Archives de Tag: download

Cinéfilou – hors-série – MandElba

large_the-office-broke-idris-elba

Parce que bon, hein.

Autant se faire plaisir quand on peut.

donc ça va d’une comparaison Stringer/Mandela à une question golmon sur Pacific Rim, en passant par James Bond, Green Lantern et un super clash avec Morgan Freeman (non, pas du tout), sans oublier la « question qui tue » à la fin. Tout ça en moins de 10 minutes. That’s what she said.

et pour ceux qui se demanderaient, ça a bien eu lieu le 02/12, donc exactement 3 jours avant la mort de Nelson. Chacun en conclura ce qu’il en voudra.

lachédékom si vous kiffez le uc’ à Spleenter

et ça c’est pour les fans de The Wire :

ici

et là-bas

1 commentaire

Classé dans cinoche, hors-sujet, Interview (et ouais mon pote !), série

Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

5 Commentaires

Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !), soirée entre filles

Sylar is gone

bon app'

Vous l’avez constaté, Kennedy ne figure finalement pas sur le traklisting définitif de Autopsie Volume 3, la dernière tape du plus connu des rappeurs Suisse.
Pour lui, nul doute, la faute incombe à Seth Gueko, ce gitan de mini golf.

Ken -Tu peux pas te débarasser de moi comme ça, NO YOU CAN’t !
Seth -Sblax sblax ma couillasse !!
Ken -Y a pas de sblax sblax qui tienne. Avant Booba parlait de moi comme le futur du rap, après Ouest Side. J’étais sa petite princesse. Et vous avez tout gâché…
Despo -Qu’est-ce qui se putain de passe ici ?
Ken -Toi aussi tu fais partie des conspirateurs, vous avez volé ma place

Despo -Toute chose à une fin, sauf les bananes qui en ont deux.
Ken -…
Seth -Sblax ?
Ken -J’ai compris la phrase mais j’ai pas compris la phrase EN MEME TEMPS !
Despo -Les oeufs et la caillasse ne breakdancent pas ensemble. Et maintenant je me casse parce que la dernière fois que je t’ai parlé j’ai fini dans un remix terrifiant à sortir des non-punchlines ridicules et j’avais une casquette pourrav dans le clip.
Ken -Ouais c’est ça casse toi pauvre con. Ah merde je me suis trompé de président. Je voulais dire YES WE CAN’ !
Despo -Retiens ceci avant de partir : Si le crocodile a mis un pantalon c’est qu’il a trouvé où mettre sa queue.
Seth -Putain ça a aucun sens, j’adore.
Despo -Si ça a un sens.
Seth -Ça c’est valable que si on s’en rend compte.

Le petit Zaïrois ne préfère rien rajouter et s’en va pour de bon cette fois. Laissant les 2 nouvelles sensations du rap Français décider entre eux de qui sera l’avenir. Il n’emmène pas Dosseh avec lui mais Dosseh le suit quand même.

combat de putes !

Seth -Écoute ma couillasse, t’as été l’avenir du rap de 2005 à 2008 c’est déjà bien, mais maintenant l’avenir du rap c’est moi.
Ken -Truc de ouf !! qu’est-ce que t’as de plus que moi ?
Seth -Je suis le super héros du rap, je suis comme un X-Men tu vois ?
Ken -Ben non,les X-Men c’est Ill et Cassidy…
Seth -Non mais j’ai tous les pouvoirs de tous les rappeurs réunis en moi. Zdedededex
Ken -Mais ?! Truc de ouf !! C’est moi ça EN MEME TEMPS !!! J’ai tous les flows gros ! Le 94 nique sa mère gros !
Seth -Ouais mais moi j’ai pas trop tardé à sortir mon album. Seulement 4ans. Et maintenant il est dans les bacs.
Ken -Nique sa mère gros ! Ça c’est encore moi TRUC DE OUF !
Seth -Mais moi ma pochette est superbe, je suis en mode coup de poing dessus…
Ken -T’as encore eu la même idée que moi EN MÊME TEMPS ! Je suis en mode coup de coude sur ma pochette, moi.
Booba -Elles sont vraiment trop laides vos pochettes…
Seth -Mais la mienne est la plus moche !
Ken -Non c’est la mienne la plus moche !!
Seth -B2O, départage nous. Toi tu t’y connais bien en pochette de mauvais goût ma couillasse. La pochette de « 0.9 » c’est le truc le plus krawex que j’ai vu depuis longtemps.
Ken – pour le coup je suis d’accord avec lui en même temps.
Booba – vous voulez des albums dans la gueule ou quoi ?!

Vu que les mamans du petit Seth Gueko et du petit Kennedy ne sont toujours pas venues les chercher, Booba en a la garde et ne peux les laisser seul en studio. Ils seraient foutu d’enregistrer encore de morceaux ces cons là.
Il est donc bien obligé de les emmener avec lui en promo à la radio. Il y va également accompagné de son crew Mala, Brams, Djé et Naadei.
Pour ceux qui n’écoutent plus les émissions rap à la radio, je vous rassure, c’est toujours comme quand vous en avez eu marre, on dirait des autistes dans une réunion d’alcooliques anonymes.
Jacky -T’entends pas ou quoi ?! Hiiiiiiiiiii !
Booba -Si si !
Jacky -Et là je reçois l’homme qui va par le nom de B2O ! Haaaaaa !
Booba -Si si !
Jacky -Et il est pas venu tout seul ! Hyaaaaa !
Booba -Non non !
Jacky -Tu vas nous présenter toute ta clique. Haaaaaaan !
Booba -Peut-être peut-être.
Jacky -Huuuuuuuuuuu ?
Booba -Je suis pas assistante social. Si ils veulent se présenter ils le font eux même. Moi c’est pas mon but de présenter les autres. À l’époque de Lunatic, avec Ali on se présentait tout seul. On a attendu après personne pour nous présenter alors je vois pas pourquoi je présenterai les gens maintenant, bande d’assistés de merdes.
Ken -Il a raison EN MÊME TEMPS ! Kennedy dans la maison ! Le 94 dans la maison ! On m’appelle Kennedy ou Futur parce que j’ai trop d’avance.

Jacky -…
Seth -Zdedededex ! ma couillasse ! Moi c’est Seth Gueko ! La chevalière !! Marche avant ! marche arrière ! Sblax Sblax ! Saint Ouen l’Aumône tiex ! Et je suis le nouvel avenir du rap Français.
Jacky -…
Booba -Ouais voilà. Et avec moi y a mon crew de d’habitude. Toujours Mala et Brams.
Mala -Izi !
Brams -Izi !
Booba -Et y a aussi le nouveau, Djé. C’est le futur futur du rap Français.
Djé -Enchanté je suis.
Booba -Je l’aime bien parce qu’il est comme maître Yoda, faut remettre les phrases dans le bon sens pour comprendre ce qu’il dit.
Djé -Haut de Seine en l’air Dexter apparaît le gang.
Booba -Bon bah là j’ai rien compris par exemple… Tu peux pas dire « izi » comme tout le monde ?
Seth -Izi !
Ken -Izi ! Moi d’abord !Je l’ai dit en premier !
Booba -Mais pas vous bande de cons.
Jacky – T’entends pas ou quoi ?! On revient après la pub pour le freestyle collectif ! Hooouuuuuuu !!
Seth -Super, j’ai le temps d’aller aux toilettes pour me faire une bistouflex !

Après la pub vient le freestyle où Kennedy pensait briller depuis qu’il acquit une impressionnate collection de flow puisque, rappelons le, il les a tous.
Seulement voilà, ça ne change finalement rien il est toujours au même niveau par rapport aux autres.

Ken -Mais je comprends pas, j’ai tous les flows en même temps pourtant…
Booba -Bah c’est que depuis nous on en a changé plusieurs fois.
Ken -Quoi ? Truc de ouf ? Vous changez de flow ?
Brams -Izi ! Bah oui, moi je rappe plus comme à l’époque 45, qui était déjà différent de time bomb. Et même depuis Panthéon j’en ai changé.
Mala -Iiiiiiiiiziiiiiiiiiiiii !!!
Ken -Mais pourquoi faire ? C’est quoi le projet en même temps ?
Booba -C’est pour pas rapper tout le temps de la même façon. Moi par exemple sur autopsie volume 3 je rappe avec 2 de tense et je respire fort à la fin de chaque mesure, j’ai un flow amorphe et des intonations d’autiste et le public aime ça parce qu’il est pas habitué tu vois ? Ça s’appelle progresser. Enfin en France en tout cas.
Ken -Truc de ouf ! J’ai encore beaucoup à apprendre.
Booba -Par exemple tous les flows que tu as maintenant, bah tu pourrais t’en servir aussi… En même temps…
Ken -Wahou ! Trop fort ! Truc de ouf ! J’y aurais jamais pensé mais c’est vrai que je pourrais. YES WE CAN !

Seth Gueko saisit alors là sa chance d’évincer son rival de toujours de maintenant.
Seth -Pour y arriver il te faudrait le flow initial !
Ken -Le flow initial ?

Seth -C’est la formule secrète. Le flow de Rockin Squat.
Ken -Pas con du tout ça ! Je vais aller chercher ce flow !

Et là dessus Kennedy s’en va pour prendre le premier avion pour la jungle amazonienne où bon nombre de danger le guettent. en chemin il croisera peter petrelli eklips du remède qui s’avérera être son frère caché et bien d’autres surprises toutes plus désagréables les unes que les autres.
Booba -Mais… Squat il a jamais eu de flow en fait… Ni maintenant ni avant…
Seth -Voilà ! Comme ça il trouvera jamais et il reviendra jamais nous faire chier. Sblax !

seth explique qu’il est le xmen du rap
http://rapadonf.fr/blog/2009/04/seth-gueko-interview-rapadonf-video/
peter petrelli en pleine action

9 Commentaires

Classé dans Le Sylar du rap Français

The Mala billet (prélude)


Le plus grand rappeur suisse, Booba, se rend en studio. Mais sur le trajet, il change plusieurs fois de place.

Booba – Qu’est-ce que t’as ? T’es véner ?
Chauffeur – Non monsieur.
Booba – Si t’es véner ! Je le sens. Mais je pose mon cul où je veux comme Rosa Parks !
Chauffeur – Bien monsieur.
Booba – Ton mépris à l’encontre de mon peuple ne te grandit pas.
Chauffeur – Désolé monsieur.
Booba – Vous les chauffeurs vous vous croyez tellement malin… Tu te crois supérieur à moi ?
Chauffeur -Non monsieur.
Booba – Et bah tiens, regarde. Je m’assois là maintenant. Tu dis plus rien, hein ?! Vous êtes bien niqué maintenant que le président du monde c’est un noir. Je vous ai toujours dit que ça arriverait, bande de taches.
Chauffeur – vous avez raison monsieur.
Booba – dépose moi là, georges.
Chauffeur – je m’appelle Bakary, je suis sénégalais, je vous l’ai déjà dit
Booba – ben c’est pas en livrant des pizzas que tu vas avoir ta propre bm
Chauffeur – je suis chauffeur, pas livreur de pizza
Booba – t’es surtout viré.

Booba sort et, n’étant pas homme à rechigner sur les primes de licenciements, demande à une pute de sucer son chauffeur. Mais pas plus parce qu’il soupçonne cet homme d’être profondément négrophobe. Il est maintenant en studio pour voir où en est l’album de Mala qui doit sortir bientôt depuis 1996.

Booba – Où ça en est ?
Brams – Izi ! Encore 3 ou 4 minutes.
Booba – J’ai le temps d’écrire 7 nouveaux morceaux… Et Brams, écoute ça. Tu te souviens quand je disais « J’ouvre des sociétés, t’ouvres des boîtes de conserve. »
Brams – Izi ! Ouais !
Booba – Ou quand je disais « Tu manges au Quick, je mange du ferme. »
Brams – Euh… oui…
Booba – Ben là je vais dire « T’envoies des textos à ta go. Je lui envoie des diamants. »
Brams – izi bien.
Booba – Et aussi « Je paye ma bouteille, tu payes ta canette. »
Brams – Izi. Bah ouais… Pourquoi pas… Tu pourrais aussi dire « Garde la pêche ducon. Je pèche sans jamais me repentir. Tu pêches des thons. »
Booba – Non, ça c’est nul. Je comprends que ton album ait pas bien marché.
Brams – Mais j’ai jamais sorti d’album.
Booba – Je crois me souvenir de ce que tu as sorti !
Brams – Ah non, je t’assure. Mon seul album, c’est l’album photo de ma famille.
Booba – Il ne me semble pas avoir autorisé ça…
Brams – …
Booba – Ecoute ça « On baise ta grand mère si elle est encore en vie. » c’est une pique pour Rohff.
Brams – Izi ?
Booba – Parce que lui il déterre les grands mère et il les baise même si elles sont déjà mortes. Bah moi pas. J’aimerais bien voir sa tronche quand il entendra ça. Ahaha ! Et ensuite en interview je dirai que je n’ai jamais visé personne.
Brams – personne captera cette phrase, sauf peut-être des mongols.
Dje – ou des chinois.
Brams – toi par contre y’a pas qu’au micro qu’on comprend rien à ce que tu dis.
Booba – Et tu te souviens quand je disais « Musculation et poulet braisé » ? bah là je vais dire « Musculation et rice and bean. » Et tu te souviens quand je disais…

Mais avant que B2O finisse sa phrase et que Brams ne se jette par la fenêtre, Marc d’Animalsons fait son apparition.

Booba – double poney (clip) http://www.youtube.com/watch?v=9zos4BfiPm0

20 Commentaires

Classé dans zizi don milou

Wire & rap game (1)

avec des si on couperait du bois
pasque c’est un truc qui m’a toujours titillé.
faire des correspondances stupides entre la fiction & la réalité.
en plus entre le temps que je me mette en route, les ricains m’avaient déjà piqué l’idée (http://smokingsection.uproxx.com/TSS/2009/02/if-rappers-were-characters-from-the-wire), alors comme on aime pas trop recycler les merdes ici, on a fait la même mais en français. y’en a dans la caboche du blavog quand même.
si y’a des trucs qui vous paraissent incohérents, si vous avez de meilleures idées pour les parallèles à faire, et ben j’en ai rien à foutre mettez les en commentaires, soyez pas timides.
et ce sera en 2 ou 3 parties, parce que les images & wordpress c’est relou, surtout quand on fait aucun effort et pis comme ça vous aurez l’impression d’être gâtés 2 fois plus bande de ptits canaillous.

Avon Barksdale

Passi
le mec arrivé quoi. installé, il a fait son biff, même en dehors du game il continue d’être une figure de poids et de mailler.

Stringer-Bell

Kenzy
bizness man dans l’âme jusqu’au bout, un poil trop sans doute, ses pairs ne l’ont pas toujours compris. il a contribué à construire un empire mais il s’est écroulé juste au moment où il touchait au but : la respectabilité.

Prop’ Joe

pasqu’il est gros et qu’il a une bonne tête, et bien qu’un peu roublard, il reste sympa quand même. en plus il est là depuis longtemps et toujours de la bonne came. un mec cool, quoi.
http://www.dubcnn.com/media/audio/driver-meccool/

wallace

Disiz la Peste
la gentillesse n’est pas faiblesse, sauf quand elle l’est. trop naïf pour ce monde de brutes, fallait qu’il parte.

Chris Partlow

mala

Mala
« tu m’connais pas, moi… »
il est sale, il exécute sans poser de questions, on ne comprend que très rarement ce qu’il pense, et encore ça c’est quand il parle.

Felicia « Snoop » Pearson

Casey
« perhaps the most terrifying female villain to ever appear (in a television series). » c’est pas moi qui le dit, c’est Stephen King. vraie citation, tu peux vérifier si t’as que ça à foutre.
bah oui. forcément. ça tombe sous le sens. Zec to zec.

marlo
booba
booba
des glaçons dans les veines, les canines qui rayent le parquet, il ne s’arrête jamais avant d’obtenir ce qu’il veut, et ce qu’il veut c’est souvent beaucoup trop. et il pète plus haut que son cul desfois, aussi.

Brother Mouzone

ILL
aucune ressemblance dans le caractère, mais c’est le tueur que sa réputation précède, en plus il disparaît quand tu t’y attends pas et réapparaît quand tu l’attends plus, donc on est obligés.

Cheese

Kennedy
tu sais pas trop pourquoi mais quelque chose te dit qu’il bouffera à tous les râteliers, il change d’équipe comme de casquette et malgré ça on le déteste pas non plus, même si « this boy has been nuthing but a deception ».

Michael

Escobar Macson
jeune prodige du quartier, précoce, doué en tout, pris en charge par les mauvaises personnes ce qui ne lui rendra pas service, maintenant il veut sa part.

Dukie

Nubi
même situation que michael, mais avec encore moins de chance, et beaucoup moins débrouillard apparemment.

Nick Sobotka

seth gueko
représente les ouvriers, flirte avec la rue et, livré à lui-même, finit par se ramasser la gueule comme on le sentait depuis un moment.

Ziggy Sobotka

orelsan-500
orelsan
un brave petit gars à la base, mais le manque de confiance en soi ça mène à des tragédies.

Sergei « Serge » Malatov

sefyu molotov
pas seulement pour le nom et l’accent, mais aussi pour ça : « he had a head ? he had arms ? so it wasn’t us » —> quand t’entends boucher, y’a lui qui va avec.

Bodie

Salif
trop rue pour gravir les échelons, il finit par foutre un chassé dans la fourmilière pour se faire entendre, ghetto soldier style. en général ça réussit moyen niveau plan de carrière.

Cutty fabe
Fabe
repenti, il a fait le tour du game, maintenant il observe de loin sans trop d’illusion, même si les plus jeunes le calculent plus, son nom est encore respecté des connaisseurs.

POUR LA SUITE C’EST PAR ICI

remake__the_wire_animated_by_paulsizer-d3i7z4q

14 Commentaires

Classé dans hors-sujet, série

mieux vaut pas venir que guérir (3)

 

 

Booba – Bon, t’es peut-être un pro de l’autopsie…
Autop C – Je suis au top, si !
Booba – Mais à partir de maintenant les autopsies se feront aux scalpels rouillés. économie.
Koffi Trop 2 Style – T’arrives même pas à gérer ton buzz, négro. Comment tu vas gérer un hosto, negro ?
Booba – Mais t’es qui wesh ?
Autop C – C’est mon assistant. Y a un nouveau à la morgue et c’est mon pote Koffi.

Booba – y’a une raison pour laquelle vous avez attaché ce cadavre de vieux au plafond ?

Koffi – c’est pour s’entraîner, ça fait un punching ball

Booba – pourquoi faire un punching ball avec un cadavre ?

Koffi – ça sert à quoi d’avoir un cadavre si on en fait pas un punching ball ?

Rockin’squat – s’il vous plaît, je vous répète que je suis pas encore mort !
Autop C – faut pas faire gaffe, c’est une réaction chimique normale au début de la décomposition. ça s’appelle le déni.

Booba –  putain de cassos… c’est pour ça qu’on y arrive pas à la fin du mois ! Et d’abord, je suis même pas sûr qu’il y ait des légistes dans un hosto…
Autop C – J’en sais rien non plus. C’est la vision de Salif tu lui demanderas.
Booba – Bordel ! Pourquoi les auteurs écrivent des scènes qui servent à rien ?
Autop C – C’est pour meubler, ducon.
Booba – meubler ? Ah non ! J’ai fait des coupes dans le budget des meubles. Les bollos… fin les clients… Les patients pardon, dorment par terre maintenant.


On retrouve les petits gars de Nysay qui ont fait tout le tour parce qu’ils obéissent au concierge. C’est un grand de l’hôpital (plus de 2 mètres). Ils pénètrent une nouvelle chambre. Black Kent est dans un lit et Driver qui lui rend visite est assis sur deux chaises.

Driver – Ah docteur. Qu’est-ce qu’il a mon pioupiou ?
Salif – J’en sais rien je viens d’arriver. EXs, file le dossier. Ah mais oui ! Vous êtes Black Kent de la Sexion D’Assaut…
Black kent – Je fais pas partie de la Sexion D’Assaut…
Salif – Infirmière !!!! Amenez moi des tranquillisant, le patient perd la boule et montre une attitude hostile.
Driver – Non docteur, il ne fait vraiment pas partie de la Sexion, il dit la vérité.
Salif – Infirmière !!!!! Ramenez moi deux doses de tranquillisants… Enfin plutôt trois… Vu son gabarit à là uiç. Fais des pompes mec.
Driver – Mais je vais très bien moi docteur.
EXs – Ouais bah fais des pompes sinon ça va pas durer.
Amel Bent – Tenez voilà les tranquillisants.
Salif – Merci sale pute. C’est l’heure de la dose envoie les piquouses.
Driver – Pourquoi c’est Amel qui fait l’infirmière ? Ça aurait pas pu être Vitaa ? J’aurais préféré.
Salif – C’est parce qu’elle ressemble plus à Carla dans la série Scrubs et que ce billet est en partie né d’une trop grosse consommation de cette série.
Amel – Ah ? Alors maintenant on le dit carrément, on respecte plus rien quoi ?…
Salif – On a jamais rien respecté, sale pute.
Rohff – Parce que le Blavog c’est trop sans respeeeeect !!
Black Kent – Excusez moi d’intervenir, d’habitude j’fais pas ça mais je me suis fait mal à la mâchoire et je viens juste pour ça.
Salif – Bah ferme ta gueule ça ira mieux.

 

 

 

Black Kent -Euh… Excusez moi d’habitude je fais pas ça, j’aime pas trop, mais là je dois insister… Vraiment…
Salif – Rien à foutre.
Black Kent – Mais j’ai même apporté mon scalpel.
Salif – Notre chirurgien c’est Rohff et lui il opère avec une pelle. Alors tu penses si on s’en branle de ta lame de minipouce.
Black Kent – J’aime pas faire ça d’habitude, mais j’aimerais bien que vous me soigniez s’il vous plait…
Salif – Bon bah on va appeler notre dentiste.
Dry – Tout le monde à terre ! Terre !
Black Kent – C’est lui le dentiste ?
Dry – Je viens pour déraciner tes molaires !
Black Kent – Bonjour docteur. J’ai ramené mon scalpel si besoin est, vous allez m’ausculter avec quels sortes d’instruments ?
Dry – La kalash ou le pompe c’est comme tu le sens.
Black Kent – Je… Euh… D’habitude j’aime pas trop faire ça mais je peux vous demander d’appeler mon médecin traitant ? Parce que docteur Fouiny Fouiny fait du bien.
Salif – là il est parti en vacances sur Royal Air Maroc.
Black Kent – Dites lui que c’est son boy Black.
Salif – Ouais, non, il a dit qu’il s’en foutait.

Black Kent – comment vous savez, vous l’avez pas appelé !

Salif – oh, comme si ça changeait quelque chose… bon ok.

 

il se tourne quelques secondes.

 

Salif – allo ? ouais, il dit que c’est ton boy black… tu t’en fous ? ok.

Black Kent – attendez vous vous foutez de moi, vous avez pas de blue tooth, vous avez juste plaqué votre main contre votre oreille et fait semblant de…

Salif – attendez… oui ? (il replaque sa main sur son oreille) hmm. hmm.

Black Kent – quoi ?

Salif – ma main dit que vous devez impérativement vous taire.

Black Kent – mais !!
Dry – Quelle chochotte, je regrette que tu sois signé sur le même label que moi finalement…
Black Kent – Mais je ne fais pas partie de la Sexion D’Assaut, bon sang !
Salif – Infirmière !!!

 

Dr Cox Top 5 rants http://www.youtube.com/watch?v=t-b6GIo1g68

salif – il suffit http://www.rap1pulsif.com/mp3.5467.salif.il.suffit.html

black kent – shoot me down http://www.youtube.com/watch?v=JrgLpps7q-c

4 Commentaires

Classé dans Avec Salif, série, sliphop, tu parleras moins avec une batte dans ton c...

mieux vaut pas venir que guérir (2)

 

Nos deux compères de Nysay se dirigent donc en blouses blanches à travers les couloirs de l’hôpital. Ils arrivent à une première chambre où un malade étonnamment laid et informe est allongé en attendant les résultats de ses tests.

 

Salif – Salut.
Patient – Bonj…
Salif – Ca n’appelle pas de réponse, tu la fermes. Alors bon, j’ai lu le dossier vite fait. Faut faire des pompes, matin, midi et soir. C’est tout.
Patient – Mais je ne peux pas dans mon état.
Salif – Vous voulez un deuxième avis ? Demandez à mon assistant.
EXs – Pompe et pousse à fond la fonte.
Salif – Et vend du shit mec.
Patient – Mais je ne peux pas je vous dis, j’ai le bras cassé.
EXs – T’es une chatte ? Docteur, je préconise une opération de changement de sexe pour ce patient. Qu’il se transforme en blonde.
Salif – Une SDB ? OK ! OK ! Ouiiiiiiiii !
Patient – Mais vous êtes tarés ?!…
Salif – EXs tient le, je prépare l’anesthésie.
 
 

 

Le docteur Salif sort alors une batte et défonce la télé.
 
 

 

Salif – C’est bon elle marche on y va…
Patient – Nooooooooooon !! Je veux une vraie anesthésie. J’exige un anesthésiste professionnel.
Salif – Ah oui. Excusez nous monsieur Bouneau, on avait oublié que vous étiez une chatte. J’appelle l’anesthésiste de service.
Doums – Bon, elle est où la fiotte ?
EXs – C’est monsieur Laurent Bouneau ici présent.
Salif – C’est une chatte. Allez-y monsieur Bouneau, tu t’allonges comme May Line.
Patient – Vous êtes sûr d’être habilité Docteur Doums ?
Doums – SIR Doums ! Bon alors je vous explique comment ça va se passer. On a plus le produit habituel pour endormir les patients, restriction budgétaire, donc je vais vous doser de la morphine jusqu’à ce que vous frôliez le coma. Je vous explique comment je procède…
Patient – De quoi ? Le coma ?
Salif – Si vous préférez, j’ai toujours la batte.
Patient – …
Doums – Je disais donc, trop de style, sperme dans le brushing, profil banlieusard, je kick, sors la morphine.
Patient – Mais c’est pas possible ça. Vous pouvez même pas me dire un truc rassurant dans cet hôpital ?
Doums – Je confonds « 300 » et « Le seigneur des anneaux. »
Patient – Mais qu’est-ce que j’en ai à foutre ?
Doums – Et bah disons que ça n’influera pas sur le bon déroulement de votre opération. Vous serez maintenu en vie par le shit et la coke plein le block opératoire.
Patient – Non attendez ! Je dois pas d’abord prendre une douche à la méthadone avant ? Histoire que je m’echap… que je me prépare ?
Sir Doums – On en a plus non plus de ça. Restriction budgétaire. Mais vous pouvez prendre une douche de 9 millimètres si vous le désirez.
Patient – Non ! merci… Sans façon… Mais qui est le chirurgien ?
Rohff – Tchicky ! R.O. tchicky ! H. 2 F. ! Rohff le capi’chef !

 

Laurent Bouneau s’évanouit. Le docteur Salif et son interne EXs repartent alors dans le couloir pour poursuivre leurs visites.
 
 

 

EXs – C’est curieux, mais le fait de changer de sexe était finalement ce qui avait l’air de moins le faire chier.
Salif – C’est parce que comme ça il pourra s’attirer plus facilement les faveurs de son patron, Pierre Bellenflure.
 
 

 

Ils sont alors arrêtés par le concierge, un grand gars de près de 2 mètres habillé en gris, un balai à la main et l’air pas commode.
 
 

 

Salif – Qu’est-ce que vous voulez encore ?
Issaka – Vous pouvez pas passer par ici. Je viens de nettoyer ce couloir. Vous allez devoir faire tout le tour du bâtiment.
Salif – Et alors, si on passe on aura juste les chaussures mouillées, ça fait quoi ?
Issaka – Oui, sauf que j’ai fait face aux restrictions budgétaires. j’ai dû remplacer l’eau de javel par un produit fait par mes propres soins à base de sauce tomate et d’Eristoff que j’ai volé à la cantine.
Salif – … Vous nettoyez le sol avec de la sauce tomate et de vodka ?
Issaka – Oui. Sauf le Jeudi. Je ne lave jamais le Jeudi. je suis trop occupé à faire fondre des balles de G.L.O.C.K.

Exs – mais dans quel but ?

Issaka – après je mets ça petit à petit dans la bouffe des flics. comme ça ils ont une balle de glock dans la tête

Salif – ben non c’est dans le bide du coup…

Issaka – écoutez chuis pas médecin, je fais ce que je peux.
 
Qui est donc ce directeur qui réduit tous les budgets de l’hopital ?
 
Nysay feat Issaka – On fume on traine http://www.youtube.com/watch?v=fdseQ4AsD_A

2 Commentaires

Classé dans Avec Salif, série, sliphop