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The Black Desperado Rises #TBDR

Si on fait le bilan de la dernière saison rap Frinçais, on constate un étrange fait (en fait on en constate 30 000 mais comme d’hab).
Oxmo Puccino serait revenu dans le rap. Trés furtivement, telle une ombre. Pour beaucoup, ce n’est qu’une légende urbaine. Il n’y aurait aucune preuve que le Black desperado ait remis les gants. Mais pourtant, c’est une certitude pour d’autres, le Black Desperado serait de retour. Comment et pourquoi ? Le Blavog n’en sait foutre rien (mais alors vraiment, que dalle), mais vu que c’est l’occasion de faire une parodie stupide, on va quand même tout vous raconter.

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Devant un pavillon trés laid (c’est pas qu’il fasse délabré mais le goût en architecture est très douteux), Grodash des Hall frappe à la porte. Qui s’ouvre. Sur le pas de la porte, on retrouve Le Célèbre Bauza.
Grodash -Je suis venu voir Oxmo Puccino. COUSIN !
Bauza -Je suis désolé, monsieur Puccino ne prends pas de rendez vous imprévu. Même si c’est venant d’un type qui porte des lunettes de soleil en plein jour.
Grodash -Et ta non carrière totale, c’était prévu ça ?
(Alors là vous allez dire que c’est gratuit d’afficher ce pauvre Célèbre Bauza comme ça alors qu’il rappe même plus ou si peu. Mais je vous dirai que c’est pour que son blase ne tombe pas dans l’oubli, bande de petits ingrats)


–On retrouve Grodash assis sur un canapé très moche dans un salon imonde. Un gros type mal réveillé le rejoint alors dans la pièce.
Oxmo -Bonjour, jeune intrépide.
Grodash -Je suis venu pour le feat.
Oxmo -…
Grodash -J’ai besoin de toi. J’ai besoin du Black Desperado.
Oxmo -T’as de l’espoir.
Grodash -On s’est déjà rencontré. En 98. devant les locaux de Skyrock. On était venu avec des potes. Et c’est là que tu es apparu. Sortant de la radio avec un cigare au bec, un stylo plume avec une mine de cristle et un chapeau de mafieux. On a tellement kiffé ! Oxmo Puccino ? De Pucc Fiction ? De Opera Puccino ? On se faisait des films avec les potes ! Des films entre potes… C’est tout ce que c’était… Mais moi je savais que c’était possible. Alors je t’ai demandé un feat et tu m’as donné ta parole.
Oxmo -C’était il y a jadis et naguère, ça. Je fait de la variété, maintenant, moi, mon petit monsieur. Je ne suis plus rappeur… Ça fait des années…
Grodash -J’ai suivi ton parcours depuis ton tournant variet. On te regardait dans les émissions de merde, style Ruquier. Les potes, ils se foutaient bien de ta gueule, mon gros. Mais moi j’ai vu ton regard. Ce regard que je m’entraine à faire chez moi, devant mon miroir. Faire croire au mec qui t’interviewe qu’il te pose des bonnes questions. Mais au fond, tu étais vraiment saoulé. Car tu es un rappeur ! Un vrai rappeur ! Et comme tous les rappeurs, tu détestes les interviews que tu fais à la télé.
Oxmo -…
Grodash -Tu es le Black Desperado. Tu dois remettre ton masque. COUSIN.
Oxmo -…
Grodash -Trés bien. Je m’en vais.
Oxmo -Attends. Pourquoi as tu dis que tu me regardais au passé ? Tu ne me regardes plus à la télé, maintenant ?
Grodash -Tu devrais prendre un peu l’air, te rafraichir les idées et faire gaffe aux détails. Tu réaliserais que tu ne passes déjà presque plus du tout à la télé. Malgré toutes tes tentatives lamentables d’infiltrer durablement la scène Française.
(Grodash s’en va. Laissant Oxmo Puccino. Seul. Perplexe)

Oxmo -Black Bernardo ! Ici mon fidèle copain.
Bauza -Ça te reprend ces conneries ? Faut arrêter de m’appeler comme ça.
Oxmo -Est-ce que c’est vrai que j’ai pas fait tant de télé que ça pour la promo de Roi sans carrosse ?
Bauza -Qu’est-ce que j’en sais ? Y a rien eu de marquant, en tout cas. Mais comme j’en ai plus rien à foutre, j’ai pu rater quelque chose.
Oxmo -Et mes ventes ?
Bauza -C’est pas fantastique.
Oxmo -Impossible, j’ai gagné une victoire de la musique avec cet album.
Bauza -Une victoire de la musique urbaine, oui. Autrement dit, tout le monde s’en contre branle sur la table basse.
Oxmo -Ah bah merde, non. Je suis sensé être un poète qui restera dans les têtes. Et là tout le monde m’oublie ?
Bauza -Il te faut remettre le masque.
Oxmo -Non, je ne peux plus être le Black Desperado. Je dois rester ce poête élégant. C’est comme ça que je ferai de grosses ventes. Comme avant la crise.
Bauza -C’est le déni, ça.
Oxmo -Que nenni, c’est toi le déni.
Bauza -Et si je te disais que tes ventes t’avaient écrit un mot avant de partir ? Un mot dans lequel elles te disaient qu’elles ne reviendraient plus ? Et si je te disais que j’avais brûlé ce mot, pour ne pas te faire de peine…
Oxmo -Nooooon !!! Je vais avoir la réaction d’orgueil la plus constructive et intéressante qui soit : je vais bouder dans ma chamb… Mon repère secret.

Je vois... Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec...

Je vois… Je vais donc devoir te péter ta gueule, mec…

Oxmo s’enferme alors dans sa cave où il joue avec des vieux posters de lui comme si c’était des figurines. La nostalgie plein son petit coeur.
C’est alors que, sorti de sous terre et en moto, apparait Ol Kainry avec un masque de Luchador sur la figure et une redingote de bucheron.
Oxmo -Ça c’est de l’entrée.
Ol kainry -Ne te demande pas qui je suis. ne te demande pas qui est ce nègre en selle, ce qui importe c’est notre but.
Oxmo -Tu es Ol Kainry… On te reconnait facilement. Mais qu’est-ce que c’est que ce masque ?
Ol Kainry -Un masque au max de la masquance.
Oxmo -Qu’est-ce qui se passe si je l’enlève ?
Ol Kainry -Ça ferait mal.
Oxmo -Comment ça se fait ?
Ol Kainry –J’ai des bails de cheveux coincés dans la zippette, derrière.
Oxmo -Aouch. ah ouais, t’es un gros dur, toi.
Ol Kainry -Pour quelqu’un comme toi, oui.
Oxmo -Et qu’est-ce qui te prend d’arriver en dévastant mon joli carelage saumon de chez point P, jeune vandal ?
Ol Kainry -J’ai appris que tu allais te remettre au bail de rap…
Oxmo -Oui, je l’avais promis à ce jeune qui n’en veut et qui a un nom de lessive. J’ai réussi à reculer l’échéance pendant 16ans mais là je crois qu’il commence à se rendre compte que je le prends pour un con.
Ol Kainry -Si le Black Desperado refait surface, alors il devra rapper pour moi, d’abord. Sur un morceau avec une tite-pe au refrain. Et ensuite tu auras ma permission pour poser sur l’album de Grodash.

Tu n'as pas ma permission de faire caca

Tu n’as pas ma permission de faire caca

Oxmo -Mais où est l’intérêt de me faire à nouveau rapper si c’est pour qu’une inconnue chante très mal au refrain ? Je peux le faire moi même.
Ol Kainry (Il met sa main sur l’épaule d’Oxmo)-Est-ce que tu te sens aux bails de commandes ?
Oxmo -On peut savoir ce que tu fais avec ta main bourrue, petit homme étrange et tout en muscles ?
Ol Kainry -Je te demandes si tu te sens au max de la maxance ?
Oxmo -Et bien…
Ol Kainry -FAUX !!!! C’est moi qui dit qui qui fait quoi et toi tu vas rapper sur mon album et y aura une meuf au refrain !
Oxmo -T’énerve pas. Moi, tu sais, au point où j’en suis, j’en ai plus rien à cirer de que dalle. Les albums dégueulasses plein de trucs sirupeux, j’en ai fait. C’était pour toi que je disais ça. Sur un album d’Ol Kainry, les gens veulent juste que ça rappe. C’est pas Facteur X 3 ou je ne sais quelle horreur.
Ol Kainry -« On demande juste que ça rappe ! Rappe ! Rappe ! Rappe ! » Hey mais c’est pas mal ça ! Ça ça ferait vraiment un bon refrain !
Oxmo -Tu vois !
Ol Kainry -Ce sera parfait pour mon album avec Dany Dan.
Oxmo -Mais pourquoi sur l’album avec Dany Dan ?
Ol Kainry -Parce qu’il faudra bien que je revienne pour ma fan base après les avoir déçu avec « Dyfrey ».
Oxmo -Non mais je veux dire pourquoi pas sur notre duo à nous ? Ce serait pas mal.
Ol Kainry -Je veux pas que ce soit pas mal.
Oxmo -Tu veux que ce soit mal, donc ?
Ol Kainry -Un mal nécessaire.
Oxmo -Mais dans quel but ?
Ol Kainry -L’embrasement arrive.
Oxmo -OK… Cinglé… Et c’est moi qui dit ça…

Ol Kainry -Comme ça je reviens avec des bails de morceaux single pour plaire au plus grand nombre.
Oxmo -Je ne doute pas que ta stratégie sera vraiment payante, mon bon ami, mon comparse, mon complice. Mais si tu veux faire un truc grand public, pourquoi ne pas faire un son acoustique avec des musiciens de jazz ?
Ol Kainry -Ah ! Le bail théâtral ? Les bails de la tromperie. Toujours très impressionnant pour les bougs qui connaissent que dalle au rap. Mais on s’y connait en rap, nous, n’est-ce pas mon boug Oxmo ? On a appris au sein de la rue !
Oxmo -Oh moi, tu sais, la rue…
Ol Kainry -Je sais, mon boug Oxmo. Tu as peut être adopté le rap. Moi, je suis né dans les bails de rap. Modelé par les bails de rap. Je n’ai écouté de la variété qu’une fois à l’âge adulte. Et pour moi ce n’est rien d’autre qu’assourdissant !
Oxmo -Bah alors pourquoi ramener des chanteuses à tour de bras ? C’est pas comme si tu connaissais Olivia Ruiz, en plus.
Ol Kainry -Pour embraser les ventes ! Ventes rises !
Oxmo -C’est pas gagné, vu ta façon d’envisager le chant dans un morceau rap.
Ol Kainry -Bail de point d’interrogation, là ?
Oxmo -Tu amènes tes parties chantées comme les mauvais singles d’il y a 10 ans, mais c’est fini Factor X, mon bon. En plus, ton public est très rap. Ça lui fera très plaisir de me revoir en mode MC, tu es bien cruel de gâcher leur joie, ainsi. Eux qui voulaient me révérer en toute quiétude.
Ol Kainry -C’est pour ça que je sors mon album avec Dany Dan dans la foulée.
Oxmo -Tu veux dire qu’il n’y aura pas de feats de merde dessus ?
Ol Kainry -Ah bah si, pourquoi ?
Oxmo -…

Comme Oxmo en avait marre de tous ces gens fous du 91, il retourne alors les chiffres de 91 et retourne ainsi dans le 19, de ce fait.
Un peu comme Batman qui retourne à Wayne Corp. Sauf que lui il retourne vers Danube et croise un autre rappeur du coin.

Oxmo -Il me faudrait de nouveaux gadgets.
Abis -Euh… Ouais… Pourquoi tu me dis ça à moi ?
Oxmo -Parce que je reprends les affaires. Donc je retourne dans mon fief. Un peu comme Bruce Wayne dans TDKR. T’as pas lu le début du billet ?
Abis -Mais c’est moi qui fait Morgan Freeman dans ta version ? Je suis plus jeune que toi…
Oxmo -Et t’es pas noir non plus, mais on fera avec.
Abis -La couleur c’est pas grave. Le sang est le même pour tous, appelle moi Rachid Sissoko. Mais en vrai c’est moi qui devrait faire Batman.
Oxmo -Comment ça ? Tes paroles sont houleuses, mon jeune ami.
Abis -Bah je suis l’homme du bâtiment, l’homme du bât. Bâtman ! Sous ma cape, je visser des gothiques.
Oxmo -Pas mal. Pas mal… t’es sûrement encore un mec qui va me demander un feat, je le vois venir.
Abis -En fait, je t’ai déjà demandé y a quelques années.
Oxmo -Alors ma réponse sera la même !
Abis -Alors ça tombe bien parce que t’avais dis oui. Par contre tu l’as jamais fait après…
Oxmo -Putain, faut que j’arrête de faire ça. Ça ressemble toujours à une bonne solution sur le coup mais après ça me revient dans la gueule.

Abis -Mais c’est cool que tu reviennes aux affaires. Comme ça tu peux poser sur mon album comme prévu à la base.
Oxmo -Il faut que je vérifie si tu mérites un feat avec moi.
Abis -Tu veux test ?
Oxmo -De fait, je vais te tester. Dis moi, mon petit bonhomme, comment comprends tu cette phase ; « Les gens ivres de bonheur rêvent de revolver » ?
Abis -J’sais pas. Les gens heureux, au fond d’eux dépriment et veulent se supprimer. Ou bien alors que les seuls heureux sont ceux adeptes des armes. Les vendeurs, les trafiquants ou plus simplement ceux qui aiment la guerre.
Oxmo -Tu as vu tout ça dans ma phrase ?
Abis -Oui, pourquoi pas. Tu pensais à quoi, toi ?
Oxmo -Euh… Oui… C’est exactement ce que je voulais dire et même bien plus encore.
Abis -C’est ça le 19ème : c’est la rue avec la plume.
Oxmo -C’est beau ce que tu dis.

Mmmmmmmmmmmmmmm !MMMMMMMMMMMM !MMMMMMMMMMMMM!
Roi sans carrosse sur le périph !!!

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Cinéfilou : RebootCop

Robocop_2

pas celui-là, l’autre

Donc une fois n’est pas coutume, vu que le DVDRIP est de sortie (parce que oui, on est des clodos, on peut pas le faire pour la sortie du film, mais on va pas non plus attendre celle du dvd), je me suis dit que ce serait cool de partager avec vous les moments privilégiés que j’ai passé avec l’équipe du film Robocop (on pourrait croire que je parle d’une partouse mais pas du tout). Attention c’est pas la version culte de 1987 mais celle du reboot de 2014.
On va pas se mentir la principale qualité de ce film ce sont les vidéos ci-dessous. Il est à noter que ce sera sans doute la dernière intervention des célèbres baskets de Spleenter en milieu cinématographique (j’ai explosé les semelles).

Gary Oldman, the man, the myth, avec une super blague à la fin

Joel Kinnaman, l’acteur principal, avec une super blague au début

José Padilha, le réalisateur, avec une super blague au milieu

et ça c’est Robocop – Our Remake, un film financé grâce à un crowdfunding parmi des fans cinglés (55 réalisateurs au total) qui a logiquement donné un « remake » totalement mongol, avec notamment des partis pris audacieux comme « on s’est dit : dans l ‘original Robocop flingue la bite d’un mec. Comment faire mieux ? On n’a qu’à lui faire flinguer la bite de 20 mecs !« . Je vous passe les autres retouches style la mort de Murphy transformée en comédie musciale, les dialogues absurdes, les scènes d’action à la Hot Shots, les références à des trucs totalement HS, etc. Si vous avez le temps et si vous avez pas de souci avec l’anglais, n’hésitez pas, cette oeuvre porte clairement le #BlavogSealOfApproval

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Cinéfilou – hors-série – MandElba

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Parce que bon, hein.

Autant se faire plaisir quand on peut.

donc ça va d’une comparaison Stringer/Mandela à une question golmon sur Pacific Rim, en passant par James Bond, Green Lantern et un super clash avec Morgan Freeman (non, pas du tout), sans oublier la « question qui tue » à la fin. Tout ça en moins de 10 minutes. That’s what she said.

et pour ceux qui se demanderaient, ça a bien eu lieu le 02/12, donc exactement 3 jours avant la mort de Nelson. Chacun en conclura ce qu’il en voudra.

lachédékom si vous kiffez le uc’ à Spleenter

et ça c’est pour les fans de The Wire :

ici

et là-bas

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Classé dans cinoche, hors-sujet, Interview (et ouais mon pote !), série

cinéfilou 2

Comme le dit si bien le sosie du mec de Bref : « Je sais que vous vous en branlez tous quand je parle cinéma mais je m’en fous »

A la demande générale de toi tout seul, c’est donc le même principe que l’année dernière, avec cette fois des morceaux de l’œil de Madizm et des pensées impures de big paul castellano en renfort. Y’a des cadeaux dans les liens alors vous serez bien gentils de cliquer dessus, la b-a à chaque titre, des extraits pas piqués des hannetons sur le reste, des scènes bonus ou des interviews, même si des fois c’est juste des liens pour d’autres articles à moi car ne nous le cachons pas je suis un être fourbe.
mais surtout, respectez quand même le taf des maniaques génies qui ont fait le montage ci-dessous.

La comic mobb (appellation non contrôlée regroupant le crew Appatow, les gens du SNL, ainsi que la version étendue du Frat Pack)

5 ans de réflexion : Ce terrible moment où un film avec un casting estampillé comic mobb te rappelle une comédie dramatique toute momolle à la française. Maintenant c’est vrai que voir le type de Parks & Recreation engrosser la meuf de Community c’est sympa. Mais c’est pas eux les héros du film, les héros c’est le gros de How I met your mother et la meuf de Jim de The Office dans la vraie vie. #TweetCodé #comicmobb
21 jump street : un des plus beaux caméos surprise de l’année pour Johnny Depp, et ça faisait longtemps qu’une scène de défonce m’avait pas fait rire au ciné. En plus on apprend que Channing Tatum (le nom est marrant) peut être autre chose qu’un GI Joe exhibitionniste, on y reviendra plus bas (c’est pas un jeu de mot).
jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare : l’esprit déjanté de l’équipe mais version dépressive puisqu’à la fin du film, bah c’est la fin du monde.
moi député : le choc des titans Ferrell et Galifianakis c’est très fortiche, mais le vrai boss du film reste Dylan McDermott en chef de campagne fou furieux
baby sitter malgré lui : j’ai juste retenu Sam Rockwell en dealer foldingue, et le gosse latino adopté qui fout le feu partout où il passe.
voisins du 3e type : y’a des moments où ça rappelle le gendarme et les extra-terrestres. On en conclura ce qu’on en voudra.

Elle s’appelle ruby
très décevant de la part des réals de Little Miss Sunshine, puisque même si le point de départ est pas mal (un romancier écrit un perso féminin qui devient réel par la force de la magie de l’amuuur) ça pisse pas plus loin que Code Lisa et c’est pas super bien exploité, à part quand il écrit « là elle se met à se comporter comme un canidé » et que l’actrice y va pas de main morte. Bref, pour citer Big Paul : « un geek taré obtient ce qu’il veut et il décide de créer une pute rousse ? C’est quoi cette merde ? ».

the dictator 
Aladeen, Motherfucker. Bien mieux que Bruno, et y’a le retour des seconds rôles de la comic mobb (John C. Reilly mais surtout Anna Faris dont le duo avec Sacha Baron Cohen fonctionne bien) + un contre emploi pour Ben Kingsley qui donne on l’espère une idée du degré d’idiotie sans complexe qu’il pourrait déployer en Mandarin dans le prochain Iron Man.


the amazing spider-man
c’est pas top, ça a été fait juste pour pas que sony perde les droits, mais faut pas oublier une chose essentielle : ce sera jamais autant de la merde que spider-man 3. J-J-J-J-JAMAIS. Et pis y’a andrew garfield et emma stone, ça pourrait être pire.

High School
pas top, mais cassded aux revenants, Michael Chiklis en proviseur coincé avec une perruque et Adrian Brody en drogué fou furieux. Avec une barbe. Vous pourrez aussi retrouver avec émotion le petit gros de Bad Santa jouer avec ses crottes de nez suite à la consommation répétée et involontaire de space cakes.

le hobbit : un voyage inattendu
bon d’un côté c’est bien plus léger que le SDA (non il ne manque pas de I petit malin), c’est moins intéressant mais c’est logique puisque le bouquin aussi. Donc y’a des gags de merde avec des nains qui chantent, boivent, se cassent la gueule ou qui pensent qu’à bouffer un peu comme des persos secondaires d’un walt disney des années 90. D’ailleurs les nains sont pas du tout développés, en gros t’as juste le chef, le vieux, le sniper et les autres sont des bouche-trous interchangeables. C’était pas super gênant dans le livre mais là ça fait un peu tache. Maintenant les bons côtés bah c’est Peter Jackson donc visuellement ça claque ; Gollum est au max (en même temps il avait pas le droit de se louper).
Sinon ça fait plaisir de voir Martin Freeman en Bilbo quand tu l’as découvert dans Ali G ou The Office, bien moins gay que Elijah Wood, notamment parce qu’il a une tête d’anglais ordinaire et surtout parce qu’il se tape pas un compagnon bi-curieux pendant toute sa quête. Par contre la baston de géants des montagnes on dirait les ancêtres des transformers, heureusement qu’après y’a le roi gobelin (un mélange bizarre de Jabba the hut et Edouard Balladur, très réussi). Donc voilà c’est long et niais mais ça passe (pas de jeu de mot, merci), par contre Smaug ça a pas intérêt d’être une tapette pour la suite.

dark shadows
Même si c’est réjouissant l’espace de 3 secondes de voir Hit Girl faire sa crise d’ado face à Catwoman, soyons sérieux et écoutons un spécialiste : « alors là ça y est, c’est parti. Il se cache même plus Tim Burton, maintenant il filme Johnny Depp maquillé en tarlouze refuser les avances de Eva Green et tuer le drag queen qui lui sert de femme dans la vraie vie (Helena Bonham Carter). L’étape d’après logiquement c’est la sextape en POV avec DSK putain » Pour les fans de Timmy faut donc plutôt se tourner vers Frankenweenie, qui est une reprise toute mimi de son tout premier court métrage d’y’a super longtemps, ce qui est à peu de choses près son seul moyen de faire des bonnes choses à présent.

J. Edgar et La Dame de fer
des personnalités historiques intéressantes pour des biopics tout bonnement à chier, alors qu’avec un metteur en scène russe et un minimum de cocaïne on obtient ça :

abraham lincoln chasseur de vampire
un film qui fera dire à beaucoup « c’était pas le bon jour pour arrêter l’alcool ». Faut savoir que du coup y’a eu aussi Lincoln vs zombies en dtv, m’enfin là apparemment ça pousserait le bouchon un peu trop loin comme Maurice. Prochainement : George bush chasseur de fantômes. Vous noterez le « Tim Burton présente » ce mec a décidément tourné maboule avec l’âge.

Sherlock Holmes 2
c’est la suite du 1, et c’est nul.

Goon
alors logiquement personne n’en a rien à foutre de ce film et personne ne voit non plus ce que c’est exactement. Inutile de raconter l’histoire, disons juste que c’est un truc avec Sean William Scott qui joue au hockey sur glace. Et là tu flippes, c’est bien normal. Mais là où ça devient fascinant, c’est qu’à un moment le héros emménage dans son nouveau chez-lui, un appart qu’il partage avec un joueur de hockey québecois. Là tu te dis que ça devient dégueulasse en plus d’être sans intérêt, mais BIM. La boucle de piano de Morenas retentit et avant que tu comprennes quoi que ce soit le morceau de Lord Kossity envahit la séquence.
Ce son c’est donc un solo de Kossity mais aussi une prod de Madizm (pour ceux qui connaissent pas, c’est un beatmaker frinçais, qui a produit pour NTM, 4 my people, et qui aime bien les cookies), qui aurait dû vous expliquer pourquoi comment et pourquoi ce morceau se retrouve là plus de 11 ans après sa sortie, sauf que non, donc on va improviser.
Voilà ce qui s’est passé : Izm et Kossity ont été contactés par Georges Lucas, qui voulait placer le son sur Star Wars 7 (c’était bien avant le rachat par Mickey qui ne nous le cachons pas s’appelle en réalité Cohen et gère tout un business illégal peu reluisant). Apprenant tout cela, Izm fut révolté, notamment par la contrebande de figolus qui lui a soulevé le cœur (c’est un homme à cookies, voir plus haut), il a donc exigé que figure sur le contrat la clause suivante, en accord avec sa religion et celle de lord kossity : « si on utilise un jour ce morceau, faut que ce soit pendant une scène de baise et que ça parle un minimum français ». Et après une dizaine d’années de bataille juridique, ils ont eu gain de cause. La preuve à 15’47 dans la vidéo ci-dessous.

Je me permets de reprendre la conclusion pleine de sagesse de Madizm « à la base j’en avais rien à foutre, le film je l’ai toujours pas vu, on m’a montré la scène sur youtube et basta, c’était juste un placement faut pas trop me casser les couilles avec ça« .

kill list et Touristes
2 films assez spéciaux de Ben Wheatley. le 1er a fait beaucoup parler suite à certains festivals où il est passé, alors que concrètement c’est bien joué, y’a une ambiance mais par contre y’a rien d’autre. le second personne en a parlé mais c’est pourtant bien mieux puisque ça parle d’un couple de serial killers qui part en vacances.

expendables 2
les apparitions de chuck norris sont un peu le meilleur chuck norris fact qu’on pouvait imaginer.

magic mike
GAYEST. AFFICHE. EVER.
le seul moyen de faire oublier ça rapidement pour un acteur de ce film serait de… oh. bien joué Matthew.

killer joe

en 3 lettres : K F C

des hommes sans loi
c’était pas foufou mais pas dégueu, surtout parce que c’est bien joué, mais ce que j’ai particulièrement apprécié c’est cette fascinante anecdote de Shia Labeouf qui a raconté en interview qu’il avait couché Tom Hardy en une droite lors d’une altercation. Sacré Shia, une imagination débordante inversement proportionnelle à son talent.

looper
Le héros qui se suicide à la fin au lieu de simplement se dégommer la jambe ou le bras pour stopper son moi du futur = PRIX NOBEL DE LA TRISOMIE 21
on salue également les prothèses faciales de Joseph Gordon Levitt pour le faire ressembler à bruce willis jeune. Manque de pot Bruce Willis jeune il était déjà connu, et il ressemblait à tout sauf à ça. #tantpis

hunger games
pas mal pour un truc ciblé ados, et tant mieux vu qu’on est parti pour 4 films apparemment, c’est édulcoré parait-il par rapport aux bouquins, mais ça reste pas trop niais dans l’ensemble. Big up aux fans des livres qui ont tilté sur le changement de couleur d’un perso et qui ont dit en gros « vu qu’elle est noire sa mort sera moins triste ». l’Amérique, tu veux l’avoir, tu l’auras pas.
Après on va pas se mentir le principal atout de cette nouvelle saga c’est qu’elle parle d’autre chose que de vampires gays, de pucelles végétariennes et de loups-garous carnivores (ouf) mais pédophiles (et ouais).

twilight 5
ahahah. ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER

ce qui me permet une transition tout en délicatesse avec

cogan
« arrête de prendre ton anus pour un trésor national ». James Gandolfini, légendaire. En plus il dit ça devant Brad Pitt qui est juste consterné, presque 20 piges après leur court échange dans True Romance où c’était exactement l’inverse. et dans le film y’a 2 autres acteurs des sopranos, c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup.

les films français où dès le titre tu sais que t’iras pas voir cette bouse, quitte à passer à côté d’un chef d’œuvre mais a priori t’es sûr de toi

nous york

dépression et des potes

du vent dans mes mollets —–> alors celui-là fallait le faire putain

les femmes du bus 678 (en fait c’est un film égyptien, mais je me suis dit que ça comptait quand même)

de l’autre côté du périph

et tant d’autres.

les suites que personne n’attendait, que personne n’espérait, que personne ne voulait tout simplement

ghost rider 2 l’esprit de vengeance : y’a un passage rigolo où Ghost Rider est privé de sa moto alors pour dépanner il transforme une grue en engin de l’enfer, devenant un court instant une sorte de Ghost Grutier. Sinon idris elba donne la réplique à christophe lambert, pour ceux qui aiment la zoophilie.
underworld nouvelle ère : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le scénariste et producteur de la saga mais je tenais à le souligner
rec 3 : bah le 2 était déjà une merde, alors autant miser à fond dans le mongol, big up au zombie qui résiste à la prière grâce à son sonotone, une fin comme on les aime et viva el chorizo.
la vérité si j’mens 3 : des études montrent une recrudescence sans précédent des actes antisémites durant la semaine de sortie de cette chose, qui est quand même bien plus honteuse qu’une série de hashtags sur twitter, mais ça c’est une autre histoire.
silent hill 2 mouahahahahahhah
resident evil retribution : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Milla Jovovich se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner. Pour ceux qui aiment l’univers du jeu y’a eu Resident Evil Damnation, un D.A en images de synthèse qui est déjà bien mieux.
men in black 3 : Will Smith est vieux et ses vannes aussi, mais ça n’a pas empêché l’ex rappeuse B-la de claquer plus d’une quarantaine d’euros pour assister à l’avant-première, parce que quand on aime on sait pas compter.
paranormal activity 4 : BARREZ-VOUS MAINTENANT

Chronicle et Projet X
bah la technique du found footage (la façon de filmer à la projet blair witch, en gros) se marie plutôt bien avec le délire des films (3 jeunes cons ont des pouvoirs de télékinésie/3 jeunes cons organisent une soirée qui dégénère dans les grandes largeurs) puisque du coup tu te retrouves avec des scènes filmées de façon ordinaire mais qui te montrent des trucs qui ne le sont pas. Bon la galère c’est qu’à la fin c’est toujours un peu filmé comme ça alors que plus personne n’est censé tenir la caméra, surtout dans les airs ou sous l’eau donc c’est complètement con. Mais sur le rendu final, pourquoi pas. Sinon ça raconte la même histoire, c’est 3 cons qui veulent s’éclater. Dans Projet X leur remède est un peu extrême puisque la baraque est ruinée par la fiesta, mais c’est mieux que Andrew de Chronicle qui à force d’être puceau finit par vomir sur une meuf mais aussi détruire une partie de la ville et tuer un noir. Le sexe, la drogue et l’alcool, pensez-y les enfants, sinon vous deviendrez comme lui.

American Pie 4
au-delà des gags zizipanpan c’est presque nostalgique voire mélancolique sur le fond par moments : le retour de Stifler à son top niveau a ému un collègue (big paul castellano) jusqu’aux larmes. Moi perso c’était les retrouvailles finales entre les 2 « milf guy » qui repose sur le même principe que la scène « fuck fuck » de The Wire entre McNulty et Bunk. Sauf que là c’est le mot « milf » qui sert à exprimer la surprise, l’émotion, le pardon, et la joie. Avec Stifler qui enchaîne la mère à Pause-caca en hors-champ. SWAG.

le grand soir et Hénaut Président

ça me fait penser que je les ai toujours pas vus, pourtant j’aimais bien le taf des équipes sur canal (respectivement Groland et Fallait pas l’inviter).

blanche neige et le chasseur
bon c’est bien évidemment de la chiasse, mais là où c’est génial c’est que le réal a flashé sur la meuf de twilight qui joue blanche-neige, l’a détournée, et l’a niquée, faisant ainsi de machin Pattinson un sacré petit cocu (veni vidi bitches). Tout en faisant jouer sa mère (à blanche-neige) par sa femme (au réal), ce qui est quand même assez cocasse surtout si t’habites le nord de la france. En plus il a foutu des commentaires audios durant tout un bonus dvd ou je ne sais quoi où il se borne à dire « kristen est particulièrement magnifique dans cette scène, elle est merveilleuse cette actrice » pendant 1h40, probablement à grands renforts de kleenex. Pour ça ET UNIQUEMENT POUR CA ce taré sans honte mérite le respect.

the raid
violence et intensité du début à la fin, et toujours cette question sans réponse : pourquoi ces enculés de cainris n’appellent pas eux aussi des chorégraphes compétents pour leurs scènes de combat ?

Les remakes qui se baladent les fesses à l’air

dans Dredd à un moment Cersei Lannister patate Avon Barksdale. C’est tout ce que j’ai retenu de ce truc qui réussit l’exploit d’être le remake raté d’un film déjà pas glorieux à la base mais aussi le remake inavoué de The Raid en version nulle. Chapeau à l’acteur principal Karl Urban qui n’enlève pas son casque de tout le film, un joli coup qui lui permettra de nier avoir tourné cette merde.
Dans Total Recall y’a la pute à 3 seins et un mini-combat de pouffes entre Jessica et Kate, bravo à elles. Et attention, jamais 2 sans 3, le running gag pas piqué des hannetons que vous attendez tous : j’imagine que ça n’étonnera personne de savoir que Kate Beckinsale se tape le réalisateur mais je tenais à le souligner (oui, c’est le même gars que précédemment, on change pas une équipe qui gagne).
Dans Chiens de paille (oui, avant d’être le nom d’un groupe de rap emo c’était un film de Sam Peckinpah) on ruine absolument tous les bons côtés de son prédécesseur notamment grâce à un casting qui se donne beaucoup de mal pour être exécrable.

Tyrannosaur
Le petit film anglais bien tristounet pour l’hiver. Peter Mullan joue à merveille un type qui a une tendance prononcée pour l’autodestruction totale, tandis que Olivia Colman est une femme normale mais qui se fait battre tous les 4 matins par son mari (Eddie Marsan, habitué des 2nds rôles, bien terrifiant dans ce film). C’est assez glauque mais touchant de voir les destins de ces gens abimés se croiser pour le meilleur et pour le pire.

Detention et John Dies at the end
alors là en gros c’est un peu le même film mais traité différemment. En gros Detention c’est un peu Kick-Ass et John Dies at the end ce serait plus Super. Tu n’as absolument pas compris ce que tu viens de lire ? Pas de souci, je m’y attendais.
Le point commun de ces deux films c’est qu’ils ont une « intrigue » complètement cinglée qui repose sur une accumulation de sous-intrigues (voyage dans le temps, extra-terrestres, serial killer, soirée, drogue, magie) et un ton humoristique, c’est de la comédie fantastique ou parfois d’horreur quoi. Par contre Detention est orienté jeune public avec des références pop assez évidentes que ce soit au niveau musique ou dialogues. John Dies at the end de son côté est un ovni, tout aussi drôle et décalé, mais un peu plus difficile d’accès. Par contre le mélange des genres est là et fonctionne comme jamais, en plus d’un casting très efficace surtout dans les seconds rôles (Paul Giamati, Clancy Brown, et le type qui faisait le maire de Baltimore dans The Wire)
En gros Detention c’est un peu le croisement entre Scott Pilgrim et Retour vers le futur vu par Robert Rodriguez, alors que John Dies at the end bah c’est John Dies at the end.

la taupe
magnifique, et c’est normal vu que c’est le réal de Morse (pour ceux qui savent pas c’est quoi Morse, je citerai ce commentaire youtube « I think every single fan of this movie should shit in a twihard’s mouth« , ou un truc du genre). C’est l’anti James Bond dans le sens où c’est méga classique (intrigue d’espionnage « à l’ancienne », héros qui fait pas de cascades, ce genre là quoi) et ça fait du bien, j’avais presque oublié que ça pouvait exister ce genre de films. Ensuite t’as le casting 5 étoiles où absolument tout le monde est classe, et ça rappellera si y’en a qui en doutaient encore qu’il serait temps de filer une couronne à Gary Oldman.

les kaira
on en a parlé en long et en large là-bas.

New kids nitro

c’est un peu Les Kairas mais en Suède (ou dans un pays par là-bas avec un dialecte obscur, on va pas chipoter), donc fatalement encore plus dégénéré. C’est la suite de New kids turbo, et c’est encore plus n’importe quoi, avec des mises en abyme d’attardés mentaux (les héros se font interrompre durant la scène d’ouverture par un fan qui leur fait remarquer qu’ils recyclent leurs gags, etc). Au bout d’un moment les scénaristes n’avaient plus trop d’idée alors ils ont fait ce que font les artistes dignes de ce nom : ramener des zombies. Du grand art.

Les comédies fantastiques et les films d’horreur crétins

tucker et dale fightent le mal : oubliable, même si les morts du groupe de jeunes sont particulièrement stupides et donc jouissives
La Cabane dans les bois : plus ça avance plus ça devient n’importe quoi, on monte crescendo dans le mongol pour un final bien barré avec en clin d’œil LA mascotte des films de SF.
grabbers : alors là c’est tout simplement génial, pas parce qu’on retrouve le type qui jouait Jeff dans la défunte sitcom Six Sexy mais parce que c’est encore une comédie d’horreur tendance invasion alien, sauf que cette fois les créatures ont un point faible bien particulier : elles sont allergiques à l’alcool, y compris dans le sang des victimes. Du coup le village irlandais (ou écossais, au fond on s’en fout) se réfugie au pub et entreprend de se bourrer la gueule pour repousser les saletés de l’hyper-espace. Du génie. DU GÉNIE.
cockney vs zombies : le retour de Tête de brique (Snatch) contre des zombies, avec un humour à la Shaun of the dead, même si ça arrive jamais au niveau du film d’Edgar Wright. Ah, et à un moment un vieux en déambulateur se fait « courser » par un zombie qui marche lentement, ce qui donne lieu à la poursuite la plus folklo de l’année.

Super Turk
faut savoir que ce truc est réellement sorti en salles le même jour que Avengers.

the secret
Je voulais voir un film d’horreur et je me retrouve avec un film sur l’adoption. Quelle horreur.

Dark knight returns et batman year one
pour tous ceux qui se sont plaints à la sortie de TDKR bah vous pouvez vous précipiter là-dessus au lieu de geindre comme des cancéreux en fin de vie. Ce sont des adaptations en film d’animation de 2 bd classiques  signées Frank Miller, et si tu sais pas qui c’est il est probable que ton arbre généalogique comporte des lignes diagonales assez inquiétantes. Tout comme Red Hood l’année dernière, le ton est résolument adulte (vu les comics d’origine c’est le minimum) parfois sanglant et super sombre. Gotham City Gang.

moonrise kingdom
c’est mimi, mais c’est tout-tout. Le couple de gamins joue très bien, mais on est loin super loin des grands crus de Wes Anderson.

young adult
c’est du mec qui avait fait In the air, sauf que là au lieu d’avoir Clooney qui est riche et a une vie sentimentale misérable ce sera Charlize Theron qui est riche et a une vie sentimentale misérable, avec exactement la même évolution et les mêmes problèmes (elle veut un mec déjà pris) et limite aussi la même fin d’ailleurs. Ensuite le souci c’est qu’on parle quand même de Theron donc la voir se prendre des vents par un type, même sous prétexte qu’il a des gosses et une femme, c’est pas top. Mais si ça a pu faire découvrir Patton Oswalt (un mec qui fait du stand up toute l’année et qui apparaît souvent dans des rôles comiques méga secondaires, le seul atout de ce film en fait) à des gens c’est cool.

Prometheus
Absolument rien n’a de sens dans cette bouse. On t’expliquera ni d’où viennent les aliens, ni d’où viennent les autres grands autistes qu’on appelle « ingénieurs » (non, ça fait pas rêver). Le délire de la meuf qui s’ouvre le bide et se referme ça aurait pu t’impressionner si t’avais pas déjà vu ça dans un film de merde du nom de Repo Men, le délire des mini aliens qui te violent la bouche ça aurait pu être surprenant si y’avait pas déjà eu des aliens qui te surprenaient en te sortant du bide y’a maintenant plus de 30 ans. Ensuite Ridley et son super scénariste damon lindelof (oui, le mec de Lost, ça explique pas mal de choses) font comme si tous les autres films alien n’existaient pas. Du coup niveau incohérence on arrive à un truc qui surpasse les aliens vs predators, ce qui constituerait un sacré exploit si ça ne rendait pas le film si consternant. Surtout que les mecs se la gonflaient en promo à base de « le retour du maître de la saga alien », « c’est pas un prequel, c’est plus subtil que ça », etc. Faut quand même savoir qu’à la base sur la fresque du mur des grands cons Lindelof voulait mettre une allusion à la naissance de Jésus mais heureusement des grandes personnes lui ont dit de se calmer, ici on est dans l’espace et pas sur une île magique de consanguins. Bref pour Scott c’est comme le retour de Romero aux films de zombies, ça fait trop longtemps qu’il y a pas touché, ça se voit, et c’est gênant pour tout le monde un peu comme quand un vieux se rend pas compte qu’il est en train de se pisser dessus en plein repas de Noël. J’en vois dans le fond qui tentent des « visuellement c’est très réussi », ouais, et sûrement que quand tu te tapes ta sœur tu te consoles en te disant « au moins elle est très jolie ».
bref y’a plus d’idées dans ce gif que dans tout le film :
Mais surtout, surtout, la question qui reste sans réponse à la fin du film : Idris Elba se tape Charlize Theron (encore elle) ou pas ? Il paraît qu’ils ont une scène en plus dans la version longue dvd bluray je ne sais quoi, à vous de me le dire.

robot & frank
une histoire d’amour pour vieux sur fond de SF tristounette, j’étais obligé de le mettre pour les quotas.

Savages Traffic à la sauce pulp fiction. Pas mal, mais nul.

God bless america
Croisement inattendu entre Super et Chute Libre. C’est marrant niveau humour de bourrin, après ce qui est beau c’est le fait que le film « dénonce » les travers des cainris (beaufitude, ignorance, intolérance, etc) en utilisant pour ça les mêmes méthodes. C’est à dire que c’est pas subtil pour un sou et concrètement ça te montre du début à la fin 2 personnes qui en tuent plein d’autres parce qu’elles les trouvent stupides. On respecte à fond.
le détail dont tout le monde se fout : l’acteur principal est le frère de Bill Murray
le détail dont tout le monde se contrefout : le réalisateur est Bobcat Goldthwait, aka Zed de Police Academy (le punk motard qui gueule tout le temps)

Ted
Bromance entre un homme et son ours en peluche qui parle. Des fois y’a des concepts, on sait pas comment ils naissent, mais c’est fort de les concrétiser alors que c’est franchement pas gagné. Le caméo de Ryan Reynolds est au max, les vannes et le name dropping frénétiques de Seth McFarlane (monsieur Family Guy, entre autres) fonctionnent bien pendant tout le film, et y’a encore cet état de grâce de certaines scènes où c’est fondamentalement idiot (mark wahlberg pleure en découvrant son ours en peluche blessé) mais filmé comme une scène d’émotion ultra classique. Evidemment c’est quitte ou double, ris ou sois consterné, danse ou rentre chez oit. Une suite est dans les tuyaux.

Mais qui a retué paméla rose
si on enlève tous les gags de mongoliens c’est un peu le chant du cygne de KDO ce truc. Plutôt que de tenter un « vrai » film parodique (genre OSS 117, avec un début et une fin quoi), ils font une révérence à leurs fans, une sorte de rétrospective sur leur carrière de comiques, avec des autoréférences à des sketches qui datent de y’a 10 ans minimum, une auto critique surprenante de Kad sur sa boulimie de tournage, et une bonne louche de nostalgie. Bref, comme dirait l’autre : On aura kiffé, quand même.

Skyfall
Position super délicate pour ce James Bond puisqu’il doit jouer en théorie l’hommage pour les 50 ans d’anniversaire, mais aussi réinventer le truc pour après. Et accessoirement faire oublier la bouse qui l’a précédé. D’après ce que j’ai compris ça a divisé les intégristes (big paul considère que c’est le pire film de l’année, vous vous en doutez). Pour ma part j’en ai juste rien à foutre, le james bond que j’ai le plus saigné c’est Golden Eye sur Nintendo 64, j’ai vraiment apprécié roger moore et sean connery après avoir découvert pierce brosnan alors je vais pas jouer le nostalgique d’une époque que j’ai pas connue,  j’ai vu un bon film bien divertissant et Javier Bardem est pas mal en méchant même si objectivement c’est un mix de plusieurs profils pas franchement inédits (le psychopathe/vengeur/tourmenté), il le joue quand même bien. Vu l’évolution et la fin du film le but était de remettre 007 sur des nouveaux rails et de refoutre les compteurs à zéro. Zéro comme l’utilité de la frinçaise qui joue une des pires james bond girls depuis cette sombre période asiatique dont big paul ne parle qu’avec un verre à la main et des sanglots dans la voix.
Assez marrant de voir aussi la négociation implicite avec les fanatiques genre ok on vous fout un geek en nouveau Q, une renoi en Moneypenny mais au moins on bute la vieille et on remet un bonhomme en M. « Well done, James » (en français ça veut dire Elton John). Par contre le passage vers la fin avec Bond et M en mode Maman j’ai raté l’avion fallait ptêt pas se sentir obligé non plus.

les gangs de wasseypur 1 et 2 : je l’ai pas vu mais j’aurais dû, surtout que ça aurait été mon 1er film de gangsters indiens, chaudement recommandé par damencio alias l’homme qui s’y connaît en mafias des 4 coins du monde vu qu’il a écrit ce truc par là-bas.
les mondes de ralph : pour un truc de commande qui a mis des années à se monter pour cause de droits ou je ne sais quoi, faut reconnaître que c’est fortiche et ça parle à tous les gamers et même les autres.
End of watch : le film de keufs caméra à l’épaule de cette année, et un final fortiche

Argo : « j’ai jamais aimé Ben Affleck mais faut reconnaître qu’il réalise des bons films » Butters Stotch

une dédicace pour les désormais absents

Tsilla Chelton

Michael Clarke Duncan (à 2’00) Je sais, j’aurais pu prendre d’autres extraits mais tout le monde en a déjà fait des tonnes sur son « rôle si touchant de John Coffey » limite en l’assimilant à lui alors que bon ça reste un rôle de renoi fragile qui t’explique tranquillou que c’est cool d’aller à la chaise électrique tout en soignant ses matons à l’occasion. Faut penser Mamadou Traoré, faut penser Adebisi, les mecs. Il avait des connexions avec la comic mobb depuis Une nuit au Roxbury Enfin bref, il a d’ores et déjà été remplacé dans Sin City 2 par Dennis Haysbert (David Palmer dans 24 Heures Chrono), mais j’aurais personnellement aimé le voir faire Thanos dans Avengers 2 et 3. Non il était pas du tout prévu qu’il le fasse, le casting a même pas encore dû commencer, mais bon, le mec il est grand, massif, et il a déjà fait Manute, Le Caïd (Daredevil) et même Balrog (Street Fighter). Ce rôle il était pour lui, mais tant pis.

et bien sûr Tony Scott (en plus de tout le reste, y’a spiros vondas et tony soprano qui se cachent dans cette scène si vous la connaissez pas déjà)

un bel exemple d’amour d’un père pour son fils un peu comme le roi lion mais avec des insultes sur les siciliens.

les plus vifs auront remarqué qu’il y a pas du tout The Dark Knight Rises ni Avengers, mais c’est pour une bonne raison : cet article est déjà 3 fois trop long.

11 Commentaires

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Kick-Ass 2 : tofs de tournage

Histoire de se changer les idées et parce que j’ai bien kiffé le premier, et que le second promet. les légendes des photos ne contiennent pas de spoilers. d’ailleurs y’a même pas le nom des acteurs en général.

Chris D’Amico et son garde du corps Javier

je suis une bande de jeunes à moi tout seul

c’est pas tout ça mais faut y aller

c’est pas comme ça qu’on tient un flingue bordel

ah bah voilà. SWAG

il est à noter qu’il a changé de costume mais aussi de nom. On l’appelle plus RedMist mais THE MOTHERFUCKER.

du côté des gentils

frinçois hollande se cache sur cette photo, sauras-tu le retrouver

une réunion entre potes qui consternera la serveuse

« Remembering Tommy » couple de wannabe héros bien folklo

Doctor Gravity (aka Turk de la série Scrubs) et Insect Man (aka un gros geek à lunettes)

la consternation, un élément essentiel de l’univers kick-ass

Night Bitch est dans la plazza bande d’enfoirés

Javier et Mother Russia en civil

Mother Russia dans ses bonnes œuvres et son « costume »

THE CHAMP IS HERE

en voiture simone

THIS. IS. WRONG. (désolé Mehdi)

rdv en juillet 2013, dans la joie et la bonne humeur

qu’est-ce que ça fout là ça ? clique en-dessous, tu verras.

Parce que si tu veux faire le expendables 2 des superzéros, il te faut un Chuck Norris

et ça c’est cadeau pour la route

ah bah en fait y’a eu du nouveau entre temps

le Colonel dans son costume très chic

gloire à l’élu

et y’a aussi une ptite vidéo en bonus

hasta la vista baby

4 Commentaires

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scènes cultes x golmontages

parce qu’on est évidemment pas les seuls à faire des idioties, notamment sur youtube, petite sélection thématique de trucs que j’ai bien appréciés, et donc, fatalement, que vous aussi vous allez aimer, parce que c’est comme ça.

TRANSFORMATION

le mastercrétin en action

TRANSFORMATION

et mon préféré, the boss

TRANSFORMATION

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Cinéfilou

A la demande générale de toi tout seul, voilà ce que je retiens. Ce n’est pas un top, c’est encore moins un bilan et surtout pas une analyse. Certains films sont là parce qu’ils le méritent, d’autres c’est l’inverse, et d’autres je les ai juste oubliés.

Warrior
Pour la prestation de Tom Hardy, essentiellement. Totalement bestial, avec une violence contenue qui peut péter à tout moment, et des fêlures sur la conscience qui le parasitent jour après jour. Après c’est un peu le même syndrome que The Fighter, c’est pas tant un film de sport de combat, c’est surtout un drame familial avec ça en toile de fond. Mais contrairement à The Fighter, ça n’empêchera nullement le film de devenir totalement sauvage sur les 45 minutes de fin, où le tournoi a finalement lieu. Alors là n’étant pas trop spécialiste du MMA je peux pas dire si la façon de filmer les combats est réaliste ou fantaisiste, mais ce qui est sûr c’est que la brutalité est transmise à l’écran. C’est pas de l’escrime, c’est je te fonce dessus et si tu lèves ta main tu dis au-revoir à ton épaule. Toutes les scènes de Hardy avec Nick Nolte (son père & entraîneur, ex alcoolique) sont évidemment tristes et belles, Joël Edgerton se fait d’ailleurs un peu éclipser, mais il ne démérite pas. Et y’a bien sûr le combat final, sur une musique appropriée.
Et l’habitude de Hardy pour clôturer ses combats est juste magique : il couche son adversaire en moins de 2 minutes, le met K.O en s’acharnant sur lui au sol, et fout un chassé dans la porte de la cage avant même que l’arbitre ait fini le décompte, en se barrant sans saluer le public. Un gimmick à l’image du mental du perso : il a pas le temps pour vos conneries. Cela présage du très très bon pour le prochain Batman où il incarnera le légendaire bad guy Bane.

Drive
C’est très rare que je kiffe un film juste pour son ambiance, et pourtant ça doit bien faire 5 ans que j’ai pas vu un seul long-métrage en étant sobre. Mais là, c’est vraiment ça. Y’a des plans magnifiques, des ralentis qui normalement me ferait atrocement chier mais qui m’ont scotché, bref, c’est l’anti fast & furious, et après tout pourquoi pas. C’est juste dommage que beaucoup d’attardés se soient pignolés dans la presse en disant « chef d’œuvre de l’année », parce que c’est pas le cas et ça a déçu pas mal de gens du coup. C’est juste un film noir très stylisé, avec des acteurs classes dedans. Concernant le principal, Ryan Gosling, bah pour un mec qui a si peu de répliques ça passe crème, t’as même l’impression de voir un film de Kitano à certains moments, sauf que la marche à pied fait place à la conduite.
Le petit bonus : si t’as vu le reportage « Caïds des cités, le nouveau visage du grand banditisme » tu pourras t’amuser à comparer la course-poursuite du voleur de voiture Renard avec la scène d’intro du film où le driver se retrouve exactement dans la même position (débouler juste en face d’une voiture de keufs et taper l’esquive avec brio)

Thor et Captain America
deux des pires films de super héros qu’il m’ait été donné de voir ces derniers temps. Le premier aligne des gags dignes de Godefroy de Montmirail (thor découvre le coca, thor se prend une seringue dans le cul, thor découvre le taser, thor se prend deux fois de suite un camion dans la gueule) avec pour grand méchant un type qui semble être élie semoun avec un casque cornu sur la tête. Le second a un passage de comédie musicale, et une fin tellement mal écrite qu’involontairement, on nous présente un héros qui sort de son hibernation en 2011 et qui est toujours puceau, puisque comme il le dit lui-même, avant sa transformation, les femmes ne lui parlaient pas, et après, bah il a pas le temps, c’est la guerre. Chapeau les mecs.

crazy stupid love
le « feel-good-movie » de l’année, comme on dit en Papouasie. Gosling qui joue les Hitch avec Steve Carell c’est très bien, le côté American Beauty version comédie légère passe crème, en gros c’est une famille totalement névrosée (père, mère, fils et baby-sitter compris), où tu sais jamais qui est le plus à l’ouest, mais filmé avec tendresse, sans cynisme. Très vaudeville à certains moments, avec en plus une petite surprise à la fin qui est amenée suffisamment discrètement pour que tu te dises « ah mais ouais bien vu putain ». Un film qui met de bonne humeur, c’est pas tous les jours que ça arrive.

tintin
alors je pourrais dire que Hergé est un génie avec un côté taquin en citant tintin au congo, mais on a tous passé l’âge et il est probable qu’il fut également antisémite, non pas que ça rattrape quoique ce soit, mais si ça a pas empêché Spielberg de kiffer sa race (no jeu de mot) en filmant ses fantasmes en motion capture, pourquoi pas. Je n’ai pas vu ce film et je n’ai pas vu avatar non plus, ça ne m’empêchera pas de penser que c’est indéniablement de la merde faite par et pour des gens qui confondent ciné et parc d’attraction. Barrez vous au futuroscope et laissez les grandes personnes bosser bande de cons.

hugo cabret
Scorsese qui fait un film pour enfants en 3d, ça laisse dubitatif. Sauf que c’est pas vraiment pour les gosses, c’est juste que les héros sont des enfants, nuance, et la 3d est, ô miracle, utilisée à bon escient pour embellir certaines scènes. Après si tu attends le Scorsese des Affranchis, Casino ou Taxi Driver et Raging Bull, il est clair que tu rendras ton déjeuner dès le premier quart d’heure. Mais quand le perso joué par Ben Kingsley se révèle être Georges Méliès, alias monsieur papa du ciné ou presque, on comprend où Martin a voulu nous emmener. C’est juste un cinéaste qui vieillit et qui nous dit voilà, à la base, ça c’est la raison pour laquelle j’ai voulu faire ce métier, pour faire rêver. Hugo qui a des étoiles dans les yeux devant Kingsley, c’est Scorsese lui-même. Bon en plus y’a Chloe Moretz, alias Hit-Girl de Kick-Ass, elle a un passe droit à vie ici (et dans les fantasmes malsains d’un pote à nous, mais c’est pas le sujet). Un film qui repose sur un principe simple, le cinéma, c’est aussi retrouver son âme de gosse attardé qui est ébloui par des trucs qui lui en mettent plein la vue. Si tu as perdu ton âme d’enfant, tu peux te bourrer la gueule et te droguer devant le film, ça marche aussi.
En tout cas c’est déjà bien mieux que son remake du mythe d’Oedipe à Atlantic City dans sa série de merde. Parce que jusqu’à preuve du contraire, Scorsese qui veut retrouver son mojo période mafieuse, ça fait dix ans que ça foire, et qu’il est contraint d’avoir les mêmes rapports avec DiCaprio que ceux de Tim Burton avec Johnny Depp. Même rôle, dans tous ses films, tout le temps. Ce n’est pas sale, mais presque.

super
comme son nom l’indique. le chef d’œuvre de l’année (oui, là j’ai le droit de le dire) qui n’est bien sûr jamais sorti en salle dans notre beau pays. Pour faire simple, c’est Kick-Ass version série Z, avec un cinglé qui croit que Dieu lui a dit de devenir un super-héros (joué par Rainn Wilson alias Dwight de The Office), et comme side-kick Ellen Page (Juno, Hard Candy) une petite foldingue vendeuse de comics qui s’avère être un danger public doublé d’une prédatrice sexuelle (probablement à l’origine de LA scène qui provoquera le refus du visa d’exploitation). Kevin Bacon fait son retour en méchant un peu roublard et sans honte (piquer la femme de quelqu’un et demander au mari de lui préparer des œufs brouillés, what else) et Liv Tyler joue la femme en détresse constamment sous drogue. C’est gore, crétin et évidemment hilarant.

Scream 4
C’était pas du tout gagné de revenir avec sa saga d’il y a dix ans (déjà…) pour le père Craven. Il a donc fait ce qu’il fallait pour pas se rater : reprendre la recette du tout premier (parce que les deux autres, c’était clairement du guano) et l’actualiser. On avait des tueurs qui se référençaient aux classiques de l’horreur ? Bah en 2011 ce sera les remakes et les tueurs qui se filment eux-mêmes, puisque c’est la mode. Et ça marche, c’est à la fois drôle et complètement con, mais assumé.

Super 8
Réussi sur la forme, mais qu’est-ce que c’est niais putain. Le côté remake inavoué d’E.T (sauf qu’au lieu de téléphoner maison il fait sa crise d’ado et casse des trucs quoi) est atroce, la fin est très J.J. Abrams, c’est à dire on t’explique rien et on étale des bons sentiments sur la moquette en priant pour que ça cache le trou noir monstrueux du scénario.

Paul
Ah bah là c’est déjà bien mieux, et l’extraterrestre est un petit rigolo doublé par Seth Rogen qui donne la réplique aux deux fous furieux Simon Pegg et Nick Frost (duo gagnant de de Shaun of the dead et Hot Fuzz). On aura donc de la bonne punchline, une apparition clin d’oeil de LA boss des films d’alien, et des seconds rôles joués uniquement par des membres de la comic mobb (appellation non homologuée regroupant les types du Frat Pack, du crew Appatow et du Saturday Night Live)

La planète des singes : les origines
Surprise intégrale. Un film qui suit la mode des prequels, et qui s’attaque à une saga ultra datée, et, soyons clair, assez ringarde. Moi quand j’étais petit et que j’ai vu le tout premier film, je m’attendais à ce qu’un type hurle à tout moment « OMO EST LA ET CRAPOTO BASTA ». Et pourtant, ce nouveau film réussit son pari. Non seulement c’est bon en soit, la performance capture est pour une fois utilisée à bon escient, mais en plus ça arrive à te caser des scènes d’émotions alors que ça reste un putain de singe de merde (« joué » en performance capture par Andy Serkis, qui entre ça, Gollum et King Kong, devient un expert du genre). La genèse réécrite du soulèvement des primates, avec César qui devient une sorte de Che Guevarra macaque totalement improbable (la scène où il stoppe un gardien qui veut le frapper en lui hurlant « noooooooooooo » est au top de ce mélange, poignant ou mongol, quitte ou double, pour moi c’est les deux), l’origine de la disparition de la race humaine, les clins d’œil nombreux mais assez subtils aux précédents films de la saga (le nom de césar, la cage où le nom Cordélia est inscrit, la réplique « ne me touche pas sale macaque » qui est la première que criait Charlton Heston, la navette spatiale dont on a plus de nouvelles, les colliers utilisés pour garder les singes en captivité qui sont les mêmes que ceux dont les singes se servent pour entraver les humains dans la saga…), tout ça contribue à la qualité du truc.

Fighter
Oscar du second rôle amplement mérité pour Christian Bale, juste parfait en camé totalement perdu qui aime son frère à sa drôle de façon. Sinon bah y’a eu Rocky, là y’a The Fighter, pas grand-chose à dire d’autres, Melissa Leo est très bien aussi en mère à la ramasse, et Amy Adams sort les griffes en petite amie combattive, assez inattendu pour ceux qui l’ont connu via la « comic mobb » (elle a fait ses premières armes dans Ricky Bobby et The Office). Le parcours du combattant du héros, d’abord loser du ring qui se hisse au plus haut niveau, fait plaisir à voir, d’autant que c’est une histoire vraie.
Le bonus : la toute dernière scène qui convoque les vrais frères qui ont inspiré le film, où tu t’aperçois que Bale et Wahlberg ont juste collé à la réalité. L’un est super exubérant, fait des blagues de merde, taquine tout le monde, tandis que l’autre, le champion, reste super réservé et timide, presque effacé. Sympa. Par contre y’a une suite dans les tuyaux, là j’attends de voir, le film se suffisait à lui-même, mais bon.

Bon à tirer vs Very bad trip 2
A ma gauche, le retour de l’ancienne école, les frères Farelly (Mary à tout prix, Dumb and dumber, etc), qui à part du renouveau côté acteurs, continuent d’appliquer leur recette de toujours. A ma droite, l’équipe du moment, qui elle se contente de pratiquer l’auto-remake (c’est exactement le premier film mais transporté à Bangkok) de manière totalement décomplexée.
Au final, deux films amusants, avec un bon rythme de chaque côté, et qui finissent par se rejoindre sur quelques aspects : les quadras lâchés dans la nature qui font des folies mais n’assument pas et veulent surtout rentrer à la maison, les gags cracra, les cuites qui font faire des conneries, la drogue… Le côté miroir est aussi accentué par l’itinéraire des héros : ceux de Very Bad voudraient se poser mais se foutent dans des emmerdes malgré eux/ceux de B.A.T font tout pour qu’il leur arrive des trucs de ouf mais n’y parviennent pas.
A noter que les séquences les plus trash n’apparaissent que dans le générique de fin de Very Bad Trip 2, tandis que chez les Farelly, elles sont bien là pendant le film (pet foireux, gros plan sur une bite, tout ça) et c’est un personnage secondaire qui anime la dernière séquence pré-générique avec son imagination débordante.

Balada triste
Parce que l’Espagne, parce que le cirque, parce que les clowns cinglés ça reste une valeur sûre depuis le Joker et Il est revenu.

The Murderer
La magie des films noirs coréens : aligner plusieurs dizaines de meurtres en gros plan, sans jamais utiliser d’armes à feu (le seul qui en use, c’est un keuf et il tire par accident sur son collègue, bravo à lui). Ça taffe au schlass, au marteau, à la hache, et même à l’os de gigot d’agneau (si si). Sauvagerie hors-norme et pourtant belle à l’écran. Sans oublier le cynisme ultime de la scène post-générique.

Jack et Julie
sans doute la pire bande-annonce que j’ai vue depuis 10 ans, facile

Une soirée d’enfer
Un film sur des jeunes, de la tise, de la drogue, du cul, et une soirée qui part en couilles. Vu et revu, mais c’est sympa de retrouver l’acteur de that’s 70’s show Topher Grace. D’autant que ça se passe dans les années 80, t’as vraiment l’impression que c’est le même personnage mais quelques années plus tard. C’est aussi la confirmation d’une chose : les années 80 ça craint un max. C’était tellement de la merde qu’en ce temps là, les gens les plus cools étaient des gothiques, c’est dire le niveau.

Sucker punch
Zack Snyder est très fort pour faire des trucs graphiquement impressionnants, et nul à chier pour à peu près tout le reste. Il nous l’a prouvé dans 300, où tous ses ajouts par rapport à la bd de base sont à chier, et il s’est attaqué à Watchmen, comics inadaptable qui a logiquement donné un film improbable et pour certains incompréhensible. Autant dire qu’écrire des scénarios à partir de rien, c’est pas pour Zack. Mais pourtant il tente ici l’expérience. Et c’est magique, il se rend absolument pas compte mais du coup, il se sert de références déjà existantes, il pille totalement des films, livres, bd (mangas et comics) et même jeux vidéos. Globalement, Snyder qui écrit le script de Sucker Punch, c’est un type qui rentre dans un restau, lit attentivement la carte, et commande à peu près tous les plats les plus chers. Puis il les mélange dans une grande assiette et décrète que ce plat final, et bien c’est lui qui l’a cuisiné. T’auras donc pelle-mêle des samouraïs designés façon Jin-Roh, des orques du seigneur des anneaux, un dragon, des cyborgs, des soldats nazis-zombies, le tout sur une trame vue et revue de rêve dans le rêve qui sans doute symbolise la réalité blablabla j’ai pas d’idée mais je fais semblant. Même la bo, c’est des reprises de sons style where is my mind et sweet dreams (c’est subtil hein) en version rallongée et encore plus pop. C’est une sorte de merde stratosphérique mais qui vaut le coup d’œil dans le sens où tu sais jamais jusqu’où ça va se permettre d’aller dans la connerie. La fin du film nous confirme que Snyder est un homme qui aime repousser les limites. J’imagine même pas ce qu’il est en train de faire pour le prochain Superman, parce que oui, c’est bien lui qui a hérité du projet.

Intouchables
Énième confirmation sur un état des lieux formidable : en France, les plus gros succès du box-office sont des téléfilms. Et pourtant je souhaite à celui-là de dépasser le score de Bienvenue chez les Chtis, sincèrement. Parce qu’un noir ex-taulard et un tétraplégique >>>>>>>>>>>>>>> n’importe quel projet de Dany Boon impliquant un usage répété de l’expression « biloute ». Cela n’empêche que les deux ont déjà des remakes prévus outre-atlantique, mais Intouchables a un petit bonus : la réaction outrée d’un critique américain qui trouve le film totalement raciste. Priceless. Intégration ratée vs communautarisme golmon : COMBAT D’INFIRMES

L’Irlandais
le ptit film british de fin d’année qui fait plaisir, comédie policière avec un perso décalé parfaitement incarné par Brendan Gleeson, secondé par Don Cheadle. Sans oublier Mark Strong qui reprend un peu son rôle dans Kick-Ass, l’accent italien en moins. En gros il passera tout le film à être consterné par à peu près tous ceux qui lui adressent la parole.

Black swan
dans la catégorie « on fait style que va y avoir des trucs de ouf dans une ambiance mystérieuse mais en fait non et tout le monde a deviné la fin dès le premier ¼ d’heure », Black Swan se pose là. C’est de la merde, il se passe rien, même la scène de minouchage entre Portman et Kunis ne vaut pas le coup, le gâchis de l’année.
Respect malgré tout à Aronofsky pour filmer un gugusse déguisé en cygne à taille humaine en train de taper dans les fesses de Mila Kunis. De la zoophilie de luxe que tout le monde prendra pour une métaphore onirique d’on ne sait trop quoi, bravo à tous.

Tree of life

parce que même moi je prendrai jamais assez de drogue pour apprécier ce genre de bouse contemplative intersidérale de 6 heures qui pète largement plus haut que son cul, surtout que Sean Penn explique lui-même ne rien entraver au résultat final.

X-men first class
Extrêmement décevant de la part du réal de Kick-Ass, d’autant que maintenant il est coincé sur cette nouvelle saga. Hormis les deux acteurs principaux excellents et l’apparition clin d’oeil de Wolverine,  on a droit à une sorte de Harry Potter à l’école des mutants avec des gags de merde et des amourettes gerbantes. Après, Mystique qui dit solennellement « mutant and proud » façon black and proud c’est sympa mais ça fait pas un film.

Ceux qui sont cool mais dont je vais pas parler, soit parce que je les ai pas vus, soit parce que je les ai vus mais que je m’en rappelle pas, soit parce que je veux juste pas en parler :

l’ange du mal : un cran en-dessous de l’excellent Romanzo Criminale, mais de bonne facture, comme on dit à la poste
Un jour : le quota romance
Restless : le film agréablement chelou
De bon matin : le drame frinçais sans pitié
The artist : parce que c’est vrai que faire du muet noir et blanc en 2011, fallait oser
We need to talk about kevin : huis-clos bien étouffant
Carnage : sacrés dialogues
Shame : Fassbender au top

Deux répliques géniales dans des films à chier

« Eat my shit », La Couleur des sentiments

Années 60, l’histoire d’une gentille blanche du sud des states qui aide des noires encore plus gentilles à s’émanciper gentiment. Ça aurait pu s’appeler la couleur des bons sentiments et avoir Zazie au générique de fin que ça changeait pas grand-chose. MAIS une scène rattrape presque toute la guimauve environnante. Au début du film, une domestique commet l’affront de pisser non pas dans le cabanon dehors (sous la tempête, ça c’est le petit bonus) mais dans les mêmes chiottes que sa maîtresse, blanche, raciste, cacaboudin. Celle-ci, maniaque de l’hygiène qui ne veut en aucun cas avoir de contact avec le peuple couleur Nesquik, s’empresse de la virer. Par la suite la domestique évoque une certaine vengeance de sa part, mais n’en dit pas plus. Et vers la toute fin, tu as ce génial flash-back : la renoi revient voir son ex-patronne, pour s’excuser de son attitude inqualifiable. En bonne cuisinière, elle sait comment l’amadouer, elle lui a donc amené un gâteau. Mais ça suffit pas pour l’autre, qui lui explique qu’elle fera en sorte que plus personne ne prenne la renoi à son service comme bonne, parce que vous comprenez, certaines limites, dépasser, il ne faut pas. Cela ne l’empêche pas de se goinfrer avec le gâteau. Entre deux bouchées elle relève la tête et dit « bon bah on a plus rien à se dire, vous connaissez le chemin, non ? » et l’autre la regarde dans les yeux fixement en disant si, j’ai un dernier truc à vous dire, je vous emmerde. Et chez les cainris, le verbe emmerder existe pas vraiment, l’équivalent est plus littéral, ça donne donc en vo : « Eat my shit ». Tout ça en regardant la bourge, puis le gâteau, avec des yeux joyeusement sadiques. Je te fais pas un dessin, mais t’as compris qu’on est pas chez Maïté ou Jean-Pierre Coffe. Le comble étant la daronne de la blanche qui entre deux éclats de rire lui fait « et en plus t’en as pris DEUX parts ».

et comme ça nous permet une merveilleuse transition toute en finesse, voici

« I cannot believe i’m here auditionning for a Quentin Tarantino’s film ! », The Human Centipede 2 : Full Sequence

Là c’est très important de contextualiser. La meuf qui dit cette réplique est en fait une des actrices du premier film Human Centipede, et elle est venue jusqu’à Londres parce qu’un débile mental obsédé par le film l’a attirée en lui faisant croire qu’elle venait passer le casting du prochain Tarantino. La conne a donc toute une tirade où elle fait sa star en pensant candidement qu’elle est en route pour la gloire. Une langue arrachée et un anus en confettis plus tard, elle comprend que ce sera un peu plus compliqué que ça. Bienvenue dans la grande famille du cinéma, princesse.

Quant au véritable et indétrônable grand gagnant de cette année cinéma 2011, cela restera bien évidemment, comme tout le monde pouvait s’en douter, roulements de tambour, tintintin :

The Dark Knight Rises

et ouais, il déboulera en salles seulement à l’été 2012 mais c’est comme ça. la bande-annonce, sortie pourtant tardivement, est déjà la plus vue de l’année, et, comme son prédécesseur, un prologue de 6 minutes a été diffusé dans certaines salles américaines. 6 minutes qui enterrent bien entendu l’intégralité des sorties ciné de 2011. Nous y reviendrons plus tard, parce que j’en ai marre d’écrire là. En attendant, matez de bons films, ou des mauvais, mais ne matez aucun Twilight. Jamais.

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