La Saint Valentin dans une seringue


à exactement 2’17, on peut entendre :
jeune homme recherche top model, pas pour faire un by de love / mais pour en faire sa los-bo comme dans Never die alone

vous avez été nombreux à ne pas vous être demandé ce que le jeune dosseh a bien voulu dire avec cette phrase. Le blavog vient donc vous éclairer.

Never die alone est un roman noir (mais vraiment très noir) de Donald Goines, qui date de 1974. Il raconte l’histoire de Paul Pawlowski, un écrivain qui galère. Jusqu’au jour où il sauve un gangster noir, King David, qui, avant de clamser à l’hosto (ouais parce que “sauver” ça existe pas vraiment chez Donald Goines), lui lègue tout ce qu’il possède. Notamment son journal intime, où il raconte une grande partie de sa vie de crapule. Et, pour faire court, King David est un dealer de came, de l’héroïne surtout, si mes souvenirs sont exacts. A un moment il arrive à serrer une mannequin ou quelque chose d’approchant, en tout cas une fille bien sous tout rapport. Et il a très peur de ce qui lui arrive. Parce qu’il le sent vite fait le mec, une chose horrible est en train de lui arriver, et cette chose s’appelle l’amour. Ce sentiment inconnu sera décrit à peu de choses près comme une immonde maladie incurable et il est clair que King David ne s’est pas fait chier à faire tout son biff pour le partager, à vie, avec une pute. Sans parler des risques de MST tel que avoir des gosses et faire du shopping à ikéa. Alors il fait ce que tout homme sain d’esprit ferait dans sa situation : il rend la meuf totalement accro à l’héro, et finit par s’en débarrasser en lui injectant une dose mortelle de came merdique. Mais avant il la nique une dernière fois, histoire de.

Nous avons donc là, avec Dosseh, le grand vainqueur du concours de la phase la plus trash, bien que discrète, en ce qui concerne les amourettes, et sommes dans l’obligation de lui décerner la couronne d’expert en séduction pour l’année en cours. Et pourtant, comme on le verra demain, la concurrence était particulièrement rude.
C’est bien la preuve que ce petit gars est à suivre.

Dosseh est d’ailleurs le seul mc français à faire référence à cet auteur de polar (si vous en connaissez d’autres, faites signe, moi non). Mais il fait suite à une chiée de rappeurs U.S, avec parmi eux E40, Rza, 2Pac, Ghostface Killah, Ludacris ou récemment Vado.

(Bon, ok. En vrai, il est également probable que Dosseh ait vu l’adaptation filmée de Never die alone, une bouse direct-dvd avec DMX dans le rôle principal et un jeu d’acteur proche de la fosse sceptique, sans lire le bouquin. Mais que voulez-vous, la Saint-Valentin c’est aussi ça, une touche d’optimisme dans un monde de cons.)

RIP Donald Goines

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2 Commentaires

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2 réponses à “La Saint Valentin dans une seringue

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