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The Black Desperado Rises #TBDR

Si on fait le bilan de la dernière saison rap Frinçais, on constate un étrange fait (en fait on en constate 30 000 mais comme d’hab).
Oxmo Puccino serait revenu dans le rap. Trés furtivement, telle une ombre. Pour beaucoup, ce n’est qu’une légende urbaine. Il n’y aurait aucune preuve que le Black desperado ait remis les gants. Mais pourtant, c’est une certitude pour d’autres, le Black Desperado serait de retour. Comment et pourquoi ? Le Blavog n’en sait foutre rien (mais alors vraiment, que dalle), mais vu que c’est l’occasion de faire une parodie stupide, on va quand même tout vous raconter.

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Devant un pavillon trés laid (c’est pas qu’il fasse délabré mais le goût en architecture est très douteux), Grodash des Hall frappe à la porte. Qui s’ouvre. Sur le pas de la porte, on retrouve Le Célèbre Bauza.
Grodash -Je suis venu voir Oxmo Puccino. COUSIN !
Bauza -Je suis désolé, monsieur Puccino ne prends pas de rendez vous imprévu. Même si c’est venant d’un type qui porte des lunettes de soleil en plein jour.
Grodash -Et ta non carrière totale, c’était prévu ça ?
(Alors là vous allez dire que c’est gratuit d’afficher ce pauvre Célèbre Bauza comme ça alors qu’il rappe même plus ou si peu. Mais je vous dirai que c’est pour que son blase ne tombe pas dans l’oubli, bande de petits ingrats)


–On retrouve Grodash assis sur un canapé très moche dans un salon imonde. Un gros type mal réveillé le rejoint alors dans la pièce.
Oxmo -Bonjour, jeune intrépide.
Grodash -Je suis venu pour le feat.
Oxmo -…
Grodash -J’ai besoin de toi. J’ai besoin du Black Desperado.
Oxmo -T’as de l’espoir.
Grodash -On s’est déjà rencontré. En 98. devant les locaux de Skyrock. On était venu avec des potes. Et c’est là que tu es apparu. Sortant de la radio avec un cigare au bec, un stylo plume avec une mine de cristle et un chapeau de mafieux. On a tellement kiffé ! Oxmo Puccino ? De Pucc Fiction ? De Opera Puccino ? On se faisait des films avec les potes ! Des films entre potes… C’est tout ce que c’était… Mais moi je savais que c’était possible. Alors je t’ai demandé un feat et tu m’as donné ta parole.
Oxmo -C’était il y a jadis et naguère, ça. Je fait de la variété, maintenant, moi, mon petit monsieur. Je ne suis plus rappeur… Ça fait des années…
Grodash -J’ai suivi ton parcours depuis ton tournant variet. On te regardait dans les émissions de merde, style Ruquier. Les potes, ils se foutaient bien de ta gueule, mon gros. Mais moi j’ai vu ton regard. Ce regard que je m’entraine à faire chez moi, devant mon miroir. Faire croire au mec qui t’interviewe qu’il te pose des bonnes questions. Mais au fond, tu étais vraiment saoulé. Car tu es un rappeur ! Un vrai rappeur ! Et comme tous les rappeurs, tu détestes les interviews que tu fais à la télé.
Oxmo -…
Grodash -Tu es le Black Desperado. Tu dois remettre ton masque. COUSIN.
Oxmo -…
Grodash -Trés bien. Je m’en vais.
Oxmo -Attends. Pourquoi as tu dis que tu me regardais au passé ? Tu ne me regardes plus à la télé, maintenant ?
Grodash -Tu devrais prendre un peu l’air, te rafraichir les idées et faire gaffe aux détails. Tu réaliserais que tu ne passes déjà presque plus du tout à la télé. Malgré toutes tes tentatives lamentables d’infiltrer durablement la scène Française.
(Grodash s’en va. Laissant Oxmo Puccino. Seul. Perplexe)

Oxmo -Black Bernardo ! Ici mon fidèle copain.
Bauza -Ça te reprend ces conneries ? Faut arrêter de m’appeler comme ça.
Oxmo -Est-ce que c’est vrai que j’ai pas fait tant de télé que ça pour la promo de Roi sans carrosse ?
Bauza -Qu’est-ce que j’en sais ? Y a rien eu de marquant, en tout cas. Mais comme j’en ai plus rien à foutre, j’ai pu rater quelque chose.
Oxmo -Et mes ventes ?
Bauza -C’est pas fantastique.
Oxmo -Impossible, j’ai gagné une victoire de la musique avec cet album.
Bauza -Une victoire de la musique urbaine, oui. Autrement dit, tout le monde s’en contre branle sur la table basse.
Oxmo -Ah bah merde, non. Je suis sensé être un poète qui restera dans les têtes. Et là tout le monde m’oublie ?
Bauza -Il te faut remettre le masque.
Oxmo -Non, je ne peux plus être le Black Desperado. Je dois rester ce poête élégant. C’est comme ça que je ferai de grosses ventes. Comme avant la crise.
Bauza -C’est le déni, ça.
Oxmo -Que nenni, c’est toi le déni.
Bauza -Et si je te disais que tes ventes t’avaient écrit un mot avant de partir ? Un mot dans lequel elles te disaient qu’elles ne reviendraient plus ? Et si je te disais que j’avais brûlé ce mot, pour ne pas te faire de peine…
Oxmo -Nooooon !!! Je vais avoir la réaction d’orgueil la plus constructive et intéressante qui soit : je vais bouder dans ma chamb… Mon repère secret.

Je vois... Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec...

Je vois… Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec…

Oxmo s’enferme alors dans sa cave où il joue avec des vieux posters de lui comme si c’était des figurines. La nostalgie plein son petit coeur.
C’est alors que, sorti de sous terre et en moto, apparait Ol Kainry avec un masque de Luchador sur la figure et une redingote de bucheron.
Oxmo -Ça c’est de l’entrée.
Ol kainry -Ne te demande pas qui je suis. ne te demande pas qui est ce nègre en selle, ce qui importe c’est notre but.
Oxmo -Tu es Ol Kainry… On te reconnait facilement. Mais qu’est-ce que c’est que ce masque ?
Ol Kainry -Un masque au max de la masquance.
Oxmo -Qu’est-ce qui se passe si je l’enlève ?
Ol Kainry -Ça ferait mal.
Oxmo -Comment ça se fait ?
Ol Kainry –J’ai des bails de cheveux coincés dans la zippette, derrière.
Oxmo -Aouch. ah ouais, t’es un gros dur, toi.
Ol Kainry -Pour quelqu’un comme toi, oui.
Oxmo -Et qu’est-ce qui te prend d’arriver en dévastant mon joli carelage saumon de chez point P, jeune vandal ?
Ol Kainry -J’ai appris que tu allais te remettre au bail de rap…
Oxmo -Oui, je l’avais promis à ce jeune qui n’en veut et qui a un nom de lessive. J’ai réussi à reculer l’échéance pendant 16ans mais là je crois qu’il commence à se rendre compte que je le prends pour un con.
Ol Kainry -Si le Black Desperado refait surface, alors il devra rapper pour moi, d’abord. Sur un morceau avec une tite-pe au refrain. Et ensuite tu auras ma permission pour poser sur l’album de Grodash.

Tu n'as pas ma permission de faire caca

Tu n’as pas ma permission de faire caca

Oxmo -Mais où est l’intérêt de me faire à nouveau rapper si c’est pour qu’une inconnue chante très mal au refrain ? Je peux le faire moi même.
Ol Kainry (Il met sa main sur l’épaule d’Oxmo)-Est-ce que tu te sens aux bails de commandes ?
Oxmo -On peut savoir ce que tu fais avec ta main bourrue, petit homme étrange et tout en muscles ?
Ol Kainry -Je te demandes si tu te sens au max de la maxance ?
Oxmo -Et bien…
Ol Kainry -FAUX !!!! C’est moi qui dit qui qui fait quoi et toi tu vas rapper sur mon album et y aura une meuf au refrain !
Oxmo -T’énerve pas. Moi, tu sais, au point où j’en suis, j’en ai plus rien à cirer de que dalle. Les albums dégueulasses plein de trucs sirupeux, j’en ai fait. C’était pour toi que je disais ça. Sur un album d’Ol Kainry, les gens veulent juste que ça rappe. C’est pas Facteur X 3 ou je ne sais quelle horreur.
Ol Kainry -« On demande juste que ça rappe ! Rappe ! Rappe ! Rappe ! » Hey mais c’est pas mal ça ! Ça ça ferait vraiment un bon refrain !
Oxmo -Tu vois !
Ol Kainry -Ce sera parfait pour mon album avec Dany Dan.
Oxmo -Mais pourquoi sur l’album avec Dany Dan ?
Ol Kainry -Parce qu’il faudra bien que je revienne pour ma fan base après les avoir déçu avec « Dyfrey ».
Oxmo -Non mais je veux dire pourquoi pas sur notre duo à nous ? Ce serait pas mal.
Ol Kainry -Je veux pas que ce soit pas mal.
Oxmo -Tu veux que ce soit mal, donc ?
Ol Kainry -Un mal nécessaire.
Oxmo -Mais dans quel but ?
Ol Kainry -L’embrasement arrive.
Oxmo -OK… Cinglé… Et c’est moi qui dit ça…

Ol Kainry -Comme ça je reviens avec des bails de morceaux single pour plaire au plus grand nombre.
Oxmo -Je ne doute pas que ta stratégie sera vraiment payante, mon bon ami, mon comparse, mon complice. Mais si tu veux faire un truc grand public, pourquoi ne pas faire un son acoustique avec des musiciens de jazz ?
Ol Kainry -Ah ! Le bail théâtral ? Les bails de la tromperie. Toujours très impressionnant pour les bougs qui connaissent que dalle au rap. Mais on s’y connait en rap, nous, n’est-ce pas mon boug Oxmo ? On a appris au sein de la rue !
Oxmo -Oh moi, tu sais, la rue…
Ol Kainry -Je sais, mon boug Oxmo. Tu as peut être adopté le rap. Moi, je suis né dans les bails de rap. Modelé par les bails de rap. Je n’ai écouté de la variété qu’une fois à l’âge adulte. Et pour moi ce n’est rien d’autre qu’assourdissant !
Oxmo -Bah alors pourquoi ramener des chanteuses à tour de bras ? C’est pas comme si tu connaissais Olivia Ruiz, en plus.
Ol Kainry -Pour embraser les ventes ! Ventes rises !
Oxmo -C’est pas gagné, vu ta façon d’envisager le chant dans un morceau rap.
Ol Kainry -Bail de point d’interrogation, là ?
Oxmo -Tu amènes tes parties chantées comme les mauvais singles d’il y a 10 ans, mais c’est fini Factor X, mon bon. En plus, ton public est très rap. Ça lui fera très plaisir de me revoir en mode MC, tu es bien cruel de gâcher leur joie, ainsi. Eux qui voulaient me révérer en toute quiétude.
Ol Kainry -C’est pour ça que je sors mon album avec Dany Dan dans la foulée.
Oxmo -Tu veux dire qu’il n’y aura pas de feats de merde dessus ?
Ol Kainry -Ah bah si, pourquoi ?
Oxmo -…

Comme Oxmo en avait marre de tous ces gens fous du 91, il retourne alors les chiffres de 91 et retourne ainsi dans le 19, de ce fait.
Un peu comme Batman qui retourne à Wayne Corp. Sauf que lui il retourne vers Danube et croise un autre rappeur du coin.

Oxmo -Il me faudrait de nouveaux gadgets.
Abis -Euh… Ouais… Pourquoi tu me dis ça à moi ?
Oxmo -Parce que je reprends les affaires. Donc je retourne dans mon fief. Un peu comme Bruce Wayne dans TDKR. T’as pas lu le début du billet ?
Abis -Mais c’est moi qui fait Morgan Freeman dans ta version ? Je suis plus jeune que toi…
Oxmo -Et t’es pas noir non plus, mais on fera avec.
Abis -La couleur c’est pas grave. Le sang est le même pour tous, appelle moi Rachid Sissoko. Mais en vrai c’est moi qui devrait faire Batman.
Oxmo -Comment ça ? Tes paroles sont houleuses, mon jeune ami.
Abis -Bah je suis l’homme du bâtiment, l’homme du bât. Bâtman ! Sous ma cape, je visser des gothiques.
Oxmo -Pas mal. Pas mal… t’es sûrement encore un mec qui va me demander un feat, je le vois venir.
Abis -En fait, je t’ai déjà demandé y a quelques années.
Oxmo -Alors ma réponse sera la même !
Abis -Alors ça tombe bien parce que t’avais dis oui. Par contre tu l’as jamais fait après…
Oxmo -Putain, faut que j’arrête de faire ça. Ça ressemble toujours à une bonne solution sur le coup mais après ça me revient dans la gueule.

Abis -Mais c’est cool que tu reviennes aux affaires. Comme ça tu peux poser sur mon album comme prévu à la base.
Oxmo -Il faut que je vérifie si tu mérites un feat avec moi.
Abis -Tu veux test ?
Oxmo -De fait, je vais te tester. Dis moi, mon petit bonhomme, comment comprends tu cette phase ; « Les gens ivres de bonheur rêvent de revolver » ?
Abis -J’sais pas. Les gens heureux, au fond d’eux dépriment et veulent se supprimer. Ou bien alors que les seuls heureux sont ceux adeptes des armes. Les vendeurs, les trafiquants ou plus simplement ceux qui aiment la guerre.
Oxmo -Tu as vu tout ça dans ma phrase ?
Abis -Oui, pourquoi pas. Tu pensais à quoi, toi ?
Oxmo -Euh… Oui… C’est exactement ce que je voulais dire et même bien plus encore.
Abis -C’est ça le 19ème : c’est la rue avec la plume.
Oxmo -C’est beau ce que tu dis.

Mmmmmmmmmmmmmmm !MMMMMMMMMMMM !MMMMMMMMMMMMM!
Roi sans carrosse sur le périph !!!

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Classé dans cinoche, complots, Parodie

The Roots

Il repart alors que tout le monde l’acclame, il revient quand personne n’en veut : vous l’aurez compris, il était plus que temps d’accueillir une nouvelle intervention de notre collègue helvétique, j’ai nommé Big Paul Castellano*

Autrement dit les racines, ici je ne vous parlerai pas de Kunta Kinté ainsi que des nombreuses générations qui suivirent la naissance de cet enfant ordinaire né sous un ciel étoilé.

Non, nous parlerons du but de ce parcours semé d’embûches, d’Afrique aux Amériques, qui aura couté la vie à des millions d’êtres humains. La solution finale, le plan ultime de l’homme blanc, la volonté inébranlable du dépassement de ses propres limites afin de détrôner l’homme noir dans les deux seuls domaines où il se sent en supériorité. J’ai nommé le sport et la chanson (la danse étant pour les homosexuels et le blavog étant un site homophobe, nous n’en parlerons pas).

Même si certains artistes (Elvis Presley : chanteur) ou sportifs (Larry Bird : basketteur) qui, ne nous le cachons pas, ont du sang noir, arrivent à égaler voire surpasser les leaders du secteur, l’homme blanc n’a toujours pas trouvé de solution à ce problème majeur.

Je pourrais faire une liste des différents sous domaines dans lesquels nous excellons (en gros tous les autres) mais concentrons nous sur la chanson, plus particulièrement le rap. Depuis 1970 nous n’avons jamais eu de titre, malgré les nombreux efforts entrepris c’est le statu quo et pas Stat Quo le rappeur noir je te vois venir petit malin.

En voici les raisons principales.

A. LE VÉCU

Pour faire du rap, il faut tout d’abord avoir quelque chose à dire, que ce soit de simples cris ou des textes à rimes plus ou moins engagées sur un sujet plus ou moins précis.

Même si aujourd’hui cela ne veut plus rien dire et que l’on peut très bien travailler pour l’univers carcéral tout en étant un rappeur adulé par ses semblables (Rick Ross), un blanc sera toujours confronté à son vécu.

D’un autre côté, on vous avait averti que l’entertainment était dans l’âme de toute flicaille. La preuve, cette vidéo filmée en caméra cachée :

Un blanc ne peut atteindre le statut de noir que si son vécu est à 100% un désastre. À ce moment là, s’il se sent une veine artistique, deux choix se présentent à lui :

  • Devenir un punk ou un rockeur dégénéré, parler de sa tentative de suicide, de ses problèmes familiaux, de la mort de son animal de compagnie (parfois un hamster, souvent un chien, et toujours pour problèmes d’hygiène) et de son obsession pour la drogue.

  • Devenir rappeur et donc évoluer dans une insécurité totale qui le poussera à commettre de nombreuses erreurs fatales. Rappelons qu’il pourra aussi se droguer.

À partir de ce constat on peut facilement comprendre que le rap n’a jamais été envahi par nos jolies têtes blondes.

Toutefois, nous avons quelques réussites dont nous sommes évidemment très fiers :

R.A. The Rugged Man : un père victime de l’agent orange durant la guerre du Vietnam qui donnera naissance à un fils handicapé et aveugle ainsi qu’à une fille elle aussi handicapée, incapable de marcher ou de parler. Quand je vous disais qu’il fallait qu’un blanc soit définitivement cramé pour se tourner vers le rap, je ne vous avais pas menti.

Necro et Ill Bill ; une mère absente, un oncle défoncé au crack et une passion prononcée pour le hardcore. Necro a d’ailleurs réussi le but ultime de tout rappeur blanc hardcore, c’est-à-dire faire un album en duo avec Kool G Rap (ancien proxénète reconverti dans le rap qui séquestrait ses gagneuses dans son sous-sol pour des séances de fellations interminables).

En bonus, le clip White Slavery où toute la famille est rassemblée (l’oncle, les deux frangins et leur petite amie de l’époque) :

Eminem ; naître pauvre à Detroit dans une roulotte et décider de ne pas faire de la techno.

3rd Bass ; la combinaison entre l’esprit d’entertainment juif (MC Serch), le fait de donner le rôle du DJ au seul noir du groupe (DJ Richie Rich) et un spécialiste de la langue anglaise qui trouve la parade à l’incapacité blanche à la danse en utilisant une canne (Pete Nice). Bien que ce groupe ne réponde à aucun critère d’obtention du statut de rappeur noir, ils sont pour moi le seul groupe de rap à avoir pu passer outre leur couleur de peau à la façon du groupe de soul/funk écossais des années 70, Average White Band (AWB), capable de chanter comme les Isley Brothers.

B. LA RELATION AVEC LES HANDICAPÉS

L’artiste se doit d’avoir des relations intimes avec ses fans qui lui sont dévoués, mais cela peut rapidement mal tourner. En effet, les premiers fans du rappeur blanc seront forcément des personnes handicapées physiquement et mentalement. Ces fans des premiers instants lui seront fidèles à vie, ils seront de tous les concerts, suivant leur idole comme des apôtres.

Je vois rapidement vos têtes blondes exaspérées et déconcertées par ces affirmations calomnieuses, nous nous devons donc de pousser l’analyse jusqu’au bout en apportant des preuves écrites et vidéo-ludiques.

Année 1995

Akhenaton (France/Marseille) dans le morceau « Je Ne Suis Pas A Plaindre »

Le leader des rappeurs blancs en France rend hommage à ce public très spécial dans le troisième morceau de son album « Métèque et Mat ». Montrant une fois de plus qu’il ne serait pas là où il est en ce moment (c’est-à-dire pouvoir enfin faire le design du nouveau maillot de l’Olympique de Marseille) sans ses fidèles supporters qui ne sont heureusement plus là pour voir la déchéance morbide de leur artiste préféré.

Année 2010

Sinik (France/Paris) dans le clip « La Cité des Anges »

Nous nous devions de parler de Sinik qui a lui aussi rendu hommage aux enfants handicapés, bloqués dans les hôpitaux français lors de la sortie de son album. On y voit le jeune Fayçal, 8 ans, apparemment très mal en point, demander à sa mère et son père d’appeler Sinik afin de lui remonter le moral (on ne rit pas bordel de merde) mais aussi pour demander à l’artiste pourquoi ses potes l’ont poussé dans les escaliers après qu’il leur ait dit qu’il était son rappeur préféré.

Année 2011

Machine Gun Kelly (États-Unis/Cleveland) dans le live « I will never forget the power of our music »

La vidéo ci-dessous devrait normalement activer votre filtre parental sur youtube, vu la violence visuelle et le dégoût qui vous sera transmis durant ces trois longues minutes.

Vous y verrez une personne handicapée qui sous l’impulsion de MGK va pouvoir se libérer de sa chaise roulante, marcher quelques pas pour ensuite avoir sa première relation sexuelle avec des filles du public.

Je finirai ce chapitre avec les derniers mots d’amour que nous transmet MGK sur sa relation avec les handicapés « A CULT », « A MOVEMENT », « THIS IS FAMILY », « NO ONE CAN TAKE THIS FROM US ».

C. LE RESPECT DES ANCIENS

Quand tu commences à faire du rap tu peux avoir tes propres influences, que tu pourras ensuite faire partager à ton public, quand tu seras connu et quand on viendra t’interviewer. Encore mieux les gens le déduiront d’eux-mêmes quand ils t’écouteront rapper.

Le problème avec le rappeur blanc est qu’il pense que citer les « piliers », les « anciens » lui donnera une crédibilité au sein de ses pairs, or ce n’est pas le cas. On peut encore citer MGK qui dans son single Wild Boy s’applique comme un bon élève à name dropper frénétiquement missy elliott, diddy et the clipse, pendant que Waka Flocka se bornera à expliquer qu’il est bourré et que tu dois désormais l’appeler Goku tout en suçant ses dragon balls : deux mondes se croisent, et ne se comprennent pas.

Il ne suffit malheureusement pas de parler de Rakim à tout bout de champ pour pouvoir obtenir une quelconque crédibilité, contrairement à une personne comme Alpha 5-20 qui peut simplement citer tous les rappeurs qu’il écoute à la fin d’un de ses morceaux pour que l’on te demande gentiment de jeter ton cadeau de noël contenant la discographie de Mac Miller.

D. L’APPARÂT

Les rappeurs sont des entertainers, il y a les habits, les bijoux, les tatouages, les accessoires, il va falloir trouver un moyen de se démarquer.

Le rappeur blanc part avec 10km de retard car tout ce qu’il pourra porter le rendra systématiquement ridicule. Le premier réflexe est le tatouage, il lui permet de couvrir sa peau blanche de dessins de couleur noire. Là encore cela le fera ressembler automatiquement à un biker, mais vu que le rappeur blanc a déjà le crâne rasé depuis longtemps il ressemblera plus à un néo-nazi qui aurait passé des moments inoubliables dans les bras du premier Vern Schillinger venu.

D’un autre côté, ce moment béni lui permettra d’allier l’utile à l’agréable, c’est-à-dire qu’il pourra remplacer son tatouage dragon qu’il arbore depuis bien trop longtemps sur son bras avec en lettre elfique le nom de sa mère et sa sœur pour le remplacer par une feuille de cannabis.

La New Era est bien évidemment à proscrire, ainsi que toute réalisation de la marque Air Jordan. Il ne te reste donc plus de choix, il te faut porter un masque d’anonymous et te taire à jamais.

E. LES TERMES INTERDITS

Tout le monde ne part pas avec les mêmes chances dans la vie, mais le comble pour l’homme blanc est de ne pas pouvoir utiliser tous les mots de son dictionnaire.

Vous allez me dire, « je ne vois vraiment pas de quoi tu parles » et tu auras bien raison, mais sache que pour le jeune rappeur blanc c’est un calvaire quotidien. Il est très facile de s’emporter, on peut lui trouver de multiples excuses, mais une fois qu’il sera à l’aise, pensant que cela n’allait jamais lui arriver, c’est là qu’il commet la bourde du débutant : prononcer le « N word ».

Évidemment cela ne va pas l’empêcher de continuer comme Billy le Kid devant la chatte d’une squaw, mais il va devoir dire au revoir à la rime facile, aux hymnes de dégénéré et c’est inévitablement à ce moment là qu’il deviendra un rappeur « technique » ce qui l’enfoncera encore plus dans la médiocrité.

Dans le rap français, le jeune aryen a d’autre choix, il va pouvoir utiliser des mots que personne ne comprend. Pour cela il va devoir venir de Marseille, mais nous n’en parlerons pas dans ce blog pour des raisons de pudeur.

Il peut aussi venir de Grigny, mais entre nous le seul blanc qui habite sur place est une petite fille blonde de 8 ans que tu as déjà aperçue dans le clip de « Requiem pour un Keuf » et probablement le maire de la ville. Toutefois, si vous me trouvez un blanc qui habite là-bas et qui ne fait pas partie d’un groupe de rap ou d’une opération d’infiltration policière, vous pouvez lui dire qu’il a clairement raté sa vie.

F. LA NATIONALITE POUR ALIBI

Une petite moustache, une voix rauque, une casquette baissée très bas, jouant avec les jeux de lumière, oui tu as bien reconnu le rappeur blanc sud-américain.

La partie non-extrémiste de notre être aura tendance à accorder un passe droit à ce specimen, rare mais présent comme un albinos, mais soyons sérieux il ne trompe personne. Certains se débrouillent mieux que la plupart des blancs, mais je sais ce qui te gêne, tu penses à ce grand humaniste qui fait la tournée des favelas avec ses bibles et ses vaccins.

FINALITÉ

Nous n’allons pas terminer ce sujet sur un message de paix du genre « cet article a été écrit par une équipe multiculturelle de croyances et de confessions diverses », non, nous allons clore cet affreux chapitre de l’histoire par une vidéo à la fois tragique et consternante.

Elle montre un extrait du film « WhiteBoys », où le héros du film face à sa glace se voit déjà en superstar noire du rap. Notons par la même occasion le miroir : un sacré truc de blanc un peu comme De Niro dans Taxi Driver (non nous ne parlerons pas de toi vilain Crochon).

Dans ce même film une scène est criante de vérité. Ce même personnage va dans un ghetto et croise Slick Rick et ses 50kg de chaîne en or, de rappeur vêtu il lui fait un signe de tête « what’s up », Rick le regarde de haut en bas et lui sort simplement « morning’ officer ». Merci à tous de votre attention.

HORS CATÉGORIE

Le rappeur blanc qui est noir

il s’agit de cette infime poignée de rappeurs blancs à qui personne n’a jamais osé dire qu’ils l’étaient (blancs). Souvent parce qu’ils sont vraiment très moches mais toujours très sympas, et surtout parce que cette information ne changerait absolument rien à leur vie, le meilleur exemple étant Paul Wall, et d’autres types par là-bas au fond.

Le rappeur noir qui est blanc

On arrive ici sur une curiosité de la nature qu’il est toujours amusant d’observer. Le rappeur noir qui est blanc commence comme un rappeur noir classique, mais est happé par un vortex créé par l’homme blanc dans le seul but de se l’approprier, généralement parce qu’on le trouve légèrement moins con que les autres, ou plus rarement car il est le seul au milieu d’un groupe de blancs (s’il porte des lunettes et un sac à dos, je te cache pas que c’est un plus). Cela commence très souvent avec les médias, puis ça continue avec le public, et tôt ou tard il faut reconnaître l’abominable vérité. Face à ça, le rappeur aura deux choix très simples.

option 1 : se fondre dans le moule qu’on lui a préfabriqué, ce qui ne veut pas dire se mettre à agir comme un vrai rappeur blanc, oh que non. il perdrait instantanément toutes les faveurs de son nouveau public si singulier qui l’aime avant tout pour sa différence et ses chants primitifs. Au contraire, il faut qu’il mette le paquet sur le côté hey-regardez-je-suis-moins-pire-que-les-autres-et-en-plus-je-sais-lire-les-mecs. Mais tout en sachant connaître ses limites : il est préférable d’appeler son album « à chaque frère » plutôt que « négritude », trop agressif. Et qu’est-ce qu’on déteste ? Les noirs agressifs, bingo Mamadou tu auras un pin’s au goûter.

option 2 : refuser, s’acharner, sortir un album concept centré sur son bled, faire un flop, feater Yannick Noah, revenir avec un album de rap conchiant mais pas trop, regarder amélie poulain, arrêter le rap, tenter une carrière dans le rock, faire un flop, revenir dans le rap, et ENFIN se décider à retourner à l’option 1.

Les batailles de blancs

comme toute minorité souhaitant s’imposer dans un milieu hostile, les rappeurs blancs se retrouvent souvent comparés, mis en compétition, et fatalement opposés, tels ces femmes enceintes à poil qui font du free fight dans certains films pour adultes (on ne juge pas). Comme chacun le sait, les blancs ne sont pas une communauté solidaire, car les blancs ne sont pas une communauté tout court. Les réactions des rappeurs vont donc du comique au pathétique, on peut citer cette interview de Yelawolf où il s’en prend à MGK (l’anorexique porté sur la sexualité des handicapés, souvenez-vous on en parle plus haut) sans que PERSONNE ne sache exactement d’où lui vient cette haine. Nous on sait. Il a flairé un rival, il lui a reniflé le cul, il a gratté le sol avec ses griffes en grognant. C’est comme quand tu fous deux chats dans une poubelle et que tu leur pisses dessus : ils peuvent pas t’atteindre mais ils peuvent s’entretuer. Ajoutons que le système américain permet l’émergence d’une superstar blanche du rap une fois par génération et une fois seulement, le reste de la masse pouvant juste espérer un jour de feater avec le boss. Sauf que comme beaucoup ont pu le constater, c’est pas parce qu’Eminem t’a tapé dans la main trois fois que tu vas être autre chose qu’un simple freestyle d’un soir.

En France le phénomène reste marginal, et heureusement parce que c’est ridicule à chaque fois. Et quand on dit « à chaque fois », ça concerne uniquement Orelsan. Ce brave petit normand était à peine sorti de son trou (au sens propre, les Caennais le savent très bien) que déjà Fuzati (me demande pas qui c’est, putain) hurlait au pompage, Seth Gueko lançait des piques subliminales en interview, Charly Greane sortait une rime de petit filou sur un feat, Kennedy faisait pareil mais 1 an après, Al K-pote le traitait de petit vicieux adepte de concurrence déloyale, bref rien que de très normal. Le mot d’ordre général est clair : IL NOUS VOLE NOT’ TRAVAIL.

Les plus observateurs d’entre vous noteront que plusieurs membres de cette coalition anti aurélien ne sont absolument pas blancs. C’est normal, c’est la Frince, et chacun tente de s’intégrer selon ses moyens.

Depuis, Al K a semble-t-il oublié jusqu’à l’existence de cette interview, Charly Greane s’est subitement rappelé qu’il était arabe et Seth appelle désormais orel affectueusement son « scriboulex de l’espace » (ou un truc comme ça). Quant à Kennedy et Fuzati, je crois que j’ai déjà oublié ce qu’ils foutaient là au départ. Happy Ending.

Dans un souci d’équité, finissons tout de même sur une note positive qui mettra du baume au cœur de tous ceux que cet article a pu offenser :

*avec la participation amicale et désintéressée de Spleenter, mais de toute façon tu sauras jamais qui a écrit quoi, t’es bien feinté.

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Radio Biture

Vous vous souvenez de Bayes ?
Le chef de Menace Records et aussi des sorties controversées.
Il avait, entre autres, sorti “X Story” un soit disant album des X Men fait avec tout et n’importe quoi.
Cerise sur le gâteau, il avait même collé des stickers “Les nouveaux Lunatic”… Pourquoi pas.
En fait, Bayes c’est tout simplement un méchant de films du début des années 90 : il veut l’argent de la banque mais il piétinera d’abord le château de sable de ton gosse sur la plage et pissera sur ton parasol dès que tu vas te baigner.
Il est comme ça Bayes : vilain.
On pourrait l’imaginer au sommet d’un gratte ciel regarder la ville avec un rire diabolique, mais t’es en frince ici, alors t’auras une cave en Seine Saint Denis.

Bayes -Mouahahahahah ! J’adore être mauvais. La seule chose qui est mieux qu’être méchant, c’est compter tout l’argent que j’ai gagné en étant méchant ! (on vous avait dit qu’il était vilain)

Au même moment, quelques étages au-dessus.
Serveur – bonjour monsieur, qu’est-ce que ce sera ?
Lino – trouve moi de l’essence et un alibi
serveur – heu… c’est un bar ici, pas une station service. Mais pour l’autre chose on peut s’arranger. Alibi ! Y’a quelqu’un pour toi !
Lino – mais qu’est-ce que…
Alibi – ah salut Lino, ça faisait longtemps.
Lino – ça dépend pour qui.
Alibi – oh, ça va. Une connexion Lino/Alibi Montana, ça fait toujours du bien.
Lino – ça dépend pour qui.

Soudain, un être qui semble flotter dans les airs fait son apparition. Il porte un costume ringard des années 80 et a des traces blanches sous le nez.

Tony – pourquoi tou portes mon nom, coño ?
Alibi – ah ! Qu’est-ce que c’est que ça ?!
Lino – tiens, tu peux le voir toi aussi ? Je croyais que j’étais le seul, ou que c’était le délirium tremens
Alibi – mais qu’est-ce qu’il veut ?!
Tony – le monde, chico ! Et tout ce qu’il y a dédans. Mais pour l’instant yé veux youste qué tou té casses, hors dé ma vue.
Lino – voilà, barre-toi.
Alibi – à la base si j’ai pris ce blase c’est…
Lino – mais on s’en fout !
Alibi – …en hommage à ton parcours tu vois, parce que ça me rappelle le mien.
Tony – yé né comprends pas. Toi aussi tou es oune millionnaire ?
Alibi – non, mais bon, j’ai fait de la prison, j’ai fait du biz
Tony – y’ai yamais fait dé prison, y’avais pas lé temps pour cette merde
Alibi – j’ai fait du biz aussi j’ai dit !
Tony – yé souis oune traficante international, coño
Alibi – j’ai été pris dans une fusillade et je suis tombé pour tentative de meurtre du coup
Tony – yé souis mort dans oune fusillade après avoir toué oune cinquantaine de coños.
Alibi – mais on est presque voisins, je suis haïtien à la base.
Tony – yé souis cubain, et yé té pisse à la raie. Maintenant fous moi lé camp.
Lino – pas trop tôt.
Tony – bon ! Qu’est-ce qu’on fout là, chico ?
Lino – « on » ne fout rien. T’es juste un chieur qui me suit partout sans que je lui ai rien demandé.
Tony – yé t’arrête tout dé suite. Si yé souis là c’est uniquement parce que tou m’as invoqué grâce à ton truc de sorcier africain.
Lino – le sample de ta voix ?
Tony – mé sors pas ton dialecte dé bamboula.
Lino – t’as de la chance que mes coups de poings passent à travers toi.
Tony – sans ça yé n’aurais pas pu inspecter les sous-sols et découvrir que c’est là que se cache célui qué tou cherches, coño
Lino – encore heureux que tu serves à quelque chose.

Ils descendent les escaliers en 4e vitesse, et ça fait un peu de bruit. (ça c’est de la narration)

Bayes -Vos gueules dehors ! Je m’entends plus être méchant !
Lino -Tch tch !
Bayes -Mais par où t’es rentré (je t’ai pas vu sortir) ? Comment as tu passé tous mes gardes ? Gardes !
Lino -C’est une fiction, tu sais. Donc j’ai un sabre laser.
Tony -Ma c’est lui Bayes ? Regarde le, il a pas la classe, le look !
Lino -Ah ouais, et y’a le fantôme de Tony Montana qui m’accompagne.
Bayes – une petite minute là. Tony est un personnage de fiction qui n’existe que le temps d’un film…
Tony – qu’est-ce qué ça peut té foutre d’où yé viens ? Yé meurs à la fin !
Bayes – tu es sûr que tu n’es pas le fantôme d’Al Pacino plutôt ? Il est vieux, c’est possible que…
Tony – yé n’ai rien à voir avec cette fiotte dé rital dé mes couilles !
Bayes – et à supposer que les fantômes existent, ça n’a déjà aucun sens. Mais en plus les fantômes n’existent pas, donc là ça devient vraiment le bordel. En plus tu parles même pas anglais ou espagnol.
Tony – ça c’est votre faute, à vous tous les rappeurs français. Vous m’avez fait revenir en vf à chaqué poutain dé fois. Y’ai cru qué vous alliez passer à autré chose, yé pensais qué vous m’échangeriez contré Zé Pequeño, mais il a fallu qué cé coño dé Lino fasse tout un morceau en passé-passé avec moi, puta madre !
Lino – et du coup on est 2 dans la combine : Bors et mon enfoiré de Colombie
Tony – yé souis cubain ! Et y’aime pas ces poutains de colombiens
Lino – et nous on est frinçais, donc on s’en fout.
Bayes -Quel merdier…
Lino -Le merdier c’est la sortie de “Radio Bitume” sans me prévenir !
Bayes – toutes mes excuses, j’ai dû confondre avec Alino
Lino – c’est vraiment ton excuse ? T’en as tellement rien à foutre que t’as pas voulu trouver mieux que ça ?
Bayes -Bah quoi ? regarde aux USA, Dre il a fait un hologramme Tupac. ça a fait plaisir aux fans de revoir Tupac. Bah là c’est pareil, ça leur a fait plaisir de te revoir.
Lino -Mais je suis pas mort, moi !
Bayes -Rhooo, tu chipotes sur du détail là.
Lino -Ah tu veux que je chipote sur du détail ? Fuck it ! Même la cover pue la merde. C’est des photos de 2005 !
Bayes -Et ?
Lino -Et donc je suis pas mort ! Je peux encore faire des photos !
Bayes -Mais j’en ai rien à branler que tu fasses des photos, moi. Tout le monde peut faire des photos, vas-y si ça te chante.
Tony -Ma, votré histoire d’hologramme, ça m’a l’air intéréssanté ces nouvelles technolorhia, coño !
Lino -Toi ta gueule.
Bayes -Par contre, quand tu seras plus trop occupé à te prendre sous ton meilleur profil, je veux bien que tu fasses des morceaux aussi, puisqu’il paraît que t’es pas mort.
Lino -Tch Tch ?
Bayes -Parce qu’en vrai ça fait un bon moment que tu me dois un album fini, mais ça, bien sûr, tu préfères pas en parler.
Lino -Oui, un album fini. Pas une espèce de maquette. C’est pas comme ça que je travaille.
Bayes -Et tu travailles comment ? On peut te demander ça ? Tu travailles en te sauçant avec une avance et en rendant jamais rien ? C’est ça que t’appelles travailler ?


Tony -Ahaha ! Ese coño ! C’est vraiment oune salopard. Il investit de l’aryent et il veut le récoupérer. Màtalo !
Lino – matelot ?
Bayes – matelas ?
Lino – il a sans doute voulu dire « matons-le », ou « mouton lent » ou peut-être « mythonnons » voire même « nutella »
Bayes – toi on t’arrête pas quand t’es lancé, c’est technique
Lino – c’est comme ça que je trouve mes rimes, je me rappelle jamais de la première mais après c’est parti.
Tony – …
Lino -Mais mes morceaux étaient même pas finis, par contre ! Fuck it !
Bayes – ahahah ! Si tu savais ce que j’ai fait aux X Men. Sois encore heureux que j’ai pas eu le temps de foutre un gros sticker « le nouveau Booba » sur ta pochette.
Tony – Booba ?
Bayes – tu dois pas connaître, même s’il a fait une chanson à ton nom.
Tony – oune hommage ? Ça doit être bien, c’est oune rappeur gangster comme vous dites, no ?
Lino – si on veut. La chanson parle d’une meuf dont il est tombé amoureux, et il rappe pas, il chante sous autotune.
Tony – COÑO ! Yé souis pas oune tapette !
Bayes – en attendant t’es comme Ill, un sacré branleur.
Tony -Ah ! Des insoultes ! Ça mé plait ça ! Il veut jouer à la vache !
Lino – une vache ?
Bayes -Radio Bitume a pas eu l’air de choquer plus que ça tes auditeurs. Faut dire que depuis le temps qu’ils attendent…
Lino -Ils attendront le temps que je leur dis.
Bayes -Mais attendre quoi ?
Lino -Que l’album soit au niveau de mes attentes et que j’estime qu’on peut le sortir, dugland.
Bayes -Comme Paradis Assassiné ? Tu voulais encore ramener tous tes potes relous sur un posse cut interminable ? Tu voulais Janik pour massacrer un de tes morceaux les mieux écrits ? Et il aurait fallu attendre plus de 7 ans pour ça ?! Tu veux retenter les singles merdiques avec Wallen qui rappe aussi ?
Lino – c’est pas moi, ça c’est Rohff.
Bayes – je t’assure que c’est toi aussi. Mais c’était tellement pas glorieux que t’as préféré refouler ce souvenir.
Rohff – exact, même Lino pompe mes concepts ! Il est comme les autres rageux de merde !
Bayes – qu’est-ce que tu fous là, toi ? Et comment ça se fait que vous passez tous la sécurité comme ça ?!
Rohff – C’est Alibi qui m’a prévenu que mon pote était ici. Tony, mon ami, mon frère ! Je t’ai cherché partout.
Lino – tu le connais ?!
Tony – c’est oune cinglé qui me suit partout dès que j’apparais. Alors qu’on sé connaît même pas.
Rohff – mais je t’ai sauvé la vie dans le jeu
Tony – yé souis mort connard ! et c’est oun yeu pour toi ?
Rohff – oui, non… en fait c’était un clip animé comme un jeu vidéo
Tony – décidément vous aimez bien vous branler sour mon dos, ici !
Lino – on va pas s’en sortir, là…
Rohff – c’est pas ça, moi ça fait longtemps que je m’identifie plus à toi, je suis adulte, mais c’est toujours bien pour se mettre dans l’ambiance avant de rapper
Tony – t’as besoin du personnage principal d’un film des années 80 pour avoir de l’inspi ? Ma vous êtes tous givrés ou qué ?!
Bayes – mais tous les rappeurs ne pensent pas ça, Despo par exemple quand il parle de toi…
Lino – mais ta gueule, t’es con ou quoi ?
Bayes – ça donne ça ou encore ça
Tony – Mierda ! Alors soit vous m’idolâtrez commé des pétits coños soit vous me traitez de schlag et dé hijo de puta ? Si c’est comme ça, yé mé casse !
Rohff – non, attends ! (il lui court après)


Lino – pas trop tôt. En tout cas je boycotte cette sortie.
Tony – c’est yentil. Moi aussi yé pense que y’aurais dû rester dans la pièce.
Lino – mais pas ta sortie à toi abruti, celle de mon projet. C’est pas comme ça que je travaille ! Je valide pas.
Bayes -Et tes supporters ? Tes fans ? Tes auditeurs ? Eux, tu leur as demandé s’ils validaient ?
Lino -?
Tony -Pero que ?
Bayes – rien à foutre de ton perroquet. Ils ont l’air de bien aimer. En tout cas les retours sont meilleurs que pour Noyau dur, hein ?
Tony -Lé fourbe, il tape là où ça fait mal !
Bayes -Et puis ça leur fera sûrement bien plus plaisir que le Bisso Na Bisso 2, hein ?
Tony -Lé mauvais garçon !
Bayes -La grande vérité c’est que t’es comme ce gros glandeur de Ill des X-Men, tu te prendras jamais en main.
Lino -Tu vas voir où tu vas te la prendre ma main.
Tony -Ah ça y est ? Tou parles toi ?! Vas-y, réplique ! Rentré loui dédans !
Lino – Qui c’est, Louis ?
Tony – Loui qui ?
Bayes – Tu as besoin d’ordures et de directeurs artistiques derrière toi !
Tony – oune ordure derrière loui ? Ma y’a qu’à démander, yé souis là !
Bayes -Tu as besoin qu’on te pousse au cul et qu’on force ton talent !
Lino -Fuck it ! C’est bien gentil tes conneries, mais ton blabla passera pas devant un juge quand les mecs des Choristes se rendront compte que t’as refoutu un sample refusé en 2005.
Bayes -Mais ils s’en rendront jamais compte. Personne ne vérifiera jamais un truc sorti à l’arrache n’importe comment. C’est ma combine perso, ça.
Black Kent – j’t’ai vu, man !
Bayes -Qu’est-ce que tu veux toi, qu’est-ce que tu fous là avec… Oh putain ?!
Tony -Joder ! Coño !
Lino -Je me rends plus compte si je suis vraiment bourré ou si Jay Z se tient devant moi.
Black Kent -Oui, c’est Jay Z.
Lino -Qu’est-ce qu’il fout là ?
Black Kent -Jay Z il dit qu’il y a un sample qui lui appartient sur ton album.
Lino -C’est pas le mien, démerdez vous avec Bayes.
Bayes -Hein ?! Quoi ?! Mais non…
Black Kent -Jay Z il dit que le sample de Mâle dominant et ben en fait c’est “Umbrella” de Rihanna et lui et que tu dois déclarer ce sample.
Bayes -Bah c’est à dire qu’en fait…
Black Kent -Jay z il dit qu’il va estimer le montant que tu lui dois et…
Lino -Attends, tch tch ! Personne ne m’a encore expliqué ce que tu foutais là, toi, tch tch !
Black Kent – non, Chichi c’est le prénom de la femme de Sangoku, et depuis le début de ta carrière tu le prononces très mal. d’ailleurs tu prononces aussi très mal « George Jung », mais c’est pas le sujet. Moi c’est Black kent, ton boy black, blacky pour les intimes. En fait ma nouvelle super major me fait rattraper mes mauvaises ventes en me faisant faire des petits boulots. Là je fais interprète pour rappeurs Américains…
Bayes -Mais je peux parler biz directement avec Jay Z, moi, je suis réglo.
Lino -Bah voyons…
Bayes -Dis lui que je parle Anglais.
Black Kent -Jay Z il dit que c’est ton droit, mais qu’il parle pas avec toi quand même.

et ça c’est une vidéo live de Chuck Brown, qui vient de décéder. Vous vous demandez sans doute quel est le rapport avec Lino, et bien avancez la vidéo à 3’25 et vous verrez le lien.

RIP

et ça c’est pour les plus jeunes, ou les plus vieux remarque, on est pas racistes.

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Conspiracy

attention, les images qui suivent peuvent heurter la sensibilité des plus fragiles.

mais il y a pire encore (yo)

 

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Les chèvres, les mouches, toussa… et La Cellule

… Bordel, il fait jour ou nuit ? J’ai l’impression que ça fait 1 heure que je suis dans ce metro et j’ai fait que 3 stations, il en reste 8… Y a pas un chat dans cette rue et je sais pas si je suis dans le bon sens… Qu’est-ce qu’il est mou ce teuch !

Tu connais ces moments entre sommeil et vie? Je pense que oui sinon tu perdrais pas ton temps sur ce blog, tu serais passer à travers le génie comme une baltringue.

Et bien La Cellule c’est un peu ça aussi (mais pas aussi génial que nous, hein ?! Faut pas déconner).

Ce sont des rappeurs comme notre bô pays, la Frince, en compte tant. Et la description pourrait s’arrêter là sauf que c’est justement lors de ces interstices, défoncés et perdus entre 2 tranches de vie, que le MCs de la LC*  révèlent leur talent (oui la La Cellule-et prononcez à l’américaine El Ci).

C’est quand on trouve l’état dans lequel eux même ont du concevoir leurs lyrics qu’elles nous transpercent réellement.

Groupe désenchanté mais pas par choix, c’est juste que les mecs savent plus rêver ; mais ils aimeraient bien, hein ?! Rêver c’est cool en fait et tu l’sais (p’t-être).

Rassemblés par des intérêts communs pour des flows posés, des mélodies de sauvages apaisantes et une vision du monde où à peu près tout ressemble à une insulte personnelle voire une menace envers leur existence.

Sans parler de leurs réunions secrètes où ils peuvent enfin se foutre torse poil en comité.

« Tu changeras de créneau face aux Rains Reno »

Il y a d’abord le plus extrémiste d’entre eux (ce qui consiste déjà en soi une performance forçant le respect), Jeepzy Mac Z, c’est vraiment son blase de rappeur, sa bite dans un casse-dalle.

On ne sait pas comment il arrive à être aussi moche mais on sent que ça relève de plusieurs années d’études. Il a peut-être le rap le plus conventionnel du crew, du coup il a l’air d’être le plus raisonnable, ce qui rend ses paroles encore plus inquiétantes. Il est l’ennemi déclaré du Black Desperado. cet homme n’a qu’une seule certitude mais elle est ancrée suffisament profonde : Il sera noir jusqu’à sa mort !

« Enragé. Plus speed que Flash dans un film porno », AL1 est l’homme au style Outcast, moustachettes, toujours lunettes de soleil et couvre chef de circonstances quand il parade dans ses polos (ou à poile) tout en s’exprimant comme Charlie Chaplin. Le pote cool que tout le monde doit avoir chez soi. Et comme il y a presque toujours un MC à la voix nazillarde et un débit nonchalant, ici c’est lui qui s’en charge ; mais souvent avec des phrases trop longues qui se terminent par, bon bah, pas de rimes quoi…

Et enfin, le héros, le premier rôle, Drama, dit Makaveli Drams, celui qui dit être « à une bringue de devenir dingue » sauf que lui il exagère pas, il a pas le temps pour ça.

Celui qui aime être torse nu (lui aussi).

Celui qui a une sensibilité certaine et pour la moins singulière.

Celui qui aimerait aimer (parce qu’avoir une bêêêêle histoire avec une sexy lady tranquille ça doit déchirer) mais qui n’est décidément pas taillé pour les belles amours… On peut déjà supposer qu’il mourra à cause d’une ou plusieurs putes.

Dans la dégaine, autant derrière un micro que devant une caméra, il tient d’un croisement improbable entre Hill-G des X-Men* et 25G**.

On attend son solo avec impatience et apréhension : « Thug pop. »

Quelques extraits tournent déjà dont le duo avec Félina « Dans ce jean » où Drams nous narre l’incroyable périple qu’est de croiser une meuf trop bonne dans son jean. Parce que les plus beaux culs sont également les plus dangereux, elle est effectivement « trop » bonne dans son jean, beaucoup trop. Elle ne devrait pas. C’est mal. À aucun moment il n’est fait de compliment sur cette diabolique personne.

Leur album « Jeunes thugz » sorti en 2008 présente pelle-mêle une mentalité gangsta, une suite illégitime de « Retour aux pyramides », un hommage aux Démocrates D, une hiérarchisation pas piquée des hannetons entre la Shoah et l’esclavage, une contine pour enfants ainsi qu’Aelpeacha (Ouais y a juste besoin de citer le A, c’est déjà tout un programme)… Un bon foutoir qui tient quand même debout en se refermant sur « Cicatrise à vie » qui a des airs de « Douleurs de croissance » de Despo Rutti.

Bon en fait ça se referme pas vraiment là dessus parce qu’après il y des bonus tracks dont un remix avec Myssa du groupe l’Eskadron, du crew DGC, de Grigny Centre sale bâtard ! Parce qu’ici ça connecte pas avec n’importe qui, mon con. Non mais oh !

Ils auraient également sorti « Nos âmes et nos actes » en 1999 mais là je n’ai jamais écouté donc je peux pas en dire grand chose. Si quelqu’un l’a ça m’intéresse (ça m’étonnerait que vous l’ayez, bande de rats… vous venez, vous prenez tout et vous ne donnez jamais rien… Allez y ! Prenez mon sang aussi tant que vous y êtes !!…)

*Bande d’enfoirés !!!

**Choper !!!

Le myspace y va avec : http://www.myspace.com/lacellule

Drama et félina – Dans ce jean http://www.youtube.com/watch?v=sINndxEy9gQ

Un clip de Drama en solo http://www.youtube.com/watch?v=DycfwwaynS8&feature=related

Un clip de La Cellule http://www.youtube.com/watch?v=Rm2215E1Faw

ET CERISE SUR LE GATTEAU. Cherish on the cake !!

J’ai retrouvé 2 vieux sons de ces lascars qui ont plus de 10 piges. On les sentait déjà perdus pour la société et peut-être bien pour le rap aussi, d’ailleurs. http://www.megaupload.com/?d=7WSU91DN

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Un peu de kérimédine ?

Kery James arrête de nouveau le rap mais cette fois ci il a pris ses précautions, il a dit que c’était temporaire. Il est dégouté de la façon dont la scène rap le traite, lui, le mentor, le grand mandarin, le porteur de lumière. On devrait le remercier, lui ériger des statues et au lieu de ça, on lui demande des comptes quand il fait appel à vous… C’est dégueulasse…
Black V-Ner devrait rendre grâce au Ciel tous les jours d’avoir été choisi pour apparaître auprès de cet astre céleste qu’est Kery James, sur son album « À l’ombre du show business ». Mais ce petit mécréant a le front d’aspirer au salaire qu’on lui avait promis et tout ça au moment où le nouvel album de Saint Kery James sort, histoire de faire du buzz. Quel bâtard.
On comprend que Kery James ait dû tabasser ce païen aidé de ses gardes du corps. C’est ça se comporter en homme responsable.

Alors maintenant Kery James s’en va comme un prince pour vous punir. Vous le regretterez. Et Médine le regrette déjà.
Médine -Tu es un homme de foi, à ce jour ton retour on ne peut qu’espérer. Ce n’est pas juste qu’ils veuillent étouffer ton message par les voies de la provoc.
Kery -Tu comprends, je les dérange. Parce que j’écris avec le coeur, la raison et le courage.
Médine -T’as pas de stylo ?
Kery -Ce que je veux dire c’est que mon message dérange.
Médine -La vérité dérange comme la grosse frappe de King Kong.
Kery – ah oui, c’est marrant comme phrase ça
Medine – et en plus ça fait référence au 1er leader noir
Kery – Manu Key ?
Medine – non, King Kong. Ils l’ont tué, comme ils ont tué Martin Luther & Malcolm. il voulait montrer son amour inter ethnique à la face du monde et épouser la blonde au sommet des twin towers. et du coup ils ont aussi explosé les tours.
Kery – putain je savais pas tout ça !
Medine – ils ont pas blagué, ils lui ont envoyé l’aviation et tout. c’est pour ça qu’il ne faut pas oublier l’histoire, pour des gens comme king kong qui ont tout sacrifié pour nous
Kery – comme jésus sur la croix un peu.
Medine – non, mieux. ça c’est ce qu’ils veulent te faire croire.
Kery – mais c’est qui ça, « ils » ?
Medine – c’est les gens comme eux.
Kery – j’aurais dû m’en douter.
Medine – à l’époque les mariages mixtes étaient interdits. la ségrégation ça rigolait pas.
Kery – y’avait pas de mariage entre homme & femme ? chaud.
Medine – non, pas mixte dans ce sens là. fin quoique, les gens comme eux ont une moralité douteuse. hardcore comme 2 pédés qui s’embrassent en plein paris, comme tu dis.
Kery – je le dis plus. fin si, mais je suis plus hardcore maintenant, fin encore un peu, mais conscient. je dirais désormais « hardcore comme 2 biiiiiiiiip qui s’embrassent en plein paris » tu vois.
Medine – ou sinon tu remplaces par Marseille.
Kery – …

Medine – c’est qui le mec qui est explosé de rire dans un coin là derrière ?
Kery – ça doit être Ekoué, je l’avais pris en consultant rap conscient mais il prend pas son taf très au sérieux apparemment. Mais je dirai ce que j’ai à dire avant qu’on m’assassine et qu’on m’enterre à Médine.
Médine -…
Kery – Médine la ville, pas Médine toi.
Médine – On ira rejoindre JamesBrown et Isaac Hayes !
Kery – Euh… T’es sûr que c’est pareil ? C’était pas spécialement des chanteurs engagés… Si ?
Médine – Bien sûr que si. Ils faisaient de la Black Music. Et la Black Music vient des Black Panthers. C’est pour ça qu’on les a tué. Les gens comme eux savent que les rappeurs sont dangereux pour eux. J’ai fait des recherches.
Kery – C’est pour ça qu’il faut leur rappeler notre message.
Médine – La vache, Kery !
Kery – T’as encore faim ?
Medine – hein ? non. On a bien fait de leur rappeler qu’on est des rappeurs conscients et qu’on a un message.
Kery – Ouais !… C’est juste dommage qu’on ait encore oublié de parler de quelque chose dans cette chanson…
Médine – …
Kery – …
Médine – …Mais sinon, t’écris avec quel stylo ?
Kery – bon alors Ekoué t’en dis quoi ? c’est vachement subversif comme morceau non, cette connexion kery-medine, ça t’évoque quoi ?
Ekoué – « kérimédine »… ça m’évoque le nom d’une pommade contre la migraine surtout.
Medine – mais ça peut pas exister la pommade anti-migraine
Kery – et si ça existe ça doit être une arnaque
Ekoué – c’est bien ce que je dis.

Le Blavog rappelle que James Brown et Isaac Hayes n’étaient pas vraiment des rappeurs, ni des leaders à proprement parler, c’était surtout des zicos surdoués. Et c’était surtout 2 gars qui avaient tellement tout le temps envie de baiser qu’ils ont inventé la classe moderne. Mais rendons à César toussa, Isaac Hayes était un leader d’opinions, surtout quand il a quitté South Park pour défendre son Eglise de dégénérés… de scientologues. et même avec ça, il reste classe.

RIP la Sex Machine & le Black Moses
i feel good
http://www.youtube.com/watch?v=yTA19M9rB5k
say it loud (black & proud)
http://www.youtube.com/watch?v=2VRSAVDlpDI
James Brown et un guest de choix
http://www.youtube.com/watch?v=opVmR5H8jGU
Isaac Hayes – Walk On By
http://www.youtube.com/watch?v=U5tqAbrZeX0
la beauté à l’état pure.
Chef – Chocolate Salty Balls
http://www.youtube.com/watch?v=RcNWQ_VWMDk
bonus : Isaac Hayes/south park cover – Chocolate Salty Balls Live (aka Chef anthem)
http://www.youtube.com/watch?v=tM9rnqdAx00

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Sylar (Bonus scene)

Kennedy a tout tenté pour apparaître sur Autopsie volume 3.

Ken -Allez B2O, je suis sûr que t’as bien encore une petite place pour me mettre sur ta tape. Ensemble tout devient possible et Yes we can EN MÊME TEMPS !

Booba -Si si, mais non non. Faut déjà que je case tous mes nouveaux supers amis dont les noms m’échappent. Il faut que je consulte mon agenda. BRAMS !!!

Brams -izi ?

Booba -C’es qui mes nouveaux amis ?

Brams -Alors il y a Dosseh, Seth Gueko, Despo Rutti, Unité Spéciale qui était déjà sur Autopsie volume 1…

Booba -Ah bon ? C’est, c’est qui ?

Brams-… Y a aussi Busy Signal, Capleton, Soma, Yuksek et Humphrey.

Ken -Truc de ouf ! Pourquoi ?

Booba -Humphrey c’est principalement pour faire chier Rohff qui a fait plusieurs feat avec lui dernièrement mais faut pas le dire.

Djé -Mmm… Frais !

Booba -…

Brams -…

Ken -Nique sa mère gros, y a bien une place pour moi, je suis le 94 et le futur EN MÊME TEMPS !

Booba -C’est la crise pour tout le monde.

Brams -Izi ! Même pour nous, Mala et moi on a été obligé de poser sur le même son que Djé.

Ken -Truc de ouf !

Brams -Et d’ailleurs Naadei n’a toujours pas posé de morceau sur le projet.

Booba -Ben on va prendre une prod sur l’album de Kennedy.

Ken -Quoi ? Comment ça ?

Booba -On prend un bon instru de pute sur ton album, ça devrait pas être dur à trouver et on le remet sur ma tape mais sans toi.

Ken -Mais tout le monde va s’en rendre compte en même temps.

Booba -Absolument pas.

Ken -Bah au moins tu vas rapper dessus, j’aurais plus qu’à faire un duo virtuel.

Booba -Oh putain ! Tu fais bien de me prévenir, je poserai pas dessus.

Avouez que vous vous en étiez pas rendu compte vous même. Mais « Ride » de Naadei c’était « Ecoute moi » de Kennedy. Je vous laisse redécouvrir ce titre magnifique.

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