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Kick-Ass 2 : tofs de tournage

Histoire de se changer les idées et parce que j’ai bien kiffé le premier, et que le second promet. les légendes des photos ne contiennent pas de spoilers. d’ailleurs y’a même pas le nom des acteurs en général.

Chris D’Amico et son garde du corps Javier

je suis une bande de jeunes à moi tout seul

c’est pas tout ça mais faut y aller

c’est pas comme ça qu’on tient un flingue bordel

ah bah voilà. SWAG

il est à noter qu’il a changé de costume mais aussi de nom. On l’appelle plus RedMist mais THE MOTHERFUCKER.

du côté des gentils

frinçois hollande se cache sur cette photo, sauras-tu le retrouver

une réunion entre potes qui consternera la serveuse

« Remembering Tommy » couple de wannabe héros bien folklo

Doctor Gravity (aka Turk de la série Scrubs) et Insect Man (aka un gros geek à lunettes)

la consternation, un élément essentiel de l’univers kick-ass

Night Bitch est dans la plazza bande d’enfoirés

Javier et Mother Russia en civil

Mother Russia dans ses bonnes œuvres et son « costume »

THE CHAMP IS HERE

en voiture simone

THIS. IS. WRONG. (désolé Mehdi)

rdv en juillet 2013, dans la joie et la bonne humeur

qu’est-ce que ça fout là ça ? clique en-dessous, tu verras.

Parce que si tu veux faire le expendables 2 des superzéros, il te faut un Chuck Norris

et ça c’est cadeau pour la route

ah bah en fait y’a eu du nouveau entre temps

le Colonel dans son costume très chic

gloire à l’élu

et y’a aussi une ptite vidéo en bonus

hasta la vista baby

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La phrase débile de la semaine 2

il faut bien l’admettre, on en a rien à carrer des élections et vous non plus, alors une nouvelle fois on va choisir une rime au pif ou presque et la décortiquer selon des critères arbitraires mais surtout complètement idiots.

« I NEED MONEY ! man on arrive et tout saigne, on casse la gueule à Bruce Wayne » (Sofiane, I need money)

Cette phrase pose problème à de nombreux niveaux. Il arrive que les rappeurs dérapent en egotrip, mais là ça va beaucoup trop loin. C’est dégueulasse de parler de Bruce Wayne comme ça. Non seulement il passe ses journées dans une cave à s’entraîner alors qu’il pourrait baiser de la pute de luxe en pagaille, mais en plus c’est un super héros. Ajoutons que c’est d’ailleurs le premier et le seul à avoir recruté un banlieusard rebeu de clichy-sous-bois comme acolyte. Il est cool Bruce. Mais c’est apparemment pas assez pour Sofiane et ses amis, qu’on imagine tous surentraînés et dotés de super pouvoirs, parce que sinon Batman tu le niques pas comme ça.

A MOINS QUE le fait qu’il l’appelle par son nom et prénom indique que le need money gang arrive dans une soirée mondaine, trouve Wayne en civil et le tape. Pour préserver son identité, il peut forcément pas montrer ses aptitudes de fighter, donc il se laisse faire. Le fait que le chœur hurle en début de phrase « i need money » peut aussi faire penser qu’il jalouse la fortune du milliardaire, et qu’il organise une vengeance.

Le contresens à ne pas faire : penser que « tout saigne » fait référence aux règles, ce qui pourrait signifier que quand il dit « on arrive et tout saigne » Sofiane se compare lui et ses potes à des menstruations. Ça n’a pas de sens, ce n’est pas flatteur et ce serait stupide.

notre hypothèse : comme beaucoup d’autres avant lui, Sofiane ne doit pas savoir que Bruce Wayne est en fait Batman, ce qui explique qu’il le prenne pour un bolos pété de thunes facile à défoncer.

l’idée bonus : se démerder pour foutre un name dropping de Bane, vu que ça rime aussi. Bane qui restera dans l’histoire comme le seul gars à avoir réellement cassé la gueule (et le dos) à Bruce Wayne, mais que personne ne connaît dans le grand public. Il y a fort à parier que les rappeurs frinçais attendront tous la sortie de batman 3 cet été pour commencer à faire des rimes dessus.

l’idée super bonus : dire « man on arrive et tout saigne, on casse la gueule à Lil Wayne », parce que
1) c’est plus réaliste et ça demande moins d’effort
2) ça fait appel à un antiaméricanisme primaire qui marche toujours très bien auprès du public frinçais
3) même si on aime bien Weezy, c’est quand même très drôle d’imaginer la scène, personnellement je visualise un lancer de nain comme bouquet final.

L’idée maxi bonus de la mort qui tue : se démerder pour citer Bane tout en gardant l’idée de tabasser Lil Wayne. Un combat qui serait sans doute le plus court de toute l’histoire de l’humanité puisque ça donnerait

ça :

contre ça :

Et comme tout combat inégal, c’est toujours très drôle à regarder.

Et ça c’est cadeau, ça me fait plaisir, c’est Sofiane et ses sbires qui capturent Fif dans leur repère secret de super-vilains. On voit que y’a un vrai potentiel niveau bd là, jusque dans la description de Booska-p en dessous de la vidéo : « univers sombre et mystérieux », on respecte à fond.

et ça ça prouve qu’on ne choisit vraiment pas ses homonymes :

A la semaine prochaine pour de nouvelles nanalyses croustillantes et inspirées.

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Kick-Ass troue le cul

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle »
Amadou Hampaté Bâ

« Quand je crèverai, tu pleureras un vidéoclub. »
Un branleur

chose promise, chose due, je vais vous parler de Kick-Ass. alors si tu l’as pas vu faut savoir que ça va spoiler. légèrement, pas de trucs qui te gâchent le film non plus.
après si tu sais pas que redmist en vrai c’est le fils du mafieux, c’est un peu comme si tu disais que tu sais pas que dans The Dark Knight Harvey dent c’est Double-face, autant te suicider tout de suite parce que c’est des années de sous-culture à rattraper.
donc vous savez tous que Kick-Ass est un film que j’attendais depuis maintenant deux ans, ou un truc du genre. Et si vous le savez pas, et bien, on ne change pas une équipe qui gagne, vous êtes probablement un immonde roux gay fan du monde de Narnia (parce qu’Harry Potter c’est fini) et de Twilight (ça par contre ça change pas). Contrairement au dernier Batman vu dans des conditions de screener de merde d’abord, puis en salle après, là c’est l’inverse : vu en salle plus d’un mois avant la sortie du film, et revisionnage dans des conditions de screener merdique après (pasque je reste un con, faut bien comprendre ça). C’est la vie, un jour tu falsifies un test antidrogue à l’aide de la pisse d’un pote et la semaine d’après on t’appelle pour te dire que tu vas être payé à voir des films.


Nicolas Cage. C’est toujours étrange de retrouver cet acteur dans un bête de film. Pour une raison simple, en général ce bête de film est précédé de 3 autres bouses minimum dans sa filmo. Une sorte de malédiction. On parle quand même du gars qui est capable de passer de Lord of War à Ghostrider sans tortiller du cul. Et en enchaînant les coupes de cheveux agressives avec ça. Et là en Big Daddy c’est la révélation : tous ses rôles de merde, absolument tous, c’était un entraînement. Un entraînement à s’afficher encore et encore dans des dégaines de loser avec des répliques à chier. Pour pouvoir finalement incarner Big Daddy. Et le plus fort c’est que Cage n’avait aucun moyen de savoir qu’il allait devenir ce perso à l’époque de ses pires rôles. C’est là qu’on reconnaît le génie. Et le gars enchaîne les scènes total mongol, comme quand il se rajoute un surplus de moustache devant la glace ou quand il hurle des ordres de survie codés en langage cinglé à sa fille (« Passe en mode Kryptonite !« , ça n’a pas de prix) avec des fins de phrase qui montent dans les aigus vu que des flammes lui lèchent les couilles. Sa relation père-fille avec Hitgirl c’est bien simple, c’est la plus belle que j’ai jamais vue, à placer juste à côté de Lino qui menace de mort son futur gendre et de la danse finale de la famille de barges de little miss sunshine. Il faut voir le bonheur dans les yeux de sa gosse quand elle déballe un cadeau et qu’elle découvre le couteau papillon qu’elle avait commandé au père noël, tandis que Cage sourit comme un taré.
Niveau compo le type confirme haut et fort qu’il est cinglé, comme on s’en doutait depuis sa prestation de A tombeau ouvert de Scorsese : « j’ai voulu rendre hommage à Adam West, le seul et unique Batman pour moi, qui a bercé mon enfance, j’ai voulu reprendre sa diction si étrange et inquiétante ». Et effectivement, dans le film le gars parle en saccadé bizarre, avec des pauses qui ne correspondent ni au sens de la phrase, ni à la ponctuation, ni à quoique ce soit d’identifiable humainement.
et pour les plus jeunes (aka les petits cons), rappelons qu’Adam West, c’était ça :

et là tu respectes Nicos Cage le patron.
Ensuite big daddy c’est aussi la réalisation d’un rêve que tous les fans de Batman ont connu à un moment ou à un autre. Pasque contrairement à la bd où il ressemble à ça, ici big daddy c’est clairement un Batman du pauvre. et qui utilise des armes à feu, armes blanches etc. C’est le début d’un beau rêve. A la fameuse question « qu’aurait donné Batman s’il utilisait des armes ? » le film apporte une réponse claire : il aurait tué tout le monde, en très peu de temps. Et y’a un truc qui est spéciale dédicace pour toi petit con mais que tu n’as pas vu ni compris, sauf si t’as eu le dossier de presse du film, ou été présent dans une émeute ou manif qui dégénère (dans mon cas c’est les 2, je suis un pro), c’est que le costume de big daddy est composé à 75% de combi de CRS frinçais. et ouais mon con. les jambières et les espèces de plaques chelou sur la poitrine là. les designers ont pris ça des sapes antiémeutes de notre beau pays. sacrés petits cochons.
On a donc un batman sapé en CRS qui parle comme dans les années 60 avec les méthodes du punisher. C’est valide.


l’acteur principal. alors là c’est dommage, mais la prod a cédé à la facilité. pas qu’il joue mal, non, le mec s’en sort plus qu’honorablement. Le problème c’est qu’il est ce qu’on appelle dans le jargon un faux moche. C’est quoi un faux moche ? c’est comme la pute à lunettes de ce vieux film de merde qui s’appelait Elle est trop bien qu’on a tous vu en bande-annonce en boucle sans le voir en entier, sauf les plus malchanceux. En gros tu prends une personne plutôt classe, tu lui fous des lunettes, des sapes de merde et une coiffure pourrie, et tu dis à tout le monde qu’elle est dégueulasse alors qu’en fait, magie, non pas du tout. donc à ce niveau là un Jesse Eisenberg (le petit-juif-fou-puceau-nerd de zombieland) aurait mieux correspondu, tant pour le gabarit plus proche de la bd que pour la loose attitude innée que le mec possède. Mais bon. Aaron Johnson n’est pas mauvais et il insuffle suffisamment de loose power au perso pour qu’il nous fasse marrer tout en se prenant des raclées tout au long du film.

Le gros point faible du film, c’est qu’il offre un dépucelage à son héros, qui quitte donc légèrement son statut de loser. et ça c’est inacceptable. pasque dans la bd ce qui est très fortiche c’est que le type quand il dit à la fille de ses rêves qu’en vrai il est pas gay, ce qui se passe est très simple : la fille appelle un pote renoi costaud et lui demande de tabasser dave pour s’être foutu de sa gueule, et le soir dave reçoit une tof sur son portable qui montre la meuf en train de sucer le renoi. enfin, dave confie qu’il a honte mais qu’il s’est depuis branlé plusieurs fois dessus. et c’est le seul rapport un tant soit peu sexuel qu’il a avec sa katy. Alors que là on a une amourette improbable qui n’a juste rien à foutre là, avec des phrases que personne n’a envie d’entendre, comme « je tiens beaucoup à toi » et d’autres trucs écœurants.
Le réal et l’auteur de la bd ont promis que le second volet (pasque ça devrait être une trilogie, une de plus qui renverra les fans de star wars dans le trou à merde d’où ils ne devraient pas sortir) serait « plus sombre » donc on compte sur eux pour corriger ces détails.

Redmist. ce bon vieux chris mintz-plasse en aura fait du chemin depuis supergrave, et en peu de temps avec ça. là le petit refait le même rôle au final, un condensé du Mclovin de supergrave et du loser des grands frères. C’est la première fois qu’il fait l’enculé de service, et il s’en sort bien le bougre, alors qu’il était habitué à la comédie uniquement. Et le voir faire le con avec une cape et une crête rouge sur la gueule, pour qui l’a vu débuter en binoclard avec cheveu sur la langue et « je suis puceau » marqué en majuscule sur la gueule ne peut qu’apprécier ce rôle à sa mesure.


Le méchant : Frank D’Amico. parce qu’il en faut bien un, sinon pas de superfilm. Faut bien comprendre que Mark Strong ici c’est un méchant de 24 h chrono qui aurait sous ses ordres une armée de gangsters de pulp fiction. ça résume bien le personnage. Et ce qui est bien c’est que contrairement aux mafieux des autres films de superhéros, là le type réagit avec des manières de vrai gangster, façon Joe Pesci. t’imagines Nikki Santorro qui croiserait un cinglé costumé qui lui dit que le crime c’est mal ? bah t’as le jeu de Mark Strong pendant tout le film. Le gars passe toutes ses scènes dans un état de consternation totale, avec un visage qui suinte la haine ©. Par exemple à un moment il croise Kick-Ass par hasard dans la rue. il le suit puis lui explose la gueule en lui hurlant dessus que tuer ses hommes et prendre sa coke, ce n’est pas la meilleure façon de devenir son ami. Là il est content. Arrivé chez lui, il mate les infos. Qui lui apprennent qu’un sans abri qui s’amusait à faire le copycat de kick-ass s’est fait sauvagement agressé dans l’après-midi. Et là c’est le retour de la consternation sur son visage. Il réhabilite également l’expression « fuck you very much » et ça c’est respectable.

Le meilleur pour la fin, on arrive à la boss du film. la patronne. j’ai nommé Hitgirl. H to the I to the T to the GIRL. la petite soeur qu’on a tous rêvé d’avoir, surtout les fils uniques.
Hitgirl c’est une sorte de mini-Miho (la tueuse ninja de Sin City), qui parlerait avec le vocabulaire de Cartman et les punchlines légendaires de Joe Hallenbeck, tout en pratiquant l’assassinat avec le naturel de Snoop de The Wire.
par exemple quand le mafieux lui dit « playtime is over kid » et qu’elle fait « I NEVER play. » bon. déjà, vu qu’elle a une petite dizaine d’années pas plus c’est marrant en soit. Mais le truc c’est qu’elle n’a réellement jamais joué de sa vie la ptite, sauf si l’on considère que s’entraîner à shooter des merdes et encaisser des tirs à bouts portant est ludique. donc là ça devient très fort. ou quand elle vient de buter 5-6 gangstas devant un kick-ass traumatisé qui brandit son taser et qu’elle lui lâche d’un air consterné « dude that’s a gay taser ». Mais le meilleur reste bien sur sa réplique clin d’œil au boss, et oui, je parle encore de batman. quand kick-ass lui demande comment la joindre elle et son cinglé de père, elle répond le plus naturellement du monde : « contacte le bureau du maire. il a un signal spécial. ça envoie un logo dans le ciel, en forme de bite géante. »
là j’aime autant te dire que kick-ass fait la même gueule que le daron d’Amélie Poulain qui voit une photo de son nain de jardin devant les pyramides d’égypte.
Niveau jeu bon ben Chloe Moretz c’est clairement pas du guano. Je l’avais pas vu dans 500 jours ensemble, vu que je ne mate pas de film de cowboy pédé qui bouffe du pudding comme dit précédemment, mais la petite a tout pour être une grande. A ranger juste à côté de Isabel Fuhrman (Esther) et l’autre petite folle de Little miss sunshine et Zombieland. A côté, mais un peu devant quand même aussi.

Ensuite pour les critiques de demeurés et de vierges effarouchées, tous ceux qui se plaignent qu’on fasse des scènes violentes avec une gosse, bref, tous ces gens choqués que l’on regroupera sous le nom de « fils de pute » (appellation d’origine contrôlée) et qui nous cassaient déjà prodigieusement les couilles en disant que dans 93 hardcore c’était pas bien de montrer des enfants à côté de mactyer armé. Prenons le temps de les écouter, avec la critique de leur champion.

While director Matthew Vaughn channels the spirit of Mark Millar’s comic, too often he oversteps his mark with his stylised use of violence, with young Chloe Moretz as the main attraction.

Donc apparemment le gars est choqué. le gars trouve ça mal de voir une enfant découper des truands. jusque là pourquoi pas, c’est son droit d’être une fiotte, nous ne sommes pas là pour juger. Par contre ça

It deliberately sells a perniciously sexualised view of children and glorifies violence, especially knife and gun crime, in a way that makes it one of the most deeply cynical, shamelessly irresponsible films ever

C’est juste génial. Pasque concrètement le type explique qu’une gamine qui se tape et qui transperce des corps avec des schlass c’est une image sexuelle pour lui. là on est dans du grand, dans le syndrome des prêtres : quelque soit les images qu’ils voient, si y’a un minimum de mouvement et d’action entre des personnes de sexe opposé, c’est sexuel. on pourrait dire « oui mais quand un adulte fait la même chose vous en pensez quoi » mais il est clair que cette personne se masturbe devant les scènes d’action pour adulte. Or là y’a une gosse et il peut pas s’empêcher d’aimer ça. donc ça le trouble. ça le perturbe. du coup il trouve ça malsain. merci à lui.
Après si y’a réellement des gens déjà mentalement atteints qui se branleront sur Hitgirl, bah c’est pas la faute du film, c’est comme quand Big Paul Castellano se branle devant la scène de viol de Irreversible, on va pas interdire le film pour ça.

Ensuite les références. y’en a plein. déjà un film qui se termine sur une reprise de réplique du joker du 1er batman de Tim Burton (Timmy !) ne peut être qu’un chef d’œuvre. on peut ajouter un énième clin d’œil à taxi driver quand kick-ass fait le beau devant sa glace, un hommage au ciné asiat quand cage demande à sa fille quel est le premier film de john woo, et scarface quand un gros renoi prend un bazooka et fait « i always wanted to say this. say hello… TO MY LITTLE FRIEND ! » et toute une chiée de références aux comics (wolverine, batman, spiderman, et tant d’autres). Et, cerise sur le cake, y’a même une scène tournée en FPS. oui, comme ton jeu vidéo préféré, avec juste l’écran ki représente le champ de vision et la main qui tient le gun en plein milieu. doom, duke nukem, tout ça. c’est dans le film.
Et surtout le mélange de tous les genres (action, comédie, hardcore, policier, drame) fonctionne comme jamais. C’est à dire qu’en une scène tu passes de l’émotion (après je vais pas tout niquer en disant qui meurt non plus) à la violence pure pour finalement atterrir à une punchline comique. le film se permet même des scènes épiques avec une musique genre sauveur du monde qui marche au ralenti mais qui sont faites dans une atmosphère mongol permanente. bref c’est génial.
même les musiques utilisées sont des clins d’oeil à des zics autres films (sunshine et 28 jours plus tard notamment) que la bo pille abondamment, dans le plus pur esprit hiphop. On aura donc Hitgirl flinguant des cons sur du Ennio Morricone de Pour quelques dollars de plus.

le petit + français que j’aime beaucoup, c’est que la promo bordélique assimile le film à une sorte de comédie pour toute la famille, y’a même pas d’interdiction au moins de 12 ans. Et ça c’est génial, c’est un peu comme quand t’étais un sale mioche de merde avec deux poils sur la bite et que tu découvres que tes parents ont pas débranché le décodeur canal plus le premier samedi du mois.

Pour conclure je vais redire ce que j’ai déjà dit ailleurs, mais en mieux, pasque le blavog a droit au top du top. Kevin Smith, réalisateur de Clerks, Dogma, bref le roi des nerds du ciné ricain, avait dit à la sortie de The Dark Knight « les films de comics tiennent leur Parrain 2 ». Bah avec Kick-Ass on tient le Pulp Fiction des superhéros. tout simplement. tu pourras reprendre cette citation pour briller en soirée et épater tes amis.

Bande-annonce Kick-Ass
Kick-Ass comic tribute (comme ça tu vois ce que ça donne en version bd)
la seule autre critique du film qui vise juste (et je dis pas ça pasque c’est aussi moi qui l’ai faite, je dis ça parce qu’elle est géniale)
ensuite pour compléter tu peux bouger ton cul là dessus.
ça c’est un dossier qui te dira ce que tu dois penser des films de super héros de ces 10 dernières années, yahoo l’avait même foutu sur sa homepage apparemment, même si j’ai pas compris pourquoi ni comment ce genre de truc marche, mais ce qui est sûr c’est que ça prouve que je suis un génie avec plus de visibilité que les sites de fils de pute et les blogs de merde que personne ne lit.
tout simplement.

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THE DARK KNIGHT (le lil wayne du cinéma, best movie alive)

vous le savez tous, je suis un grand fan de TDK aka The Dark Knight aka la meilleure adaptation de comic de tous les temps. et vous le savez pas, vous êtes probablement un loser roux puceau gay fan de Indiana Jones 4. et de Twillight. et de Harry Potter.

 

Alors déjà, faut savoir que ce film je l’attendais un an avant qu’il sorte, voire 4 à 6 ans, vu la fin de batman begins (aka la meilleure scène du film bande de ploucs), qui était décevant au possible (l’épouvantail aka j’ai un sac à patates sur la gueule au lieu d’un costume classe, ras sale gueule qui aurait pu s’appeler john smith avec l’acteur qui rejoue comme si c’était un maître jedi, katie holmes la salope, etc).

 

ensuite, l’annonce de heath ledger en tant que joker.

alors bon.

j’ai jamais été fan de films de cowboys pédés qui bouffent du pudding, mais ce petit blondinet était dans à l’ombre de la haine, pas longtemps, mais assez pour prouver qu’il en a dans le ventre. et face à billy bob thornton c’était pas gagné.

et puis, après une attente ponctuée de trailers tous plus appétissants les uns que les autres (trailers récoltés sur allociné grâce à des putains de geeks ricains qui planquaient des portables dans leur cul pour filmer les exclus en scred après des chasses au trésor organisés par la warner), j’ai fini par le voir.

le lendemain de sa sortie ricaine (dédicace à mininova) en compagnie d’un pote lui aussi fan mais malheureusement pas anglophone. donc, pause tous les 1/4 d’heure pour expliquer ce qu’il venait de se passer. tout ça avec une qualité audio & image totalement désastreuse.

et puis ensuite, vacances forcées à nanterre, maison d’arrêt des hauts de seine, bâtiment A (long story), où on m’a forcé à revisionner batman & robin de joel schumacher. épisode traumatisant s’il en est.

puis, sortie, et quelques salles parisiennes le repassaient, par chance inespérée.

 

DONC.

 

c’est génial. c’est beau. c’est magique. c’est magnifique.

batman en lui-même : on s’en branle. c’est batman bande de putes.

l’histoire d’harvey dent est poignante, prenante, le mec prend cher tout au long de sa misérable existence. c’est le meilleur d’entre nous & il devient le pire. il est beau il devient moche, sa pute devient morte, et en plus le joker vient se foutre ouvertement de sa gueule à l’hosto, ce qui le rendra complètement cinglé. devenu two-face, bon ben c’est pas seulement la vengeance, c’est la folie, la grande, la vraie, la totale, qui pardonne pas. pasque se venger des mafieux, oui, mais buter le chauffeur & frôler la mort, braquer le fils gordon, etc etc c’est juste taré.

 

le joker. on le sentait dès le 1er trailer, il est génial.

l’acteur tu le reconnais plus, il est juste le joker. par respect pour Nicholson je ne dirais pas que Ledger le baise. c’est 2 persos traités différemment. la gestuelle : au cas où tu l’aurais pas remarqué (et si tu viens sur ce blog c’est que t’es un demeuré, donc tu l’as forcément pas remarqué), il s’est inspiré d’un chien. c’est pour ça que dans la caisse de keufs il secoue la tête à l’extérieur. les coups de langue, pareil. a dog chasing cars.

les différentes histoires de ses cicatrices : du pur génie. façon implicite de dire qu’il est probable qu’il se soit fait ça tout seul, ou pire encore, que c’est un trauma que ce taré s’est approprié.

niveau physique, zappons le débat « oué mais le vrai joker porte pas de maquillage, il est naturellement tout blanc » pasque bon, on s’en branle. le mec est sapé en violet, il a les veuch verts, il est crado, c’est tout ce qu’on lui demande.

niveau attitude et répliques, le mec est un mélange de sid vicious, old dirty, le tueur de seven, tyler durden et tant d’autres. distributeur automatique de punchlines « j’ai tué combien de tes potes ? 6 ? whoa, ça fait beaucoup ça » et ce qui est bien, c’est que t’es forcé de rigoler. sans respect.

niveau inspi, Ledger a clamé s’être enfermé 3 mois à l’hôtel et fait une liste de choses que le perso trouverait drôle. parmi elles : le sida, et jack l’éventreur. une méthode comme une autre.

 

l’histoire. bon ben les 2heures sont justifiées totalement, on s’emmerde pas une seule seconde, sauf les gros cons qui se sont plantés de salle & croyaient voir kungfu panda. c’est complexe mais pas compliquée, bruce wayne (quel nom de pédé quand même) déguste, il sombre pendant tout le film. le final est super bien amené, la 1ère scène (le braquage) éclate tous les courts métrages passés & à venir.

 

le casting. juste parfait. la marque des grands films c’est se payer des boss même pour apparaître 2 secondes, comme Morgan Freeman ou Cilian Murphy.

Bale est toujours bien, Michael Caine aussi, on peut en dire autant de tout le monde. Même Eric Roberts le bouseux est crédible en mafieux.

les petit plus : très louable pour un film « grand public » d’oser la menace sur un mineur de moins de 12 piges, le non happy end parfait, le méchant qui gagne symboliquement, le héros qui perd tout à la fin, la meuf idéale qui crève lamentablement et SURTOUT, le nombre de connards canés par le joker.

amuse toi à les compter, t’arrives à la trentaine. compare avec les films d’action grand public de d’habitude. étonnant non ?

et aussi : le « ce film est dédié à heath ledger » à la fin. classe.

 

les petits moins : y’en a pas bande d’enfoirés.

la meilleure scène : selon le réalisateur, les acteurs, les critiques, et surtout moi, l’interrogatoire face à face du Joker par Batman au comico.

 

les incohérences et autres mongoleries : la vision « chauve souris » de batsy par lucius fox. ça sert à rien, c’est incompréhensible & c’’est complètement con. surtout que dans la baston avec le J, batou se retrouve comme un con à un moment « il est où ? » ben enlève ta vision chelou ducon il est juste en face.

la naissance « physique » de two-face aka tête cramée. le mec se vautre comme une buse dans l’essence comme un grand, il a pas besoin d’aide, baty le sauve mais le laisse tomber dans les flammes & ne prend pas la peine de l’éteindre.

le joker qui monte dans le bus après l’hosto, et le bus qui démarre normal. sérieux personne le reconnaît ? mais ils sont tous cons les gothamiens ou quoi.

 

les grand perdants : Indiana Jones, Hulk, Iron man, mais surtout l’épouvantail. le perso méritait mieux, l’acteur méritait mieux, mais bon. tu portes un sac à patates sur la gueule, t’en assumes les conséquences.

 

l’échange réussi : Maggie Gyllenhal à la place de Katie Holmes la salope.

 

la grande absente : HARLEY QUINN bordel de merde. on la verra jamais sur grand écran cette petite folle.

le bonus : à partir de dorénavant, les films pop corn superhéros mes couilles sur la table, ben ça va être DARK. grâce au succès commercial de TDK. y’a qu’à voir le prochain watchmen ou la ba de wolverine. la sombritude pèse dans ce game désormais.

 

RIP HEATH LEDGER LE BOSS.

tiens on va imiter un blog de vieux con & faire un concours bande de tâches.

le 1er qui trouve qui sera le prochain voire les prochains méchants du dernier volet de la trilogie gagnera un flamby. par contre le temps que le film sorte et qu’on puisse confirmer qui a raison ou tort, le flamby sera sûrement périmé. tant pis pour vous.

alors qui ? hein ? qui ?

le retour d’un merdeux (l’épouvantail, ras) la reconversion d’un mec classe en brand new bad boy (l’ex gérant de wayne enterprises, il a d’assez bonnes raisons d’avoir le seum contre wayne & les moyens de savoir que c’est batman) ou l’apparition d’un ptit nouveau ?

ahhahahahahahahaahhahahahahah

 

ps : si y’en a encore qui pense que « mister reese » va devenir l’homme mystère, ben je peux rien pour eux. ce type a autant de charisme qu’une boîte de cassoulet en promo, nolan ne fera pas ça.

et pour bien faire chier tout le monde, les scénaristes ont dit « mais d’façon plein de méchants ont pas encore été adaptés au ciné, on a un choix infini ». les sales petits enfoirés.

joker tribute http://www.youtube.com/watch?v=n3SVivncSbQ

joel schumacher s’excuse d’avoir tourné batman & robin auprès des fans (si, si) http://www.youtube.com/watch?v=r6epsGrcuTs

c’est sympa jojo mais fallait pas le faire ce film, et c’est tout.

golden globe décerné à Heath Ledger à titre posthume http://www.youtube.com/watch?v=ujhWTHizZqk (on attend l’oscar maintenant)

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