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The Roots

Il repart alors que tout le monde l’acclame, il revient quand personne n’en veut : vous l’aurez compris, il était plus que temps d’accueillir une nouvelle intervention de notre collègue helvétique, j’ai nommé Big Paul Castellano*

Autrement dit les racines, ici je ne vous parlerai pas de Kunta Kinté ainsi que des nombreuses générations qui suivirent la naissance de cet enfant ordinaire né sous un ciel étoilé.

Non, nous parlerons du but de ce parcours semé d’embûches, d’Afrique aux Amériques, qui aura couté la vie à des millions d’êtres humains. La solution finale, le plan ultime de l’homme blanc, la volonté inébranlable du dépassement de ses propres limites afin de détrôner l’homme noir dans les deux seuls domaines où il se sent en supériorité. J’ai nommé le sport et la chanson (la danse étant pour les homosexuels et le blavog étant un site homophobe, nous n’en parlerons pas).

Même si certains artistes (Elvis Presley : chanteur) ou sportifs (Larry Bird : basketteur) qui, ne nous le cachons pas, ont du sang noir, arrivent à égaler voire surpasser les leaders du secteur, l’homme blanc n’a toujours pas trouvé de solution à ce problème majeur.

Je pourrais faire une liste des différents sous domaines dans lesquels nous excellons (en gros tous les autres) mais concentrons nous sur la chanson, plus particulièrement le rap. Depuis 1970 nous n’avons jamais eu de titre, malgré les nombreux efforts entrepris c’est le statu quo et pas Stat Quo le rappeur noir je te vois venir petit malin.

En voici les raisons principales.

A. LE VÉCU

Pour faire du rap, il faut tout d’abord avoir quelque chose à dire, que ce soit de simples cris ou des textes à rimes plus ou moins engagées sur un sujet plus ou moins précis.

Même si aujourd’hui cela ne veut plus rien dire et que l’on peut très bien travailler pour l’univers carcéral tout en étant un rappeur adulé par ses semblables (Rick Ross), un blanc sera toujours confronté à son vécu.

D’un autre côté, on vous avait averti que l’entertainment était dans l’âme de toute flicaille. La preuve, cette vidéo filmée en caméra cachée :

Un blanc ne peut atteindre le statut de noir que si son vécu est à 100% un désastre. À ce moment là, s’il se sent une veine artistique, deux choix se présentent à lui :

  • Devenir un punk ou un rockeur dégénéré, parler de sa tentative de suicide, de ses problèmes familiaux, de la mort de son animal de compagnie (parfois un hamster, souvent un chien, et toujours pour problèmes d’hygiène) et de son obsession pour la drogue.

  • Devenir rappeur et donc évoluer dans une insécurité totale qui le poussera à commettre de nombreuses erreurs fatales. Rappelons qu’il pourra aussi se droguer.

À partir de ce constat on peut facilement comprendre que le rap n’a jamais été envahi par nos jolies têtes blondes.

Toutefois, nous avons quelques réussites dont nous sommes évidemment très fiers :

R.A. The Rugged Man : un père victime de l’agent orange durant la guerre du Vietnam qui donnera naissance à un fils handicapé et aveugle ainsi qu’à une fille elle aussi handicapée, incapable de marcher ou de parler. Quand je vous disais qu’il fallait qu’un blanc soit définitivement cramé pour se tourner vers le rap, je ne vous avais pas menti.

Necro et Ill Bill ; une mère absente, un oncle défoncé au crack et une passion prononcée pour le hardcore. Necro a d’ailleurs réussi le but ultime de tout rappeur blanc hardcore, c’est-à-dire faire un album en duo avec Kool G Rap (ancien proxénète reconverti dans le rap qui séquestrait ses gagneuses dans son sous-sol pour des séances de fellations interminables).

En bonus, le clip White Slavery où toute la famille est rassemblée (l’oncle, les deux frangins et leur petite amie de l’époque) :

Eminem ; naître pauvre à Detroit dans une roulotte et décider de ne pas faire de la techno.

3rd Bass ; la combinaison entre l’esprit d’entertainment juif (MC Serch), le fait de donner le rôle du DJ au seul noir du groupe (DJ Richie Rich) et un spécialiste de la langue anglaise qui trouve la parade à l’incapacité blanche à la danse en utilisant une canne (Pete Nice). Bien que ce groupe ne réponde à aucun critère d’obtention du statut de rappeur noir, ils sont pour moi le seul groupe de rap à avoir pu passer outre leur couleur de peau à la façon du groupe de soul/funk écossais des années 70, Average White Band (AWB), capable de chanter comme les Isley Brothers.

B. LA RELATION AVEC LES HANDICAPÉS

L’artiste se doit d’avoir des relations intimes avec ses fans qui lui sont dévoués, mais cela peut rapidement mal tourner. En effet, les premiers fans du rappeur blanc seront forcément des personnes handicapées physiquement et mentalement. Ces fans des premiers instants lui seront fidèles à vie, ils seront de tous les concerts, suivant leur idole comme des apôtres.

Je vois rapidement vos têtes blondes exaspérées et déconcertées par ces affirmations calomnieuses, nous nous devons donc de pousser l’analyse jusqu’au bout en apportant des preuves écrites et vidéo-ludiques.

Année 1995

Akhenaton (France/Marseille) dans le morceau « Je Ne Suis Pas A Plaindre »

Le leader des rappeurs blancs en France rend hommage à ce public très spécial dans le troisième morceau de son album « Métèque et Mat ». Montrant une fois de plus qu’il ne serait pas là où il est en ce moment (c’est-à-dire pouvoir enfin faire le design du nouveau maillot de l’Olympique de Marseille) sans ses fidèles supporters qui ne sont heureusement plus là pour voir la déchéance morbide de leur artiste préféré.

Année 2010

Sinik (France/Paris) dans le clip « La Cité des Anges »

Nous nous devions de parler de Sinik qui a lui aussi rendu hommage aux enfants handicapés, bloqués dans les hôpitaux français lors de la sortie de son album. On y voit le jeune Fayçal, 8 ans, apparemment très mal en point, demander à sa mère et son père d’appeler Sinik afin de lui remonter le moral (on ne rit pas bordel de merde) mais aussi pour demander à l’artiste pourquoi ses potes l’ont poussé dans les escaliers après qu’il leur ait dit qu’il était son rappeur préféré.

Année 2011

Machine Gun Kelly (États-Unis/Cleveland) dans le live « I will never forget the power of our music »

La vidéo ci-dessous devrait normalement activer votre filtre parental sur youtube, vu la violence visuelle et le dégoût qui vous sera transmis durant ces trois longues minutes.

Vous y verrez une personne handicapée qui sous l’impulsion de MGK va pouvoir se libérer de sa chaise roulante, marcher quelques pas pour ensuite avoir sa première relation sexuelle avec des filles du public.

Je finirai ce chapitre avec les derniers mots d’amour que nous transmet MGK sur sa relation avec les handicapés « A CULT », « A MOVEMENT », « THIS IS FAMILY », « NO ONE CAN TAKE THIS FROM US ».

C. LE RESPECT DES ANCIENS

Quand tu commences à faire du rap tu peux avoir tes propres influences, que tu pourras ensuite faire partager à ton public, quand tu seras connu et quand on viendra t’interviewer. Encore mieux les gens le déduiront d’eux-mêmes quand ils t’écouteront rapper.

Le problème avec le rappeur blanc est qu’il pense que citer les « piliers », les « anciens » lui donnera une crédibilité au sein de ses pairs, or ce n’est pas le cas. On peut encore citer MGK qui dans son single Wild Boy s’applique comme un bon élève à name dropper frénétiquement missy elliott, diddy et the clipse, pendant que Waka Flocka se bornera à expliquer qu’il est bourré et que tu dois désormais l’appeler Goku tout en suçant ses dragon balls : deux mondes se croisent, et ne se comprennent pas.

Il ne suffit malheureusement pas de parler de Rakim à tout bout de champ pour pouvoir obtenir une quelconque crédibilité, contrairement à une personne comme Alpha 5-20 qui peut simplement citer tous les rappeurs qu’il écoute à la fin d’un de ses morceaux pour que l’on te demande gentiment de jeter ton cadeau de noël contenant la discographie de Mac Miller.

D. L’APPARÂT

Les rappeurs sont des entertainers, il y a les habits, les bijoux, les tatouages, les accessoires, il va falloir trouver un moyen de se démarquer.

Le rappeur blanc part avec 10km de retard car tout ce qu’il pourra porter le rendra systématiquement ridicule. Le premier réflexe est le tatouage, il lui permet de couvrir sa peau blanche de dessins de couleur noire. Là encore cela le fera ressembler automatiquement à un biker, mais vu que le rappeur blanc a déjà le crâne rasé depuis longtemps il ressemblera plus à un néo-nazi qui aurait passé des moments inoubliables dans les bras du premier Vern Schillinger venu.

D’un autre côté, ce moment béni lui permettra d’allier l’utile à l’agréable, c’est-à-dire qu’il pourra remplacer son tatouage dragon qu’il arbore depuis bien trop longtemps sur son bras avec en lettre elfique le nom de sa mère et sa sœur pour le remplacer par une feuille de cannabis.

La New Era est bien évidemment à proscrire, ainsi que toute réalisation de la marque Air Jordan. Il ne te reste donc plus de choix, il te faut porter un masque d’anonymous et te taire à jamais.

E. LES TERMES INTERDITS

Tout le monde ne part pas avec les mêmes chances dans la vie, mais le comble pour l’homme blanc est de ne pas pouvoir utiliser tous les mots de son dictionnaire.

Vous allez me dire, « je ne vois vraiment pas de quoi tu parles » et tu auras bien raison, mais sache que pour le jeune rappeur blanc c’est un calvaire quotidien. Il est très facile de s’emporter, on peut lui trouver de multiples excuses, mais une fois qu’il sera à l’aise, pensant que cela n’allait jamais lui arriver, c’est là qu’il commet la bourde du débutant : prononcer le « N word ».

Évidemment cela ne va pas l’empêcher de continuer comme Billy le Kid devant la chatte d’une squaw, mais il va devoir dire au revoir à la rime facile, aux hymnes de dégénéré et c’est inévitablement à ce moment là qu’il deviendra un rappeur « technique » ce qui l’enfoncera encore plus dans la médiocrité.

Dans le rap français, le jeune aryen a d’autre choix, il va pouvoir utiliser des mots que personne ne comprend. Pour cela il va devoir venir de Marseille, mais nous n’en parlerons pas dans ce blog pour des raisons de pudeur.

Il peut aussi venir de Grigny, mais entre nous le seul blanc qui habite sur place est une petite fille blonde de 8 ans que tu as déjà aperçue dans le clip de « Requiem pour un Keuf » et probablement le maire de la ville. Toutefois, si vous me trouvez un blanc qui habite là-bas et qui ne fait pas partie d’un groupe de rap ou d’une opération d’infiltration policière, vous pouvez lui dire qu’il a clairement raté sa vie.

F. LA NATIONALITE POUR ALIBI

Une petite moustache, une voix rauque, une casquette baissée très bas, jouant avec les jeux de lumière, oui tu as bien reconnu le rappeur blanc sud-américain.

La partie non-extrémiste de notre être aura tendance à accorder un passe droit à ce specimen, rare mais présent comme un albinos, mais soyons sérieux il ne trompe personne. Certains se débrouillent mieux que la plupart des blancs, mais je sais ce qui te gêne, tu penses à ce grand humaniste qui fait la tournée des favelas avec ses bibles et ses vaccins.

FINALITÉ

Nous n’allons pas terminer ce sujet sur un message de paix du genre « cet article a été écrit par une équipe multiculturelle de croyances et de confessions diverses », non, nous allons clore cet affreux chapitre de l’histoire par une vidéo à la fois tragique et consternante.

Elle montre un extrait du film « WhiteBoys », où le héros du film face à sa glace se voit déjà en superstar noire du rap. Notons par la même occasion le miroir : un sacré truc de blanc un peu comme De Niro dans Taxi Driver (non nous ne parlerons pas de toi vilain Crochon).

Dans ce même film une scène est criante de vérité. Ce même personnage va dans un ghetto et croise Slick Rick et ses 50kg de chaîne en or, de rappeur vêtu il lui fait un signe de tête « what’s up », Rick le regarde de haut en bas et lui sort simplement « morning’ officer ». Merci à tous de votre attention.

HORS CATÉGORIE

Le rappeur blanc qui est noir

il s’agit de cette infime poignée de rappeurs blancs à qui personne n’a jamais osé dire qu’ils l’étaient (blancs). Souvent parce qu’ils sont vraiment très moches mais toujours très sympas, et surtout parce que cette information ne changerait absolument rien à leur vie, le meilleur exemple étant Paul Wall, et d’autres types par là-bas au fond.

Le rappeur noir qui est blanc

On arrive ici sur une curiosité de la nature qu’il est toujours amusant d’observer. Le rappeur noir qui est blanc commence comme un rappeur noir classique, mais est happé par un vortex créé par l’homme blanc dans le seul but de se l’approprier, généralement parce qu’on le trouve légèrement moins con que les autres, ou plus rarement car il est le seul au milieu d’un groupe de blancs (s’il porte des lunettes et un sac à dos, je te cache pas que c’est un plus). Cela commence très souvent avec les médias, puis ça continue avec le public, et tôt ou tard il faut reconnaître l’abominable vérité. Face à ça, le rappeur aura deux choix très simples.

option 1 : se fondre dans le moule qu’on lui a préfabriqué, ce qui ne veut pas dire se mettre à agir comme un vrai rappeur blanc, oh que non. il perdrait instantanément toutes les faveurs de son nouveau public si singulier qui l’aime avant tout pour sa différence et ses chants primitifs. Au contraire, il faut qu’il mette le paquet sur le côté hey-regardez-je-suis-moins-pire-que-les-autres-et-en-plus-je-sais-lire-les-mecs. Mais tout en sachant connaître ses limites : il est préférable d’appeler son album « à chaque frère » plutôt que « négritude », trop agressif. Et qu’est-ce qu’on déteste ? Les noirs agressifs, bingo Mamadou tu auras un pin’s au goûter.

option 2 : refuser, s’acharner, sortir un album concept centré sur son bled, faire un flop, feater Yannick Noah, revenir avec un album de rap conchiant mais pas trop, regarder amélie poulain, arrêter le rap, tenter une carrière dans le rock, faire un flop, revenir dans le rap, et ENFIN se décider à retourner à l’option 1.

Les batailles de blancs

comme toute minorité souhaitant s’imposer dans un milieu hostile, les rappeurs blancs se retrouvent souvent comparés, mis en compétition, et fatalement opposés, tels ces femmes enceintes à poil qui font du free fight dans certains films pour adultes (on ne juge pas). Comme chacun le sait, les blancs ne sont pas une communauté solidaire, car les blancs ne sont pas une communauté tout court. Les réactions des rappeurs vont donc du comique au pathétique, on peut citer cette interview de Yelawolf où il s’en prend à MGK (l’anorexique porté sur la sexualité des handicapés, souvenez-vous on en parle plus haut) sans que PERSONNE ne sache exactement d’où lui vient cette haine. Nous on sait. Il a flairé un rival, il lui a reniflé le cul, il a gratté le sol avec ses griffes en grognant. C’est comme quand tu fous deux chats dans une poubelle et que tu leur pisses dessus : ils peuvent pas t’atteindre mais ils peuvent s’entretuer. Ajoutons que le système américain permet l’émergence d’une superstar blanche du rap une fois par génération et une fois seulement, le reste de la masse pouvant juste espérer un jour de feater avec le boss. Sauf que comme beaucoup ont pu le constater, c’est pas parce qu’Eminem t’a tapé dans la main trois fois que tu vas être autre chose qu’un simple freestyle d’un soir.

En France le phénomène reste marginal, et heureusement parce que c’est ridicule à chaque fois. Et quand on dit « à chaque fois », ça concerne uniquement Orelsan. Ce brave petit normand était à peine sorti de son trou (au sens propre, les Caennais le savent très bien) que déjà Fuzati (me demande pas qui c’est, putain) hurlait au pompage, Seth Gueko lançait des piques subliminales en interview, Charly Greane sortait une rime de petit filou sur un feat, Kennedy faisait pareil mais 1 an après, Al K-pote le traitait de petit vicieux adepte de concurrence déloyale, bref rien que de très normal. Le mot d’ordre général est clair : IL NOUS VOLE NOT’ TRAVAIL.

Les plus observateurs d’entre vous noteront que plusieurs membres de cette coalition anti aurélien ne sont absolument pas blancs. C’est normal, c’est la Frince, et chacun tente de s’intégrer selon ses moyens.

Depuis, Al K a semble-t-il oublié jusqu’à l’existence de cette interview, Charly Greane s’est subitement rappelé qu’il était arabe et Seth appelle désormais orel affectueusement son « scriboulex de l’espace » (ou un truc comme ça). Quant à Kennedy et Fuzati, je crois que j’ai déjà oublié ce qu’ils foutaient là au départ. Happy Ending.

Dans un souci d’équité, finissons tout de même sur une note positive qui mettra du baume au cœur de tous ceux que cet article a pu offenser :

*avec la participation amicale et désintéressée de Spleenter, mais de toute façon tu sauras jamais qui a écrit quoi, t’es bien feinté.

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HousnInception (intro)

Au sommet d’un building (ça c’est la classe), un homme est pensif. Il scrute un écran d’ordinateur. Après avoir parcouru certains comptes twitter et facebook, regardé certains clips et écouté certains sons, il pousse un long soupir. Puis il appuie sur un bouton d’interphone.

Le type – Suzanne, j’ai pris ma décision. appelez-moi l’équipe de choc.
Interphone – écoutez, pour la dernière fois, moi je suis le gardien du parking, et je n’ai aucune idée de quoi vous parlez.
Le type – ah merde. Autant pour moi.

Quelques heures après qu’il ait lui-même composé le numéro sur son téléphone (parce qu’on n’est jamais mieux servi que par sa main, ou ptêt parce que cet homme est profondément cinglé et que Suzanne n’a jamais existé), deux hommes, à l’allure patibulaire mais presque, entrent dans l’immense bureau. Parce que si t’es au sommet d’un building, c’est pour avoir un immense bureau, pas un studio de 25m2 avec des fientes de pigeons sur les rebords de fenêtre.

Le type – bonjour messieurs. Je vous ai fait venir parce qu’il y a une certaine affaire que je souhaite que vous preniez en main.
Kertra – faut tuer un pitbull ?
Le type – Hein ? Mais non.
Kertra – non parce que moi ça me pose pas de problème, simplement faut le dire maintenant quoi.
Weedy – nous prévenez pas à la dernière minute
Le type – Ecoutez, personne n’aura besoin de tuer qui que ce soit, encore moins un chien…
Kertra – un pitbull.
Le type – non mais de toute façon…
Kertra – Je m’attaquerai jamais à un caniche ou un chihuahua J’ai une réputation quand même.
Le type – Bref. J’ai besoin de vos services pour une mission très spéciale. Vous allez devoir implanter une idée dans le cerveau de quelqu’un. En vous infiltrant dedans ses rêves dedans sa tête.
Kertra – …
Weedy – …
Le type – Mais ne vous inquiétez pas, c’est un procédé qui est possible scientifiquement. En fait, on va injecter un produit à notre cible, puis on va vous injecter le même produit, et…
Kertra – ça a l’air laborieux et chiant. Vous avez qu’à dire que c’est de la magie ou une connerie du genre.
Le type – Ben… oui mais bon… la magie ça fait pas sérieux ni crédible
Weedy – on a dépassé ce stade depuis longtemps je pense. Surtout que vous avez un masque de Mickey sur la tronche.
Le type – C’est pour l’anonymat ça. Bon. Voici la cible. (il sort une photo)
Kertra – mais ?
Weedy – c’est ?


Le type – ça va, c’est Rohff, on va pas faire comme si y’avait du suspens non plus, c’est dans le titre de toute façon. Vous le connaissez bien, c’est un peu vous et vos potes qui lui avez mis le pied à l’étrier dans le rap, vous l’aimez bien et c’est réciproque, vous êtes donc les hommes de la situation.
Weedy – vous voulez qu’on lui fasse quoi ?
Le type – je veux que vous le fassiez redevenir comme avant.
Kertra – facile, ça. On lui pète sa dent et le tour est joué.
Le type – non, non, non. Je veux dire comme avant, comme il était avant. Avant d’accuser la météo quand son album vend pas, avant le feat avec Jena Lee, avant de clasher Booba tous les 4 matins sans jamais dire son nom, avant d’insulter la terre entière sur les réseaux sociaux. C’est le Rohff d’avant tout ça que je veux retrouver.
Weedy – ah ouais quand même.
Kertra – c’est vrai que c’est plus que tendu. Surtout si on fait face à des pitbulls surentraînés.
Le type – c’est pour ça que vous allez être aidés par un expert. D’ailleurs le voilà qui entre.
Orelsan – heu… salut les gens.
Weedy – c’est qui lui ?
Orelsan – en fait moi c’est orelsan. Vous m’avez pas reconnu sans doute parce que j’ai laissé pousser mes cheveux.
Kertra – et aussi parce qu’on sait pas qui t’es.
Weedy – en quoi il va nous aider dans la tête d’Housni ?
Le type – c’est un expert de tout ce qui est rêves et tout ça.
Orelsan – ah non pas du tout.
Le type – mais si. Les histoires de rêves imbriqués et de trucs complexes et cools c’est des trucs de geeks, et t’es le roi des geeks. En plus t’aimes les super héros, genre batman tout ça.
Orelsan – ouais mais je vois pas le rapport.
Le type – Batman a été réalisé par Christopher Nolan. Qui a aussi réalisé Inception.
Orelsan – …
Kertra – en fait vous avez juste appelé un type au hasard quoi.
Le type – possible, mais j’ai pas le temps d’en chercher un autre plus compétent, en plus j’ai déjà dépassé le budget.
Weedy – comment vous avez fait ? Parce que vous avez pas spécialement parlé de nous payer jusqu’ici.
Le type – Hé ho ! Vous avez vu où on est ? Le building ? La taille du bureau ? La fontaine à l’entrée ? C’est pas gratuit tout ça hein. Maintenant, partez, un hélico vous amènera à la cible.
Kertra – un hélico ? Mais rohff je sais où il crèche, c’est à deux rues d’ici.
Le type – écoutez, j’ai acheté un hélico juste pour l’occasion, alors faut quand même le rentabiliser un minimum.

Sur le chemin de chez Rohff. La Hous’House comme on dit dans le jargon.

Weedy – faudrait pas que ça nous prenne la journée non plus
Kertra – grave, on a notre dernier brako à préparer, j’espère que ce sera vite expédié cette histoire
Orelsan – ouais, j’ai pas envie de louper la rediff de Full metal alchemist.
Weedy – n’ouvre pas la bouche quand tu m’adresses la parole.
Kertra – moi je pense à un truc. Imagine que dans le rêve de Rohff où on va, à un moment, sans prévenir, tac ! On tombe sur un pitbull. Parce que le type a dit qu’on aurait pas à tuer de pit. Mais dans ce cas, est-ce qu’on doit…
Weedy – faut vraiment que t’arrêtes avec ça.
Orelsan – en tout cas il a bien changé Mickey Mouse, je trouve, surtout au niveau de la voix.
Kertra – …
Weedy – …

on the road again.

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Samedi Soifard

Cette semaine, tout ceux qui disent « Pourquoi Seno invite pas de westeux sur ses Samedis Bâtards » vont fermer leur gueule.
Parce que Seno utilise la feinte ultime pour rappeler qu’il vient de la West :
Il a invité Aelpeacha.
Ça marche bien en général.
-Regardez c’est machin ! Il a featé Aelpeacha, c’est un westeux !


Seno -Salut le A.
Le A -Salut le S.
Seno -Personne ne m’appelle le S…
Le A -T’es sûr ? Bon, si tu le dis. Tiens, écoute la prod que j’ai prévue.
Seno -Mais t’avais pas besoin d’apporter de prod.
Le A -Comment ça ? Je ne comprends pas…
Seno -Le principe c’est qu’on remix des gros hit us.
Le A -Mais je fais des gros hits us, non ?!
Seno -Oui, non mais si, mais pas là, OK ? Faut reprendre un hit où y avait des gens qui parlaient anglais dessus, ok ?
Le A -OK…
Sobre -Et si on en prenait une de Ciara ? Elle est bonne Ciara !
Seno -On en a déjà parlé…
Sobre -Ah bon ? Me souviens pas…
Seno -Mais quand est-ce que t’es arrivé, d’ailleurs, toi ?
Sobre -Arrivé où ?
Seno -Bah ici.
Sobre -…
Seno -T’es jamais parti, c’est ça ?
Sobre -Je ne sais plus, je viens de me réveiller. On est où d’ailleurs ?
Seno -C’est pas « où » l’important, mais « quand ? »
Le A -Ah bon ? On est quand ?
Seno -Bah on est samedi. Et le samedi, c’est Samedi Bâtard !!
Sobre -On est samedi ? Alors ça fait 4 jours que je suis là… Ou 11… ou 18…


Seno -Bon ? Qui pose son couplet en premier ?
Le A -Moi je veux bien, mais tu m’as pas encore dit ce que tu pensais de mon instru.
Seno -Quel instru ? Je t’ai dis que c’était pas la peine…
Le A -Ouais, vu que t’aimais pas la première, j’en ai ramené une autre.
Seno -Mais j’ai jamais dit ça ?! J’ai dit qu’on poserait sur une face B cainry.
Le A -En fait t’as jamais aimé mes prods, c’est ça ?
Seno -Quoi ?!
Sobre -Elle arrive quand Ciara ?
Seno -Hein ?! Quoi ?! Mais non putain ! Pourquoi personne ne comprend jamais le principe des Samedis Bâtards ?
Le A -C’est quoi les Samedis Bâtards, exactement ?
Seno -Sobre, explique lui.
Sobre -Expliquez quoi ? À qui ?
Seno -Le principe des Samedis Bâtards !
Sobre -Les quoi ?
Seno -Mais bon Dieu ! T’as déjà posé dessus !
Sobre -?
Seno -« Sans les mains« , ça te dit rien ?
Sobre -Ah mais si ! Bon, écoute Le A : Le principe c’est qu’il faut que tu rappes sans les mains.
Seno -Alors, non. Déjà, c’est pas le principe du tout et, ensuite, c’est pas moi Aelpeacha, moi je suis le mec qui te parle depuis le début.
Sobre -… ?
Seno -Je suis Seno !
Sobre -Ah OK.

Finalement, Seno, Aelpeacha et Sobre posent leur couplet.
Seno -Putain, Sobre ! C’est du génie. Tu fais rimer fesses potelées avec Jeff Buckley.
Sobre -Vous pourrez pas le prouver !
Seno -Bah si puisque tu l’as dit dans une cabine d’enregistrement…
Sobre -Très bien. Alors ma mission ici est terminée.
Le A -N’empêche que je comprends pas pourquoi t’as choisi cette prod. Tu la trouves vraiment mieux que les miennes ?
Seno -Mais pas du tout, mais le principe, en fait, c’est que…
Le A -C’est qu’on pose plus sur mes prods, j’ai compris.
Seno -Non, mais c’est pas ça…
Le A -Je vois très bien où tu veux en venir et laisse moi te dire une bonne chose : je ne te remercierai pas dans les crédits de mon album « Val II Marne Rider 2 », et toc !


Seno -J’ai bien aimé la phase sur la planche à capote, belle métaphore.
Le A-Belle quoi ?
Seno -Bah c’est une métaphore, non ?
Le A -Ah non. Regarde, ça c’est une video de moi en train de rider sur une vague avec ma planche à capote.
Seno -Mais qui voudrait de ça ?
Sobre -Wah ! Trop classe, il m’en faut une !

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Inglorious Samedis Basterds

En ce moment, chaque samedi, Seno lâche un nouveau remix d’un gros son US, probablement parce qu’il s’emmerde (allez à Évreux, vous comprendrez).
C’est juste pour le kiff, donc il ramène des potes.
Ou plutôt les potes de son manager, Fizzle. Et les potes de ce mec c’est un peu comme la boîte à chocolat de Forrest Gump, on sait jamais sur quoi on va tomber.
Cette semaine, il lui a ramené Sobre d’Experty qui était en train de cuver dans une voiture. Après avoir ouvert sa portière sur une keuf et s’être perdu trois fois sur le chemin, le brave expertiseur arrive à destination.

Seno -Salut Sobre.
Sobre -Salut Sinik.
Seno -Non. Moi c’est Seno…
Sobre -T’as changé de nom ?
Seno -Bordel ! Je suis Seno ! S.E.N.O.
Sobre -Ouais voilà. S.E.N.O.K. malsain mocassin tout ça.
Seno -Non. toujours pas. Je suis Seno, un sale blanc.
Sobre -Mon pauvre, ça t’a traumatisé ton clash avec Booba. Tu veux du Xanax pilé ?
Seno -Bon. Le mieux c’est que tu m’entendes rapper.


Sobre -OK. T’as du flow, donc tu peux pas être Sinik.
Seno -Voilà.
Sobre -C’est quoi le projet ?
Seno -On remix des sons US et…
Sobre -Ah cool ! On peut reprendre le générique de Futurama ? Ou de South Park ?
Seno -Euh… non… attends… on reprends des hits US du moment.
Sobre -Ben oui. C’est ce que je dis. C’est comme quand j’avais rappé sur la musique des Simpsons.
Seno -Non, pas du tout. Là on pose sur des sons US. Rick Ross, Gucci Mane etc…
Sobre -Wahou ! T’as réussi à avoir Gucci Mane et Rick Ross ?! Ça tue !
Seno -Mais non, putain…


Seno -Donc, le principe c’est qu’on reprenne No hands et qu’on le remix. OK ?
Sobre -OK.
Seno -Et y a pas d’Américains. OK ?
Sobre -OK.
Seno -Des questions ?
Sobre -Il arrive quand Eminem ?
Seno -…
Sobre -Il vient pas ?
Seno-… En fait t’as rien compris… En plus Eminem est même pas sur No hands.
Sobre -Bah tu pourrais l’inviter quand même. Entre blancs ça se fait non ?
Seno -Tu crois vraiment que je vais inviter des gens uniquement par solidarité entre blancs ?

Et c’est là que Craiz arrive à point nommé.
Sobre -Ah bah voilà déjà Yelawolf. Sauf qu’il s’est coupé les cheveux.
Seno -c’est pas Yelawolf du tout…
Craiz –Mais waiii !
Seno -Qu’est-ce que c’est que ça ?
Craiz -C’est mon gimmick. Mais waiii !
Seno -…
Sobre -…
Craiz – je viens représenter S-town baby !
Seno – tu viens de Strasbourg ?
Craiz – mais non, c’est Sartrouville moi.
Sobre – c’est pas vraiment mieux tu sais.

Craiz – En tout cas c’est sympa de m’avoir invité. Ça m’a surpris, surtout que tu peux avoir diam’s quand tu veux non ?
Seno – Non mais ho, ça va pas recommencer ?! Tu veux que j’t’appelle James Deano ?
Sobre -C’est qui lui au départ ?
Seno -C’est Charlie Greane.
Sobre -Green ?
Seno -Non. Greane.
Sobre – Ah ok, avec un « a » et un « e » (et oui, Sobre il est tellement défoncé qu’il voit les paroles des autres).
Craiz -Non. Craiz.
Sobre -Charlie Craiz ?
Craiz -Non. Je m’appelle juste Craiz.
Sobre -Mais où est Charlie ? (là c’est du très haut niveau comme gag)


Sobre – Ça me fait penser que ce serait bien un truc style « où est Charlie Sheen ». Ce serait comme où est charlie, plein de petits persos, avec au milieu d’eux un mec qui sniffe et des stars du porno.
Seno – …
Craiz – …
Seno -Donc tu t’appelles Craiz ?
Craiz -Mais waiii ! Je suis pas Charlie Greane.
Seno -Mais t’as pas fait un son avec Joke ?
Craiz -Si.
Sobre -Alors t’es Charlie Greane.
Craiz -Mais non.
Seno -Et comment il s’appelait ton son avec Joke si t’es pas Charlie Greane, gros malin ?
Craiz – « Tu sers à rien »
Sobre -C’était autobiographique ?
Seno -Bon. Tu t’appelles Craiz et t’as fait un son avec Joke. OK.
Craiz -Et alors ? Ça peut arriver à tout le monde.
Seno -J’ai jamais dit le contraire…
Craiz -Le jour où ça t’arrivera tu feras moins le malin.
Seno -Non mais j’ai rien contre Joke, moi.
Sobre -Joke ? C’est une blague ? (Là c’était encore une vanne de ouf, mais faut être billingue)
Craiz – Hé ho, ça va, toi t’as même posé avec Cuizinier de TTC d’ailleurs.
Sobre – Je m’en souviens pas
Seno – Tu te rappelles de beaucoup de featurings en général ?
Sobre – Je fais des featurings ?

Seno -Donc le principe c’est qu’on remix des sons ricains.
Craiz -D’accord.
Sobre -Ce serait bien de remixer « Ride it« , comme ça on invite Ciara. Elle est trop bonne Ciara.
Seno -Toi, t’as encore rien compris…
Craiz -C’est vrai qu’elle est bonne Ciara. Oups ! J’ai fait sploutch…
Sobre -Wahou ! Tu t’es craché dessus ! Sans les mains ! Trop fort !
Seno -On va dire que vous êtes dans le thème…
Sobre – Par contre si c’est un remix, pourquoi on prend pas l’instru du remix de No hands directement ?
Seno – Non mais c’est un remix parce qu’on pose à la place de Waka.
Sobre – Ça aurait été quand même mieux sur l’instru du remix, elle est plus pêchue.

Seno -C’est quoi vos style de rap ?
Sobre -Moi je fais des hits en disant de la merde comme Waka Flocka.
Seno -Ça c’est bien.
Craiz -Je vais pas te faire un dessin sinon ce serait un rébus.
Seno -…
Sobre -…
Craiz -Levez les bras pendant que je fouille les poches de vos 501.
Seno -…
Sobre -…
Craiz -Leurs couplets sentent les pieds, j’écris les miens sans les mains.
Seno -…
Sobre -…
Craiz –Aussi bionique que Steve Austin.
Seno -…
Sobre – C’est pas un catcheur Steve Austin ?
Craiz -Des comme ça j’en ai beaucoup.
Sobre -Putain…
Seno -Je dois être complètement fonsdé mais je trouve ça bien.
Sobre -Je te l’avais dit. Notre OJ Kush est meilleure que la weed à Wiz Khalifa.
Seno -Non mais là, ta Kush c’est de la FuKushima. Je dois être complètement explosé pour kiffer ça.
Craiz – Mais je comprends pas le truc. Rapper sans les mains, c’est pas dur. Si t’avais dit rapper sans la bouche, là déjà t’impressionnes les gens. Mais sans les mains, c’est à la portée de tous.
Sobre – Surtout que tu triches. Dans ton couplet tu parles de mettre des gifles sur les fesses des meufs. Alors que tu vois bien que sans les mains, c’est pas possible. Je le sais, j’ai essayé.
Seno – Toi aussi tu dis que l’instru se prend des coups de poings.
Craiz – Ouais, mais je dis pas par qui ! T’as vu l’astuce un peu ?
Seno – oui, c’est brillant.
Craiz – Merci, ça m’a pris un temps fou pour trouver ça.
Seno – Ça m’étonne pas.
Sobre – Faudrait penser à s’activer, moi j’ai un rencart. Y’a une keuf qui me court après depuis ce matin. C’est dingue à quel point elle me veut.
Seno – Non, elle voulait t’arrêter.
Craiz – Et te passer les menottes.
Sobre – C’est bien ce que je dis. Depuis que je l’ai assommée elle est folle de mon corps.
Craiz – Parce qu’en plus tu l’as assommée ?
Sobre – Oh, c’est pas la peine de faire le snobinard parisien. Moi je viens de Normandie, straight outta Caen town. Chez nous, c’est pas comme ailleurs avec les filles. 1ère étape : l’homme assomme la femme. 2e étape. 3e étape : on a des enfants.
Seno – Attends mais c’est quoi la 2e étape ?
Sobre – 3e étape : on a des enfants.
Craiz – je suis pas sûr de vouloir savoir en fait.

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Chèvres et mouches toujours… Avec Experty

On continue notre tour du Un Quatre. Voici Experty. Pour Expertiseurs. Ces experts tiseurs.

Là même topo, si tu te drogues pas tu es dans l’erreur. Jugez vous même à la lecture des titres de leurs mixtapes « Fume bois baise », « Cosmoponic », « Cyprine & Sizzurp » etc…

Ces lécheurs de chattes viendront chez vous en vaisseau spatial carburant à l’éthanol sur fond de music typé San Francisco (Frisco) pour baiser les putes dans la place. Parce qu’ils contrôlent les putes, oui ! oui ! Et par putes, ils ne veulent pas dire prostituées, ils veulent juste dire pute. C’est reglo.

Le groupe est un trio, Sobre, MC du groupe. M.A.T. MC et producteur. Fresh D producteur et DJ.

MAT et Fresh D se chargent de la productions qu’ils se partagent souvent avec leurs invités de toujours. Le Jeune Karn et Dikap et depuis quelques temps notre ami Beocea.

Alors, jeune Karn c’est pour Karn Acier, rien à voir avec Kern Little (Sticky Fingaz dans The Shield). D’ailleurs il s’apparente plutôt à un 16S64 des Cautionneurs mais en version blanc fou de la campagne.

Comment ça on est pas sûr qu’il soit blanc ?! On s’en fout, il est Normand c’est pareil, c’est un pécor.

Vous pouvez télécharger pratiquement l’ensemble des projets de tout ce petit monde sur leur myspace parce que ce sont de bons gars qui savent très bien que leur merde est chaude mais ne se vendra pas.

Des mixtapes à choper en free DL y en a une chiée. Par laquelle commencer, me demanderez vous, bande d’assistés de merde.

Je vais vous aiguiller.

Sobre en a 2 dispos. La première « Fume bois baise » lui sert à remixer des standards cainrys de l’époque où c’est sorti (2005). La deuxième « Dans le 1-Treuk » est une parfaite initiation au monde chamaré et luxuriant de ces troubles fêtes.

MAT, son acolyte au mic a sorti « Le salaire de la peur », malgré le titre on parlera pas spéciualement de salaire, de peur ou de sujet un tant soit peu de société. Non. Caparlera encore et toujours beaucoup de putes.

Il y a une vieille tape du groupe « Pimp la France » datant de 2007.

Plus une tape best of, mais un best of ralenti « Chopped & Screwed », des trucs de drogués de là bas, quoi. Qui s’appelle « Cyprine & Sizzurp. »

Parce que oui ils boivent de la cyprine, en plus de dire « cette merde est chaude. » ça vous rappelle quelqu’un ? Non ?! C’est normal.

Personne ne dit ça en dehors de la Normandie. Si tu parles comme ça c’est que t’es Normand et tu le savais pas, c’est tout.

Et enfin la tape du groupe la plus récente en date « Cosmoponique » l’hydroponique de l’espace.

Vous pouvez commencer par celle là si vous voulez, de toute manière elles parlent toutes sensiblement de la même chose :

Baiser, fumer, boire et beaucoup d’égotrip pour dire qu’ils baisent mieux que les autres, ils fument de la meilleure que les autres et ils boient plus que les autres.

Ca parle donc forcément aussi de pertes blances, de vomis et des moments chiants quand y a plus rien à baiser/fumer/boire.

Tout un programme.

Le myspace (alors y a de la musique qu’on peut pas éteindre, allez savoir pourquoi) : www.myspace.com/expertiseurs

Je vous remets le clip, parce que c’est le seul que j’ai trouvé : http://www.youtube.com/watch?v=Yhh2sdIIkIc

L’hymne Hyphy Frinçais : http://www.zshare.net/audio/718525284a0df0f5/

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Les chèvres et les mouches encore… Et B.O.C.A.

Nous sommes toujours en Basse Normandia, toujours dans le Calavados mais on quitte Caen même (ah bah quand même me diront certains -que j’emmerde) on va un peu au large de Caen-Town pour trouver la côte.
ouais, Caen c’est pas au bord de la mer même ;mais entre Caen et la mer se trouve une petit ville, une petite ville qui s’appelle… Allez, devinez ! Entre Caen et la mer, une ville qui s’appelle CAEN LA MER (Oh ! Putain ! les génies…).


Et bien même dans ce lieu insolite on y trouve des rappeurs… C’est comme l’herpès, là où y a des gens y a du rap… C’est là le fief de Beocea.
Beocea vous pouvez le trouver dans les catalogues du 187.prod parmi des poids lourds Frinciliens de la G-Funk tel Aelpeacha, J’L’Tismé et d’autres mecs là bas avec des bandanas. Beocea qui vient de sortir une tape téléchargeable gratuitement sur son myspace. Brave garçon. Et cette mixtape c’est « Caen tu veux. »

Alors là, autant être honnête, si tu te drogues pas ça sert vraiment à rien d’écouter ça. T’auras beau essayer de te bourrer la gueule, c’est bien c’est un bon début mais c’est pas avec des mesurettes comme celle là que tu vas vraiment comprendre ce que tu vas écouter.

Et d’ailleurs, même complètement fonscar tu comprendras pas forcément plus mais tu t’en foutras à ce stade là.

C’est un peu la touche musicale du rap Caennais ça, tu sauras jamais si c’est vraiment bien ou si c’est de la grosse merde mais t’en auras sûrement jamais grand chose à foutre.

Ce mec là, Beocea, c’est un bon gars, ça sent le brave type, amoureux de la musique. Revendiquant avoir le Calvados dans le sang, dans tous les sens du terme. et là je vois des gogols qui ne comprennent pas. Calvados c’est le nom du département 14 mais c’est aussi de l’alcool. Là ! Ah ! Tu comprends maintenant, hein ?! Tu te marres là !! Tu te fends la gueule !! Fais attention tu ramasseras tes côtes que tu viens de t’arracher tellement t’as kiffé la touche d’humour… Comment ça tu préfères pas remettre tes côtes ? Ah ? c’est mieux pour se su… Oui non mais là arrête ça devient dégueulasse…

Donc, Calvados dans le sang (oui c’est drôle, mais remets toi caen même…) Beocea c’est un mec qui va expliquer en détail pendant tout un couplet comment il démolirait une pute s’il en avait l’occasion sur « Des claques qui se perdent » et qui concluera par « Isabelle Alonzo me fait pas un procès s’il te plait. »

B O C A se battra jusqu’à la mort pour sa liberté d’expression et son droit de dire qu’il aime pas les putes. C’est vrai ça ! En Normandie on est constamment opprimé quand on parle de tabasser nos bonnes femmes. mais merde ! Allez emmerder les gens du Nord, à Lille tout ça. je suis sûr ils tabassent plus que nous…

Mais c’est ainsi depuis des siecles dans l’histoire de Frince, on reprocheras toujours aux Normands de tabasser leur bonne femme. Soit disant qu’on serait les descendants de nos ancêtres les vikings. Des barbus qui débarquaient du Pôle Nord pour massacrer, piller et violer femmes, enfants, chèvres et tonneaux d’hydromels.

Oui j’ose affirmer ici que l’acharnement dont a été victime Orelsan cache des causes ethniques et que la Frince et foncièrement raciste envers le Normand !

De toute façon, vous inquiétez pas les putes, Boca ne mettra jamais la main sur une pute, il est trop moche pour ça (Comme tous les Normands en fait) il se fera rembarrer par toutes les Normandes (qui sont toutes moches aussi, y a qu’à voir Miss Frince). D’ailleurs notre MC de Caen La Mer décrira les errances d’esprits d’un moche mieux que quiconque sur « Tous un peu en manque. »

Donc oubliez vos vikings et leurs débarquements. Le déparquement qui a le plus marqué les jeunes pequenots de nos bocages et campagnes c’est celui des Américains. au point que Beo Cea avouera être en réalité le pire cauchemar d’Hitler et des nazis. C’est un moment à pas loupé dans la mixtape, ça.

Et c’est définitivement l’Amérique qui a traumatisé cet amoureux du son WestCoast (ça c’est typiquement le genre de phrases de merde que j’aurai pu mettre en intro). Seulement voilà mon bonhomme, c’est bien gentil de crier « côte Ouest » à tout va, mais t’es au bord de la mer de la Manche donc techniquement tu fais plutôt parti de la côte Nord…

Ben ouais je sais, North Coast ça sonne moins bien, c’est tout bidon mais je me devais de te régulariser, désolé mon gars. C’est pas une mise à l’amande, c’est un recadrage.

Vous inquiétez pas pour lui, trous du cul de lecteurs égarés, il s’en remettra, il le dit lui même la vie c 2 la merde mais il s’en fout, le monde est plus baisé qu’une prostituée (encore une punchline à ne pas louper ça).

On est jeunes et cons, on attend le week end et les bonnes résolutions on aura bien le temps de les prendre l’année prochaine.

Bref, vous l’aurez compris, bienvenu dans un coin du monde où le soleil n’existe pas, où y a autant de choses à faire que d’effets spéciaux dans Derick, on s’ennuie, on se fait chier. et c’est pas la proximité de la mer qui remonte le moral (BANG !).

Nous sommes des loosers sans espoirs ni avenir qu’en ont rien à branler par dessus le marché, nous tout ce qu’on veut c’est qu’il s’arrête de pleuvoir.

Dans ces conditions c’est courageux de faire de la G-Funk et des sons très inspirés Californie… Faut être taré, oui.

Ne manquez pas l’outro de la tape d’ailleurs.

Et être taré n’est pas un cas isolé dans ces contrées reculées, suffit d’écouter la brochette d’invités, spécialement le groupe Experty et leurs affiliés, mais là ça me fait chier de vous en parler tout de suite.

Mais gardez toujours une chose à l’esprit : chez nous, quand on roule les R, c’est pas pour imiter l’accent latino, kainf ou ruskof. Non. C’est juste qu’on est des ploucs.

Le myspace du gars : http://www.myspace.com/beocea

Le lien direct de la tape : http://online-sharing.net/c1feo9rt6gaz/B%C3%A9oc%C3%A9a_-_Caen_Tu_Veux_(2009).rar.html

L’hymne de la région : http://www.dailymotion.com/video/x5hm5r_viendez-au-groland_music

Il est vrai que nous avons évoqué une page de l’Histoire de Frince. et une importante. alors éduquons la jeunesse.
maintenant, place au devoir de mémoire. et aux moustachus.
Notorious H.I.T.
Nazi party
baby it’s destiny, you’re makin historyyyyyyyy
Judgement day
oh my god ! crucified down !
that’s the second time.

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Les chèvres, les mouches, toussa… et La Cellule

… Bordel, il fait jour ou nuit ? J’ai l’impression que ça fait 1 heure que je suis dans ce metro et j’ai fait que 3 stations, il en reste 8… Y a pas un chat dans cette rue et je sais pas si je suis dans le bon sens… Qu’est-ce qu’il est mou ce teuch !

Tu connais ces moments entre sommeil et vie? Je pense que oui sinon tu perdrais pas ton temps sur ce blog, tu serais passer à travers le génie comme une baltringue.

Et bien La Cellule c’est un peu ça aussi (mais pas aussi génial que nous, hein ?! Faut pas déconner).

Ce sont des rappeurs comme notre bô pays, la Frince, en compte tant. Et la description pourrait s’arrêter là sauf que c’est justement lors de ces interstices, défoncés et perdus entre 2 tranches de vie, que le MCs de la LC*  révèlent leur talent (oui la La Cellule-et prononcez à l’américaine El Ci).

C’est quand on trouve l’état dans lequel eux même ont du concevoir leurs lyrics qu’elles nous transpercent réellement.

Groupe désenchanté mais pas par choix, c’est juste que les mecs savent plus rêver ; mais ils aimeraient bien, hein ?! Rêver c’est cool en fait et tu l’sais (p’t-être).

Rassemblés par des intérêts communs pour des flows posés, des mélodies de sauvages apaisantes et une vision du monde où à peu près tout ressemble à une insulte personnelle voire une menace envers leur existence.

Sans parler de leurs réunions secrètes où ils peuvent enfin se foutre torse poil en comité.

« Tu changeras de créneau face aux Rains Reno »

Il y a d’abord le plus extrémiste d’entre eux (ce qui consiste déjà en soi une performance forçant le respect), Jeepzy Mac Z, c’est vraiment son blase de rappeur, sa bite dans un casse-dalle.

On ne sait pas comment il arrive à être aussi moche mais on sent que ça relève de plusieurs années d’études. Il a peut-être le rap le plus conventionnel du crew, du coup il a l’air d’être le plus raisonnable, ce qui rend ses paroles encore plus inquiétantes. Il est l’ennemi déclaré du Black Desperado. cet homme n’a qu’une seule certitude mais elle est ancrée suffisament profonde : Il sera noir jusqu’à sa mort !

« Enragé. Plus speed que Flash dans un film porno », AL1 est l’homme au style Outcast, moustachettes, toujours lunettes de soleil et couvre chef de circonstances quand il parade dans ses polos (ou à poile) tout en s’exprimant comme Charlie Chaplin. Le pote cool que tout le monde doit avoir chez soi. Et comme il y a presque toujours un MC à la voix nazillarde et un débit nonchalant, ici c’est lui qui s’en charge ; mais souvent avec des phrases trop longues qui se terminent par, bon bah, pas de rimes quoi…

Et enfin, le héros, le premier rôle, Drama, dit Makaveli Drams, celui qui dit être « à une bringue de devenir dingue » sauf que lui il exagère pas, il a pas le temps pour ça.

Celui qui aime être torse nu (lui aussi).

Celui qui a une sensibilité certaine et pour la moins singulière.

Celui qui aimerait aimer (parce qu’avoir une bêêêêle histoire avec une sexy lady tranquille ça doit déchirer) mais qui n’est décidément pas taillé pour les belles amours… On peut déjà supposer qu’il mourra à cause d’une ou plusieurs putes.

Dans la dégaine, autant derrière un micro que devant une caméra, il tient d’un croisement improbable entre Hill-G des X-Men* et 25G**.

On attend son solo avec impatience et apréhension : « Thug pop. »

Quelques extraits tournent déjà dont le duo avec Félina « Dans ce jean » où Drams nous narre l’incroyable périple qu’est de croiser une meuf trop bonne dans son jean. Parce que les plus beaux culs sont également les plus dangereux, elle est effectivement « trop » bonne dans son jean, beaucoup trop. Elle ne devrait pas. C’est mal. À aucun moment il n’est fait de compliment sur cette diabolique personne.

Leur album « Jeunes thugz » sorti en 2008 présente pelle-mêle une mentalité gangsta, une suite illégitime de « Retour aux pyramides », un hommage aux Démocrates D, une hiérarchisation pas piquée des hannetons entre la Shoah et l’esclavage, une contine pour enfants ainsi qu’Aelpeacha (Ouais y a juste besoin de citer le A, c’est déjà tout un programme)… Un bon foutoir qui tient quand même debout en se refermant sur « Cicatrise à vie » qui a des airs de « Douleurs de croissance » de Despo Rutti.

Bon en fait ça se referme pas vraiment là dessus parce qu’après il y des bonus tracks dont un remix avec Myssa du groupe l’Eskadron, du crew DGC, de Grigny Centre sale bâtard ! Parce qu’ici ça connecte pas avec n’importe qui, mon con. Non mais oh !

Ils auraient également sorti « Nos âmes et nos actes » en 1999 mais là je n’ai jamais écouté donc je peux pas en dire grand chose. Si quelqu’un l’a ça m’intéresse (ça m’étonnerait que vous l’ayez, bande de rats… vous venez, vous prenez tout et vous ne donnez jamais rien… Allez y ! Prenez mon sang aussi tant que vous y êtes !!…)

*Bande d’enfoirés !!!

**Choper !!!

Le myspace y va avec : http://www.myspace.com/lacellule

Drama et félina – Dans ce jean http://www.youtube.com/watch?v=sINndxEy9gQ

Un clip de Drama en solo http://www.youtube.com/watch?v=DycfwwaynS8&feature=related

Un clip de La Cellule http://www.youtube.com/watch?v=Rm2215E1Faw

ET CERISE SUR LE GATTEAU. Cherish on the cake !!

J’ai retrouvé 2 vieux sons de ces lascars qui ont plus de 10 piges. On les sentait déjà perdus pour la société et peut-être bien pour le rap aussi, d’ailleurs. http://www.megaupload.com/?d=7WSU91DN

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