Santa’s Slay » (Very Bad Santa) où il incarne un père Noel satanique tueur en série. Et dès la 1ère scène de cette comédie d’horreur, on peut pas se tromper. Santa déboule dans une cuisine pendant un réveillon et massacre très brutalement la famille de Fran Drescher. Oui, oui, il s’en prend à une Nounou d’Enfer, t’as bien compris. Et il lui fait du sale. Y’a aussi une scène de baston dans un bar à putes qui est tout bonnement épique (Ho ho hoes !). Je te raconte même pas ce qu’il fait aux keufs. Ce film est fabuleux, c’est un kif de voir Santa Claus relooké en biker-viking massacrer toutes ces petites gens de façon toujours plus inventive aux commandes de son traineau-drakkar tiré par une créature improbable. Autant te dire qu’il retrouve le côté invulnérable de sa gimmick de catcheur, alors ça y va les prises de finitions. Il va placer un spear magnifique à travers un comptoir de boucherie et recaser ses Gorilla Press à tous ces cons. Film de gros gogol qualité supérieure certifiée.
Donc pour moi, c’est un candidat intéressant pour jouer Killer Croc. Et avant de passer à un autre catcheur, y’a au moins un passage de Goldberg qui m’avait tué de rire. Goldberg a une entrée spéciale bien à lui, en gros, lui, tu le vois pas arriver comme les autres. La caméra le suit dès la sortie des vestiaires et pas juste quand il arrive dans la salle. Du coup, Chris Jericho, qui était en pleine rivalité avec Da Monster, avait parodié cette entrée en se perdant d’abord dans les couloirs, en déboulant dans la cantine, etc… Pour finalement arriver sur le ring face à un petit gros du nom de Gildberg. Et Gilbert il se fait mettre en quelques secondes. Sacré Chris, tu me feras toujours marrer.


JESSE « THE BODY » VENTURA

The Governor

Puisqu’on parle d’ancien catcheur installé au cinéma, parlons de lui.
Que vous le vouliez ou non, vous le connaissez presque déjà tous puisqu’il était aux côtés de Schwarzy et de Carl Weathers (Apollo Creed) dans le tout 1er Predator. Si si ! C’est d’ailleurs un peu son propre rôle puisqu’avant le catch, il était dans les forces spéciales de la marine. Mais c’est normal que vous le sachiez pas, ce mec est moins connu pour sa carrière de catcheur que pour sa carrière ciné, ou même à la télé en tant qu’animateur et surtout politique.
C’est pas une faute de frappe. Cet ancien catcheur a bel et bien écrit plusieurs ouvrages politiques et mieux, il a été gouverneur du Minnesota. Rien que ça (Avec Arnold, ça fait quand même 2 futurs gouverneur d’Etat dans Predator). Je vais pas vous faire chier avec la politique d’un autre pays, mais le lascar il est atypique, tu t’en doutes. C’est un des rares qui puissent dire publiquement aux USA que le 11 Septembre c’est que des conneries. Il a ce genre de notoriété. Il vous baise tous.
Pour lui, tout ça c’est un grand complot du gouvernement Américain pour baiser la gueule du monde et surtout des arabes. Et il trouve ça inadmissible et personne l’empêchera de le dire. Ça aurait été dommage de pas parler de lui.
Par contre, je peux pas trop te parler de ses capacités in ring, puisqu’il a arrêté en 85 et que je suis né en 86. Mais on l’a revu à la WWE en 2009 et parce qu’il faut bien rire dans la vie, il a joué de son image de parano intransigeant en disant qu’à la WWE aussi y’avait des conspirations et qu’il allait y mettre fin. Il voulait pas que ce soit toujours les mêmes qui aient toujours tout ; faut laisser croquer les petits jeunes.
Et ainsi commença la belle histoire de Sheamus qui gagna son 1er match de championnat ce même soir.

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Ah ouais c’est du catch Des putains de castings (3)

On continue notre hors série spécial sur « Qui pourrait interpréter Killer Croc à l’écran ? »
Un sujet qui ne vous intéresse pourtant pas, mais c’est comme ça.

Alors on va faire un tour de quelques catcheurs susceptibles à la fois de faire Croc mais aussi de l’être tout court.
Ne cherche pas trop de sens à cette phrase, amigo, et allons y.

DWAYNE « THE ROCK » JOHNSON


The most electrifying man in all sports entertainment
Benjamin Franklin aurait lui même déclaré en voyant The Rock : « Mais baise les cerfs-volants, putain ! Ce mec a inventé l’électricité ! »
J’avoue, ce serait pratique, le gars est déjà comédien, déjà catcheur, déjà grand et balaise. Par contre, faudra totalement remanier la dentition. Et vu qu’un sourire super bright de Dwayne Johnson ça peut se chiffrer à pas mal de thunes, y a sûrement un truc de son contrat qui l’interdit…
Si t’as découvert le petit Rocky au cinéma tu te souviens sûrement de lui dans des films de merde comme le roi scorpion ou perdu dans la jungle. Toujours ce rôle d’armoire à glace constipée et sans humour dont les 3 rares lignes de textes navreront même le plus idiot des spectateurs.
C’est que dernièrement que t’as commencé à le voir faire n’importe quoi dans des rôles de grandes gueules balanceurs de vannes, de fou furieux en roue libre. Mais si tu le connais d’avant, t’as toujours su qu’il était tchatcheur et fédérateur, qu’il peut partir dans des tirades monstrueuses et tenir des stades entiers dans la paume de sa main rien qu’en racontant n’importe quoi pendant 20 minutes d’impro. Rien que quand il arrive, il hurle en parlant de lui à la 3ème personne et se présente comme étant un « Cartonneur de grandes gueules, Pionnier, Mangeur de chattes et releveur de sourcils« .
Ça n’a absolument aucun sens, mais je te jure que si c’est lui qui le dit, ça réveille tout le monde. C’est son petit plus, ça. Là où les autres parlent de t’humilier dans le ring, Dwayne Johnson parle d’éjaculation publique sur ton dos.
Toujours plus loin.
Faut le voir faire chanter des trucs comme « T’as pas d’couilles » ou « Botte lui le cul » à des familles entières en transe sans même qu’il fasse rien. Et si je te dis que ce gars à des ambitions politiques, tu ferais mieux de commencer à flipper sérieusement. Ce gars peut tout !
Imagine le en président des USA, aux commandes d’Air Force One avec les plus grosses roues de Monster Truck jamais inventées pour l’occasion.
Avec lui, c’est sûr, le monde sera détruit. Mais avec un brio spectaculaire inégalable.
Tout ça pour dire que bien dirigé, ce gars est un croisement de Schwarzenegger et Eddy Murphy. Si tu l’a vu faire n’importe quoi dans Fast 5, si tu l’as vu en tueur froid et ultra déter dans Faster tu sais qu’il a quand même une marge de manoeuvre appréciable. Ce mec sera pas ocsacrisable demain, mais il est certainement pas aussi à chier à l’écran que ses débuts le laissent supposer.
Bonus : Dans la série animé Batman de 92, Killer Croc est présenté comme étant un ancien grand champion de catch venu de Miami. Comme The Rock.
Le vrai nom de Killer Croc est Waylon Jhones et l’autre s’appelle Dwayne Johnson, c’est très proche. Et dans un épisode, Killer Croc utilise une espèce de Side Slam lifté* sur Batman pour le niquer, ce qui ressemble énormément au « Rock Bottom » le finish du Rock. Pourtant cette série est antérieure aux débuts de Rocky Mavea dans le catch (son premier nom de lutteur).

*Et ouais, Side Slam lifté, y a même du jargon technique, mon con, ça se lâche complètement !


THE BIG SHOW


The largest athlet walking on earth
Paul « Big Show » Wight fait plus de 2m10 et bien dans les 200 kg, selon la légende il a fallu consrtuire une écluse pour le faire sortir à l’accouchement. C’est Shaquille O’Neal x Chabal le mec. Franchement, je sais pas ce qu’aurait fait ce gars là comme sport si y avait pas eu de catch. Et tant, mieux, y en a. (Cela dit, Show a également eu une petite carrière honorable de boxeur). Big Show est proprement un des géants (sinon le géant) le plus complet de tous les temps. Bien plus vif et agile qu’il n’y parait, que ce soit avec ses poings ou au micro, ce mec envoie du bois.
S’il veut que tout le monde le craigne, c’est facile, il y arrive.
S’il veut que même les bébés l’aiment, c’est facile, il y arrive.
En fait non, c’est pas facile du tout, ça. Mais lui il y arrive à l’aise.
Il est comme ça Big Show, il est facile.
Je vais pas m’étendre sur les capacités physiques du gars, mais il fait des trucs quand même assez étonnants pour un gros gaillard comme lui, surtout qu’il a eu des problèmes liés à son gigantisme. D’ailleurs, quand tu veux faire monter un gars, tu le fais se battre contre Show. Et si le catcheur d’en face est capable de soulever le Big Show, sa carrière peut monter d’un ou plusieurs crans, sans souci.
Et niveau acteur, ça donnerait quoi ?
Bah je l’ai vu dans un film « Knucklehead » une petite comédie familiale sans prétention mais bien rythmée et pas mal drôle. Dedans, Show est un orphelin adulte qui vit encore à l’orphelinat parce que personne l’a jamais choisi. Il connait que chez les bonnes soeurs, mais ça va être rasé alors faut du biff. Et quand il se trouve un manager/ magouilleur suite à un concours de circonstances, ce dernier va lui faire découvrir le monde un peu. Le premier combat clandestin de Show se passe à l’arrière d’une synagogue. Show demande à son mama (manager, magouilleur) :
-T’es sûr que je dois le péta ? Il a l’air sympa.
-Ce type n’aime pas Noël !
-Quoi ? Tu plaisantes ?! Tout le monde aime Noël !!
C’est super con, j’aime beaucoup. C’est aussi l’occasion d’enfin voir Big Show face à un adversaire à sa taille puisqu’il va aussi se battre contre un ours ! Bon sans déconner, c’est surtout l’occasion de voir Show déplacer son jeu de catcheur sur grand écran avec une précision redoutable. Son personnage de gentil destructeur va passer par beaucoup d’émotions et de sentiments divers en découvrant le monde ; même si c’est pas la fiction de l’année, Show y est impeccable. Allant jusqu’à s’autocaricaturer sans complexe (« Mais tu m’as dit de me mettre en slip »).
Et en +, sans déconner, il péta vraiment un ours dans le film !

SHEAMUS


The great white, le rouquin blanc.
Ou encore Chie-Mousse, il chie de la mousse (nan, je déconne, personne l’appelle comme ça. Sauf moi. Et toi, maintenant). Ce gars là a une peau vraiment cheloue, il a pas de pigment, il est vraiment tout blanc, limite gris… À WrestleMania, y a même un mec qui est venu avec une pancarte où on pouvait voir Sheamus en crocodile avec sa grosse barbe/moustache rousse. C’est déjà Killer Croc, mais fusionné avec Willy le Jardinier. Certains vont dire « Willy il est Ecossais et Sheamus il est Irlandais… »
Ouais mais moi je suis Frinçais : j’en ai rien à foutre.
Le guerrier Celte n’est pas spécialement jeune mais sa carrière l’est. Et pourtant, ce gars bazarde déjà tout le monde par la fenêtre. Il a tout compris, il est arrivé en tant que méchant, violent, brutal, lâche, calculateur, sournois, barbare, opportuniste, arriviste, psychopathe, asocial, prétentieux, idiot et très suceptible sur les blagues liées à la couleur de sa peau et de ses cheveux qui le font passer pour un pot de mayonnaise géant ou encore un jumeau maléfique de Ronald MacDonalds. Il s’est pris les pires vannes dans la gueule, il a utilisé les pires ruses, il s’est enfui régulièrement devant plus nombreux que lui et n’hésitera pas à demander de l’aide à ses ennemis sans honte aucune. Mais ça reste un mec qui a défoncé la gueule des catcheurs les plus populaires pour devenir champion du monde seulement 3, 4 mois après ses débuts. #BAWSS !
Puis un jour, y’avait un petit gars sympa qui se faisait emmerder par Mark Henry (on y reviendra), on se demandait vraiment comment il allait s’en sortir le petit vieux. La musique de Sheamus retentit à peine que dés les 1ères secondes tout le public est debout comme un seul homme. Ils avaient déjà compris.
« Regardez, c’est Sheamus ! Il vient aider le petit vieux, c’est pas un enculé !! »
Il avait pas encore foutu un pied dans l’arène qu’il était déjà le favori de tous, lui qui était hué bien comme il faut même pas quelques jours avant. Et vazy que je te mets des gros coups de tatanes dans la gueule à tout le monde !
Au micro, ça dit quoi ?
Archi convaincant en salopard fini, il est un poil plus timide en super gentil de tout premier plan. Faut qu’il trouve ses marques ce qui sera pas le plus dur vu son aisance à s’adresser à des milliers de personnes en face de lui. Il a déjà l’habitude de raconter des bonnes anecdotes de blédard/ bouseux/ lanceurs de troncs d’arbres venu de Dublin. Où le personnage principal de ses anecdotes finit souvent avec sa tête dans son propre cul, ce qui est donc une bonne occasion pour Sheamus de menacer indirectement ses adversaires mais aussi de les comparer à des alcooliques consanguins violeurs d’animaux. Je respecte tellement tellement ça.
Et on finit sur un petit truc sympa qui prouve que le catch c’est vraiment loin et grand dans le n’importe quoi.
De par ses cheveux roux coiffés en piques, Sheamus a souvent été comparé à un muppet. Bah dis toi qu’il a croisé un de ses muppets coiffés comme lui lors d’une émission* et il lui a dit de dire aux autres « Désolé, je peux pas être à la réunion de famille cette année » c’est beau.

*ouais, y a des célebrités qui s’invitent dans le catch, là c’était les muppets

Bonus dans ton cul :

SHAWN MICHAELS


The Heart Break Kid
The Main Event
The Show Stoper
Mr Wrestlemania
Etc…
Là, les plus avertis savent déjà « ce mec ressemble pas du tout à Killer Croc, pourquoi il nous emmerde ? »
Parce que si on parle de catch, je te parle de Jean Michel, c’est tout. Et ouais, je Frinçise même son blase. Il y a très longtemps, j’étais un tout petit morveux de rien du tout. Je savais même pas ce que ça voulait dire être cool, avoir de l’attitude, toutes ces conneries. C’était bien avant le Prince de Bel Air ou même Parker Lewis et les Tortues Ninjas. Autant te dire que c’était l’aube de la création. Je devais même pas avoir 4ans et les seuls souvenirs que j’ai de cette époque c’est moi faisant pipi par terre dans les chiottes de la maternelle et moi regardant Shawn Michaels à la télé avec mon reufré sur Canal+ pendant que les parents mangent, un dimanche soir.
Tous ces rappeurs qui découvrent le « swag » en 2010 jouaient encore avec leur caca que Mr Wrestlemania était déjà tout ce qu’ils ne seront jamais.
Ce mec est le catch.
Un mec qui capte rien au rap peut pas comprendre à quel point Lino d’Ärsenik est fort. Un mec qui capte rien au catch peut pas comprendre à quel point HBK est fort. HBK pour Heart Break Kid, le gamin briseur de cœur, un surnom qu’il conserve encore aujourd’hui, à bientôt la cinquantaine. #BAWSS
Même quand ce mec ne fait que l’arbitre dans le match (ce qui est arrivé quelques fois) il est brillant. Il en fait des caisses, il est des barres ! Je crois qu’il y a qu’après plus de 10 minutes à se prendre des coups dans la gueule dans un ring qu’on peut enfin le voir marcher normalement. Parce qu’il y a qu’en faisant ça que ce mec est réellement chez lui.
Son finish est l’un des plus populaires sinon le plus populaire de tous : un gros coup de santiag dans la mâchoire. Sweet Chin Music ! ou la douce mélodie du menton en frinçais. Maintenant tu sais pourquoi Chuck Norris fait pas de catch, y’avait déjà Shawn Michaels. Et Bender reprendra une variante de ce coup de pied dans Futurama. #Bawss
On peut aussi dire qu’il a eu de gros problèmes de dos qui l’ont écarté des rings pendant près de 6ans. Autant dire que personne pensait son retour possible, mais si. Encore un sacré malade comme il en faudrait plus. D’ailleurs, K-Tana de l’Unité 2 Feu à même sorti une phase qui disait : « Brise coeur, dos et dents comme Shawn Michaels. » Si ça c’est pas la classe.
Peut-être que Katana parlait de Sean Michaels, l’acteur porno, ça marche aussi, mais j’en ai rien à foutre. Par contre, je sais plus dans quel son il le disait, donc vous allez me retrouver ça. Pour finir, on dira quand même que Jean Michel a arrêté le catch désormais et qu’il anime un show sur la chasse où il mange tout ce qu’il tue histoire de prouver qu’il tue pas gratuitement.
Les associations de défense des animaux sont horrifiées par ce mec et le surnomment le cannibale.
#BAWSS !

EDIT (mais pas PIAF) : Il faut toujours tout faire tout seul alors j’ai retrouvé la phase de Katana sur HBK, c’est par ici que ça se passe. Unité 2 Feu – Le ghetto s’exprime : http://www.dailymotion.com/video/xd1o8e_exclu-unite-de-feu-le-ghetto-s-expr_music

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Ah ouais c’est du catch, des putains de castings (2)

Et nous continuons notre hors série spécial autour de Killer Croc. Même si en fait c’est juste une excuse pour parler de catch.
Avant de rentrer dans le vif du sujet, un peu de vaseline. On va faire un tour des notions importantes pour bien appréhender ce sport. Et vu qu’on parle de catch, tu sais ce que ça implique ? Générique pourri !

LA WWE
La World Wrestling Entertainment, la plus importante compagnie qui s’est imposée aux fils des ans.
C’est la plus connue dans le monde.
Avant elle s’appelait la WWF mais c’est aussi le nom de leur SPA de là bas, donc ils ont dû changer.
Ça génère beaucoup de biff, autant le dire.
Le patron Vince MacMahon aime bien rappeler qu’il est très très riche grâce au catch.
Il invite même Donald Trump de temps en temps à venir faire n’importe quoi avec lui, entre thunés, on se comprend.
Précisons que ce patron ne fait pas ses 60ans et que de temps en temps, il aime bien aussi se taper contre ses employés,
le plus souvent pour perdre. C’est pas en Frince que tu verrais un patron dévoué comme ça qui irait jusqu’à se prendre des coups de pieds de biche pour assurer le spectacle.

La célèbre bataille des millionnaires
LA TNA
Eux, c’est les concurrents directs.
La différence de biff se fait sentir, mais niveau talent ils n’ont rien à envier au gros poisson. J’irai même jusqu’à dire que pour ce qui est des combats par équipe, ils enculent profondément la WWE. et même leur division féminine fait bien meilleure figure.
Depuis quelques temps, c’est le lieu que semble avoir choisi Hulk Hogan pour passer sa petite retraite tranquillou. On peut dire que c’est plus ghetto, avec des poubelles, des barbelés ou même des coups de rappe à fromage dans les parties génitales.
On peut les rapprocher de la ECW.

ECW, WCW, etc…
Citons d’autres compagnies qui ont eu également leurs heures. La WCW était la concurrente de la WWE pendant très longtemps. Allant jusqu’à faire venir David Arquette et en faire leur champion du monde poids lourd lors de la course à l’audience entre la WWE et la WCW.
C’était pas une bonne idée. La compagnie a fermé et a été rachetée par la WWE ensuite.
Le ECW a connu ce sort aussi, mais pour d’autres raisons. Eux c’était vraiment trop hardcore pour s’imposer auprès d’un public suffisament large.
C’est des chaises enflammés qui volent dans tous les sens pendant que le public, bourré, chante plein de conneries.
Quand le public normal chante « You suck » le public de la ECW chante « You swallow » (Tu avales). L’amour du travail bien fait.
Sinon, y a d’autres compagnies encore. Le plus souvent, avec des initiales en 3 lettres (ROH, OVW, FCW). Y avait même une NWA (mais pas N*gger with attitude).
Il n’est pas rare qu’un catcheur change plusieurs fois de compagnie au cour de sa carrière, voire même qu’il quitte une
compagnie, aille chez les rivaux, puis revienne quelques années après.
Mais y a des risques.
Pas mal de catcheurs ont quitté la WWE parce qu’elle leur faisait rien faire, ils sont allé faire leurs armes à la TNA et veulent revenir à la WWE quelques années après pour pouvoir exploser mondialement…
Mais il se peut que la WWE te saque malement dans ce genre de cas (demande à Jeff Hardy, Christian ou R Truth)
Mais de toute façon, ils finiront tous à la RIP.
Comme tout le monde.

L’ALLIANCE
Une fois rachetés par la WWE, tous les mecs de la WCW et de la ECW ont joués le rôle d’envahisseurs venus des compagnies rivales pour tout détruire à la WWE. C’est basique comme idée, mais y a de quoi bien se marrer pour des mois et des mois. C’est là que tu captes qu’ils concilient business et création sans hésiter. Pas de complexe.

LES REGLES
Y a des règles, si si. C’est pas évident mais y en a. Dans un match normal, t’as pas le droit d’utiliser d’armes, par exemple. Ton pote peut pas monter dans le ring pour t’aider. Tu peux pas rester indéfiniment hors du ring. Pas le droit de taper un mec qui touche les cordes. Tu gagnes si tu fais abandonner l’adversaire ou si tu rives ses épaules au sol pendant 3 secondes et des poussières (plus
ou moins grosses selon la propreté de la conscience de celui qui compte).
Etc…
Bien sûr toutes ces règles sont contournables. Assommer l’arbitre est un bon moyen, par exemple.

LES MATCHES
Il existent quand même plusieurs sortes de match. En cage, sans disqualifications, en équipe, mixte, etc…
Quelques exemples

STEEL CAGE MATCH
« C’est pas un match en cage, fiston. C’est une nuit en cellule et tu fais la femme ! » (Matt Morgan)
Tout simplement, on met une cage autour du ring, dont on peut sortir par une porte ou en escaladant les grillages. Une fois que les 2 pieds touchent le sol, c’est gagné. Bien sûr, l’autre en face, il va pas te laisser faire.
On peut aussi gagner en tabassant l’autre, à la régulière.

HELL IN A CELL
Toujours en cage, mais avec une plus grosse cage avec toit fermé qui recouvre le ring et ses environs. Logiquement, t’es pas censé pouvoir en sortir tant que le match est pas fini mais y’a toujours des feintes. Par exemple, on peut éclater un des caméraman resté pour filmer au plus proche de l’action. Et une fois que le gars saigne bien, l’arbitre a plus vraiment le choix, il doit demander à des soigneurs d’entrer dans la cage et donc laisser ouvrir la porte.
C’est un ticket de sortie.
Mais soyons clair, même si tu sors de la cage, le match s’arrête pas. Un grand classique consiste aussi à escalader la cage pour se taper sur le toit. Puis à se faire bazarder du toit pour tomber sur une table ou un camion plein de lisiers (rigole pas c’est déjà arrivé).

IRON MAN MATCH
C’est un match où Tony Stark est l’arbitre spécial et.. Non je déconne. C’est un match qui dure 1h. Si tu fais abandonner ton adversaire, s’il est compté hors ring, s’il te flanque un coup interdit où si tu fais le tomber sur lui 1, 2, 3 et bah t’as gagné un point.
Pendant une heure ça peut faire long donc y’a pas bézef de ces matchs là.

LAST MAN STANDING MATCH
La seule façon de gagner est de tellement déchirer la gueule du mec d’en face qu’il puisse plus se relever avant que l’arbitre compte jusqu’à 10. Et comme la plupart de ces brutes sont très résistantes, faut frapper très fort. Ou être inventif.

TABLES MATCH

« Oh my brother !! TESTIFY !! » (Brother Devon Dudley) Pour gagner, faut faire passer son adversaire à travers une table. Voir une table se péter c’est toujours bien. Mais dés qu’elle se pète c’est fini. dommage.

CHAIRS MATCH
Un match comme les autres, sauf qu’il est légal et recommandé de frapper l’autre à coups de chaise.

LADDER MATCH
Le match de l’échelle. généralement, pour en arriver à un match de l’échelle il faut un véritable enjeu. Genre une ceinture de champion ou même un contrat pour du taf accroché quelques metres au dessus du ring. Faut donc aller chercher une échelle et le 1er qui décroche le prix le garde pour lui. Le ou les opposants laisseront pas faire ça, évidemment.

TLC MATCH
C’est un match sur une scène de concert des TLC et… non je déconne (j’adore l’humour).
C’est Tables Ladder & Chairs Match. Comme dans un match de l’échelle, le but est d’aller chercher un truc là haut. Et on peut se foutre des coups de chaise et passer à travers des tables aussi pour déconner. C’est le petit +.

EXTREME MATCH/ HARDCORE MATCH/ NO HOLDS BARED/ NO DISQUALIFICATION/MONSTER BALLS MATCH
Appelle ça comme tu veux, mais le principe reste le même. Si t’as cru que jusqu’ici c’était déjà bien débile, t’as encore rien vu. Dans ce genre de match TOUT est permis, tout peut arriver. On peut venir avec son sac de punaises à déverser sur le ring pour balancer l’autre dessus, un grand classique ! On peut jeter des barbelés aussi, avoir des massues, ou des massues entourées de barbelés et en feu.
Tu peux te manger toute sortes de choses dans la gueule : des escaliers, des échelles, des tables, des marteaux, des couvercles de poubelles, les poubelles elles mêmes, les chaussettes sales de ton adversaire, la cloche, le micro, la ceinture, des bouteilles en plastique, des bouteilles en verre, des tonneaux, des lits superposés, des guitares, des prothèses d’anciens combattants, des excréments ou des DVDs mais là c’est uniquement dans le cas où la compagnie sponsorise le film. #PRO !

CASKET MATCH
Til the casket drops ! » (The Clipse)
Il y a une 20aines d’année, l’Undertaker faisait déjà sa loi et avait plus beaucoup d’opposition en face. Puis Yokozuna est arrivé, un immense Sumo à culotte rose capable de lever son pied jusque dans la gueule des plus grands. Yokozuna a bien fait chier l’autre, alors le Taker il en a eu marre et il a décidé d’inventer le match du cercueil. On l’a vu pendant plusieurs semaines construire lui même un super cercueil pour le gros cul du sumo (c’est un croque mort en même temps le gars). Puis il est arrivé au bord du ring avec son bel ouvrage pour le montrer à tout le monde et foutre bouboule dedans. Cela dit, c’est Yokozuna qu’a gagné en enfermant le grand dedans, mais ça n’enlève rien, c’est créatif. En plus, ça reste à voir pour la bonne et simple raison que l’arbitre spécial était CHUCK  NORRIS : http://www.youtube.com/watch?v=4z3LGESbOw4&feature=fvst
À noter qu’un catcheur comme le Big Show est suffisamment imposant pour soulever le cercueil et te l’envoyer à la tronche
si besoin est. Un peu comme Killer Croc dans Gotham Knight (on est raccord).

BATAILLE ROYALE
Plein de monde dans le ring, dès qu’un type passe par dessus la 3ème corde et finit les 2 pieds au sol, hors du ring, il a perdu. Avec des règles aussi évasives, il existe toutes sortes de moyens de faire tout et n’importe quoi.

LES GONZESSES
Y en a. Souvent, les meufs servent à accompagner un gars pour que les gens s’intéressent en peu à lui. Parfois ça marche pas.
Mais il y a aussi des matchs féminins. Nettement moins, mais y en a. On va pas se mentir, beaucoup sont choisies pour leur physique, leur plastique, etc… Et y en a aussi de vraiment bonnes.

EN ÉQUIPE
C’est un match où il faut taper dans la main de son pote resté dans un coin prédéterminé avant le match pour qu’il puisse
rentrer. Et vers la fin, ça devient un gros foutoir où tout le monde rentre comme dans un moulin ou un bordel Allemand. Ce qui arrive souvent aussi, c’est que quand une équipe se sépare, y en a un qui devient une méga star et l’autre retourne faire de la merde jusqu’à ce qu’on l’oublie. C’est rare que 2 catcheurs qui se sont fait connaître en équipe percent tous les 2 en solo ensuite. Si ça se produit, ça veut dire qu’ils étaient vraiment très forts.

LES SHOWS
Le plus souvent, une émission de catch ça dure entre 45 minutes et 1h30 et c’est toutes les semaines à la télé. C’est là que les embrouilles se font. À mi chemin entre le théâtre et la boxe (ou maintenant le MMA) des gens vont et viennent dans le ring, pas uniquement pour se mettre sur la gueule mais aussi pour raconter leur vie, insulter des gens, faire des bastons de regards, faire sa promo, perdre un concours de danse et même parfois se marier.

PPV
Paye Pour Voir. Une fois par mois, y a un gros show de 3h où là c’est surtout de la tape. Logiquement, faut payer pour celui là, il est pas gratos. Après, internet, hein ? Tu connais. C’est là que les embrouilles se règlent ou s’enveniment durablement, c’est selon. Ce qui empêche pas un mec ou 2 de venir emmerder le public avec ses histoires. Faut bien souffler.

WRESTLEMANIA
Depuis près de 3 décennies, Wrestlemania est LE PPV, LE point d’orgue, le Superbowl du catch. Le gros évènement annuel.
Évidemment, si t’es pas à la WWE, t’y seras pas, mon lossa. Et depuis maintenant plus de 20ans, cet évènement est dominé par l’Undertaker. Un croque-mort de 2m10 de haut tout droit sorti d’un western démoniaque. 20 fois qu’il vient et 20 fois qu’il gagne. Personne ne peut battre ce monstre à Wrestlemania.

LE PUBLIC
Le nerf de la guerre, si t’as aucune réaction du public, je te cache pas que c’est chaud pour ta pomme. Le plus simple pour obtenir une réaction c’est encore d’être un « méchant » et de tous les insulter. Ça marche assez bien. On peut aussi tabasser des femmes, des vieux ou des nains, c’est bien détestable. La foule chantera « You suck ! » Mais si tu fais un vrai truc de ouf, elle chantera « Holy shit ! » par exemple.
On va pas se mentir, les Mexicains et les Anglais restent les boss en public !

NAISSANCE D’UN CHANT
Un exemple d’un chant récent : « YES ! » Là c’est très simple, un petit mec du nom de Daniel Bryan arrête pas de gueuler ça. En ce moment, D Bryan est méchant et il joue le jeu à fond. Une véritable petite teigne insupportable depuis qu’il était devenu champion du monde poids lourd (on passera sur les détails de ce « sacre »).
Lâche, vaniteux, manipulateur, macho, il se cache derrière sa petite amie et ne reculera devant aucune combine pour gagner ses matchs. Ensuite il crie « Yes » plusieurs fois comme un connard. Même quand c’est sa meuf qui a un match, il se démerde pour tricher, la faire gagner et s’attribuer tous les mérites en célebrant à la place de sa copine. En hurlant « Yes yes yes » du haut de la 3ème corde. Au dernier Wrestlemania, quand il est arrivé, toute la foule hurlait déjà « Yes ! Yes ! yes ! » Ensuite, le challenger numéro 1, Sheamus, a profité d’une faute d’inattention de Bryan et lui a dévissé la tête en un coup de pied dans la face et gagne le titre en seulement 18 secondes.
Là, le public hurla YES comme jamais.

LES COMMENTATEURS
Si les commentateurs puent la merde, je te cache pas que tu vas souffrir. C’est super important que les gars soient au taquet, parce que si ils sont pas dans le truc, t’y croiras jamais. Si y a un mec qui intervient et en frappe un autre et qu’ils sont pas foutus de te dire pourquoi, c’est balot. C’est bien aussi quand ils s’envoient des fions entre eux. Parce que bon, ça reste une grosse connerie qu’on est en train de regarder, si c’est trop sérieux, je me barre. En fait il faut des gros fous furieux, à ce poste aussi.

Le mieux c’est bien sûr de guetter ça en VO vu que les gars sont parfois directement impliqués (c’est pas parce que t’es
en costard que tu te prendras pas une botte dans la gueule). Mais mention spéciale quand même à Christophe Agius et Philippe Chereau parce que eux ils me font bien marrer. Ils se sont créés de vrais personnages avec le temps, un véritable duo comique à la complicité évidente. Un coup dans les couilles est ainsi rebaptisé le « Chereau shot » tandis qu’Agius détourne des phrases célebres de la série
Malcolm, des punchlines de rap frinçais et des vannes de Dieudonné. #BAWSS
Sans compter moultes autres références à des chansons d’antan, des bon navets du cinéma d’action et des insultes aux
fans. Sans parler non plus de tous leurs amis imaginaires comme Michel le pilier de bar et Papy l’ancien collabo.  Elle est belle la Frince ! __Les rumeurs veulent que le duo prenne fin sous peu. Et tout cas, chapeau bas, messieurs.

LE MICRO
Et oui, le catch c’est pas du rap frinçais, si t’es nul au crom’, tu dégages.
Faut savoir s’adresser à des salles et des stades remplis. Si t’es pas à l’aise, ça va se sentir, ça va devenir très fastidieux, tu vas calter. Trouve une bonne phrase qui accroche les gens, une catch phrase, et matraque la. Le but, c’est qu’à chaque fois que tu mets un pied dans l’arène et que ta musique d’entrée se fait entendre ça devienne un gros bordel.

INRING
Après, faut quand même assurer dans le ring. Mais comme partout, si t’es déjà super populaire, ça aide. Y a des petits mecs en devenir qui feront des trucs monstrueux et la foule sera pas forcément des plus réceptives. Mais un mec déjà installé qui pète dans une casserole, ça on peut t’en parler pendant 3 mois… C’est un peu comme dans le rap frinçais, de ce côté là.

LES ENTRÉES
Faut savoir que dès que tu ramènes ta gueule, y’a ta musique à toi et tes lumières à toi qui se mettent en marche. Et aussi tes feux d’artifices si t’en as. Et plus t’es côté à l’argus plus tu peux bien prendre ton temps. C’est toujours sympa pour interrompre un connard qui raconte sa vie dans le ring. Une bonne entrée de catcheur ça vaut bien 3 clips de rap frinçais. Et je ne m’appuie sur absolument rien pour sortir ces chiffres.

FACE ET HEEL
Y a les gentils et les méchants, les mecs que la foule acclame et ceux qu’elle hue.
C’est aussi simple que dans Bioman revu par les Inconnus. Les gentils sont appelés Face et les méchants Heel. Quand un mec bien pète un câble et tabasse ses potes puis crache sur le public, on peut dire qu’il fait un Heel turn. L’inverse est fréquent aussi. y’a très peu de catcheurs qui changent jamais tout au long de leur carrière. D’ailleurs, si t’arrives en tant que gentil, t’es juste un héros neutre, une espèce de boyscout. Par contre, en méchant, tu peux te lâcher complètement. Le truc c’est d’être un gros enculé vraiment haï de tous puis devenir gentil. Là, les gens savent déjà que t’es pas irréprochable. Du coup, même si t’es gentil, tu peux insulter salement tes ennemis ou même frapper l’arbitre pendant un match. Les gens vont kiffer quand même.

L’ARBITRE
L’arbitre, il est acteur à part entière du match. Faisant souvent semblant d’être distrait et de pas voir les gens tricher et les interventions d’autres mecs qu’ont rien à
faire là. Et parfois même, il se prend de bonnes grosse baffes dans sa gueule, parce que faut pas déconner. C’est un peu la raison qui fait que malgré des règles établies, tout et n’importe quoi peut arriver.

GIMMICK
Une bonne gimmick, c’est important aussi. Parce que si tout le monde disait « je suis le meilleur athlète, venez on se tape dans un esprit de compétition » ce serait vite chiant. Alors c’est mieux si y’a des gars qui se prennent pour des rappeurs, des pompiers, des chefs indiens, des inspecteurs des impots, des réincarnations du Diable, des cowboys, des communistes, des Cheikh du désert, des monstres de l’opéra, des jetsetteurs, des super héros masqués, des reptiliens, etc… et de mélanger tous ces gens dans de grosses rivalités qui n’ont aucun sens.
« Vous êtes un démon, OK… Mais ça ne vous exempte pas de taxe d’habitation, monsieur ! »
Précisons qu’il y avait une équipe de terroristes arabes à une époque, mais depuis le 11 Septembre on en a plus trop entendu parler, c’est bizarre la vie parfois. Y a aussi eu « La Resistence » des Québécois qui venaient sur le ring au son de La Marseillaise en feignant d’être frinçais et contre la guerre en Irak… Qu’est-ce qu’on se marre.

Y avait aussi le Spirit Squad : des pom pom boys. Des pom pom girls avec des pantalons, quoi… Bah eux, pour moi, c’est un peu l’Entourage, une belle équipe de Heels. Puis ils ont viré Guizmo de manière un peu cavalière. Du coup, Guizmo a fait un face turn et est devenu un favori de la foule. Ça c’était pour faire semblant de parler de rap, un peu.

SHOOT
On peut pas parler de tout non plus, alors on finira là dessus.
Un shoot, c’est quand le catcheur sort volontairement de sa gimmick pour dire un truc qu’il devrait pas. Un exemple connu, c’est quand The American Dream Dusty Rhodes avait été relooké en personnage dont je me souviens déjà plus du nom. Il est arrivé, a pris le micro et à dit avec son franc parlé et sa jovialité coutumière : « Non mais regarde moi ça, je ressemble à l’Oncle Fétide de la Famille Adams… »
Là, il a tué le gimmick. En même temps, Dusty Rhodes, c’est pas n’importe qui, il pouvait se le permettre.
Mais un shoot peut avoir des répercussions bien plus grandes, tu verras ça quand je te parlerai de CM Punk (un bon malade).

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Classé dans hommage, hors-sujet

Ah ouais c’est du catch, des putains de casting (1)

Aujourd’hui je vais vous parler d’un méchant de Batman que j’aime bien.
Déjà je l’aime bien parce qu’il est né d’une façon complètement débile.
A la base Gotham City s’inspire de grandes villes de la côte Est des États-Unis comme Boston mais surtout New York.
Et tu connais la légende urbaine, y aurait des crocos dans les égouts.
Et hop : Killer Croc est là.
Mi homme mi crocodile, il péta Batman dans les égouts.

D’ailleurs vous connaissez tous son background ou à peu près, en vrai.
Tu vois le Pingouin dans Batman le défi ?
Abandonné à la naissance par ses parents parce que trop moche et trop chelou.
Son couffin jeté dans les égouts où il grandira un temps, puis il est recueilli comme animal de foire dans un cirque.
Bah tout ça, en fait, c’est juste pas le pingouin à l’origine.
Ça c’est parce que Timmy (Tim Burton pour les pète-sec) il aime les monstros, les freaks, les trucs de foire et toutes ces conneries.
Pour lui Elephant Man c’est un magazine pour adulte.

Mais à l’origine le Pingounet c’est juste un thug avec un parapluie, hein.
Un peu comme jay Z dans le clip d’Umbrella, sauf que lui c’est plutôt un chameau mais là on s’écarte du sujet.
Donc le côté phénomène de cirque et manouche qu’a très bien retranscrit le petit Timmy ça colle parfaitement au côté forain de Killer Croc.
Seth Gueko et 25G auraient pu faire leurs clips dans le Gotham de 1992, y a pas de souci là dessus.
Mais par contre, à mon grand désarroi, pour sa version du Pingouin Timmy Tim n’a heureusement pas repris un des aspect que j’affectionne tout particulièrement chez Crocky :
Ce mec est aussi un ancien catcheur !

Donc normal que De Vito ait pas intégré ça dans son smoking de pingouin. C’était pas la peine.
Mais du coup, si Killer Croc était porté sur grand écran un jour, qui qui c’est qui nous faudrait pour l’interpréter ?
On va pas se mentir, les catcheurs puent la merde au cinéma, mais c’est quand même d’eux que je vais parler.
Parce que ces saloperies de catch à la con, c’est aussi une de mes nombreuses passions de merde et ça fait longtemps que ça me gratte de tous vous faire chier avec ça.

Mais j’ai fait semblant de faire un effort avec ce petit montage :

J’en vois 2 ou 3 moins cons que les autres qui m’interrogent du regard…
Alors déjà vous allez baisser les yeux, je suis pas ton pote.
Ensuite, je vous répondrai que non, effectivement, ça n’a aucun rapport avec le rap Frinçais. J’en ai rien à secouer et si vous êtes pas contents, allez vous mettre la merguez sur le grill. En vous remerciant.
Y en a qui se disent « Il déconne, en vrai il va pas parler de catch »
Je t’assure que si.
Alors je sais, pour beaucoup d’entre vous, le catch, c’est de la merde, c’est juste un truc de gros cons totalement dégénérés.
Et c’est parfaitement fondé comme opinion,  quelque part c’est ça qui rend ce sport si noble dans sa profonde débilité.
Faut dire que le catch ça nous passe totalement au dessus, à nous, les céfran.
Tu penses bien, c’est du divertissement pour du divertissement, on sait pas faire ça. Chez nous, on aime te prendre la tête avec tout et n’importe quoi. Faut toujours l’excuse « On apprend des choses » « Y a un message » etc.

Et sous couvert de cette très mauvaise excuse, on nous inonde de saloperies pompeuses où l’instinctif et l’impulsif vital à toute création est sacrifiée sur l’autel de la sacro sainte bienpensance (ce passage fait pompeux aussi mais c’est pas pour défendre le  catch, c’est pour attaquer la frince).

Des trucs qui sont juste là pour te détendre, pour te faire décompresser, c’est tout de suite considéré comme étant quelque chose de négatif… On sait pas trop pourquoi.

D’ailleurs, c’est marrant, je pense exactement la même chose des trous du cul qui m’emmerdent avec leurs conneries de « vrai » rap Frinçais je sais pas quoi.
Des abrutis qui sucent encore New York sans raison, qui tiennent des discours dépassés genre « Nique le rock et la variété » Ouais… c’est bien.
Moi c’est les haricots verts que j’aime pas, tu vas en faire un album ? Non ? Bah ferme-la.

Pour te dire, l’une des plus grandes star du catch a avoir jamais foulé un ring, c’est Andre The Giant.
Ou plutôt André Le Géant !
Un mec de Grenoble ! Un fils d’immigrés parti tenter sa chance aux Etats Unis et qui a tout niqué ! Je sais pas toi, mais moi, ça me parle.
Et à la mort de ce gars là, ça a laissé un tel vide (il était gros, faut dire) qu’il a fallu inaugurer un hall of fame du catch (comme dans d’autres sports comme la boxe, notamment).
Et ouais mon pote !
Un putain de Frinçais qui a braqué la postérité et même si on t’en parlera jamais ici, ce mec est respecté aux USA, au Canada, au Mexique, à Portorico, au Royaume Uni, en Iran, au Japon, dans les îles Samoa ou je ne sais où encore (est-ce que je sais si les inuits guettent du catch?).
Et bin ce mec là, tout le monde s’en contre branle sur la table basse en Frince. Nul n’est prophète en son pays et chacun sa merde, j’imagine.

« Mais c’est même pas un vrai sport ! »
Qu’est-ce que j’en ai à foutre ? Nan, sérieux ? Je vois bien que ça en chagrine certains, mais je sais même pas pourquoi. OK, c’est pas du vrai, ils savent à l’avance ce qu’il va se passer… Et alors ? Y’a plein de cons qui sont allés voir Titanic tout en sachant que le bateau coule à la fin.
Tu peux même aller le revoir en 3D si tu veux, c’est ta vie. A l’inverse, dans un match de ping pong, les résultats sont pas connus à l’avance, c’est pas pour ça que tu vas remplir des stades avec cette merde.

J’aime bien le catch parce que c’est un vrai truc de gros bousillés de la gueule.
Ces mecs peuvent se foutre des coups de chaises dans la tronche, sauter d’une échelle de 3 mètres pour écraser l’autre, le fouetter avec des câbles de batterie, se foutre des essuies-glaces dans les trous de nez et les mettre en marche, finir avec la gueule de leur pote dans les fesses (littéralement) s’éclater les couilles sur une planche pleine de barbelés et le plus souvent pour ne même pas gagner le match.
Là, quand tu sais que c’est prévu à l’avance et que le mec y va quand même… Quelque part c’est encore plus magnifique dans le désespoir.
J’ai envie de dire que ça force le respect.
Mais je le dirai pas.
Tout ça pour la joie de petits et grands venus assister à une bonne bagarre en famille ! Ces mecs doivent vraiment souffrir de carences affectives monstrueuses qu’ils compensent à coups de traumatismes crâniens.
Un exemple flagrant, c’est Chris Benoit, connu pour 2 raisons :
Il se prend un sharpshooter de Bret Hart dans le générique de Malcolm.
Et à force de faire son finish qui était une descente de la tête de la 3ème corde (c’est à dire qu’il se laisse tomber du plus haut possible pour que sa tête choque la tête de son adversaire, déjà au sol) il en a développé des lésions au cerveau très importantes qui expliqueraient qu’un jour il a pété les plombs et massacré sa famille avant de se donner la mort.
Ouais… C’est bien… Mais c’est dans le ring qu’il fallait faire ça ! Pas dans ta cuisine !
T’as pas pensé aux fans, Chris, t’as déconné…
Blague à part, j’espère que là où t’es tu as trouvé la paix que tu ne mérites peut-être pas mais dont tu as grand besoin, RIP.

« Por que si no fuera un payaso seria un asesino »
Si je n’étais pas un clown, je serais un assassin. Dixit un des personnages principaux de « Balada Triste » un film de Alex De La Iglesia (si tu sais pas qui c’est, pour le situer : c’est un mec qui peut faire kiffer le public d’Almodovar et de Tarantino EN MÊME TEMPS).

Parce qu’en vrai, pour vouloir faire catcheur, faut déjà avoir de drôles de pulsions à la base.
Et c’est pas moi qui te jugerais pour ça, des trucs bizarres, des réflexes à la con et des envies d’autodestructions sordides, franchement, on est beaucoup à en avoir. Si t’as ce genre de saloperies, je préfère que t’ailles faire le clown sur un ring si c’est ton truc.
Et je dis même pas clown comme une insulte.
Je te parle du vrai clown, celui qui va piocher au plus profond de sa personnalité, de ses anomalies, de ce qui fait qu’il est ce qu’il est, sans honte, juste pour divertir les gens.
Alors, c’est sûr, t’y laisses des plumes, c’est ça aussi être écorché vif. Crois pas que ce soient juste des cons, ils savent peut-être ce qu’ils font. Peut-être que c’est leur choix de mettre leur vie en danger pour ça. Peut-être qu’ils sont au courant de tout ça.
Mais faut bien faire quelque chose de sa vie.
Et s’ils meurent, au moins ils le feront en faisant ce qu’ils aiment : se mettre en slip devant plein d’enfants !

Dans notre prochain hors sujet, on brossera le portrait de sympathiques gaillards qui aiment les slip en latex et les cordes (ouais, ça me fait marrer) qui seraient susceptible d’interpréter Killer Croc au cinéma . Et ce, que vous en ayez quelque chose à secouer ou non.

Et ça c’est bonus :

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