la phrase débile de la semaine 3

again & again.

« il est toujours utile de garder des marseillais dans ses contacts, cette espèce est véritablement fascinante. mais le fait qu’ils puissent un jour se développer et devenir comme nous m’effraie. imagine, des marseillais qui sauraient parler, penser, et qui envahiraient le reste du monde : la planète des marseillais » et le pire c’est que c’est un normand qui dit ça. on aura tout vu.

on va pas se mythonner, vous avez tenté pour la 3e fois d’écouter l’album de shurik’n « tous m’appellent chou » et ça vous a pas réussi, alors vous vous êtes rappelé cette phase étrange de cette rappeuse, là, c’est quoi son nom déjà, la meuf d’Aix en Provence…

« Si j’avais des couilles, je les porterais dans une brouette »
Ladea (je sais plus le nom du morceau, celui qui trouve il gagne une boîte de mousse de canard au porto, ou alors il a qu’à prendre ses mixtapes gratos sur son site)

il est à noter que bien qu’elle bafouille dans son couplet, dès qu’elle lâche cette phase, elle remporte totalement l’adhésion de ses collègues, en particulier Abis que ça fait bien marrer. Et ça, c’est la plus belle des récompenses.

le bon point c’est que si des rappeurs se sont déjà imaginés en femmes (ce n’est pas sale), aucun n’est allé jusque là dans le cracra, et pourtant y’en a eu des gratinés : si j’étais une feumeu, je serais une salope matérialiste (Booba), j’aurais pas de eins et j’aurais de la moustache (Seth Gueko, qui avait aussi dit qu’il portait ses couilles avec une brouette dans Bad Cowboy, coïncidence ? JE NE PENSE PAS). C’est pas mal les gars mais Ladea elle a pas le temps pour ce genre de conneries, avec elle c’est droit au but comme le club dont on ne parlera pas. Et c’est bien le problème, du coup on ne sait pas si elle veut dire « si j’étais un homme j’aurais des grosses couilles » ou « si j’avais des couilles elles seraient énormes ». C’est pas la même chose. Du coup c’est pas clair du tout : dans la seconde option, Ladea sous-entend que si un jour, elle décidait, comme ça, de s’acheter, par exemple, des couilles de taureaux à la boucherie de son quartier, elle en prendrait des très très grosses, ce qui l’obligerait à les ramener chez elle dans une brouette. L’autre solution ce serait qu’elle achète non pas une paire de couilles, mais plein, une centaine, et du coup, pas le choix —> brouette. Ça se tient. Y’a sans doute deux ou trois ignares qui se demandent depuis tout à l’heure mais pourquoi acheter des couilles de taureaux dans une boucherie ? Ça j’en sais rien, la cuisine du sud de la Frince regorge de secrets que je tiens pas à connaître plus que ça. De toute façon la jeune rappeuse aime semer la confusion, puisqu’elle lançait aux plus sceptiques sur son remix de Bafana bafana : « Je fais pas de la zic de bonhomme, je rappe comme un bonhomme ». Mystère et suspens comme dirait son pote Luciano.

Le contresens à ne pas faire : penser que « la brouette » fait référence à la position de baise du même nom, aussi appelée « Union du loup » (on en apprend des choses ce soir, ça moi je pensais que c’était le cri de ralliement de superhéros de manga à la base). En effet dans ce cas de figure, celui qui a des couilles doit tenir sa partenaire par le bas des jambes, OR il ne peut pas à la fois porter ses couilles ET porter sa partenaire, ou alors c’est plus la brouette. Faut être logique 2 secondes.

l’idée bonus : transformer la phase en utilisant le supa dupa flow.
Interlude éducative : le supa dupa flow est une technique consistant à faire une comparaison où seul un petit silence va séparer les éléments comparés, exemple : I fill her up… Balloons ! (Ludacris, My chick bad). Ça permet des associations d’idées surprenantes mais en gros en français suffit d’enlever « comme » et le tour est joué, alors ça donnera des trucs du style : « tu deviens insupportable… Justin Bieber » (Guizmo, Banlieue dégueulasse).
Certains peuvent penser que c’est La Fouine ou peut-être les mecs de Rap Contenders qui ont ramené ça, mais ils l’ont probablement repris à Drake, qui l’a lui-même repris à Big Sean, qui l’avait pompé sur Ludacris, qui a été obligé de calmer tous ces gens dans un son parce que ça va bien les conneries maintenant. Ou un truc comme ça.
Alors, quel supa dupa flow conviendrait à cette rime ? C’est évidemment « Si j’avais des couilles, je les porterais dans une brouette… Gilles GrosPaquet ! »
et si tu connais pas Gilles GrosPaquet, tu vas très vite comprendre le rapprochement.

Merci de votre attention, et à la semaine prochaine.

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5 Commentaires

Classé dans la phrase débile de la semaine

5 réponses à “la phrase débile de la semaine 3

  1. tre

    TU GALERES!!! trop pitié…

  2. Tim Osman

    Gros soutien au blavog ! Bientot le retour des dialogues entre rappeurs ?

  3. ah bah oui, forcément. ça reste la base.

  4. kamal

    raie ascendant morue

  5. Tim Osman

    Bientot un dialogue entre l’hologramme de tupac et les rappeur frincais ?

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