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The Roots

Il repart alors que tout le monde l’acclame, il revient quand personne n’en veut : vous l’aurez compris, il était plus que temps d’accueillir une nouvelle intervention de notre collègue helvétique, j’ai nommé Big Paul Castellano*

Autrement dit les racines, ici je ne vous parlerai pas de Kunta Kinté ainsi que des nombreuses générations qui suivirent la naissance de cet enfant ordinaire né sous un ciel étoilé.

Non, nous parlerons du but de ce parcours semé d’embûches, d’Afrique aux Amériques, qui aura couté la vie à des millions d’êtres humains. La solution finale, le plan ultime de l’homme blanc, la volonté inébranlable du dépassement de ses propres limites afin de détrôner l’homme noir dans les deux seuls domaines où il se sent en supériorité. J’ai nommé le sport et la chanson (la danse étant pour les homosexuels et le blavog étant un site homophobe, nous n’en parlerons pas).

Même si certains artistes (Elvis Presley : chanteur) ou sportifs (Larry Bird : basketteur) qui, ne nous le cachons pas, ont du sang noir, arrivent à égaler voire surpasser les leaders du secteur, l’homme blanc n’a toujours pas trouvé de solution à ce problème majeur.

Je pourrais faire une liste des différents sous domaines dans lesquels nous excellons (en gros tous les autres) mais concentrons nous sur la chanson, plus particulièrement le rap. Depuis 1970 nous n’avons jamais eu de titre, malgré les nombreux efforts entrepris c’est le statu quo et pas Stat Quo le rappeur noir je te vois venir petit malin.

En voici les raisons principales.

A. LE VÉCU

Pour faire du rap, il faut tout d’abord avoir quelque chose à dire, que ce soit de simples cris ou des textes à rimes plus ou moins engagées sur un sujet plus ou moins précis.

Même si aujourd’hui cela ne veut plus rien dire et que l’on peut très bien travailler pour l’univers carcéral tout en étant un rappeur adulé par ses semblables (Rick Ross), un blanc sera toujours confronté à son vécu.

D’un autre côté, on vous avait averti que l’entertainment était dans l’âme de toute flicaille. La preuve, cette vidéo filmée en caméra cachée :

Un blanc ne peut atteindre le statut de noir que si son vécu est à 100% un désastre. À ce moment là, s’il se sent une veine artistique, deux choix se présentent à lui :

  • Devenir un punk ou un rockeur dégénéré, parler de sa tentative de suicide, de ses problèmes familiaux, de la mort de son animal de compagnie (parfois un hamster, souvent un chien, et toujours pour problèmes d’hygiène) et de son obsession pour la drogue.

  • Devenir rappeur et donc évoluer dans une insécurité totale qui le poussera à commettre de nombreuses erreurs fatales. Rappelons qu’il pourra aussi se droguer.

À partir de ce constat on peut facilement comprendre que le rap n’a jamais été envahi par nos jolies têtes blondes.

Toutefois, nous avons quelques réussites dont nous sommes évidemment très fiers :

R.A. The Rugged Man : un père victime de l’agent orange durant la guerre du Vietnam qui donnera naissance à un fils handicapé et aveugle ainsi qu’à une fille elle aussi handicapée, incapable de marcher ou de parler. Quand je vous disais qu’il fallait qu’un blanc soit définitivement cramé pour se tourner vers le rap, je ne vous avais pas menti.

Necro et Ill Bill ; une mère absente, un oncle défoncé au crack et une passion prononcée pour le hardcore. Necro a d’ailleurs réussi le but ultime de tout rappeur blanc hardcore, c’est-à-dire faire un album en duo avec Kool G Rap (ancien proxénète reconverti dans le rap qui séquestrait ses gagneuses dans son sous-sol pour des séances de fellations interminables).

En bonus, le clip White Slavery où toute la famille est rassemblée (l’oncle, les deux frangins et leur petite amie de l’époque) :

Eminem ; naître pauvre à Detroit dans une roulotte et décider de ne pas faire de la techno.

3rd Bass ; la combinaison entre l’esprit d’entertainment juif (MC Serch), le fait de donner le rôle du DJ au seul noir du groupe (DJ Richie Rich) et un spécialiste de la langue anglaise qui trouve la parade à l’incapacité blanche à la danse en utilisant une canne (Pete Nice). Bien que ce groupe ne réponde à aucun critère d’obtention du statut de rappeur noir, ils sont pour moi le seul groupe de rap à avoir pu passer outre leur couleur de peau à la façon du groupe de soul/funk écossais des années 70, Average White Band (AWB), capable de chanter comme les Isley Brothers.

B. LA RELATION AVEC LES HANDICAPÉS

L’artiste se doit d’avoir des relations intimes avec ses fans qui lui sont dévoués, mais cela peut rapidement mal tourner. En effet, les premiers fans du rappeur blanc seront forcément des personnes handicapées physiquement et mentalement. Ces fans des premiers instants lui seront fidèles à vie, ils seront de tous les concerts, suivant leur idole comme des apôtres.

Je vois rapidement vos têtes blondes exaspérées et déconcertées par ces affirmations calomnieuses, nous nous devons donc de pousser l’analyse jusqu’au bout en apportant des preuves écrites et vidéo-ludiques.

Année 1995

Akhenaton (France/Marseille) dans le morceau « Je Ne Suis Pas A Plaindre »

Le leader des rappeurs blancs en France rend hommage à ce public très spécial dans le troisième morceau de son album « Métèque et Mat ». Montrant une fois de plus qu’il ne serait pas là où il est en ce moment (c’est-à-dire pouvoir enfin faire le design du nouveau maillot de l’Olympique de Marseille) sans ses fidèles supporters qui ne sont heureusement plus là pour voir la déchéance morbide de leur artiste préféré.

Année 2010

Sinik (France/Paris) dans le clip « La Cité des Anges »

Nous nous devions de parler de Sinik qui a lui aussi rendu hommage aux enfants handicapés, bloqués dans les hôpitaux français lors de la sortie de son album. On y voit le jeune Fayçal, 8 ans, apparemment très mal en point, demander à sa mère et son père d’appeler Sinik afin de lui remonter le moral (on ne rit pas bordel de merde) mais aussi pour demander à l’artiste pourquoi ses potes l’ont poussé dans les escaliers après qu’il leur ait dit qu’il était son rappeur préféré.

Année 2011

Machine Gun Kelly (États-Unis/Cleveland) dans le live « I will never forget the power of our music »

La vidéo ci-dessous devrait normalement activer votre filtre parental sur youtube, vu la violence visuelle et le dégoût qui vous sera transmis durant ces trois longues minutes.

Vous y verrez une personne handicapée qui sous l’impulsion de MGK va pouvoir se libérer de sa chaise roulante, marcher quelques pas pour ensuite avoir sa première relation sexuelle avec des filles du public.

Je finirai ce chapitre avec les derniers mots d’amour que nous transmet MGK sur sa relation avec les handicapés « A CULT », « A MOVEMENT », « THIS IS FAMILY », « NO ONE CAN TAKE THIS FROM US ».

C. LE RESPECT DES ANCIENS

Quand tu commences à faire du rap tu peux avoir tes propres influences, que tu pourras ensuite faire partager à ton public, quand tu seras connu et quand on viendra t’interviewer. Encore mieux les gens le déduiront d’eux-mêmes quand ils t’écouteront rapper.

Le problème avec le rappeur blanc est qu’il pense que citer les « piliers », les « anciens » lui donnera une crédibilité au sein de ses pairs, or ce n’est pas le cas. On peut encore citer MGK qui dans son single Wild Boy s’applique comme un bon élève à name dropper frénétiquement missy elliott, diddy et the clipse, pendant que Waka Flocka se bornera à expliquer qu’il est bourré et que tu dois désormais l’appeler Goku tout en suçant ses dragon balls : deux mondes se croisent, et ne se comprennent pas.

Il ne suffit malheureusement pas de parler de Rakim à tout bout de champ pour pouvoir obtenir une quelconque crédibilité, contrairement à une personne comme Alpha 5-20 qui peut simplement citer tous les rappeurs qu’il écoute à la fin d’un de ses morceaux pour que l’on te demande gentiment de jeter ton cadeau de noël contenant la discographie de Mac Miller.

D. L’APPARÂT

Les rappeurs sont des entertainers, il y a les habits, les bijoux, les tatouages, les accessoires, il va falloir trouver un moyen de se démarquer.

Le rappeur blanc part avec 10km de retard car tout ce qu’il pourra porter le rendra systématiquement ridicule. Le premier réflexe est le tatouage, il lui permet de couvrir sa peau blanche de dessins de couleur noire. Là encore cela le fera ressembler automatiquement à un biker, mais vu que le rappeur blanc a déjà le crâne rasé depuis longtemps il ressemblera plus à un néo-nazi qui aurait passé des moments inoubliables dans les bras du premier Vern Schillinger venu.

D’un autre côté, ce moment béni lui permettra d’allier l’utile à l’agréable, c’est-à-dire qu’il pourra remplacer son tatouage dragon qu’il arbore depuis bien trop longtemps sur son bras avec en lettre elfique le nom de sa mère et sa sœur pour le remplacer par une feuille de cannabis.

La New Era est bien évidemment à proscrire, ainsi que toute réalisation de la marque Air Jordan. Il ne te reste donc plus de choix, il te faut porter un masque d’anonymous et te taire à jamais.

E. LES TERMES INTERDITS

Tout le monde ne part pas avec les mêmes chances dans la vie, mais le comble pour l’homme blanc est de ne pas pouvoir utiliser tous les mots de son dictionnaire.

Vous allez me dire, « je ne vois vraiment pas de quoi tu parles » et tu auras bien raison, mais sache que pour le jeune rappeur blanc c’est un calvaire quotidien. Il est très facile de s’emporter, on peut lui trouver de multiples excuses, mais une fois qu’il sera à l’aise, pensant que cela n’allait jamais lui arriver, c’est là qu’il commet la bourde du débutant : prononcer le « N word ».

Évidemment cela ne va pas l’empêcher de continuer comme Billy le Kid devant la chatte d’une squaw, mais il va devoir dire au revoir à la rime facile, aux hymnes de dégénéré et c’est inévitablement à ce moment là qu’il deviendra un rappeur « technique » ce qui l’enfoncera encore plus dans la médiocrité.

Dans le rap français, le jeune aryen a d’autre choix, il va pouvoir utiliser des mots que personne ne comprend. Pour cela il va devoir venir de Marseille, mais nous n’en parlerons pas dans ce blog pour des raisons de pudeur.

Il peut aussi venir de Grigny, mais entre nous le seul blanc qui habite sur place est une petite fille blonde de 8 ans que tu as déjà aperçue dans le clip de « Requiem pour un Keuf » et probablement le maire de la ville. Toutefois, si vous me trouvez un blanc qui habite là-bas et qui ne fait pas partie d’un groupe de rap ou d’une opération d’infiltration policière, vous pouvez lui dire qu’il a clairement raté sa vie.

F. LA NATIONALITE POUR ALIBI

Une petite moustache, une voix rauque, une casquette baissée très bas, jouant avec les jeux de lumière, oui tu as bien reconnu le rappeur blanc sud-américain.

La partie non-extrémiste de notre être aura tendance à accorder un passe droit à ce specimen, rare mais présent comme un albinos, mais soyons sérieux il ne trompe personne. Certains se débrouillent mieux que la plupart des blancs, mais je sais ce qui te gêne, tu penses à ce grand humaniste qui fait la tournée des favelas avec ses bibles et ses vaccins.

FINALITÉ

Nous n’allons pas terminer ce sujet sur un message de paix du genre « cet article a été écrit par une équipe multiculturelle de croyances et de confessions diverses », non, nous allons clore cet affreux chapitre de l’histoire par une vidéo à la fois tragique et consternante.

Elle montre un extrait du film « WhiteBoys », où le héros du film face à sa glace se voit déjà en superstar noire du rap. Notons par la même occasion le miroir : un sacré truc de blanc un peu comme De Niro dans Taxi Driver (non nous ne parlerons pas de toi vilain Crochon).

Dans ce même film une scène est criante de vérité. Ce même personnage va dans un ghetto et croise Slick Rick et ses 50kg de chaîne en or, de rappeur vêtu il lui fait un signe de tête « what’s up », Rick le regarde de haut en bas et lui sort simplement « morning’ officer ». Merci à tous de votre attention.

HORS CATÉGORIE

Le rappeur blanc qui est noir

il s’agit de cette infime poignée de rappeurs blancs à qui personne n’a jamais osé dire qu’ils l’étaient (blancs). Souvent parce qu’ils sont vraiment très moches mais toujours très sympas, et surtout parce que cette information ne changerait absolument rien à leur vie, le meilleur exemple étant Paul Wall, et d’autres types par là-bas au fond.

Le rappeur noir qui est blanc

On arrive ici sur une curiosité de la nature qu’il est toujours amusant d’observer. Le rappeur noir qui est blanc commence comme un rappeur noir classique, mais est happé par un vortex créé par l’homme blanc dans le seul but de se l’approprier, généralement parce qu’on le trouve légèrement moins con que les autres, ou plus rarement car il est le seul au milieu d’un groupe de blancs (s’il porte des lunettes et un sac à dos, je te cache pas que c’est un plus). Cela commence très souvent avec les médias, puis ça continue avec le public, et tôt ou tard il faut reconnaître l’abominable vérité. Face à ça, le rappeur aura deux choix très simples.

option 1 : se fondre dans le moule qu’on lui a préfabriqué, ce qui ne veut pas dire se mettre à agir comme un vrai rappeur blanc, oh que non. il perdrait instantanément toutes les faveurs de son nouveau public si singulier qui l’aime avant tout pour sa différence et ses chants primitifs. Au contraire, il faut qu’il mette le paquet sur le côté hey-regardez-je-suis-moins-pire-que-les-autres-et-en-plus-je-sais-lire-les-mecs. Mais tout en sachant connaître ses limites : il est préférable d’appeler son album « à chaque frère » plutôt que « négritude », trop agressif. Et qu’est-ce qu’on déteste ? Les noirs agressifs, bingo Mamadou tu auras un pin’s au goûter.

option 2 : refuser, s’acharner, sortir un album concept centré sur son bled, faire un flop, feater Yannick Noah, revenir avec un album de rap conchiant mais pas trop, regarder amélie poulain, arrêter le rap, tenter une carrière dans le rock, faire un flop, revenir dans le rap, et ENFIN se décider à retourner à l’option 1.

Les batailles de blancs

comme toute minorité souhaitant s’imposer dans un milieu hostile, les rappeurs blancs se retrouvent souvent comparés, mis en compétition, et fatalement opposés, tels ces femmes enceintes à poil qui font du free fight dans certains films pour adultes (on ne juge pas). Comme chacun le sait, les blancs ne sont pas une communauté solidaire, car les blancs ne sont pas une communauté tout court. Les réactions des rappeurs vont donc du comique au pathétique, on peut citer cette interview de Yelawolf où il s’en prend à MGK (l’anorexique porté sur la sexualité des handicapés, souvenez-vous on en parle plus haut) sans que PERSONNE ne sache exactement d’où lui vient cette haine. Nous on sait. Il a flairé un rival, il lui a reniflé le cul, il a gratté le sol avec ses griffes en grognant. C’est comme quand tu fous deux chats dans une poubelle et que tu leur pisses dessus : ils peuvent pas t’atteindre mais ils peuvent s’entretuer. Ajoutons que le système américain permet l’émergence d’une superstar blanche du rap une fois par génération et une fois seulement, le reste de la masse pouvant juste espérer un jour de feater avec le boss. Sauf que comme beaucoup ont pu le constater, c’est pas parce qu’Eminem t’a tapé dans la main trois fois que tu vas être autre chose qu’un simple freestyle d’un soir.

En France le phénomène reste marginal, et heureusement parce que c’est ridicule à chaque fois. Et quand on dit « à chaque fois », ça concerne uniquement Orelsan. Ce brave petit normand était à peine sorti de son trou (au sens propre, les Caennais le savent très bien) que déjà Fuzati (me demande pas qui c’est, putain) hurlait au pompage, Seth Gueko lançait des piques subliminales en interview, Charly Greane sortait une rime de petit filou sur un feat, Kennedy faisait pareil mais 1 an après, Al K-pote le traitait de petit vicieux adepte de concurrence déloyale, bref rien que de très normal. Le mot d’ordre général est clair : IL NOUS VOLE NOT’ TRAVAIL.

Les plus observateurs d’entre vous noteront que plusieurs membres de cette coalition anti aurélien ne sont absolument pas blancs. C’est normal, c’est la Frince, et chacun tente de s’intégrer selon ses moyens.

Depuis, Al K a semble-t-il oublié jusqu’à l’existence de cette interview, Charly Greane s’est subitement rappelé qu’il était arabe et Seth appelle désormais orel affectueusement son « scriboulex de l’espace » (ou un truc comme ça). Quant à Kennedy et Fuzati, je crois que j’ai déjà oublié ce qu’ils foutaient là au départ. Happy Ending.

Dans un souci d’équité, finissons tout de même sur une note positive qui mettra du baume au cœur de tous ceux que cet article a pu offenser :

*avec la participation amicale et désintéressée de Spleenter, mais de toute façon tu sauras jamais qui a écrit quoi, t’es bien feinté.

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Rentrée des classes

la suite de ça, et de ça aussi.

On arrive au duel des white trash.

Ekoué – mais pourquoi c’est ill qui fait l’arbitre ?
Kennedy – ben c’est l’expert en la matière
Ekoué – comment ça ?
Kennedy – sachant qu’il est ni mort ni en prison, si avec son niveau pendant tout ce temps il a toujours rien sorti, c’est forcément le plus gros branleur du rap français
Ekoué – ça se tient
Kennedy – mais il paraît que c’est sa dernière année, après c’est Sheryo qui prend la relève
Ekoué – on peut pas être au top tout le temps j’imagine. mais j’ai toujours su que l’heure de sheryo viendrait.
Seth – abandonne ! tu fais pas le poids j’ai un zgeg de poulain.
Orelsan – mais heu ! dans ce duel c’est pas la taille qui compte
Seth – c’est un truc que tu dois te répéter tous les soirs hein ?
ILL – pas de déconcentration ! Seth tu as un carton jaune. 5 minutes du clip de Laam & Princess Aniès.
Seth – nooooooooooooon
ILL – si tu t’arrêtes t’es éliminé.
Ekoué – là il faut qu’on s’en aille. très vite.
Kennedy – et très loin

Nessbeal bouge dans la cour, pasque bon ce spectacle lui plaît quand même que moyennement à lui aussi.
et là, vlà-t’y pas qu’il tombe sur un gros barbu. physiquement je veux dire, il trebuche, tombe sur lui et rebondit sur son ventre.

Nessbeal – bordel. qu’est-ce que tu fous sur mon chemin toi ?
Medine – tu sais je crois que rien n’arrive par hasard dans cette vie, donc je dirais que si le sort m’a placé sur…
Nessbeal – stop ! tu fais du rap de bibliothèque, j’ai horreur de ce délire de balance.
Medine – si tu penses ça tu dois avoir tes raisons et je respecte ton avis
Nessbeal – ouais et tu… attends, quoi ?!
Medine – quand tu le voudras je serai à ta disposition pour avoir une longue conversation ou chacun expliquera son point de vue, avec un temps de parole équitable. le débat sera certainement houleux, mais constructif.
Nessbeal – mais il est insupportable ce con
Medine – bah pourquoi ? chuis un bon gars, et pis je défends la cause
Nessbeal – c’est justement le problème. personne t’a rien demandé et tu le fais quand même.
Medine – tu me trouves chiant en fait
Nessbeal – oula non je le dirais pas comme ça. je dirais plus que… tu vois j’ai fait de la taule à un moment. ben si on m’avait passé ton skeud en en cellule j’aurais pris ça comme une double peine.
Medine – ah oui la prison ! bon sujet ça. prochainement je ferai un son sur les conditions de détention inhumaines et…
Nessbeal – alors déjà tu vas te calmer. et oublier ça tout de suite.
Medine – on pourrait faire un feat, ce serait un story-telling sur un gars qui a un accident de la route.
Nessbeal – mais c’est ma vie ça bordel de merde !
Medine – ah mais c’est pas grave ça, j’ai vu un épisode d’urgences avec un gars qui a un accident de camion, ça devrait le faire.
Nessbeal – bon. on va faire un deal. je vais arrêter de te parler mal et tu vas oublier toute cette histoire de featuring. et tu vas m’oublier moi aussi, tiens.

Youssoupha – ouais c’est ça, te laisse pas faire medine, chuis avec toi ! patate le !
Medine – hein ?
Nessbeal – de quoi ?
Youssoupha – ouais c’est trop facile de critiquer mon super meilleur pote barbu comme ça, je te défends mon pote. je veux pas engrainer mais j’ai entendu « fils de pute ».
Medine – mais vous êtes qui monsieur ?
Nessbeal – oui, pasque là on comprend plus rien. tu veux quoi en fait ?
Youssoupha – mais je suis Youssoupha. Boumayé music !
Nessbeal – …
Medine – …
Youssoupha – aka parolier le lyriciste bantou !
Nessbeal – …
Medine – …
Youssoupha – éternel recommencement, tout ça. tous mes classiques là. t’avais jamais entendu de rap fraaaaaançaaaaaiiiiiis ! l’album à chaque frère…
Nessbeal – je vois pas, désolé.
Medine – t’es ghetto youss de l’skdrille c’est ça ? 13or ?
Youssoupha – mais euh ! bon peu importe. l’essentiel c’est que je viens dans la bagarre pour défendre medine contre toi, vilain.
Nessbeal – en même temps tu dis ça mais t’es à 10m de nous et tu nous parles depuis la fenêtre d’une classe.
Youssoupha – ah mais ça c’est pasque j’ai rien contre toi en fait, juste je trouvais ça pas juste.
Medine – oui, mais là ça va trop se voir que c’est encore des travaux pratiques pour ton cours de buzz. tu vas encore avoir en dessous de la moyenne.
Youssoupha – ah ça s’est vu ?
Nessbeal – autant que le clash sur éric zemmour.
Medine – autant que quand t’as dit que ton album s’appelait négritude alors que non.
Nessbeal – autant que quand t’as été « prof d’écriture » à popstars.
Youssoupha – fais chier. je reviendrai !

Medine et Ness retournent donc voir leurs potes respectifs. à leur grande surprise c’est fini, et ill tente de ranimer un type mal rasé au sol avec un tshirt « 77 celibatard ».

Ness – alors qui c’est qui a gagné ?
Medine – et c’est qui ce mec par terre ?
Orelsan – c’est compliqué
Medine – c’est qui ?
Seth – en fait ce qu’il s’est passé c’est qu’on a fait ex-aequo, selon ill. ensuite un mec est sorti de nulle part la bite à l’air en disant que c’était lui le vainqueur.
Ness – mais je croyais que vous étiez que 2 dans ce concours.
Orelsan – on le croyait aussi
Seth – apparemment dès que ça parle de se branler ce mec rapplique direct, par réflexe. c’est le recordman français invaincu depuis plus de dix ans.
Medine – mais pourquoi il est par terre ?
ill – ça c’est la déshydratation. il va vraiment jusqu’au bout au moins lui.
Orelsan – on fait quoi maintenant ? on fait quoi maintenant ?
Seth – ben tu sais ce que tu devrais faire ?
Orelsan – heu… non
Seth – aller niquer une chèvre.
Orelsan – …
Medine – on dirait pas mais s’il commence à te faire des vannes comme ça c’est qu’il t’aime bien

Al k-pote – alors les suceurs ? on tapine dans la cour ?
Medine – non mais ça va on a tous fait la paix
Orelsan – oui
Nessbeal – à peu près
Seth – ouais c’est bon maintenant on va juste s’ignorer
Al k-pote – mais moi j’en ai rien à foutre. toi t’es un enculé de barbu qui rappe en lisant une encyclopédie et toi t’es un imposteur qui pique mon public. dégagez bande de chiennasses !
Orelsan – va falloir qu’on fasse la paix avec lui aussi
Medine – je rentre chez moi. à chaque jour suffit sa peine.
Orelsan – moi aussi, c’est bientôt l’heure du goûter
Seth – ouais casse toi ! c’est là qu’on voit la diff entre les gwères & les babtous !
Casey – en fait non, gwère c’est juste l’équivalent antillais de « toubab » pour les africains. c’est juste le terme pour dire blanc. c’est ni péjoratif ni avantageux, ça dépend comment on le dit.
Seth – mais moi je suis pas un gwère, c’est le principal
Casey – tu n’as pas compris un traître mot de ce que j’ai dit.
Sinik – même qu’on a fait un morceau « rap de gwère » tu t’rappelles ?
Seth – non. et j’me rappelle pas de toi non plus. j’en ai suffisamment chié pour m’intégrer au rap de rue, tu vas pas tout bousiller.
Sinik – mais…
Casey – barre-toi.
Seth – voilà, dégage.
Casey – et toi aussi barre-toi.
Seth – oui m’dame.

Nessbeal – alors cette 1ère journée ? ça change de la normandie hein ?
Orelsan – ouais j’ai rencontré plein de gens sympas. en plus chuis content j’étais seul. à chaque fois que je participe à une compétition ma mère se sent obligée de venir, ça aurait pas loupé.
Nessbeal – attends. t’es en train de dire que ta mère serait venue t’encourager pour un concours de branlette ?
Orelsan – elle est gentille hein ?
Nessbeal – c’est pas le mot que j’emploierai
Orelsan – tu dirais quoi ?
Nessbeal – à ta place je dirais rien. jamais.

MSJ – moi et ma bite tu vas comprendre qui pèse réellement dans ce dick game.
Aelpéacha feat Msj & Pimp cynik – Pavillonner pas de serviette pour les doigts y’a-t-il une coquine qui lèche ?
nessbeal n’aime pas medine
al k-pote n’aime pas orelsan ni agonie
al k-pote n’aime pas medine non plus
medine, sefyu, youssoupha, nessbeal, nubi – freestyle hostile (quand ça rappe c’est quand même mieux)
youssoupha n’aime pas nessbeal, mais il n’a rien contre lui. c’est fortiche.
medine comprend que nessbeal le déteste et est prêt à faire des efforts. c’est très fortiche (à la 16ème minute, pasqu’avant c’est quand même chiant)

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