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Un sapin, des cadeaux, de la neige et du couscous – 2013

Salut les parasites,
en cette occasion spéciale de l’année, j’aimerais avant tout avoir une pensée pour ceux qui réveillonnent tous seuls et leur dire ceci :
ce sera sans doute pire au jour de l’an.

Sinon, on a quelques cadeaux pour vous, ci-dessous.

une mini-interview de la mort qui tue : Cinéfilou hors série

un retour vers le back to the future : Kaaris, rap et proctologie II

et ça c’est des golmontages que vous avez pas encore (ou pas assez) vus.

« OUIOUICHEYOUEUHMAIRIEKRISSMEUSS »

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Un sapin, des cadeaux, de la neige et du couscous (2)


pour la première partie c’est là-bas derrière.
Le Foulala (et Aelpeacha) – MDR (à écouter rien que pour « c’est 1 pour ma cadillac, 2 pour mon cognac, 3,4 pour tous les acteurs qui ont joué dans le film Mars Attacks)
Roro – The Famous Issaguen Road
Starlito – Funeral & Court Dates
Mike Will Made It – Est. In 1989 2.5

si vous avez bien maté la dernière partie de l’interview des Kaira vous avez dû voir que ça se termine sur un truc en suspens assez incompréhensible. Était-ce un clash de Frank Gastambide contre Thomas N’Gijol ? non, c’était juste ça :

ça c’est un son de Niro quand il était encore tout jeune et Jeff Le Nerf quand il était encore écoutable

et maintenant des freefree qui datent (un peu)











il est à noter que j’aurais pu mettre également le long freestyle 361 records pour la nuit cut killer mais en le survolant un peu j’ai constaté que
1) ces champions ont ramené l’algérino ET soprano
2) akh hurle « le monde est une abscisse » à un moment
donc à la place ce sera le long freestyle de la Scred avec leurs amis Flynt & Zone Sensible où vous pourrez entendre Willy le barge (ou son pote) gueuler « je mérite ma gloire, pas comme ce fils de pute de Magloire » (ou un truc comme ça). Ça me semble plus instructif.

alors là attention grosse exclu, puisque vous pourrez voir à l’œil nu LES CHEVEUX D’AL K-POTE, qui commençait à développer son gimmick consistant à meubler les silences par des insultes pendant les freestyles. good times.

et comme on a appris récemment que selon Mac Kregor il n’y aura plus d’album du groupe Tandem, le blavog leur rend hommage à sa façon, en se remémorant ce moment inoubliable :

un joyeux Kwanza à tous et à toutes.

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Un sapin, des cadeaux, de la neige et du couscous (1)

JOE LUCAZZ – Rencontre avec JO€ : http://depositfiles.com/files/aycruioz9

pour lire (et entendre des bouts de) « l’interview » (guillemets de rigueur) qu’on avait faite du monsieur c’est là, puis et après . Bref Joe, il y a peu de chance que tu lises ça mais bon courage quand même.

Lalcko – les diamants sont éternels
Moms – dactylopathe
Sazamyzy – mix à l’ancienne (2000-2006)
Seno – Nouveau Jésus
Riff Raff – Hologram Panda
King Louie – Drilluminati
The Game – Sunday Service Compilation
Gucci Mane – Trap God

et ça c’est un court dessin animé spécial Noël par les mecs de Lil Hop, qui bossent depuis pour Trae, et si tu demandes qui c’est t’es une sacrée tache.

et maintenant, des freestyles qu’on a retrouvés, non pas qu’ils soient spécialement rares ou collectors, simplement personne d’autre les a cherchés. Sauf qu’en fait le temps de les foutre sur youtube on sera déjà le 26, donc ce sera pour la partie 2, en attendant vous aurez quand même ceux-là :






ensuite un court-métrage très rigolo avec à un moment un mec violé par son sapin de Noël (entre autres). Ca date pas d’hier mais si tu connais pas bah c’est que t’es un enculé.

et ça ça rappelle des souvenirs

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Rencontre avec un bonhomme de neige (interview Joe Lucazz) – 3

Et sinon, juste histoire de bien faire chier, pourquoi t’as jamais fait de son sur les meufs ou l’amour ? Mais on en a fait un avec Cross, sur rap de banlieusard 2 ! Si, le morceau « ce genre de filles ». Bah non, c’est un truc où vous parlez d’armes et les meufs servent de métaphore filée. Non, on parle vraiment de meufs aussi, en même temps, on dit qu’on aime les femmes. Cross a quand même une rime où il dit qu’il a un gun long comme sa bite… Ouais, bon, on en parle à notre façon, quoi.
Joe appellera ensuite Cross (« tu te souviens du Blavog ? Les mecs qui se foutaient de ta le-gueu ? Je suis avec eux là ») et d’autres potes dont son manager et le fondateur d’E.T.A & 357 (on a oublié le nom mais il me semble que c’est Nabil, ça doit être sur un des audios, démerdez-vous) n’oubliant pas de sortir des blagues dont lui seul a le secret (« en fait, là on attend des gens pour vous péter la gueule »). D’ailleurs le billet sur So parano, les concernés en avaient pensé quoi ? Alors en fait nous on était sciés, d’une part c’était marrant mais le pire c’est que ça ressemblait vraiment à la réalité. Au début on pensait que c’était l’ingé son qui avait écrit ça, ou un pote à nous. Donc là on repense à ce qu’on a écrit et on se dit deux choses : les sessions d’enregistrement ont dû être folklo, et Ill est vraiment perché. Dès son arrivée Cross demandera d’ailleurs direct « alors moi je veux savoir un truc : qui vous a renseigné », et un autre nous dira à peu près la même chose. Mais pourquoi vous m’avez fait parler comme une loque ? Bah parce que c’est tout ce qu’on a trouvé, le flow de Cross étant le plus posé de tous, alors que les autres sont déjà bien lents, et l’ovni Monsieur Cross 2 nous a marqué. Concernant ce son, et « l’instru de clown » (rires) en fait, sans me justifier hein, mais mon idée c’était de jouer sur le décalage entre mon flow, ma voix et l’instru qui est vraiment inhabituelle, on s’attend pas du tout à m’entendre dessus. Détail troublant, sans sa voix, difficile de reconnaître Cross, qui a non seulement une casquette, mais aussi beaucoup de cheveux. Spleenter sera profondément choqué par cette vision, ce qui donnera lieu à l’échange suivant :
Spleenter – et sinon t’as des projets ?
Cross – dans le rap, bah pas vraiment
Spleenter – non mais pour tes cheveux, tu comptes faire quelque chose ?
Cross – (rires) ah mais je vais te dire un truc : j’ai fait le ratio entre la longueur de cheveux et la quantité de meufs que tu serres, et je dois dire que j’y ai grave gagné.
Toujours au niveau capillaire, parce que c’est un sujet primordial dans le rap, Joe y va de son petit conseil technique. Au début ma mère était contre les locks, y’avait pas moyen que j’en ai. Alors le truc c’est que j’ai dit que ce serait juste pour les vacances, pendant l’été, tu vois. Sauf qu’à la rentrée j’ai dit bon ben on a qu’à dire jusqu’à la Toussaint, ce genre de conneries. Et forcément ça poussait, et au bout d’un moment bah elle a lâché l’affaire. Mais là j’ai coupé un peu, c’est plus aussi long qu’avant. Ça c’est de l’interview qu’a des couilles au cul, ou je m’y connais pas.
Son pote/manager/producteur, avec qui Joe nous explique qu’il veut monter une structure en totale indé, décrit le personnage à sa façon : Joe il a une plume, y’a vraiment quelque chose à faire avec lui. Bon le truc c’est que lui, c’est le genre… si y’a un concert et en même temps, une soirée, il va aller à la soirée (sourire).

The Wire vs Les Sopranos (bonus track)

Joe – C’est super dur, je sais pas franchement.  C’est une bonne question parce que je crois même qu’aux États-Unis y’a eu un genre d’étude des meilleures séries et c’était ces 2 qui ressortaient. The Wire j’adore, y’a plein de persos géniaux, mais de l’autre côté y’a Tony… The Wire c’est constant dans la qualité, mais Les Sopranos c’est autre chose, sans que tu saches pourquoi, des fois t’as un épisode de fou, comme quand Christopher et Paulie se paument dans la neige en voulant enterrer un Russe, et qu’ils perdent tous leurs moyens. C’est super comique parce que c’est des mafieux classiques mais là tu les vois dans une situation qu’ils maîtrisent pas, ils ont les cheveux en bataille, ils crèvent la dalle, ils sont gelés, ils s’embrouillent parce qu’un des deux a bouffé un supplément sauce du mac do alors que c’était le seul truc qui leur restait pour grailler…

Spleenter – ça faisait très Fargo, c’est un épisode réalisé par Buscemi je crois.

Joe – Sinon en ce moment y’a Boardwalk Empire, je sais pas si vous suivez.

Spleenter – Ouais, mais si je passe 50 minutes devant un épisode des fois je me fais chier. Alors que si je lis des pages wikipedias mal documentées sur certains persos de la série, je passe une bonne soirée. C’est quand même un gros problème. A part Capone, tous les persos de mafieux sont nuls.

Teo – Surtout Luciano et Lansky, l’un est un attardé impuissant et l’autre a une dégaine d’écolier. Au train où ça va, quand Siegel va débarquer, ce sera un autiste avec un yoyo en bois qui fait des clins d’œil aux meufs dans la rue (et effectivement, entre temps la saison 2 a été diffusée, et un personnage plutôt jeune appelé « Beanie » se distingue en faisant des grimaces d’enfant de 5 ans aux autres gangsters durant ses courtes apparitions)

Joe – ouais mais tu vois, déjà la série elle est pas vraiment sur ces mecs là. C’est sur le perso de Buscemi, et aussi le jeune là, Darmody. Lui il est très bon. Après ça me dérange pas qu’il affiche salement Luciano, avec le moment où il se fait avoir par la meuf qu’il baise. Parce que en vrai, à cet âge là, bah Luciano c’était un ptit con. Nous on a l’image finale du gros gangster mais ça s’est pas fait en un jour. Pareil pour Lansky. Tu vois c’est comme dans Malcolm X de Spike Lee. S’il le montre pas dans sa période de ptit con, en train de (il imite la démarche ridicule que Malcolm X tape à un moment au début du film), bah tu vois pas son évolution et ça a moins d’impact. C’est la réalité.

Il explique ensuite que c’est pareil chez les mafieux, en calant des références précises, notamment Genovese qu’il connait par cœur, avant que le tout débouche sur une interprétation très personnelle du rôle de la mafia dans le débarquement en Sicile : « faut quand même se dire un truc : sans Luciano, tu parlerais sans doute allemand. faut pas l’oublier ça ». Quand à son amour des bonnes séries, il n’en démordra pas « je vais te dire : c’est mieux que le sexe ».

Lucazz du siècle

Une anecdote sur Diomay, c’est cadeau, le rappeur préféré de Teobaldo.
Y’a tout un tas de trucs qui posent problème et qui font qu’on se prend la tête pour rien. A un moment je me suis dit pourquoi pas poser avec Diomay, je le contacte, et il répond via le net « ouais là c’est chaud je suis sur mon album », que son manager veut pas qu’il s’éparpille ou je ne sais quoi. C’est quoi ça. Moi ça m’avait plié de rire, parce que franchement si t’es un rappeur et que tu penses comme ça… La définition d’un rappeur, c’est de rapper. Les trucs « oui mais là c’est pas la bonne période », c’est n’importe quoi. Surtout que bon, je veux pas l’enfoncer, mais ça reste Diomay hein. C’est pas une tête d’affiche ou quoi. Le pire c’est que si ça s’trouve il a pensé que je lui en voulais vu que j’ai pas relancé. Non, j’en ai juste rien à foutre.
Sinon, pelle-mêle, on retiendra le patron de bar qui salue Joe et se fout de la gueule de Delarue : « faut être balaise pour passer de 20g à 0 par semaine. T’as vu sa vidéo d’excuses là ? il a pas seulement baissé son froc, il a tendu son cul en demandant si c’était assez bien ». Joe nous parlera aussi vite fait de Kenny Kenz, un rappeur belge ou suisse (ça date, faites pas chier) qu’il compte produire « il est tout frais et surtout, il est vrai, il fait que décrire son quotidien, il sait de quoi il parle, y’a pas de cinéma. C’est bien aussi de mettre des jeunes en avant, c’est comme ça que la musique se renouvelle. En France on a un peu du mal, mais aux states tu vois même des Lil Wayne, qui sont pas des anciens, ils pensent déjà à la relève, avec Young Money, Drake, Nicki Minaj. Drake c’est pas trop mon truc, mais je comprends la démarche, et Wayne a vu juste, il a ramassé le pactole avec lui, pareil pour Nicki Minaj, même si moi je suis un ancien donc je préfèrerai toujours Lil Kim, mais c’est cool. C’est comme Cory Gunz, il a vu qu’il était dangereux, il l’a signé» Et Rick Ross (ça c’est d’la transition) ? J’apprécie bien. Après le problème que j’ai c’est que c’est glacial, c’est une machine le mec, c’est presque… c’est trop parfait des fois. Tu sais que t’auras l’instru classieuse ici, le feat avec tel rappeur là, le refrain de John Legend là-bas… faudrait que ça respire plus, mais sinon chapeau. Concernant Kenny Kenz, on n’était déjà pas emballés à l’époque, et ça n’a malheureusement pas changé après écoute de leur mixtape commune. Et si on avait un doute sur tous ces gens qui arrêtaient Joe dans la rue alors que c’est même pas son quartier, l’intéressé clarifiera les choses avec une simplicité lucide « bah quand on était encore dans le biz on mettait bien beaucoup de monde, faut pas chercher plus loin hein ». Le même détachement qui lui fera dire en nous quittant « vous faites comme vous le sentez, vous êtes libres pour le texte, je veux pas avoir mon mot à dire dessus, tant mieux si ça pique des fois même ».

Par la suite j’ai revu Joe une fois, où au détour d’une conversation il lâchera tranquillement « moi si j’avais eu l’occasion de faire ça, j’aurais foncé direct. C’est vraiment génial d’être critique de film, ou sinon critique littéraire, c’est vraiment bien ». Bref, un rappeur qui gagne à être connu sans être enfermé dans une case, même si c’est évidemment peine perdue, parce que le public est un con. Cela rejoint d’ailleurs une réflexion qu’il avait eu quand on lui avait fait remarquer qu’il avait un côté très à l’ancienne, vieux Paris dans ses références, qui rejoignait le côté bien écrit de ses lyrics. Renaud, Gainsbourg, Coluche, ouais, si je les cite c’est parce que je me reconnais, je les ai découvert tout jeune et j’aime toujours bien. Desproges aussi, j’adore, Audiard, pareil. Et Dieudonné (ouais on lâche pas l’affaire) ? Ouais… (il hésite, comme s’il attendait qu’un agent du Mossad sorte des chiottes en hurlant putain on en tient un) Ouais. Ouais, j’aime bien également, c’est très bien, il est fort. Puis, après une hésitation, cette dernière phrase qui, à mon sens, résume bien le personnage : En fait, je déteste la bêtise.

Joe Lucazz et Kenny Kenz – Espèce Chaîne Gang

Joe Lucazz – Rencontre avec Joe

Joe Lucazz – Rap de banlieusard 2

Joe Lucazz – des sons à droite à gauche, de ci de là, cahin caha (avec Nakk, Alpha 5.20, Monseigneur Mike, Zekwe Ramos et d’autres gentils garnements, le tracklist est mal écrit, mal taggé, et chaotique, mais tu vas pas faire chier non plus)

Joe & Cross feat Despo & Escobar Macson – Crack music et bijoux de famille

ce morceau n’existe nulle part à la base, mais c’est pas ça qui va nous arrêter. Une production Blavog, unique et historique comme un god dans la chambre d’une bonne sœur (ça c’est bien, parce que god, godemiché, mais god, Dieu : un jeu de mot très classe qui conclut une année qui l’a été tout autant).

Et une bonne année bande d’enculés

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Ca sent le sapin

Parce que la nature est belle, la lessive LeChat, le blavog se devait de vous offrir ce présent : Treevenge. Ca veut dire quoi treevenge ? ça veut dire l’arbrevanche. Ca veut dire quoi l’arbrevanche ? ça veut dire ta gueule, tu poses trop de questions, mate le truc et on en reparle après.

voilà. best christmas ever. scénario de fou furieux, humour de sociopathe, répliques cultes, effets spéciaux bluffants et jeux d’acteurs proches de la perfection : ces 16 minutes justifient à elles seules l’invention du cinéma parlant. la preuve qu’avec peu de moyens mais une putain de bonne idée on peut aller très loin, et même plus encore. avec un subtil message écolo en bonus, autant dire que Avatar n’a qu’à bien se tenir continuer de montrer des autistes en train de sucer des bites de naviis sur pandora. Les vrais savent qui sont les boss.

attention : un hommage/référence à Cannibal Holocaust se cache dans ce court-métrage. Sauras-tu le retrouver ? probablement pas.

Inutile de dire merci (mais faites-le quand même). comme disait l’ivrogne du précédent billet, « c’est gnôël ». ou un truc du genre.

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