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Le mercato du rap : Pourquoi que Kaaris il a été drafté depuis AZ vers Def Jam Frince

PUTES !

PUTES !

Quand t’écris vaguement sur des sites de rap, y a toujours des mecs qui sortent de nulle part pour te poser des questions dont tu connais évidemment pas la réponse. Du coup, on m’a beaucoup demandé Pourquoi Kaaris a signé sur Def Jam. Et bien j’en sais rien, donc je vais inventer. Tout d’abord on va déjà expliquer comment K A Double Rotor a signé sur AZ l’an dernier. C’est parti pour un petit voyage dans le temps.
Générique !

(Super ce générique) L’histoire se déroule pendant l’été 2013, dans les locaux d’une maison de disque tenue par un homme avec une tronche de lopette qui fait exprès d’être mal coiffé et mal rasé. Comme tous les patrons de label rap de Frince, pour une raison qui échappe au bon sens. Un jour, un grand barbu frappe à la porte.

Creuzard –Euh… Bonjour monsieur…Vous désirez ?
Kaaris –Julien Creuvard ?
Creuzard –Euh, non… C’est Creuzard, moi.
Kaaris –Et bien ne creuse plus. T’iras pas plus bas, de toute façon. (Il entre dans les locaux sans y être invité et se met à tapoter les parois du corridor)
Creuzard (Paniqué)–Mais qu’est-ce que vous voulez, à la fin ?
Kaaris –Vous avez des rappeurs incontinents dans vos murs.
Creuzard –De quoi ?
Kaaris –Vous avez des rappeurs incontinents dans vos murs. Des vieux MCs qui devraient mettre des couches.
Creuzard –Et en quoi ça vous regarde, je vous prie ?
Kaaris –Il serait temps qu’ils s’arrêtent. Ça fait trop longtemps qu’ils laissent traîner la crasse de leur raie. Y en a partout. C’est des geysers de merde, les mecs.
Creuzard –C’est élégant, bravo…
Kaaris –Ou c’est comme des Petits Poucets de la crotte, pour les plus constipés d’entre eux, si tu préfères.
Creuzard –Mais je ne préfère rien du tout… Et je réitère ma question, en quoi ça vous regarde ?
Kaaris –Bah c’est là que j’interviens. Je choppe ces chieurs et je leur enfonce mon bouchon de liège dans leur trou du cul !
Creuzard –Et bien c’est très gentil à vous, mais je doute que nous ayons besoin de vos services et…
Kaaris –Ah ouais ?! Et Kool Shen il était pas signé chez vous par exemple ?
Creuzard –Non, alors écoutez, monsieur Shen, Kool de son prénom, a effectivement sorti son deuxième album solo chez nous mais il est de nouveau à la retraite. Et cette fois ci c’est définitif.
Kaaris –La première fois aussi c’était définitif.
Creuzard –Oui mais entretemps il avait tout perdu au poker alors il s’est refait de la seule façon qu’il connaisse : soutirer de l’argent à des collégiens. C’est aussi simple que ça.
Kaaris –Et qui dit qu’il va pas encore perdre tout son argent d’une manière ou d’une autre et revenir en mode super authentique trop trop vrai de la mort ?
Creuzard –Je pense qu’à ce niveau-là, passez-moi l’expression, mais il faudrait être très con ou n’avoir aucun respect du tout pour son public pour refaire le même coup 2 fois de suite.
Kaaris –Justement… Et sinon ça en est où sa reconversion dans le cinéma ?
Creuzard –Et bien, je… Oh mon Dieu.

Kaaris aperçoit alors quelqu’un qui passe au bout du couloir et se met à hurler « Là ! Il y en a un !! » il se précipite alors en courant vers le bout du couloir, puis poursuit l’ombre qu’il a cru apercevoir tout en beuglant « J’te pète comme un bouchon de liège ! J’te pète comme un bouchon de liège !! »

Kery James –Calme toi, mon frère. Que signifie ton agitation. On n’est pas condamné à beugler.  Surtout en présence du grand Kery James, le dernier MC.
Kaaris –Le dernier MC à qui il faut que je foute un bouchon dans le cul.
Kery James –Par contre, fais gaffe, j’aime pas trop qu’on m’emmerde dans les couloirs. Dès qu’on m’emmerde dans un couloir ça part en couille. J’entends une réaction de mauvais garçon …
Kaaris –COMME DIDDY !
Kery James –Bon OK, ça suffit. Je suis un mec pour la paix mais là on va se cogner.
Kaaris –Stocma comme Borck Lesnar. Stoppe-moi.
Kery James -Pourquoi faut-il toujours que je croise des malandrins dans les couloirs, Seigneur ?
Kaaris –C’est éprouvant.
Kery James –Ça doit être pour ça, en effet. Dieu nous éprouve Autant dans la souffrance que dans…
Kaaris –Non. C’est toi qui es éprouvant.
Kery James –M’appelle pas éprouvant. Eprouvant. Je suis pas Rasta éprou… Attends nan, ça veut rien dire, ça. Qu’est-ce que tu racontes en fait ?
Kaaris –T’es éprouvant parce que tu mets trop de mots dans tes phrases.
Kery James –Voilà autre chose… C’est sûr que vous, la nouvelle génération de rappeurs, vous faites carrément des phrases sans mots, maintenant.
Kaaris –Oh Click ?
Kery James –Ouais voilà…
Kaaris –Kaaris ! Kaaris !
Kery James –Ouais mais le grand esprit Hip Hop il m’a dit que le rap c’est aussi de dire des trucs, quand même.
Kaaris –Je vais lui ressusciter le cul, au grand mouvement Hip Hop, moi. Il peut déjà préparer ses couches.
Kery James –C’est une louable attention. Mais t’es vraiment obligé de mettre les mots « cul », « bite » ou je ne sais quoi dans chacune de tes phrases ?
Kaaris –Oh Click ! Sevran Sevran !
Kery James –Ah bah oui… C’est soit ça, soit pas de phrases du tout, c’est vrai… Et c’est moi qui suis éprouvant, après ?
Kaaris –Ouais. Et ta carrière aussi, elle est éprouvante. Tu t’en vas, tu reviens. Tu rentres et tu sors comme dans la chatte d’une vieille pute.
Kery James –On dit un moulin d’habitude, mais passons. Une vieille pute, c’est une belle allégorie du rap Frinçais.
Kaaris –Allez gorilles ?
Kery -De toute façon, mon album « Denier MC » c’est mon dernier album. Donc ton histoire de bouchon, c’est toi qui peux te la carrer au cul.
Kaaris –C’est ton combientième dernier album ?
Kery James –Et bien… Euh… 6… Attends, nan 7… Je retiens 2, je déduis la bissectrice et… Oh et puis qu’est-ce que ça peut te foutre ?
Kaaris –Tu dilues ton bordel. Tu perds de ton impact. Alors que tous les macaques visés qui jactent doivent être pulvérisés par l’impact.
Kery James –Développe, qu’on voit si je te suis.
Kaaris –Par exemple, ton clip Post Rectum, il est bien en soi, pas de problème.


Kery James –C’est Post Scriptum.
Kaaris –De quoi ?
Kery James –C’est Post Scriptum, pas Post Rectum, le nom de l’outro sur mon dernier album.
Kaaris Ah… Bon… Du coup c’est moins bien que ce que je pensais. Mais ça change pas ce que je voulais dire.
Kery James –Alors exprime toi le jeune. T’en as visiblement gros sur la patate.
Kaaris –Ton clip il est bien, il est très joli. Mais combien de fois on t’a vu faire tes adieux ? On a bien tiré la larmichette 1 ou 2 fois y a plus de 10 ans, mais depuis on y croit plus du tout. Et ça c’est dans le meilleur des cas. Le plus souvent, on s’en bat complètement les couilles, depuis le temps.
Kery James –Je tiens à dire au revoir à mon public proprement et je t’emmerde si t’es pas content.
Kaaris –Mais bordel ! Tu n’as fait que ça de toute ta carrière solo ! Depuis 15 ans tu dis au revoir. Tu fais tes petits albums tout propres, bien nettoyés aux entournures, pour partir sur la meilleure image. Et OK, c’est cool. Mais pas tous les 2 ans, putain ! Et c’est pas comme si c’était radicalement différent musicalement à chaque fois.
Kery James –Je vais pas faire des albums entiers de trap, non plus. T’es malade, toi. Et c’est normal que je travaille bien mes albums. Imagine que je revienne vraiment plus cette fois-là.
Kaaris –Honnêtement, depuis le temps, j’arrive pas à imaginer un truc pareil…
Kery James –Ouais, mais au moins, si j’ai plus envie de revenir, je sais que je suis parti sur un vrai album de fin. Qui dit au revoir, en synthétisant bien tous les thèmes que j’ai toujours abordés, comme ça je suis sûr de rien avoir oublié avant de partir, d’éteindre la lumière, de fermer et porte et de verrouiller la chevillette et la bobinette. Bien polie est l’attitude.
Kaaris –C’est ça le problème. Peut-être que ça te soulage, toi et ta petite conscience mais du coup tu t’es jamais autorisé à vraiment te lâcher. Tout tes albums disent  « au revoir et à jamais ». Y en a pas un seul qui soit bien sauvage comme du temps de Ideal J et qui disent « bonjour » pour une fois.
Kery james –Comment ça ?
Kaaris –Un album qui dise « Salut, je suis Kery James et ici on rappe comme ça » et t’envoies le pâté ! Kalash est chargé ! Kalash est chargé ! Cuisine du ke-cra ! Cuisine du ke-cra !
Kery James –Je vois ce que tu veux dire, mais le ke-cra, non merci. Je ne crois plus en l’illicite.
Kaaris –Tu bouffes ce que je te prépare !
Kery James –T’énerves pas, gamin. Et si c’est bel et bien le dernier album que je lègue à la postérité ? Il faut bien qu’il soit parfait ou le plus proche, possible, non ? Y a quoi de mal à ça ?
Kaaris –Je pense que ça te bride. Cette envie de bien faire absolument, se dresse entre ta musique et ce que tu pourrais extérioriser réellement. Et que beaucoup d’auditeurs auraient eu besoin d’entendre un album plus spontané venant de Kery James. Et probablement que toi aussi tu en aurais eu besoin…
Kery James –Bah je ne sais pas trop quoi répondre à ça… Oui, peut-être qu’il y a une part de vrai dans ce que tu dis et que…
Kaaris –En plus tes grands retours c’est toujours le même morceau et ça fait toujours dans les 7 minutes à chaque fois.
Kery James –Je reconnais que c’est un peu long, mais ça passe.
Kaaris –Non. Ma bite c’est un peu long mais ça passe. Mais ce que tu fais c’est juste chiant à force.
Kery James –Bon allez, fous moi le camp. Sale jeune.
Kaaris –Hum Humm !
Kery James –Mais un jour on règlera ça, toi et moi.
Kaaris –Hum Humm ?
Kery James –Je te mettrai une pile à Street Fighter 2.
Kaaris –Impossible, poto. Je suis le meilleur joueur de la Terre avec Guile.
Kery James –Mais ouais… C’est ça… Street Fighter 2 c’est mon jeu !

On retrouve la K Double Napalm assis sur les marches d’une des cages d’escaliers des couloirs de la maison de disque AZ. Booba est à quelques marches au-dessus de lui. Kaaris roule un bédo. Et Julien Creuzard assiste à la scène, médusé, se protégeant derrière un extincteur même si on ne comprend pas bien de quoi il se protège.

Booba –Voilà, t’as bien suivi mon exemple, faut que tu les tacles à la gorge toutes ces antiquités comme NTM, Solaar, IAM et les autres dont je me suis même pas rabaissé à retenir les blases.
Kaaris –Je veux savoir ce que ça fait de prendre leur place.
Booba –Ouais, voilà. Izi.
Kaaris –Je m’entraîne à sourire devant ma glace.
Booba –Ça par contre, ça sert à rien. Je souris jamais moi, en télé. Je méprise tous ces gens. Izer
Kaaris –T’es en rotation, t’es claqué, faudra m’expliquer.
Booba –Ouais, c’est vrai que tous ces enfoirés sont en rotations alors que nous… Attends… Moi aussi je suis en rotation. Hey ! Tu parles pas de moi quand même, j’espère.
Kaaris –J’n’ai aucune peine, j’te nique ta race.
Booba –Mais… Mais… Mais c’est pas gentil du tout ça.
Kaaris –Dans les veines, je n’ai que de la glace.
Booba –C’est moi qui t’es fait ! Je t’ai sorti de mon trou, je t’ai chié, pratiquement. Tu parles mal, alors que t’es mon petit.
Kaaris –Je veux que toute affiliation décède. Je suis le petit à personne.
Booba –Ah ouais ! Tu devrais lécher mes chaussures tous les jours pour me remercier de même te parler. Comme Kennedy et d’autres en leur temps. Même si ça m’agace prodigieusement et que je finis par les tej comme des biatchs. Les suceurs de queues, plus ils m’aiment, plus je les déteste, ces fans mythomanes ! Mais ceux qui me sucent pas du tout, ceux-là c’est les pires ! T’as pas la reconnaissance du ventre !
Kaaris –Je t’ai déjà prévenu, je ne reconnais que le ventre que j’ai quitté. Toi, la seule chose dont tu vas accoucher à parler comme ça c’est de ta propre fin.
Booba –Ah ouais ?
Kaaris –Ouais. Toi aussi t’as trop longtemps laissé traîner la crasse de ta raie ! Bouchon de liège dans le cul !

Booba –Ça suffit ! Creuvard !
Creuzard –Euh… C’est à moi que vous vous adressez ?
Booba –Ouais ouais ! Vire moi ce sauvage. Fous le dehors. C’est un ordre.
Creuzard –Mais ce n’est pas vous qui donnez les ordres ici.
Booba –Je te fais les yeux de la mort (Il enlève ses lunettes de soleil)
Creuzard –Naaaaan. Je vous en prie ne me regardez plus comme ça, c’est d’accord, je vais le virer. Je vais le virer d’AZ.
Booba –T’as j’veux dire.
Creuzard –Mais je sais pas encore comment je vais faire ça…
Booba –Izi. Moi je me débarrasse sans arrêt des boulets. Tu le revends, tu fais ce que t’en veux.
Creuzard –Vous feriez comment ?
Booba –Moi, je vais partager d’autres gens qui font du son comme à Chicago sur mon twitter. Des parfaits inconnus. Y aura énormément de déchets, mais y en a bien un dans le lot qui fera l’affaire. Ensuite tous ses assistés d’auditeurs comprendront enfin que le style de Chicago c’est pas que l’apanage de Kaaris. D’ailleurs mes abrutis de fans retiendront que les meilleurs et parleront jamais du fait que j’ai partagé des dizaines de mecs sans intérêt.
Creuzard –Non mais je voulais dire, que feriez vous à ma place ?
Booba –Justement, j’y suis pas à ta place. J’ai qu’uuuune viiiiiiiiiie ; et à ta place j’aurais tout fait pour être à la mienne. C’est pour ça que j’ai qu’à tweetter des mecs pour qu’il fasse du buzz alors que toi tu dois diriger tout un label pour essayer de faire aussi bien. J’arrête les carrières pour de vrai alors je peux bien en lancer, tant que c’est pas Sultan. Izi blague.

En fin de compte, Julien Creuzard, ou plutôt Julien Creuvard comme il aime qu’on l’appelle, n’osera pas non plus dire à Kaaris qu’il est viré. Il le transfèrera donc vers une autre maison de disque : Def Jam Frince.

Kaaris –Salut.
Lacrim –Salam.  De Marseille à Panam. On vit dans la hram.
Kaaris –Sevran ! Sevran !
Lacrim –On t’monte en l’air ! On t’monte en l’air !
Kaaris –Enfin un endroit où on peut avoir de vraies conversation. Ça se fait rare comme les orangs outangs.
Lacrim –C’est bien vrai. Ici c’était pas aussi bien y a pas si longtemps. Beaucoup d’inconnus et de vieilles gloires.
AKH -…
Lacrim –Enfin, je voulais pas non plus vexer qui que ce soit… On a du pirater mon compte instagram.
Akh –De quoi ? Jy comprinds pas ton lingage de jeune. Oh.
Kaaris –Ça recommence…
AKH –Vous lis jeunes, vous savez mêmeuh plus poser un nom sur un ligumeuh. Peuchère.
Kaaris –Ouais, ouais, l’ancien, tu connais aussi bien le rap que ta poche urinaire, on a compris.
Lacrim –Attends, parce que moi je suis un mec de Marseille aussi maintenant, techniquement, alors je respecte quand même un peu cet homme livide.
Kaaris –oh mais j’ai du respect pour IAM même si musicalement c’est devenu de la merde et que Therapy les encule 10 fois.
AKH –Attentiong garçong. Ty joues lis badeuh boyeus mais ung jour, le calibre que ty portes à la ceinture va te tirer dans les noix, peuchère.
Kaaris –Ou te rafaler dans les dents de sagesse. On sait jamais avec ça.  Mais ce que je voulais dire c’est que malgré le fait que vous vous soyez toujours habillés comme des postiers avec IAM, je suis quand même heureux de voir un mec issu du rap en tant que directeur artistique dans un gros label.
AKH –Mais oh dis donc couillong, vé té la pitchoun alors. Jy suis pas DA di tout. Je suis signé en tant que rappeur itou !
Kaaris –Quoi ?
AKH –Jy vais sortir mon nouveleu aleubum « Jy suis en vieuh »
Lacrim –« Je suis un vieux » ?
Kaaris –Alors je vais devoir T’ENFONCER MON BOUCHON DE LIEGE DANS TON TROU DU CUL !
AKH –Hé mé nan enfin dis là oh !
Lacrim –Mais il t’insulte, là, papy. Réponds un vrai truc, là !
AKH -Mais moi j’y rieng contre son style do rap. C’y bieing que ça ce soit diversifié. Li rap Frinçais est infin commeuh li rap inglais. Il y a mis 10 ans, mais ça y est.
Kaaris -La faute à qui si il a mis 10 ans, la momie ? C’est qui les gardiens du temple qui faisait chier dés qu’on faisait pas des sonorités strictement New Yorkaises alors qu’il y a du rap différent partout aux states ?
AKH -Bah oui mais I luv NY, moi, couillong…
Lacrim -Mais réponds lui en vrai ! Il t’a dit « momie ». C’est pas un compliment. Même pour toi. Rentre lui dedans. On a quand même pas fait tout ce chemin pour se rendre compte que monsieur Akhenaton est en fait une femme ?
AKH –De quoi ?
Lacrim –Ah non, pardon. On a trop repiraté mon compte instagram, là. Je voulais pas dire ça en fait.
Kaaris -…
AKH -…
Lacrim (On ne comprend pas bien à qui il parle) –Hé ! Toi là ! Le hackeur. Va faire des sous plutôt que de hacker des comptes instagram. C’est mieux, t’as vu. Ahah. Trop Kikou lool.
AKH –Bong, écoutez les minots : À tous ceux qui m’appellent « inculé » ji voulais dire…
Kaaris –Je m’en bats les couilles, enculé. VASECTOMIE !

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l’œil de Madizm

En août dernier (décidément ça n’arrête pas les amis), nous avons eu le plaisir, la chance et la gentillesse de divertir un vieux d’interviewer Madizm, un producteur qu’on ne présente plus, notamment parce que c’est chiant. Mais bon en gros il a fait des sons pour NTM, puis pour l’écurie IV my people, puis pour plein d’autres mecs jusqu’à présent. Pour des raisons qu’on ne peut que qualifier de honteuses, cette interview est assez délicate à retranscrire, on va donc la transformer en une nouvelle rubrique (décidément ça n’arrête pas les amis), sobrement intitulée l’œil de Madizm. Parce que maçonnique musique, illuminatis, complot, juif, etc.

« non mais Dany Dan je l’adore, c’est même un pote, donc y’a pas de mal. J’ai déjà été DJ pour les sages poètes une fois, c’était un plaisir vraiment. Mais déjà à l’époque y’avait un truc. C’est que, tu vois, y’a ce que nous on appelait  »les rimes interdites ». Je pense pas qu’on dit encore ça maintenant (ahahah, sacré vieux). Mais en gros y’a certaines rimes, certaines associations de mots, qui sont tellement cramées, soit parce qu’elles sont évidentes soit parce qu’elles sont vraiment stupides, et c’est des trucs que forcément tu dois pas faire. Sinon tout le monde va se foutre de ta gueule. Genre par exemple un truc style goldorak/anorak, bah c’est typiquement ça. Plus personne ne parle d’anorak depuis je sais pas combien d’années. C’est un mot qui existe mais qui est même plus courant, ça date d’une époque mais maintenant tu vas dire autre chose même si ça désigne le même truc. Bah à une période on se disait qu’un seul mec pouvait oser faire cette rime, et ce genre de rimes en général d’ailleurs, et ce mec c’est Dany Dan. Y’a des rimes, tu les entends, au début t’y crois pas tellement c’est… personne peut les faire à part lui. Et pareil, comme il a ce côté vraiment hiphop mais à fond, à l’ancienne tu vois, bah ça passe. Lui il peut encore te parler de wack mc dans ses lyrics, personne trouve ça ringard. C’est comme le truc « l’enfoiré le plus dingue de la planète », surtout quand tu le connais vraiment, c’est juste du pur gimmick, mais personne pensera jamais à dire « hé, mais c’est pas vrai en fait, t’es tranquille comme garçon ». Vu qu’il a une façon de le dire que les autres ont pas… Parce que c’est Dany Dan. »

Effectivement, jusqu’à aujourd’hui, on constate une sorte d’immunité lyricale assez unique autour du pape de Boulogne.
L’exemple le plus récent est cette rime dans Zaggin avec Nakk et Nubi. On peut très clairement entendre Daniel Lakoué dire avec emphase : «  j’veux des ouh ! des ah ! des oh ! des han ! / car j’arrive lourd comme Hannibal sur son éléphant ». Et le pire c’est qu’il le gueule vraiment comme la punchline du millénaire le bougre. N’importe qui d’autre ferait ça, tout le monde serait consterné. Mais là ça passe. Et ça fait longtemps que ça dure, on se rappelle du fameux « Dan est vraiment frais, appelle-moi Hollywood Menthe » qui, dans la bouche d’un Lino par exemple, déclencherait perplexité et inquiétude alors qu’au sein du couplet de Dan ça te fera sourire avec bienveillance. Ça marche même avec la mémoire du public, qui a oublié du jour au lendemain le feat pas glorieux avec Willy Denzey et le refrain « beuaarrgh » qui va avec.

On ne parlera pas non plus de ses innombrables rimes cracras, qui ne lui ont jamais valu d’image de gros macho. Non, il gardera toujours ce côté gentleman rappeur. Et c’est, entre autres, pour ça qu’on l’aime #nohomo
Pourquoi ça marche pour lui et pas pour d’autres ? Parce que Dan a un petit quelque chose en plus, qu’on appelle le bagout. Pour donner un ordre d’idée aux plus jeunes d’entre vous, le bagout est au swag ce que le foie gras est au pâté en croûte.

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Interview B-La (3/3)

Spleenter – une question de notre pote Suisse, qui est aussi notre expert porno : « T’étais mineure au moment du premier clip ? »

B La -Non. J’avais 18ans.

Teo -Et c’est lequel ton premier ?

B La -Je peux dead.

(en fait, non. B-La finira par avouer sous la torture qu’y a une vidéo antérieure à ça, où elle avait 16ans)

Spleenter -Putain, mais t’avais 16 ans ? C’est exactement la question de Big P :  « Demande lui si elle avait pas 16 ans ? »

Teo -Dis toi que si t’as enfermé ce clip dans un coffre fort d’une banque Suisse, Big P l’a retrouvé.

B La -Il est jamais sorti. Ça en aurait été terminé de moi. Déjà faut savoir qu’à 16 ans, j’étais au lycée et…

Spleenter – « Et je m’appelais Diam’s ! »

B La -C’était presque ça, en plus… J’avais des peaux de pêches bleu ciel et des casquettes américaines rose bonbon.

Spleenter -Wow…

B La -Une visière, avec des couettes comme ça. Et même, faut savoir qu’un jour je m’étais acheté un… comment ça s’appelle ?

Spleenter -Un pantalon ?

B La -Alors c’était un pantalon ! Exactement… Un pantalon rouge ! C’était un pantalon de ski ! En fait, mon kiff c’était Tupac ! Et je m’étais mis un (elle rigole toute seule)…

Spleenter – Le bandana ?! (là il dit vraiment ça comme on dirait « pose ce flingue, Jimmy ! » à un gamin)

B La -À l’envers ! Tu vois ? Le nœud au dessus du front. Avec ce pantalon rouge de ski. C’était génial !

Teo -Si tu veux pas ressortir d’album de rap, sors tes albums photos !

Spleenter -Et personne avait pris de photo de ça ?

B La -Non. Non, non… Mais y’avait un clip comme ça ! Il existe un clip ! Dans mon disque dur.

Teo -Y’a beaucoup de choses dans ton disque dur… Va falloir monter une équipe de cambrioleurs.

(alors, ce qu’il faut savoir, c’est que Teobaldo ne rigole absolument pas. Si vous pensez avoir des aptitudes et êtes prêts pour cette mission, contactez nous !)

B La – D’ailleurs j’avais appelé des « danseurs hip hop » pour faire des roues par terre, en face de moi.

Spleenter -‘Tain ! C’est de pire en pire à chaque phrase !

B La -Ah ouais ?!

Teo -Chaque phrase est un coup de pelle qui t’enfonce un peu plus.

B La -Et on avait même un gimmick ! Au refrain.

(Elle mime une chorégraphie. Vous ne saurez jamais quelle chance vous avez de ne pas avoir vu ça)

Spleenter -Bon. Par rapport à Poison Ivy, il faut que : D’une part, une dédicace pour le Blavog. D’autre part, ton avis sur le personnage. Et ensuite, une rime sur le Blavog. Dans n’importe quel ordre, tout le monde s’en fout (oui parce que l’interview était filmée à la base, et la vidéo est toujours séquestrée sur un disque dur, une de plus)

B La -Un rime sur le Blavog ? Mais ça veut dire quoi ?

Spleenter -Non. « Une » rime.

B La -Ouais, bref… Hé ! Vous voyez comment vous êtes trop nazes ! Là où vous êtes trop trop nazes, franchement, c’est que vous avez même pas capté la putain de fautes que j’ai faite, de grammaire.

Spleenter -Bah… un rime ?!

B La -Non. Dans mon album.

Spleenter -Y’en a plusieurs…

B La -Non, y’en a pas plusieurs !

Teo -« Alors je me repente« .

(silence de mort)

Spleenter -Oh putain, c’est encore pire que ce que j’imaginais.

B La -J’ai pas dit ça ?

Teo -Si !

Spleenter -« Je me repente » ?! Sérieux ?!

B La -Non mais c’est pas celle là, merde ! C’est une autre !

Teo -De toute façon, depuis le début de l’interview t’as dit beaucoup de « Si j’aurais », « Si je serais »… On en est plus à ça près. C’est bon, lâche toi ! « Ouais, si j’avons y étais ! Et j’ai triste ! »

Spleenter -Surprends nous. On a pas découvert ta grosse faute. Dis nous.

B La -Non, j’veux pas. Vous trouverez tous seuls.

Teo -Ouais mais tu sais bien qu’on est trop nazes.

B La -Ouais ! Au moins autant que moi, en tout cas ! Au moins ! Mais c’est quoi en fait, rime, blavog, je sais pas quoi ?

Teo -Bah le Blavog c’est nous…

B La -Et tu veux un rime…

Spleenter -Non ! Une !

Teo -Une rime.

B La -Putain mais j’y arrive pas aujourd’hui… « UNE » !

Spleenter -Elle est nulle…

Teo -Qu’est-ce qui se passe ? Tu es nouvelle en france ? As tu tes papiers ?

Spleenter -Ah si ! une vraie question qui peut te permettre de respirer. Qu’on a posée à Seno et qui peut valoir le coup : « Est-ce que, en gros, tu te prends pour une latina parce que t’as compris que tu serais jamais noire ? »

B La -C’est méchant de lui avoir demandé ça.

(Spleenter se racle la gorge, Teobaldo soupire bruyamment)

B La -Non mais moi je me prends pas pour une latina du tout.

Spleenter -Et tout le délire « mera mera » colombienne tout ça ? C’était quoi ? C’était pour faire joli ?

B La -Mais c’est parce que je suis d’origine latine. Chez moi, dans ma famille maternelle, on parle espagnol et pour moi c’est normal.

Spleenter -T’aimes bien Rocca ?

B La -Euh… Ouais, j’aime bien Rocca. C’est un bon rappeur. Mais pour « La Colombienne » c’est un parallèle avec les origines latines que j’ai, c’est tout.

Spleenter -Mais les origines latines, du coup, c’est la Colombie ?

B La -Oui. Tout à fait.

Teo -Parce que t’avais des doutes, toi ?

Spleenter -Non mais c’est parce qu’en fait, y’avait des commentaires sur La Colombienne, c’était…

B La -« C’est même pas une Colombienne ! »

Spleenter -Ouais. C’était : « je la connais, c’est une portugaise, une ritale ou je sais pas quoi »

Teo -Mais donc t’es pas espagnole, pas championne du monde, pas championne d’Europe.

B La -Espagnole aussi. En fait, dans ma famille…

Spleenter -Teo, coupe. On va se faire chier.

Teo -Non. Je peux pas couper si on parle de l’Espagne.

B La -J’ai de la famille qui vient d’Espagne aussi. J’ai pris mes origines Latines pour la Colombienne, en quelque sorte, c’était sympa. Tu dis Colombienne, le gens pensent pas à 36 choses.

Teo -D’ailleurs, si ! Ils peuvent penser au café ! Et du coup, on aurait pu rater ça…

B La -Qu’est-ce que tu vas dire ?

Teo -Tu vas nous expliquer comment tu t’es retrouvé dans l’émission de Jacky du Club Dorothée. Parce que ça ! C’est vraiment important !

B La -Ah merde ! T’avais pas zappé ?

Teo -Mais comment ça c’est passé ?

B La -En fait, y avait une période où je faisais pas mal d’émissions de merde comme ça. J’ai pas le câble du tout chez moi et je regardais encore moins ces émissions de merde.

Spleenter -Ça ressemble beaucoup à une excuse de merde. On a pas le câble non plus, c’est pas pour ça qu’on va aller chez Jacky.

B La -Non mais je savais pas ! je connaissais pas l’émission. Franchement, je savais même pas qu’elle existait, je te jure ! Je suis arrivé et, franchement, quand t’arrives c’est super classe ! « Oui, bonjour, j’ai rendez-vous, nanana » ! Et je vois le mec… Alors déjà c’est le mec de chez Dorothée…  je suis là j’y crois pas. Je le vois arriver en jaune, tu vois ? Et il commence à venir et tout : « Booooonjoooouuurreuh ! » Alors faut savoir que c’est un gros pervers ce mec ! (elle chuchote en disant ça, le traumatisme n’est pas encore refoulé)

Teo -Ça se voyait bien, je te rassure.

B La – Là, encore, devant la caméra, ça allait ! Mais quand on attendait… mais horrible ! Horrible ! Le mec te fait du renre dedans, il a de la coke plein le nez ! (elle imite une espèce de cochon, a priori…) C’est grave. Je suis arrivée au plateau et j’ai vu des pubs par terre… Ok… J’ai fait « merde »

Spleenter -« Je suis trop haut pour sauter par la fenêtre. »

B La -Je peux plus sortir, c’était fini.

Teo -Est-ce que tu as pensé à attenter à ta vie après coup ?

B La -Franchement, sur le coup j’ai pas réalisé. je me suis dit : « Ça va pas donner comme moi je le vois. À la télé. Le plateau est petit mais les plateaux sont petits. » J’ai assisté a des émissions et les plateaux c’est souvent ça. Et je vois des mecs passer. « Non, on les voit pas ! » La caméra je la voyais en haut. « Donc non, ça se voit pas… » Putain, mais je l’ai vu arriver avec sa tête de cochon. Et j’ai dit : « Là je suis foutue, putain… » Et je te jure, j’étais pas bien.

Teo -T’avais un contrat ?

B La -Non. Je pouvais partir, mais je me suis dit dans ma tête : « Mais non ! Ça peut vraiment pas être aussi pourri que ça en a l’air ! C’est pas possible, quoi » Et je t’ai dit, je connaissais pas l’émission donc je pouvais pas m’imaginer ça. Il m’a dit que la semaine d’avant, y avait eu Baala.

Spleenter -Baala ?

Teo -Il avait fait un feat avec Ekoué.

B La -Un mec du 92.

Spleenter -Ah ! Baala !? (petit temps pour que tout se mette en place dans sa tête. Il voit désormais Baala, bodybuildé et torse nu, comme sur sa pochette, à côté de Jacky du Club Dorothée vêtu de jaune et au masque de cochon…) PUTAIN !

B La -Je te jure qu’il m’a dit ça. Donc bon, bah…

Spleenter -Ça venait de Satellite ?

B La -C’est ça. Moi je savais pas. Je te jure, je savais pas… J’y suis pour rien, putain.

Teo -en tout cas : Merci. Quand j’ai vu ce truc, je l’ai regardé 3 fois de suite tellement j’y croyais pas. Et j’ai vu ça, mais il devait être 2 heures du matin, c’est déjà bien. Et je crois que j’ai rigolé jusqu’à 5 heures du matin. On a beau écrire des conneries, nous, mais j’aurais jamais imaginé un truc comme ça !!…

B La -Mais vous avez vu les questions ? Quand il arrive avec son masque. J’étais là « Mais merde ! » J’étais chamboulée, je savais plus…

Teo -Au moment où un pote a vu ça, quand l’autre arrive avec son masque. « Mais qu’est-ce que c’est que ce truc mystique ??!! » Il était en bad !

(dédicace à Dammm, on espère que tu vas bien vieux fou)

Spleenter -Et t’as le truc : « C’est une tradition, à la fin de l’émission on appelle toujours Sarkozy. » Et le mec tombe sur le répondeur de l’Elysée, ça doit faire 30 émissions. C’était n’importe quoi de A à Z.

B La -J’ai mis du temps à m’en remettre… Beaucoup de temps…

Teo -Bon, on va arriver sur le mot de la fin.

B La -Qu’est-ce que je peux dire ? Je peux faire de la pub ?

Teo -Tu peux insulter des gens aussi, si tu veux.

Spleenter -De toute façon, personne ne lira ça, on va pas se mentir.

Teo – c’est comme Jacky. Si t’espères qu’après ça rendra mieux… non !

Spleenter – Attends 2 secondes ! Parce que t’as dit que t’allais parler de Poison Ivy.

B La -Qu’est-ce que tu veux que je dise, tu connais pas son histoire ?

Spleenter -je la connais par cœur, j’ai même des images imprimées dans ma tête.

B La -Ouais… Des images avec Harley Quinn ?

Spleenter -Non. Même pas. Hey, tu sais que Krem a laissé un commentaire ?

Teo -Ouais, j’ai vu ça tout à l’heure.

(Pour une raison inconnue, Spleenter et Teobaldo partent dans une conversation entre eux et B La s’emmerdera au point de jouer avec son Black Berry)

Spleenter -T’avais suivi The wire ?

(Ça c’est de la transition !)

B La -Non. Je connais pas. Je suis pas trop les séries. J’attends que toutes les saisons sortent. Y a plus de saisons, là ? Ah ouais, bah d’accord, je vais m’y mettre. Mais j’ai du mal si je les ai pas tous en DVD. Moi je viens de finir Scrubs. Ça n’a rien à voir. J’ai pas vu la dernière saison où JD fait que 3, 4 épisodes. J’ai vu jusqu’à la 9, je crois.

Spleenter -Ouais mais ça, ça sert à rien. la 9, c’est la vraie dernière saison.

Teo – et Y’a que le concierge qui sauve le truc.

B La -Mais l’humour de Scrubs, par exemple, moi je kiffe ! C’est trop con !

Teo -C’est encore plus drôle quand tu connais bien les hôpitaux. Y a plein de conneries à faire, des courses en fauteuils roulants, voler des uniformes, se déguiser en interne…

(On a finalement réussi à aller jusqu’au mot de la fin)

B La -Faut savoir qu’il s’est passé près de 3 heures depuis le début. On a fumé, on a bu, mais surtout lui. Pour tous les gens qui savent pas si je continue à rapper, ou qui savent mais qui continue à me faire CHIER sur facebook à m’envoyer des messages : « Tu veux faire un feat ? » Mais je rappe plus de toutes manières ! (fizzle, si tu nous regardes) Déjà, quand je rappais, je faisais pas de feat, donc là j’en fais encore moins, forcément…

Teo -Et si Booba t’appelle pour faire sa vaisselle ? Vu qu’apparemment, une colombienne fait sa vaisselle… Selon le tarif ?

B La -Franchement, si c’est à Miami… Si il me paye le voyage ? Ouais ! Sauf que je laverai pas sa vaisselle. Je reste à l’aéroport, je prends un taxi et je vais autre part. En tout cas, si je refais un clip, je me mettrai à poil, comme ça je suis sûre d’avoir du buzz. Non, je rigole ! Si je fais un clip, je pense que je bosserai grave sur le concept. Je sais pas ce que je ferais mais…

Teo -Si tu veux faire un clip, déjà faut que tu ressortes un son.

B La -Si je fais un clip, c’est pour ressortir un son. Mais je sortirai pas le son avant d’avoir fait un clip. Il sortira avec le son.

Teo -Donc c’est pas complètement mort.

B La -Franchement, là c’est pas d’actualité. Là, je me suis lancé dans un truc, faut que j’aille jusqu’au bout.

Spleenter -Ouais, pas comme avec le rap.

B La -Mais depuis que je suis petite, que je fais du rap, mon rêve c’était de sortir un album. J’ai sorti mon album, je suis contente, c’est tout. Puis en même temps, quand t’as rien à dire : pourquoi continuer à faire du rap ? J’ai pas envie de me retrouver à 30 ou 40ans à continuer à faire du rap, putain !!…

Teo -Non, pas à 30 ou 40ans, c’est peut-être pour ça qu’il faudrait que tu refasses ton truc maintenant.

B La -Mais je l’ai fait mon truc ! À 35 piges, je serai ailleurs. Du moins, je l’espère.

Spleenter -Tu seras peut-être chauve, comme Kool Shen.

B La -Peut-être. Je serai peut-être mariée.

Spleenter -Comme Kool Shen…

B La -10 enfants.

Spleenter -Comme Kool Shen !

B La -Grosse. Laide.

Spleenter -Comme Kool Shen.

B La -‘tain, vous avez intérêt à couper des trucs. Parce qu’elle n’a aucun sens cette interview, vous êtes au courant ? Merci pour toute cette merde ! C’est bon ? Je peux me casser ?

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Sylar 3


Kennedy continue de vampiriser les flows de ses collègues rappeurs. Après son succès face à Busta Flex, il en conclut que les rappeurs des générations précédentes sont plus facile à convaincre de lui donner leur flow.
Ken -Tu en as fait quoi de ton ancien flow, gros ? Non parce que tu pourrais me le donner. C’est pour ma collec.
Kohndo -Je l’ai jeté il y a longtemps ce flow, je ne m’en servirai plus. Plus jamais. Je suis au dessus de ça maintenant.
Ken -Quoi ?! Truc de ouf ! Mais il fallait me le donner. Tu l’as mis dans quelle poubelle ? Normale ou recyclable ?
Kohndo -Pourquoi ? Tu veux t’en servir ?
Ken -Absolument pas. Je suis au dessus de ça. C’est juste pour l’avoir. On peut avoir tous les flow gros et ne pas s’en servir EN MÊME TEMPS !
Kohndo -C’est débile…
Ken -Oui mais on peut . YES WE CAN !

Voilà, les vieux, c’est son terrain, il va donc à l’hospice des rappeurs.
Ken -Dis donc, tu te sers plus du tout de ton flow, non ?
Kool Shen -Je l’ai perdu, je sais plus où…
Ken -Comment ? Mais où et quand ?
Kool Shen -Bah ça devait être entre hier et y a 10ans…
Ken -Mais comment tu fais pour vendre des albums sans flow ?
Kool Shen -Bah ça faut le demander au public français, ça a pas l’air de le gêner plus que ça…
Suite à ça Kennedy arpente l’hospice des retraités du rap mais la plupart sont dans le même cas que Kool Shen. Il esquive les remontrances de Akhenaton et Sh’urik’N qui le traitent d’esclave. Il croise Freeman qui boude seul dans son coin parce que les autres lui ont volé sa prostate…

Kennedy est content, Booba l’a rappelé. Il espère que grâce à tous les nouveaux flows qu’il a acquis, Booba l’aimera enfin. Mais stupeur quand il arrive en studio : Booba parle à un autre jeune rappeur qui monte. Seth Gueko est son blase, ma couillasse !
Seth -Les taffs de la SNCF ont rendu mon pote Hassan zahef ! Zblax !
Booba -Pas mal.
Seth -Je suis trop technique, ma couillasse. Nom di Diou ! Le secret c’est d’avoir la fin des phrases qui se ressemblent et de reprendre la même intonation à chaque fois.
Booba -Mais c’est pas handicapant de faire tout le temps ça par rapport à l’énergie et au groove de ton flow ?
Seth -Le groove ? Kécéxa ?
Booba -C’est de l’américain.
Seth -Le rap américain la chatte à son père ! On est en France ici !
Booba -Tu veux dire par là que le public français ne sait pas reconnaitre un rappeur qui a du flow ou pas et que par conséquent c’est pas la peine de se casser le cul ?
Seth -Euh… Ouais ! Je veux dire ça ouais ! Parfaitement ! Zdedededex !! Et le mieux, c’est si t’as deux phases qui se ressemblent totalement à la fin comme « La cambouis, c’est mon déodorant. Je conduis une Mondeo d’Oran.. »
Booba -Ah ouais, pas mal. Mais ça ne te dérange pas que la plupart du temps il n’y ait aucun sens ? Cette mise en avant de la forme ne se fait elle pas au détriment du fond ? Izi ?
Seth -… Sblax ? Quoi ? C’est encore des mots américains ça, non ?
Booba -Tu veux dire que comme pour le flow, le public français ne sait pas reconnaitre de bonnes phases de mauvaises phases ? Et que par conséquent autant ne pas se casser le cul ? Pas con…
Seth -Ouais ! Je suis trop malin ma couillasse ! Je suis le roi de la nitroglycérine. Zdédédédex !
Booba -Et en plus t’es comme moi. Ton dernier album a pas vendu autant que ce qu’on pensait. Et ça c’est bien la preuve que t’es un bon. Donc tu dois avoir raison.

Ces mots sont en trop, Kennedy qui en était resté coi ne peut plus se contenir (rester coi, ça veut dire avoir le cul troué).
Ken -Hey !! Truc de ouf ! Moi aussi j’ai pas vendu beaucoup et j’ai jamais eu droit à de tels compliments EN MÊME TEMPS !
Booba -Toi c’est pas pareil. Toi c’est… Toi tu… Mais t’es qui wesh ?
Ken -Mais ! Nique sa mère gros ! C’est moi le 94 ! Kennedy ! JE SUIS KEN !!
Booba -Izi… Ok, mais ça explique pas ce que tu fous là.
Ken -C’est toi qui m’a demandé de venir le 7.
Booba -Ah bah on se revoit le 7 alors, salut et à la revoyure… Qui que tu sois.
Ken -Mais !Truc de ouf ! On est le 7 ! C’EST C’WEEK END !!

B2O est perdu, il consulte donc son homme de main.
Booba -Brams !
Brams -Izi.
Booba -C’est qui lui au départ ?
Brams -C’est Kennedy, tu l’as invité sur Ouest Side et Autopsie vol. 2.
Booba -Ahahah ! Le con.
Brams -Et là tu l’as invité pour le volume 3.
Booba -… Le con…
Ken -Mais, si tu m’as invité c’est bien que tu me trouves fort, non ?
Booba -Je sais plus… J’ai invité des noms que je voyais régulièrement dans la presse spé ces derniers temps…
Dosseh -45 ! 45 !!
Booba -Putain c’est qui lui ? Et pourquoi il gueule 45 comme ça ?
Brams -C’est Dosseh. Et il vient du 45, c’est son département.
Booba -Y a un département 45 ? Et en plus y a des rappeurs dedans ? et sa tête me dit quelque chose en plus…
Brams -C’est le frère de Pit Baccardi je crois
Booba -Quoi ? Mais merde ! Putain les mecs, c’est pas sérieux là ?!

Kennedy a désormais un rival et son blase est Seth Gueko.

Booba – double poney http://www.youtube.com/watch?v=3bwJKKB3Rio

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Wire & rap game (2)


la suite de ça et en fait ce sera en 3 parties finalement, la principale raison étant la paresse, et le fait que j’ai pas encore trouvé qui est mcnulty, alors bon.

D’Angelo Barksdale

Despo Rutti
« ma recette : des vérités casse-gueule »
franc du collier, beaucoup plus lucide que la moyenne, une vision et un mode de pensée uniques, qui sont à la fois un avantage sur ses collègues et un inconvénient pour lui parfois. mériterait mieux.

Clarence Royce

Joey Starr
l’argent pourrit les gens, j’en ai le sentiment.

Clay Davis

Bernard Tapie (si, ça compte, même qu’il a posé avec doc gynéco)
sinon y’avait aussi Geraldo & Kool Shen, mais à la différence de bernard & clay ils réussissent pas toujours leurs arnaques, donc non. et puis paraît que diffuser une photo de portugais sur le net c’est répréhensible par les temps qui courent.

Bubbles

Freko
pasqu’il a beau être une sorte de clodo H24 défoncé, il reste dope (ça c’est du jeu de mot). au fond ce sera toujours un bon ptit gars et tu le sais.
http://www.dailymotion.com/video/x8kv2w_freko-24h-teaser-1_creation

Maurice Levy

Olivier Cachin
depuis longtemps, toujours là pour défendre le game. et faire son beurre dessus au passage.

Carcetti

Michael Youn
un ptit rigolo arriviste égocentrique, et surtout un intrus. les bonnes intentions c’est bien beau mais quand t’as pas de talent faut juste la fermer et pas venir sur un terrain qui est pas le tien.

Norman Wilson

GERARD-BASTE-ITV-site
Gérard Baste
un mec pas con, sans doute doué, qui finit par être l’éminence grise d’un parfait trou du cul, cf plus haut.

Le Grec Sournois

skyrock_l_bouneau
Laurent Bouneau
celui sans qui tu peux pas faire de biz apparemment. si tu comprends pas la définition du mot “monopole”, il va t’expliquer

Spiros Vondas le fourbe

-Fred
Fred
cf plus haut.

ou en moins cynique, surtout que ça fait mal au cul d’se taper ces 2 têtes de con :

Le Grec, le boss

Charles Aznavour
le mec au-dessus de tout le monde quoi. INTOUCHABLE. c’est con que le perso soit pas mort dans la série, je voulais mettre Brassens moi.

Spiros Vondas, tintintin

Renaud
le mec au-dessus de tout le monde quoi. mais en dessous du vieux pasque faut pas déconner.

Bird

Rohff
« pussy licker. bitch. count. I shit on you. hoe. piece of shit. suck my dick. whore. »
soldat, tueur, fait pas dans le détail. et vocabulaire très fleuri face à l’ennemi, que ce soit une agent des stup (sacrée Kima) ou des sales-jaloux-bons-à-rien-fils-de-pute-enculé-de-tes-morts à travers une caméra

Sapper, alias l’abruti-qui-tire-sur-omar-et-sa-mémé-et-les-loupe (saison 3)

Morsay
pasque c’est un gros bourrin complètement demeuré,tout simplement

Gerard (le pote de sapper-qui-tire-sur-omar-et-sa-mémé-et-les-loupe-dans-la-saison-3)
pas d’image de dispo, désolé.
c’était un vieux mec avec des locks sur la gueule d’façon.

S’co
cf plus haut. même QI, même résultat.

Wee-Bey

Hamé
très lourde menace judiciaire, mais apparemment il prend tout sur lui et assume toujours.

« White » Mike McArdle
yeah niggaud

sinik
Sinik
« you’re white, man. I mean, REALLY white« .
pour le manque absolu de style, classe, et goût vestimentaire. chuis gentil j’aurais pu mettre Rockin Squat. ou pire, Sako.

Augustus « Gus » Haynes
Sear
une certaine conception de l’intégrité journalistique, et un goût pour la vulgarité qui ne laisse pas indifférent. sans oublier la calvitie.

POUR LA SUITE ET FIN C’EST PAR ICI

wire03

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petite annonce (à peu près)

quelque part dans un ascenseur
(c’est-à-dire, dans un immeuble indéfini dans lequel y’a un ascenseur, pas au sens de quelque part à l’intérieur d’un ascenseur pasque ben en général une fois qu’on est dedans à plusieurs on prend toute la place, donc ça veut rien dire quelque part dans un ascenseur sauf si on parle de choses de très petite taille que l’on ne verrait pas directement, ou de personnes de taille normale dans un super grand ascenseur ce qui n’est pas le cas ici, ni nulle part ailleurs dans le monde d’ailleurs alors ça suffit les conneries)

kool shen –  tiens on t’entend plus ces derniers temps
fabe          –  c’est ce qui se passe en général quand on arrête le rap
kool shen – oui, c’est ça qui est troublant
fabe             –  … hum. ce que je veux dire c’est que moi j’ai arrêté le rap.
kool shen –  mais c’est bizarre je me rappelle pas t’avoir vu faire la tournée des radios, télés pour l’annoncer
fabe            –  c’est parce que je l’ai pas fait
kool shen –  hein ?! ba alors t’as pas arrêté
fabe           –  mais si
kool shen –  t’as fait une tournée d’adieu ?
fabe            –  pas du tout
kool shen –  alors t’as pas arrêté
fabe            –  …
kool shen –  hé, vous en dites quoi vous, mon ami dit qu’il a stoppé le rap
jay-z          –  what ?
fabe            –  « mon ami », carrément…
kool shen –  IL DIT QU’IL A ARRETE LE RAP !
fabe            –  il parle pas français, c’est pas en hurlant qu’il va mieux capter
médine     –  heu si je peux me permettre il hurle pas, c’est juste que toute la phrase est écrite en majuscule. sinon j’adore vos textes et…
fabe            –  la ferme le lèche cul.
kool shen –  ouais, t’as pas de fierté ou quoi
jay-z          –  and you did a press conference ?
fabe          –  pas de déclaration à la presse non plus, non.
kool shen –  qu’est-ce qu’il a dit ?
jay-z          –   so you ain’t stoppin.
fabe            –  si, bordel, ça fait des années que je rappe plus.
kool shen –  alors t’as dû faire du buzz là-dessus, je le sais vu que moi aussi j’ai arrêté, et Harry Roselmack il est du même avis que moi, même si je sais pas pourquoi il a décidé de parler que l’anglais.
fabe            –   c’est parce que c’est jay-z
kool shen –   sérieux ? j’adore vos polos monsieur !
jay-z           –  please don’t talk to me anymore
fabe            –  bref moi c’était pour de vrai quand j’ai stoppé, donc j’allais pas faire de faux adieux merdiques.
jay-z           –  really stopped ?! crazy…
kool shen –  mais attends pourquoi il capte pas quand c’est moi qui parle ?
fabe            –  c’est pasque ton accent est mauvais
kool shen –  mais je parlais français là
fabe           –  ton accent reste mauvais dans toutes les langues
jay-z          –  if it’s not just a break, it’s different
kool shen –  voilà, c’est fifty cent qui a raison.
fabe            –  voilà, pas besoin d’en faire des tonnes dans l’émotion si c’est une vraie retraite
kool shen –  exactement
fabe            –  tu sais même pas ce qu’il a dit
kool shen –  oui mais je place des petites phrases dans la conversation, histoire d’avoir l’air moins con
fabe            –  j’espère pour toi que ça marchera un jour.

LES FAUX ADIEUX MERDIQUES, C’EST PAS AUTOMATIQUE

l’original (en fait non, celui de l’ascenseur on l’a pas retrouvé)

http://www.youtube.com/watch?v=ydq6zY4yhEw

la parodie

http://www.youtube.com/watch?v=s_C3iHCEmMM

Les antidépresseurs, c’est pas automatique (parodie involontaire mais très réussie)

http://www.youtube.com/watch?v=Yf87Ba3nfag

Jay-z & Will Ferrell font fumer un blunt à une chèvre

http://www.dailymotion.com/video/x3d5pg_live-from-new-york-its-the-roc_events

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