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Sylar 3


Kennedy continue de vampiriser les flows de ses collègues rappeurs. Après son succès face à Busta Flex, il en conclut que les rappeurs des générations précédentes sont plus facile à convaincre de lui donner leur flow.
Ken -Tu en as fait quoi de ton ancien flow, gros ? Non parce que tu pourrais me le donner. C’est pour ma collec.
Kohndo -Je l’ai jeté il y a longtemps ce flow, je ne m’en servirai plus. Plus jamais. Je suis au dessus de ça maintenant.
Ken -Quoi ?! Truc de ouf ! Mais il fallait me le donner. Tu l’as mis dans quelle poubelle ? Normale ou recyclable ?
Kohndo -Pourquoi ? Tu veux t’en servir ?
Ken -Absolument pas. Je suis au dessus de ça. C’est juste pour l’avoir. On peut avoir tous les flow gros et ne pas s’en servir EN MÊME TEMPS !
Kohndo -C’est débile…
Ken -Oui mais on peut . YES WE CAN !

Voilà, les vieux, c’est son terrain, il va donc à l’hospice des rappeurs.
Ken -Dis donc, tu te sers plus du tout de ton flow, non ?
Kool Shen -Je l’ai perdu, je sais plus où…
Ken -Comment ? Mais où et quand ?
Kool Shen -Bah ça devait être entre hier et y a 10ans…
Ken -Mais comment tu fais pour vendre des albums sans flow ?
Kool Shen -Bah ça faut le demander au public français, ça a pas l’air de le gêner plus que ça…
Suite à ça Kennedy arpente l’hospice des retraités du rap mais la plupart sont dans le même cas que Kool Shen. Il esquive les remontrances de Akhenaton et Sh’urik’N qui le traitent d’esclave. Il croise Freeman qui boude seul dans son coin parce que les autres lui ont volé sa prostate…

Kennedy est content, Booba l’a rappelé. Il espère que grâce à tous les nouveaux flows qu’il a acquis, Booba l’aimera enfin. Mais stupeur quand il arrive en studio : Booba parle à un autre jeune rappeur qui monte. Seth Gueko est son blase, ma couillasse !
Seth -Les taffs de la SNCF ont rendu mon pote Hassan zahef ! Zblax !
Booba -Pas mal.
Seth -Je suis trop technique, ma couillasse. Nom di Diou ! Le secret c’est d’avoir la fin des phrases qui se ressemblent et de reprendre la même intonation à chaque fois.
Booba -Mais c’est pas handicapant de faire tout le temps ça par rapport à l’énergie et au groove de ton flow ?
Seth -Le groove ? Kécéxa ?
Booba -C’est de l’américain.
Seth -Le rap américain la chatte à son père ! On est en France ici !
Booba -Tu veux dire par là que le public français ne sait pas reconnaitre un rappeur qui a du flow ou pas et que par conséquent c’est pas la peine de se casser le cul ?
Seth -Euh… Ouais ! Je veux dire ça ouais ! Parfaitement ! Zdedededex !! Et le mieux, c’est si t’as deux phases qui se ressemblent totalement à la fin comme « La cambouis, c’est mon déodorant. Je conduis une Mondeo d’Oran.. »
Booba -Ah ouais, pas mal. Mais ça ne te dérange pas que la plupart du temps il n’y ait aucun sens ? Cette mise en avant de la forme ne se fait elle pas au détriment du fond ? Izi ?
Seth -… Sblax ? Quoi ? C’est encore des mots américains ça, non ?
Booba -Tu veux dire que comme pour le flow, le public français ne sait pas reconnaitre de bonnes phases de mauvaises phases ? Et que par conséquent autant ne pas se casser le cul ? Pas con…
Seth -Ouais ! Je suis trop malin ma couillasse ! Je suis le roi de la nitroglycérine. Zdédédédex !
Booba -Et en plus t’es comme moi. Ton dernier album a pas vendu autant que ce qu’on pensait. Et ça c’est bien la preuve que t’es un bon. Donc tu dois avoir raison.

Ces mots sont en trop, Kennedy qui en était resté coi ne peut plus se contenir (rester coi, ça veut dire avoir le cul troué).
Ken -Hey !! Truc de ouf ! Moi aussi j’ai pas vendu beaucoup et j’ai jamais eu droit à de tels compliments EN MÊME TEMPS !
Booba -Toi c’est pas pareil. Toi c’est… Toi tu… Mais t’es qui wesh ?
Ken -Mais ! Nique sa mère gros ! C’est moi le 94 ! Kennedy ! JE SUIS KEN !!
Booba -Izi… Ok, mais ça explique pas ce que tu fous là.
Ken -C’est toi qui m’a demandé de venir le 7.
Booba -Ah bah on se revoit le 7 alors, salut et à la revoyure… Qui que tu sois.
Ken -Mais !Truc de ouf ! On est le 7 ! C’EST C’WEEK END !!

B2O est perdu, il consulte donc son homme de main.
Booba -Brams !
Brams -Izi.
Booba -C’est qui lui au départ ?
Brams -C’est Kennedy, tu l’as invité sur Ouest Side et Autopsie vol. 2.
Booba -Ahahah ! Le con.
Brams -Et là tu l’as invité pour le volume 3.
Booba -… Le con…
Ken -Mais, si tu m’as invité c’est bien que tu me trouves fort, non ?
Booba -Je sais plus… J’ai invité des noms que je voyais régulièrement dans la presse spé ces derniers temps…
Dosseh -45 ! 45 !!
Booba -Putain c’est qui lui ? Et pourquoi il gueule 45 comme ça ?
Brams -C’est Dosseh. Et il vient du 45, c’est son département.
Booba -Y a un département 45 ? Et en plus y a des rappeurs dedans ? et sa tête me dit quelque chose en plus…
Brams -C’est le frère de Pit Baccardi je crois
Booba -Quoi ? Mais merde ! Putain les mecs, c’est pas sérieux là ?!

Kennedy a désormais un rival et son blase est Seth Gueko.

Booba – double poney http://www.youtube.com/watch?v=3bwJKKB3Rio

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Classé dans Le Sylar du rap Français, sliphop

Oh qu’c’est mou

« J’avais beaucoup travaillé sur mon deuxième album qui fut un échec retentissant à tous les niveaux, critique et commercial. A partir de là, je me suis senti en décalage avec ce qui se faisait. Je me suis détaché de la musique, et elle s’est aussi détachée de moi. Je marche par la passion, et là je l’avais perdue. Dans le même temps le hip-hop français a connu un creux, et je ne me suis plus du tout senti en adéquation avec ce milieu. Je suis revenu sur une chanson, presque par hasard : ‘Avoir des potes’, en 2002. »

Oxmo Puccino – interview sur Evene.net

 

Quelque part, Oxmo c’est le Kaynie Ouest Frinçais.

Mon album n’a pas vendu, le public n’a pas de talent, je donne des perles en nourriture aux cochons.

Alors je suis parti et là le rap Français s’est écroulé sans moi.

Et puis alors je suis revenu, complètement par hasard, j’ai même pas fait exprès.

Au moment même où je pensais en avoir finit avec tout ça, je fais mon pire morceau commercial pour la radio.

C’est ce que c’est que la destinée tout de même…

 

Un vrai poète maudit. Son nouvel album est dans la lignée de ce genre de réflexion. Donc du coup ça ne me parle pas.

Ceux qui aiment disent que si on aime pas c’est à cause des feats ou des prods mais que Oxmo il est fort.

Ben je suis pas d’accord, j’aime bien les musiques, sont sympas. Et les feats, des chanteurs de variétés dans l’ensemble, sont dans leur élément, ils se baladent.

On peut ne pas aimer Olivia Ruiz mais on ne peut pas lui en vouloir de venir faire du Olivia Ruiz quand on l’invite pour faire du Olivia Ruiz.

En plus c’est Oxmo qui l’a invité, donc c’est à lui qu’il faut faire ses réclamations.

Et heureusement qu’elle est là. Parce que Oxmo qui chante tout seul c’est un naufrage. Elle vole à son secours au refrain.
C’est pas à Amsterdam mais à Malibu qu’ils auraient dû aller, Olivia Ruiz en maître nageuse tout de rouge vêtue courant au ralenti pour aider ce gros morse échoué sur la plage.

En plus ça cadre à peu près, vu qu’Olivia qu’on la trouve bonne chanteuse ou pas, elle reste vaguement mettable.

On serait tous contents de l’avoir en covoiturage (surtout si l’autoradio et les boomers marchent à fond). Ben Oxmo non. Il ne s’en contente pas. Faut qu’il aille jusqu’à Amsterdam…

De là on peut s’imaginer qu’en fait, Oxmo et Olivia sont un couple de vieux partousards dégueulasses qui aiment tringler de la pute de l’Est en vitrine.
Hypothèse étayée par une phrase de Ox (au delà du jeut de mot pourri) qui ne laisse plus aucune place au doute :

« Les moins fortunés restent au Bois de 20 cents. »

Donc voilà ! Ce morceau du dernier album de Oxmo est sûrement le plus profond de par son écriture à tiroir. C’est enfin le retour du hardcore dans le rap.
Mais que font les féministes ? (à part la cuisine, la vaisselle et le ménage je veux dire)

 

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