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Avengerzere 3

la suite de ça
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Nous revoici dans l’hézélizipozorteuzeur du SHIZIELD, où le directeur général Booba Fury est en colère. Et au passage, on dit directeur général mais c’est bien plus que ça. Il est directeur mais aussi général. Les 2. Donc le jour où il passe PDG je vous dis pas le merdier.

Booba -Mais qu’est-ce que tu fous là, toi ?
Zekwe -Je viens du futur en Delorean, comme Marty MacFly….
Booba -Faux ! C’est moi qui suis dans le futur, pas toi. Bâtard, c’est mon futur ! Surtout celui là. Et ça explique pas comment t’es arrivé à bord de mon super Héliziporteur en plein vol.
Zekwe -Peut être parce que la Delorean peut voler ?
Seth Gueko -Et qu’est-ce que t’es venu foutre là, ma couillasse ?
Zekwe –J’ai la richesse d’être libre donc techniquement, je fais ce que je veux.
Seth Gueko -Avec tes cheveux ? Ça explique la crête ! ZBLAX !
Zekwe -Très marrant. Non en fait je suis venu pour la fille d’à côté. De toi.
Shay -Moi ? Tu peux toujours rêver si tu veux un feat.
Zekwe -Non, je sais que tu es un T800 venu du futur.
Shay -Ouais, T800 version feumeu.
Kaaris -Toi aussi t’es venue du futur pour baiser Sarah Connor ?
Booba -Fermez là avec vos conneries ! Y a que moi qui vient du Futur ici ! C’est même le blase de mon album.
Zekwe -En fait je me surnommais « Mr Futur » bien avant et…
Booba -Je m’en branle, c’est moi le plus connu. Si c’est comme ça je vais aussi prendre des gimmicks de chez toi genre « Zere ». Et toc, bien feinté l’asticot.
Zekwe -Je viens d’Evry, moi. Pas de Grigny.
Booba – MAIS C’EST PAREIL PUTAIN
Kennedy -Je suis désolé de casser l’ambiance, mais moi je disais déjà « On m’appelle Kennedy ou Futur » et c’était en 2005. Donc ça veut dire que, techniquement, je vous ai pompé. Je suis désolé.
Booba -…
Zekwe -…
Shay -…
Kaaris -…
Dosseh -…
Nessbeal -…
Niro -…
Issaka -…
Mala -…
Djé – »’
Grodash -…
Smoker -…
Seth Gueko -Non, alors je t’ai déjà expliqué, ma couillasse, mon julot, mon potogo. Une bonne fois pour toutes : pomper quelqu’un c’est ce que tu fais d’habitude en reprenant des phases que les gens ont sorti AVANT toi. Pas après.
Kennedy -Ah ok… Mais du coup, si on la sort tous les 2 en même temps ?
Zekwe -Bon allez, j’en ai raz le cul ! Je reprends ma Delorean et je vais remonter le temps avant d’avoir cette conversation avec vous.

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Booba -Bref. Quelqu’un ici n’a pas suivi le plan, quelqu’un ici a trahi, quelqu’un ici a poussé le bouchon beaucoup trop loin sans s’appeler Maurice. Et c’est toi, Niro !
Niro -Quoi ?! La vie de ma mère que je suis pas un teutrai, reste tranquille !
Booba -Tu as franchi la limite !
Niro -Mais c’est quoi la limite ?
Booba -Ne pas feater le rappeur pointeur !
Niro -Le feat avec La Fouine ?
Booba -Si si.
Djé -Pas dire je veux, mais Grodash, Kennedy, Seth, Smoker et surtout Nessbeal aussi l’ont déjà fait.
Booba -Allez hop ! Tous par dessus bord et toi aussi, Djé, parce que j’aime pas les gens trop fidèles non plus ! Poucav tout naze.
Niro -t’inquiète j’ai pas fini d’en faire des feats qui vont te faire chier.

–Les hérauts décident alors de se tirer devant un accueil aussi mitigé de la part de leur hôte. Quelque part, qu’il aille se faire foutre–

Linsen -Nous aussi on se casse ? Parce qu’à vrai dire le canap est confortable, ici.
Booba -Rappelle moi qui tu es ?
Linsen –Linsen. Le mec d’Unité Spéciale.
Booba -Les mots sortent de ta bouche mais n’ont pas de sens.
Linsen -Je fais du rap. On m’appelle l’insane.
Booba – …
Linsen – L’insane. Jeu de mot.
Booba – …
Linsen – non parce que tu vois, en fait…
Booba – je t’arrête tout de suite, mon silence n’est pas un oubli. Tu dis que tu rappes, prouve le, sors une phase.
Linsen – À quoi sert un avocat si t’es coupable ?
Booba -Au hasard : esquiver la zonz ?
Linsen -Mouais.
Booba -Donc toi si on te demande si tu veux un baveux tu réponds « pas la peine, je suis coupable »
Linsen -Bah ouais. La dernière fois l’inspecteur m’a dit qu’il en faudrait plus des comme moi.
Booba – Tu m’étonnes. Et sinon, tu veux un grec ?
Linsen -Pas la peine, j’ai faim.
Booba -Je vois, je vois… Hey Dam16, tu veux poser sur une de mes mixtapes ? Au point où on en est.
Dam16 -Pas la peine, j’ai un gros son en réserve que je vais bientôt mettre sur myspace.
Booba -Pourquoi tout le monde me fout pas la paix comme vous ? Vous êtes les meilleurzere.
Gato – I am Gato
Booba – je me disais aussi. Tu peux rester, mais je sais pas vraiment pourquoi.

Dehors, les hérauts discutent entre eux pour tuer le temps et briser le silence gênant en attendant que leurs parachutes Ünkut (facturés) ne les ramènent sur la terre ferme. Booba Fury allait pas se faire chier à poser l’Elieporteur non plus.
Niro -Moi je dis, on s’en bat les couilles. Bat les couilles. Bat les couilles.
Dosseh -On va continuer nos affaires de notre côté.
Kennedy -Mais vous comprenez pas ? C’était la chance de notre vie.
Seth -Mais qu’est-ce que t’as à être comme ça avec Booba, ma couillasse ? Même moi, je l’aime beaucoup, mais toi t’es excité comme Guy George aux jeux paralympiques à chaque fois que t’en parles.
Kennedy -Mais c’est normal. Booba déchaîne les passions. C’est comme ça. Le mec est arrogant. Il dit qu’il va tout baiser. Et ça arrive. Comment il fait ? Est-ce que c’est un gros gogol qu’a de la chatte ? Mais comment il ferait tout ça si il était gogol ? Est-ce qu’il savait avant qu’il allait tout niquer ? Comment il savait ? Est-ce que c’est son arrogance qui lui donne sa fore ? Sa force qui lui donne son arrogance ? Sa confiance en lui aurait été ébranlée si il avait merdé en route ?
Shay -Et il a des pecs trop beaux.
Kennedy -J’allais le dire. Finalement, Booba nous renvoie à notre propre condition. Quelle est la chose que je dois avoir en moi pour réussir comme lui ? S’il me regarde, est-ce que ça veut dire qu’il voit cette chose en moi ?
Issaka -tu parles de sa bite ?

Kennedy -S’il me regarde pas, est-ce que ça veut dire qu’il a rien vu en moi ? Comme tout leader d’un mouvement, il fascine. Est-il fou ? Très intelligent ? Les 2 ? Et nous ? Comment réagit-on à cette fascination ? Comment l’assume-t-on ? L’assume-t-on seulement ? Si oui, au grand jour ?
Shay -Mais surtout, il a de gros bras. La chatte à Popeye.
Seth -Non mais merde, là ! C’est moi qui dit la chatte à ceci où la chatte à cela ! Voleurs ! C’est mes chattes ! Surtout celle là.
Dosseh -Ah oui, alors à ce sujet…
Niro -En fait, c’est tout bête, tu vas voir…
Seth -Bah qu’est-ce qu’y a ? Crachez votre pastille, les julots.
Dosseh -Tout le monde dit la chatte à ceci la chatte à cela, maintenant.
Seth –Non ! Vous mentez !
Despo -Enfin, voyons, Seth, ouvre les yeux. C’est Chatte Land le rap maintenant.
Seth -NEEUUUUHOOOON ! POURQUOIIII ??
Niro -Ça va aller, poto ?
Seth -J’ai besoin d’un peu de temps. Ça fait tout drôle de plus être considéré comme un des rappeurs frinçais les plus vulgaires. Où est passé l’époque où je choquais ? J’ai beau élargir mon champ lexical toujours plus loin, ça a juste l’air chelou, comment que je cause. C’est plus comme avant.
Djé -Que tu invites Bigard, c’est pour ça ?
Seth -Mais non, putain. J’ai déjà dit mille fois, c’est parce …
–Mais Seth Gueko ne peut finir sa phrase, un missile Syrien qui passait par là vient accrocher son parachute et embarque maintenant le pauvre Seth vers la Californie–
Niro -C’est dommage. Un parachute tout neuf.
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Booba -Vous voyez, Agent Maître Gims..
Gims -Maître Agent Gims.
Booba -Ok… Vous voyez, Agent Maître Gims, presque aucun n’a passé les tests.
Gims -Comment ça ? Vous les avez presque tous jetés par dessus bord.
Booba -Ok… Presque aucun n’a passé les tests. Je peux pas compter sur eux pour changer le rap avec moi afin d’en façonner un meilleur et plus beau.
Gims -Ils n’ont pas cette haute capacité à vendre à des pisseuses de 13 ans comme nous.
Booba -Exactement. Mais si tu recommences à m’interrompre, je te pète la gueule.
Gims -Ah ? Je croyais que vous m’ignoriez.
Booba -C’est ce que je fais avec tout le monde normalement. Mais toi, c’est impossible. T’ouvres toujours ta gueule. T’es tout le temps là. J’allume ma radio, t’es dessus. Ma télé, t’es dessus. Mon dernier CD, t’es dessus. On croit rêver, putain.
Gims -C’est le moment que vous attendiez tous, c’est ma réplique, mon moment, mon instant : DÉÉÉÉÉÉÉSOOOOOOOOOLÉÉÉÉÉÉÉ.
Booba -T’es lourd… Je disais donc, avant de te péter la gueule…
Gims -Mais vous m’avez pas pété la gueule. Ni ici ni dans les ventes.
Booba -Nan mais je vais le faire. Mais d’abord j’aimerais finir cette putain de phrase !
Gato – I am Gato.
Gims – Plaît-il ?
Gato – You are not Gato.
Gims -DÉÉÉÉÉÉÉSOOOOOOOOOLÉÉÉÉÉÉÉ. Vous disiez donc qu’il fallait sauver le rap Frinçais. Et faire du real Hiphop comme les mecs en Amérique ! Tout pareil.
Booba -Et celui qui a suffisamment de potentiel pour atteindre ce but, c’est le Hulkaaris.
Gims -Mais le Hulkaaris est instable, l’exposition trop prolongée au poulet braisé a altéré son métabolisme à un point…
Booba -50 cm de tour de bras, je sais, il le répète partout, vous me faites tous chier avec ça.
Film Title: The Incredible Hulk
Ils entrent alors dans la chambre forte sécurisée où Hulkaaris attend.
Kaaris -KAARIS !!! KAARIS !!!
Gato – GATO !!! GATO !!!
Kaaris – gâteau ? Kaaris préfère le poulet avec de la chapelure.
Booba -Tout doux, mon gros. Alors tu as choisi comment tu allais enchaîner après ton album ?
Kaaris -Kaaris va faire une réédition de Or Noir !
Booba -Quoi ? Non ! Tu peux pas faire ça. C’est moi qui fait les rééditions ici.
Kaaris -Alors pourquoi Edgar Davids peut et pas Kaaris ! Click ! OOOH CLICK !!
Gims -C’est parce que c’est moi qui ai eu l’idée le premier.
Kaaris -Kaaris croyait que c’était Booba Fury qui avait eu l’idée de faire réédition en premier.
Booba -Personne n’a eu l’idée de faire la réédition en premier, ça se fait depuis la nuit des temps dans la musique, mais c’est bien que tu dises que c’est moi
Gims -C’est comme ça que ça marche le rap frinçais.
Booba -Pas plus d’un pompage à la fois, sinon ça se voit.
Kaaris -Oh click !! Kaaris s’en fiche ! Kaaris va quand même sortir réédition !!!
Booba -Alors tu n’auras plus mon soutien. Méchant.
Kaaris -Et ?
Booba -Et alors, sans tous mes Boolievers, tu es foutu.
Gims -Boolievers ?
Booba -They believe in Booba. They boolieve !
Kaaris -Kaaris se moque des Boolievers.
Booba -Tu as tort, c’est grâce à eux que t’en es là, aujourd’hui. Observe.
-Le directeur Général Booba Fury ouvre un sas qui donne sur une fosse où plein de gens dorment à même le sol dans une pièce
sans lumière-
Les Boolievers -Oh ! C’est Booba ! Gloire à Booba !!
Booba –Salut les p’tits PDs. Dites moi, vous vous souvenez de ce gros, là ?
Les Boolievers -Oui, c’est Kaaris. Il est trop fort ! Il ramène du lourd dans ce rap game ! On a tous bien acheté son disque comme tu nous l’avais dit. We Boolieve in Booba !!!
Booba -Voilà. Sauf qu’en fait ça a changé, mes cons. Kaaris est un enculé de petit ingrat maintenant.
Les Boolievers -Boooooh Kaaris ! Nique ta mère Kaaris ! On achètera plus tes CDs. We Boolieve in Booba !

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Booba -Tu vois ? Ils feront tout ce que je leur dis même quand c’est débile.
Gims -Impressionnant.
Kaaris -C’est la connerie des Boolievers que Kaaris trouve impressionnante.
Booba -Pffff c’est facile d’insulter mes fans.
Gims -Euh… Je veux pas dire, mais là c’est toi qui leur pisse dessus.
Booba -Bah c’est aussi mes chiottes, ici. Izi.
Kaaris -Boolievers rien dire quand Booba leur pisse dessus ?
Les Boolievers -Oh ! Louons le Seigneur, il nous arrose avec le nouveau parfum Ünkut !
Kaaris -…
Gims -…
Booba -Oui, même pour moi, c’est choquant parfois. Mes fans sont géniaux.
Kaaris -Kaaris sortira quand même Réédition Or Noir !

(Le Hulkaaris saute alors très haut et passe à travers le plafond de l’Elieporteur)

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Gims -Il est parti.
Booba -Mmmm… Ce petit con échappe à mon contrôle. Très bien… Je vais guetter ses paroles, maintenant. Et à la première occasion, je dirai qu’il me clash et que c’est lui qu’a commencé.
Gims – t’es sûr que tes fans vont suivre ?
Booba – mais t’as rien compris de ce que j’ai dit ? Pourquoi tout le monde s’obstine à me faire chier aujourd’hui ? Oh et puis merde, laisse-moi, j’ai un important coup de fil à passer. Allo ?
Salif – ouais ?
Booba – salut, c’était juste pour te redire une dernière fois que tu feras jamais partie de mes Avengerzer
Salif – si c’est un truc sexuel, je veux rien savoir
Booba – arrête de faire le con, je parle de rap
Salif – mais t’as rien compris de ce que j’ai dit ? Pourquoi tout le monde s’obstine à me faire chier aujourd’hui ? J’en ai plus rien à péter de ce rap de merde
(il raccroche)

Booba – il me rappelle quelqu’un, ce type…
Gato – toi, à l’époque où t’étais obligé de kicker parce que tu connaissais pas encore l’autotune ?
Booba – peut-être mais… hé mais d’où tu parles français toi ?!
Gato – I am Gato
Booba – …
Gato – Little Haiti vagabon toujou ladan’l men’m si’l gen san. I am Gato.
Booba – j’ai dû rêver. Quel dommage que ce petit Salif ait peur que je l’écrase en featuring et qu’il soit jaloux de ma réussite…
Dje – Ce qu’il a dit, pas du tout c’est ça. Mais de plus graves problèmes nous avons.
Booba – Toi je sais même pas par quel miracle t’as échappé à l’éjection hors de mon Elieporteur.
Dje – en fait…
Booba – j’ai pas dit que ça m’intéressait non plus. Va faire un son avec Mala, et fous-moi la paix. Et sors le en même temps que le nouveau son de Kaaris
Mala – IZI OK, MAIS IZI POURQUOI FAIRE ?
Booba – pour que le Hulkaaris comprenne que c’est pas la fête non plus. Et pour vous rappeler que vous avez pas le dixième de son buzz aussi, donc mollo sur les ambitions solos.
Mala – IZI HUMILIATION
Gato – I am Gato da bato.
Dje – véridique c’est, mais toujours blessant. Mais c’est pas pour ça que revenu je suis. Attaqués nous sommes.
Booba -Attaqués ?
Gims -Il a raison. Un énorme vaisseau en forme de pelle se dirige droit sur nous.
Booba -Ça ne peut être que Crâne Rohff…

(en attendant la suite, tu devrais cliquer sur l’image ci-dessous, ça t’emmènera vers un endroit merveilleux où tu peux télécharger un nouveau bootleg pas piqué des hannetons)
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Avengerzere 2

C’est la suite de ça #LeBlavogPourLesNuls
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Kennedy -Par rapport à Gim’s, si c’est parce qu’il peut chanter sur tes refrains, moi aussi je peux. Je me suis entraîné. Après Scarface, j’ai fait « Mon cœur sur écoute » pour toi. Tu l’as écouté ?
Booba -Hélas… oui…
Kennedy -Ah merde. Bah j’espère que ça a pas entaché l’image que t’avais de moi…
Booba –Hélas… non…
Humphrey -De toute façon, s’il faut chanter après Maître Gims, je suis deuze.
Soma -Et moi, je suis troize.
Booba -Calmez vous, vous. Toi, je t’ai invité sur A3 juste pour faire chier Rohff.
Soma -Moi ?
Booba -Non, l’autre. Toi je ne me souviens plus vraiment de qui tu es, wesh. Désolé, hein.
Soma -Tu déconnes ?
Booba -Ouais, je suis pas désolé, en fait. Bien vu. Tu gagnes la porte.
Naadei -En plus, moi j’ai chanté sur 2 de ses mixtapes ET un de ses albums, ça m’a pas apporté grand chose, tabernacle.
Shay -Bah casse toi la cause perdue, une fois. C’est moi la Izi First Lady, maintenant, morray.
Naadei -Ostie de niaiseuse, me monte pas en christ. Câlice !
Shay -Alley ! Facile !
bitch fight
Grodash -Je comprends rien à leur accent, et vous ?
Despo -Non plus, pour une fois c’est pas nous les plus gros blédards.
Gato – Chak jou se pou’m fe lajan !
Despo – qu’est-ce que je disais
Niro – dites, on devrait peut-être séparer les 2 meufs qui se roulent par terre non ?
Seth – tu veux dire que je devrais arrêter de les filmer avec mon phone ?
Nessbeal – ce serait un premier pas, khey
Seth – zblax ! si on peut plus rigoler aussi…
Grodash – allez les filles ça suffit maintenant. Naadei tu vas là-bas, B-la tu viens ici.
Shay – mais je suis pas B-la
Grodash – j’ai pas le temps de retenir de nouveaux noms putain…
Naadei – haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan !
Shay – mais t’as déjà dit mon nom dans une rime j’te ferais dire.
Booba – tu fais des name-dropping de rappeuses quand elles ont plus d’actu ? J’aime ça. Où qu’elles sont comme Princess Anies ?
Grodash – heu… je me souviens plus trop
Shay – Et mon cul c’est du poulet ?
Kaaris – Kaaris aime le poulet !
Booba – oh bordel vous l’avez réveillé. Du calme Ris-Ka, on ne parle pas réellement de poulet, c’est juste une expression
Kaaris – c’est pas grave, Kaaris aime les culs aussi. Autant que le poulet en fait.
Seth – t’es un bon mon julot
Kaaris – par contre calme-toi, Kaaris n’encule pas des poulets.
Seth – mais j’ai jamais…
Shay – laissez-moi parler ! « Débordé de weed, comme si y’avait le boul de Shay dans le pochon », tu l’as bien dit ça nan ?
KFC-Obama
Grodash – pas du tout, j’ai dit Shy’m, enfin je crois.
Niro -Donc son cul c’est pas du poulet, mais de la guedro, c’est ça ?
Kennedy -Comme de la Blue Magic !! Comme le son qu’on a fait avec Doss, arrêtez de pomper le cahier de rimes, les refrés
Dosseh -T’emballe pas, t’emballe pas
Kaaris – J’TE COUPE, J’T’EMBALLE ET J’TE BIBI
Smoker – Les Refrés c’est pas un groupe de Paris ?
Kaaris -Kaaris aime la guedro aussi !
Booba -T’aimes beaucoup de choses toi…
Kaaris -Kaaris peut aimer manger du poulet avec des baguettes et en même temps manger le cul du petit chaperon rouge et en même temps fumer de la OG Kush et en même temps faire le grand écart et…
Seth -Kamoulox !
Booba -Ouais ouais, c’est bon. Mais ça n’a aucun sens tout ça.
Kennedy -C’est moi qui dit « en même temps« , normalement. Arrêtez de pomper mon cahier de rimes euh… allez quoi.
Shay – Ta gueule, on parlait de moi, là.
Niro -Bah non, puisqu’il parlait de Shy’m…
Grodash -Mais je sais plus en fait, j’avais pris de la purple haze et…
Shay -Mon cul est quand même mieux que celui de Shy’m wesh
Nessbeal – c’est vrai
Niro – elle marque un point
Despo – Shy’m ce serait plutôt la poitrine, pas trop le boul
Humphrey – pas faux
Dosseh – ça dépend quand même, Shy’m est revenue très lourd ces derniers temps
Kennedy – grave, je regarde régulièrement ma compil vidéo de Danse avec les stars et dedans elle est au top
Linsen – cette phrase est horrible à tous les niveaux
Dje – dans son fessier, concentrée est la force
Gim’s – on vote ?
Seth – toi ta gueule.
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Gato – Nu lajan, nu lajan !
Humphrey – mais qu’est-ce qu’il raconte ?
Smoker – il parle d’un agent de police à poil je crois
Dosseh – mais c’est qui ce bouseux ?
Booba – on se calme, oublie pas que tu viens d’Orléans. Et lui c’est Groot. Enfin je veux dire c’est Gato.
Gato – I am Gato.
Booba – voilà, merci. Je sais pas vraiment qui c’est exactement et je comprends rien à ce qu’il dit mais c’est un jeune qui n’en veut.
Gato – I am Gato.
Booba – n’en rajoute pas non plus.
Seth – la tête de Gato, on peut dire que c’est une tronche de cake. PROFESSEUR PUNCHLINE !!
Gato – ?
Booba – arrêtez de l’embêter, il parle pas la langue
Gato – I am Gato da bato
Kaaris – Kaaris préfère le poulet rôti
Nessbeal – il dit qu’il est le gâteau du bateau ?
Shay – mais je pensais qu’on était dans un avion
Kaaris – Kaaris aime les serpents aussi
Kennedy – des serpents dans l’avion ?
Booba – je vous hais tous tellement. Mala ! Dje ! Remettez la bête dans sa cage, il est en train de se transformer.
Kaaris – Les singes vont retourner au zoo !
Nessbeal – ton petit cœur tombe en panne sèche ?
Booba – là tu pousses le bouchon un peu loin morray
Seth -C’est moi qui dit « Morray » normalement.
Booba -Wesh morray, je t’ai invité sur un projet, tu m’as invité sur un projet. Donc maintenant, tes gimmicks sont à moi si je veux. Comme ta phase sur le liquide et la banque du sperme.
Seth -Ah ok, de toute façon moi j’ai repris ton « Shalom, salam, salut » pour un refrain. On est quitte ma couillasse.
Booba -Ça c’est à mon avocat d’en décider.
rocket raccoon on groot
Dosseh -Tu reprends des trucs à tous les gens que t’invites ?
Booba -Si je peux. Toi j’aime bien ta phase « Tant pis si les mains sont sales tant que les nike air sont propres »
Dosseh -Alors moi je te reprends le truc sur la coupe à Krilin.
Booba -Ça marche. C’est aussi comme ça que j’ai repris le « Zer » aux mecs du 91.
Grodash -Ça vient du 91 mais surtout de Grigny en fait.
Smoker -Ouais c’est pas nous, le « Zer » c’est plutôt La Comera, les LMC Click
Grodash -Ou le reste du DGC.
Booba -C’est possible mais je parlerai pas à ces gens là. Jamais.
Smoker – lesquels ? Parce qu’ils sont plein à rapper là-bas
Booba – c’est possible, mais c’est tous les mêmes pour moi, d’ailleurs tout le monde les appelle « les mecs de Grigny » sans distinction.
Smoker – comment ça ?
Booba – comment t’expliquer avec des mots à ta portée… pour moi ils se ressemblent tous, les Grignois. C’est l’Afrique du rap, ils sont sympas, ils ont leurs coutumes, leurs traditions, leurs danses et leur langage folklorique que je peux emprunter, mais il est hors de question que je me mélange avec, j’aurais trop peur de chopper des saletés.
Despo – mais alors la frince du rap c’est quoi ?
Booba – pardon ?
Despo – si Grigny c’est l’Afrique du rap, la frince du rap c’est quoi ?
Booba – t’es con ou quoi, la frince du rap ce serait paris et la proche banlieue si on reste dans cette comparaison. Tu me déçois, à l’époque t’aurais capté direct le parallèle
Seth – c’est vrai que ces derniers temps niveau images dans les textes ton niveau a un peu baissé
Despo – bah le truc c’est que…
Dosseh – et niveau choix de feat aussi
Despo – non mais en fait…
Shay – et il me semble même que t’es plus petit qu’avant d’ailleurs
Despo – hein ?!
Kennedy – et ta nouvelle coupe est pas terrible
Despo – alors déjà…
Nessbeal – sans parler de tes fringues
Despo – ARRÊTEZ
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Kaaris – Kaaris n’est pas d’accord.
Despo – ah bah quand même, merci
Kaaris – tes fringues sont très bien.
Despo – …et ?
Kaaris – Kaaris a fini.
Despo – ah bah d’accord.
Kaaris – plus sérieusement, même si c’est vrai que tes fans se suicident à la pelle en écoutant Jamais 203, t’es typiquement le genre de mec totalement imprévisible qui peut revenir quand on l’attend pas, surtout avec ton style basé sur l’écriture qui ressemble à rien d’autre dans le rap frinçais. Moi j’y crois. Et le T Shirt « BTTF » te va bien mieux que le « Y&W ».
Despo – merci. Et attends, c’est la 1ère fois que tu parles normalement non ?
Kaaris – c’est parce que là c’est pas Kaaris, c’est Draaman aka Fresh, avant la transformation. Si tu regardes bien, j’ai moins de muscle, un doo-rag sur la tête, des sapes de zoulou et pas de barbe. Ah, « l’autre » revient, salut.
Mala – MEZETAZAMOZORPHOZOSE !
Kaaris – tu as aidé Kaaris à l’époque. Kaaris te défendra toujours, petit homme.
Despo – …bon. Revenons à ma question, si Grigny est l’Afrique du rap…
Booba – pardon, j’écoutais pas
Despo – et que la France du rap c’est Paris et sa petite couronne…
Booba – ça m’intéresse pas
Despo – mais du coup vu que paris c’est déjà new york avec 10 ans de retard est-ce que…
Booba – ça sert à rien d’insister
Kennedy – tu veux dire que… si on remonte le temps à new york, sur 10 ans, on se retrouve à paris ?
Zekwe – ça dépend macfly, parce que si c’est comme dans retour vers le futur, tu bouges pas géographiquement, normalement. Seul le temps se déplace.
Kaaris – back to the future ?
Booba – Vos gueules les trisos. Seth, qu’est-ce que je t’avais dit à propos de plus jamais ramener tes potes de label chez moi ?
Mala – TRISO DANS LE VAISSEAU
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cover cross over

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Avengerzere

Les MCs regardaient le ciel, hagards, ils attendaient un signe, ils attendaient le vaisseau mère, izo. L’héliporteur du 92I.
Mais alors que tous les 2 ans, l’hézélizipozorteuzeur descendait et emmenait quelques élus effectuer une autopsie pour les mixtapes du directeur des lieux, le général Booba Fury… Attendez. Mais qui êtes vous ?

Nikkfurie -Je suis Nikkfurie de La Caution et si vous faites une parodie d’Avengers alors c’est moi qui devrait reprendre le personnage de Nick Fury.
Booba -Mais t’es qui wesh ?
Nikkfurie –Nikkfurie, puriste, urine sur le racisme, lubie que…
Booba -Non mais ta gueule, je t’ai pas demandé un freestyle.
Nikkfurie -Figure toi que tu as devant toi Nikkfurie, illustre interprète et compositeur au sein du groupe de rap avant-gardiste y’a genre dix ans : La Caution.
Booba -T’es en train de me dire que vous existez que sur internet.
Nikkfurie -Ah non, c’est moi qui ai fait la musique dans la scène de capoeira entre les lasers d’Ocean’s 12, reprise partout après.
Booba -OK, ça pèse, je peux rien dire. Mais ne m’interromps plus, c’est sérieux ici. Et c’est moi Nizick Furizi.
Nikkfurie -Mais je peux faire un Nick Fury aussi. Y’a plusieurs versions.
Booba -Comment te dire sans être blessant : je suis Samuel Jackson et t’es David Hasselhoff, t’as j’veux dire ?
Nikkfurie -Frais !
Booba -…
Mouloud -Ah t’es là.
Booba – qu’est-ce que tu fous là, toi ?
Mouloud -Je suis le manager de La Caution.
Booba -Ah bah je comprends mieux pourquoi j’arrive pas à le trouver sympathique ce groupe.
Mouloud -Bon, tu viens, Nikkou ? Je vous ai trouvé une 3e de couverture dans le mag Hipsters & Jardinage mais comme ils savent pas qui vous êtes, faudra vous faire passer pour Eric & Ramzy, alors rase toi bien le crâne.
Booba -Et maintenant je comprends comment votre carrière a pas décollé après le film à Clooney et ses potes…

Platane

Platane

Donc, tous les 2 ans, l’Héliporteur du SHIZIELD descend et ramène des élus que le général Booba Fury estime dignes. Mais cette année, il n’y eut point d’autopsie. En lieu et place, il y eut une réédition du Futur. Parce que le Futur est une variable fluctuante, ou va savoir quelle phrase de puceau intrépide ses fans vont encore trouver pour que ça fasse complexe et cool.
Les MCs ne savaient plus quel coin du ciel balayer de leur regard. C’est alors que ça arriva : tous les élus des différentes époques passées furent rappelés sur le vaisseau mère. Réunis dans la salle de contrôle, ils attendent Booba Fury qui ne tarde pas à faire une entrée au moins aussi pressionnante que celle de Shredder dans Tortues Ninjas 1.

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ouais, on fait toujours des montages hideux

Booba -Si je vous ai réunis, c’est que vous avez tous été mes hérauts à travers les âges, c’est à dire de 2005 à 2011 et seulement les années impaires, afin d’un jour mener l’assaut final.
Niro -Mais sinon, on va faire des feats ou pas ? Ça m’arrange pas, j’essaie d’arrêter en ce moment, j’ai acheté des patch et tout.
Booba -C’est moi qui parle, morray. Donc je réunis une équipe, les meilleurs. Il faut sauver le hip hop Frinçais.
Issaka -Non, qu’il repose en paix
Booba -tu vis dans le passé, mec, ça je le disais y’a 5 ans
Issaka -non, y’a 12 ans
Niro -c’est vrai que t’es plus tout jeune dis donc
Booba – fermez la, j’ai 27 ans
Issaka – 37 ans. et ça règle pas le problème, c’est pas du tout ce que tu disais.
Booba – ouais mais à supposer que j’ai vraiment 37 ans, ce qui reste à prouver et qui en attendant vous vaudra à tous un procès en diffamation et sans doute toute une vie de labeur en dommages et intérêts, bah c’est normal que j’ai évolué.
Seth – tu m’étonnes ! C’est comme moi, avant j’avais pas de tatouage. Dingue, non ?
Booba – si tu veux. Et donc en fait…
Seth – maintenant j’en ai plein ! et sur mes mains si je les croise ça fait T.H.U.G  S.E.X.E. mais ça fait aussi S.E.T.H. G.U.E.X ! Astuce ! PROFESSEUR PUNCHLINE !
Booba – …bref à l’époque c’est normal que j’ai parlé comme ça, je montais à peine, aucune pute me faisait de steak frites, et Miami c’était juste un décor de série dans ma télé. Là non, donc je peux jouer les mécènes et me plaindre du niveau du rap. Mais effectivement j’en ai toujours autant rien à foutre, si ça peut te rassurer.
Avengerzer

Kennedy -Ouais, il faut sauver le hiphop de tous ces mecs qui pompent mon cahier de rimes, refré.
Booba -Faut surtout le sauver de la médiocrité et des assistés de merde.
Kennedy -Ouais, pendant qu’ils regardaient Dragon Ball, moi je dealais dans le hall. Dealer dans le hall. Lady Di-ler dans le hall.
Booba -Alors déjà, arrête de reprendre mes gimmicks et ensuite, qu’est-ce que t’as contre Dragon Ball ?
Kennedy -T’aimes bien Dragon Ball ?
Booba -Bah évidemment. En plus j’ai le Krilin swag, plus un poil sur le caillou.
Kennedy -Alors j’adore. Tout pareil que toi.
Booba -…
Dosseh -Pas mal le Krilin swagg.
Booba -T’as vu. C’est exactement ça que je voulais dire, quand on s’exprime, c’est classe. On est l’élite du rap, morray.
Linsen -Même moi ?
Booba -Qui es tu ?
Linsen -Un mec de l’Unité Spéciale.
Booba -Izi ?
Linsen -J’ai posé sur Autopsie.
Booba -Izo ?
Linsen -3 fois.
Booba -Izer ?
Kennedy -Je vous ai pas croisés moi, à l’époque. Vous étiez pas sur Autopsie 2.
Linsen -Non, mon frère avait plus de portable.
Kennedy -?
Linsen -Il avait pas de portable où il était.
Kennedy -Ça, ok. Mais où est le rapport ?
Linsen -C’est lui qui a le numéro à Kopp.
Kennedy -Oh cool ! Il peut me le passer ?
Booba -Non !
Prisco Zbeul -C’est les Gheeettooo booooooooys.
Kennedy -Toi non plus je te connais pas. T’as le numéro à Booba ?
Niro -Tu veux faire un feat ?
Booba -Par contre, je vous cache pas qu’il va y avoir de l’écrémage.
Prisco Zbeul -Livin in the gheetooo streeeeeeet.
Booba – …
Prisco Zbeul – bah quoi, c’est plus classe que si je disais « livin in the aulnay streeeeee…
Booba – j’ai compris l’idée
Dosseh – Aulnay ? si ça se trouve c’est un des potes de Booba qui fait sa sécu
Booba – tu confonds avec Ibou
Niro – si ça se trouve c’est la même personne depuis le début
Seth – ou alors c’est Sefyu, c’est pour ça qu’il cache sa tête
Prisco Zbeul – qui suis-je ?
Booba – ça n’a aucun sens, Sefyu existait déjà en 2005
Seth – je vois pas bien le rapport.
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Booba -Passons. Passe moi la zeb et la boisson. J’ai fait appel à vous pour constituer une véritable force de frappe et faire contre poids à toutes ces saloperies qui passent à la radio, dans ce pays.
–>C’est alors que le général Booba Fury allume l’autoradio de l’héliziporteur du shizield :
Pub -Ce soir, radio libre. Un vieil animateur glauque demande à des filles de 14 ans si elles se doigtent.
Jingle –You’re listening to Skylope. Ici, on ne coupe pas les disques, ni les couilles des rappeurs. Et surtout, on ne viole pas les mineures.
Animateur sous coke -Alors Tristan, tu nous appelles de vers Lille et tu vas faire tourner la skyzoulette.
Tristan de vers Lille -Dédicace à mon père et à mon grand frère.
Animateur – ils doivent être fiers
Tristan – pourquoi au pluriel ? C’est la même personne.
Animateur sous coke -Et bien tu repars avec 3 discs compacts de Beyonce et 4 piles.
Tristan de vers Lille -cassded à Madame Amadéo et à Yasm
Animateur sous LSD -Et maintenant c’est l’heure de Planète Rap/R&B/ Cultures Urbaines/ Electro/ House/ Pop/ Zumba.
Fred -Et aujourd’hui on reçoit Team BS, le nouveau crew de La Fouine. Moi, je tiens pas 5 secondes face à Rohff mais je peux tenir 10 minutes face à la Fouine.
La Fouine -C’est çaaaaaaa !
Sultan -On se sait.
La Fouine -Skuuuurt
Fababy -Baby Baby no more dans le noir.
La Fouine -Skuuuuuuuuuurt
Sindy -Je suis retenue contre mon gré, si vous entendez ce message, qui que vous soyez, s’il vous plaît, aidez moi.
La Fouine -Squiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirt
Fababy -Je suis F A Baby, j’ai la gueule à Droopy. Tu reconnais mon timbre de voix sans être facteur.
La Fouine -Skuuuuurt Skuuuuuuuuurt Skuuuuuuuuuuuurt
Sultan -Soult’One number one, je fais du rap comme Dre mais je suis pas docteur.
La Fouine -Skuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuurt
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Orelsan – si Booba et ses potes c’est Nick Fury et les Avengers, alors on peut dire que toi t’es Loki, avec le côté petite fiotte perfide ça marche bien.
Gringe – ou alors on peut dire que vous êtes des cons, ça marche aussi.
Sultan – et nous on est quoi du coup ?
Orelsan – les Chitauris.
Fababy – c’est quoi ?
Gringe – des aliens hideux qui savent pas parler et meurent tous en un temps record, c’est cohérent
La Fouine – c’est pas mal comme nom « Chitauri », je vais le faire rimer avec clitoris et clip torride, et… attendez, qu’est-ce que vous foutez là déjà ?
Orelsan – moi j’étais sur le dernier capitale du crime
Gringe – et moi je suis son pote cool.
La Fouine – ça répond pas à ma question, Orel-baby
Orelsan – puisqu’aucun d’entre vous ne s’y connaît question comics le blavog m’utilise comme interprète pour introduire un subtil parallèle entre les méchants d’Avengers et Banlieue Sale. Pourtant mon truc c’est les mangas à la base, c’est dire à quel point c’est n’importe quoi.
La Fouine – j’ai rien compris. Par contre j’aime bien la phase de ton pote sur les écolières
Gringe – j’fais l’ours avec des écolières : PEDOBEAR
La Fouine – mais pourquoi personne te fait chier quand tu sors des trucs comme ça ?
Gringe – c’est simple, d’une part vu le nombre de conneries que je débite par morceau personne n’y fait attention…
La Fouine – bah moi aussi, c’est injuste
Gringe – …et d’autre part je suis un rappeur blanc de province. Les gens partent donc du principe que j’ai une sexualité tordue d’entrée de jeu.
La Fouine – vous mesurez pas votre chance.
Orelsan – ouais mais on mesure nos bites, ça compense.
SKYLOPE-LOGO
–>C’est alors que le général Booba Fury éteint l’autoradio de l’hézéliziporteur du shizield.
Booba -C’est insupportable.
Nessbeal -Moi j’ai pas tout détesté.
Booba -Tu fais bien de remettre la question de la sélection naturelle sur le tapis. Je vais vous tester pour savoir si vous méritez !
Grodash -Mériter quoi ?
Booba -De faire partie de l’izinizitiazatizive… Houlà, c’est pas facile à dire ça. De l’izinizitiazatizive Avengerzer !
Tous -Ooooooh !
Nessbeal -Et ça veut dire que tu vas nous signer sur ton label ?
Booba -Ahah ! T’es con !
Gims -AHAHAHAHAHAHAHAH ATTERRIS !
Booba -Il ne faut pas hurler comme ça, y’a que Mala qui a le droit. Tu n’es plus vice directeur du shizield.
Issaka -Et qu’est-ce qu’il fout là, lui ?
Booba -Lui c’est l’ancien vice directeur du Shizield, le désormais rétrogradé au rang d’Agent Maître Gims, il va vous coacher pour essayer d’améliorer vos performances.
Djé -Agent et maître, il est.
Issaka -Si ça veut dire qu’il va nous apprendre à chantonner, sans moi. Je préfère retourner bicrav
Booba -On te retient pas.
Gims -Il se tire ! Lui demande pas pourquoi il est parti sans motif ! Parfois il sent son cœur qui s’endurcit. C’est triste à dire mais plus rien ne l’attriste. Laissez le partir vendre du shiiiiiiit !
Dosseh -Mais pourquoi c’est Gims qui fait ça ? Pourquoi c’est lui que t’as invité sur ta réédition et aucun d’entre nous ? Les anciens hérauts ?
Kennedy -Alors on admet enfin qu’on a des héros ?
Dosseh -Non, « héraut » pas « héros ». C’est du langage un peu soutenu.
Seth -C’est pas moi qui utilise les mots chelous, d’habiutude ?
Djé -Du langage soutenu c’était. Plutôt langage de plouc tu utilises.
Seth -Bien vrai, ma couillasse ! J’aime bien péter dans la casserole, moi ! Zblax !!
Booba -Tu te calmes, vous vous calmez tous. Et si j’ai pris Maître Gims et pas vous, bah figurez vous que c’est parce que c’est pas vous qui pèse, akhi !
Gims -Quand j’ai posé mon refrain j’avais la méga-chiasse, mais je suis resté pro. Alors un peu de dignité, siouplait.
Booba -Vous avez beaucoup à apprendre de lui.
Dosseh – ouais je vois, le côté mec qui a du succès mais qui lâche pas son crew, genre tout le monde croque ensemble, et les solos viennent seulement après, ce genre de trucs ?
Booba – Voilà, si tu remplaces « crew » par « avocat », « tout le monde » par moi et que tu vires la dernière partie, c’est à peu près ça. T’as tout comprizi. Il ne doit en rester qu’un morray.
Nessbeal – mais…
Mala – IZI HIGHLANDER
Booba – voilà, y’en a au moins qui suit, bravo Mala
Mala -IZI CHRISTOPHE LAMBERT
Booba – je retire ce que je viens de dire.
———————————————–
(en attendant la suite qui est là, tu devrais cliquer sur l’image ci-dessous, ça t’emmènera vers un endroit merveilleux où tu peux télécharger un bootleg pas piqué des hannetons)
avtape

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Classé dans avengerzere, sliphop

Promo Promo

Suite au Booska-p Gate d’il y a quelques jours, où le détail des montants exigés par la régie pub ont été balancés sur la toile sans prévenir, Le Blavog décide de jouer la transparence pour éviter d’être victime de ce genre de dénonciation à son insu.

(clique pour agrandir, jimmy)

vous le regretterez pas

Oui, nos tarifs sont élevés, mais la qualité a un prix.

sinon ça c’est l’interview de Teobaldo par un site de catch (mais ça l’empêchera pas de parler de rap toutes les 5 minutes), on peut clairement parler de consécration, voire de l’accomplissement de toute une vie : RAP GAME STACY KEIBLER

et ça c’est la première partie de l’interview du blavog par le site Rap en France, « les cahiers du rap français » comme ils aiment bien s’appeler même si on sait pas bien pourquoi, sans doute qu’un jour le mec était bourré et a trouvé que les cahiers du cinéma ça claquait comme nom. Bref un site qui n’en veut pour les jeunes qui n’en veulent : tu vas cliquer ici et une fenêtre va s’ouvrir comme par magie.

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Classé dans Interview (et ouais mon pote !), petites annonces

Interview : Flynt (partie 2/3)

Flynt, l’interview Captcha x Blavog : la suite. Aujourd’hui, on parle flow, Thailande, politique et une question sur One Piece. Parce qu’on ne se refait pas.
1 pour la plume
Spleenter : Au niveau du flow, t’as moins le côté « rookie un peu fougueux ». C’est quelque chose de voulu, ou c’est des automatismes qui sont venus avec l’expérience ?

Flynt : On m’a beaucoup dit que mon flow sur J’éclaire ma ville était linéaire. Mon objectif, c’était de faire mieux. Donc d’être moins linéaire. Alors, oui, pour répondre à te question, ça a été une préoccupation pour moi. J’ai voulu tout faire mieux, donc mieux au niveau des textes, du flow, de la réalisation … mieux au niveau global, tout simplement. (il sort son paquet de clopes) Ca vous dérange si je fume ?

Spleenter : Au niveau des textes, tu sembles beaucoup plus centré sur toi-même. Est-ce que c’est dû au fait d’avoir 5 ans de plus, le fait d’être excentré de Paris, ou celui d’avoir une vie de famille bien remplie ?

Flynt : Je me suis affranchi de certaines thématiques un peu socio-politiques. Le pays, les difficultés du quotidien … tout un pan social en fait. C’est fait volontairement, après avoir fait notamment Ca fait du bien de le dire, La Gueule de l’emploi, ou même Rien ne nous appartient. Parfois je trouve ça un peu lourd, je voulais faire un truc un peu plus léger … même si je trouve qu’il est beaucoup plus dur au final.

Spleenter : C’est plus personnel en tout cas.

Teobaldo : Plus dense aussi.

Spleenter : Est-ce que c’est des trucs que t’aurais pas été capable de faire avant ? Explorer des thèmes aussi personnels ?

Flynt : Je sais pas, Tourner la page c’était quand même assez personnel. En fait, ce que j’aime bien, c’est quand les gens racontent ce qu’ils vivent vraiment. Ca peut amener quelque chose, parce que c’est ton expérience à toi, et même si elle ressemble à beaucoup d’autres, elle est quand même unique. L’originalité, c’est de pouvoir parler de ce que tu ressens vraiment, de ce que tu vis vraiment, ce qui peut t’amener à dire que tu fais le ménage et la lessive. Je prends cette phrase-là en exemple, parce qu’on m’a clairement dit « t’es ouf, ça se dit pas dans le rap ce genre de choses ! »

Hihihihih petit cong

Teobaldo : C’est justement cette phrase qui m’a fait faire le rapprochement avec Vasquez, dans un morceau il disait un truc du genre « à l’âge du pilotage de scooters, j’étais un pro de l’aspirateur ».

Flynt : J’aime bien.

Teobaldo : A un moment tu dis « ils signent un buzz, ils signent un nombre de vues » … qu’est ce que tu penses de Zifou par exemple ?

Flynt : Je serais plutôt mal placé pour en parler, parce que j’ai pas trop suivi, j’ai pas écouté …

Teobaldo : C’est un mec qui a même pas vingt ans, qui a fait un feat avec La Fouine qui a pas mal tourné, il a fait un buzz, et il a été signé pratiquement que là-dessus. Être signé en major, ça va le servir, le desservir ?

Flynt : Je sais pas si ça va le servir ou le desservir, c’est aussi à lui d’influencer sa propre histoire. Tu regardes un mec comme La Fouine, il est quand même arrivé avec Max de 109, qui était un radio-crochet, tremplin de Skyrock. Aujourd’hui, tu parles de La Fouine, tout le monde a oublié ça (NDLR : cette interview date d’avant les propos de Booba sur le sujet).

Teobaldo : Moi je m’en souviens (rires)

Spleenter : Pour être complet, il avait déjà fait un maxi avant ça, avec Casey, etc.

Flynt : Oui, mais c’est pas ça qui lui a permis de percer. Pour revenir à la question, effectivement aujourd’hui les directeurs artistiques, dans les maisons de disques, ce sont des gens qui ne savent développer et travailler un disque qu’à partir d’une certaine base : un nombre de vues. Même si c’est des vues-mytho ! Lui, s’il voit 400000 vues, un million de vues, bah il est content, il se dit qu’il peut faire quelque chose. Ils ne savent appuyer sur un bouton pour te faire décoller qu’à partir d’un certain pallier. Et tout ce qu’il y a en amont pour en arriver là, ils ne savent pas faire. J’ai rencontré un D.A dans toute mon aventure Itinéraire Bis. Un seul, dans un label d’une maison de disques parisienne. Un mec qui travaille dans cette maison de disque m’a appelé en disant « j’aime bien ce que tu fais, j’ai vu que tu sortais un album, ce serait bien si tu pouvais avoir un peu plus de moyens ». Il m’a proposé d’aller rencontrer un D.A, j’étais pas très chaud parce que j’avais déjà mon plan pour la sortie de mon disque, mais je me suis dit que j’allais essayer. Et donc, j’ai rencontré ce mec là, je lui ai fais écouter quelques morceaux, et il m’a dit « je ne sais pas quoi faire à partir de ça, va me faire 400000 vues sur internet, et après j’appuie sur un bouton ». A la limite, on a pas la même conception de la musique, c’est un fait. Mais lui, c’est même pas son rôle ! Lui il est juste là pour t’emmener plus haut. Mais un petit mec comme moi, qui va vendre 5000 disques … il sait pas faire.

Genono : Y’a cinq ans, tu le sentais déjà comme ça, ou c’est quelque chose qui a évolué très vite ?

Flynt : Aucune idée, y’a cinq ans j’ai pas du tout vu de mecs de maisons de disques. Mais c’est sûr que les choses ont beaucoup changé, avec le digital, avec la place qu’a pris Youtube, le streaming, avec le public qui a changé, les magasins de disques qui se cassent la gueule.

La crise du disque, sans merci

Spleenter : C’est pas aussi un problème d’image ? Y’a un rappeur américain qui disait, il y a quelques années, qu’il n’avait pas vraiment de « case » dans lequel on pouvait le ranger. Eminem était le mec révolté qui insultait sa mère, un autre le gangsta-rappeur. Toi c’est un peu pareil, à part « rap conscient », qui ne veut pas dire grand-chose …

Flynt : Je me reconnais pas là-dedans de toute façon.

Spleenter : Du coup, est-ce que ça rend pas plus dur la vente, le marketing ?

Flynt : C’est vrai que c’est peut-être plus simple de vendre un mec qui a une étiquette. Après, des étiquettes, j’en ai aussi : rap du 18, rap conscient, etc. Mais j’essaye de m’affranchir de ça, parce que comme je le dis dans cet album, et comme je le dis dans le précédent, je représente ceux qui se sentent représentés. Donc qui que tu sois, où que t’habites, si tu te sens représenté … c’est implacable comme logique, tu peux pas contredire ça. Je représente pas un quartier, je représente pas mon arrondissement, je représente même pas Paris. C’est grand Paris, et y’a des gens qui en ont rien à foutre de ce que je raconte, donc on peut pas dire que je représente ces gens là.

Teobaldo : Y’a un moment tu mettais un peu « Paris Nord-sale » en avant, c’est plus trop le cas.

Flynt : Ben déjà j’y habite plus depuis plus de 5 ans, donc forcément quand ton quotidien c’est plus ça c’est plus la même chose. Et puis ça, ça fait partie des codes du rap. Je ne suis pas totalement hors des codes du rap, par exemple j’écris des titres tout à fait égotrip, mais, avec le recul … Paris-Nord … mais si j’avais été ailleurs, j’aurais sûrement été le même. J’ai envie de m’affranchir un peu de ça. Je peux pas dire « je représente le 18ème » alors que peut-être mon voisin de pallier, qui lui aussi vit donc dans le 18ème, va être un gros facho ! Ou juste un mec qui aime le rap, mais pas ce que moi je fais. Donc je peux pas prétendre représenter ces gens-là ! Comme je n’ai pas envie de représenter des gens que je n’aime pas dans mon quartier en faisant croire qu’on est « la famille du 18 ».

Il se trouve que j’ai fait une compilation qui s’appelle «  Explicit 18 » en 1998. Alors oui, forcément on l’a mis en avant le 18 à cette époque et c’est tant mieux, mais on l’a fait  parce qu’on voulait réunir les gens, féderer les groupes du 18ème et mettre en avant ces groupes comme on pouvait, le concept était fort, le 18ème et le rap il y a une histoire … mais je ne suis ni le porte-parole, ni la mascotte d’un quartier. C’est pas mon projet, et ça l’a jamais été, même si c’était peut-être pas clair au départ. En tout cas, maintenant c’est clair. Quoi qu’il en soit j’ai vécu plus de 30 années dans le 18ème, j’ai juste une gamberge qui va au-delà du « J’représente mon quartier ».

Gribouillage party time

Spleenter : J’ai l’impression que pendant 5 ans, sans être totalement absent, t’étais quand même pas très présent ne serait-ce qu’au niveau des featurings. Est-ce que c’est moi qui suis passé à côté de plein de trucs ?

Flynt : Non, pas du tout même si j’ai quand même fait quelques combinaisons entre temps. Tout simplement, y’a eu beaucoup de travail sur J’éclaire ma ville. Tu sors de là, t’es un peu vidé. J’ai eu besoin de me nourrir d’une vie normale, d’un quotidien, avant de pouvoir faire de nouveaux morceaux. J’avais plus rien de spécial à dire, et puis j’avais pas tellement envie dans l’immédiat.

Y’a aussi le fait que j’écris pas vite. Ca dépend des morceaux, mais globalement je mets du temps. Dès que je fais un couplet, il faut que ce soit le meilleur que j’ai jamais fait, donc déjà c’est pas simple, c’est une pression que je me mets à moi-même. Même si au final ce sera pas forcément le meilleur, mais en tout cas je tends vers ça. Donc c’est du travail, c’est un peu un truc d’autiste, comme je le dis sur l’album. Je sais pas écrire un truc à la va-vite en studio, j’ai pas les capacités pour le faire.

Teobaldo : Ca t’es déjà arrivé d’être arrivé quelque part, et de pas arriver à pondre un couplet ?

Flynt : Nan, jamais, mais en général , j’évite de me mettre dans ce genre de situation. Donc non, j’ai pas fait beaucoup de choses. J’ai surtout fait des concerts en fait. J’ai passé beaucoup de temps là-dessus, à faire des repets, et à organiser moi-même les dates avec les organisateurs sur place donc j’estimais que je donnais déjà un tribut assez important au rap. Et puis je prends le rap comme quelque chose que je fais en plus, comme une corde supplémentaire à mon arc. C’est comme si toi, t’as une vie, et à côté, t’es champion de rubix-cube. Tu fais des concours de ça, et ça commence à devenir sérieux. C’est la même chose. Un truc que je sais faire, en plus, et que je cultive, parce que j’aime ça.

Genono : Artistiquement, t’écris de la musique. Tu te vois pas écrire autre chose ? Du cinéma, des romans …

Flynt : Je me suis posé la question assez souvent, en me disant « je sais écrire, et à partir de l’écriture, on peut faire plein de choses ». Bon, déjà, j’écris dans mon métier. C’est pas quelque chose d’artistique, c’est plutôt à tendance commerciale. Mon métier, c’est d’écrire ! Donc déjà, je m’estime très chanceux de pouvoir faire ce que j’aime, même si c’est pas du rap. Ce que j’aime, à la base, c’est écrire. Si c’est pas du rap, ça me dérange pas. Maintenant, scénario, bouquin … c’est autre chose. C’est d’autres techniques, c’est très compliqué. Déjà il faut une imagination débordante, que je n’ai pas. Mes morceaux restent assez …

Genono : … terre-à-terre

Flynt : Voila, mon quotidien, ma petite vie … Donc écrire un roman, j’aimerais bien, mais je m’y suis jamais essayé. Je suis fasciné par les scenarios des séries, les auteurs de Dexter, The Wire … c’est fascinant. Mais je pense pas avoir les capacités pour faire ça.

ça c'est pour imager terre à terre. Merci à tous

Spleenter : Du coup, c’est pour ça que t’as pas le côté rap-divertissement ?

Flynt : C’est toujours un peu du divertissement au final.

Spleenter : En gros, c’est pas ton truc, parce que t’as jamais privilégié ce côté-là du rap ? Ou l’inverse, dans le sens où même si t’essayais, de toute façon t’es pas fait pour ça ?

Flynt : J’en sais rien, je m’y suis jamais essayé vraiment. Je m’inspire beaucoup de ce que je vis sur le moment. Tu parles de trucs comme « ils sont cools » ?

Spleenter : Ouai, ou à l’inverse, un story-telling.

Flynt : Bah La gueule de l’emploi, c’en était un, même si c’était inspiré de la réalité. Quand tu s’ras mort, j’estime que c’est assez cinématographique comme morceau. C’est un peu mon story-telling sur cet album.

Teobaldo : J’aimerais que tu développes une phrase : « Les t-shirt c’était mieux avant ». (rires)

Flynt : Ah, tu vois que j’ai un potentiel comique! Tu vois, on rigole dans mon album ! (rires) Y’a un double-sens dans cette phrase. Déjà, le t-shirt « le rap c’était mieux avant », je suis pas du tout d’accord avec cette phrase, qui est placardée et érigée au rang de vérité. C’est faux. Mais ce t-shirt a un mérite, c’est le seul t-shirt qui a fait autant parler, et qui a ramené un vrai débat. Dans Rap Mag y’avait un dossier complet sur « est-ce que le rap c’était mieux avant ? ». Donc ça, c’est le côté positif de ce t-shirt. Le côté négatif ? Bah, mieux avant qui, mieux avant quoi ? Est-ce que les instrus sont moins bien, est-ce que quoi ? Je suis persuadé du contraire.

Ça s'arrête là

Ensuite, il se trouve aussi que les personnes qui ont sortit ce t-shirt sont des personnes avec qui j’ai bossé sur J’éclaire ma ville (Label Rouge). Aujourd’hui, on s’entend bien, mais y’a eu quelques trucs sur J’éclaire ma ville qui se sont moyennement passées, donc ma phrase c’était aussi une petite crotte de nez par rapport à ça. Mais essentiellement, c’est pour dire que leur phrase « le rap c’était mieux avant » … des barres.

Spleenter : Si tu veux continuer de prendre le contre-pied, tu peux arriver en concert avec un t-shirt « Flynt c’était mieux avant », nan ? (rires)

Flynt : (rires) Ouai, mais nan, parce que je pense pas que Flynt c’était mieux avant, je pense que c’est bien maintenant. En tout cas, bien ou pas bien, il est à sa place, et c’est l’essentiel.

Teobaldo : A un moment, tu dis « j’aimerais troquer ma casquette contre un chapeau de paille » … est-ce que tu es fan de One Piece ?

Flynt : Pas du tout. J’en ai entendu parler, mais je connais pas.

Spleenter : D’ailleurs, dans ce morceau (J’en ai marre de voir ta gueule), je me suis dit « il a pas fait exprès, mais il décrit le mode de vie de Seth Gueko », ses clips en Thaïlande.

Flynt : J’avoue que j’ai pas trop suivi Seth Gueko. Moi aussi, je suis parti en Thaïlande, donc j’ai écrit ce morceau en revenant de là-bas, et j’avais la chance de partir à Miami dans la foulée.

Spleenter : Ah donc les rappeurs, c’est vraiment Thaïlande et Miami !

Flynt : Même pas, j’ai un pote qui habite en Thaïlande, il vit là-bas depuis trois ans, et moi qui étais jamais allé en Asie, mon pote est là-bas, je vais le voir, c’est l’occasion. Et j’ai ma belle-famille qui habite à Miami. S’ils habitaient à San Francisco, je serais allé à San Francisco. Il se trouve qu’ils sont à Miami.

Respect pour ce montage

Teobaldo : Ils sont haïtiens ?

Flynt : Oui, et il y a une grosse communauté haïtienne à Miami. Je change de sujet, mais je voulais revenir sur ce que tu disais dans ta chronique, au sujet du featuring avec Taïro. Sur la pochette de l’album, il y a clairement écrit « avec la participation de Tairo », et pas « en featuring avec ». Bon, Taïro est reconnu dans ce qu’il fait, il est original, et on se connait depuis qu’on est jeunes. Et donc je l’ai appelé, je lui ai dis que j’avais un morceau sur lequel je chantonne pendant le refrain, et sachant que je sais pas chanter … je voulais qu’il vienne en studio pour me donner quelques conseils, m’aider à placer ma voix, me filer un coup de main quoi. Ce qu’il a apporté au morceau, c’est déjà que j’ai chanté juste. S’il avait pas été là, j’aurais pas chanté juste. Et il fait des appuis derrière qui ramènent encore de la justesse. Et puis Taïro il fait du reggae, donc forcément tu penses Jamaïque, îles, soleil … Et même s’il fait presque que des « woow » et des choeurs, bah je suis super content. Et je trouve ça plus original, effectivement, que le morceau avec Tiwony, où t’as refrain et couplet. Ca a donc été un soutien important pour me permettre de faire ce que j’avais envie de faire sur le refrain.

Et aussi, lui-même le sait pas encore, je lui ai pas encore dit, mais il est à un autre endroit sur l’album. Il est sur « Quand tu s’ras mort ». Le rire à la fin, c’est Taïro. Mais il a pas fait exprès pour ce titre (rires). On était en studio, en train d’enregistrer, pendant les prises de « J’en ai marre », bah il commence à rigoler à un moment je sais plus pourquoi. Et quand on était en train de réaliser le titre et de réécouter ses pistes, j’entends ce rire là, je me dis « c’est ça qu’il me faut pour Quand tu s’ras mort». C’est un rire sadique (rires).

Et si t’écoutes vraiment très bien, bon, c’est presque imperceptible, t’entends l’instru de « J’en ai marre » derrière.

"Je vous ai parlé de mon dernier feat avec faf Larage ? Mouahahaha"

Et si t’écoutes très très très bien, mais ça à mon avis, c’est que si on écoute les a capella, sur Le dernier seize, sur le premier couplet, t’entends un oiseau qui chante. Un oiseau s’était niché dans le toit du studio. Impossible de lui faire fermer sa gueule. Sur l’acapella, c’est flagrant, t’entends l’oiseau comme tu m’entends moi. Après, avec le son derrière, on l’entends quasiment pas. J’ai des featurings un peu improbables.

Spleenter : Dans le premier album, tu disais « du vécu pour au moins quatre ou cinq galettes ». Est-ce que, finalement, le fait d’avoir espacé autant tes sorties, c’est pas un mal pour un bien ?

Flynt : Bah de toute façon c’est pas voulu. Si je voulais écrire un album en deux semaines, j’y arriverais pas. C’est un mal pour un bien, oui, parce que je pense que pour sortir un bon album, il faut du temps. Trois ans, ça me parait pas être une dinguerie. Après, c’est long, et pour moi le premier. Quand j’avais qu’un ou deux morceaux, une ou deux idées de thèmes, et quatre ou cinq instrus, et sachant que je voulais aller au bout, je peux te dire que le temps passait pas vite. C’est dur, faut prendre son mal en patience. C’est une qualité essentielle dans la musique.

Au Bataclan, avant de monter sur scène, le public a repris un chant du PSG pour moi (il chantonne) « tu ne seras jamais seul, car nous deux c’est pour la vie » … c’est un truc de ouf !

Je zlatan ma ville

Spleenter : Surtout qu’il y a pas eu ça pour d’autres rappeurs parisiens quoi.

Flynt : Et moi je rentre derrière sur J’éclaire ma ville … C’était même pas fait exprès. Sur Haut la main, on l’avait jamais fait en live, on appréhendait un peu … et tu le vois dans le clip, ça a fonctionné. Donc oui, les gens m’ont pas vu pendant quatre piges. Quand j’arrive, ils sont contents ! C’est pas comme un mec qui sort un clip toutes les semaines, l’absence crée une attente. Donc c’était long, mais quand je suis entré en scène au Bataclan … il s’est passé un truc. Et quand on a fait La Miroiterie deux semaines derrière … j’avais jamais vécu ça. Y’avait des gens qui touchaient plus terre avec leurs pieds tellement c’était serré ! La Miroiterie c’est un peu particulier parce qu’il y a pas de loges, tu rentres par le bout de la salle, traverse  le foule, du coup j’ai eu droit à une entrée de boxeurs. Et pendant le concert, c’était tellement le bordel qu’il y avait des vagues de gens qui s’échouaient sur la scène. Tu voyais la vague arriver, et paf, les trois premiers du rang qui s’éclataient sur scène. C’était ouf.

Je voulais pas revenir encore avec la même salade, on avait déjà fait la Maroquinerie, le Trabendo … même le Trabendo, je trouvais que c’était une erreur de l’avoir fait avec le recul, avec le même show, plus ou moins le même concert, et au final j’ai regretté. Donc je me suis dit que si je devais refaire des concerts sur Paris, ce serait avec un nouvel album, un nouveau show. J’ai attendu deux ans. Le mal pour le bien il est là. C’était court à la Miroiterie, ça a duré quarante-cinq minutes, mais putain ça vaut les dix concerts d’une heure et demi que t’as pu faire avant. C’est pour ça que tu me vois peu, parce que je veux pas revenir tout le temps avec la même salade.

En province, ça marche. J’ai été à Rennes, c’était la première fois, c’était mortel. On m’a proposé Lille, ou d’autres villes que j’avais déjà fait, j’ai refusé, je voulais pas revenir avec la même sauce. Tant pis pour moi, j’ai qu’à être plus productif.

RT si t'es de vers Lille

Spleenter : Du coup, ton rapport à la scène est assez surprenant, parce que l’indé, c’est souvent « on compense le peu d’exposition qu’on a par beaucoup de scène ».

Flynt : C’est vrai que j’ai des potes qui, dès qu’ils ont l’occasion de faire une scène, la font. N’importe où, n’importe quand, n’importe comment, même si c’est dans la même salle, cinq ou six fois de suite, ça les dérange pas, ils foncent. Moi je vois pas ça comme ça.

Teobaldo : Surtout que financièrement, beaucoup tablent là-dessus.

Flynt : Ouai mais je me vois pas faire ça. Je me sentirais pas loyal envers moi, envers les gens. Si c’est dans des villes différentes, y’a pas de problème. Et dans mon projet, la scène est incluse. Avant, c’est moi qui organisais mes concerts. Je gérais tout moi-même avec les organisateurs à un moment. Là, à partir du concert de Nantes, je vais travailler avec  quelqu’un qui va s’en occuper. Pour être pro-actif, pour avoir plus de dates, et pour être plus libre. Bien sûr que mon objectif c’est de faire un maximum de concerts. Il faut aussi savoir créer l’événement, d’une certaine manière. Si tu fais tout le temps trop de concerts au même endroit, à un moment donné, ça se remplit plus. Bien sûr que je veux faire de l’argent, je le dis d’ailleurs « je veux m’enrichir sans salir la profession ». Mais pas n’importe comment. En tout cas, à ma manière. Pareil pour les featurings, j’aurais pu en faire certains qui m’auraient apporté une exposition, ou de l’argent … mais c’est pas ma manière. Il faut que ce soit bien amené, que ça ait un sens, que ça veuille dire quelque chose. Que je puisse me regarder dans une glace en me disant que j’ai été cohérent avec moi-même. Ca passe avant l’argent. Y’a de l’argent dans la musique. Les gens qui disent le contraire, soit ils sont pas organisés, soit ils mentent. Quand je vais négocier un cachet de concert, je le négocie bec et ongles. On bosse, et on n’est pas avec nos familles le dimanche et certains soirs parce qu’on va répéter. Ca vaut quelque chose. Si tu fais du gratuit tout le temps, le modèle ne tient plus. L’argent amène un cercle vertueux dans la musique. La dimension financière est importante, mais elle ne passe pas avant ma démarche, mon éthique, ma vision. Je suis en indé, l’important c’est la liberté. J’ai déjà suffisamment de contraintes, je m’autorise le luxe de faire uniquement ce que j’ai envie de faire. Et j’en profite. La liberté de faire et de ne pas faire. Je ne suis pas dépendant du rap, et c’est volontaire. Être tenu par un contrat, faire un album absolument dans l’année parce que t’as signé un papier … je pourrais pas.

La grande question arrive

Teobaldo : Toujours sur « J’en ai marre », tu dis « Champ de vision rétrécit, comme le tabac place de Clichy » … c’est quoi qui a rétrécit ? La vue qu’on a depuis le tabac, le tabac en lui-même suite à des travaux, ou comment ça se passe ?

Flynt : En fait je dis que le délire « quartier, quartier, quartier », c’est une vision rétrécie des choses. Si tu vois pas plus loin que le bout de ton quartier, alors que le monde nous tend les bras … Le tabac place de Clichy, avant c’était une grande brasserie, et ils ont vendu à Starbucks. Aujourd’hui, c’est un petit tabac où tu rentres juste pour payer tes clopes. Donc c’est juste une image ça.

Teobaldo : Dans le précédent album tu disais « On aurait pas la droite si on jouait les élections à l’applaudimètre » … Tu te considères comme un mec de gauche ? Genre Manuel Valls, ça te parle ?

Flynt : Non, pas du tout. C’est tous des cons pour moi, tous bords confondus. Ils ont tous les mêmes disquettes, les mêmes tactiques, les mêmes phrases. Dès qu’il y en a un qui dit un truc, forcément les autres sont pas d’accord. La campagne présidentielle, c’était quand même une vaste blague. Gauche, droite … et j’ai même l’impression que ça va devenir plus dur qu’avant. Alors oui, on a plus Guéant ou Hortefeux, mais on a Valls …

Genono : Est-ce que c’est mieux …

Flynt : Ca semble un peu mieux sur le papier, mais dans les faits … quelle blague ! J’y connais rien, et surtout, j’y comprends rien. J’ai parlé avec le maire de ma ville un jour en tête à tête. Je lui parle de trucs concrets, de mettre un ou deux dos d’âne dans la rue en pente qui mène chez moi parce qu’il y a pas mal d’enfants qui passent le matin pour aller à l’école et que  le matin les mecs bombardent dans cette rue pour aller à la gare  … un truc vraiment concret quoi ! Le mec me l’a fait à l’envers d’une manière … magnifique ! Après, je lui parle du nombre d’enfants dans les classes : « ils sont 35 dans la même classe, c’est compliqué pour le prof, et même pour les élèves » … il me répond (il imite une voix de politicien) « mais vous savez qu’en 1965, ils étaient 40 » … mais nique ta mère ! Nique ta mère avec ton 1965, je te parle d’aujourd’hui, de 2012, de mon gosse ! Ils sont trop forts pour te la mettre à l’envers.

Et moi dans mon métier, je forme des gens à la prise de parole médiatique. Clairement, on fait des simulations. Vous risquez d’être interviewé par tel journaliste de tel média, il risque de vous poser telle question, etc. Et le mec, on lui apprend à éviter les pièges, à faire passer ses messages-clefs en premier. Quelle que soit la question, tu sais déjà plus ou moins ce que tu vas répondre. Y’a des techniques, ça s’appelle le media-training. Les hommes politiques sont media-trainés à mort. Les sportifs le sont pas assez je crois, ils devraient l’être.

J’en peux plus de tous ces gens-là.

Genono : Puisque tu parlais politique, une question-Captcha, un peu spéciale … plutôt Goebbels ou Himmler ?

Flynt : Nan mais toi t’es dur … (rires de Teobaldo et Spleenter) Qu’est ce que ça veut dire d’ailleurs ton aka là ? Ca a forcément un sens.

Le Blavog, enculé

Genono : Tu trouves un sens dans « Fruits et Légumes nazis » ? (Teobaldo est sur le point de crever de rire)

Flynt : J’vais pas te dire que j’ai trouvé le sens, mais quand j’ai vu ça je me suis dit « mais il est fou lui ». Des fois je lis tes tweets, je me dis, mais t’es taré. D’ailleurs vous devriez, enfin peut-être que vous vous en foutez, mais je trouve que vous avez une plume, un truc, je sais pas où vous voulez aller avec, mais cultivez-le quoi.

Genono : Droit dans le mur !

Flynt : C’est pas tout le monde qui a un ton comme le votre.

Teobaldo : Ça fait toujours plaisir à entendre, après la question reste la même : qu’est ce qu’on en fait ?

Flynt : Vous avez un vrai talent, un vrai ton, une imagination, un regard sur les choses, je pense que vous avez des choses à faire. Je sais pas où vous voulez aller ?

Genono : Perso, j’ai plein d’idées, plein de projets, mais je suis un branleur. J’me sors pas les doigts.

Flynt : Et bah il faut, parce que personne va venir te les sortir. Quand je vous lis, j’me dis putain ! Y’a un truc, il se passe un truc, tu vois. La première fois que je suis tombé sur Le Blavog, je me suis dit « il se passe un truc ! ».

 La semaine prochaine : troisième et dernière partie, avec un interviewé qui devient intervieweur, une crotte de nez à Youssoupha, et album commun avec Sidi O.

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Ah ouais c’est du catch des putains de castings (4)

4ème billet sur ce HS spécial catch qui a pour but de faire dire des punchlines de merde aux rappeurs trouver qui pourrait faire Killer Croc au cinéma ou à la télé.

STONE COLD STEVE AUSTIN


What ??!!

« Je peux te botter le cul chez moi ! Je peux te botter le cul chez toi ! Je peux te botter le cul chez n’importe qui présent dans cette salle ce soir !« 

FUCK FEAR ! DRINK BEER !

Ok, Stone Cold fait moins d’1m90, c’est pas à proprement parler quelqu’un de grande taille. Mais d’une, ça reste une montagne de muscles, donc c’est walid. Et de 2, dans Expendables, t’as l’impression qu’il est vraiment grand (magie du ciné, ma gueule).
Et surtout, j’allais pas parler de catch sans parler de ce mec, y’avait juste pas moyen du tout, niquez vous.
Donc, Steve Austin, au cinéma, ça commence à peser un minimum. Au niveau de son jeu, c’est vrai qu’il est minimaliste ; néanmoins, intérioriser ne l’empêche pas de jouer relativement juste ce qu’on lui propose. Après, j’avoue, on lui propose beaucoup de rôles de gros bras qui cause pas trop.
Parait qu’il développe bien son côté connard dans la série Chuck, mais j’ai pas trop suivi cette série (je sais juste que la blonde porte très bien la mini jupe). À noter, cependant, qu’il est au centre de plusieurs sketchs écrits sur mesure pour lui et c’est vraiment des barres comme il parodie son personnage à l’extrême. C’est un peu sa marque de fabrique : le gars dit d’énormes conneries, volontairement, mais avec une gueule vraiment sérieuse. Il est marrant, en vrai, mais t’oserais jamais rire si t’étais seul en face de lui.
Et le Rattle Snake dans un ring ? Ça dit quoi ?
Ça dit que Stunning Steve donne le meilleur de lui et le meilleur de lui c’est vraiment pas de la merde. Capable et coupable de foutre tout un bordel dans chaque arène où il met les pieds et ses pieds il les fout surtout aux culs ! Puis il repartira sous une pluie de bière qu’il aura pris soin de provoquer lui même au préalable en éclatant des pack de 12 du haut de la 3ème corde, sans oublier d’en boire une grande partie, hein. Faut pas déconner. Il a un peu emprunté ça à un autre catcheur, le Sandman, mais qui s’en plaindra ? Il faisait aussi tellement de doigt d’honneur, que ce signe a été rebaptisé le Stone Cold Salute. Ça n’engage que moi mais je trouve aussi que quand il se prend des coups il fait de grands gestes très fluides et très légers.
C’est bien simple, quand les autres se font péta, ils en font des caisses comme un attaquant italien, mais lui on dirait Charlie Chaplin, Buster Keaton ou encore Harold Lloyd. Pourtant, cet ancien camionneur se voyait pas forcément superstar du catch, à la base, et Dieu sait que sa carrière aurait pu être brisée plus d’une fois. Et accessoirement sa vie…
Quand un mec normal reste quelques semaines à l’hosto puis plusieurs mois en convalescence après une grosse saloperie au rein, bah Steve Austin il va se péta le soir même.
Quand un mec normal se brise la nuque très salement, il est paralysé, possiblement à vie et ça c’est dans le cas où il meurt pas sur le cou(p).
Bah Steve Austin, lui, il a eu sa nuque brisée pendant un match face à Owen Hart (RIP) qui a mal tourné et Steve Austin il se relève dans les minutes qui suivent et s’en va en marchant. Bon ok, des arbitres l’aident un peu et il marche pas super droit. Mais merde, toi tu serais mort alors que lui il a quand même trouvé le moyen de se relever et de partir sans oublier de gagner le match (si si).
Parce que ce mec « is a tough son of a bitch ! » pour citer Mike Tyson. Ou « Un dur fils de la plage » pour citer Agius et Chéreau (commentateurs sur NT1 et RTL9, je crois).


Et maintenant, le passage que vous attendiez tous :
« Pourquoi dans l’épisode de Futurama sur le catch, y a des gens qui ont des pancartes « Bender 3 : 16″ ? »
Avant Bender, c’était Austin 3 : 16, tu t’en doutes. Lors d’un tournoi, Stone Cold se blesse donc on pense tous qu’il pourra pas faire le match d’après. Jake « The Snake » Roberts pense fatalement avoir gagné par forfait et cite un passage de la Bible. Saint Jean Chapitre 3, verset 16. Jean 3 : 16 donc. Bien sûr, c’est à ce moment là que t’entends la musique du Texas Rattlesnake (c’est bien foutu !). Austin déboule, pète la gueule au vieux Jaques ‘le serpent’ Robert et conclue en disant en gros :
« Arrêtes tes conneries. Parce que dans l’évangile selon Stone Cold Steve Austin, chapître 3, verset 16, il est écrit que je vais te botter le cul ! Et ce sera le mot de la fin parce que Stone Cold te le dit, pis c’est tout ! »

SKIP SHEFFIELD / RYBACK


Finish him !!!
Ok, la carrière de ce gars est pas bien longue, j’ai pas grand chose à dire sur lui. Mais physiquement, c’est déjà un sosie de Killer Croc dans la version animé de 92 de Batman. Et aussi, au tout début, il arrivait avec la musique de Terminator, parce qu’il a pas le temps. Alors, Skip est arrivé sur les grandes ondes en tant que rookie dans NXT, un programme à mi chemin entre télé réalité et show de catch, où il incarnait une espèce de cow-boy un peu plouc. Ils étaient 8, à la fin, un seul contrat. Mais, finalement, ils ont décidé de s’unir tous les 8 et tout péter dans la compagnie. Mais vraiment tout :
Les catcheurs déjà là, les arbitres, les proches des cacheurs aux abords du ring, le tapis du ring, les cordes du ring, les commentateurs, la table des commentateurs, les responsables en place, des vétérans, le grand patron Vince McMahon lui même et même les voitures dans le parking ! Pourquoi pas… ce groupe s’est fait connaître sous le nom de Nexus et avait une politique assez simple : « You’re either a Nexus or you’re against us. » Ou t’es un Nexus ou tu suces.
Skip y était indéniablement la force de frappe, la baraque de l’équipe, le gars le plus intense. Faut dire que ce mec a une vraie tête de tueur au naturel mais c’est rien du tout en comparaison de la tronche de possédé qu’il fait quand il parechoque violemment le gars d’en face. Et pour te mettre des bons coups de pare-buffle dans le groin, ce gros bébé peut compter sur sa vitesse qui n’est pas en reste.
Ensuite, Skip s’est pété la cheville. Une blessure très grave s’il en est. Et on l’a plus trop revu durant presque 2ans. Dernièrement il est revenu sous le nom de Ryback. Une brute épaisse de la pire espèce annoncée en provenance de Sin City (pourquoi se faire chier). Chaque semaine, un petit gars sorti de nulle part se voit « offrir » la chance de pouvoir se battre contre Ryback. Une fois que Ryback l’a décimé il hurle « Nourrissez moi plus ! » Sacré attardé, ça encore.

J’espère juste que sa cheville est pas trop niquée parce que ce mec promet. Il me faisait déjà un peu penser à Goldberg et visiblement je suis pas le seul puisque la foule chante « Goldberg » en choeur quand Ryback éclate des types. Faut dire que son premier finish, le « Silverback » c’était à peu près le « Jackhammer » de Bill Goldberg, ça aide.
Mais et alors ? Goldberg c’est bien comme référence. C’est mieux qu’être comparé à David Arquette (Ce grand champion de l’histoire du catch)

GOLDBERG


Who’s next ?
Je vais avoir du mal à parler de ce mec parce qu’il m’a jamais enthousiasmé plus que ça.
Il est sympa et tout, mais sa gimmick de mec presque indestructible qui démonte immanquablement la gueule de tout le monde était pas si bandante. C’est même pas genre l’Undertaker qui te fout dans un cercueil et qui commande les forces du mal. Parce que si tu commandes les forces du mal c’est normal que tu finisses par niquer les autres. Mais là non. Goldberg c’est juste un mec super fort et c’est tout. Ça s’arrête un peu là. Parfois ça donnait l’impression que c’était un mec de MMA qui s’était juste trompé de ring. Alors le gars est très bien sur le ring, il tabasse, il démolit, il est clairement dans la destruction. Mais bordel, j’ai jamais réussi à me sentir concerné par ses aventures… Pourtant le gars est arrivé à la WWE en défonçant la gueule de The Rock et est parti en défonçant la gueule de Brock Lesnar. On a vu moins classe comme carrière. De toute façon il a sensiblement défoncé la gueule de tout le monde. Ça m’a toujours donné l’impression que c’était un gros con sans aucun recul.
-Alors, cette semaine, Goldberg, tu vas te faire asperger de merde.
-Non.
-Tu vas perdre un concours de danse.
-Non.
-Tu vas t’embrouiller avec une meuf qui va te mettre une claque et tu resteras tout con.
-Non.
-OK… Mais tu veux faire quoi ?
Démolir un type !!
-… Mais ça tu peux le faire toutes les semaines
-Mais je veux le faire toutes les semaines !

Cela dit, c’est pas vrai. C’est juste une impression. Le gars a de l’humour. Il est pas limité à son rôle qui l’a fait connaître dans Universal Soldier. Ah parce que oui ! J’avais complètement oublié, c’était Billou dans Universal Soldier. Il tente même de faire un spear à JCVD (un spear c’est un plaquage, tout simplement) mais il se mange un mur. Il essaie aussi de lui faire son military press qu’il termine en power slam, quand il porte Van Damme à bout de bras, mais là aussi, on le laissera pas faire. Ça a l’air de rien mais c’est toujours drôle quand un catcheur tente ses finishs sur grand écran et que ça foire lamentablement parce que c’est pas du catch ici.
Il a également donné la réplique à Bugs Bunny, Daffy Duck et leurs potes dans « Les Looney Tunes passent à l’action » et il a surtout joué dans « Santa’s Slay » (Very Bad Santa) où il incarne un père Noel satanique tueur en série. Et dès la 1ère scène de cette comédie d’horreur, on peut pas se tromper. Santa déboule dans une cuisine pendant un réveillon et massacre très brutalement la famille de Fran Drescher. Oui, oui, il s’en prend à une Nounou d’Enfer, t’as bien compris. Et il lui fait du sale. Y’a aussi une scène de baston dans un bar à putes qui est tout bonnement épique (Ho ho hoes !). Je te raconte même pas ce qu’il fait aux keufs. Ce film est fabuleux, c’est un kif de voir Santa Claus relooké en biker-viking massacrer toutes ces petites gens de façon toujours plus inventive aux commandes de son traineau-drakkar tiré par une créature improbable. Autant te dire qu’il retrouve le côté invulnérable de sa gimmick de catcheur, alors ça y va les prises de finitions. Il va placer un spear magnifique à travers un comptoir de boucherie et recaser ses Gorilla Press à tous ces cons. Film de gros gogol qualité supérieure certifiée.
Donc pour moi, c’est un candidat intéressant pour jouer Killer Croc. Et avant de passer à un autre catcheur, y’a au moins un passage de Goldberg qui m’avait tué de rire. Goldberg a une entrée spéciale bien à lui, en gros, lui, tu le vois pas arriver comme les autres. La caméra le suit dès la sortie des vestiaires et pas juste quand il arrive dans la salle. Du coup, Chris Jericho, qui était en pleine rivalité avec Da Monster, avait parodié cette entrée en se perdant d’abord dans les couloirs, en déboulant dans la cantine, etc… Pour finalement arriver sur le ring face à un petit gros du nom de Gildberg. Et Gilbert il se fait mettre en quelques secondes. Sacré Chris, tu me feras toujours marrer.


JESSE « THE BODY » VENTURA

The Governor

Puisqu’on parle d’ancien catcheur installé au cinéma, parlons de lui.
Que vous le vouliez ou non, vous le connaissez presque déjà tous puisqu’il était aux côtés de Schwarzy et de Carl Weathers (Apollo Creed) dans le tout 1er Predator. Si si ! C’est d’ailleurs un peu son propre rôle puisqu’avant le catch, il était dans les forces spéciales de la marine. Mais c’est normal que vous le sachiez pas, ce mec est moins connu pour sa carrière de catcheur que pour sa carrière ciné, ou même à la télé en tant qu’animateur et surtout politique.
C’est pas une faute de frappe. Cet ancien catcheur a bel et bien écrit plusieurs ouvrages politiques et mieux, il a été gouverneur du Minnesota. Rien que ça (Avec Arnold, ça fait quand même 2 futurs gouverneur d’Etat dans Predator). Je vais pas vous faire chier avec la politique d’un autre pays, mais le lascar il est atypique, tu t’en doutes. C’est un des rares qui puissent dire publiquement aux USA que le 11 Septembre c’est que des conneries. Il a ce genre de notoriété. Il vous baise tous.
Pour lui, tout ça c’est un grand complot du gouvernement Américain pour baiser la gueule du monde et surtout des arabes. Et il trouve ça inadmissible et personne l’empêchera de le dire. Ça aurait été dommage de pas parler de lui.
Par contre, je peux pas trop te parler de ses capacités in ring, puisqu’il a arrêté en 85 et que je suis né en 86. Mais on l’a revu à la WWE en 2009 et parce qu’il faut bien rire dans la vie, il a joué de son image de parano intransigeant en disant qu’à la WWE aussi y’avait des conspirations et qu’il allait y mettre fin. Il voulait pas que ce soit toujours les mêmes qui aient toujours tout ; faut laisser croquer les petits jeunes.
Et ainsi commença la belle histoire de Sheamus qui gagna son 1er match de championnat ce même soir.

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Radio Biture

Vous vous souvenez de Bayes ?
Le chef de Menace Records et aussi des sorties controversées.
Il avait, entre autres, sorti “X Story” un soit disant album des X Men fait avec tout et n’importe quoi.
Cerise sur le gâteau, il avait même collé des stickers “Les nouveaux Lunatic”… Pourquoi pas.
En fait, Bayes c’est tout simplement un méchant de films du début des années 90 : il veut l’argent de la banque mais il piétinera d’abord le château de sable de ton gosse sur la plage et pissera sur ton parasol dès que tu vas te baigner.
Il est comme ça Bayes : vilain.
On pourrait l’imaginer au sommet d’un gratte ciel regarder la ville avec un rire diabolique, mais t’es en frince ici, alors t’auras une cave en Seine Saint Denis.

Bayes -Mouahahahahah ! J’adore être mauvais. La seule chose qui est mieux qu’être méchant, c’est compter tout l’argent que j’ai gagné en étant méchant ! (on vous avait dit qu’il était vilain)

Au même moment, quelques étages au-dessus.
Serveur – bonjour monsieur, qu’est-ce que ce sera ?
Lino – trouve moi de l’essence et un alibi
serveur – heu… c’est un bar ici, pas une station service. Mais pour l’autre chose on peut s’arranger. Alibi ! Y’a quelqu’un pour toi !
Lino – mais qu’est-ce que…
Alibi – ah salut Lino, ça faisait longtemps.
Lino – ça dépend pour qui.
Alibi – oh, ça va. Une connexion Lino/Alibi Montana, ça fait toujours du bien.
Lino – ça dépend pour qui.

Soudain, un être qui semble flotter dans les airs fait son apparition. Il porte un costume ringard des années 80 et a des traces blanches sous le nez.

Tony – pourquoi tou portes mon nom, coño ?
Alibi – ah ! Qu’est-ce que c’est que ça ?!
Lino – tiens, tu peux le voir toi aussi ? Je croyais que j’étais le seul, ou que c’était le délirium tremens
Alibi – mais qu’est-ce qu’il veut ?!
Tony – le monde, chico ! Et tout ce qu’il y a dédans. Mais pour l’instant yé veux youste qué tou té casses, hors dé ma vue.
Lino – voilà, barre-toi.
Alibi – à la base si j’ai pris ce blase c’est…
Lino – mais on s’en fout !
Alibi – …en hommage à ton parcours tu vois, parce que ça me rappelle le mien.
Tony – yé né comprends pas. Toi aussi tou es oune millionnaire ?
Alibi – non, mais bon, j’ai fait de la prison, j’ai fait du biz
Tony – y’ai yamais fait dé prison, y’avais pas lé temps pour cette merde
Alibi – j’ai fait du biz aussi j’ai dit !
Tony – yé souis oune traficante international, coño
Alibi – j’ai été pris dans une fusillade et je suis tombé pour tentative de meurtre du coup
Tony – yé souis mort dans oune fusillade après avoir toué oune cinquantaine de coños.
Alibi – mais on est presque voisins, je suis haïtien à la base.
Tony – yé souis cubain, et yé té pisse à la raie. Maintenant fous moi lé camp.
Lino – pas trop tôt.
Tony – bon ! Qu’est-ce qu’on fout là, chico ?
Lino – « on » ne fout rien. T’es juste un chieur qui me suit partout sans que je lui ai rien demandé.
Tony – yé t’arrête tout dé suite. Si yé souis là c’est uniquement parce que tou m’as invoqué grâce à ton truc de sorcier africain.
Lino – le sample de ta voix ?
Tony – mé sors pas ton dialecte dé bamboula.
Lino – t’as de la chance que mes coups de poings passent à travers toi.
Tony – sans ça yé n’aurais pas pu inspecter les sous-sols et découvrir que c’est là que se cache célui qué tou cherches, coño
Lino – encore heureux que tu serves à quelque chose.

Ils descendent les escaliers en 4e vitesse, et ça fait un peu de bruit. (ça c’est de la narration)

Bayes -Vos gueules dehors ! Je m’entends plus être méchant !
Lino -Tch tch !
Bayes -Mais par où t’es rentré (je t’ai pas vu sortir) ? Comment as tu passé tous mes gardes ? Gardes !
Lino -C’est une fiction, tu sais. Donc j’ai un sabre laser.
Tony -Ma c’est lui Bayes ? Regarde le, il a pas la classe, le look !
Lino -Ah ouais, et y’a le fantôme de Tony Montana qui m’accompagne.
Bayes – une petite minute là. Tony est un personnage de fiction qui n’existe que le temps d’un film…
Tony – qu’est-ce qué ça peut té foutre d’où yé viens ? Yé meurs à la fin !
Bayes – tu es sûr que tu n’es pas le fantôme d’Al Pacino plutôt ? Il est vieux, c’est possible que…
Tony – yé n’ai rien à voir avec cette fiotte dé rital dé mes couilles !
Bayes – et à supposer que les fantômes existent, ça n’a déjà aucun sens. Mais en plus les fantômes n’existent pas, donc là ça devient vraiment le bordel. En plus tu parles même pas anglais ou espagnol.
Tony – ça c’est votre faute, à vous tous les rappeurs français. Vous m’avez fait revenir en vf à chaqué poutain dé fois. Y’ai cru qué vous alliez passer à autré chose, yé pensais qué vous m’échangeriez contré Zé Pequeño, mais il a fallu qué cé coño dé Lino fasse tout un morceau en passé-passé avec moi, puta madre !
Lino – et du coup on est 2 dans la combine : Bors et mon enfoiré de Colombie
Tony – yé souis cubain ! Et y’aime pas ces poutains de colombiens
Lino – et nous on est frinçais, donc on s’en fout.
Bayes -Quel merdier…
Lino -Le merdier c’est la sortie de “Radio Bitume” sans me prévenir !
Bayes – toutes mes excuses, j’ai dû confondre avec Alino
Lino – c’est vraiment ton excuse ? T’en as tellement rien à foutre que t’as pas voulu trouver mieux que ça ?
Bayes -Bah quoi ? regarde aux USA, Dre il a fait un hologramme Tupac. ça a fait plaisir aux fans de revoir Tupac. Bah là c’est pareil, ça leur a fait plaisir de te revoir.
Lino -Mais je suis pas mort, moi !
Bayes -Rhooo, tu chipotes sur du détail là.
Lino -Ah tu veux que je chipote sur du détail ? Fuck it ! Même la cover pue la merde. C’est des photos de 2005 !
Bayes -Et ?
Lino -Et donc je suis pas mort ! Je peux encore faire des photos !
Bayes -Mais j’en ai rien à branler que tu fasses des photos, moi. Tout le monde peut faire des photos, vas-y si ça te chante.
Tony -Ma, votré histoire d’hologramme, ça m’a l’air intéréssanté ces nouvelles technolorhia, coño !
Lino -Toi ta gueule.
Bayes -Par contre, quand tu seras plus trop occupé à te prendre sous ton meilleur profil, je veux bien que tu fasses des morceaux aussi, puisqu’il paraît que t’es pas mort.
Lino -Tch Tch ?
Bayes -Parce qu’en vrai ça fait un bon moment que tu me dois un album fini, mais ça, bien sûr, tu préfères pas en parler.
Lino -Oui, un album fini. Pas une espèce de maquette. C’est pas comme ça que je travaille.
Bayes -Et tu travailles comment ? On peut te demander ça ? Tu travailles en te sauçant avec une avance et en rendant jamais rien ? C’est ça que t’appelles travailler ?


Tony -Ahaha ! Ese coño ! C’est vraiment oune salopard. Il investit de l’aryent et il veut le récoupérer. Màtalo !
Lino – matelot ?
Bayes – matelas ?
Lino – il a sans doute voulu dire « matons-le », ou « mouton lent » ou peut-être « mythonnons » voire même « nutella »
Bayes – toi on t’arrête pas quand t’es lancé, c’est technique
Lino – c’est comme ça que je trouve mes rimes, je me rappelle jamais de la première mais après c’est parti.
Tony – …
Lino -Mais mes morceaux étaient même pas finis, par contre ! Fuck it !
Bayes – ahahah ! Si tu savais ce que j’ai fait aux X Men. Sois encore heureux que j’ai pas eu le temps de foutre un gros sticker « le nouveau Booba » sur ta pochette.
Tony – Booba ?
Bayes – tu dois pas connaître, même s’il a fait une chanson à ton nom.
Tony – oune hommage ? Ça doit être bien, c’est oune rappeur gangster comme vous dites, no ?
Lino – si on veut. La chanson parle d’une meuf dont il est tombé amoureux, et il rappe pas, il chante sous autotune.
Tony – COÑO ! Yé souis pas oune tapette !
Bayes – en attendant t’es comme Ill, un sacré branleur.
Tony -Ah ! Des insoultes ! Ça mé plait ça ! Il veut jouer à la vache !
Lino – une vache ?
Bayes -Radio Bitume a pas eu l’air de choquer plus que ça tes auditeurs. Faut dire que depuis le temps qu’ils attendent…
Lino -Ils attendront le temps que je leur dis.
Bayes -Mais attendre quoi ?
Lino -Que l’album soit au niveau de mes attentes et que j’estime qu’on peut le sortir, dugland.
Bayes -Comme Paradis Assassiné ? Tu voulais encore ramener tous tes potes relous sur un posse cut interminable ? Tu voulais Janik pour massacrer un de tes morceaux les mieux écrits ? Et il aurait fallu attendre plus de 7 ans pour ça ?! Tu veux retenter les singles merdiques avec Wallen qui rappe aussi ?
Lino – c’est pas moi, ça c’est Rohff.
Bayes – je t’assure que c’est toi aussi. Mais c’était tellement pas glorieux que t’as préféré refouler ce souvenir.
Rohff – exact, même Lino pompe mes concepts ! Il est comme les autres rageux de merde !
Bayes – qu’est-ce que tu fous là, toi ? Et comment ça se fait que vous passez tous la sécurité comme ça ?!
Rohff – C’est Alibi qui m’a prévenu que mon pote était ici. Tony, mon ami, mon frère ! Je t’ai cherché partout.
Lino – tu le connais ?!
Tony – c’est oune cinglé qui me suit partout dès que j’apparais. Alors qu’on sé connaît même pas.
Rohff – mais je t’ai sauvé la vie dans le jeu
Tony – yé souis mort connard ! et c’est oun yeu pour toi ?
Rohff – oui, non… en fait c’était un clip animé comme un jeu vidéo
Tony – décidément vous aimez bien vous branler sour mon dos, ici !
Lino – on va pas s’en sortir, là…
Rohff – c’est pas ça, moi ça fait longtemps que je m’identifie plus à toi, je suis adulte, mais c’est toujours bien pour se mettre dans l’ambiance avant de rapper
Tony – t’as besoin du personnage principal d’un film des années 80 pour avoir de l’inspi ? Ma vous êtes tous givrés ou qué ?!
Bayes – mais tous les rappeurs ne pensent pas ça, Despo par exemple quand il parle de toi…
Lino – mais ta gueule, t’es con ou quoi ?
Bayes – ça donne ça ou encore ça
Tony – Mierda ! Alors soit vous m’idolâtrez commé des pétits coños soit vous me traitez de schlag et dé hijo de puta ? Si c’est comme ça, yé mé casse !
Rohff – non, attends ! (il lui court après)


Lino – pas trop tôt. En tout cas je boycotte cette sortie.
Tony – c’est yentil. Moi aussi yé pense que y’aurais dû rester dans la pièce.
Lino – mais pas ta sortie à toi abruti, celle de mon projet. C’est pas comme ça que je travaille ! Je valide pas.
Bayes -Et tes supporters ? Tes fans ? Tes auditeurs ? Eux, tu leur as demandé s’ils validaient ?
Lino -?
Tony -Pero que ?
Bayes – rien à foutre de ton perroquet. Ils ont l’air de bien aimer. En tout cas les retours sont meilleurs que pour Noyau dur, hein ?
Tony -Lé fourbe, il tape là où ça fait mal !
Bayes -Et puis ça leur fera sûrement bien plus plaisir que le Bisso Na Bisso 2, hein ?
Tony -Lé mauvais garçon !
Bayes -La grande vérité c’est que t’es comme ce gros glandeur de Ill des X-Men, tu te prendras jamais en main.
Lino -Tu vas voir où tu vas te la prendre ma main.
Tony -Ah ça y est ? Tou parles toi ?! Vas-y, réplique ! Rentré loui dédans !
Lino – Qui c’est, Louis ?
Tony – Loui qui ?
Bayes – Tu as besoin d’ordures et de directeurs artistiques derrière toi !
Tony – oune ordure derrière loui ? Ma y’a qu’à démander, yé souis là !
Bayes -Tu as besoin qu’on te pousse au cul et qu’on force ton talent !
Lino -Fuck it ! C’est bien gentil tes conneries, mais ton blabla passera pas devant un juge quand les mecs des Choristes se rendront compte que t’as refoutu un sample refusé en 2005.
Bayes -Mais ils s’en rendront jamais compte. Personne ne vérifiera jamais un truc sorti à l’arrache n’importe comment. C’est ma combine perso, ça.
Black Kent – j’t’ai vu, man !
Bayes -Qu’est-ce que tu veux toi, qu’est-ce que tu fous là avec… Oh putain ?!
Tony -Joder ! Coño !
Lino -Je me rends plus compte si je suis vraiment bourré ou si Jay Z se tient devant moi.
Black Kent -Oui, c’est Jay Z.
Lino -Qu’est-ce qu’il fout là ?
Black Kent -Jay Z il dit qu’il y a un sample qui lui appartient sur ton album.
Lino -C’est pas le mien, démerdez vous avec Bayes.
Bayes -Hein ?! Quoi ?! Mais non…
Black Kent -Jay Z il dit que le sample de Mâle dominant et ben en fait c’est “Umbrella” de Rihanna et lui et que tu dois déclarer ce sample.
Bayes -Bah c’est à dire qu’en fait…
Black Kent -Jay z il dit qu’il va estimer le montant que tu lui dois et…
Lino -Attends, tch tch ! Personne ne m’a encore expliqué ce que tu foutais là, toi, tch tch !
Black Kent – non, Chichi c’est le prénom de la femme de Sangoku, et depuis le début de ta carrière tu le prononces très mal. d’ailleurs tu prononces aussi très mal « George Jung », mais c’est pas le sujet. Moi c’est Black kent, ton boy black, blacky pour les intimes. En fait ma nouvelle super major me fait rattraper mes mauvaises ventes en me faisant faire des petits boulots. Là je fais interprète pour rappeurs Américains…
Bayes -Mais je peux parler biz directement avec Jay Z, moi, je suis réglo.
Lino -Bah voyons…
Bayes -Dis lui que je parle Anglais.
Black Kent -Jay Z il dit que c’est ton droit, mais qu’il parle pas avec toi quand même.

et ça c’est une vidéo live de Chuck Brown, qui vient de décéder. Vous vous demandez sans doute quel est le rapport avec Lino, et bien avancez la vidéo à 3’25 et vous verrez le lien.

RIP

et ça c’est pour les plus jeunes, ou les plus vieux remarque, on est pas racistes.

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