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Interview B-La (1/3)

Si vous vous souvenez bien, il y a quelques temps on a mis un petit article sur B-La.
Et si vous vous souvenez pas, c’est normal, vous êtes des lecteurs du Blavog (oui, je sous entends que vous vous droguez).
Au milieu de blagues grivoises et bien lourdes, on avait habilement dissimulé quelques compliments.
Mais ce qu’on oublie quand on écrit nos conneries, c’est que d’autres vont les lire.
Et la principale intéressée elle même à eu vent de ce petit article et est venue laisser un commentaire.
Seulement voilà, pour laisser un commentaire il faut donner son adresse mail.
Le piège se referme…
Car on vous interviewera tous et toutes !

Teo -Donc on est avec B La, cette fois ci.

Spleenter -Ça sert à rien de dire ça…

B La -« Cette fois ci elle pourra ouvrir sa gueule pendant que je dirai des conneries. »

Teo -Voilà, c’est ça. Justement, comment t’es arrivée là ?

B La -Comment je suis arrivée là ?

Spleenter -Pas sur le canapé, mais « là » dans cette situation.

B La -Dans ma situation ? Dans quelle situation ? Parce que les gens ne savent peut-être pas.

Teo -Comment tu t’es retrouvée sur le Blavog ? Pourquoi ? Est-ce que t’as pas peur ?

B La -Oh putain si. J’ai trop peur !!… Comment je me suis retrouvé sur le blavog, je sais pas en fait. Y a quelqu’un qui est venu me voir sur facebook pour que j’aille lire ce fameux article. Auquel d’ailleurs, j’ai répondu. Ensuite j’ai l’un des 2… mm…

Teo -Connards ?

B La -Peut-être pas. L’un des 2 qui avait écrit ce fabuleux article qui m’a contacté. Pour essayer de voir pour, peut-être, une vraie interview.

Teo -C’est ça, je te disais que si tu voulais revenir dans le peura, on pouvait faire une interview.

B La -Voilà.

Teo -Et t’as dit en gros que t’avais d’autres choses à dire. Même si tu revenais pas dans le rap.

B La – voilà. C’est pas parce que je suis plus dans le rap que j’ai plus rien à dire. Et effectivement, ça pourrait être intéressant aussi de pouvoir parler d’autres activités.

Teo -Parce que t’avais d’autres projets, pas très loin du rap non plus, d’ailleurs. (B La a fait partie d’une boîte de prod qui tourne des clips pour des rappeurs frinçais, entre autre)

B La -Ça touche toujours à la musique, c’est ça qui est bien. Parce que j’ai toujours été dans la musique, donc ça me permet de toujours avoir un pied dedans. Et puis avec l’expérience que j’ai pu acquérir avec le rap que j’ai fait et les clips que j’ai fait, ça m’a servi.

Spleenter -Tu peux citer des clips que vous avez fait ?

B La – Alors on en a fait pas mal. J’avais participé à quelques clips de Poison, de la Comera, Youssoupha, Kozi, Brasco.

Spleenter -Youssoupha c’est le dernier là ?

B La -On a fait le featuring avec Kozi. Comment ça s’appelle déjà ?

Spleenter -C’est pas grave.

Teo -Nous non plus on sait pas. On l’a su, on l’a lu mais on sait plus.

B La -Ah oui. En fait, c’est un morceau en lingala.

Spleenter -Bah c’est pour ça qu’on s’en souvient pas…

B La -Ok… Donc voilà, on en avait fait pas mal.

Spleenter -Tu peux citer des références ?

B La -En fait, admettons que pour un clip le mec va dire « Je voudrais trop faire un truc en club. » Je regardais plein de clips, que des clips faits en clubs. Bon, les clips faits en clubs en général c’est pas super original, mais il va y avoir des trucs. Des petites lumières là, ça ça va être bien. Franchement, t’en citer ? Je sais pas… Au niveau clips, franchement, j’ai pas de références particulières.

Spleenter -Ouais, tu regardais tout et tu piochais ce qui t’intéressais.

B La -Franchement, c’est ça.

Teo -Tu piochais aussi dans les films ?

B La -Bien sûr. Surtout les films. Je suis une grande cinéphile, donc c’est clair que ouais. Après j’ai des goûts particuliers, moi, personnellement, donc on s’en fout…

Spleenter -Bah si, vas-y ! Ça peut être rigolo, déjà.

B La -J’aurais bien aimé faire un clip d’horreur, tu vois ? Genre avec des zombies.

Spleenter -En plus ?

Teo -Lui, il s’en fout pas ! Ça lui ferait plaisir.

B La -Ou tu sais, tout ce qui est super héros, moi je kiffe ! Je suis très jeux vidéos et tout. J’aurais bien aimé faire un truc comme ça.

(ensuite ça tourne autour du résultat des clips et B La dira que la satisfaction du client c’est ce qui compte avant tout. Ce à quoi Spleenter trouvera immédiatement un double sens et Teobaldo rira comme une hyène)

B La -Le clients étaient satisfaits. Après, bien sûr, y en a qui disent vouloir changer des choses, c’est normal. Moi, quand je faisais mes clips, y avait des trucs qui étaient pas… Tu vois ? « Putain ! Vas-y ! Je suis moche là dessus, enlève ça ! » Non mais c’est normal !

Spleenter -T’as dû te dire ça pour La Colombienne, le clip.

B La -Ouais !!… Mais pas que pour La Colombienne, j’ai fait des clips où c’était pas moi l’artiste dedans, c’était de la figuration. Mais bon, en tant que figurantes, tu peux pas dire grand chose sur le truc, quoi.

Teo -Tu peux même rien dire quand t’es figurants. Tu dis rien, c’est le principe.

B La -Ouais, à moins que t’obtiennes un petit rôle sympa. Si tu t’entends bien avec le réa, tu peux quand même ouvrir ta gueule à un moment.

Spleenter -Et y avait un style particulier ou alors vous vous adaptiez à l’artiste ?

B La -Bah en fait, t’es obligé de t’adapter à chaque artiste. Vu que chaque artiste à une demande différente. Tu vois ?

Spleenter -Ouais… Non. Ce que j’allais dire c’est que tu prends un mec comme, on va dire, Chris Macari. Au début c’est vraiment le cliché où tu vas te dire dés les premières secondes : « Ça c’est du Chris Macari. »

B La -Oui, chacun à son style. Mais ce que je veux dire, c’est que les artistes venaient nous voir, ils avaient chacun leur demande. Certes. Donc nous on était obligé de se plier à leur demande, mais on essayer d’imposer notre « patte. » (une image passe sur l’économiseur d’écran de Spleenter) J’adore tes images qui défilent !

Spleenter -Ouais, je sais. À chaque interview les gens me disent ça.

Teo -Parfois, les gens s’arrêtent.

B La -Non mais c’est sympa un gosse qui sort des chiottes !

Spleenter -Celle là, j’aime bien.

B La -Elle est sympa aussi (mais plus personne ne se souviendra de l’autre image donc on dira juste que c’était Hitler ou un autre humoriste quelconque).

Spleenter -Comment t’en es venue à ça ? Même niveau cursus, t’avais fait des études dans cette branche là ?

B La -Franchement, non. Pas du tout. J’ai appris sur le tas et au niveau de tout ce qui était audiovisuel, je connaissais rien du tout avant que je fasse du rap. C’est le rap qui m’a ramené là dedans en fait, tout simplement. C’est grâce au rap que je me suis retrouvé devant une caméra, dans des tournages. Et moi sur des tournages, je suis une grosse reloue, c’est à dire : « Oh ! Ça sert à quoi, ça ? Et ça, ça sert à quoi ? Et lui c’est qui ? Et lui ? » Et les gens pétaient un plomb. Mais au final j’ai posé plein de questions, je me suis grave intéressée et j’ai noté tout ça dans un cahier chez moi. Non je rigole. Aujourd’hui, je sais à quoi ça sert àa, à quoi ça sert ça sur un tournage. Je sais qu’il faut faire un plan de tournage. Ça je l’aurais pas su si dans le rap j’avais pas fait des vidéos.

Spleenter -Est-ce que dans les clippeurs français, y en a qui t’ont mis des claques ?

B La -Dans les clips ?

Spleenter -T’as le droit de dire « pas du tout. »

B La -Non, mais je réfléchis. J’allais dire « non pas du tout » mais justement, je réfléchis parce qu’on sait jamais. Mais franchement, mes références c’est pas du tout rap français. Les clips , que je regarde en général c’est pas des clips français.

Spleenter -T’es jamais tombé sur un clip français en disant : « Le niveau est là. »

B La -Dernièrement, je suis tombé sur le clip de Corneille et de… (elle cherche le nom)

Spleeter -Ouais non, mais ça, ça intéresse personne…

Teo -Si ! (lui il a deviné qui est le deuxième avec Corneille et il ne veut pas qu’on parle d’autre chose)

B La -Non, ça intéresse pas le gens, mais je veux dire que visuellement…

Spleenter -Attends ?! le truc Corneille et TLF ?! (ça y est il a percuté)

Teo –T T T TLF !

B La -Moi je trouve que visuellement…

Spleenter -Non mais attends ?! On parle bien du truc avec Ikbal et Corneille dans un taxi, là ?

B La -Ouais ! Le clip, je trouve que, visuellement, il passe super bien. Le grain de l’image, les lumières sont graves travaillées, y a un scénario, y a des plans inserts qui sont super beaux, je trouve, la qualité de l’image elle est ouf ! J’ai trouvé que c’était pas un clip type rap français.

Spleenter -C’est normal, y a Corneille dedans… Ils allaient pas le tourner en taule ou en bas du bloc d’Ikbal.

B La -Ouais mais y a quand même TLF, quoi ?! « Qu’est-ce que tu fous là toi ? dégage en fait ! »

Teo -Un peu… Même totalement. (il n’avouera jamais qu’Ikbal est son rappeur préféré)

B La -Tu me dis rap français. Voilà. TLF c’est rap français malgré tout.

Teo -faudra que je matte ce clip, mais sans le son par contre.

B La -Moi je te parle vraiment du clip.

Spleenter -L’aspect technique.

B La -Voilà. Sinon, en rap français…

Spleenter -Est-ce que tu pourrais dire du mal de Chris Macari ?

B La -J’adore cette question ! je pourrais dire du mal de Chris Macari… ? Non. Mais de ce qu’il fait, oui. Je pense qu’y a beaucoup de gens qui font tout un plat de ses clips mais qu’il y a pas lieu d’être. Je trouve. Bon hé ! Je suis pas la seule à trouver ça.

Spleenter -Ah oui, je confirme.

B La -Au moins il a fait sa thune, il a fait son buzz. Il a réussi le mec. C’est bien !… Pour lui ! Mais voilà, ça prouve à quel point les gens sont cons, quoi… Ils ont tellement la dalle que tu leur donnes de la merde : ils bouffent. C’est pareil dans le rap français.

Teo -Justement, ça t’a dégouté le rap français ou c’est le milieu qui t’as dégouté ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

Spleenter -Là en fait, on va repartir dans la B-la rappeuse.

B La -Ah ouais, transition. Je vais beaucoup me répéter de ce que j’ai dit sur ton blog. Sur votre blog.

Spleenter -C’est bon, tu peux me tutoyer, tu sais.

B La -Votre blog, à tous les 2. Après c’est vrai, je vais me répéter, mais y a eu plein de choses qui sont arrivées en même temps qui ont fait que j’ai plus kiffé, en fait. Moi, je fais les choses avec le kiff. Le rap j’en ai toujours fait parce que je kiffais enregistrer, parce que je kiffais faire des scènes, partager, écrire. Et au fur et à mesure, y a eu plein de choses qui ont fait que ça m’a plus fait kiffer d’être sur scène, enregistrer des morceaux… En ce qui concerne l’écriture, je continue d’écrire mais pour moi c’est devenu chiant de devoir écrire un texte de rap pour m’exprimer. Donc j’ai trouvé autre chose, si tu veux. C’est pas méchant ce que je vais dire, je parle que pour moi, OK ? C’est ma propre expérience, pour moi, le rap m’a beaucoup aidé pendant la période de l’adolescence.

Spleenter – C’était un délire de jeunesse, un peu ?

B La -Oui. J’ai trouvé des choses dans ma vie qui, aujourd’hui, me permette de m’exprimer autrement, d’une autre façon. Et dans ma période d’adolescente, de « rebelle », rapper devant un micro et insulter tout le monde, ça me faisait kiffer. Maintenant, je pense que dans l’album que j’ai sorti on peut déjà ressentir que ça commençait un petit peu à bifurquer sur autre chose. Mais c’est vrai que, franchement, le rap c’est tout ce que j’ai su faire pendant une période. Je faisais que ça et je sais que si demain j’entends un beat qui me fait kiffer, je vais avoir envie de kicker dessus !

Teo -Donc y a toujours ça.

B La -Ouais ! Parce qu’y a toujours ce truc ! Ce truc qui fait que j’ai toujours un peu la rage !

Spleenter -Mais tu vas t’empêcher de le faire, du coup ?

B La -Non, c’est parce que jusqu’à maintenant, j’ai écouté plein de morceaux, plein d’instrus et y a pas eu encore le truc qui a fait que : « Oh putain, non ! Ça y est ! Ça me redonne l’inspi. » C’est une question d’inspiration. Si demain j’ai un putain de texte qui me vient tout de suite avec un putain de flow… Je me dis que si demain je reviens sur la scène du rap, c’est pour faire une tuerie, sinon ça sert à rien. J’écoute trop de rap us, des nouveaux artistes cainris et je me dis que si c’est pas pour faire mieux ou aussi bien qu’eux textuellement, au niveau du flow ou au niveau de la créativité, ça sert à rien !

Spleenter – si y a un déclic, ça peut redémarrer en gros ?

B La -Si y a un déclic, ouais… Mais je te dis, c’est vachement dur de retrouver l’inspiration quand tu l’as perdue. Franchement, c’est super chaud parce qu’il y a plein de trucs qui m’ont dégoutée du rap. Et en plus, à côté de ça, j’ai commencé à écouter d’autres musiques, je me suis ouverte à plein d’autres musiques. Je me suis dit « Est-ce que le rap ça me convient vraiment ? » Moi je suis pas une caillera… Je suis une rockeuse, moi, dans ma tête !

Spleenter -Ça se voit. (on saura jamais vraiment pourquoi il a dit ça)

B La – Donc j’ai commencé à me poser la question. J’ai toujours dit dans les interviews que j’ai faites : « J’aurais eu une voix, j’aurais pas fait du rap. » J’aurais fait du rock ou je sais pas, de la variet’, du R’n’B, autre chose. Mais j’ai pas de voix donc j’ai dit « Bon, je vais faire du rap. »

Spleenter – ça devait être pour myspace mais il y a très très longtemps, y avait la rubrique ‘influences’ et c’est là que j’ai commencé à accrocher parce que t’avais mis que des trucs que personne citait, ou très peu de gens. Comme les Three Six Mafia.

B La -Ça c’est parce que j’ai beaucoup trainé avec les mecs du 9.1, Grigny. Et eux ils écoutent grave du Three Six, leur influence c’est beaucoup Memphis. Moi j’ai kiffé ! Je connaissais pas. Même les trucs West Coast, c’est eux qui m’ont fait écouter. C’est venu comme ça. Quand ils m’ont fait écouter ça, c’était la révélation.

Teo -C’est la preuve qu’y a plus de gens qui devraient écouter le rap de Grigny, parce que ça ouvre des horizons.

B La -Pour en revenir au rap, pourquoi j’ai choisi le rap (vous noterez qu’on lui a jamais posé cette question). C’est parce que ça laissait beaucoup de place aux textes aussi. Et j’avais beaucoup de choses à dire. Bon maintenant… ras le cul de parler. Mais c’est vrai que le rap ça laisse beaucoup de place aux textes et c’est vrai que quand t’as des choses à dire, c’est mortel comme musique. Mais ça a perdu, c’est plus comme avant… Y a eu beaucoup de styles différents qui ont été créés.

Spleenter -T’es pas un peu jeune pour dire ça ?

B La -Comment ça ?

Spleenter -« C’est plus comme avant »…

B La -Non mais attends ; quand je te dis que j’écoute du rap, j’écoute pas que du rap de maintenant.
C’est pas parce que j’ai 23ans que j’écoute du rap de maintenant ou que j’écoute du rap qui date des années 2000. Franchement, quand tu t’intéresses à une musique, tu vas chercher plus profondément : « OK, ça d’où ça vient ? Ça été créé depuis quand ? »

Spleenter -Je voulais dire : t’es pas un peu jeune pour être déjà nostalgique d’un truc, en fait ?

B La -Franchement, quand t’as baigné dans le rap depuis un bon moment, parce que j’ai commencé le rap à 13ans quand même. C’était des textes de merde ! « Ouais ! Yo ! Hun ! Yo ! Ouais ! dédicace ! » Ça n’a aucun sens mais n’empêche que j’ai commencé à 13 piges. Et donc à 13/14 ans j’ai commencé à m’intéresser. Du coup,  je te dis juste, franchement, quand tu baignes dans le rap pendant un long moment, de 13 ans jusqu’à tes 22 ans, tu connais beaucoup le rap, t’en as beaucoup écouté et t’es entouré de gens qui écoutent du rap…
(Mais là, une énième photo apparait sur l’économiseur d’écran de Spleenter)
Putain ! Elle déchire cette photo ! Je la kiffe ! C’est qui elle ?

Spleenter -C’est Catwoman dans une version…

B La -Putain ! Non mais c’est le dessinateur, je le kiffe ce dessinateur.

Spleenter -Ouais, OK. D’accord. On parlera des super héros à un moment.

B La -Ouais, après ! Ce que je veux dire c’est que c’est normal que tu t’y intéresses et que tu te dises : « Putain ! À cette époque là, y avait du son que j’écoute encore alors que j’étais même pas née ou j’avais 2ans. » J’avais 2 piges, y avait des putains de sons, maintenant t’arrives plus à les retrouver. Y a des sons qui date de l’année 2000 que t’écoutes encore aujourd’hui. Est-ce que les sons d’aujourd’hui, tu vas les réécouter dans 10ans, franchement ?

Teo -Certains ouais.

B La -Rhoo, franchement ?

Spleenter -Certains, si. Y a encore des bons trucs quand même.

B La -(carrément elle soupire) Ouais… Y a des bons trucs, mais tu les vois vieillir ?

Teo -Ouais mais est-ce qu’on se posait la question y a 10 ans ? En 98, je me posais pas la question de savoir si je réécouterai le premier Ärsenik.

B La -Mais en 98, c’était encore une autre mentalité.

Teo -Ouais mais je me posais pas la question à l’époque de savoir « Est-ce que je vais kiffer dans 10ans, encore ? » je prenais le son, j’aimais bien. Je réécoute aujourd’hui, je kiffe toujours.

Spleenter -Je te dirais pareil avec le premier Gyneco.

B La -Y a des albums aujourd’hui, qui sortent et que tu kiffes comme ça ?

Spleenter -Ouais ! Le dernier Alpha 5.20, je pense que je me réécoute « Les rappeurs sont des chattes » dans 10ans. Avec mes enfants ! Y a pas de souci.

B La -C’est ce que tu dis maintenant, ça.

Teo -Non, non. Sérieux.

Spleenter -Ça veut dire que maintenant, en tant qu’auditrice, toi t’as plus de truc où ça te met d’accord ?

B La -Si, j’écoute. Je vais te donner les trucs que j’écoute à mort en ce moment et c’est des nouveaux trucs ! Attention ! En ce moment j’écoute à mort Tech N9ne. Je le surkiffe ce mec ! il est trop fort.

Spleenter -Le mec qui a sa peinture sur la gueule ? (on voit le pro)

B La -Même sur scène, c’est une bête de scène. Et y a la nouvelle signature d’Eminem aussi que j’aime beaucoup, c’est Yelawolf. Il déchire aussi ce mec, c’est pareil. J’ai téléchargé son premier album jusqu’à son dernier album…

Spleenter – Appelle la police, elle a téléchargé un album.

B La -Merde !

Teo -Et ouais, c’est comme ça ici.

B La -Donc voilà. Non mais aujourd’hui, t’écoutes des trucs, tu kiffes.

Spleenter -Et qu’est-ce que tu penses de Nicki Minaj ? Voilà. Ça c’était ma question de l’année, un peu.

B La -Je me pose la question : De quelle couleur sont ses cheveux ? Ça c’est une vraie question ! Ses vrais cheveux ! De quelle couleur ils sont ? Hein ? Qui pourrait répondre ?

Spleenter -Je pense qu’elle a pas de cheveux, en fait.

B La -Voilà. Est-ce qu’elle en a surtout ? C’est ça la question !

Teo -C’est pas des cheveux, c’est des franges.

B La -C’est juste une frange. Nicki Minaj, ça dépend… Musicalement parlant ? Ou physiquement ? Mentalement ?

Spleenter -Bah tu peux nous dire si tu l’aimes bien physiquement, mais ça te regarde. Moi, j’étais pas parti là dessus.

B La -Physiquement, elle est très très bonne. Hein ? Je serais un mec, hein ?! Voilà !!…

Spleenter -Non mais développe.

B La -Non. Ça va. Musicalement, elle se démerde bien, ça va. Par contre, ce qui me fait chier c’est qu’elle veuille clasher Lil Kim.

Spleenter -Non, c’est l’inverse.

Teo -C’est Lil Kim qui clashe.

B La -Ouais, mais les 2 se clashent un peu. Mais quand même, c’est Nicki Minaj qui lui a manqué de respect sur la radio je sais plus quoi.

Spleenter -Non, non, à la base…

B La -Si !! Elle a insulté et tout ! J’ai entendu ! Attends !!…

Spleenter -À la base, Nicki Minaj arrêtait pas de la dédicacer en disant : « C’est une influence. » Et l’autre répond : « C’est une merdeuse. » Au bout d’un moment, elle a répondu.

B La -Mais elle l’a insulté, Nicki Minaj. C’est ça qui a développé.

Spleenter -Elle a répondu, au bout d’un moment. Forcément.

Teo -C’est pas le point de départ du truc.

Spleenter -Au départ, elle était mega respectueuse.

B La -Ah bon ?! (un monde s’écroule)

Teo -Et oui…

B La -T’es sûr ?

Spleenter -Je te jure.

B La -Mais moi j’étais persuadée du contraire, sérieux ! Parce que Lil Kim lui a fait un son spécial pour elle.

Spleenter – Minaj avait même fait une couverture de mixtape où elle reprenait une couverture d’album de Lil Kim, justement. C’était un hommage, pour elle. Mais l’autre a dit : « Tu pompes » et voilà…

B La -Mais Nicki Minaj a pas dit que Lil Kim était dépassée ? (c’est un peu comme apprendre une seconde fois que le père Noël n’existe pas, apparemment)

Teo -Après…

Spleenter -… Du coup.

B La -Ah ouais ? (la petite s’accroche aux dernières ruines, mais tout son monde fout le camp) Mais comment t’es super respectueuse, tu te fais clasher et tu deviens la pire des connasses ?

Spleenter -Bah je sais pas, imagine une rappeuse française que tu kifferais ; tu la dédicaces tout le temps et au bout d’un moment elle te dit : « En fait tu pues la merde. »

B La -Mouais… Franchement, je pensais pas pour Lil Kim et truc. J’avais pris à partir du clash à la radio, de Nicki Minaj. Mais musicalement, ça va, j’aime bien. J’ai pas écouté son album mais de ce que j’ai écouté d’elle, ça passe.

Spleenter -Et est-ce que tu pense qu’au lieu d’Ol Kainry, si t’avais trouvé ton Lil Wayne dans le rap, tu serais toujours dedans ? Voilà… Ça c’était ma 2e question technique.

B La -Si j’avais trouvé mon « Lil Wayne » ?

Spleenter -Ouais. Toujours dans le parallèle avec Nicki Minaj, en fait.

Teo -En même temps, tu peux répondre n’importe quoi, parce qu’y a pas de Lil Wayne dans le rap français.

Spleenter -Y a pas non plus de Nicki Minaj. Mais t’aurais peut-être pu changer la donne !

B la -Non. Parce que je pense que c’est même pas un problème de personne avec qui j’ai bossé si j’ai arrêté le rap. Parce qu’Ol Kainry c’est quelqu’un, franchement, que je kiffe beaucoup. Il m’a beaucoup apporté et c’est un putain de rappeur ! Donc, pour moi, ça a rien à voir avec lui si j’ai arrêté le rap ou même si j’avais continué. Il m’a apporté ce qu’il a pu m’apporter et il m’a mis bien !

Teo -Y a pas de problème du tout entre vous ?

B La -Non.

Teo -Parce qu’à un moment, il parlait de monter sa structure et de te signer dessus. Ça c’est pas fait, on sait pas bien pourquoi.

B La -Non mais c’est dur de monter sa structure. En plus, Freddy bosse tout seul, c’est un rappeur solo. Monter sa structure, c’est du taff, un truc de ouf ! À partir du moment où tu montes une structure, faut que tu t’occupes de tes artistes super souvent. T’as plus beaucoup de temps pour toi, pour ton rap. Moi je sais que si un jour, je monte une structure, c’est qu’en rap je suis déjà super super bien et que je sais que j’ai du temps pour m’occuper de mes artistes.

Spleenter -Mais ton album, du coup ? Tu l’as sorti sur quoi, déjà ?

B La -Sur rien. J’ai bossé en collaboration avec le Roumain. C’est lui qui a produit, mixé, masterisé l’album

Spleenter -Au niveau juste biz, la structure c’était quoi pour ton album ?

B La -Y avait pas de label. J’étais autoprod et juste une collaboration avec le Roumain parce que j’ai enregistré dans son studio. Et en fait, il y a eu une signature avec Satellite pour le distribuer.

Spleenter -Bah on va parler de l’album du coup ?
(oui, mais la prochaine fois)

5 Commentaires

Classé dans B-La, Interview (et ouais mon pote !), soirée entre filles

La Colombienne

En 2007, Ol Kainry (pas encore totalement au max) ramène une petite rappeuse qui a pas froid aux yeux sur « Je peux dead »
B-La assume sa féminité et son goût pour un rap un peu cru, un peu con, et n’hésite pas à dire que tu rêves de te la faire.
Evidemment, le public apprécie pas trop (c’est la Frince ici).
La Mera Mera devra se défendre en interview, absolument pas aidée par Ol Kainry qui a fait tout ce qu’il a pu, pourtant :
« Tu dois faire autre chose que des by de missionnaire avec ta go. »
Merci Freddy.

Heureusement que le public a pas entendu « Gangsta », parce que là c’était la lapidation direct.
De toute façon, même sans ça, y a déjà toutes sortes de rumeurs qui tournaient sur elle en moins de 2.
Elle aurait tourné dans tout le 91, etc…
Mouais… alors :
1°/ C’est sans doute faux
2°/ Elle fait ce qu’elle veut
3°/ J’en ai rien à foutre, j’étais pas là
4°/Prévenez la prochaine fois, chiotte les mecs ! Merde !

Ensuite, la p’tiote adoucit son rap. Elle devait en avoir marre de se faire insulter en studio par des rappeurs experts en séduction.
À moins que ça ne soit volontaire mais là ce serait vraiment trop triste alors on va partir du principe que non.
Parce que B-La sans cette petite touche de provocation espiègle, c’est plus vraiment B-La.
C’est juste une rappeuse de plus.
Et en Frince, les rappeuses, on en a carrément rien à foutre (le moindre relâchement et c’est le risque de voir une nouvelle Diam’s débarquer_c’est moche).
Donc notre Colombienne tombe peu à peu dans l’oubli.
On l’aurait même vu faire un feat avec Diomay, je te cache pas que quand t’en arrives là c’est le fond du gouffre.

Et c’est tout naturellement que l’album de B-La sort dans l’indifférence totale en 200… je sais même plus quand il est sorti en fait… Plus personne ne sait.
C’est con, elle retrouvera jamais le buzz fulgurant de son premier vrai titre (Je compte pas son apparition sur le Sale album de rue des Sales Blancs, c’était plus un gros freestyle commun).
Mais c’est mérité parce que cet album, sans être totalement mauvais, ça reste bien de la merde quand même.
C’est du rap Frinçais comme on en entend beaucoup trop. Ça chiale et y a peu de contre poids.
Les morceaux qui auraient pu équilibrer ça ne seront jamais aussi rentre dedans et affirmés qu’à ses « débuts » (quelques mois avant).
Preuve de cette timidité, le morceau Gangsta Luv a été corrigé. T’entendras plus « Occupe toi de mon clitoris » ou ce genre de chose mais « Tu vois bien que je résiste »…
C’est con parce que le mix est vraiment meilleur et avec la première version ça aurait vraiment tué ça salement.
Une espèce de Doc Gyneco (de son vivant) mais au féminin. Un vrai concept lourd !

Autre connerie : inviter Balastik Dogg sur un morceau conscient.
Le pauvre, dés qu’il essaye de partir en roulements, B-La revient.
En même temps, on peut pas lui en vouloir, elle a du faire diversion avec son cul. Lui il a l’habitude de poser avec alpha 5.20, il avait aucune chance face à ça.
Alors qu’un vrai gros truc débridé de mongol bourrin de la part des 2, ça aurait pu tuer aussi.

On parlera pas du refrain pseudo rock tout pété d’Alexi Kantrall mixé avec un grille pain (sacré Roumain).
D’ailleurs, personne n’en parlera.
Pas plus que tout le reste de l’album.
Sauf Jacky.
Mais attention.
Pas Jacky des Neg’Marrons.
Non !
Jacky du CLUB DOROTHEE !

Alors là, les mots me manquent…
C’est le truc le plus improbable et pitoyable que j’ai jamais vu.
On aurait pu écrire ce truc sur le blavog, je suis jaloux…
en fait non, on aurait pas pu.
Même après 100ans de blavog, je vois pas comment imaginer un truc aussi… désastreux…
Jacky du club Dorothée qui invite une rappeuse tatouée…
Il fait des blagues de merdes, il arrive l’incroyable exploit de prononcer B-La n’importe comment (B-Lissimo).
Il fait le mec qui sait pas que la came vient de Colombie alors qu’il a de la C plein le zen.
Ses techniques de dragues sont en dessous de tout mais il ira toujours plus bas quand il reviendra avec un masque de cochon.
La Colombienne regrette tellement d’être née.

Cette émission ressemble tellement à rien.
Y a l’entrée des chiottes sur le plateau et y a même une meuf qui passe devant la caméra puis repasse dans l’autre sens avec une canette.
Ça doit être tourné dans le couloir, c’est pas possible autrement…

Tu m’étonnes qu’elle a définitivement arrêté après ça.
Perso je me serais buté, je pense.
C’est vraiment dommage, parce qu’il y avait énormément de potentiel.
Du gâchis.
Alors tout ceux qui disent « on aura jamais de Nicki Minaj en Frince », on aurait pu. Et avant les kainrys en plus. On avait une petite nymphette aux formes généreuses prête a exploser dans tous les sens. Du déjanté, du dévergondé (même si le crayon sur les lèvres, je suis pas fan).

Bon j’avoue, on en fait des caisses, mais personne ne mérite de passer chez Jacky.

Mais c’est la Frince ici, on tentera jamais rien.
On attend que les américains le fassent et on copie et encore, ça passe pas à chaque fois (par exemple, Black Barbie qui essaye de faire sa Nicki Minaj, c’est tout naze).

Pour finir, je laisse le mot de la fin à notre ami Suisse, Big paul Castellano, pour une fine analyse tout en subtilité et en neutralité :
« B-La, si elle a arrêté le rap faut lui dire que Marc Dorcel l’attend. Ou elle peut directement passer au hardcore , elle peut aller voir le boss : PW aka Pierre Woodman. »

Reviens B-La.

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Inglorious Samedis Basterds

En ce moment, chaque samedi, Seno lâche un nouveau remix d’un gros son US, probablement parce qu’il s’emmerde (allez à Évreux, vous comprendrez).
C’est juste pour le kiff, donc il ramène des potes.
Ou plutôt les potes de son manager, Fizzle. Et les potes de ce mec c’est un peu comme la boîte à chocolat de Forrest Gump, on sait jamais sur quoi on va tomber.
Cette semaine, il lui a ramené Sobre d’Experty qui était en train de cuver dans une voiture. Après avoir ouvert sa portière sur une keuf et s’être perdu trois fois sur le chemin, le brave expertiseur arrive à destination.

Seno -Salut Sobre.
Sobre -Salut Sinik.
Seno -Non. Moi c’est Seno…
Sobre -T’as changé de nom ?
Seno -Bordel ! Je suis Seno ! S.E.N.O.
Sobre -Ouais voilà. S.E.N.O.K. malsain mocassin tout ça.
Seno -Non. toujours pas. Je suis Seno, un sale blanc.
Sobre -Mon pauvre, ça t’a traumatisé ton clash avec Booba. Tu veux du Xanax pilé ?
Seno -Bon. Le mieux c’est que tu m’entendes rapper.


Sobre -OK. T’as du flow, donc tu peux pas être Sinik.
Seno -Voilà.
Sobre -C’est quoi le projet ?
Seno -On remix des sons US et…
Sobre -Ah cool ! On peut reprendre le générique de Futurama ? Ou de South Park ?
Seno -Euh… non… attends… on reprends des hits US du moment.
Sobre -Ben oui. C’est ce que je dis. C’est comme quand j’avais rappé sur la musique des Simpsons.
Seno -Non, pas du tout. Là on pose sur des sons US. Rick Ross, Gucci Mane etc…
Sobre -Wahou ! T’as réussi à avoir Gucci Mane et Rick Ross ?! Ça tue !
Seno -Mais non, putain…


Seno -Donc, le principe c’est qu’on reprenne No hands et qu’on le remix. OK ?
Sobre -OK.
Seno -Et y a pas d’Américains. OK ?
Sobre -OK.
Seno -Des questions ?
Sobre -Il arrive quand Eminem ?
Seno -…
Sobre -Il vient pas ?
Seno-… En fait t’as rien compris… En plus Eminem est même pas sur No hands.
Sobre -Bah tu pourrais l’inviter quand même. Entre blancs ça se fait non ?
Seno -Tu crois vraiment que je vais inviter des gens uniquement par solidarité entre blancs ?

Et c’est là que Craiz arrive à point nommé.
Sobre -Ah bah voilà déjà Yelawolf. Sauf qu’il s’est coupé les cheveux.
Seno -c’est pas Yelawolf du tout…
Craiz –Mais waiii !
Seno -Qu’est-ce que c’est que ça ?
Craiz -C’est mon gimmick. Mais waiii !
Seno -…
Sobre -…
Craiz – je viens représenter S-town baby !
Seno – tu viens de Strasbourg ?
Craiz – mais non, c’est Sartrouville moi.
Sobre – c’est pas vraiment mieux tu sais.

Craiz – En tout cas c’est sympa de m’avoir invité. Ça m’a surpris, surtout que tu peux avoir diam’s quand tu veux non ?
Seno – Non mais ho, ça va pas recommencer ?! Tu veux que j’t’appelle James Deano ?
Sobre -C’est qui lui au départ ?
Seno -C’est Charlie Greane.
Sobre -Green ?
Seno -Non. Greane.
Sobre – Ah ok, avec un « a » et un « e » (et oui, Sobre il est tellement défoncé qu’il voit les paroles des autres).
Craiz -Non. Craiz.
Sobre -Charlie Craiz ?
Craiz -Non. Je m’appelle juste Craiz.
Sobre -Mais où est Charlie ? (là c’est du très haut niveau comme gag)


Sobre – Ça me fait penser que ce serait bien un truc style « où est Charlie Sheen ». Ce serait comme où est charlie, plein de petits persos, avec au milieu d’eux un mec qui sniffe et des stars du porno.
Seno – …
Craiz – …
Seno -Donc tu t’appelles Craiz ?
Craiz -Mais waiii ! Je suis pas Charlie Greane.
Seno -Mais t’as pas fait un son avec Joke ?
Craiz -Si.
Sobre -Alors t’es Charlie Greane.
Craiz -Mais non.
Seno -Et comment il s’appelait ton son avec Joke si t’es pas Charlie Greane, gros malin ?
Craiz – « Tu sers à rien »
Sobre -C’était autobiographique ?
Seno -Bon. Tu t’appelles Craiz et t’as fait un son avec Joke. OK.
Craiz -Et alors ? Ça peut arriver à tout le monde.
Seno -J’ai jamais dit le contraire…
Craiz -Le jour où ça t’arrivera tu feras moins le malin.
Seno -Non mais j’ai rien contre Joke, moi.
Sobre -Joke ? C’est une blague ? (Là c’était encore une vanne de ouf, mais faut être billingue)
Craiz – Hé ho, ça va, toi t’as même posé avec Cuizinier de TTC d’ailleurs.
Sobre – Je m’en souviens pas
Seno – Tu te rappelles de beaucoup de featurings en général ?
Sobre – Je fais des featurings ?

Seno -Donc le principe c’est qu’on remix des sons ricains.
Craiz -D’accord.
Sobre -Ce serait bien de remixer « Ride it« , comme ça on invite Ciara. Elle est trop bonne Ciara.
Seno -Toi, t’as encore rien compris…
Craiz -C’est vrai qu’elle est bonne Ciara. Oups ! J’ai fait sploutch…
Sobre -Wahou ! Tu t’es craché dessus ! Sans les mains ! Trop fort !
Seno -On va dire que vous êtes dans le thème…
Sobre – Par contre si c’est un remix, pourquoi on prend pas l’instru du remix de No hands directement ?
Seno – Non mais c’est un remix parce qu’on pose à la place de Waka.
Sobre – Ça aurait été quand même mieux sur l’instru du remix, elle est plus pêchue.

Seno -C’est quoi vos style de rap ?
Sobre -Moi je fais des hits en disant de la merde comme Waka Flocka.
Seno -Ça c’est bien.
Craiz -Je vais pas te faire un dessin sinon ce serait un rébus.
Seno -…
Sobre -…
Craiz -Levez les bras pendant que je fouille les poches de vos 501.
Seno -…
Sobre -…
Craiz -Leurs couplets sentent les pieds, j’écris les miens sans les mains.
Seno -…
Sobre -…
Craiz –Aussi bionique que Steve Austin.
Seno -…
Sobre – C’est pas un catcheur Steve Austin ?
Craiz -Des comme ça j’en ai beaucoup.
Sobre -Putain…
Seno -Je dois être complètement fonsdé mais je trouve ça bien.
Sobre -Je te l’avais dit. Notre OJ Kush est meilleure que la weed à Wiz Khalifa.
Seno -Non mais là, ta Kush c’est de la FuKushima. Je dois être complètement explosé pour kiffer ça.
Craiz – Mais je comprends pas le truc. Rapper sans les mains, c’est pas dur. Si t’avais dit rapper sans la bouche, là déjà t’impressionnes les gens. Mais sans les mains, c’est à la portée de tous.
Sobre – Surtout que tu triches. Dans ton couplet tu parles de mettre des gifles sur les fesses des meufs. Alors que tu vois bien que sans les mains, c’est pas possible. Je le sais, j’ai essayé.
Seno – Toi aussi tu dis que l’instru se prend des coups de poings.
Craiz – Ouais, mais je dis pas par qui ! T’as vu l’astuce un peu ?
Seno – oui, c’est brillant.
Craiz – Merci, ça m’a pris un temps fou pour trouver ça.
Seno – Ça m’étonne pas.
Sobre – Faudrait penser à s’activer, moi j’ai un rencart. Y’a une keuf qui me court après depuis ce matin. C’est dingue à quel point elle me veut.
Seno – Non, elle voulait t’arrêter.
Craiz – Et te passer les menottes.
Sobre – C’est bien ce que je dis. Depuis que je l’ai assommée elle est folle de mon corps.
Craiz – Parce qu’en plus tu l’as assommée ?
Sobre – Oh, c’est pas la peine de faire le snobinard parisien. Moi je viens de Normandie, straight outta Caen town. Chez nous, c’est pas comme ailleurs avec les filles. 1ère étape : l’homme assomme la femme. 2e étape. 3e étape : on a des enfants.
Seno – Attends mais c’est quoi la 2e étape ?
Sobre – 3e étape : on a des enfants.
Craiz – je suis pas sûr de vouloir savoir en fait.

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Interview de Cassidy des X-Men (Une vraie de vraie, et ouais) 1ère partie

Si vous vous souvenez bien, y a environ un an, on avait fait une fausse interview des X-Men. Et bien le vrai Cassidy est tombé dessus. Surpris, il s’est demandé ce que tous les rappeurs se demandent en nous lisant : « Qui sont ces gens ? », « Que veulent-ils ? » ou bien encore, le classique « Sont ils aussi laids et cons qu’on le prétend ? »  Et de fil en aiguille, on en arrive à une vraie interview de Cassidy des X-Men sur le Blavog (on est aussi surpris que vous). Cass’ face à face avec Teobaldo et Spleenter (Et aussi Hichem qui était là pour l’occasion, parce que c’est un bon pote et qu’il habite pas loin, c’est pratique) c’est parti !

Teo -Bah avant tout présente toi, pourquoi Cassidy ? pourquoi ce blase ? Par exemple.

Cass -Bah voilà, Cassidy, issu du groupe X-Men. Pourquoi Cassidy ? Bah vu qu’à la base on est partis sur le nom X-Men pour tout ce qui concerne l’histoire des mutants et de toutes ces histoires qu’on a lues petits, il se trouve que le seul renoi que j’ai trouvé dans toute la clique c’était Black Tom Cassidy. Quand j’ai regardé le bouquin j’ai dit « Tiens ça va être lui, ça me parle. » C’est parti de ça. D’ailleurs mon 1er nom c’était Black Tom Cassidy. Puis après on a viré et gardé Cassidy.

Teo -C’était le nom dans les crédits de « J’attaque du mike. »

Cass -Exact.

Teo -Sinon, y’avait eu aussi Cassi-Dinero.

Cass -Sur « Retour aux pyramides. » En fait on était partis sur un délire avec Oxmo où on était sur les déclinaisons de Cassidy, où je cherchais à faire des petites fantaisies et ça m’est venu comme ça. Ça a été un blase de circonstances mais voilà ça reste Cassidy.

Teo -Tes débuts, t’as commencé quand ?

Cass -Alors débuts… 95 avec le premier morceau qui était sorti, c’était « J’attaque du mike. »

Teo -Mais avant, t’avais commencé depuis longtemps ?

Cass -Allez, ça fait peut-être 2ans maximum qu’on avait commencé à prendre la plume. Ça a été rencontre avec Ill au collège, puis un peu plus tard Hifi aussi dans la street et les soirées du côté de Pigalle. Et voilà, le truc s’est fait, on a tripé, on a commencé à freestyler ensemble, on s’est dit on va faire des petites maquettes, la sauce a prise et voilà, les X-Men sont nés. Mais c’est vrai qu’avant « J’attaque du mike » on avait une année, peut-être 2 ans de rap dans les pattes.

Teo -Hifi faisait partie du groupe à la base ou ça a toujours été clair qu’il était solo ?

Cass – C’était clair, dés le début. En fait Ill et moi on se connaît aussi parce qu’y avait la géographie qui faisait qu’on était du même coin, le XXe. Donc on était amenés à se fréquenter assez régulièrement et Hifi est venu se greffer à l’ambiance ; même si ça reste un très bon soss, il savait d’entrée qu’il allait faire ses trucs solo. Donc on s’est dit voilà on se lance à 3 en tant qu’X-Men mais c’est vite devenu X-Men & Hifi en guest en fait.

(Subitement, Spleenter se réveille)

Spleenter -Mais t’es au courant que Black Tom Cassidy c’est pas un renoi dans la BD ?

Cass -Bah ils m’ont baisé dans la BD que j’ai eu parce qu’il était bien renoi, ou alors je suis daltonien !

Spleenter -C’est possible, mais c’est pas un renoi.

Cass -À vérifier alors. Je te ramènerai le bouquin parce que je l’ai gardé au cas où on émettrait des doutes.

Spleenter -Mais c’est un Irlandais.

Cass -Non mais ça je suis d’accord mais il est représenté renoi dans la BD. Après je sais pas, t’as peut-être raison, mais tu sais il peut y avoir des Irlandais renois aussi.

Spleenter -T’as aussi le délire Al Simmons, non ?

Cass -Ouais, ça c’est un autre côté que j’exploiterai plus tard justement, mais tu fais bien d’en parler parce qu’il existe, en effet.

Teo -La partie homme seul dans l’ombre

Cass -C’est ça.

Teo -Après « J’attaque du mike » y a toute la période Time Bomb, ça tout le monde connait à peu près. Par contre dernièrement, y a un truc qui est sorti, une compil de DJ Sek. Dessus y avait 2 inéditss des X. Y a beaucoup de sons comme ça qui traînent en réserve ?

Cass -J’espère pas en fait… Normalement on aurait du les récupérer ou au moins être au courant quand tout ça se met en place (rires)

Teo -Vous l’avez su qu’au moment où c’est sorti ?

Cass -Non, pas au moment où c’est sorti. Mais disons qu’on en a eu vent parce qu’en fait c’était des maquettes qu’on avait faites à l’époque juste avant « J’attaque du mike » où on devait signer avec le label Source. Donc on était en processus de maquettes. 4, 5 morceaux dont ceux qui réapparaissent dans la compil de Sek. Nous on pensait que ces morceaux avaient plus ou moins disparus jusqu’au jour où un pote me dit « écoute, y a un pote à moi qui a retrouvé ces bandes là » et il s’avère qu’au même moment Sek a retrouvé ces bandes là et à décidé de les sortir. Donc voilà…

Teo -C’est l’Arche perdu votre truc là.

Cass -Ouais c’était un peu ça. C’est marrant parce que c’est des morceaux qui ont été faits de manière spontanée, pas écrits à l’avance. On a écrit sur place en studio puis ça a donné ces morceaux avec des couplets que j’avais repris plus tard dans « On reste humble. » Je sais plus. C’était peut-être « un garçon discret… » que j’avais posé sur Sad Hill.

Teo -Non, non, attends… c’était sur… « La corde au cou » !?

Cass -Ouais exact !

Teo -Un truc genre « Loin devant au volant de ma hip-hop-mobile… »

Cass -« …Profil type des gars qui escroquent pour de gros deals » exactement.

Teo -Mais vous avez aucun droit sur ces sons là ?

Cass – on a des droits mais en tant qu’auteurs, interprètes et pas en tant que producteurs. Mais voilà, tu sais c’est un peu comme tout, on a fait ça à une époque où l’argent c’était pas le sujet donc ce qui fait que sur le papier, sur le contrat, ça a pas été géré de manière carrée. Allez, on va dire que c’est passé à l’as, quoi.

Teo -Après on arrive assez rapidement au 1er album. Là y a beaucoup de rumeurs qui circulent, on sait pas trop ce qui est vrai. Comme quoi y avait eu un procès avec Marvel par rapport au nom des X-Men. Que vous aviez arrêté le rap. Que le truc a été enregistré en 3 semaines seulement.

Cass -Pour reprendre dans l’ordre : Non. Pour l’histoire, on a été le 1er groupe de rap français signé chez Universal et vu qu’on arrivait avec le nom X-Men, forcément en tant que major, ils voulaient pas prendre le moindre risque en mettant dans les bacs le groupe X-Men, sachant que ça appartenait à Marvel. Donc on a juste anticipé pour éviter un procès, justement. Après, pour ce qui est des 3 semaines pour enregistrer l’album, c’est la vérité. Ça veut dire qu’avant de rentrer en studio, on savait pas ce qu’on allait poser. On arrivait le matin « Ok on part là dessus », on écrivait chaque jour un texte. Donc en 3 semaines. Et enfin, non. On a jamais arrêté le rap, c’est juste que tu prends un peu de recul à un moment donné, tu regardes un peu la scène, mais on a jamais arrêté, on écrit tous les jours. C’est notre gymnastique quoi.

Teo -les reproches qui sont faits sur cet album, comme quoi c’était pas forcément au niveau, que les flows étaient un peu fatigués etc…

Cass -Ouais. Ouais. Mais tout ça… Je peux le comprendre mais en même temps, quand on se retourne, c’est un album qui me donne le plus de satisfaction. Dans le sens où c’est un truc instinctif, tout ce qu’on dit dedans c’est vérifiable, c’est la réalité. Parce qu’on avait pas le temps de cogiter à 1 000 choses. on prenait les journées qui se passaient et on les a plaquées sur l’album. C’est clair qu’y a quelques erreurs de flow, on va pas mentir dessus. Mais ça fait presque partie du projet. On a aussi fait une réédition qui s’est bien passé.

Teo -Pourtant, peu de gens ont été au courant.

Cass -On est d’accord qu’au niveau de la promo, c’était pas super. On espère pouvoir rebalancer la sauce avec des vinyles. Et pour en revenir à l’album, j’te dis, c’est une expérience qui m’a marquée parce qu’elle a aura été formatrice dans le sens où écrire un album en 3 semaines en studio c’était pas évident. À la fin on est quand même contents du résultat.

Teo -Et maintenant une question à la con. Sur l’intro, à la fin, on entend bien une balle de ping pong ?

Cass -T’as tout compris, au moment où on faisait l’intro on jouait au ping pong (rires) C’est exactement ça parce que c’était une grande pièce de studio. Au studio Davoust.

Teo -Ça me hantait depuis longtemps…

Cass -C’est marrant parce que t’es le premier qui le soulève. On s’est dit ‘peut-être que les gens vont capter‘ mais finalement ça a mis le temps. Mais ouais, on faisait une partie de ping pong et je sais plus qui menait d’ailleurs. Mais c’est ça, dans la cabine.

Teo -C’est vraiment la meilleure intro du monde.

Cass -En plus, tu remarqueras que c’est synchro. La balle rebondit au bon moment, ça passe dans le rythme donc parfait. Génial. Niquel.

Teo -T’as des questions toi ?

Spleenter -Je les ai marquées sur une feuille, là. Passe la moi.

Teo -Tiens.

Spleenter -Alors, première question : « Spawn ? »

Teo -C’est pas une question ça…

Cass -OK. Section comics. Normal. Vas-y !

Spleenter -Alors pourquoi Spawn ? Tout connement. (Al Simmons étant le vrai nom de Spawn)

Cass -Bah tu sais quoi, quand j’ai vu ce film là, parce que je connaissais pas à la base…

Spleenter -C’est parti du film ?

Cass -Ouais c’est parti du film.

Spleenter -Mais il est à chier.

Cass -Ouais, selon toi. Moi j’ai kiffé en tout cas. Perso, j’ai aimé la description du personnage de Al Simmons. À savoir, un mec qui était engagé à un moment pour une mission du mossad. Plus ou moins forcé de le faire par les circonstances et du coup il bascule du mauvais côté, mais malgré tout avec un fond noble et sain. C’est un peu ce mix là qui m’a interpelé parce que je me définis un peu comme ça. Je suis double facette. Ça peut être le jour et la nuit. Beau temps et tempête. Mon côté homme seul dans l’ombre ; mon côté « Dexter » si tu veux.

Spleenter -Les films X-Men puent la merde, tu as une explication ? Tu l’as vécu comment ?

Cass -Ouais ça je suis d’accord, mais tu sais c’est comme tous les sujets qui, au delà du divertissement, traitent de vraies choses, à savoir le Viet-Nam et toute cette époque avec des revendications de mutations génétiques, Stan Lee etc… Et ils te passent ça en grand divertissement, donc forcément c’est toujours kitsh. Mais les BDs sont bien mieux, je conseille aux gens qui connaissent pas X-Men de se pencher sur les comics à l’ancienne et pas de se référer aux films sortis récemment. Ça reste du divertissement pur et dur, sans plus.

Spleenter -T’as participé au concert ‘Retour aux sources’ et heureusement on t’as pas encore vu, contrairement à ton collègue, porter un t-shirt « Le rap c’était mieux avant. » Tu penses quoi de ce slogan ?

Cass -Je l’ai déjà porté ce t-shirt, parce qu’à un moment donné j’étais là à me dire ‘Ouais c’est un peu chiant ce qui se fait, à l’époque on était unis, on était soudés, c’était génial, super, nanani nanana…‘ Mais les choses ont évolué, faut vivre avec son temps. Tu vois, je roule pas avec des 4L même si je trouve ça joli ou que ça a son charme. Ça commence un petit peu à s’essouffler mais je vais pas cracher sur les mecs qui pensent que le rap c’était mieux avant. Moi je suis acteur du rap, pas spectateur, donc à moi de faire une came solide pour que les gens disent « Ah ouais le rap c’est pas mal maintenant aussi » ou « c’est aussi bien« . Après, chacun pense ce qu’il veut, je suis pas défenseur des morales ou quoi…

Une serpillère est demandée à l'accueil

Spleenter -Après, quand tu dis « on était tous soudés etc… »

Cass -C’était le discours récurrent mais je suis sorti de ça. Je l’ai pensé à un moment, forcément y a un peu de nostalgie. Mais y a un moment donné où tu te réveilles, on est en 2011, faut faire les choses. On y est.

Spleenter -Ouais mais même à l’époque, quand Time Bomb a…

Cass –Explosé ?

Spleenter -Ouais, on va dire ça comme ça. On pouvait déjà dire qu’il y avait beaucoup de potentiel pour faire des choses.

Cass -Ouais mais c’était encore trop chaud pour nous, on était encore dans le feu de l’action. Même si Time Bomb venait d’exploser, malgré tout on restait pas isolés. C’était le nom Time Bomb qui était parti en éclat mais on continuait à voir les Lunatic, les Ghetto Diplomats, Oxmo. Le truc continuait. Ça a pas été aussi clair qu’une vraie rupture. On était tous encore dans la même sphère. Donc ça a mis du temps avant qu’on se dise que c’était une certaine époque.

(là faut préciser que Spleenter bataille pour formuler 2 mots mais personne ne saura jamais ce qu’il a bien pu vouloir nous dire)

Teo -Donc après l’album y a eu « Bing Bang » avec les Ghetto Diplomats. Volume 1.

Cass -Ouais. Y aurait du avoir mais y aura pas de 2. C’est pas prévu. Tu sais, c’est comme tout à l’époque, quand on a fait ce projet on pensait que ce serait bien de faire un deuxième mais la vie à fait que chacun a fait son parcours. Des directions artistiques un peu différentes pour certains. Qui sait ? Peut-être un jour, mais franchement c’est pas dans les projets à venir.

Teo -Dommage. Je le trouve vraiment frais ce truc là.

Cass -Pareil.

Teo -Le truc sonne vraiment bien, y a un gros mix dessus.

Cass -C’est un projet qu’on a fait dans un esprit famille dans le sens où on était régulièrement ensemble. Donc ça a pu se faire à ce moment là et ça a donné cette ambiance là parce qu’on était tout le temps ensemble et je pense qu’aujourd’hui ça donnerait pas la même chose.

Teo -Il a reçu quel accueil ?

Cass -C’était un projet indépendant, donc en tant qu’indépendant c’était satisfaisant. Mais niveau médiation, c’était pas plus que ça. Ça tournait pas en radio mais dans la street ça tournait.

Teo -Donc pas de volume 2… ?

Cass -Et non, dommage.

Teo -Et pourtant y a des sons qui ont été enregistrés et qui ne sont pas sur le projet final. Y a un son qui s’est retrouvé sur une mixtape des Ghett Diip « Ce  monde ne tourne pas rond. »

Spleenter -Y a même déjà DJ Battle qui gueule, c’est marrant.

Teo -C’est pas DJ Battle…

Spleenter -Je sais mais il gueule.

Teo -Le couplet de Simsky ça doit être le même qu’il a sorti sur « Poing levé tête baissée. »

Cass -C’est des morceaux qu’ont pas forcément été retenus tout de suite. Mais en effet, je me souviens de cette maquette là.

Teo -Donc y en avait d’autres.

Cass -Ouais.

Teo -Je peux les avoir ?

Cass -Non. On avait un petit stock de morceaux de côté mais c’est comme tout. Moi en fait, je pense que ce qui serait bien c’est qu’avec tous ceux de cette époque là, on se réunisse et qu’on fasse un vrai truc plutôt que de tous les sortir les uns après les autres. Ce serait bien de faire un truc cohérent, je suis d’accord. Donc avis à la population, à ceux qui se sentent concernés et à ceux qui se reconnaissent. (hein ?!)

Spleenter -D’ailleurs y en a combien des morceaux enfouis comme ça ?

Cass -Y en a pas tant que ça. Mais je dirais une dizaine de morceaux. Je pense.

Teo -Avec toutes ces périodes, Time Bomb, Universal, Bing Bang, etc… on a l’impression que vous avez fait plus de morceaux pas sortis que de morceaux sortis.

Cass -Ouais mais c’est tout à fait possible, parce que tu sais, on est des serials maquetteurs. Enfin on était des serials maquetteurs, un peu moins maintenant parce qu’on sait où on veut aller quand on pose des morceaux mais c’est vrai qu’y a plein de trucs posés, des freestyles, des 16 mesures, des refrains, des idées de morceaux qui sont en chantier, qui sont de côté, qui sont pas sortis.

Teo -D’ailleurs à cet époque là, on vous a entendu sur le EP des Bass Click. Kuizto vous a refait un son pour « Ghettosuperesta » (sur Bing bang vol. 1) et y avait aussi l’outro « Pour mes gars autour » qui était très laid back, californien un peu.

Cass -Produit par Jimenez.

Teo -Et dernièrement, on t’a vu reprendre un sample de je sais plus qui.

Cass -Bobby caldwell.

Teo -Ça reste très typé West Coast tout ça.

Cass -À fond.

Teo -Est-ce que t’as pensé à bosser avec les mecs de la ‘scène westcoast en France’ (les westeux quoi) ?

Cass -En fait, mon futur projet qui est prévu pour cette année tourne un petit peu autour de ça. Je reviens à ce que j’aimais vraiment, à savoir la musique, les accords, les trucs un peu west coast. Même si j’ai une culture plus New York… enfin non, d’ailleurs, c’est aussi bien Est que Ouest. Donc je vais revenir à des trucs plus basiques, on va dire. À base de samples. Et vu que là j’ai eu la chance de m’associer avec des musiciens pour pouvoir jouer les morceaux live, sur scène ça va donner une autre dimension qui se rapprochera un peu plus de Bing Bang. Donc je suis tout à fait dans le sujet en ce moment. Je reviens à mes premières amours.

Teo -Le prochain projet c’est un solo ou il y a celui en commun avec Atto qui arrive ?

Cass -Oui, y a le projet avec Atto « Visionnaire » qui est censé arriver bientôt. Mais tu sais, la musique c’est pas toujours comme on l’espère. Y a des décalages de temps, mais en tout cas le projet est en cours de préparation. Y a déjà la quasi totalité des morceaux. En fait hier, Atto était en mix sur un son. Le projet sortira cette année. Je sais pas si il sortira avant ou après moi. Mais en ce moment, je suis concentré sur la phase studio, travail avec les musiciens, pour sortir un projet carré à la rentrée 2011. Si tout se passe bien.

Teo -Atto qui fait partie des 2 LUX avec qui tu poses souvent. Y a aussi Suspects (Youssou et Stephen) avec qui tu poses régulièrement. C’est ton équipe , c’est des gens que t’aimerais pousser en avant ?

Cass -En fait, c’est les affinités que j’ai dans le quartier. artistiquement ça passe bien, humainement aussi. Et c’est un peu le but de « Métronome Concept » à terme. C’est de produire des groupes. Si c’est pas Suspects ou Atto ce sera d’autres personnes, parce qu’ils auront sûrement fait leurs trucs entre temps. Mais en tout cas j’ai vocation et j’aime donner la chance à des gens qui, pour moi, le méritent. Les jeunes talents de quartier, aussi bien chanteur, chanteuse, graphiste. Peu importe.

Teo -À ce propos, y a un son avec une rappeuse, Clara Pops, sur Menilcity 2, qui a un flow et un débit assez vif. Et c’est la première fois que je t’entends faire des roulements.

Cass -C’est bien possible.

Teo -C’est un peu sadique pour elle. C’est de la compétition ?

Cass -Ouais, elle m’a fait aller dans son délire, donc j’y suis allé volontiers. Elle m’a dit que c’était un morceau un peu up tempo, roulements. bah vaz-y je te suis, c’est pas un souci. Et voilà ça a donné « Vroum Vroum » qui est un peu surprenant, parce qu’on m’attendait pas forcément là dessus. mais ça fait parti de mes skills comme on dit.

Spleenter -D’ailleurs, comment on peut définir le style X-Men ? Parce que les Sages Po, par exemple, on voit bien, ils ont donné une école (Beat 2 Boul) mais vous pas vraiment…

Cass -Le truc c’est qu’on est durs à imiter. C’est à dire qu’y a plein de trucs… Enfin, c’est pas le discours que j’ai d’habitude, mais c’est à force de l’entendre ; il paraît qu’on a été parmi les premiers à faire du name droping, de citer des trucs, de faire des métaphores, avec retour aux pyramides, etc… Les petits qu’on a fait ils sont métis, ils sont pas facilement identifiables. Apparemment y a eu un avant et un après X-Men dans la manière d’amener le rap et de balancer son parlé.

Teo -Après, pour certains, les Jedis c’étaient les petits des X-Men…

Cass -Ouais exact. Je pensais même pas à eux mais ouais, forcément, on les a un peu influencés.

Teo –Joe & Cross, si on veut…

Cass -Ouais aussi, ils sont un peu dans la même vibes.

Teo -Elle était à chier ta question, en fait, Spleenter…

Spleenter -C’est la magie du direct.

Cass -Non mais je suis d’accord. C’est pas des trucs flagrants. Mais pour les citer, justement, je sais qu’à l’époque le groupe qui m’avait le plus choqué en terme de ressemblance c’était… attends que je dise pas de bêtises… la clique avec le beatmaker Drixxxé…

Teo –Triptik.

Cass -Ouais, surtout par rapport à Ill où y avait quelques rimes qui ressemblaient je crois. Avec les banana, nanana… (ce passage rend pas super bien à l’écrit) une manière de dire les trucs. Mais c’est pareil, je me dis « Et si c’est le cas ? Bah tant mieux. On aura inspiré des gens… »

Spleenter -Et ta rencontre avec Joe et Cross ?

Cass -Joe et Cross, pareil. C’est une histoire de quartier, tu sais, proximité XXème. Je pense que Ill les a cotoyé un peu avant moi puisqu’ils se sont captés en soirée. À un moment on s’est retrouvé dans la même pièce. Les mecs avaient du talent et des plumes, on a commencé à écrire puis à délirer et ça a donné une amitié solide, on va dire.

Teo -Et t’as pas eu envie de faire partie de l’aventure « So Parano » ? (projet réunissant Ill des X-Men, Joe Lucazz, Cross et Work).

Cass -Bah justement, pendant toute cette période, moi j’étais dans mon côté Al Simmons. C’est à dire que Ill était chez 45 scientific, enfin il en sortait plutôt, c’était un peu après, mais je sais que Ill, Cross et Joe se voyaient régulièrement. Moi j’étais vraiment dans mes projets persos, concentré sur mon rap et ce qui fait que je ne suis pas intervenu dans ce projet, non.

Spleenter -Et ça t’a jamais saoulé d’être un peu… comment dire ? Le Calbo des X-Men ? Qu’à chaque fois on te parle de Ill tout le temps ?

Cass -Je vais t’expliquer, c’est marrant parce qu’on m’en parle souvent et je le comprends parce que je vois aussi la même chose chez les autres groupes. Comme tu dis, le Calbo, le Lino dans le groupe. Le Ali, le Booba. Mais le truc c’est que moi je viens d’une formation qui est le sport, ça veut dire que c’est le terrain. C’est à dire que ce sont des choses que je comprends tout à fait et c’est normal, parce que si Ill a ce statut, y a une raison. On est venu à l’écriture ensemble et il avait certaine facilité à l’époque, il avait une langue en plus, il avait l’anglais, ce qui ouvre les oreilles, pour ceux qui capteront. Et ça ne m’a poussé qu’à bosser pour qu’aujourd’hui, si on ressort un album X-Men, les gens se poseront la question et verront eux même. C’est une compétition qu’on a entre lui et moi qui est saine. On s’est encore vus y’a pas longtemps et on se dose à base de rap parce que je sais qu’il a un certain « standing » mais j’arrive méchant. Voilà. J’arrive énervé.

Spleenter -Donc t’as parlé d’un nouvel album des X-Men, là ?

Cass -Ouais parce qu’on se voit régulièrement, on discute de choses et d’autres et notamment de ce fameux album, mais ça passe par des projets solo bien aboutis. C’est à dire moi avec un solo carré, une bonne promotion avec une bonne exposition. Lui, pareil, parce que ça fait longtemps. Et après on pourra faire un album X-Men.

Teo -D’ailleurs comment ça se fait que ça prenne autant de temps ? Parce que le dernier projet X-Men c’était Bing Bang, y a près de 10 ans.

Cass -Le dernier truc c’était « Retiens mon nom » sur la compil Mesrine, mais ça c’était qu’un morceau. Mais parce qu’on sait tous les 2 que pour faire un bon album, on a besoin d’énergie et de temps. On veut pas faire un album à distance, à savoir : j’ai fait un couplet, je te l’envoie, wesh qu’est-ce qui se passe ? Non. Pour nous, la vie va avec la musique donc on a besoin de vivre des choses ensemble, de partager les mêmes délires. En ce moment c’est pas le cas parce qu’il est concentré sur ces trucs, moi sur les miens. Une fois qu’on va mettre la machine en route et qu’on va se dire qu’on fait l’album, là vous serez au courant et ce sera du lourd de toutes façons mais on y est pas encore.

Spleenter -Puisque tu parles de la BO de « Mesrine », ça me fait penser à celle de « Ma 6-T va crack-er ». Y avait eu un truc comme quoi, vous aviez déjà posé le morceau et vous avez vu le film en disant « En fait c’est pas vraiment pour nous. »

Cass -Ouais, ouais, exact. On a été un peu surpris, parce que, comme tu dis, on a d’abord fait le morceau et après vu le film. À l’époque, quand c’est sorti, c’était un peu dans le sillage de « La haine », si je dis pas de connerie, et forcément l’impact était moindre. On s’attendait à un truc hypra-patate, même si ça reste ter-ter. Un truc qui reste la photo d’une époque. Mais c’est clair qu’à l’époque, ça nous a pas bouleversés plus que ça. c’était un bon doc, on va dire, sur ce qui se passait à ce moment là mais ça reste pas comme le film marquant pour moi.

Spleenter -Et vous aviez pas dit en gros ‘on veut pas être dessus’ ?

Cass -Non, non, pas du tout. Parce que malgré tout ça restait un beau projet avec les personnes dessus et le fait d’apparaitre sur une BO pour nous, à l’époque, c’était une chance. Donc non, on a foncé direct et sans regrets. D’autant plus que la séquence musicale de notre instru, c’est la scène d’émeute dans le film qui est une scène forte où ça tire dans tous les sens, donc non, c’était plutôt bien.

Teo -Et ce son, vous aviez pas conscience à l’époque de faire quelque chose qui allait rester, apparemment.

Cass -Pas du tout. Au contraire, on est sortis du studio, on était peut-être même un peu déçus. On était pas super satisfaits du truc. Enfin, tu sais, t’as pas forcément un avis objectif. On avait la tête dedans.

Teo -Tu les réécoutes tes anciens sons, en te demandant ce que les gens ont pu aimer en particulier ?

Cass -Ouais et non, je réécoute ces sons parce qu’ils sont dans mon téléphone mais j’arrive pas à capter forcément pourquoi. Parce que c’est un truc qui est encore chaud. Quand on réécoute les lyrics, pour nous y’a rien d’exceptionnel en soi. C’est une succession d’images, je veux pas enlever la valeur du morceau mais juste pour dire que pour nous c’était l’instinct. C’était un truc instinctif et sur le moment on est pas rentrés en studio avec une idée précise avant. On a écouté la musique, on a écrit directement dessus et c’est une part de nous qui est restée et qui fait que les gens ont accroché, je pense.

Spleenter -Et c’était ce morceau là que vous avez posé assis, non ?

Cass -Exact.

Spleenter -Mais c’est parti de quoi ?

Cass -C’est parti de quoi ? Bah on voulait être à l’aise. Dans de bonnes conditions. On s’est dit « Viens on va sortir des trucs classiques où il faut être debout, je sais pas quoi. On va s’asseoir. » On a demandé aux ingés si au niveau du son c’était bien. Ils ont dit OK. Et voilà c’est parti, on a posé le morceau comme ça.

Spleenter -Après c’était la question de merde bateau sur Paris qui revient, mais c’était à l’époque où j’aimais bien la Sexion d’Assaut. (sacré Spleenter, toujours le mot pour rire, celui là)

Cass -Moi j’étais comme toi, ça m’a fait plaisir que le rap Parisien soit de nouveau devant. Chauvinisme 100% mais j’étais content.

Teo -En parlant de rap Parisien y avait l’album de la Famille Haussmann (Ghetto Diplomats) qu’avait pas mal de choses pour fonctionner. Des gros feats, de bons clips, etc… et ça a pas spécialement buzzé.

Cass -Perso, j’ai pas accroché plus que ça à ce projet. Après, chacun se fait son avis mais j’ai pas particulièrement accroché.

Teo -On revient sur tes débuts en solo. Pendant toute la période où Ill est chez 45, toi on te voit pas trop. Puis tu reviens vers 2005 (à peu près) avec « Cass’Story » sur « Le journal du 20 », t’es sur les « Niroshima » aussi. Comment ça se fait qu’à un moment t’aies disparu puis que tu reviennes très lentement pour finalement enchainer une net tape puis plusieurs projets ?

Cass -C’est la réalité du terrain. Parce qu’on a beau être en France, pendant tout ce moment là où j’étais un peu dans ma période Al Simmons, j’essaie un peu de voir comment marche l’industrie du disque, voir par moi même vu que les gens ne font pas de cadeaux. Dans le sens où si t’arrives pour demander quoi que ce soit, faut que tu sois en mesure de tes attentes* pour pouvoir livrer des lyrics frais, une musique patate. Et j’étais pas forcément impliqué au maximum, ce qui fait que j’ai pris mon temps pour, justement, partir sur de nouveaux projets, écrire de nouveaux morceaux, reprendre le truc à zéro. Ça demande du temps, forcément. Plutôt que de faire des morceaux par ci, par là, je me suis dis je vais me poser, savoir ce que je veux, et voilà je suis reparti dans l’écriture et sur de nouveaux projets et ça a donné ‘Métronome Concept.’

*(alors, sur le coup, personne n’a percuté, mais il semblerait que « être en mesure de ses attentes » ça veut pas dire grand chose. Mais on le laisse parce que c’est rigolo)

Teo -Le reproche qui est souvent fait à cette net-tape c’est qu’y avait pas de tracklist, ni rien, ça faisait très anarchique.

Cass -C’est ça. Je suis d’accord, mais c’était même un parti pris quand on est parti sur la mixtape. On veut faire une plage entière pour que les gens l’écoutent d’un trait, mais en fait c’était une connerie. Je pense que les gens veulent sélectionner leurs morceaux et c’est tout aussi bien comme ça. Mais c’était des erreurs de stratégie à l’époque, ça arrive. Le truc c’est de pas les reproduire aujourd’hui. Et ça n’enlève rien à la qualité du son. Mais quand je me suis mis en mode auditeur et écouté mon propre projet, ça m’a fait chier aussi. Le fait de chercher une plage comme à l’époque du walkman et faire avance rapide… ça a son charme mais c’est dépassé.

Teo -Après on arrive à Menilcity 1 où y avait une partie des sons de Métronome Concept qui se retrouvent dessus. Et une autre partie sur X-Story. X-Story qu’on sait pas trop bien ce que c’est, d’où ça sort ?

Cass -Je vais tout vous expliquer.

Spleenter -Vous étiez signés sur Menace Records en tant que X-Men ?

Cass -En fait,à l’époque on croise Bayes qui voulait nous signer pour un album X-Men. On lui avait expliqué à l’époque « Si tu nous signes pour un album X-Men, c’est sous certaines conditions ; à savoir qu’on a besoin d’être cadré. » C’est à dire qu’on lui demande. On a besoin d’être cadrés, d’avoir un planning organisé et en fait le temps à passé, tout ça ne s’est pas mis en place et finalement ça n’a mené nulle part. Un projet qui est tombé à l’eau. On a peut-être posé 1 ou 2 morceaux en tant que maquette mais c’est pas allé plus loin… Et vu qu’y avait un « contrat » avec Menace Records, pour partir de manière « classe », le projet X-story a servi de monnaie d’échange. Vu que Bayes fonctionne en manière street, on s’est adapté à ses méthodes.

Teo -Il est marrant ce projet. Par exemple, y a Poing levé tête baissée qui a été coupé avant la fin…

Cass -Ça, vous demanderez à Bayes. Voilà, vous l’appelez, vous lui demandez pourquoi tout ça. D’ailleurs j’aimerais bien le capter pour lui parler de ce projet, donc si vous avez son contact au cas où, je veux bien. On pourra discuter de tout ça, ce serait sympa. Mais je le croiserai bien à un moment, y a pas de souci.

                —Donc le blavog passe cet appel à témoin, Bayes, si tu nous lis—

Teo -Alors, Menilcity. On sait pas trop si c’est un album, un street album, un machin.

Cass -J’avoue, y a eu beaucoup de branlette dessus. En fait, moi ce qui m’a perdu à un moment, c’est les définitions que tu devais donner aux projets. C’est à dire qu’un projet, au début c’est une mixtape, un street album… Pour moi, ça reste un album, mais aussi une compilation dans le sens où y a des morceaux qui étaient déjà sortis et des morceaux que j’ai faits pour ce projet. Donc pour moi c’est une sorte de compilation ou d’album concept. mais parler de street album ou de mixtape, c’était à peu près la même chose. La seule différence qui est importante pour moi, c’est la différence avec un album. Et ce que j’amène, le prochain, ça ressemblera pas à ce que j’ai fait avant parce que ce sera un projet cohérent du début à la fin, que des inédits. Pour moi un album c’est ça, c’est un concept pensé de A à Z.

Teo -Durant cette période, t’as pas mal de sons avec des Hollandais.

Cass -Exact. C’était ma période Hollande. En fait c’est parti du beatmaker qui a fait « Des guns et des roses » (Raheem) sur Menilcity et qui est une personne qui intervenait aussi sur le projet en tant que producteur et il s’avère qu’on a fait 1 ou 2 mouv du côté de la Hollande, on a rencontré quelques MCs tels que les Pan Africans. À un moment donné on passait, disons, allez, 2 à 3 fois par mois pour développer le business.

Spleenter (il a entendu business et Hollande dans la même phrase) -Uniquement pour la musique ?

Cass -Ben ouais, par rapport à la musique, plans, connections, concerts, radios et content de l’avoir fait parce qu’aujourd’hui, je connais quelqu’un qui s’est installé là bas ce qui est pratique pour faire des concerts, avoir des dates. ce qui m’a surpris en fait, c’est que les Hollandais connaissaient le rap français. Enfin y a un DJ qui m’a sorti des skeuds de l’époque « c’est justifiable », « retour aux pyramides » etc… Et vu qu’en plus j’aime bien bédav, ça tombe bien, c’est en Hollande, tout tombait pile poile. Un bon 360.

Teo -Sur « des guns et des roses » c’est marqué ‘feat sundance’ mais il fait quoi dessus ?

Cass -Il fait des petites interventions dans le refrain. Il y tenait. C’est des choeurs, des backs au refrain, ils font partie du truc. C’est vrai qu’on les entend pas super bien, mais ils ont leur importance.

Teo -Dans ce projet t’avais pas mal d’instrus syncopées, « Je demande pas la Lune » avec Octobre Rouge, « Joue pas » avec Logan, « Le cash » avec Sundance. Des rythmes limite électro, je saurai pas trop définir en fait (et oui, Teobaldo il y connait rien en vrai)

Cass -Je te dirais que c’était ma vibe du moment. J’étais dans cet état d’esprit là et ça a donné ça.

Teo -Et tu calcules ou pas les tendances ? Tu prends ce qui arrive ?

Cass -En même temps, ça se fait dans une certaine époque, donc les sons qui m’arrivent sont faits par des mecs qui écoutent un peu ce qui se fait à ce moment là. Mais je te dirais que non, y’a pas de calculs par rapport à ça. Si la musique me plaît et que ça me botte tout de suite, c’est parti.

Teo -Et tu donnes des indications sur ce que tu veux aux beatmakers ou tu prends vraiment ce que les gens te ramènent ?

Cass -Non, c’est pas exactement ça. Disons qu’y a des trucs que j’aime pas, ça c’est essentiel de le savoir, donc ça fait que je vais pas dessus. Pour ce qui est des choix des instrus de Menilcity 1, je te dirais que c’est allé vraiment au kiff. J’ai eu quelques commandes en fait. Parce que je savais exactement ce que je voulais pour un son comme ‘des guns et des roses’ mais sinon, pour le reste, les gens me connaissent et ils me font des propositions par rapport à mes goûts.

Spleenter -Mais t’as pas une orientation style, pour faire cliché, plus NY, plus LA, plus south ?

Cass -On va dire que mon prochain album sera plus orienté soul, funk, jazz… Enfin non, pas jazz. Plus soul, funk. Ça c’est pour mon solo. Plus dans l’esprit Chaka Khan avec J’attaque du mike, des gros samples, des trucs rejoués. Ça je pense que c’est ce qui me définit le mieux en fait. Parce qu’après tout ce temps, on finit par savoir vraiment et là je pense que c’est la came qui me parle vraiment. Après ça peut évoluer mais pour l’instant c’est ça.

Spleenter -T’anticipes comment la réaction des gens ? Par exemple, Nakk a gardé un certain flow, un certain esprit et des fans de la première heure ont mal accueilli son album, dernièrement. De même, y a sûrement des mecs qui vont dire « ouais mais cassidy qui revient en solo en 2011, ce sera jamais aussi bien qu’avant. »

Cass -Comme je dis, je viens du terrain, donc la musique va parler et le projet que je suis en train de mettre en place, j’ai confiance à 1000%, en tout cas en ce que j’ai fait et ce qui se prépare. Les gens jugeront, je peux pas me mettre à leur place mais je sais que je vais livrer un truc de qualité.

Spleenter -Ça t’a jamais emmerdé, en gros ?

Cass -Tu sais, si je devais m’inquiéter de tout ce que j’entends à chaque fois, vu qu’on est là depuis un moment, je pense que j’aurais beaucoup de cheveux blancs. Je me rase le crâne, soit, mais quand même. Je me protège un peu de tout ça. J’avance. C’est important de se remettre en question, je le fais parce que j’ai mon entourage qui est là pour me dire quand ça déconne, mais au delà de ça j’écoute pas tout ce qui se dit sur mon rap et tout ça. Je suis moi même, tous les jours, à la recherche de progrès dans ce que je fais. Là je suis satisfait de ce qui se passe, donc on verra avec ça.

Teo -2 ans après, y a Menilcity 2 qui arrive sans trop de promo, y a pas mal de sons qu’on connaît déjà. Peu d’inédits. C’était voulu comme ça dés le départ ?

Cass -En fait, Menilcity 2 c’était une manière de boucler la boucle avec toutes ces histoires de mixtape et de street album, justement. Un condensé de ce qui, pour moi, ces dernières années, m’avait marqué. Y a « des guns et des roses » qui revient dedans, le morceau avec JP. Quelque exclus, le morceau avec Gak et toute la clique, Aketo, Veust Lyricist, etc… C’est une manière de boucler la boucle et de dire que pour ce qui est des mixtapes, je vais mettre un point à tout ça pour, justement, me retirer, préparer un album, prendre le temps et balancer que des fraicheurs. que des fraicheurs. Que des fraicheurs.

Teo -T’as une question con, toi ?

Spleenter -Non, c’est juste par rapport à l’avenir des X-Men. Même si y a pas de dates et d’échéances au truc… est-ce que tu pourrais malgré tout donner une date et une échéance ?

Cass – (rires) Ça arrivera un jour, ça c’est sûr. Ça arrivera un jour. Je peux pas te donner de date, parce que ça ce serait des conneries. Mais c’est un truc qui me trotte dans la tête.

Spleenter -C’est pas comme le prochain album d’Express D.

Cass -Pourquoi ?

Spleenter -Parce qu’y en aura pas. (Référence aux propos de Weeedy au concert Retour aux sources)

S’en suit une conversation où on apprend qu’une réédition de « Guet-apens » pourrait voir le jour, avec quelques inédits de l’époque.

Teo -J’ai une question qui me tient à coeur. Y a une rumeur qui a l’air assez vraie quand même comme quoi t’aurais fait un son avec Dany Dan qui n’est jamais sorti nulle part.

Cass -Ah oui, je vois, exact. Mais au moment où vous parliez de ça (référence au billet « Les X-Men : bande d’enfoirés ! ») ça n’avait jamais eu lieu. Je crois qu’on s’était croisés avec Dany Dan mais on avait pas fait de morceau ni studio ni rien du tout. Par contre, récemment, pour l’album d’Hifi on a maquetté un morceau, justement, avec Hifi, Dany Dan et moi mais ça, ça date de l’année dernière. Mais pas au moment où vous faisiez l’article.

Daphnée -La rumeur c’était Hifi et Dany Dan. Et ça c’était pour le projet de Dany Dan.

(Daphnée en fait c’est la manageuse de Cassidy. On l’a pas présentée dès le début parce qu’on pensait pas qu’elle parlerait. Professionnel)

Spleenter -C’est sur « À la régulière », ouais.

Daphnée -Et la rumeur a été déformée. les gens parlaient de Cass, mais c’était pas ça.

Cass -J’étais pas au courant. C’est pour ça que j’ai pas compris, en lisant ce passage. J’ai fait « non, non. »

Note : à ce jour, le blavog n’a toujours pas reçu de preuve que Black Tom Cassidy eut été représenté noir un jour…

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Complet’Mandingo

J’ai découvert que j’avais un logiciel de montage vidéo integré sur mon PC. Je m’amuse avec, ça donne ça.

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Interlude – Ici trop de merdes, si peu de toilettes

C’est l’heure de la récré et beaucoup en profite pour aller aux gogs. Dans une des cabines, Maître Gims de la Sexion d’Assaut écrit son prochain texte. Oui, il écrit aux toilettes.

Gims -Je sais, je vais prendre un débit lent de mec possédé pour balancer des vérités bien senties. Un peu comme Despo Rutti. Ça, ça va en choquer plus d’un. Je suis trop fort. Putain je suis twop louwd !
(Dans une cabine à côté)
Ol Kainry -Vaz-y mon bougzer. Fais moi écouter ; un peu. J’écoute vos projets dans mes chiottes.
Gims -Tu vas voir, le son il est louwd !
(Une troisième voix s’élève d’une autre cabine)
Booba -Vos gueules, j’ai besoin de me concentrer pour pas laisser de gouttes sur le trône.
Gims -Toi aussi t’écris aux toilettes ?
Booba -Non, moi je matte mon écran plasma. Voilà ma condition. Même si je pourrais écrire tes textes avec le trou de balle.


C’est alors que Nessbeal arrive et vide sa vessie dans un urinoir.
Booba -Tu fais quoi ?
Nessbeal -Bah je pisse.
Gims -On peut faire ça aussi aux toilettes ?
Ol Kainry -Je savais pas.
Booba -Et c’est bien de pisser ?
Nessbeal -Parfois c’est la meilleure sensation du monde de pisser.

Après avoir fini, NE2S repart en sifflant.
Gims -…
Ol Kainry -…
Booba -… Mais n’oublie pas. Je pourrais écrire tes textes avec le trou de balle… Sérieusement.

Les chiottes, lieu magique s’il en est – http://www.dailymotion.com/playlist/xwfbn_Kad-et-O_toilet-zone/1#videoId=x8s9qw

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